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Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 14:02
 


 

Les convulsions du capitalisme - Edito du n°14
 

A l’occasion du centième anniversaire de la révolution russe, la bourgeoisie du monde entier va mobiliser son armée d’historiens et de journalistes pour qu’ils nous disent, une nouvelle fois, à quel point les révolutions en général sont mauvaises – et en particulier celle qui porta au pourvoir le parti bolchevik.
 

On connait d’avance leurs arguments. Ce sont toujours les mêmes, creux et mensongers. Ils nous expliqueront que les horreurs du stalinisme étaient en germe, déjà, dans la révolution d’Octobre 1917, dans le parti de Lénine, voire dans le cerveau de ce dernier. Ils parleront d’Octobre comme d’un « coup d’Etat ». Ils disserteront sur l’effondrement des régimes staliniens, au début des années 90, qu’ils désigneront comme le tombeau de toute alternative au système capitaliste.
 

« Risque politique maximal »


Nous répondrons à cette propagande. Mais d’ores et déjà, on peut observer que les chantres du capitalisme n’ont plus la même flamme, plus le même optimisme qu’au lendemain de la chute de l’URSS, il y a moins de 30 ans. Ils broient du noir. Depuis la crise de 2008, rien ne va plus. Le « retour de la croissance » est comme un mirage : sans cesse annoncé, toujours reporté. Et les perspectives sont chargées d’« incertitude », comme le signalait Le Figaro du 30 décembre, qui citait ces propos d’Ulrich Grillo, le chef de l’organisation patronale allemande : « Le niveau d’incertitude mondiale a augmenté, tout comme l’imprévisibilité. Malheureusement, je crains que cela ne change pas beaucoup en 2017 ».
 

Oui, le « niveau d’incertitude » a augmenté, en 2016. Le Brexit et l’élection de Donald Trump, par exemple, n’avaient pas été anticipés – ni souhaités – par les stratèges les plus avisés du grand Capital. Il faut dire que ces deniers sont complètement déconnectés des conditions de vie et de l’humeur réelles des masses, qui subissent la crise de plein fouet et cherchent désespérément une issue. Le Brexit et Donald Trump, bien sûr, ne seront pas une solution aux problèmes des travailleurs britanniques et américains. Mais ces deux événements n’en signalent pas moins un profond rejet du « système ». En Italie, l’ex-Premier ministre Matteo Renzi vient lui aussi d’en faire l’amère expérience.
 

En retour, ces crises politiques – et leurs conséquences – déstabilisent un peu plus les fondements de l’économie mondiale. Le Brexit est loin d’avoir produit tous ses effets sur l’UE et son économie. Les vociférations protectionnistes de Donald Trump, avant son élection, font redouter une guerre commerciale avec la Chine, entre autres. La chute de Renzi aggrave les pressions sur un système bancaire italien au bord du gouffre. Or d’autres crises politiques de cet ordre sont inévitables. L’article du Figaro que nous avons cité a pour titre : Risque politique maximal pour l’économie mondiale. On ne saurait mieux dire.
 

Désordre mondial


A cela s’ajoutent les risques liés à l’énorme instabilité des relations internationales. Les peuples martyrisés du Moyen-Orient n’en ont pas fini avec les guerres impérialistes. Les médias occidentaux accusent Vladimir Poutine. Leur hypocrisie n’a pas de limites. Certes, en Syrie, Poutine défend uniquement les intérêts de l’oligarchie réactionnaire russe. Mais les impérialistes américains, français et britanniques sont très mal placés pour lui donner des leçons de pacifisme. Ils interviennent militairement dans cette région depuis des décennies. Ils sont les premiers responsables du chaos sanglant qui y règne – et du fondamentalisme, qu’ils ont armé et financé. Ils versent des larmes de crocodile sur la population d’Alep, mais ne trouvent que des vertus à l’offensive contre Mossoul. Ils passent sous silence la guerre monstrueuse que mène leur allié saoudien au Yémen, dont la moitié de la population se trouve exposée au risque de famine.
 

Face à la domination des Russes en Syrie, Donald Trump annonce qu’il veut davantage collaborer avec Poutine, lequel s’en félicite. Mais les déclarations diplomatiques sont une chose. Autre chose est la réalité des intérêts objectivement divergents des impérialismes américain et russe. L’establishment américain le rappellera fermement à Donald Trump. En attendant, son « isolationnisme » proclamé signifie sans doute qu’il se concentrera sur les zones d’influence traditionnelles de l’impérialisme américain. C’est lourd de dangers pour les peuples d’Amérique latine – et en particulier pour ceux de Cuba et du Venezuela.
 

La présidentielle et la campagne de Mélenchon


Dans son Programme de transition, écrit en 1938, Léon Trotsky écrivait : « la bourgeoisie marche maintenant les yeux fermés à la catastrophe ». De nos jours, elle y marche les yeux grands ouverts, instruite par toute une série de crises. Mais reste que, chaque fois, les événements la prennent par surprise. Elle les enregistre dans la stupeur de l’après-coup – et n’anticipe pas mieux ceux qui se préparent. Elle est profondément désorientée.
 

La situation politique française en est un bon exemple. Si l’on en croit les « experts » des médias bourgeois, le vainqueur de l’élection présidentielle est connu d’avance : ce sera François Fillon, après un deuxième tour face à Marine Le Pen. N’est-ce pas ce qu’annoncent tous les sondages ?
 

Il est bien possible qu’il en soit ainsi. Les politiques réactionnaires du gouvernement Hollande – et en particulier la loi Travail – ont porté un coup sévère à la crédibilité du PS, dont le candidat aura le plus grand mal à susciter de l’enthousiasme. Pour canaliser les électeurs réticents à voter Fillon, les médias feront la promotion du chevalier Macron, si beau, si frais, si faux. Quant à Marine Le Pen, elle sera promue comme vote « protestataire » sans danger pour le système – puis serait l’épouvantail idéal, au deuxième tour, pour que Fillon l’emporte facilement.
 

Sur le papier, ce scénario n’est pas absurde. Mais il n’est pas du tout certain, car il fait abstraction de la volatilité et de la polarisation extrêmes de l’« opinion publique », qui sont elles-mêmes l’expression de la colère et de la frustration explosives qui travaillent les profondeurs de la société française. C’est précisément cela que les « experts » ne perçoivent pas concrètement, car ils sont eux-mêmes déconnectés des conditions de vie et des souffrances de la grande majorité de la population. Aussi n’anticipent-ils pas tout le potentiel de la candidature de Mélenchon, qui offre la possibilité d’infliger au « système » un coup venant de la gauche, à partir d’un programme hostile aux politiques d’austérité, aux inégalités sociales et à la corruption de la démocratie bourgeoise.
 

Au moment où nous bouclons ce journal, le 3 janvier, les sondages attribuent à Mélenchon 13 à 15 % d’intentions de vote, soit déjà davantage que son résultat de 2012 (11 %). A l’issue des primaires du PS, il est bien possible que son vainqueur soit toujours moins bien placé que Mélenchon, dans les intentions de vote. Alors, le candidat de la France insoumise deviendrait, de facto, ce que les dirigeants du PS appelaient le « vote utile » face à la droite – lorsqu’ils en étaient les bénéficiaires. Cela ne manquerait pas de piquant. Mais au-delà de l’arithmétique des sondages, dont la valeur est limitée, il y a l’indiscutable élan d’enthousiasme dont la campagne de Mélenchon bénéficie dans de larges couches de la jeunesse et du salariat. Cet élan ne cesse de se développer. Il est tout à fait possible qu’il franchisse des seuils décisifs, dans les mois qui viennent. Révolution y contribuera à la hauteur de ses moyens, avec ses idées et son programme marxistes, et appelle tous ses lecteurs et sympathisants à faire de même.

 

www.marxiste.org

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 12:54

Paris, le 30 décembre 2016

 

 

Cher Arnaud, Cher Benoît,

Le Comité national d’organisation ou La Haute Autorité n’ont pas validé ma candidature légitime aux primaires citoyennes ouvertes à la gauche et aux écologistes des 22 et 29 janvier.

Le nombre significatif de mes soutiens : celui de nombreux élus socialistes, celui des quelque 13 500 citoyens de gauche, puis des 5 500 signataires du recours mobilisés en 48 h ont légitimé le discours de campagne que je tenais depuis le mois de juin 2016. C’est parce que ma candidature répondait à un besoin social profond (la défense des petits salaires et des petites retraites) que Jean-Christophe Cambadélis s’est montré déterminé à empêcher que je puisse parler aux électeurs de gauche. Ils ont fait exploser les critères de sélection des postulants candidats en cours de route : parrainages ou pas, BAP ou pas, « wild card » ou pas…

Le juge des référés a ouvert la porte à cette reconnaissance de l’éclatement scandaleux des règles mais il a refusé de s’engager plus loin en tant que tel.

Malgré mon éviction, mes amis et moi, et ceux qui nous ont rejoint, nous voulons plus que jamais sanctionner le bilan du quinquennat incarné aujourd’hui par Manuel Valls : c’est le TSCG, le CICE, les lois Sapin (ANI) , les 6 trimestres supplémentaires pour la retraite, les lois Macron, El Khomri et six 49.3 scélérats. Nous voulons faire réussir les primaires et faire gagner la gauche socialiste.

La gauche pour repartir et regagner une confiance de masse ne peut faire autrement que de rompre avec cet échec de 5 ans, qui nous a fait perdre 5 élections, qui a produit 1,3 million de chômeurs de plus, qui a donné 41 milliards de CICE au patronat au lieu d’aider l’emploi direct, une austérité qui cassait la relance, et enfin ils ont brisé 100 ans de droit du travail – même le dimanche !… Sans oublier le refus de l’amnistie des syndicalistes, le projet de déchéance de nationalité après le rejet des Roms et la stigmatisation des musulmans, ni les voyages en Chine pour dénigrer les 35 h ou en Arabie Saoudite pour dénigrer les salariés d’Air France traités, depuis là-bas, de « voyous ».

Après tant de déceptions, et disons-le d’un sentiment de trahison qui fait si mal, la reconquête de l’électorat, à la présidentielle et d’abord aux primaires, passe forcément par une bataille pour l’unité de la gauche autour d’un projet convaincant, répondant clairement à ses attentes et à une exigence sociale exacerbée.

Le projet que je souhaitais présenter à nos concitoyens porte le social au cœur avec des mesures phares à satisfaire dès le début du quinquennat et parmi elles : une hausse significative du SMIC et des plus bas revenus, la réduction du temps de travail à 32 h hebdomadaires, la limitation du travail précaire, le contrôle des licenciements boursiers, le plafonnement légal des rémunérations annuelles des dirigeants d’entreprises, l’extension des conditions de retour à la retraite à 60 ans, une réforme fiscale, une réforme bancaire, une transition écologique, une marche vers la VI° République.

L’espoir du succès de la gauche à la présidentielle passe par le rassemblement de ses composantes autour d’un socle commun porté par une candidature unique, que j’appelle inlassablement de mes vœux depuis plus d’un an.

J’ai l’intention, avec tous mes amis de Démocratie & Socialisme, avec tous ceux qui m’ont soutenu, de poursuivre cette bataille politique. Nous souhaitons que cette bataille pour battre Valls et mettre le social au cœur soit le fait d’un rassemblement large afin que les 22 et 29 janvier, le renouveau socialiste l’emporte et que le mieux placé de vous deux gagne la bataille face à Manuel Valls et son bilan antisocial.

Au départ, vous vous en souvenez, puisque je vous ai écrit et contacté à plusieurs reprises depuis septembre, j’avais voulu qu’on fasse des gestes clairs de rassemblement entre nous quatre - avec Marie-Noëlle Lienemann. Je vous le propose de nouveau.

Je vous suggère de l’accepter car il y a deux tours, et il va falloir additionner impérativement nos voix, les vôtres et celles qui s’apprêtaient à venir spécifiquement me soutenir, il faut pour cela une dynamique politique.

Je suis prêt à faire campagne avec vous pour battre Manuel Valls et je souhaite, pour cela, que vous apportiez des précisions dans le débat public sur :

  • la hausse des salaires et la façon de prendre sur les dividendes (qui n’ont jamais été aussi élevés) ,
  • la façon dont vous envisagez l’abrogation de la loi El Khomri,
  • la façon dont vous comptez tous deux proposer en cas de victoire, dès le 30 janvier un programme de gouvernement commun à Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon, car nous le savons, sans dynamique unitaire la gauche sera écartée le 23 avril à 20 h,
  • les initiatives que vous comptez prendre pour parvenir à une candidature unique sur la base d’une plateforme commune afin d’aborder au mieux non seulement la présidentielle mais aussi les législatives.

Dans l’attente de vous lire et de nous rencontrer, je vous adresse, cher Arnaud, cher Benoît, l’expression de mon amitié socialiste, unitaire et combattante et aussi celle de tous mes amis organisés autour de la revue mensuelle « Démocratie & socialisme. »

Gérard Filoche

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 13:49
Vendémiaire 2017

 

Vendémiaire

vous souhaite

une très bonne année 2017

de luttes

et de combats victorieux !

 

La régression sociale

ne se négocie pas,

elle se combat !

(Henri Krasucki)

 

 

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 13:47

Résistance et victoires pour 2017



Le Front Syndical de Classe adresse à tous les travailleurs et à toutes les travailleuses, ainsi qu'à leurs familles et leurs proches, ses meilleurs vœux pour l'année 2017.

L'année 2016 aura été marquée par la poursuite de l'offensive contre tous les acquis du monde du travail ainsi que par la poursuite des guerres impérialistes.

Loi travail, déclinaison de la loi NOTRe et du PPCR dans la Fonction publique, criminalisation de l'action syndicale dans le contexte de l’État d'urgence prolongé indéfiniment (plus de 1000 syndicalistes poursuivis en 2016 !), réforme du collège et casse de la santé et de l'Hôpital public, ubérisation brisant toutes les garanties collectives… Le MEDEF, le CAC 40 et l'Ue sont aux manettes et déclinent via le PS les politiques définies au niveau européen pour formater les sociétés au tout profit capitaliste et pour détruire les souverainetés populaires et nationales.

Dans le même temps, les luttes n'ont pas cessé et le grand mouvement du printemps 2016 contre la casse du code du travail a montré la volonté de combattre de nombreuses bases syndicales CGT et a permis d'infléchir discours de la Confédération CGT grâce à l'intervention de ces mêmes bases.

Mais l'année qui s'ouvre est lourde de dangers pour le monde du travail et les candidats aux ordres du système et du MEDEF, de Le Pen à Valls en passant par Fillon et Macron se bousculent aux portillons de l'élection présidentielle…

Pour éviter le piège mortel de l'extrême droite, de la droite versaillaise et catholique traditionaliste ou du social-libéralisme, le mouvement syndical aura son mot à dire en revenant aux fondamentaux qui lui ont permis d'obtenir de grand succès comme en témoigne le film La sociale de Gilles Perret sur la Sécurité sociale portée par la CGT et ses 5 millions d'adhérents et un parti communiste (alors) révolutionnaire à près de 30% .

Ces fondamentaux ont été en partie résumés par la belle formule d'Henri Krasucki : «  la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »

Ce qui renvoyait à Marx expliquant que « si la classe ouvrière lâchait pied dans son conflit quotidien avec le capital, elle se priverait elle-même de la possibilité d'entreprendre tel ou tel mouvement de plus grande envergure. » et que parallèlement «  il faut que les ouvriers comprennent que le régime actuel, avec toutes les misères dont il les accable, engendre en même temps les conditions matérielles et les formes sociales nécessaires pour la transformation économique de la société. Ils doivent inscrire sur leur drapeau le mot d'ordre révolutionnaire: "Abolition du salariat". »

Alors que les luttes se multiplient dans beaucoup d'entreprises et de secteurs, les travailleurs doivent mettre la campagne électorale qui s'annonce sous la pression du mouvement social afin de résister à l’oligarchie et son système, au CAC 40, à l'Ue et à l'OTAN et afin de construire un rapport de force global posant la perspective du changement de société par l’appropriation collective des moyens de production et le pouvoir populaire.

Que l'année 2017 soit celle de la Résistance et de la Renaissance de l'espoir populaire !

 

Front Syndical de Classe, 30 décembre 2016

 
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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 15:20
 

Les images de Syriens victimes de bombardements, à Alep, suscitent l’indignation sincère des peuples du monde entier. Dans les grands médias, par contre, elles font surtout couler des larmes de crocodiles. Les journalistes et politiciens qui se succèdent sur les plateaux de télévision, ces derniers jours, pour condamner solennellement le bombardement d’Alep-Est, ne disent pas un mot des victimes innocentes de l’offensive en cours à Mossoul – ou encore de la guerre ignoble que le régime saoudien mène au Yémen.

Du fait du siège et du bombardement intensif du Yémen par l’aviation saoudienne, la moitié de ses 24 millions d’habitants se trouve aujourd’hui exposée au risque de famine. Selon l’UNICEF, au moins un enfant meurt toutes les dix minutes des conséquences de diarrhées, de malnutrition et d’infections respiratoires. 370 000 enfants souffrent déjà de malnutrition sévère. Plus de 70 % de la population manque d’eau potable et d’infrastructures sanitaires. Selon Jamie McGoldrick, coordinateur des Nations Unies au Yémen, ce pays est victime « de l’une des plus graves crises au monde. Mais c’est comme une crise silencieuse (…), une guerre oubliée ». Cet « oubli » n’est pas fortuit, en France, dont les marchands d’armes réalisent d’énormes profits grâce aux commandes du régime saoudien, cet allié ô combien lucratif de l’impérialisme français.

Le silence des hypocrites « amis d’Alep-Est » est aussi total – et complice – en ce qui concerne les crimes commis, à Alep-Ouest et dans le quartier kurde de Sheikh Maqsood, par les milices prétendument « modérées », qu’on nous présente comme formées de « rebelles » épris de justice et de liberté, mais qui en réalité sont essentiellement formées de fractions fondamentalistes et archi-réactionnaires. Or celles-ci ont été directement ou indirectement financées et armées par les impérialistes occidentaux, y compris l’impérialisme français. En 2012, déjà, un rapport d’une agence de renseignement du Pentagone expliquait à propos de la Syrie : « Les événements y prennent clairement une orientation sectaire (…) Les Salafistes, les Frères Musulmans et Al Qaïda en Irak (AQI) sont les principales forces impliquées dans la rébellion en Syrie. L’Occident, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent cette rébellion ; la Chine, la Russie et l’Iran soutiennent le régime. (…) Il y a la possibilité d’établir une principauté salafiste officieuse dans l’Est de la Syrie (Hasaka et Deir Ezzor), et c’est exactement ce que veulent les puissances qui soutiennent l’opposition, dans le but d’isoler le régime syrien ».

Cette stratégie des impérialistes occidentaux et de leurs alliés a fait complètement faillite. L’intervention de la Russie, en septembre 2015, a bouleversé le rapport de force militaire et placé tout le monde devant le fait accompli d’une écrasante domination russe en Syrie. La chute d’Alep est une humiliation infligée par la Russie aux impérialistes américains et à leurs alliés, France comprise. Telle est la véritable raison des lamentations « humanitaires » des médias occidentaux. A défaut d’actes concrets, sur le terrain, pour contrer la domination russe en Syrie, ils se livrent à l’exercice des « condamnations » et des « résolutions » dans le but de mobiliser les opinions publiques contre le régime de Poutine – lequel, d’ailleurs, s’en soucie comme de sa première chemise.

Dans le même temps, un certain nombre de politiciens réactionnaires – comme Fillon, en France – prennent acte de la domination russe en Syrie et proposent de « renforcer le dialogue » avec Moscou. Bien sûr, le « pragmatisme » de François Fillon a pour unique objectif de défendre les intérêts de l’impérialisme français.

Il est clair que Moscou et Damas poursuivent des objectifs réactionnaires. Mais nous devons rejeter fermement les « condamnations » hypocrites qui viennent des impérialistes américains, français, britanniques et de leurs alliés saoudiens et autres. Les impérialistes – à commencer par les plus puissants, les impérialistes américains – sont les premiers responsables du chaos sanglant qui règne au Moyen-Orient. Les interventions directes ou indirectes en Irak, en Afghanistan, en Libye et en Syrie ont infligé des souffrances inouïes aux peuples de la région et favorisé le développement des organisations fondamentalistes. Les impérialistes occidentaux n’ont aucune espèce d’autorité morale pour condamner les « crimes de guerre », qui sont leur spécialité.

En dernière analyse, toutes ces guerres sont l’expression de la crise organique du système capitaliste. D’autres guerres sont inévitables, au Moyen-Orient et ailleurs. L’idée d’y mettre un terme en réunissant les différents acteurs autour d’une grande « table des négociations » est au minimum naïve. C’est précisément lorsque leurs divergences d’intérêts ne peuvent plus être réglées par des négociations que les classes dirigeantes jettent les peuples dans l’enfer de la guerre. Une lutte sérieuse et efficace contre les guerres impérialistes ne peut être qu’une lutte de classe. Et seul le renversement du capitalisme permettra d’en finir avec les guerres.

 

http://www.marxiste.org/international/moyen-orient/syrie/2095-la-chute-d-alep-et-la-propagande-imperialiste

 

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 15:00

La victoire de Donald Trump a envoyé une onde de choc aux quatre coins du monde. Le Washington Post évoque un événement « cataclysmique ». Il faut dire que ce quotidien américain avait, des mois durant, annoncé une « confortable » victoire de Clinton, comme l’avaient d’ailleurs fait la plupart des « experts » des autres grands médias. Clinton était leur candidate, la candidate de l’establishment. Elle avait le soutien des sections décisives de la classe dirigeante américaine, qui considéraient le milliardaire populiste et réactionnaire Donald Trump comme trop instable, imprévisible et provocateur.

Comme toujours en pareilles circonstances, une armée de belles âmes « progressistes » accuse les masses américaines. Les électeurs de Trump seraient stupides, incultes, racistes et sexistes. Nul doute qu’un certain nombre d’entre eux sont tout cela et plus encore. Mais enfin, près de 60 millions d’Américains ont voté pour Donald Trump. Ils seraient tous racistes, sexistes, etc. ? 41 % des femmes ayant pris part au vote ont choisi Donald Trump, de même que 28 % des latinos : toutes et tous sexistes, racistes ? Evidemment pas. Les belles âmes refusent de comprendre que la victoire de Trump est avant tout la conséquence d’une révolte contre l’establishment, contre un « système » en faillite et sa classe politique corrompue. En dernière analyse, c’est une expression politique de la crise organique du capitalisme. En Grande-Bretagne, le même phénomène s’est produit à l’occasion du référendum sur le Brexit, à ceci près que la victoire de Trump est un « Brexit puissance 3 », selon sa propre formule.

Avant même la crise de 2008, les conditions de vie et de travail de la majorité des Américains se dégradaient. Depuis 2008, le processus s’accélère, achevant de transformer le prétendu « rêve américain » en un cauchemar pour des millions de jeunes, de travailleurs et de retraités. Dans le même temps, les « 1 % » sont devenus encore plus riches. A la veille des élections, le Financial Times publiait un article de Martin Wolf rapportant qu’aux Etats-Unis, « le salaire médian réel est inférieur à son niveau de 2000. Relativement au PIB par habitant, il baisse régulièrement depuis le milieu des années 70. Cela explique la vague de désillusion, voire de désespoir, que ces élections ont si clairement révélée. » Il poursuit : « La part des salaires dans le PIB du pays est tombée de 64,6 % en 2001 à 60,4 % en 2014. Mais les travailleurs n’ont pas seulement souffert de cette réduction de leur part du gâteau. Egalement significative est la croissance régulière du pourcentage d’hommes âgés de 25 à 54 ans qui n’ont pas de travail et n’en cherchent plus : de 3 % en 1950 à 12 % aujourd’hui. (…) Parmi les pays de l’OCDE, les Etats-Unis arrivent en deuxième position en termes de croissance du pourcentage d’hommes sans emploi. » Et bien sûr, la situation n’est pas meilleure chez les femmes : « Depuis 2000, la tendance à la baisse du pourcentage de femmes sans emploi s’est interrompue. Le pourcentage de femmes de 25 à 54 ans qui ont un emploi est désormais parmi les plus faibles de l’OCDE. »

Il ne faut pas aller chercher beaucoup plus loin l’explication du vote de mardi dernier. Car que proposait Hillary Clinton face à la situation décrite par Martin Wolf ? Rien. Ou plutôt : les vieilles promesses et la rhétorique habituelle, creuse, stéréotypée, de l’establishment. Autrement dit, la même politique que ses prédécesseurs. Hillary Clinton, cette créature de Wall Street, était la personnification de tout ce qu’une majorité d’Américains détestent, y compris bon nombre de ceux qui ont quand même voté pour elle, faute d’une alternative de gauche. Voilà pourquoi Clinton a recueilli 6 millions de voix de moins que Barrack Obama en 2012, alors que le nombre d’électeurs potentiels s’est accru de 9,1 millions depuis 2012. Donald Trump, lui, a perdu 1,2 million de voix par rapport au candidat républicain de 2012, Mitt Romney. Clinton a perdu cette élection parce qu’elle a été davantage rejetée que Donald Trump.

La faillite du « moindre mal »

Ces chiffres illustrent la faillite de la théorie qui sévit aux Etats-Unis, depuis des décennies, selon laquelle les Démocrates seraient un « moindre mal » que les Républicains. C’est au nom de cette théorie que Bernie Sanders a refusé de se présenter comme candidat « indépendant » face à Clinton et Trump. C’était une grosse erreur. Sanders, qui se disait « socialiste » et proposait une « révolution politique contre la classe des milliardaires », a suscité énormément d’enthousiasme dans de larges couches de la jeunesse et de la classe ouvrière, pendant les primaires démocrates. Cet enthousiasme exprimait, là aussi, le rejet de l’establishment, mais d’un point de vue de gauche. Et il est parfaitement clair, comme les sondages de l’époque l’indiquaient, que seule la candidature de Sanders aurait pu empêcher la victoire de Trump. D’une part, des millions des partisans de Sanders se sont abstenus, refusant de voter pour Clinton. D’autre part, des millions d’électeurs de Trump — et bien sûr de Clinton — auraient voté pour Sanders s’il avait été candidat.

Dans tous les cas, la candidature de Bernie Sanders aurait pu jouer un rôle décisif dans la création d’un véritable parti de la classe ouvrière américaine. C’est le cœur du problème. Les Républicains et les Démocrates sont deux partis bourgeois, deux partis des banques et des multinationales, qui sont les véritables responsables des problèmes et des souffrances du peuple américain. Comme le soulignait l’écrivain américain Gore Vidal, « notre République a un seul Parti, le Parti de la Propriété, avec deux ailes droites ». Trump représente les mêmes intérêts de classe que Clinton. Tous les travailleurs qui ont crû à ses discours démagogiques sur les « bons emplois » et la « croissance » à venir, sous sa présidence, vont déchanter. La crise du capitalisme américain est loin d’être terminée — et Donald Trump, qui défend ce système, ne pourra pas résoudre la crise. L’austérité va s’aggraver. Des attaques brutales se préparent contre les conditions de vie, de travail et d’études de la grande majorité des Américains.

En outre, si Donald Trump applique son programme en matière de commerce international, cela pourrait précipiter une nouvelle et profonde récession, non seulement aux Etats-Unis, mais à l’échelle mondiale. N’oublions pas que c’est une flambée de mesures protectionnistes qui, dans les années 30, a transformé la récession en Grande Dépression. La classe dirigeante américaine — ou du moins une large fraction de celle-ci — comprend ce danger et fera pression sur Trump pour qu’il renonce à l’idée de dénoncer tous les accords de libre-échange.

Donald Trump va rapidement décevoir ses électeurs. La lutte des classes va s’intensifier, comme le signalent déjà les magnifiques manifestations spontanées de la jeunesse, dans de nombreuses villes du pays. La victoire de Trump prépare inévitablement un puissant mouvement de balancier vers la gauche. Ce qui s’est exprimé autour de Bernie Sanders refera surface. Il est impossible de dire quelle forme et quel rythme prendra le mouvement vers un authentique parti de la classe ouvrière américaine, mais la profonde crise des partis républicain et démocrate en est clairement le prélude. A travers ce processus, nous sommes confiants dans le fait que nos camarades de Socialist Appeal sauront développer les cadres et les idées révolutionnaires capables de jouer un rôle décisif dans le renversement du capitalisme américain.

 

http://www.marxiste.org/international/amerique-du-nord/etat-unis/2079-la-victoire-de-donald-trump-et-la-faillite-du-moindre-mal

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 14:37

 

Hommage à Fidel Castro

ce soir à 18H

devant la statue de Simon Bolivar

près du métro Invalides.

 

International / Cuba / France / Hommage à Fidel Castro ce soir à Paris
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Published by Vendémiaire
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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 14:29

Chers amis et camarades,

Comme tous les communistes, comme tous les vrais progressistes, comme tous les vrais amis de la souveraineté des peuples, nous portons le deuil d’un des plus grands révolutionnaires de l’histoire mondiale.

Alors que tous les roquets anticastristes des médias privés et « publics » aboient minablement sur la dépouille encore chaude de Fidel Castro (pour eux, il ne saurait y avoir de bon communiste, fût-il mort), alors que le parti de Marine Le Pen se démasque en battant des records d’indécence et de haine de classe anticommuniste, je vous prie de bien vouloir prendre connaissance du communiqué ci-joint, publié sur le site du PRCF, www.initiative-communiste.fr et de le partager avec vos contacts.

Hasta la victoria siempre, Commandante y amigo Fidel !

Georges Gastaud, secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), le 16 novembre 2016

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Dans nos cœurs et nos luttes, TU VIVRAS, COMMANDANTE !

Le président Raul Castro vient d’annoncer la triste nouvelle du décès de Fidel Castro. Les communistes, les vrais progressistes sont en deuil mais déjà les chiens de garde médiatiques de l’anticommunisme et de l’anti-castrisme primaires aboient sur toutes les radios du capital et du prétendu « service public ».

Pour sa part, le secrétariat national du PRCF est certain d’exprimer les sentiments unanimes des militants du Pôle en déclarant que ce 25 novembre 2016 restera comme une date noire pour Cuba socialiste, pour le Mouvement communiste international, pour tous les peuples en lutte et pour l’ensemble des militants franchement communistes et progressistes de France.

Dès sa jeunesse Fidel Castro Ruz a mis ses talents d’avocat et d’intellectuel antifasciste et anti-impérialiste au service du peuple cubain férocement opprimé par Batista, le proconsul étatsunien qui faisait de Cuba le lupanar de l’Empire. La plaidoirie de Fidel intitulée « l’Histoire m’acquittera » à l’issue de laquelle notre camarade fut condamné, incarcéré puis exilé, restera un jalon inoubliable dans l’histoire mondiale des luttes antifascistes et anti-impérialistes.

Avec ses compagnons Ernesto Guevara, Camilo Cienfuegos, Célia Sanchez, avec Frank Pais, assassiné par les séides de Batista, Fidel allait lancer une lutte armée révolutionnaire ponctuée par l’assaut de la Moncada et par l’épopée du Granma. Initialement portée par un très petit nombre de combattants, la guérilla reçut l’appui des communistes cubains, puis de l’écrasante majorité du peuple des villes et des campagnes. Pour des millions de Cubains, la proclamation triomphale de la Révolution à La Havane le 1er janvier 1959 restera marquée comme le plus beau jour de leur vie.

Aussitôt, l’impérialisme américain et l’oligarchie mafieuse cubaine, dont les immenses possessions sur l’île furent expropriées au bénéfice du peuple, commencèrent à comploter pour renverser le régime progressiste et permettre l’invasion de l’Ile par les USA : mais la riposte immédiate que le peuple cubain, Fidel en tête, apporta aux envahisseurs, ruina les espérances contre-révolutionnaires à Playa Giron, l’analogue cubain de Valmy. A la suite de quoi, la direction révolutionnaire cubaine proclama le caractère socialiste de la Révolution, ce qui souleva un énorme enthousiasme militant en Amérique latine et dans le monde.

Méprisant à la fois la démocratie et la souveraineté du peuple cubain, l’impérialisme américain riposta par le blocus économique, par la guerre idéologique et par de nouvelles tentatives d’invasion, voire d’assassinats ciblés contre Fidel. Face à cette entreprise de strangulation d’un peuple tout entier, l’URSS se solidarisa avec Cuba. A l’issue de la crise de 1962, l’URSS accepta de retirer ses missiles destinés à protéger Cuba de l’invasion imminente. En échange de quoi, les USA, qui avait pu mesurer l’unanimité contre eux du peuple cubain prêt à tous les sacrifices (les mots d’ordre « la patrie ou la mort », « le socialisme ou mourir ! » ponctuaient tous les discours de Fidel devant des foules immenses) renoncèrent à envahir la tête de pont du socialisme et du pouvoir populaire que constituait Cuba dans l’hémisphère occidental.

Malgré le cruel blocus yanqui qui empêche Cuba depuis des décennies de commercer librement avec le monde (un blocus qu’Obama n’a toujours pas levé), le socialisme a liquidé la faim et l’analphabétisme à Cuba, il a créé un système de santé publique, d’éducation, d’université et de recherche biomédicale, sans le moindre équivalent en Amérique latine. Jusqu’à nos jours, la mortalité infantile est bien plus basse à Cuba que dans le riche Empire voisin, où 35 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté ; et quand un ouragan tropical ravage les Antilles et la Floride, c’est hélas en Haïti, demeuré capitaliste, ou dans la riche Louisiane, qu’il fait des dizaines, voire des centaines de morts parmi les populations pauvres que les autorités locales, contrairement au Poder popular cubain, ne veulent ni ne savent protéger contre les éléments déchaînés…

Pendant toute la durée de son alliance avec l’URSS et le camp socialiste, Fidel, Raul et le PC de Cuba ont été à la tête du Mouvement anti-impérialiste mondial, Fidel présidant même le Mouvement des non-alignés à la fin des années 70. C’est notamment grâce à Cuba et à son contingent internationaliste en Angola que l’armée raciste de Pretoria, lourdement armée par les Etats-Unis et soutenue par Thatcher, fut vaincue à Cuito Carnevale, ce qui ouvrit la voie à la défaite des racistes et à la libération du Zimbabwe, de la Namibie et de l’Afrique du Sud : c’est ce qu’a toujours reconnu Mandela, dont la première visite comme chef d’Etat fut réservée à Fidel.

Quand le liquidateur Gorbatchev eut accédé à la direction de l’URSS et qu’il eut, avec Eltsine, commencé son œuvre de désintégration du camp socialiste au nom d’une fausse conception de la paix et de la démocratie, c’est Fidel qui, le 26 juillet 1989 sonna le rappel de la résistance cubaine et mondiale à la contre-révolution dans son discours historique de Camaguey : aux opportunistes, aux révisionnistes, aux « mutants », futurs mutants et autres pseudo- « rénovateurs » capitulards de tous les pays, le marxiste-léniniste Fidel Castro lançait au visage sa cinglante formule de classe : « Il y a la démocratie des riches et il y a la démocratie des pauvres, il y a la paix des riches et il y a la paix des pauvres ! ».

Malgré le double blocus, celui, continu et aggravé, des USA (loi Burton-Helms), et celui, inavouable, du contre-révolutionnaire Eltsine, Cuba socialiste tint bon. Privée de matières premières, plus que jamais menacée d’invasion et de subversion, le PC de Cuba organisa la « période spéciale » qui fut une très rude époque de privations partagées, mais où l’essentiel, le droit de manger, de travailler, de se soigner, d’être logé, d’être éduqué, fut préservé pour tous.

Mieux, au bout des années 90, un début de croissance économique se redessinait à Cuba. Le mouvement bolivarien prenait de l’ampleur sur le continent sud-américain. Fidel nouait avec Chavez, puis avec les dirigeants progressistes de la Bolivie, de l’Equateur, etc., l’Alliance Bolivarienne des Amériques. Face à l’ALENA impériale et néolibérale, la nouvelle ALBA voulait dessiner une alternative faite de souveraineté nationale, de coopération internationale et d’échanges mutuellement profitables en lieu et place de la ruineuse « concurrence libre et non faussée » propre aux Traités supranationaux du capital.

Frappé par la maladie à l’issue d’une vie militante haletante, Fidel a quitté le pouvoir mais il ne s’est pas replié pour autant. Durant les dernières années de sa vie, le vieux sage de la Révolution a fustigé le caractère exterministe du capitalisme, qui mènera l’humanité à la mort si le socialisme ne reprend pas le dessus dans le monde. On doit aussi à Fidel une réflexion pionnière sur les questions écologiques, Cuba ayant plusieurs fois été mise à l’honneur par l’ONU pour sa contribution d’avant-garde à la lutte contre la dégradation de l’environnement, dégradation dont la quête éperdue du profit est la cause principale.

En un sens, les deux magnifiques formules de Fidel « patria o muerte », « socialismo o  morir » résument les tâches des communistes de la planète entière : par-delà le caractère héroïque de ces proclamations, il faut saisir qu’à notre époque la lutte révolutionnaire passe par la défense patriotique de l’indépendance nationale face aux Empires fascisants qu’a consolidés la re-mondialisation de l’exploitation capitaliste. Face à l’exterminisme impérialiste, auquel conduit sur tous les plans (militaire, économique, environnemental, sociétal…) le capitalisme pourrissant de notre temps, le socialisme est la seule issue vitale pour l’humanité ; si bien que le Mouvement communiste renaissant devra de plus en plus défendre, non seulement la justice sociale propre à une société sans classes, mais tout simplement, le droit de l’humanité à la vie et au développement.

Salut à Raul, aux communistes et au peuple cubains, à M. l’Ambassadeur de Cuba en France, à M. l’Ambassadeur du Venezuela bolivarien, à tous les révolutionnaires qui pleurent la mort de Fidel et qui honoreront sa mémoire en redoublant de combativité anti-impérialiste. Le PRCF, qui a joué un rôle moteur en novembre 2005 pour organiser avec d’autres le grand meeting de solidarité avec Cuba socialiste à St-Denis, rappelle la parole du président-fondateur du Pôle, le député franchement communiste Georges Hage : « à notre époque, tout progressiste a deux patries : la sienne et Cuba socialiste » !

Honneur à Fidel, l’un des plus grands révolutionnaires patriotes et internationalistes que la terre ait portés ! Honneur à ce passeur d’histoire révolutionnaire incomparable qui a transmis jusqu’à nous, dans la nuit sombre de la contre-révolution, le flambeau de la Révolution française, de Toussaint Louverture, de la Commune de Paris, de la Révolution d’Octobre, de Stalingrad, des Révolutions chinoise, cubaine, vietnamienne, africaines du 20ème siècle, et dont le prénom évocateur fait vibrer en nous la justesse de ces deux paroles immortelles,
« ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent » (Victor Hugo)

Et aussi

« les contre-révolutions sont des parenthèses de l’histoire, l’avenir appartient aux révolutionnaires » (Georges Dimitrov, 1935).

Tu vis dans nos cœurs, et plus encore dans nos luttes pour la renaissance communiste et pour la résistance populaire, Commandante !

 

HASTA LA VICTORIA SIEMPRE, PATRIA O MUERTE, SOCIALISMO O MORIR, VENCEREMOS !


Par ailleurs, le secrétariat national du PRCF appelle les membres et les sympathisants du Pôle et des JRCF à organiser dans un esprit unitaire un maximum de célébrations décentralisées de la mémoire de Fidel, et à se joindre aux manifestations de sympathie et de condoléances qui seront organisées par l’Ambassade de Cuba et par les autres amis de Cuba socialiste.
Le PRCF invite à verser largement à la souscription ouverte par le PRCF pour la solidarité avec les victimes de l’ouragan qui a récemment frappé Cuba en écrivant  au président du PRCF, Léon Landini, 8 rue du Clos Lapaume, 92220 Bagneux, et en précisant « solidarité Cuba ».

http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/dans-nos-coeurs-et-nos-luttes-tu-vivras-commandante/

 

 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 22:10

Extrait de l’appel Amplifier et consolider la dynamique !

(...)
Une première étape est gagnée. Mais l’essentiel de la bataille est devant nous, d’autant que l’hypothèse d’un retrait de la candidature n’est pas écartée et que certains continuent de lorgner du côté de la primaire du parti socialiste. Un nouvel effacement du PCF, que ce soit derrière Jean Luc Mélenchon, Montebourg ou un autre, serait mortifère pour notre parti, pour nos candidats aux élections législatives, pour notre existence nationale.

Les communistes voteront les 24, 25, 26 novembre. Plus le nombre de voix se portant en faveur de la candidature communiste sera important, plus cette candidature sera confortée, ancrée dans la vie politique, dans les quartiers et les entreprises, plus il sera difficile de la remettre en cause, plus elle aura de force dans la campagne des présidentielles.

C’est pourquoi, nous appelons tous les communistes qui veulent que leur parti joue pleinement son rôle dans la bataille nationale de 2017 à se rassembler, à créer ainsi les conditions d’un vote très largement majoritaire pour la candidature communiste jusqu’à la rendre incontournable.

 

Faire Vivre le PCF - http://lepcf.fr/

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 20:01

L'élection de Donald Trump change la donne mondiale

Il est machiste. Kennedy qui avait organisé un baisodrome à la Maison Blanche et qui se faisait approvisionner en viande fraiche chaque jour, l’était encore plus. Il est grossier. Johnson qui proférait un juron par minute l’était encore plus. Il est inculte. Reagan, qui ne savait pas où se trouvait l’Afghanistan ni la Jordanie, l’était tout autant. Il aime l’argent. Les ploutocrates n’ont jamais autant prospéré que sous Obama. Il a mauvais goût. C’est un art de vivre à la Maison-blanche. Il est raciste. L’Amérique qui s’est fondée sur l’ethnocide des Indiens et l’esclavagisme des noirs, n’en aura jamais fini avec ses vieux démons.

 

Vu d’Europe, Donald Trump concentre à peu près tous les défauts que l’on objecte aux Américains. Pourtant, c’est la surface des choses à laquelle s’arrêtent les médias qui ont renoncé depuis longtemps à penser la politique pour ne s’intéresser qu’aux mondanités.

 

Non, les deux faits majeurs de l’élection de Trump s’appellent isolationnisme et  protectionnisme.

Dans son discours de fin de mandat, le président Eisenhower mettait en garde l’Amérique : « nous devons nous garder de toute influence injustifiée, qu'elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d'une désastreuse ascension d'un pouvoir illégitime existe et persistera. » Il est clair qu’il n’a pas été entendu et que la politique interventionniste des USA n’a apporté que des désastres depuis 50 ans. La péninsule indochinoise ravagée par des milliers de bombardements témoigne encore de l’inanité de la guerre menée là-bas par les USA. Guerre terminée par une débandade et l’image des hélicoptères Cobra passés par-dessus bord d’un porte-avions devant Saigon. L’Afghanistan occupé par les Russes témoigne aussi de l’erreur magistrale commise par les Américains qui ont armé les talibans et donné naissance au djihadisme salafiste. La première guerre d’Irak menée pour sauver une petite monarchie chiite occupée par un Etat laïc et la seconde menée pour pourchasser des terroristes qui ne se trouvaient pas là mais en Arabie saoudite témoignent aussi de l’inanité des interventions américaines. Le soutien apporté aux régimes révolutionnaires et anti-russes en Georgie ou en Ukraine témoignent là encore de l’inconséquence du Département d’Etat. Trump nous dit qu’il va renoncer à l’interventionnisme et inaugurer une ère d’isolationnisme. Nous verrons. Mais s’il tient ses promesses, on peut espérer que la situation internationale ne s’aggrave pas. Ce serait déjà un progrès en soi. Et si Trump rétablit des relations normales et cordiales avec la Russie de Poutine, on évitera peut-être une troisième guerre mondiale. Ce ne serait pas mal.

Ronald Reagan est arrivé au pouvoir en inaugurant l’ère de ce qu’on a appelé le néo-libéralisme accompagné de son avatar le libre-échangisme. Depuis cette époque, tous les économies occidentales ont stagné ou ont subi de plein fouet des crises financières désastreuses. Toutes les classes moyennes qui à l’instar de celle qui a voté Trump ont encaissé sans broncher l’affaissement de leur cadre de vie. Les friches industrielles témoignent du grand déménagement de l’industrie en Asie. Les travailleurs qui ont 2 ou 3 jobs témoignent de l’effondrement de la précarisation du marché du travail. Les 47% des Américains qui n’ont pas les moyens de se payer les soins courants témoignent de la ruine du Welfare State. Donald Trump arrive en disant « America First ». Il promet aussi de mettre à bas les différents traités de libre-échange comme l’Alena, le TPP ou encore le Tafta. Nous verrons bien. Mais s’il tient ses promesses et enclenche une ère de protectionnisme en occident, nous n’aurons là-aussi pas à nous en plaindre en Europe.

Mais isolationnisme et protectionnisme heurtent tant la doxa des médias et les élites libérales-libertaires qu’ils sont en état de sidération devant l’élection de Donald Trump. Un peu moins chaque heure passant, car l’Amérique reste un objet de fascination et de soumission. Rassurons-nous, demain Donald Trump deviendra un personnage tout à fait fréquentable. Et on commencera à étudier les vertus de l’isolationnisme et du protectionnisme. Ainsi va le monde.

La lettre de Xavier THERY

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