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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 10:12

Francis Arzalier

samedi 7 juillet 2012, par Comité Valmy


Contribution aux Rencontres de Marseille de Juillet 2012 

1ére partie L’histoire magnifique et douloureuse des communistes européens


C’est après la première guerre mondiale que surgirent dans chaque pays les partis communistes, à l’exemple de la révolution d’octobre 1917 menée par Lénine et ses compagnons en Russie. Les communistes,70 ans après le projet de Karl Marx et « le Manifeste », brisaient ainsi leur soumission aux machines électorales de la social démocratie qui avaient trahi leur mission en les soutenant ou en participant aux gouvernements bellicistes ; mieux, le parti avec eux ne se fixait plus pour but de supprimer l’exploitation de l’homme par l’homme ; dirigé, contrôlé par des élus ou des bureaucrates son seul objectif était de pérenniser leur pouvoir, par le seul biais de joutes électorales, même si pour cela il fallait s’allier, voire faire allégeance, à un parti conservateur.

Á l’image des bolcheviks, les nouveaux partis communistes prônaient un programme de rupture avec la société capitaliste, la paix entre les nations, l’égalité entre les peuples contre le colonialisme, le partage des terres entre les paysans qui la travaillent, les usines contrôlées par les ouvriers et la nation etc. Dans cette optique, le parti n’était plus un moyen de « faire carrière en politique », mais un outil pédagogique pour convaincre et entraînerà la lutte les travailleurs, jusqu’à la victoire du socialisme.

Tous les pays du continent ont vécu ce même scénario de la genèse communiste avec leurs spécificités nationales. Qu’ils deviennent de grande influence ou végètent en groupes minuscules, les partis communistes ont été le levain de l’histoire des peuples européens au 20e siècle, parce qu’ils étaient ancrés parmi les travailleurs en lutte, même s’ils commettaient parfois des erreurs ou des insuffisances largement étudiées par les historiens postérieurs.

Ainsi les partis communistes d’Italie et d’Espagne, Portugal, de Grèce ou de Hongrie ont été les animateurs souvent clandestins de la lutte contre les fascismes entre deux guerres, les mêmes, et ceux de Belgique ou Tchécoslovaquie les fers de lance de la résistance armée antinazie. Le parti communiste français a permis aux travailleurs de France d’imposer à la bourgeoisie les conquêtes économiques et sociales de 1936 et de 1945 ; il a été de loin la plus forte organisation de résistance contre l’occupation allemande et les collaborateurs du nazisme ; il a été, jusqu’aux décennies 60 et 70, le seul grand parti national à lutter pour la paix et contre le colonialisme.

L’autre grand parti communiste fut celui d’Allemagne né des révolutions « spartakistes » écrasées, quand Rosa Luxembourg et Liebknecht furent assassinés avec l’assentiment des dirigeants socio démocrates. On l’a bien oublié : le PC allemand, durant les années 30, soutenu par des millions de salariés et intellectuels, était pour les autres PC dans le monde un modèle d’organisation, d’action résolue dans la rue et l’usine etc. Dès 1933, les hitlériens parvenus au pouvoir grâce à la droite s’obstinèrent à l’éradiquer et y parvinrent à peu près en quelques années par la terreur, le meurtre de milliers de militants dans les camps, l’émigration forcée vers le reste de l’Europe ou du monde. Qui se souvient encore de ces militants allemands qui combattirent le fascisme en Espagne en 1937, de ceux qui furent FTP dans le Massif Central français en 1943 et parfois en moururent, fusillés par la Wehrmacht ? De ce groupe détruit physiquement émergea pourtant en 1945 le parti dirigeant de la RDA, le SED qui s’efforça de réaliser une société socialiste à l’est du pays ; avec quelques succès, car la plupart des travailleurs est allemands trouvaient des avantages substantiels aux réformes agraires et nationalisations engagées, à l’élimination du chômage etc. Mais ce socialisme spécifique était fragilisé d’avoir pris naissance dans la défaite allemande grâce à l’armée soviétique ; le parti SED au pouvoir s’est peu à peu encombré de carriéristes rompus aux discours marxistes mais attachés essentiellement aux avantages du pouvoir. Tant et si bien que, quand la RDA disparut, absorbée par la grande Allemagne capitaliste en 1992, une partie de ces bureaucrates ne vit aucun inconvénient à se reconvertir en responsables de l’état réunifié, voire des partis de droite ou socio démocrates, comme d’ailleurs en Bulgarie, Roumanie, Hongrie ou URSS.

En tout état de cause, rien dans ce passé d’ombres et de lumière ne justifie ce communisme honteux, porté en bandoulière par les repentis européens, alors même que cet idéal signifie toujours le rêve d’un monde meilleur, débarrassé de l’exploitation capitaliste, de l’oppression des individus et de la guerre.

2ème partie Communistes d’Europe : la contagion morbide du suicide.

Les deux dernières décennies du siècle 20 ont vu souffler un étrange vent de défaitisme suicidaire sur la galaxie communiste en Europe. Dans la plupart des pays de l’ancien « bloc socialiste », Pologne, Bulgarie, Roumanie, Hongrie, les appareils d’état privés de leur pouvoir par l’implosion du protecteur soviétique ont mué en partis sociaux (libéraux) démocrates, convertis au capitalisme et à l’OTAN, expulsant de leurs rangs les obstinés communistes fidèles à l’idéal premier, et réduits par la répression à des groupuscules quasi clandestins. A l’Ouest, la plupart des PC orphelins d’un modèle longtemps adulé sans les réserves nécessaires ont été déstructurés par l’évolution d’un capital mondialisé destructeur des usines et des classes ouvrières : ils ont perdu à la fois leur influence, leurs repères idéologiques et leur rôle dans l’histoire de leur pays. Ils ont accompli pour la plupart un Congrès de Tours à l’envers, retournant à l’opportunisme carriériste, au « crétinisme ministériel » et aux compromissions sans principe avec la social-démocratie.

Ainsi le PC italien, désireux avant tout d’accéder au pouvoir, se transforma d’abord en ectoplasme politique (a cosa) ouvert aux courants politiques les plus dissemblables ; il finit en Parti Démocrate, féru d’Europe supranationale et de paix sociale. Le PCF, lui, se donna chaque jour un peu plus à des dirigeants sans principes qui finiront quelques années plus tard en serviteurs du PS ou du patronat (Philippe Herzog, Fiterman, Robert Hue, etc.). Sa « mutation » des ans 2000 se fit en allégeance à des pouvoirs d’état privatisant l’économie, détruisant les conquêtes sociales, mais apte à pérenniser la réélection et la carrière des notables, élus et bureaucrates devenus maîtres du parti. Parallèlement, l’érosion puis l’agonie du tissu militant réduisait à néant ses capacités d’action, même s’il conservait le nom de parti communiste, auquel la plupart de ses adhérents étaient attachés. En son sein, une bonne partie de ces cadres opportunistes aspirent toujours, sans parfois l’avouer, à élargir l’organisation à des courants extérieurs, « humanistes », « écologistes », « féministes », à « dépasser la forme parti », comme disaient à Rome les théoriciens de « a cosa » quelques 20 ans plus tôt. Cela bien sûr pour obtenir des soutiens et des prébendes aux élections locales et nationales.

Cette dérive opportuniste bascula aussi le PC d’Espagne, transformé en Izquierda Unida (Gauche unie), regroupement de sensibilités contradictoires et prêt à s’allier avec n’importe qui, des nationalistes conservateurs en Catalogne, aux sociaux-libéraux en Andalousie, etc. Mais l’exemple le plus évident vint d’Allemagne, après l’effondrement de la RDA et son absorption dans la « Gross Deutschland » capitaliste . Les aspirations ou nostalgies communistes restaient fortes à l’Est du pays, ce qui permit au parti SED, privé de son état, d’y subsister. Mais sous l’influence d’apparatchiks qui regrettaient surtout le pouvoir, ce PDS « rénové » aspirait avant tout à se débarrasser de l’étiquette communiste, considérée par eux comme un handicap électoral. Cela aboutit en 2007 à la création de « Die Linke » ( la gauche), avec l’apport de militants des Landers de l’Ouest et l’inclusion de groupes disparates sociaux-démocrates, trotskistes, pacifistes, écologiques, etc. Cet « élargissement » servit d’exemple à tous ceux qui rêvaient dans les pays voisins de dissoudre les partis communistes dans un agglomérat plus vaste. En 2009, les résultats électoraux semblèrent leur donner raison : Die Linke atteignit presque 12% des suffrages en Allemagne. La réalité en trois ans a fait exploser cette naïveté : sitôt que les dirigeants de Die Linke, sortant de l’opposition, se sont alliés pour gouverner avec les sociaux-démocrates comme à Berlin, ils ont endossé la responsabilité d’une politique néfaste et ont été rejeté par leur électorat. Début juin 2012, Die Linke est retombé à 5% des voix et son congrès, houleux, a vu s’opposer les « pragmatiques » désireux de pouvoir et d’alliance avec le SPD, et les « socialistes de gauche » pour lesquels le parti reste un instrument de lutte sociale anti-capitaliste. La nouvelle direction issue de ces débats est hétérogène, on peut donc s’interroger sur l’avenir de ce parti.

Dans une Grèce aux prises avec les mesures d’austérité dictées par l’Europe supranationale et les banques, la coalition de gauche hétéroclite Syriza dénonce les régressions sociales mais prône le sauvetage de l’euro et des institutions européennes. Elle a été présentée par les médias et le PGE que préside Pierre Laurent comme la seule riposte possible à la loi des marchés spéculatifs. En France, Mélenchon a qualifié Syriza de « notre parti » et le PCF a fait sa promotion au détriment du KKE, parti des communistes grecs. Grâce à quoi, Syriza a réussi à ponctionner une partie des voix du KKE, et la droite l’emporte en Grèce.

Le constat est partout le même : l’électoralisme qui justifie pour certains cadres dirigeants l’alignement des communistes sur les partis sociaux-libéraux responsables des politiques d’austérité, peut apporter quelques succès électoraux ambigus et éphémères, mais conduit rapidement à l’affaiblissement voire à la disparition des PC. Après la dégringolade d’Izquierda Unida en Espagne, de Rifondazione communista en Italie qui a cru bon de siéger au gouvernement de la « gauche », l’histoire des Die Linke en Allemagne le confirme. Et s’il fallait aussi une preuve française, elle est venue les 10 et 17 juin 2012 : le PCF s ‘était quasiment dissout dans un Front de gauche rendu euphorique par les 12% de Mélenchon aux présidentielles. Il a chuté à moins de 7% qui sont à mettre à l’actif d’une coalition électorale, non du seul PCF. Certains dirigeants de ce parti rêvent encore de participer à un gouvernement de la « gauche » et ils s’affirment toujours membres de la majorité présidentielle : le bilan de la tactique adoptée est pourtant catastrophique : le PCF avait 17 députés en 2007,il lui en reste 8 en 2012 (plus 2 Front de gauche).

Serait-ce la fin de l’histoire pour les partis communistes d’Europe ? La pente savonneuse n’est pas fatale. Les PC du Portugal, de Grèce, de Tchéquie, etc., ont su refuser cette stratégie du suicide qui ne répond qu’aux intérêts carriéristes d’élus ou de bureaucrates sans principes, mais en rien aux nécessités de transformation sociale vers un socialisme du 21ème siècle.

 

Francis Arzalier

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2633

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 10:10

Claude Beaulieu

Articles divers concernant les communistes et la nation

mercredi 11 juillet 2012, par Comité Valmy

 

Rien n’est plus précieux que l’indépendance et la liberté - Ho Chi Minh

 

En cet été 2012, de nombreux communistes membres du PCF et souvent, à l’extérieur de celui-ci, sont mobilisés de différentes manières afin de contribuer à une réflexion collective sur l’avenir de notre pays et la nécessité pour la France de bénéficier à nouveau - au service de son peuple - de l’existence d’un authentique parti communiste.

Celui-ci doit-être capable de percevoir qu’aujourd’hui la lutte de classe a pris un caractère national. Cela signifie que si la contradiction principale oppose toujours la classe ouvrière de notre pays à sa bourgoisie devenue apatride, elle l’oppose en même temps et en premier lieu, à l’oligarchie financière mondialisée qui opprime de manière quasi coloniale notre peuple, à travers l’euro dictature atlantiste, occidentaliste et germano-américaine.

La direction actuelle du PCF, ayant perdu ses racines, a malheureusement abandonné ce que Georges Marchais qualifiait encore de " patriotisme intransigeant qui nous anime, l’autre face de notre internationalisme." Refusant de percevoir qu’aujourd’hui en France ainsi que dans de nombreux pays au monde, la question sociale et la question nationale sont inséparables, elle soutient sous prétexte d’une impossible Europe sociale, la marche forcée vers une Europe fédérale des régions.

Cette entité artificielle qu’est l’Union européenne supranationale, ne sera jamais sociale. Dominée par les oligopoles germano- américaines, elle est conçue pour être non réformable. Ses promoteurs l’affirment irréversible.

En France, une lutte indépendantiste est aujourd’hui nécessaire. Un combat de libération nationale, comparable dans d’autres circontances historiques à celui de la Résistance et du CNR, durant la seconde guerre mondiale.

Le Comité Valmy dans lequel je milite, estime que le rassemblement à construire en même temps que la dynamique de régénération d’un parti communiste en France, doit être anti-oligarchique, républicain, patriotique, social et anti-impérialiste.

Ce rassemblement populaire en perspective et destiné à devenir majoritaire, doit s’adresser à toutes les classes et couches sociales du peuple qui subissent la politique néolibérale de l’oligarchie financière.

Pour contribuer à la réflexion politique qui se développe, nous avons pensé utile de rassembler et de proposer ici, quelques uns des articles publiés sur notre site et concernant les communistes et la nation.

Pour le Comité Valmy,
Claude Beaulieu, militant communiste.

Mis en ligne le 7 juillet 2012


- La passion de la France - Georges Marchais

- LA NATION, REALITE VIVANTE ET EVOLUTIVE (1992) par Antoine Casanova

- "Un peuple ne peut renoncer à sa souveraineté" Monique Picard-Weyl

- Tordre le cou à toutes les confusions sémantiques sur la valeur nation - Par Roland Weyl

- Identité nationale : souveraineté nationale et souveraineté populaire - Roland Weyl

- 1956, la question nationale et la guerre froide - Domenico Losurdo

- L’impossible gestion de l’Euro - Samir Amin

- "D’autres chemins que celui suivi par les communistes russes"... Maurice Thorez

- "NOUS CONTINUONS LA FRANCE" - Paul Vaillant-Couturier (1936)

- Les communistes français et la question nationale - Etienne Fajon

- La voie du CNR et du retour en Résistance... Claude Beaulieu

- « Vive la Nation ! » Par Georges Gastaud

- LA VOIE SOUVERAINISTE ! Par Michel Peyret

- Réflexion à propos du "débat sur l’identité nationale" par Jacques Maillard

- Union du peuple de France ! André Gérin

LA LUTTE DE CLASSE A PRIS UN CARACTERE NATIONAL - Claude Beaulieu

- Résistance d’hier et d’aujourd’hui - Léon Landini

 

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2632

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 10:07

Vaincre l’impérialisme français, produit de l’oligarchie financière et patronale, est indispensable à la fois pour l’émancipation des peuples d’Afrique et pour la sauvegarde de la nation française, détruite par sa classe dominante sur l’autel de l’ « intégration européenne ». Le PRCF dédie aux combattants algériens et français de l’indépendance algérienne ce poème du Communard Arthur Rimbaud »:

 

L’éloge d’un héros Le poème de Rimbaud sur Jugurtha

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra:
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
Du second Jugurtha de ces peuples ardents,
Les premiers jours fuyaient à peine à l’Occident,
Quand devant ses parents, fantôme terrifiant,
L’ombre de Jugurtha, penchée sur leur enfant,
Se mit à raconter sa vie et son malheur :
‘’O patrie ! O la terre où brilla ma valeur !’’
Et la voix se perdait dans les soupirs du vent.
‘’Rome, cet antre impur, ramassis de brigands,
Echappée dès l’abord de ses murs qu’elle bouscule,
Rome la scélérate, entre ses tentacules
Etouffait ses voisins et, à la fin, sur tout
Etendait son empire ! Bien souvent, sous le joug

On pliait. Quelquefois, les peuples révoltés
Rivalisaient d’ardeur et, pour la liberté,
Versaient leur sang. En vain !
Rome, que rien n’arrête,
Savait exterminer ceux qui lui tenaient tête !….’’

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’De cette Rome, enfant, j’avais cru l’âme pure.
Quand je pus discerner un peu mieux sa figure,
A son flanc souverain, je vie la plaie profonde !…
La soif sacrée de l’or coulait, venin immonde,
Répandu dans son sang, dans son corps tout couvert
D’armes ! Et une putain régnait sur l’Univers !
A cette reine, moi, j’ai déclaré la guerre,
J’ai défié les Romains sous qui tremblait la terre !….’’

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’Lorsque dans les conseils du roi de Numidie,
Rome s’insinua, et, par ses perfidies,
Allait nous enchaîner, j’aperçus le danger
Et décidai de faire échouer ses projets,
Sachant bien qu’elle plaie torturait ses entrailles !
O peuple de héros ! O gloire des batailles !
Rome, reine du monde et qui semait la mort,
Se traînait à mes pieds, se vautrait, ivre d’or !
Ah, oui ! Nous avons ri de Rome la Goulue !
D’un certain Jugurtha on parlait tant et plus,
Auquel nul, en effet, n’aurait pu résister !’’

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’Mandé par les Romains, jusque dans leur Cité,
Moi, Numide, j’entrai ! Bravant son front royal,
J’envoyai une gifle à ses troupes vénales !…
Ce peuple enfin reprit ses armes délaissées :
Je levai mon épée. Sans l’espoir insensé
De triompher. Mais Rome était mise à l’épreuve !
Aux légions j’opposai mes rochers et mes fleuves.
Les Romains en Libye se battent dans les sables.
Ils doivent prendre ailleurs des forts presqu’imprenables :
De leur sang, hébétés, ils voient rougir nos champs,
Vingt fois, sans concevoir pareil acharnement !’’

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’Qui sait si je n’aurai remporté la victoire ?
Mais ce fourbe Bocchus… Et voilà mon histoire.
J’ai quitté sans regrets ma cour et mon royaume :
Le souffle du rebelle était au front de Rome !
Mais la France aujourd’hui règne sur l’Algérie !…
A son destin funeste arrachant la patrie.
Venge-nous, mon enfant ! Aux urnes, foule esclave !…
Que revive en vos coeur ardent des braves !…
Chassez l’envahisseur ! Par l’épée de vos pères,
Par mon nom, de son sang abreuvez notre terre !…
O que de l’Algérie surgissent cent lions,
Déchirant sous leurs crocs vengeurs les bataillons !
Que le ciel t’aide, enfant ! Et grandis vite en âge !
Trop longtemps le Français a souillé nos rivages !…’’
Et l’enfant en riant jouait avec un glaive !…

II. Napoléon ! Hélas ! On a brisé le rêve
Du second Jugurtha qui languit dans les chaînes…
Alors, dans l’ombre, on, voit comme une forme humaine,
Dont la bouche apaisée laisse tomber ces mots :
‘’Ne pleure plus, mon fils ! Cède au Dieu nouveau !
Voici des jours meilleurs ! Pardonné par la France,
Acceptant à la fin sa généreuse alliance,
Tu verras l’Algérie prospérer sous sa loi…
Grand d’une terre immense, prêtre de notre droit,
Conserve, avec la foi, le souvenir chéri
Du nom de Jugurtha !…N’oublie jamais son sort :
III. Car je suis le génie des rives d’Algérie !…’’

poème traduit du latin

 

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=11224

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 10:06

 Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Dans le Morning Star, le dirigeant syndical, membre de la coalition « No2EU – Non à l'Union européenne », Brian Denny analyse de nouvelles législations qui représentent une escalade dans la stratégie anti-syndicale des promoteurs d'un marché unique européen dérégulé.

 

 

Élaboré par le premier ministre Italien non-élu « technocratique » Mario Monti, un nouveau règlement porte sur la controverse qui a fait rage autour de deux fameux jugements anti-syndicaux – les affaires Viking et Laval – rendus par la Cour de justice européenne (CJE), récemment renommée Cour de justice de l'Union européenne (à ne pas confondre avec la Cour européenne des droits de l'Homme, qui n'est pas un organe de l'UE).

 

Membre éminent du très secret Groupe Bilderberg, ce club fermé rassemblant l'élite des financiers, industriels et politiciens occidentaux, et conseiller international de Goldman Sachs, Monti a soutenu fort logiquement les jugements de la CJE et les a désormais inscrit dans le droit communautaire.

 

Comme la directrice de l'Institut pour les droits liés à l'emploi (IER), Carolyn Jones, l'explique, dans les affaires de la CJE, la Cour a décidé que le droit des employeurs à parcourir le globe à la recherche d'une main d'oeuvre bon marché afin d'offrir des « biens et des services » l'emportait sur le droit fondamental des travailleurs à l'action de grève visant à protéger leurs contrats et conditions de travail.

 

« Ainsi, dans le cas Viking, une entreprise de ferry Finlandaise a remis en cause les contrats des marins Finlandais en adoptant le pavillon Estonien et en embauchant des travailleurs Estoniens moins chers.

 

Dans le cas Laval, une entreprise Lettone a remis en cause les termes d'une convention collective Suédoise en embauchant des travailleurs Lettons moins chers afin de travailler sur un chantier Suédois », a-t-elle affirmé.

 

Dans les deux cas, les syndicats concernés ont lancé des actions de grève afin de défendre leurs conventions et leurs conditions. Et dans les deux cas, la CJE a décidé que l'article 43 (liberté d'établissement) et l'article 49 (liberté à offrir des services) du Traité CE étaient plus fondamentaux que le droit de grève.

 

L'application de Viking et Laval dans les tribunaux nationaux des Etats-membres de l'UE a fait l'objet de plaintes auprès des organismes de contrôle de l'Organisation internationale du travail (OIT), qui à son tour a fait savoir très clairement que le droit élaboré par la CJE n'était pas conforme aux obligations relevant des conventions 87 et 98 de l'OIT.

 

Parmi ces plaintes, celles émises par le syndicat des pilotes Balpa, qui lors d'une lutte avec British Airways a été menacé d'une action légale et d'amendes illimitées – non car le syndicat avait enfreint la loi nationale mais parce que son action constituait une violation du droit de l'employeur garanti par l'article 43 du Traité CE (désormais article 49 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne), à la suite de la décision prise dans l'affaire Viking.

 

En réponse, le comité d'experts de l'OIT a jugé que les effets de l'affaire Viking, tels que reflétés dans la décision contre Balpa, ne faisaient que placer la Grande-Bretagne encore plus en contradiction avec la Convention 87.

 

Selon le comité, « la menace omniprésente d'une action pour dommages et intérêts qui pourraient démolir financièrement le syndicat, possible désormais à la lumière des jugements Viking et Laval, crée une situation où les droits garantis par la Convention ne peuvent être appliqués ».

 

Désormais Monti II, signé le 21 mars, remet en cause le droit des syndicats à s'engager dans des négociations collective lors d'un mouvement de grève.

 

Il restreint le droit à l'action collective de bien des manières.

 

Il garantit que les « libertés » économiques auront la priorité sur les droits sociaux fondamentaux.

 

Il renforce le test de « proportionnalité » élaboré dans le cas Viking, permettant aux juges nationaux et de la CJE de décider si l'action collective des travailleurs est « nécessaire ».

 

Il renforce l’interprétation donnée par la CJE dans les cas Viking et Laval et ne résout pas les problèmes causés par ces jugements.

 

Le professeur à l'IER Keith Ewing affirme que le règlement Monti II « échoue à traiter l'évolution des droits de l'Homme relatifs au droit de grève.

 

Au lieu de cela, le règlement ferait entrer les décisions de la CJE dans le droit communautaire, laissant aux juges nationaux et de la CJE le recours à un test de proportionnalité étroit et biaisé dans les intérêts du capital.

 

Il n'y aura de solution au problème Viking et Laval tant qu'il n'y aura pas de règles claires indiquant que l'action collective puisse être entreprise dans le respect des droits de l'Homme, et tant que la menace de dommages illimités pesant sur les syndicats pour le simple exercice d'un droit social fondamental ne sera pas levée », a déclaré Ewing.

 

Carolyn Jones souligne que l'échec du règlement à corriger le déséquilibre de plus en plus important entre les droits économiques des employeurs et les droits humains des travailleurs souligne les limites de l' « Europe sociale » telle que la présentait Delors et telle que l'a adopté le mouvement syndical en 1988.

 

« Le Traité pour la stabilité, la coordination, et la gouvernance signé par les gouvernements de la zone euro en mars 2012 promet de porter l'Europe encore plus loin sur la voie de l'austérité en imposant des coupes draconiennes aux États-nations au nom de la réduction des déficits.

 

Si les syndicats continuent à être restreints dans la manière dont ils peuvent répondre légalement à ces coupes, alors peut-être une action alternative deviendrait nécessaire.

 

Une action qui aiderait à bousculer les esprits européens serait de soutenir les appels venant de toute l'UE à des référendums questionnant l'idée même de l'adhésion à l'UE », a-t-elle affirmé.

 

RMT [NdT : Syndicat des transports, cheminots et dockers, connu pour ses positions de lutte de classe et anti-européennes] est un syndicat qui affirme depuis longtemps que l' « Europe sociale » est un écran de fumée déployé pour aspirer la classe ouvrière organisée dans les structures de l'UE tout en ne donnant que des miettes aux travailleurs.

 

S'exprimant récemment à une rencontre du mouvement « People's Pledge » [NdT : Campagne pour un référendum portant sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l'UE] à Thurrock appelant à un référendum sur l'adhésion à l'UE, le secrétaire général du RMT Bob Crow a mis en garde sur le fait que des institutions de l'UE non-élues, représentant directement les plus grandes banques Européennes et leurs intérêts, allaient renverser des gouvernements élus et imposer le chômage de masse, le dumping social et l'austérité à perpétuité partout.

 

« Il est temps pour le mouvement syndical d'exiger un référendum afin de construire la résistance à l'avidité capitaliste, que ce soit à l'UE ou à son partenaire de rang inférieur, ce gouvernement Conservateur-démocrate complètement pourri », a-t-il conclu.

 

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-reglement-monti-ii-quand-l-union-europeenne-relance-l-offensive-contre-le-droit-de-greve-107951178.html

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 16:29

Aujourd'hui la protection sociale (Sécu, retraite) est financée par les cotisations sociales ouvrières et patronales à 55% et cela est insuffisant pour couvrir les besoins.

Il nous faut donc réfléchir à quelle protection sociale, nous voulons pour le monde du travail et surtout quel financement et bien sûr revenir sur les exonérations patronales.

Les maîtres-mots employés par les uns et les autres sont : paiement de la dette, baisse du coût du travail, compétitivité... Et ce malgré le changement de majorité, c'est vraiment le leitmotiv récurrent de ceux qui nous dirigent.

Au temps des esclaves, on déplaçait ceux-ci vers les lieux de production au nom de la compétitivité, au temps de la mondialisation, on déplace les lieux de production vers les pays dont les coûts de main d'œuvre sont les plus bas.

Pour nous, FRONT SYNDICAL DE CLASSE,  c'est toute notre protection sociale qui est remise en cause.

Et en aucun cas, nous ne pouvons accepter le revirement de la C.G.T.  concernant la C.S.G.

Depuis toujours la C.G.T.  avait pris position pour dire haut et fort que la C.S.G. devait être supprimée, qu'elle était néfaste, injuste, et qu'elle avait été créée en faveur du patronat, car c'est un réel impôt qui touche tous les revenus... La C.G.T. avec raison  s'y était donc opposée en menant l'action avec les salariés(ées), en les invitant à signer des pétitions.

Aujourd'hui, la C.G.T.  déclare qu'elle veut « transformer » de fond en comble la CSG...

Que se passe-t-il ? Quel revirement de situation ? Pourquoi la C.G.T.  trouvait cette mesure mauvaise, alors qu'aujourd'hui  dans ses écrits, elle approuverait cet impôt que les salariés paient deux fois (une fois par une cotisation sociale supplémentaire et une 2ème fois, car cette retenue est réintégrée pour déterminer le salaire imposable).

 

Chérèque, au nom de la C.F.D.T. et de la « compétitivité » indique sa préférence pour une augmentation de la CSG pour financer la politique familiale. Une telle proposition exonère le patronat des cotisations correspondantes. Le Medef revendique la suppression de 5.4 % de cotisations allocations familiales afin de relancer la compétitivité des entreprises ! Une belle similitude de point de vue, n'est-ce-pas ?

LA C.G.T. a démontré  à maintes reprises que la CSG de 2009 a rapporté 82 milliards d'euros qui ont été payés par 82 % des salariés(ées), retraités, demandeurs d'emplois, malades et invalides.

Et en 2010, avec 84 milliards d'euros, ce sont les mêmes catégories sociales qui à 88 % ont payé cette C.S.G. !

Il est évident que cette C.S.G a des conséquences dramatiques pour l'accès aux soins et sur le pouvoir d'achat. Les trois quarts du produit de la C.S.G, créé par le gouvernement Rocard sont issus des revenus d'activité (ce qui veut dire que si on ajoute les retraites, les indemnités journalières etc.) ce sont bien les salariés(ées) qui une fois de plus casquent. et lorsque cette C.S.G. fut mise en place, cette création a rompu avec la logique originelle et a réduit la part de cotisations du mode de financement patronal. 

N'oublions pas que notre système de protection sociale est encore une exception dans le monde, par rapport a beaucoup de pays où rien n'existe.

La situation actuelle du financement est l'héritage des ordonnances de 1945, mises en application par le CNR dans une situation plus difficile qu'aujourd'hui.

Nous ne pouvons laisser détruire cela au nom du marché et du profit.

Dans tous les cas, ne cédons sur le financement de notre protection sociale en acceptant la C.S.G. ou la TVA dite sociale : l'une comme l'autre doivent être mises au placard.

Un syndicat digne de ce nom, ne doit en aucun cas, entrer dans cette mascarade d'échanger l'une pour l'autre. Face à nos adversaires de classe, nous devons rester ferme, et bec et ongle, préserver notre système social, basé sur la solidarité.

 

La classe ouvrière et les syndicats sensés la représenter ont un rôle important dans cette lutte.

Ne perdons jamais le cap, nos adversaires de classe, le patronat et la finance avec ses alliés des gouvernements successifs, nous ont déjà fait subir de nombreux reculs.

Rappel :

-  nous sommes les 99 % qui faisons vivre le 1 % des plus riches, qui sans le travail créateur de richesses, ce 1 % ne pourrait vivre.

- les exonérations de cotisations sociales pour le patronat par l'état depuis leurs créations en 91 jusqu'en 2010, représentent  318,8 milliards d'euros, l'état qui depuis cette date devait reverser à la sécurité sociale cette somme, n'en a reversé que 276,7 milliards d'euros. Alors que nous, travailleurs, retraités, depuis l'origne nos cotisations sont toujours retenues sur nos paies, ou retraites.

Toutes et tous ensemble, condamnons fermement le financement de la protection sociale par la TVA, la CSG ou par l'impôt (dont les tauliers rêvent d'effectuer le prélèvement à la source directement sur les salaires).

 

D. G. (CGT) pour le FSC

 

http://www.frontsyndical-classe.org/article-tva-sociale-csg-attention-danger-107762911.html

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 16:27

 Communiqué de presse:


L’Association nationale des DRH d’entreprises vient de proposer la suppression de 3 jours fériés en mai, juin et août pour les transformer en journées volantes prises sur demande des salariés. Sous couvert de « pluralisme religieux », l’Association des DRH indique que cela rendrait plus facile, pour les non-chrétiens,

la prise de congés pourmotif religieux. Ceci est une apparence.

 

Derrière les mots, les faits

Dans la réalité, les DRH indiquent clairement que leur souci réel est d’en finir avec les ponts qui sont engendrés par certains jours fériés. Il s’agit pour eux d’augmenter le nombre de jours travaillés pour augmenter la productivité dans les entreprises.

C’est, en quelque sorte, la RGPP(Révision Générale des Politiques Publiques) appliquée aux salariés du privé : diminution des acquis et des postes de travail,

augmentation de la productivité (exploitation), flexibilité, mutualisation des moyens.

En aucun, il ne s’agit de « laïciser » le calendrier des jours fériés qui l’est depuis longtemps. Il convient de noter cette bourde monumentale dans les propositions

de l’ANDRH : « En effet, dans l’entreprise, tous lesjours fériés sont d’origine chrétienne ». Le 8 mai et le 11 novembre : des fêtes chrétiennes ? Il s’agit de mettre en oeuvre, au niveau des entreprises, une politique d’austérité et de surexploitation, qui n’ose pas dire son nom.

 

Un fichage généralisé ?

Cette question de la prise de « journées volantes » pour les fêtes religieuses est le prélude à un fichage généralisé dans les entreprises. Voici ce que l’on peut lire (page 16) : «Objectif : avoir des indicateurs permettant de mesurer les minorités visibles (origine, genre apparent, handicap visible,…) et non visibles (conviction religieuse, handicap non visible, orientation sexuelle, engagement syndical, âge,..). La cartographie d’un état des lieux permettra de mesurer les progrès réalisés ». Tout ceci est parfaitement illégal.

 

C’est le totalitarisme communautariste en marche

Si le souci des DRH d’entreprises était de permettre le respect absolu de la liberté de conscience des salariés, il suffirait au Patronat de prendre des mesures dans le secteur privé, analogue aux dispositions de la Fonction publique, qui autorisent des journées

d’absence, dans le respect de la vie privée des fonctionnaires, pour quelque motif que ce soit, dont les motifs de fêtes religieuses.

 

Refusant de s’associer à cette duperie, la Fédération nationale de la Libre Pensée repousse cette proposition et demande aux pouvoirs publics de ne pas y donner suite.

 

Paris, le 3 juillet 2012

La FÉDÉRATION NATIONALE

DE LA LIBRE PENSÉE

 

http://eldiablo.over-blog.org/article-suppression-de-3-jours-feries-ce-n-est-ni-au-patronat-ni-aux-dirigeants-d-entreprise-de-decider-107801054.html

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 16:26

  La secte connue sous le nom de "Témoins de Jéhovah"  bénéficie de la clémence de la Cour européenne des Droits de l'Homme, au détriment des contribuables français, citoyens d'un état laïque La France est condamnée par ce tribunal siégeant à Strasbourg à rembourser à cette secte la somme de 4 millions et demi d'euros, impôt sur le revenu correspondant aux dons des adhérents.

  Or la Cour de Strasbourg a jugé que la perception de cette contribution était incompatible avec la liberté religieuse. En quel honneur la liberté religieuse dispense-t-elle  de l'obligation fiscale ? D'autant plus que les Témoins de Jéhovah ne sont même pas une religion. Ainsi une instance européenne s'arroge le droit de transgresser le principe républicain de laïcité.

Cette affaire me fait penser à la Grèce. L'Eglise orthodoxe, propriétaire de biens fonciers immenses, est elle aussi, dispensée d'impôts. Avec les résultats économiques que l'on sait.

  La justice de Strasbourg voudrait-elle nous appliquer le même régime ?

 

  Jacques FRANCK   7 juillet 2012

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 16:25

Nazis dans les pays Baltes

par Higinio Polo

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

En juin 2008, Vaclav Havel et d'autres représentants éminents issus des rangs de la droite et de l'anti-communisme ont défendu la Déclaration de Prague qui fut adoubée par l'Union européenne, et qui insistait sur l'idée de mettre sur le même plan nazisme et communisme, étendant une condamnation qui se voulait définitive. Au-delà du manque de rigueur de tels déclarations et du recours aux mensonges les plus grossiers des pamphlétaires conservateurs, qui ignorent à dessein le lien évident entre le nazisme, le fascisme et le système capitaliste, l'idée n'est pas neuve et, en réalité, elle a des précédents dans la propagande américaine durant les années de guerre froide et, plus récemment, dans la politique des gouvernements des pays baltes, dont l'identité nationaliste actuelle conserve une filiation évidente avec le nationalisme fasciste, complice de l'Allemagne de Hitler pendant la seconde guerre mondiale, même si on cherche aujourd'hui à cacher ces liens.

 

Cette initiative de Havel (qui a été soutenue par plusieurs chambres législatives, comme en Bulgarie et au parlement Européen même, en 2009), et d'autres du même types ont donné un nouvel élan au révisionnisme historique en Europe, mettant l'accent sur la condamnation du communisme et rendant possible la réapparition des spectres du passé nazi de l'Europe, dans une folle course qui voit dans les pays Baltes ses principaux protagonistes et diffuseurs. Car, en dépit de cette équivalence trompeuse, la vérité est que les communistes sont les seuls à être poursuivis en Europe aujourd'hui, tandis que les vétérans nazis et fascistes et leurs partisans sont soutenus par les gouvernements baltes ainsi que d'autres pays, tolérant leurs activités. Parmi de nombreuses dénonciations, celle d'Efraim Zuroff, historien d'origine nord-américaine qui dirige le Centre Simon Wiesenthal, a publié en 2010 un article dans The Guardian, où il attirait l'attention sur le développement des activités nazis en Lettonie et en Lituanie et sur les mots d'ordre contre les juifs qui voyageaient dans ces pays, comme si 70 ans ne s'étaient pas écoulés depuis la fin de la guerre. Zuroff a également dénoncé l'immobilisme de l'Union européenne vis-à-vis de l'activité des nazis. Il n'y a pas à s'en étonner, puisque tandis que les institutions européens n'ont pas lésiné sur les moyens (trahissant les convictions démocratiques affirmées) pour arrêter les dirigeants communistes ou tenter d'interdire certains partis communistes, ils ont observé stoïquement la glorification du nazisme qui se produit dans les confins de l'Union européenne.

 

Au sein des trois pays baltes, la situation est très préoccupante. Les gouvernements de ce pays, tout en maintenant un discours officiel qui tente de mettre sur un même plan communisme et nazisme, troupes de l'Armée rouge et nazis, l'Allemagne d'Hitler avec l'Union soviétique, confondant victimes et bourreau, traitant les vétérans nazis comme des "combattants pour la liberté", comme certains ministres ont osé les définir. Ainsi, l'Estonie est devenue le lieu habituel de réunion des vétérans nazis des Waffen-SS avec l'appui du gouvernement, qui envoie également des messages de salutations aux participants et qui trouve dans le ministre de la Défense un de ses principaux propagandistes. Après des années de défilés, initiatives et rassemblements exaltant le nazisme, en 2004, apparaît la nouvelle dans la presse internationale sur l'intention d'ériger un monument pour les SS en Estonie et pour les vétérans de la 20ème division Waffen SS Grenadier 1/Estonie, qui ont collaboré avec les nazis et qui continueraient à organiser librement des réunions dans le pays. Il ne s'agit pas de petits groupes isolés: 60 à 70 000 estoniens ont rejoint les détachements nazis, combattant aux côtés de l'Allemagne d'Hitler.

 

A Sinimäe, où eut lieu la principale bataille entre l'armée allemande et les troupes soviétiques pendant la deuxième guerre mondiale, se rassemblent habituellement chaque année plusieurs centaines de personnes, accompagnées des autorités locales et des vétérans nazis de Lettonie, Lituanie, Danemark et d'Autriche ainsi que d'anciens membres des Waffen-SS, défilant sous les drapeaux nazis. Une de leurs revendications est que soit érigé un monument à Tallinn, la capitale estonienne, pour les vétérans de la « Seconde guerre de libération », comme ils appellent leur participation aux côtés des nazis pendant la guerre. Après 1945, nombre de ces nazis ont continué à combattre l'Armée rouge dans des guérillas qui eurent le soutien de la CIA américaine et des services secrets britanniques, jusqu'à leur disparition dans les années Cinquante. Les livres de Mart Laar (qui fut premier ministre de l'Estonie et actuel ministre de la Défense) comme La légion estonienne et le Soldat estonien pendant la seconde guerre mondiale, dans lequel il conserve la mémoire et défend les agissements de ces hommes rangés aux côtés des nazis, sont habituellement vendus dans ces initiatives de propagande fasciste, sous la protection officielle du gouvernement estonien.

 

Autour de ces initiatives nazies, prolifèrent d'autres initiatives. Des groupes musicaux comme Untsakad ont publié des disques avec des chants nazis estoniens et en 2008 toutes les bibliothèques du pays offraient un calendrier avec des dizaines d'affiches de propagande de la 20ème Division Waffen SS. En dépit des protestations des citoyens de gauche, des groupes démocratiques et anti-fascistes, le gouvernement a continué à tolérer et protéger les activités nazis qui s'étendent aux pays voisins. A Helsinki, profitant d'une exposition annuelle promouvant les produits estoniens, sont souvent vendus des t-shirts glorifiant la légion estonienne des SS et des opuscules de guerre avec des appels à la guerre contre la Russie et à la destruction de Moscou. Le Comité anti-fasciste d'Estonie, qui cherche à limiter la diffusion des idées nazis, dénonce la justification dans ce pays des « crimes contre l'humanité » commis par les membres estoniens de la Waffen-SS.

 

La complaisance gouvernementale avec les activités nazies contraste avec l'activisme manifesté dans la persécution des communistes : en mai 2008, entrepreneurs et politiciens (parmi lesquels l'ancien premier ministre Mart Laar, le comte von Stauffenberg Damian, et l'homme d'affaires Meelis Niinepuu) présentèrent une fondation destinée à « enquêter sur les crimes du communisme », dirigée par Roosi Ranno, ancien attaché parlementaire de Lennart Meri (conservateur qui prit la présidence comme candidat d'Isamaaliitt – Patrie – mort en 2006). Pour chercher à contourner les critiques internationales, les fonctionnaires du gouvernement estonien ont publié des déclarations rituelles de condamnation du communisme et du nazisme, même si son application pratique est limitée à la persécution des idées communistes et de tout ce qui touche à l'Union soviétique, comme le prouve la démolition et le démantèlement des monuments consacrés à l'Armée rouge ; la décision du gouvernement en 2007, dans le cadre d'une nouvelle provocation, de démanteler le monuments aux soldats soviétiques libérateurs de Tallinn, qui se trouvait dans le centre de la ville et de le transférer dans un cimetière militaire (mais il n'a pu empêcher que l'on continue à déposer des fleurs dessus) et le procès contre Arnold Meri, un vieil estonien récompensé du titre d'Héros de l'Union soviétique pour son activité de guérillero contre le nazi pendant la seconde guerre mondiale. La libération de l'Estonie des nazis a coûté à l'Armée rouge la vie de 150 000 soldats.

 

Les gouvernements conservateurs qui ont dirigé l'Estonie se sont engagés dans la dénonciation du prétendu « génocide estonien » qui aurait été organisé par l'Union soviétique entre 1940 et 1953, accusant Moscou de la mort de 60 000 estoniens dans la période. Toutefois, les chiffres furent révisés par l'historien Alexander Diúkov, qui en 2009, dans sa recherche (Le mythe du génocide. Répression soviétique en Estonie, 1940-1953), a abaissé le nombre à moins de 10 000 et déclarant que le génocide qui a eu lieu fut contre la population soviétique tuée par les nazis, avec plus de 2,5 millions de prisonniers de guerre soviétiques tués pour la seule année 1941.

 

En outre, on célèbre chaque année la Marche d'Erna, en mémoire du bataillon spécial des Waffen-SS, avec un nom qui rappelle le parcours menant de Tallinn à une ancienne base militaire nazie, sur près de 150 kms. Sous prétexte de réaliser un événement sportif, la marche est une glorification du nazisme et des actions de la Légion estonienne pendant la seconde guerre mondiale. Le soutien du gouvernement est allé tellement loin que la 17ème marche, en 2010, a été ouverte par l'ancien ministre de la Défense, Jaak Aaviksoo. Elle se déroule depuis 18 ans. La dernière provocation est venue de l'ancien ministre de la Défense, l'historien nationaliste et ancien premier ministre, Mart Laar, qui a lancé l'initiative de reconnaître les estoniens de la Waffen SS comme des « combattants de la liberté », mais face aux réactions internationales, le gouvernement a été contraint d'avancer masqué, publiant un communiqué en janvier 2012 où il déclare son intention de « reconnaître ceux qui ont combattu pour l'indépendance de l'Estonie », catégorie dans laquelle entrent les vétérans nazis du pays et pour l'étranger, et qui met sur le même plan les activités de l'Allemagne nazie avec celles de l'Union soviétique.

 

Le soutien non-dissimulé du gouvernement estonien à ces manifestations va jusqu'à les annoncer sur les pages web des organismes officiels, dans une tentative de faire des héros à partir des criminels d'hier. Collaborant dans la glorification du nazisme, le gouvernement pose tout un ensemble d'obstacles à la tenue de manifestations anti-fascistes, allant jusqu'à en faire du Comité anti-nazi de Lettonie un « danger pour l'Etat ». Les membres de l'organisation anti-fasciste Nochoy Dozor, entre autres, manifestent contre les agissements des nazis et continuent de déposer des fleurs en hommage aux soldats de l'Armée rouge et aux victimes estoniennes mortes dans les camps d'extermination nazis, mais de nombreux autres estoniens nationalistes restent complaisants face aux parades des vétérans nazis. Ce n'est pas une surprise, que des figures historiques du nationalisme estonien, comme Uluots Juri, premier ministre en 1940, aient lancé un appel à combattre l'Armée rouge avec les troupes nazies allemandes.

 

En Lettonie, officiellement se déroule chaque 16 mars un hommage à la Légion lettone des Waffen-SS, initiative créée en 1994, peu après la chute de l'URSS. La légion lettone, qui a rassemblé jusqu'à 100 000 hommes, a participé au siège nazi de Leningrad qui a tué plus d'1 million de citoyens soviétiques, en dépit de cela les autorités lettones ont donné l'autorisation de publication et a permis la diffusion à grande échelle d'un film, The Soviet Story, qui présente de graves manipulations historiques. Vaira Vike-Fraiberga, ancienne présidente du pays et fille d'ancien collaborateur nazi, a décidé en 2001, pour éviter les critiques internationales, que la célébration continuerait mais de façon non-officielle. A Lestene, se trouve un monument en hommage aux nazis lettons, qui a été inauguré par des ministres du gouvernement et par des organisations comme Daugavas Vanagi qui soutiennent ouvertement les parades nazies. Daugavas Vanagi (Faucons de Daugava) est une organisation créée en Belgique en 1945 pour aider les prisonniers nazis lettons et qui a des bureaux aux Etats-unis, Canada, Australie et dans d'autres pays où il continue à être épaulé par des groupes de jeunes aux tenues para-militaires.

 

La parade actuelle de la Légion Waffen-SS a été interdite par le Conseil municipal de Riga, mais les juges ont abrogé la décision, recevant le soutien du président du pays jusqu'en 2011, Valdis Zatlers, qui a défendu publiquement les cérémonies rendant hommage aux vétérans nazis. Les lettons qui ont collaboré avec l'Allemagne nazie dans les camps d'extermination furent particulièrement sanguinaires. Les affrontements entre les participants aux marches nazies et les anti-fascistes (qui ont parfois défilé vêtus comme des prisonniers de camps d'extermination) ont été fréquents et la police lettone n'a pas hésité à arrêter les militants anti-fascistes comme le député Victor Dergunov. La complicité avec les nazis a atteint un tel point que l'ancien président letton, Valdis Zatlers, a déclaré en mars 2008 que l'opinion publique internationale se trompait lorsqu'elle qualifiait de nazis les anciens lettons membres de la Waffen-SS.

 

Une telle complaisance contraste avec l’obsession anti-communisme. Il suffit de rappeler qu'en Lettonie, le Parti communiste est interdit et que les communistes opèrent sous le nom de socialistes. Le principal leader communiste Rubiks Alfreds, a été plusieurs fois incarcéré par les gouvernements conservateurs, pour un total de six années de prison. L'obssession anti-communiste et anti-russe a porté le Parlement letton, le Seim, en février 2004, à annuler le droit des citoyens lettons à pouvoir éduquer leurs enfants dans la langue russe avec l'adoption d'une loi discriminatoire qui institue une véritable ségrégation pour les citoyens Lettons russophones. C'est incroyable que cela se déroule au sein de l'Union européenne, mais le nationalisme letton nie la citoyenneté à près de 20% de la population, qui n'a pas de droit, transformant des citoyens en apatrides bien qu'ils soient nés en Lettonie ; ils ne peuvent pas voter non plus. L'entrée dans l'OTAN et dans l'UE a encouragé les tentations ségrégationnistes du gouvernement conservateur, qui a considéré que ni l'alliance militaire occidentale, ni Bruxelles, ne s'opposeraient à cette décision, comme ce fut effectivement le cas.

 

Même le gouvernement letton a entamé le processus de révision de la Seconde guerre mondiale. Ainsi, Kononov, un partisan communiste, vétéran de près de 90 ans, a été accusé d'avoir tué des civils qui ont collaboré avec les nazis pendant la guerre. Kononov, dont la famille est morte dans les camps de concentration, est un letton qui a combattu contre les troupes nazies en Lettonie, détruisant des objectifs militaires avec des explosifs et faisant sauter des trains qui transportaient des armes. Il est passé six fois en jugement en Lettonie et a fait deux années de prison. Il a été accusé d'avoir exécuté des paysans qui avaient dénoncé des partisans soviétiques aux autorités nazies d'occupation. La sentence a été déclarée nulle par la Cour européenne des droits de l'Homme, mais en 2010 l'appel du gouvernement a réussi à renverser la sentence. Un des représentants du Comité antifasciste de Lettonie, Eduard Goncharov, a affirmé que le plan du gouvernement conservateur letton était d'ouvrir un procès pour constester le verdict du Procès de Nuremberg et cela est une forme de revanche : ceux qui ont fui avec les nazis quand ils se sont retirés de Lettonie, sont aujourd'hui au pouvoir dans la République. Ce n'est pas surprenant que dans ce pays la défense des idées communistes soit interdite, et, même si la diffusion des idées nazies est elle aussi interdite, la tolérance à leur égard est évidente.

 

En Lituanie, où les nazis ont tué plus de 200 000 juifs, les gouvernements conservateurs ont cherché d'effacer de l'histoire les massacres, l'implication du nationalisme et des volontaires lituaniens nazis. Ce n'est pas surprenant que ces massacres aient été réalisés par les lituaniens sur ordre des nazis, comme le nationalisme actuel au pouvoir tente de l'occulter. Ce n'est pas un hasard si le ministre de la Défense Jukneviciene Rasa, lors de sa visite aux États-Unis, a effectué une visite sur la tombe du général Povilas Plechavicius. Plechavicius est arrivé en Lituanie avec les troupes nazies pendant l'Opération Barbarossa et a combattu avec eux contre les guerriers polonais anti-fascistes comme des milliers de nationalistes lettons.

 

Le président du pays de 2004 à 2009, Valdas Adamkus, a combattu pendant la seconde guerre mondiale contre l'armée soviétique, aux côtés des troupes nazies, et quand la guerre fut finie, il est parti en Allemagne avec sa famille, et il ne s'agit pas d'un cas isolé parmi les politiciens nationalistes. Le Parlement (Seimas) a par ailleurs interdit en juin 2008 les symboles soviétiques et nazis, utilisant cette grossière équivalence entre idéologie fasciste et communisme que Vaclav Havel a introduit dans la Déclaration de Prague. Toutefois, en mai 2010, dans un acte révélateur, le tribunal lituanien a établi que la swastika nazie faisait partie du « patrimoine culturel du pays », pour cette raison elle pouvait être utilisée à la différence de la faucille et du marteau ou d'autres symboles communistes. Étant donné que l'esprit de compréhension pour le nazisme et la persécution du communisme viennent de loin, cela a permis d'ouvrir une brèche au sein des institutions européennes, avec cette passivité de l'Union européenne dénoncée par Efraim Zuroff. Quelques mois auparavant, la Cour européenne des droits de l'Homme a émis un verdict qui repousse la plainte présentée (sept années auparavant!) contre les autorités lituaniennes pour l'arrestation et l'incarcération de dirigeant communistes, comme le docteur Mikolas Burokiavicius, qui fut secrétaire du Parti communiste lituanien, qui a passé onze ans dans les prisons depuis sa condamnation en 1994 pour sa participation aux activités du Parti communiste d'Union soviétique. Depuis 1991, des milliers de militants communistes ont subi une persécution politique. Avec ce verdict, il s'agit d'un véritable outrage fait à la justice, le Tribunal a compté de fait avec la collaboration d'institutions européennes passives, que ce soit l'Union et le Conseil européen, dans la restriction des droits des citoyens en Lituanie.

 

Cependant, tandis que les autorités tolèrent des manifestations avec des slogans racistes (« La Lituanie pour les lituaniens », évidemment dirigé envers ceux qui ne sont pas « comme eux »), et avec des symboles néo-nazis, la répression fait rage contre les communistes et la gauche. En avril 2011, s'est ouvert le procès contre le président du Front populaire socialiste Paleckis Algirdas, pour « négation de l'agression soviétique contre la Lituanie ». La base du procès était que Paleckis contestait la version officielle des événements de la tour de télévision de Vilnius, le 13 janvier 1991, où sont mortes 14 personnes qui auraient été tuées par les troupes soviétiques dans les mois d'agonie du gouvernement Gorbatchev. Paleckis soutient, avec des preuves et des témoignages de première importance, que le massacre a été une provocation organisée par les nationalistes lituaniens, dont les forces armées (DTP/Département de protection du territoire) ont tiré sur la foule avec l'intention d'en faire porter la responsabilité ensuite par le gouvernement et par l'armée soviétique. Ils ont atteint leurs objectifs. Même si Paleckis a été acquitté en janvier 2012, le Procureur a lancé un appel, ré-ouvrant le procès.

 

En Lituanie, la dégradation politique du pays a conduit également à la destitution, en avril 2004, d'un président, Rolandas Paksas, pour ses liens avec la mafia. En 2009, il est apparu évident que le gouvernement avait permis la création en 2002 d'une prison secrète de la CIA nord-américaine dans la banlieue de Vilnius, où ont été torturés des prisonniers. L'actuelle présidente, Dalia Grybauskaite, n' « exclut pas la possibilité » de l'existence de cette prison secrète.

 

En Baltique, le nationalisme vise à contester l'issue de la seconde guerre mondiale et même, si possible, du procès de Nuremberg. Le racisme, le culte des armes et du militarisme, le mépris des minorités, la xénophobie et la haine envers les juifs et les roms, ont toujours été plus présents dans cette zone et dans d'autres régions d'Europe de l'est. La tolérance envers les actes de glorification de nazisme et du fascisme, le racisme nationaliste et le mépris des minorités, coexiste avec la répression du communisme et une préoccupante dérive anti-démocratique qui devrait inquiéter les citoyens et les institutions européennes car, par ailleurs, les signaux d'alarme ne viennent pas seulement des États baltes, bien qu'ils soient devenus le foyer le plus préoccupant. Des tentations similaires sont apparues en Roumanie, Hongrie, où règne une violente persécution des communistes et en République tchèque (où la droite cherche de mettre hors-la-loi le parti communiste, un des plus importants du pays) ainsi qu'en Pologne. Et en conséquence de cette politique nationaliste et conservatrice, les mouvements fascistes sont en plein essor. Tandis que continue la chasse aux sorcières en Mer Baltique contre les communistes, aucun procès n'a été entamé jusqu'alors, contre les criminels nazis originaires d'Estonie, de Lettonie, ou de Lituanie et la persécution et la méfiance envers les juifs, les minorités et la gauche continuent à être la conduite habituelle des gouvernements de ces pays. Le venin du serpent fasciste continue à envenimer le continent : personne ne peut imaginer, sans s'émouvoir, l'idée que puissent défiler des soldats nazis en Allemagne et c'est bien pour cela que l'on devrait s'inquiéter que des emblèmes nazis flottent encore au-dessus des pays nazis.

 

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-glorification-des-nazis-et-persecution-des-communistes-dans-les-pays-baltes-une-revanche-historiqu-107809434.html

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 16:24

par René Balme

 

CABINET DU MAIRE

Aux instances départementales et nationales du Parti de Gauche.

Objet : Mise en congé du PG

Grigny, le 18 juin 2012

 

Camarades,

C’est une décision douloureuse que je suis amené à prendre aujourd’hui. Je la prends après une très longue réflexion et de multiples discussions que j’ai pu avoir avec mes camarades de Grigny et de nombreux amis du Front de Gauche.

Je n’ai rien voulu faire avant que le deuxième tour des élections législatives soit terminé pour ne pas ajouter de la confusion dans une campagne particulièrement détestable.

Je me mets en congé du Parti de Gauche.

Je le fais car j’estime que j’ai été trahi par les instances nationales du PG qui ont laissé planer le doute - et l’ont alimenté sur les antennes - sur ma droiture, ma probité, mon engagement au service de l’être humain et les valeurs que je porte depuis plus de 40 ans. Ces valeurs sont vérifiables, pour peu qu’on veuille se donner la peine de suivre mon parcours politique et syndical. Dans le contexte électoral, cela est d’autant plus inadmissible. Le PG a usé d’arguments et d’une stratégie qui reflètent une irresponsabilité politique que je n’autorise plus, convaincu que le temps de notre société doit passer à l’heure de la révolte réfléchie et constructive pour l’être humain.

Les accusations portées contre moi par Rue89 et reprises en boucle par la presse nationale n’ont eu pour écho à la direction nationale du PG que des : « on ne savait pas... », « on va étudier », « on ne connait pas plus que ça cet élu... », « on va mener une enquête... », etc.

A aucun moment, alors que tout le monde avait compris que l’attaque qui était portée contre moi était politique et destinée à me discréditer, ainsi que le PG et lancer un pavé dans la campagne des législatives, la direction nationale n’a fait preuve de courage politique en affichant son soutien à mon égard.

D’autres l’ont fait et je les remercie. D’autres ont eu ce courage là et ont affirmé haut et fort que les accusations portées contre moi ne me concernaient pas. Qu’elles s’inscrivaient dans le cadre d’une campagne politicienne destinée à me nuire. Parmi ceux-là, il y eut de nombreux militants de base du PG, des responsables des composantes politiques du PG, des responsables politiques du PCF, des intellectuels, etc. Enfin, des femmes et des hommes qui me connaissent depuis des décennies et qui savent qui je suis.

Ce ne sont pas les attaques de la presse obscurantiste et aux ordres des puissances de l’argent qui m’ont blessées, mais le doute qui a été entretenu par la direction nationale du PG pendant toute la durée de cette affaire.

Quand on se réclame de la révolution citoyenne et que l’on pointe du doigt le comportement des médias aux ordres de la pensée unique, il faut être révolutionnaire jusqu’au bout et avoir le courage de dire les choses et d’affirmer son soutien inconditionnel à un élu qui, pendant plus de 40 ans, a milité pour un véritable changement de société, qui a toujours affirmé son combat contre l’antisémitisme, pour l’amitié entre les peuples et pour le droit des peuples à décider de leur avenir.

Le concept révolutionnaire doit être porté dans tous les actes de la vie quotidienne et dans chaque engagement et prise de position, surtout lorsque l’on est un élu du peuple. Il faut passer de la théorie aux actes : c’est ce que je fais quotidiennement. Et c’est pour cela que l’on m’attaque avec une telle violence.

Mon soutien aux révolutions d’Amérique Latine, mon soutien au peuple palestinien, mon combat contre le sionisme ; mon travail quotidien pour placer l’homme au centre de toutes les décisions municipales depuis 20 ans que j’ai été élu maire de Grigny ; mes combats, avec de nombreux intellectuels pour la désobéissance civile, contre les OGM, pour la décroissance, contre les expulsions locatives sont des combats justes et qui démontrent, s’il le fallait, que les accusations portées contre moi n’étaient pas fondées.

Le Parti de gauche m’était apparu comme une formation inespérée dans la mélasse dans laquelle s’engluait la gauche. Je suis déçu, pour le moins, de constater qu’il la rejoint et l’alimente. Les vieilles recettes politiques dénoncées par Chomsky et autres professionnels ou militants juristes, écrivains, philosophes, historiens, documentaristes, sociologues, producteurs, sont encore au menu. Mon ami Paul Ariès vient d’éditer un ouvrage intitulé « Le socialisme gourmand » dont je vous recommande la lecture et sur lequel je vous recommande une haute réflexion. Je ne saurais que trop vous exhorter à ouvrir vos appétences en faveur de la noble politique dont l’être humain a urgemment besoin, au lieu de lorgner les parts de gâteau.

Je pars. Je vais poursuivre le combat aux côtés du Front de Gauche, auprès de celles et de ceux qui luttent au quotidien. Je vais poursuivre avec eux ce travail d’éducation populaire qui permettra au peuple de mieux se situer dans son environnement.

Nous allons préparer, avec l’ensemble des forces vives de la commune, la campagne électorale de 2014 et faire en sorte que Grigny, cette ville d’histoires, de résistances et de cultures, affirme son ancrage à gauche. Nous le ferons pour l’être humain, dans la poursuite de l’action que nous menons depuis 1977. Notre démarche de démocratie participative - unique en France et pas assez reconnue à sa juste valeur révolutionnaire - nous y aidera.

Nous allons, aussi, réfléchir, avec les forces de gauche au niveau local, à la mise en œuvre d’une stratégie qui, plaçant l’être humain au centre des décisions, nous permettra d’aller à la reconquête d’un électorat perdu et passablement perturbé par les stratégies d’appareil qui ont eu pour conséquence de nous faire perdre la 11ème circonscription, alors même qu’elle était gagnable. Ce cadeau fait à la droite et à l’extrême droite, même si le PG n’est pas tout à fait coupable - encore que, la stratégie nationale qui a fait le choix de tout miser sur Hénin-Beaumont peut surprendre - raisonnera longtemps dans les esprits libres, conquérants et révolutionnaires que nous prétendons être.

 

Fraternellement.

 

René Balme

Maire de Grigny

 

http://www.rene-balme.org/24h00/spip.php?article1450

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 16:23

reprise sur le blog d'el diablo, un article de 1994


C'est cette véritable histoire de la faucille et du marteau que vous allez découvrir sur mon blog. La faucille et le marteau, deux outils qui entremêlés symbolisent le communisme. Que cela plaise ou pas et bien que l'Union soviétique ait disparu, cet emblème garde sa puissante signification. Déclaré suranné par certains, il évoque toujours l'espoir de jours meilleurs pour des millions de femmes et d'hommes à travers le monde. Mais d'où vient cet emblème? Qui l'a suggéré, qui l’a créé, qui l’a dessiné ? De quand date t- il ? 

 

Que la faucille et le marteau soient un héritage de la révolution russe, rien n'est plus évident. C'est pendant l'hiver de 1918 que le Conseil des commissaires du peuple se préoccupa de faire établir un emblème pour le sceau du gouvernement et le pays alors que diverses représentations spontanées avaient déjà vu le jour. La tâche fut confiée à un artiste, Alexandre Léo. Celui-ci élabora un premier projet représentant une faucille, un marteau, un glaive entrecroisés devant un bouclier d'acier, le tout entouré d'une couronne d'épis. Le Conseil des commissaires du peuple en discuta à partir du 20 avril. Lénine se prononça pour la suppression du glaive : qu'avait à faire celui-ci sur le sceau d'un état qui se voulait pacifique ? ( 1) Restèrent donc la faucille et le marteau qui furent d'ailleurs reprises en mai et juin 1918 dans bien d'autres projets (2). Retenons déjà la signification pacifiste de ce choix. La faucille et le marteau furent conservées dans les armes de la RFSFR prévues par la première constitution de celle-ci en juillet 1918, puis dans les armes de l'URSS en 1922.

Dès 1918-19 d'ailleurs, en Russie, la faucille et le marteau, emblèmes très vite populaires, se croisent ou voisinent, comme ce fut le cas pour les emblèmes républicains à l'époque de la Révolution française, sur toutes sortes d'objets, plats, médailles, timbres (3) etc., tandis que des artistes les reprennent dans leurs compositions, comme le peintre Jean Pougny, qui né en Finlande, travaillait alors en Russie.

 

Que représentent dans l'imaginaire alors le marteau et la faucille? Le marteau, c'est le travail industriel assurément, mais c'est aussi l'ouvrier, plus généralement l'homme caractérisé par sa vigueur corporelle, car ce marteau peut être aussi une " masse ", lourde à porter. Outil polyvalent utilisé dans de très nombreux métiers et même dans les travaux domestiques - qui n'a pas aujourd'hui un marteau chez soi ? —, il apparaît assez bien adapté à la représentation du travail industriel ou artisanal, surtout si l'on tient compte du fait que les représentations symboliques des réalités matérielles sont souvent marquées par un certain archaïsme.

Quant à la faucille, c'est loin d'être seulement un symbole du travail agricole. Bien que le mot faucille en russe (" serp ") soit masculin, la faucille c'est l'outil de la femme à la campagne alors que les hommes utilisent plutôt la faux. La faucille, c'est donc aussi la femme, ce que suggèrent peut-être implicitement ses formes arrondies. Une affiche du 1er Mai 1920 en Russie illustre cette interprétation. On y voit, s'avançant fièrement vers l'avenir, côte à côte, un ouvrier portant une lourde masse, un paysan pourvu d'une faux, une paysanne portant une faucille. La meilleure illustration de cette dualité faucille - marteau se trouve dans le monument du pavillon soviétique à l'Exposition universelle de Paris en 1937, qui fut justement célèbre: un ouvrier et une kolkhozienne tendent vers le ciel, entrecroisés, le premier un marteau, la seconde une faucille. La signification apparaît claire : la société soviétique réconcilie le travail agricole et le travail industriel sur fond de paix comme elle unit plus étroitement l'homme et la femme.

 

Il était normal qu'en France, où la pratique des symboles politiques était familière (avec le bonnet phrygien, par exemple), l'attirance pour le symbole nouveau fut vive. Dans la tradition républicaine et socialiste française, bien des éléments préparaient son adoption. La franc-maçonnerie avait déjà popularisé la représentation emblématique des outils du travail (le niveau, le fil à plomb). La marteau était, à travers le personnage du " forgeron ", familier aux écoliers français qui avaient appris à l'école l'Outil de Clovis Hugues : " Le père; un forgeron musclé comme un athlète/a deux outils de fer l'enclume et le marteau " ;ou mieux encore : la Légende du forgeron de Jean Aicard : " Un forgeron forgeait une poutre de fer (. ..)/ Il chantait le travail qui rend dure la main / Mais qui donne un seul cœur à tout le genre humain ".

Que de fois l'image de la " forge " avait été utilisée pour illustrer l'avenir en préparation, le rougeoiement du foyer s'identifiant au soleil levant ! Quant à la faucille, bien que cet outil ait été présenté, et parfois en plusieurs exemplaires, dans toutes les exploitations paysannes et même bien au-delà, qu'il ait été largement utilisé par les femmes dans une France encore majoritairement rurale, c'est peut-être un symbole usité, sans doute parce qu'en terme de représentation féminine, l'image de Marianne avait ici occupé le terrain. Un dessin de Steinlen, Souvenir de la Commune de Paris, met au premier plan, dans une foule ouvrière symbole du peuple, un ouvrier muni d'une masse, un paysan avec une faux, mais la femme du peuple qui conduit le cortège est ici - nous dirons : naturellement — une Marianne à bonnet phrygien (4). Rien ne s'opposait en tout cas, dans le domaine des représentations symboliques, à l'adoption en France de la faucille et du marteau.

Le prestige de la révolution d'Octobre aidant, la symbolique empruntée à la révolution soviétique s'acclimate sans peine dans le terreau culturel français. Il n'est donc pas étonnant que les timbres du nouveau Parti communiste fassent place en France dès 1922 à la faucille et au marteau (remplaçant la République rouge encore présente en 1921). Ce n'est qu'un peu plus tard avec la bolchévisation que le symbole est associé en 1924 au titre de l'Humanité, comme c'est encore le cas de nos jours. Sans doute, avant cette date, la faucille et le marteau trouvent occasionnellement leur place dans le journal : le 11 octobre 1923, par exemple, un dessin de Grandjouan montre une Marianne assise et pensive à côté d'un porte - feuille d'actions, d'un sabre, d'une faucille et d'un marteau, avec cette légende : " La révolution ou la guerre, la faucille et le marteau du travail ou le sabre, il faut choisir ma petite ! " Le 4 octobre 1924, le pas décisif est accompli. L'emblème- très proche alors que celui de la RSFSR — prend place à la droite du titre de l'Humanité. On tâtonne ensuite pour lui trouver une place définitive d'abord entre le L et le H (24 octobre 1924), puis derrière le M (16 mars 1926), et en même temps on le simplifie et or l'épure pour ne mettre en valeur fina-lement que les deux instruments de travail. Beaucoup plus récemment enfin, c'est sous le titre du journal qu'ont pris place ceux-ci.

Parti populaire, ouvrier et paysan, le PCF a trouvé dans la faucille et le marteau un emblème dont la signification la plus évidente (l'union des travailleurs industriels et agricoles) semblait bien correspondre à son identité réelle, alors que cet emblème était porteur au départ — comme on a tenté de le montrer plus haut -, de contenus plus riches et plus variés qui n'ont peut-être pas été pleinement assimilés.

 

Ce symbole représente-t-il correctement ce qu'est devenu le Parti communiste et plus généralement la cause qu'il incarne dans une société profondément transformée? (5) L'imagerie symbolique, il faut le rappeler, n'a pas une fonction de représentation directe. La meilleure preuve n'en est-elle pas que la République s'identifie en France à une femme alors que les femmes ont eu le droit de vote très tard et que jamais une femme n'a accédé à la fonction suprême de l'Etat? Mais il n'est pas moins vrai qu'un emblème a une certaine importance, puisque tant à travers sa perception consciente que par ce qu'il évoque dans l'inconscient, celui-ci doit aider à mobiliser les individus en faveur de la réalité qu'il évoque.

La question de l'origine du symbole fait-elle problème après l'échec de l'expérience soviétique? La disparition de l'URSS, la tendance, en Russie, à revenir aux emblèmes de l'Ancien Régime (aigles et autres préda-teurs, tout à l'opposé de nos modestes instruments) restitue — semble-t-il - au symbole du PCF, bien naturalisé en France grâce à l'action du parti qui en est le porteur, un signification indépendante.

Reste enfin l'argument plus fort, selon, lequel l'emblème actuel, en privilégiant le travail manuel, en ignorant le travail intellectuel qui a pris une place de plus en plus grande dans tous les secteurs de l'activité économique, donnerait une image trop archaïque d'un parti qui se veut moderne.

Peut-on trouver mieux ? D'autres s'y sont essayé : l'ex-RDA, par exemple, avait repris, parmi ses symboles, le marteau, mais lui avait associé le compas. La diversité des formes du travail aujourd'hui fait qu'il est difficile sans doute de les résumer dans des outils quels qu'ils soient, surtout si l'on pense que ces outils doivent en outre se prêter à une représentation qui parle à la raison comme au cœur.

Ne fermons pas en tout cas la porte à l'imagination, aux efforts de renouvellement créateur. Mais ce que l'on peut espérer en revanche, c'est que, si un nouvel emblème était souhaité par les adhérents du parti, les significations primitives et émancipatrices de la faucille et du marteau soient conservées et mises en lumière, c'est-à-dire le pacifisme, l'union dans l'égalité, de la femme et de l'homme, la coopération des différentes formes du travail pour une société meilleure.

 

Raymond Huard

 

(1) Voir l’Union soviétique n°9 (270),1972,p.8

(2) Voir sur ce point l’ouvrage de W.Bereliwitch et L.Gervereau, Russie-URSS 1914,1991, changements de regards , BDIC, 1991, notamment p.12-13 qui donne une histoire beaucoup plus détaillée des emblèmes soviétiques.

(3) Voir à ce sujet les documents rassemblés dans l’ouvrage En écoutant le cœur de la révolution (en russe) éd.Aurore Léningrad, 1977 (plusieurs rééditions)

(4) Le Congrès de Tours, Ed.sociales, 1980, p.8

(5) La question a été posée dans une lettre à l’Humanité Dimanche par Claude Boudret de Robion Vaucluse), lettre publiée dans le numéro 197, 23 au 29 déc.1993.

 Le texte ci-dessus reproduit à l’identique l’article paru initialement dans l’hebdomadaire du PCF : " Révolution " n° 727 du 3 février 1994 –pages 26 et 27. Il est publié sur ce site dans le simple but d’informer les internautes sur un sujet rarement (pour ne pas dire jamais) traité sur le web ou ailleurs.

 

http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-la-veritable-histoire-de-la-faucille-et-du-marteau-88901271.html

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