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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 11:32

Joseph Kony reste introuvable

mercredi 11 juillet 2012 / par Renaud Towe


L’insurrection de l’Armée de résistance du Seigneur qui a débuté en 1986 reste, en 2012, une menace mortelle pour les populations civiles ougandaise, sud-soudanaise, congolaise et centrafricaine. Ces trois dernières années, en dépit du soutien de l’Union africaine et des États-Unis, les opérations ont échoué à empêcher ce groupe armé d’agir.

Depuis 2001, l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), dirigée par Joseph Kony, est placée sur la liste officielle des organisations terroristes selon les États-Unis et, depuis 2005, son chef est visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. La lutte s’est accentuée contre cette armée nomade et porte aujourd’hui ses fruits, sans toutefois parvenir à son but ultime : sa disparition. Selon le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, 50% des responsables de haut niveau de la LRA et 25% des combattants auraient été tués au cours des dernières opérations. Le nombre de combattants ne serait plus que de quelques centaines, malgré la perpétuation des attaques. La dernière date de fin juin, contre le site d’Areva à Bakouma en Centrafrique. Durant ces trois dernières années, la LRA a fait, selon les ONG, plus de 2 400 morts et a enlevé au moins 3 400 personnes. De leurs côtés, l’Union africaine (UA) et les Etats-Unis peinent à empêcher la LRA de continuer d’agir.

Face à ces nombreuses pertes, les enlèvements et les enrôlements de force se multiplient. On estime aujourd’hui que les enfants soldats constituent 80% des effectifs de forces combattantes. Cette situation force, selon l’Unicef, environ 40 000 enfants à quitter chaque nuit leur village pour se réfugier dans les rues des villes du Nord de l’Ouganda.

Le groupe armé a pour objectif officiel le renversement du président ougandais, Yoweri Museveni, afin d’établir un régime fondé sur les Dix Commandements de la Bible.

Après des années d’attentisme, les États-Unis et l’UA s’engagent

En mai 2010, le Congrès américain a voté la Lord’s Resistance Army Disarmament and Nothern Uganda Recovery Act of 2009, afin de parvenir au désarmement de la LRA. L’année suivante, des conseillers militaires se sont rendus en Ouganda, en RDC, en Centrafrique et au Soudan du Sud, pour organiser la lutte de la région contre les forces rebelles et la capture de Joseph Kony. Cette participation des États-Unis a notamment été saluée par le collectif Invisible Children, qui a mis en ligne sur Youtube en février 2012, une vidéo de trente minutes dénonçant les actions du chef rebelle […].

L’Union africaine a, quant à elle, décidé, le 24 mars 2012, de déployer sur place une force multinationale de 5 000 hommes, basée à Yambio, au Soudan du Sud. Cette force doit travailler en étroite collaboration avec les conseillers américains sur le terrain et devrait bénéficier du soutien financier de l’Union européenne.

Cependant, même si la LRA a essuyé de nombreuses pertes, sa mobilité et son expérience en font toujours une redoutable machine de guerre. Ainsi, bien que la première puissance mondiale et l’UA se soient engagées à obtenir sa reddition ou son démantèlement, la LRA reste le cauchemar des populations civiles de la région.

 

Renaud Towe

 

Lire aussi : 

- Massacre en RDC : l’Armée de résistance du Seigneur accusée

- Joseph Kony veut faire la paix

- Le projet "Kony 2012" mobilise les réseaux sociaux

 

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 10:15

Par Ghaleb Kandil

lundi 9 juillet 2012, par Comité Valmy

Les contours de l’escalade de la guerre des Etats-Unis contre l’Etat syrien dans les mois à venir commencent à se préciser. Il est clair que la stratégie de la guerre indirecte, imaginée par le directeur de la CIA, le général David Petraeus, lequel supervise la mobilisation des ressources matérielles, financières, militaires et de renseignements nécessaire à ce conflit, se base sur une guerre d’usure de longue durée, menée par les bandes armées.

Les centres de recherches et d’analyses américains ont procédé à une évaluation globale de la situation des oppositions syriennes divisées et sont parvenus à la conclusion qu’il s’agit d’un agrégat d’exilés et de communautés politiques en éternel conflit, qui ne représentent pas un poids important au sein de la société syrienne. Parmi cet agrégat, les Occidentaux et la Turquie misent sur les Frères musulmans.

Les experts américains reconnaissent que cette mosaïque de forces politiques a résisté à tous les efforts des Etats-Unis et de leurs alliés pour unifier leurs rangs, à travers d’innombrables réunions en Turquie, en France et en Egypte, sans parler des dizaines de rencontres secrètes tenues sous l’égide de la CIA. La dernière réunion du Caire n’a fait que confirmer combien l’unification était loin, et a montré que l’Occident, Amérique en tête, la Turquie et le Qatar, soutiennent les Frères musulmans, alors que l’Arabie saoudite appuie, finance, couve et oriente les groupes salafistes-takfiristes, ainsi que quelques "notables" de l’opposition qu’elle entretient depuis des années, avec à leur tête Abdel Halim Khaddam et Rifaat al-Assad.

Les services renseignements américains ont en outre procédé à un recensement global des gangs et des groupes armés actifs à l’intérieur de la Syrie, par le biais du centre de recherches sur la guerre, qui travaille pour la CIA et l’état-major des armées. Les conclusions de l’étude, publiée sur le site du think tank, montre clairement que les Etats-Unis parient sur la possibilité de développer les structures de ces gangs et œuvrent afin de leur assurer l’argent et les armes nécessaires d’une manière régulière. Une relation directe a été établie avec les chefs de ces groupes, à travers la mise en place d’une chambre d’opération et de planification, dirigée par des officiers de la CIA et d’autres agences de renseignements américaines ou de pays de l’Otan.

Cette chambre d’opération est basée en Turquie. A partir de là, il apparait que les prochains mois vont connaitre une intensification des agressions contre l’Etat national syrien, dans le but de l’affaiblir au maximum. L’utilisation de la scène libanaise contre la Syrie fera partie des priorités. D’ailleurs, le sénateur John McCain l’a clairement dit, en appelant à la création d’une zone-tampon pour l’Armée syrienne libre, à l’issue d’une rencontre avec le chef des Forces libanaises. Et les milices du Courant du futur et des groupes salafistes libanais n’ont pas attendu longtemps avant d’obtempérer, en soustrayant le Akkar à l’autorité de l’Etat, à partir de jeudi 5 juillet. Hommes armées jusqu’aux dents, portant des cagoules, érigent des barrages, isolent des villages et fouillent les habitants et les passagers des voitures, sans que personne ne leur demande des comptes.

Toutes ces données sont confirmées par les derniers propos du président syrien Bachar al-Assad, qui a accusé dimanche Washington de soutenir les bandes rebelles pour déstabiliser la Syrie. S’exprimant dans le cadre d’une interview à la télévision publique allemande ARD, le président Assad a ajouté que "les Etats-Unis sont partie prenante au conflit. Ils offrent une protection et un soutien politique à ces bandes pour déstabiliser la Syrie".

Sur le terrain, la Syrie a répondu aux menaces grandissantes de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, qui a affirmée que "l’opposition syrienne était assez forte pour lancer une offensive contre l’Etat", en organisant de vastes manœuvres. Ainsi, la marine syrienne a entamé des exercices de tirs réels au cours du week-end, lançant des missiles depuis la terre et la mer dans le but de "simuler un scénario de défense en cas d’attaque surprise depuis la mer", a indiqué dimanche l’agence Sana. "La marine a effectué l’exercice avec succès, repoussant une hypothétique attaque et détruisant avec une grande précision les cibles définies," a rapporté l’agence de presse.

Le ministre de la Défense, le général Daoud Rajha, qui assistait à l’exercice, s’est félicité de "la performance exceptionnelle des forces navales qui ont démontré leur haut niveau d’entraînement au combat et leur capacité à défendre les côtes syriennes contre toute agression éventuelle."

Selon la Sana, ces exercices font partie d’un plan d’entraînement au combat, établi par le Haut commandement de l’armée, qui prévoit d’effectuer chaque année ce type d’exercices.

Ce plan comprend "des manœuvres militaires faisant intervenir les forces terrestres, navales et aériennes pour évaluer la préparation au combat de l’Armée syrienne arabe et connaître sa capacité à remplir son devoir dans des conditions comparables" à celles de combats réels.

Sur le plan politique, le vice-ministre iranien aux Affaires étrangères a qualifié dimanche de "farce" l’idée de faire démissionner par la force ou de contraindre à l’exil le président Bachar al-Assad, mettant en garde contre une attaque en Syrie qu’il a jugé "stupide et catastrophique". "L’Iran approuve les plans de réforme de M. Assad et les négociations ayant pour but de le forcer à l’exil sont une farce", a déclaré Hossein Amir Abdollahian à Amman, où il a par ailleurs invité le roi Abdallah II de Jordanie au sommet du Mouvement des non-alignés en Iran.

"

Une intervention militaire en Syrie n’est pas probable et si cela devait arriver ce serait stupide. La Syrie peut se défendre seule sans l’aide de l’Iran. Toute solution non politique serait catastrophique pour l’ensemble de la région", a-t-il affirmé.

 

Tendances de l’Orient

New Orient News (Liban)

Rédacteur en chef : Pierre Khalaf

Tendances de l’Orient No 90 lundi 9 juillet 2012.

Bulletin hebdomadaire d’information et d’analyse, spécialisé dans les affaires de l’Orient arabe.

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2635

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 10:14

par Frédéric Lemaire, le 2 juillet 2012


Dimanche 17 juin 2012, le parti conservateur Nouvelle Démocratie emporte la victoire aux élections législatives grecques, devançant de peu le parti de gauche Syriza, opposé aux plans d’austérité imposés à la Grèce. Cette victoire est accueillie avec un grand soulagement par les dirigeants européens, dont un certain nombre avaient activement fait campagne en faveur de la droite grecque : les « Européens » – appellation d’usage dans la presse – avaient en effet menacé d’exclure la Grèce de la zone euro en cas de victoire de Syriza. Une campagne partiellement et partialement relayée par la presse…

Le peuple grec a décidément une fâcheuse inclination à « prendre en otage » le reste de l’Europe. Il y a quelques mois, l’annonce, par l’ancien Premier ministre grec, d’un référendum sur les plans d’austérité avait déjà suscité dans les médias des réactions indignées : il s’agissait pour certains d’un « dangereux coup de poker », « une histoire de fous » qui risquait de remettre en question les efforts des « Européens » pour « sauver l’euro » [1]...

Cette fois-ci, il s’agit d’élections démocratiques ; et pour la première fois, Syriza, un parti opposé à l’austérité et attaché au maintien de la Grèce dans la zone euro peut arriver en tête des suffrages. Face à lui, le parti conservateur Nouvelle Démocratie fait campagne, avec les dirigeants européens, « en agitant la peur d’une sortie de l’euro », comme l’indique la correspondante de Libération (18 juin 2012). Force est de constater que la droite grecque et les dirigeants européens ne sont pas les seuls à « agiter la peur d’une sortie de l’euro »

Les médias en campagne 

Dans l’éditorial du Monde daté du 12 mai 2012, Erik Israelewicz se fâche tout rouge. Les Grecs s’apprêtent-ils à voter massivement pour Syriza ? « Il n’est pas admissible qu’un petit pays, par son refus des règles du jeu, puisse continuer à mettre en danger l’ensemble du continent. » Attaché à démontrer l’irresponsabilité du peuple grec, le directeur du Monde ne s’économise aucun effort de pédagogie. Chiffre sensationnel à l’appui : il nous apprend ainsi que « chaque grec a déjà touché depuis janvier 2010 l’équivalent de 31 000 euros, acquittés d’une manière ou d’une autre par les contribuables européens ». Israelewicz conclut son éditorial du 12 mai par une menace très claire : « Aux Grecs de choisir. En espérant qu’ils feront le bon choix. Sinon, l’Europe devra en tirer les conséquences. Sans état d’âme. » Autrement dit, si les Grecs refusent l’austérité, « l’Europe » ne doit pas s’embarrasser pour se débarrasser de la Grèce.

Les grecs seraient-ils d’irresponsables profiteurs ? La caricature faite par le dessinateur Xavier Gorce, publiée dans Le Monde du 30 mai 2012, semble aussi le confirmer. Un dessin est parfois plus efficace qu’un long discours… [2]

Voir le dessin du Monde

Le même message est repris en chœur par les éditorialistes français. Ainsi Franz Olivier Giesbert, dans un éditorial du Point daté du 7 juin, fulmine. Les Grecs préféreraient les solutions « débiles et ridicules » de Syriza ? C’est plus que le télévangéliste de la rigueur ne peut supporter. « Plus l’Europe l’aide, plus la Grèce lui en veut : elle mord même la main qui la nourrit » s’indigne-t-il… D’où sa suggestion : « Et si l’on rendait la Grèce à la Turquie ? » Pour de rire, bien sûr !

Ces menaces font bien évidemment écho à celles formulées par les dirigeants européens et la droite grecque. Mais ce « chantage » là ne fera pas l’objet d’une émission d’Yves Calvi… L’animateur de « C dans l’air » sur France 5 préfère s’indigner du « chantage » grec, qui consisterait à se prévaloir du coût important d’une sortie de la zone euro pour demander plus d’argent aux « Européens ». « On peut pas dire “donnez-nous l’argent et on refuse de faire les efforts !”  » s’exclame ainsi Yves Calvi dans son émission du 22 mai [3].

Voilà qui résume bien l’indignation des éditorialistes : la rigueur, plus que jamais nécessaire en France [4], est tout simplement indispensable en Grèce. Toute remise en question de ce dogme, même issue d’un vote démocratique, est intolérable : elle ne serait qu’une preuve supplémentaire de l’incurie, de l’irresponsabilité et de l’ingratitude du peuple grec.

Notons qu’au-delà des tribunes d’opinion, la presse se fait assez largement l’écho du « chantage » des « Européens » en réduisant les élections grecques à un référendum « pour ou contre l’euro ». Les dépêches de l’AFP, entre autres, en témoignent. Dans une dépêche du 15 juin, l’AFP évoque des élections « qui prennent l’allure d’un référendum pour ou contre l’euro ». Et de citer le conservateur Papademos : « Être ou ne pas être dans la zone euro ? Telle est la question. » C’est aussi la question pour l’AFP, qui titre encore le 16 juin : « Grèce : le suspense à son comble avant un vote pour ou contre l’euro ».

Cette métamorphose des élections grecques en vote « pour ou contre l’euro » sera largement reprise par les rédactions. Ainsi, lorsqu’il interroge une responsable de Syriza, l’envoyé spécial de Libération en Grèce lui pose la question suivante : « On présente ces élections comme un référendum pour ou contre l’euro. Êtes-vous d’accord ? »

Pour sa part, Libération échappe apparemment à cette présentation simpliste du vote grec : La Une du 15 juin 2012 évoque non pas un choix pour ou contre l’euro, mais un choix entre une « épreuve de force avec Bruxelles » ou de nouveaux « sacrifices ». Mais Vincent Giret rappelle tout de même la question essentielle dans l’éditorial de Libération daté du 14 juin : « Y aura-t-il, lundi matin, un gouvernement digne de ce nom, à même de rassurer les marchés, les dirigeants européens et… les Grecs eux-mêmes ? »

 

Enfin, à tout seigneur, tout honneur, Christophe Barbier, directeur de l’Express, a prévu un plan. Notre éditorialiste vidéo-augmenté en fait état dans un de ses célèbres éditoriaux en images [5] : pour lui, si aucun « gouvernement clair » ne se constitue à l’issue des élections « il faudra alors penser une tutelle, une vraie tutelle des seize autres de la zone euro. […] Et quand on dit les seize, on pense bien sûr les deux, la France et l’Allemagne. »

Barbier précise les termes de son Anschluss : «  il faudra que de l’extérieur, de Paris, de Berlin, viennent les instruments, viennent les hommes, viennent les méthodes pour remettre la Grèce dans le bon sens. » Quoi de mieux pour doter un pays d’une « gouvernance démocratique moderne » que de suspendre la démocratie ?

Épilogue

On connaît le dénouement des élections en Grèce. On peut remarquer que le résultat du « référendum pour ou contre l’euro » a été interprété après coup dans les médias en Grèce, en Allemagne comme en France, comme un vote « pour l’austérité » [6].

Force est de constater que la victoire de Nouvelle Démocratie, est aussi celle d’un certain nombre de journalistes vedettes et d’éditorialistes multicartes qui ont choisi de faire profession de la « pédagogie de la rigueur ». Chacun dans son registre, ils n’ont pas hésité à reprendre à leur compte les pressions, chantages, stigmatisations formulés par les dirigeants européens, parfois les devançant dans la violence de leurs propos.

Pour avoir eu l’impudence de remettre en question l’austérité qu’ils subissent, les Grecs ont fait les frais de cette « pédagogie ». Mais celle-ci était aussi destinée au public français. Autant d’efforts pour enseigner, une fois de plus, la leçon de la résignation. Et rappeler qu’en dehors des voies de la rigueur budgétaire et des « sacrifices nécessaires », il n’y avait point de salut…

 

Frédéric Lemaire

 

Notes

[1] Voir notre article : Consulter le peuple grec ? Les gardiens autoproclamés de la démocratie s’insurgent.

[2] On pourra lire ici un échange intéressant au sujet de la publication de ce dessin : http://www.okeanews.fr/lettre-de-m-volkovitch-reagissant-a-la-caricature-parue-dans-le-monde/.

[3] Voir notre précédent article : « Le "chantage grec" s’invite au comptoir d’Yves Calvi ».

[4] Voir nos précédents articles « Les éditocrates sonnent le clairon de la rigueur » ; « Les éditocrates conseillent François Hollande : "Devenez impopulaire !" ».

[5] Comment sauver la Grèce avec une gouvernance européenne moderne.

[6] comme le relève Gérard Filoche sur son blog.

 

 

http://www.acrimed.org/article3853.html

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 10:13

Saines lectures d'été : les dispositions européennes dont notre Président vient d'indiquer qu'elles doivent impérativement être respectées.

Tout d'abord, cette Communication de la Commission européenne, "Agir pour la croissance, la stabilité et l'emploi" (Bruxelles, le 30.5.2012).

http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/nd/eccomm2012_fr.pdf

On peut y lire notamment : 

Les États membres qui ont adhéré au pacte pour l’euro plus (tous les États membres de la zone euro ainsi que la Bulgarie, le Danemark, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Roumanie) se sont engagés à mener des réformes d’envergure en vue de réaliser les quatre chantiers définis par le pacte: favoriser la compétitivité, stimuler l’emploi, accroître la pérennité des finances publiques et renforcer la stabilité

financière. Ils se sont également engagés à mener des débats structurés sur les questions de politique fiscale. Les engagements pris par les États membres participants figurent dans leurs programmes de stabilité ou de convergence et dans leurs programmes nationaux de réforme.

 

Ensuite cette Recommandation jointe du Conseil concernant le programme national de réforme pour la France pour 2012 :

http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/nd/csr2012_france_fr.pdf

 

On peut y lire notamment que le Conseil européen

" RECOMMANDE que la France s'attache, au cours de la période 2012-2013 :

1. à renforcer et à mettre en œuvre la stratégie budgétaire, étayée par des mesures suffisamment bien définies, pour l’année 2012 et au-delà afin de garantir que le déficit excessif sera corrigé dans les délais fixés et que l'effort d'ajustement structurel défini dans les recommandations formulées par le Conseil dans le cadre de la

procédure concernant les déficits excessifs sera mené à bien ; par la suite, à assurer un effort d'ajustement structurel approprié pour progresser de manière satisfaisante par

rapport à l'objectif budgétaire à moyen terme (OMT), notamment en ce qui concerne le critère des dépenses, et à garantir des avancées suffisantes en vue du respect du critère de réduction de la dette; à poursuivre l'examen de la viabilité et de l’adéquation du système de retraite et à prendre des mesures supplémentaires si nécessaire ;

2. à introduire de nouvelles réformes pour lutter contre la segmentation du marché du travail en revoyant certains aspects de la législation en matière de protection de l’emploi, en concertation avec les partenaires sociaux dans le respect des pratiques nationales, notamment en ce qui concerne la procédure administrative applicable aux licenciements individuels; à continuer de veiller à ce que toute évolution du salaire minimum favorise la création d'emplois et la compétitivité; à prendre des mesures en vue d'augmenter la participation des adultes à l’apprentissage tout au long de la vie ;

[...]                                               

5. à poursuivre les efforts pour supprimer les restrictions injustifiées dans les professions et secteurs réglementés, notamment dans le secteur des services et du commerce de détail; à prendre de nouvelles mesures pour libéraliser les industries de réseau, notamment sur le marché de gros de l’électricité, pour développer les capacités d’interconnexion dans le domaine de l’énergie et pour faciliter l’arrivée de nouveaux opérateurs dans les secteurs du transport ferroviaire de marchandises et du transport international de voyageurs."

 

On ne pourra pas dire que nous ne sommes pas prévenus...

 

René Merle

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-la-sauce-a-laquelle-nous-allons-etre-manges-107882296.html

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 10:12

Francis Arzalier

samedi 7 juillet 2012, par Comité Valmy


Contribution aux Rencontres de Marseille de Juillet 2012 

1ére partie L’histoire magnifique et douloureuse des communistes européens


C’est après la première guerre mondiale que surgirent dans chaque pays les partis communistes, à l’exemple de la révolution d’octobre 1917 menée par Lénine et ses compagnons en Russie. Les communistes,70 ans après le projet de Karl Marx et « le Manifeste », brisaient ainsi leur soumission aux machines électorales de la social démocratie qui avaient trahi leur mission en les soutenant ou en participant aux gouvernements bellicistes ; mieux, le parti avec eux ne se fixait plus pour but de supprimer l’exploitation de l’homme par l’homme ; dirigé, contrôlé par des élus ou des bureaucrates son seul objectif était de pérenniser leur pouvoir, par le seul biais de joutes électorales, même si pour cela il fallait s’allier, voire faire allégeance, à un parti conservateur.

Á l’image des bolcheviks, les nouveaux partis communistes prônaient un programme de rupture avec la société capitaliste, la paix entre les nations, l’égalité entre les peuples contre le colonialisme, le partage des terres entre les paysans qui la travaillent, les usines contrôlées par les ouvriers et la nation etc. Dans cette optique, le parti n’était plus un moyen de « faire carrière en politique », mais un outil pédagogique pour convaincre et entraînerà la lutte les travailleurs, jusqu’à la victoire du socialisme.

Tous les pays du continent ont vécu ce même scénario de la genèse communiste avec leurs spécificités nationales. Qu’ils deviennent de grande influence ou végètent en groupes minuscules, les partis communistes ont été le levain de l’histoire des peuples européens au 20e siècle, parce qu’ils étaient ancrés parmi les travailleurs en lutte, même s’ils commettaient parfois des erreurs ou des insuffisances largement étudiées par les historiens postérieurs.

Ainsi les partis communistes d’Italie et d’Espagne, Portugal, de Grèce ou de Hongrie ont été les animateurs souvent clandestins de la lutte contre les fascismes entre deux guerres, les mêmes, et ceux de Belgique ou Tchécoslovaquie les fers de lance de la résistance armée antinazie. Le parti communiste français a permis aux travailleurs de France d’imposer à la bourgeoisie les conquêtes économiques et sociales de 1936 et de 1945 ; il a été de loin la plus forte organisation de résistance contre l’occupation allemande et les collaborateurs du nazisme ; il a été, jusqu’aux décennies 60 et 70, le seul grand parti national à lutter pour la paix et contre le colonialisme.

L’autre grand parti communiste fut celui d’Allemagne né des révolutions « spartakistes » écrasées, quand Rosa Luxembourg et Liebknecht furent assassinés avec l’assentiment des dirigeants socio démocrates. On l’a bien oublié : le PC allemand, durant les années 30, soutenu par des millions de salariés et intellectuels, était pour les autres PC dans le monde un modèle d’organisation, d’action résolue dans la rue et l’usine etc. Dès 1933, les hitlériens parvenus au pouvoir grâce à la droite s’obstinèrent à l’éradiquer et y parvinrent à peu près en quelques années par la terreur, le meurtre de milliers de militants dans les camps, l’émigration forcée vers le reste de l’Europe ou du monde. Qui se souvient encore de ces militants allemands qui combattirent le fascisme en Espagne en 1937, de ceux qui furent FTP dans le Massif Central français en 1943 et parfois en moururent, fusillés par la Wehrmacht ? De ce groupe détruit physiquement émergea pourtant en 1945 le parti dirigeant de la RDA, le SED qui s’efforça de réaliser une société socialiste à l’est du pays ; avec quelques succès, car la plupart des travailleurs est allemands trouvaient des avantages substantiels aux réformes agraires et nationalisations engagées, à l’élimination du chômage etc. Mais ce socialisme spécifique était fragilisé d’avoir pris naissance dans la défaite allemande grâce à l’armée soviétique ; le parti SED au pouvoir s’est peu à peu encombré de carriéristes rompus aux discours marxistes mais attachés essentiellement aux avantages du pouvoir. Tant et si bien que, quand la RDA disparut, absorbée par la grande Allemagne capitaliste en 1992, une partie de ces bureaucrates ne vit aucun inconvénient à se reconvertir en responsables de l’état réunifié, voire des partis de droite ou socio démocrates, comme d’ailleurs en Bulgarie, Roumanie, Hongrie ou URSS.

En tout état de cause, rien dans ce passé d’ombres et de lumière ne justifie ce communisme honteux, porté en bandoulière par les repentis européens, alors même que cet idéal signifie toujours le rêve d’un monde meilleur, débarrassé de l’exploitation capitaliste, de l’oppression des individus et de la guerre.

2ème partie Communistes d’Europe : la contagion morbide du suicide.

Les deux dernières décennies du siècle 20 ont vu souffler un étrange vent de défaitisme suicidaire sur la galaxie communiste en Europe. Dans la plupart des pays de l’ancien « bloc socialiste », Pologne, Bulgarie, Roumanie, Hongrie, les appareils d’état privés de leur pouvoir par l’implosion du protecteur soviétique ont mué en partis sociaux (libéraux) démocrates, convertis au capitalisme et à l’OTAN, expulsant de leurs rangs les obstinés communistes fidèles à l’idéal premier, et réduits par la répression à des groupuscules quasi clandestins. A l’Ouest, la plupart des PC orphelins d’un modèle longtemps adulé sans les réserves nécessaires ont été déstructurés par l’évolution d’un capital mondialisé destructeur des usines et des classes ouvrières : ils ont perdu à la fois leur influence, leurs repères idéologiques et leur rôle dans l’histoire de leur pays. Ils ont accompli pour la plupart un Congrès de Tours à l’envers, retournant à l’opportunisme carriériste, au « crétinisme ministériel » et aux compromissions sans principe avec la social-démocratie.

Ainsi le PC italien, désireux avant tout d’accéder au pouvoir, se transforma d’abord en ectoplasme politique (a cosa) ouvert aux courants politiques les plus dissemblables ; il finit en Parti Démocrate, féru d’Europe supranationale et de paix sociale. Le PCF, lui, se donna chaque jour un peu plus à des dirigeants sans principes qui finiront quelques années plus tard en serviteurs du PS ou du patronat (Philippe Herzog, Fiterman, Robert Hue, etc.). Sa « mutation » des ans 2000 se fit en allégeance à des pouvoirs d’état privatisant l’économie, détruisant les conquêtes sociales, mais apte à pérenniser la réélection et la carrière des notables, élus et bureaucrates devenus maîtres du parti. Parallèlement, l’érosion puis l’agonie du tissu militant réduisait à néant ses capacités d’action, même s’il conservait le nom de parti communiste, auquel la plupart de ses adhérents étaient attachés. En son sein, une bonne partie de ces cadres opportunistes aspirent toujours, sans parfois l’avouer, à élargir l’organisation à des courants extérieurs, « humanistes », « écologistes », « féministes », à « dépasser la forme parti », comme disaient à Rome les théoriciens de « a cosa » quelques 20 ans plus tôt. Cela bien sûr pour obtenir des soutiens et des prébendes aux élections locales et nationales.

Cette dérive opportuniste bascula aussi le PC d’Espagne, transformé en Izquierda Unida (Gauche unie), regroupement de sensibilités contradictoires et prêt à s’allier avec n’importe qui, des nationalistes conservateurs en Catalogne, aux sociaux-libéraux en Andalousie, etc. Mais l’exemple le plus évident vint d’Allemagne, après l’effondrement de la RDA et son absorption dans la « Gross Deutschland » capitaliste . Les aspirations ou nostalgies communistes restaient fortes à l’Est du pays, ce qui permit au parti SED, privé de son état, d’y subsister. Mais sous l’influence d’apparatchiks qui regrettaient surtout le pouvoir, ce PDS « rénové » aspirait avant tout à se débarrasser de l’étiquette communiste, considérée par eux comme un handicap électoral. Cela aboutit en 2007 à la création de « Die Linke » ( la gauche), avec l’apport de militants des Landers de l’Ouest et l’inclusion de groupes disparates sociaux-démocrates, trotskistes, pacifistes, écologiques, etc. Cet « élargissement » servit d’exemple à tous ceux qui rêvaient dans les pays voisins de dissoudre les partis communistes dans un agglomérat plus vaste. En 2009, les résultats électoraux semblèrent leur donner raison : Die Linke atteignit presque 12% des suffrages en Allemagne. La réalité en trois ans a fait exploser cette naïveté : sitôt que les dirigeants de Die Linke, sortant de l’opposition, se sont alliés pour gouverner avec les sociaux-démocrates comme à Berlin, ils ont endossé la responsabilité d’une politique néfaste et ont été rejeté par leur électorat. Début juin 2012, Die Linke est retombé à 5% des voix et son congrès, houleux, a vu s’opposer les « pragmatiques » désireux de pouvoir et d’alliance avec le SPD, et les « socialistes de gauche » pour lesquels le parti reste un instrument de lutte sociale anti-capitaliste. La nouvelle direction issue de ces débats est hétérogène, on peut donc s’interroger sur l’avenir de ce parti.

Dans une Grèce aux prises avec les mesures d’austérité dictées par l’Europe supranationale et les banques, la coalition de gauche hétéroclite Syriza dénonce les régressions sociales mais prône le sauvetage de l’euro et des institutions européennes. Elle a été présentée par les médias et le PGE que préside Pierre Laurent comme la seule riposte possible à la loi des marchés spéculatifs. En France, Mélenchon a qualifié Syriza de « notre parti » et le PCF a fait sa promotion au détriment du KKE, parti des communistes grecs. Grâce à quoi, Syriza a réussi à ponctionner une partie des voix du KKE, et la droite l’emporte en Grèce.

Le constat est partout le même : l’électoralisme qui justifie pour certains cadres dirigeants l’alignement des communistes sur les partis sociaux-libéraux responsables des politiques d’austérité, peut apporter quelques succès électoraux ambigus et éphémères, mais conduit rapidement à l’affaiblissement voire à la disparition des PC. Après la dégringolade d’Izquierda Unida en Espagne, de Rifondazione communista en Italie qui a cru bon de siéger au gouvernement de la « gauche », l’histoire des Die Linke en Allemagne le confirme. Et s’il fallait aussi une preuve française, elle est venue les 10 et 17 juin 2012 : le PCF s ‘était quasiment dissout dans un Front de gauche rendu euphorique par les 12% de Mélenchon aux présidentielles. Il a chuté à moins de 7% qui sont à mettre à l’actif d’une coalition électorale, non du seul PCF. Certains dirigeants de ce parti rêvent encore de participer à un gouvernement de la « gauche » et ils s’affirment toujours membres de la majorité présidentielle : le bilan de la tactique adoptée est pourtant catastrophique : le PCF avait 17 députés en 2007,il lui en reste 8 en 2012 (plus 2 Front de gauche).

Serait-ce la fin de l’histoire pour les partis communistes d’Europe ? La pente savonneuse n’est pas fatale. Les PC du Portugal, de Grèce, de Tchéquie, etc., ont su refuser cette stratégie du suicide qui ne répond qu’aux intérêts carriéristes d’élus ou de bureaucrates sans principes, mais en rien aux nécessités de transformation sociale vers un socialisme du 21ème siècle.

 

Francis Arzalier

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2633

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 10:10

Claude Beaulieu

Articles divers concernant les communistes et la nation

mercredi 11 juillet 2012, par Comité Valmy

 

Rien n’est plus précieux que l’indépendance et la liberté - Ho Chi Minh

 

En cet été 2012, de nombreux communistes membres du PCF et souvent, à l’extérieur de celui-ci, sont mobilisés de différentes manières afin de contribuer à une réflexion collective sur l’avenir de notre pays et la nécessité pour la France de bénéficier à nouveau - au service de son peuple - de l’existence d’un authentique parti communiste.

Celui-ci doit-être capable de percevoir qu’aujourd’hui la lutte de classe a pris un caractère national. Cela signifie que si la contradiction principale oppose toujours la classe ouvrière de notre pays à sa bourgoisie devenue apatride, elle l’oppose en même temps et en premier lieu, à l’oligarchie financière mondialisée qui opprime de manière quasi coloniale notre peuple, à travers l’euro dictature atlantiste, occidentaliste et germano-américaine.

La direction actuelle du PCF, ayant perdu ses racines, a malheureusement abandonné ce que Georges Marchais qualifiait encore de " patriotisme intransigeant qui nous anime, l’autre face de notre internationalisme." Refusant de percevoir qu’aujourd’hui en France ainsi que dans de nombreux pays au monde, la question sociale et la question nationale sont inséparables, elle soutient sous prétexte d’une impossible Europe sociale, la marche forcée vers une Europe fédérale des régions.

Cette entité artificielle qu’est l’Union européenne supranationale, ne sera jamais sociale. Dominée par les oligopoles germano- américaines, elle est conçue pour être non réformable. Ses promoteurs l’affirment irréversible.

En France, une lutte indépendantiste est aujourd’hui nécessaire. Un combat de libération nationale, comparable dans d’autres circontances historiques à celui de la Résistance et du CNR, durant la seconde guerre mondiale.

Le Comité Valmy dans lequel je milite, estime que le rassemblement à construire en même temps que la dynamique de régénération d’un parti communiste en France, doit être anti-oligarchique, républicain, patriotique, social et anti-impérialiste.

Ce rassemblement populaire en perspective et destiné à devenir majoritaire, doit s’adresser à toutes les classes et couches sociales du peuple qui subissent la politique néolibérale de l’oligarchie financière.

Pour contribuer à la réflexion politique qui se développe, nous avons pensé utile de rassembler et de proposer ici, quelques uns des articles publiés sur notre site et concernant les communistes et la nation.

Pour le Comité Valmy,
Claude Beaulieu, militant communiste.

Mis en ligne le 7 juillet 2012


- La passion de la France - Georges Marchais

- LA NATION, REALITE VIVANTE ET EVOLUTIVE (1992) par Antoine Casanova

- "Un peuple ne peut renoncer à sa souveraineté" Monique Picard-Weyl

- Tordre le cou à toutes les confusions sémantiques sur la valeur nation - Par Roland Weyl

- Identité nationale : souveraineté nationale et souveraineté populaire - Roland Weyl

- 1956, la question nationale et la guerre froide - Domenico Losurdo

- L’impossible gestion de l’Euro - Samir Amin

- "D’autres chemins que celui suivi par les communistes russes"... Maurice Thorez

- "NOUS CONTINUONS LA FRANCE" - Paul Vaillant-Couturier (1936)

- Les communistes français et la question nationale - Etienne Fajon

- La voie du CNR et du retour en Résistance... Claude Beaulieu

- « Vive la Nation ! » Par Georges Gastaud

- LA VOIE SOUVERAINISTE ! Par Michel Peyret

- Réflexion à propos du "débat sur l’identité nationale" par Jacques Maillard

- Union du peuple de France ! André Gérin

LA LUTTE DE CLASSE A PRIS UN CARACTERE NATIONAL - Claude Beaulieu

- Résistance d’hier et d’aujourd’hui - Léon Landini

 

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2632

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 10:07

Vaincre l’impérialisme français, produit de l’oligarchie financière et patronale, est indispensable à la fois pour l’émancipation des peuples d’Afrique et pour la sauvegarde de la nation française, détruite par sa classe dominante sur l’autel de l’ « intégration européenne ». Le PRCF dédie aux combattants algériens et français de l’indépendance algérienne ce poème du Communard Arthur Rimbaud »:

 

L’éloge d’un héros Le poème de Rimbaud sur Jugurtha

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra:
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
Du second Jugurtha de ces peuples ardents,
Les premiers jours fuyaient à peine à l’Occident,
Quand devant ses parents, fantôme terrifiant,
L’ombre de Jugurtha, penchée sur leur enfant,
Se mit à raconter sa vie et son malheur :
‘’O patrie ! O la terre où brilla ma valeur !’’
Et la voix se perdait dans les soupirs du vent.
‘’Rome, cet antre impur, ramassis de brigands,
Echappée dès l’abord de ses murs qu’elle bouscule,
Rome la scélérate, entre ses tentacules
Etouffait ses voisins et, à la fin, sur tout
Etendait son empire ! Bien souvent, sous le joug

On pliait. Quelquefois, les peuples révoltés
Rivalisaient d’ardeur et, pour la liberté,
Versaient leur sang. En vain !
Rome, que rien n’arrête,
Savait exterminer ceux qui lui tenaient tête !….’’

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’De cette Rome, enfant, j’avais cru l’âme pure.
Quand je pus discerner un peu mieux sa figure,
A son flanc souverain, je vie la plaie profonde !…
La soif sacrée de l’or coulait, venin immonde,
Répandu dans son sang, dans son corps tout couvert
D’armes ! Et une putain régnait sur l’Univers !
A cette reine, moi, j’ai déclaré la guerre,
J’ai défié les Romains sous qui tremblait la terre !….’’

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’Lorsque dans les conseils du roi de Numidie,
Rome s’insinua, et, par ses perfidies,
Allait nous enchaîner, j’aperçus le danger
Et décidai de faire échouer ses projets,
Sachant bien qu’elle plaie torturait ses entrailles !
O peuple de héros ! O gloire des batailles !
Rome, reine du monde et qui semait la mort,
Se traînait à mes pieds, se vautrait, ivre d’or !
Ah, oui ! Nous avons ri de Rome la Goulue !
D’un certain Jugurtha on parlait tant et plus,
Auquel nul, en effet, n’aurait pu résister !’’

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’Mandé par les Romains, jusque dans leur Cité,
Moi, Numide, j’entrai ! Bravant son front royal,
J’envoyai une gifle à ses troupes vénales !…
Ce peuple enfin reprit ses armes délaissées :
Je levai mon épée. Sans l’espoir insensé
De triompher. Mais Rome était mise à l’épreuve !
Aux légions j’opposai mes rochers et mes fleuves.
Les Romains en Libye se battent dans les sables.
Ils doivent prendre ailleurs des forts presqu’imprenables :
De leur sang, hébétés, ils voient rougir nos champs,
Vingt fois, sans concevoir pareil acharnement !’’

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’Qui sait si je n’aurai remporté la victoire ?
Mais ce fourbe Bocchus… Et voilà mon histoire.
J’ai quitté sans regrets ma cour et mon royaume :
Le souffle du rebelle était au front de Rome !
Mais la France aujourd’hui règne sur l’Algérie !…
A son destin funeste arrachant la patrie.
Venge-nous, mon enfant ! Aux urnes, foule esclave !…
Que revive en vos coeur ardent des braves !…
Chassez l’envahisseur ! Par l’épée de vos pères,
Par mon nom, de son sang abreuvez notre terre !…
O que de l’Algérie surgissent cent lions,
Déchirant sous leurs crocs vengeurs les bataillons !
Que le ciel t’aide, enfant ! Et grandis vite en âge !
Trop longtemps le Français a souillé nos rivages !…’’
Et l’enfant en riant jouait avec un glaive !…

II. Napoléon ! Hélas ! On a brisé le rêve
Du second Jugurtha qui languit dans les chaînes…
Alors, dans l’ombre, on, voit comme une forme humaine,
Dont la bouche apaisée laisse tomber ces mots :
‘’Ne pleure plus, mon fils ! Cède au Dieu nouveau !
Voici des jours meilleurs ! Pardonné par la France,
Acceptant à la fin sa généreuse alliance,
Tu verras l’Algérie prospérer sous sa loi…
Grand d’une terre immense, prêtre de notre droit,
Conserve, avec la foi, le souvenir chéri
Du nom de Jugurtha !…N’oublie jamais son sort :
III. Car je suis le génie des rives d’Algérie !…’’

poème traduit du latin

 

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=11224

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 10:06

 Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Dans le Morning Star, le dirigeant syndical, membre de la coalition « No2EU – Non à l'Union européenne », Brian Denny analyse de nouvelles législations qui représentent une escalade dans la stratégie anti-syndicale des promoteurs d'un marché unique européen dérégulé.

 

 

Élaboré par le premier ministre Italien non-élu « technocratique » Mario Monti, un nouveau règlement porte sur la controverse qui a fait rage autour de deux fameux jugements anti-syndicaux – les affaires Viking et Laval – rendus par la Cour de justice européenne (CJE), récemment renommée Cour de justice de l'Union européenne (à ne pas confondre avec la Cour européenne des droits de l'Homme, qui n'est pas un organe de l'UE).

 

Membre éminent du très secret Groupe Bilderberg, ce club fermé rassemblant l'élite des financiers, industriels et politiciens occidentaux, et conseiller international de Goldman Sachs, Monti a soutenu fort logiquement les jugements de la CJE et les a désormais inscrit dans le droit communautaire.

 

Comme la directrice de l'Institut pour les droits liés à l'emploi (IER), Carolyn Jones, l'explique, dans les affaires de la CJE, la Cour a décidé que le droit des employeurs à parcourir le globe à la recherche d'une main d'oeuvre bon marché afin d'offrir des « biens et des services » l'emportait sur le droit fondamental des travailleurs à l'action de grève visant à protéger leurs contrats et conditions de travail.

 

« Ainsi, dans le cas Viking, une entreprise de ferry Finlandaise a remis en cause les contrats des marins Finlandais en adoptant le pavillon Estonien et en embauchant des travailleurs Estoniens moins chers.

 

Dans le cas Laval, une entreprise Lettone a remis en cause les termes d'une convention collective Suédoise en embauchant des travailleurs Lettons moins chers afin de travailler sur un chantier Suédois », a-t-elle affirmé.

 

Dans les deux cas, les syndicats concernés ont lancé des actions de grève afin de défendre leurs conventions et leurs conditions. Et dans les deux cas, la CJE a décidé que l'article 43 (liberté d'établissement) et l'article 49 (liberté à offrir des services) du Traité CE étaient plus fondamentaux que le droit de grève.

 

L'application de Viking et Laval dans les tribunaux nationaux des Etats-membres de l'UE a fait l'objet de plaintes auprès des organismes de contrôle de l'Organisation internationale du travail (OIT), qui à son tour a fait savoir très clairement que le droit élaboré par la CJE n'était pas conforme aux obligations relevant des conventions 87 et 98 de l'OIT.

 

Parmi ces plaintes, celles émises par le syndicat des pilotes Balpa, qui lors d'une lutte avec British Airways a été menacé d'une action légale et d'amendes illimitées – non car le syndicat avait enfreint la loi nationale mais parce que son action constituait une violation du droit de l'employeur garanti par l'article 43 du Traité CE (désormais article 49 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne), à la suite de la décision prise dans l'affaire Viking.

 

En réponse, le comité d'experts de l'OIT a jugé que les effets de l'affaire Viking, tels que reflétés dans la décision contre Balpa, ne faisaient que placer la Grande-Bretagne encore plus en contradiction avec la Convention 87.

 

Selon le comité, « la menace omniprésente d'une action pour dommages et intérêts qui pourraient démolir financièrement le syndicat, possible désormais à la lumière des jugements Viking et Laval, crée une situation où les droits garantis par la Convention ne peuvent être appliqués ».

 

Désormais Monti II, signé le 21 mars, remet en cause le droit des syndicats à s'engager dans des négociations collective lors d'un mouvement de grève.

 

Il restreint le droit à l'action collective de bien des manières.

 

Il garantit que les « libertés » économiques auront la priorité sur les droits sociaux fondamentaux.

 

Il renforce le test de « proportionnalité » élaboré dans le cas Viking, permettant aux juges nationaux et de la CJE de décider si l'action collective des travailleurs est « nécessaire ».

 

Il renforce l’interprétation donnée par la CJE dans les cas Viking et Laval et ne résout pas les problèmes causés par ces jugements.

 

Le professeur à l'IER Keith Ewing affirme que le règlement Monti II « échoue à traiter l'évolution des droits de l'Homme relatifs au droit de grève.

 

Au lieu de cela, le règlement ferait entrer les décisions de la CJE dans le droit communautaire, laissant aux juges nationaux et de la CJE le recours à un test de proportionnalité étroit et biaisé dans les intérêts du capital.

 

Il n'y aura de solution au problème Viking et Laval tant qu'il n'y aura pas de règles claires indiquant que l'action collective puisse être entreprise dans le respect des droits de l'Homme, et tant que la menace de dommages illimités pesant sur les syndicats pour le simple exercice d'un droit social fondamental ne sera pas levée », a déclaré Ewing.

 

Carolyn Jones souligne que l'échec du règlement à corriger le déséquilibre de plus en plus important entre les droits économiques des employeurs et les droits humains des travailleurs souligne les limites de l' « Europe sociale » telle que la présentait Delors et telle que l'a adopté le mouvement syndical en 1988.

 

« Le Traité pour la stabilité, la coordination, et la gouvernance signé par les gouvernements de la zone euro en mars 2012 promet de porter l'Europe encore plus loin sur la voie de l'austérité en imposant des coupes draconiennes aux États-nations au nom de la réduction des déficits.

 

Si les syndicats continuent à être restreints dans la manière dont ils peuvent répondre légalement à ces coupes, alors peut-être une action alternative deviendrait nécessaire.

 

Une action qui aiderait à bousculer les esprits européens serait de soutenir les appels venant de toute l'UE à des référendums questionnant l'idée même de l'adhésion à l'UE », a-t-elle affirmé.

 

RMT [NdT : Syndicat des transports, cheminots et dockers, connu pour ses positions de lutte de classe et anti-européennes] est un syndicat qui affirme depuis longtemps que l' « Europe sociale » est un écran de fumée déployé pour aspirer la classe ouvrière organisée dans les structures de l'UE tout en ne donnant que des miettes aux travailleurs.

 

S'exprimant récemment à une rencontre du mouvement « People's Pledge » [NdT : Campagne pour un référendum portant sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l'UE] à Thurrock appelant à un référendum sur l'adhésion à l'UE, le secrétaire général du RMT Bob Crow a mis en garde sur le fait que des institutions de l'UE non-élues, représentant directement les plus grandes banques Européennes et leurs intérêts, allaient renverser des gouvernements élus et imposer le chômage de masse, le dumping social et l'austérité à perpétuité partout.

 

« Il est temps pour le mouvement syndical d'exiger un référendum afin de construire la résistance à l'avidité capitaliste, que ce soit à l'UE ou à son partenaire de rang inférieur, ce gouvernement Conservateur-démocrate complètement pourri », a-t-il conclu.

 

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-reglement-monti-ii-quand-l-union-europeenne-relance-l-offensive-contre-le-droit-de-greve-107951178.html

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 16:29

Aujourd'hui la protection sociale (Sécu, retraite) est financée par les cotisations sociales ouvrières et patronales à 55% et cela est insuffisant pour couvrir les besoins.

Il nous faut donc réfléchir à quelle protection sociale, nous voulons pour le monde du travail et surtout quel financement et bien sûr revenir sur les exonérations patronales.

Les maîtres-mots employés par les uns et les autres sont : paiement de la dette, baisse du coût du travail, compétitivité... Et ce malgré le changement de majorité, c'est vraiment le leitmotiv récurrent de ceux qui nous dirigent.

Au temps des esclaves, on déplaçait ceux-ci vers les lieux de production au nom de la compétitivité, au temps de la mondialisation, on déplace les lieux de production vers les pays dont les coûts de main d'œuvre sont les plus bas.

Pour nous, FRONT SYNDICAL DE CLASSE,  c'est toute notre protection sociale qui est remise en cause.

Et en aucun cas, nous ne pouvons accepter le revirement de la C.G.T.  concernant la C.S.G.

Depuis toujours la C.G.T.  avait pris position pour dire haut et fort que la C.S.G. devait être supprimée, qu'elle était néfaste, injuste, et qu'elle avait été créée en faveur du patronat, car c'est un réel impôt qui touche tous les revenus... La C.G.T. avec raison  s'y était donc opposée en menant l'action avec les salariés(ées), en les invitant à signer des pétitions.

Aujourd'hui, la C.G.T.  déclare qu'elle veut « transformer » de fond en comble la CSG...

Que se passe-t-il ? Quel revirement de situation ? Pourquoi la C.G.T.  trouvait cette mesure mauvaise, alors qu'aujourd'hui  dans ses écrits, elle approuverait cet impôt que les salariés paient deux fois (une fois par une cotisation sociale supplémentaire et une 2ème fois, car cette retenue est réintégrée pour déterminer le salaire imposable).

 

Chérèque, au nom de la C.F.D.T. et de la « compétitivité » indique sa préférence pour une augmentation de la CSG pour financer la politique familiale. Une telle proposition exonère le patronat des cotisations correspondantes. Le Medef revendique la suppression de 5.4 % de cotisations allocations familiales afin de relancer la compétitivité des entreprises ! Une belle similitude de point de vue, n'est-ce-pas ?

LA C.G.T. a démontré  à maintes reprises que la CSG de 2009 a rapporté 82 milliards d'euros qui ont été payés par 82 % des salariés(ées), retraités, demandeurs d'emplois, malades et invalides.

Et en 2010, avec 84 milliards d'euros, ce sont les mêmes catégories sociales qui à 88 % ont payé cette C.S.G. !

Il est évident que cette C.S.G a des conséquences dramatiques pour l'accès aux soins et sur le pouvoir d'achat. Les trois quarts du produit de la C.S.G, créé par le gouvernement Rocard sont issus des revenus d'activité (ce qui veut dire que si on ajoute les retraites, les indemnités journalières etc.) ce sont bien les salariés(ées) qui une fois de plus casquent. et lorsque cette C.S.G. fut mise en place, cette création a rompu avec la logique originelle et a réduit la part de cotisations du mode de financement patronal. 

N'oublions pas que notre système de protection sociale est encore une exception dans le monde, par rapport a beaucoup de pays où rien n'existe.

La situation actuelle du financement est l'héritage des ordonnances de 1945, mises en application par le CNR dans une situation plus difficile qu'aujourd'hui.

Nous ne pouvons laisser détruire cela au nom du marché et du profit.

Dans tous les cas, ne cédons sur le financement de notre protection sociale en acceptant la C.S.G. ou la TVA dite sociale : l'une comme l'autre doivent être mises au placard.

Un syndicat digne de ce nom, ne doit en aucun cas, entrer dans cette mascarade d'échanger l'une pour l'autre. Face à nos adversaires de classe, nous devons rester ferme, et bec et ongle, préserver notre système social, basé sur la solidarité.

 

La classe ouvrière et les syndicats sensés la représenter ont un rôle important dans cette lutte.

Ne perdons jamais le cap, nos adversaires de classe, le patronat et la finance avec ses alliés des gouvernements successifs, nous ont déjà fait subir de nombreux reculs.

Rappel :

-  nous sommes les 99 % qui faisons vivre le 1 % des plus riches, qui sans le travail créateur de richesses, ce 1 % ne pourrait vivre.

- les exonérations de cotisations sociales pour le patronat par l'état depuis leurs créations en 91 jusqu'en 2010, représentent  318,8 milliards d'euros, l'état qui depuis cette date devait reverser à la sécurité sociale cette somme, n'en a reversé que 276,7 milliards d'euros. Alors que nous, travailleurs, retraités, depuis l'origne nos cotisations sont toujours retenues sur nos paies, ou retraites.

Toutes et tous ensemble, condamnons fermement le financement de la protection sociale par la TVA, la CSG ou par l'impôt (dont les tauliers rêvent d'effectuer le prélèvement à la source directement sur les salaires).

 

D. G. (CGT) pour le FSC

 

http://www.frontsyndical-classe.org/article-tva-sociale-csg-attention-danger-107762911.html

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 16:27

 Communiqué de presse:


L’Association nationale des DRH d’entreprises vient de proposer la suppression de 3 jours fériés en mai, juin et août pour les transformer en journées volantes prises sur demande des salariés. Sous couvert de « pluralisme religieux », l’Association des DRH indique que cela rendrait plus facile, pour les non-chrétiens,

la prise de congés pourmotif religieux. Ceci est une apparence.

 

Derrière les mots, les faits

Dans la réalité, les DRH indiquent clairement que leur souci réel est d’en finir avec les ponts qui sont engendrés par certains jours fériés. Il s’agit pour eux d’augmenter le nombre de jours travaillés pour augmenter la productivité dans les entreprises.

C’est, en quelque sorte, la RGPP(Révision Générale des Politiques Publiques) appliquée aux salariés du privé : diminution des acquis et des postes de travail,

augmentation de la productivité (exploitation), flexibilité, mutualisation des moyens.

En aucun, il ne s’agit de « laïciser » le calendrier des jours fériés qui l’est depuis longtemps. Il convient de noter cette bourde monumentale dans les propositions

de l’ANDRH : « En effet, dans l’entreprise, tous lesjours fériés sont d’origine chrétienne ». Le 8 mai et le 11 novembre : des fêtes chrétiennes ? Il s’agit de mettre en oeuvre, au niveau des entreprises, une politique d’austérité et de surexploitation, qui n’ose pas dire son nom.

 

Un fichage généralisé ?

Cette question de la prise de « journées volantes » pour les fêtes religieuses est le prélude à un fichage généralisé dans les entreprises. Voici ce que l’on peut lire (page 16) : «Objectif : avoir des indicateurs permettant de mesurer les minorités visibles (origine, genre apparent, handicap visible,…) et non visibles (conviction religieuse, handicap non visible, orientation sexuelle, engagement syndical, âge,..). La cartographie d’un état des lieux permettra de mesurer les progrès réalisés ». Tout ceci est parfaitement illégal.

 

C’est le totalitarisme communautariste en marche

Si le souci des DRH d’entreprises était de permettre le respect absolu de la liberté de conscience des salariés, il suffirait au Patronat de prendre des mesures dans le secteur privé, analogue aux dispositions de la Fonction publique, qui autorisent des journées

d’absence, dans le respect de la vie privée des fonctionnaires, pour quelque motif que ce soit, dont les motifs de fêtes religieuses.

 

Refusant de s’associer à cette duperie, la Fédération nationale de la Libre Pensée repousse cette proposition et demande aux pouvoirs publics de ne pas y donner suite.

 

Paris, le 3 juillet 2012

La FÉDÉRATION NATIONALE

DE LA LIBRE PENSÉE

 

http://eldiablo.over-blog.org/article-suppression-de-3-jours-feries-ce-n-est-ni-au-patronat-ni-aux-dirigeants-d-entreprise-de-decider-107801054.html

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Published by Vendémiaire - dans Syndicalisme
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