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La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

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La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 14:59

Nous ne regretterons pas l’éviction de Sarkozy et son équipe : ils portent la lourde responsabilité d’avoir fait de la France le plus agressif des pays impérialistes occidentaux, d’avoir été les plus fermes soutiens de l’Europe des banquiers et des spéculateurs, du chômage, de l’austérité et de la régression sociale, les complices de la destruction des industries françaises en favorisant les délocalisations, et ils ont cultivé depuis cinq ans la xénophobie et les idées fascisantes.

 

Mais notre devoir de militants lucides est d’ôter toute illusion sur le nouveau Président socialiste et ses soutiens, notamment dans le domaine international. Même s’ils ont été prudents sur le sujet, nous savons que François Hollande et le Parti socialiste non seulement sont fermement attachés aux règles du grand marché mondial capitaliste, mais qu’ils ont soutenu depuis cinq ans toute les guerres impérialistes menées par la France (en Afghanistan, en Libye), qu’ils ont affirmé leur attachement à l’OTAN et à la politique belliciste israélienne, à l’Europe supranationale et ses diktats d’austérité budgétaire, à l’OMC et à la « libre circulation » des capitaux. Nous ne devons rien espérer de positif des nouvelles autorités politiques françaises, sauf si le peuple français les y contraint.

 

Notre objectif dans la période qui vient, y compris dans la campagne électorale qui continue, doit être de convaincre les Français encore majoritairement sous l’emprise de la propagande « européenne ». Il n’y aura pas de progrès sociaux en France sans une politique totalement nouvelle sur le plan international :

1) La sortie de l’OTAN et la fin des ingérences militaires et économiques en Afrique, Syrie, Iran, etc.

2) La dénonciation des traités européens et la restauration de la souveraineté nationale et populaire en matière monétaire, économique, douanière.

3) L’appropriation par les nationalisations des grands moyens de production et d’échange (banques, eau, énergie, services publics) aujourd’hui livrés aux financiers et spéculateurs.

 

Cela seul permettra de stopper la désindustrialisation et de lutter contre le chômage et l’inégalité sociale. Un mouvement populaire fort sur ces objectifs peut l’imposer quel que soit le gouvernement. Il nous reste à le créer, sur la base d’un rassemblement de toutes les sensibilités politiques et syndicales attachées à ces orientations.

 

Collectif Communiste Polex Paris, le 12 mai 2012

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 14:58

Le leader de la jeunesse de l’ANC veut prendre la tête du parti

mardi 15 mai 2012 / par Assanatou Baldé

 

Julius Malema, l’ex-leader des jeunes du Congrès national africain (ANC) s’est exprimé lundi devant la presse pour la première fois depuis son expulsion définitive du parti. Il a affirmé vouloir continuer son combat politique pour la justice sociale et s’est même dit prêt à prendre les rênes de l’ANC.

Julius Malema ne désarme pas, lui qui n’avait donné aucun signe de vie depuis son exclusion définitive du Congrès national africain (ANC), le 24 avril. L’ex-leader des jeunes du parti a convoqué la presse lundi et affirmé vouloir poursuivre son combat politique pour la justice sociale et une meilleure redistribution des richesses.

Julius Malema considère être toujours membre de l’ANC et a indiqué vouloir prendre la tête du parti. « Peu importe le temps que cela prendra, je vais diriger l’ANC. Je ne suis pas inquiet avec ce qui se passe en ce moment, c’est un test (…) », a-t-il déclaré. Malgré son exclusion, « le mal aimé de l’ANC » s’estime toujours le président élu de la Ligue de la jeunesse : « Je respecte les ordres de la Ligue de la jeunesse. J’étais dans le Limpopo, où je m’occupais de mon bétail, quand la Ligue de la jeunesse m’a appelé pour me dire que je devais rester président ».

Des relations houleuses

Les accrochages entre l’ANC et son ancien leader de la jeunesse remontent à très loin. Le parti au pouvoir lui reproche d’avoir fomenté des divisions et terni sa réputation. Julius Malema avait été suspendu en novembre 2011, il avait ensuite comparu devant le comité de discipline pour avoir interrompu une réunion des dirigeants de l’ANC en août de la même année. Il a aussi appelé le Botswana, qu’il a qualifié de « marionnette des Américains » à changer de régime. Malema avait par ailleurs accusé le président Jacob Zuma d’avoir fait impasse sur la politique africaine et contribué au recul de la démocratie en Afrique du Sud.

L’ancien leader de la jeunesse de l’ANC fait aussi l’objet d’accusations à propos de ses relations douteuses avec le monde des affaires. Soupçonné de corruption, les autorités mènent des enquêtes pour déterminer comment il s’est enrichi en quelques années.

Alors que certains estiment que son exclusion de l’ANC est une aubaine pour Jacob Zuma, d’autres regrettent son départ forcé. Il serait prématuré d’enterrer sa vie politique car Julius Malema, qui a bousculé ces dernières années la politique sud-africaine, bénéficie encore du soutien d’une grande partie de la population et d’alliés au sein du parti.

Lire aussi :

- Julius Malema, le mal aimé de l’ANC

- Afrique du Sud : Julius Malema fait marcher les jeunes de l’ANC

 

Afrique du Sud

Jacob Zuma, l’insatiable polygame

 

Julius Malema, le mal aimé de l’ANC

 

Afrique du Sud : une jeune femme violée et filmée

 

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Publié sur http://www.afrik.com/article25645.html

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 11:22

lundi 7 mai 2012 / par Kodjo Epou, pour l'autre afrik

 

De toutes les malédictions qui se sont abattues sur l’Afrique, de la colonisation à ce jour, la plus ravageuse est bien la Françafrique, cette politique de connivence et des réseaux obscurs entretenue au sommet de l’Etat français pour dépouiller les pays francophones au sud du Sahara. Le tout nouveau président, François Hollande, va-t-il abolir ce système et mener en Afrique une politique cohérente, respectant la volonté des peuples et soutenant, dans les pays où la démocratie n’existe pas, ceux qui se battent pour l’établir ? Le doute n’est pas exclu.

Le socialiste fraîchement élu a promis, lui aussi, de rompre, avec « les usages inacceptables de la Françafrique, de ne pas cautionner les élections frauduleuses sur le continent » ? En regardant le nouveau président, considéré comme un « roseau d’acier », un faux mou, un accommodant, qui ne porte pas le poids moral de l’ère mitterrandienne et de ses pénibles compromissions africaines, l’envie de le croire est réelle. Sachant que le tempérament d’une personne fait sa destinée. Cette loi s’applique aussi aux présidents : leurs lignes de force et de faiblesse, leur style, la manière dont ils exerceront la haute fonction qui leur échoit sont déjà en eux. Le fil conducteur de leur action est dans leur historique d’avant la consécration.

Seulement, le pouvoir, le pouvoir suprême surtout, transforme celui qui l’a conquis : sans qu’il s’en aperçoive d’ailleurs, ni se voie changer, au bout de quelques mois, il n’est plus le même homme. On peut dire, sur cette base, qu’on ne connaît pas un homme politique tant qu’on ne l’a pas vu dans l’exercice du pouvoir. Autrement, ce François sera peut être, sur les affaires africaines, un revenant de l’autre François, d’un Jacques ou encore d’un Nicolas. Hollande fera-t-il mieux que ses prédécesseurs ?

Rien n’est moins sûr. C’est aux Africains de tuer la Françafrique. Il leur faut, pour cela, s’approprier cette célèbre phrase de Barack Obama : « Nous sommes nous-mêmes ceux que nous attendons ». Et, tant que les hommes et les femmes ne se décideront pas à prendre en main leur destin, la démocratie restera, en Afrique, une démocratie des coups d’état, de l’impunité, des clans, des marchés publics complaisants, des successions monarchiques, d’une justice du double standard, des gaz lacrymogènes. Au total, une démocratie où des nations entières, dépouillées de leurs oripeaux, de leur dignité, seront toujours contraintes de négocier leur survie avec leurs fossoyeurs, faute de les voir en prison..

A défaut d’avoir une démocratie à l’africaine, une d’authentique qui marche, ce n’est pas une honte de copier chez « nos maîtres », avec intelligence et rigueur, ce qui leur réussit et fait d’eux ces puissants qui nous dominent : en France, les crises sont contenues par les lois, par les institutions. Les administrations fonctionnent au service du citoyen. On vote et, sur les lieux de l’opération, on dépouille les bulletins, comme l’exige la loi. Une loi à laquelle sont assujettis autant les voyous, les repris de justice... que les hommes politiques. Ces derniers sont même les plus ciblés pour la simple raison qu’ils sont supposés donner l’exemple d’une probité sans faille. Personne n’y échappe, tous sont logés à la même enseigne : présidents, députés, ministres ou prétendants à la fonction suprême.

En Afrique, pour des raisons qu’en réalité rien n’explique, les lois sont régies par les états d’âme, les trafics d’influence, la force des armes, pendant que les administrations, fortement tribalisées, fonctionnent contre le citoyen, au verso du mérite. Ce sont bien ces désordres organisés, ajoutés à l’immobilisme crispé, à l’incapacité presque maladive des dirigeants à penser en profondeur l’avenir du continent, qui font le lit de la Françafrique. Comme si l’Afrique n’a pas assez mal, ses oppositions, elles qui sont habilité à conjurer le péril, n’en finissent pas de se perdre dans les conflits d’intérêts, dans les divisions et dans la course aux lucres. Les incessantes allées et venues de certains opposants, grands énarques compris, ferment gaillardement la marche de l’indignité et de la dépendance.

Devant un tel tableau, rien ne presse François Hollande d’abolir les dispositifs mis en place par ses prédécesseurs. Si l’on sait aussi qu’un président de la République française a pour mission première la défense des intérêts de la France. Lesquels intérêts il trouve en abondance au Sud du Sahara, de Libreville à Abidjan, de Lomé à Brazzaville en passant par Yaoundé, Kinshasa, Ouagadougou, Dakar … Un président français sera et restera l’agent commercial numéro un des groupes français, pour mettre la main sur les marchés juteux dans ses anciennes colonies. C’est de bonne guerre ! C’est ce que, pour la plupart, les chefs d’Etat africains ne savent pas faire. Ou, les rares fois qu’ils s’y essayent, c’est pour empocher des pots de vin. Dans le meilleur des cas, Hollande pourra, sans les effacer totalement, déplacer quelques lignes. C’est peut-être ce qui transparaît dans sa plus récente sortie : « Nous ne cherchons pas à déstabiliser des pays africains et leurs dirigeants. Nous voulons clarifier nos rapports ». Ceci n’annonce pas une rupture !

Néanmoins, la présence de Koffi Yamgnane, l’un des rares conseillers d’origine africaine dans le premier cercle du nouveau président, émet quelques bribes d’espoir. Quelles seront les marges de manœuvre de ce franco-togolais de Saint Coulitz ? S’il reste proche de Hollande durant ce quinquennat, Koffi, sera l’homme que les Africains vont le plus observer, avec l’espoir mitigé qu’il se dédouane et fasse oublier, par ses actions, les ratées de l’ère Mitterrand sur le continent. Evidemment, une hirondelle noire dans une marée blanche française ne fera pas le printemps au sud du Sahara. Toujours est-il qu’au sujet des pays francophones où les pouvoirs jouent à cache-cache avec l’alternance et la démocratie, l’opinion de Yamgnane pourrait compter.

Au bout du compte, il revient aux Africains de créer, par la pratique quotidienne, une harmonie entre les longs discours sur le panafricanisme et leurs attitudes, de prendre conscience que tout dépend de leur seule volonté. Un continent entier ne peut pas, comme semble s’y complaire le nôtre, laisser son sort entre les mains de pays tiers, d’affairistes étrangers. Mitterrand, malgré les espoirs immenses suscités par ses deux mandats (1981-1995), malgré toute son étoffe, n’avait pas pu ou voulu aider lorsque, dans beaucoup de pays africains, la démocratie dont il avait planté le décor, à Baule, s’était mise à manger ses propres enfants. Des décennies après son discours historique, où en est-on, dans les pays francophones, de cette formidable vague qui a balayé les potentats noirs et balisé le chemin supposé mener à des lendemains qui chantent ?

On peut, raisonnablement, douter que Hollande et ses camarades résistent pour longtemps à la capacité de manipulation des palais de la tyrannie, pour terrasser les hydres qui y règnent sans partage. Mitterrand ayant laissé de très mauvais souvenirs, il va falloir que les Africains attendent encore un peu pour voir si la victoire de la Gauche marquera la fin de la Françafrique. Ce sera en tout cas un bonheur infini si, sous Hollande, la France assainit ses relations avec l’Afrique. C’est le minimum que sont en droit d’attendre du nouveau président les francophobes indignés !

Lire aussi :

- Le Sénégal salue un « nouvel espoir pour l’Afrique »

- L’Afrique attend Hollande au tournant

- La victoire de François Hollande vue d’Afrique

 

France

Guinée : Alpha Condé salue la victoire de François Hollande

 

Quels sens donner aux coups d’État en Afrique ?

 

Jules Bocandé : un Lion est mort

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 11:08

Sarkozy dehors, c’est chose faite !

Avec les millions de travailleurs qui se sont battus durant des années contre la casse généralisée des acquis sociaux et démocratiques, contre la casse des retraites, contre la chasse aux immigrés et la xénophobie d’Etat, contre la casse des services publics et les délocalisations…. le Front Syndical de Classe se réjouit de la défaite de l’ami des grands patrons du CAC 40 et du MEDEF qui ne visaient qu’à détruire tout l’héritage du Conseil National de la Résistance : d’où sûrement l’allusion au "vrai travail" de Pétain !

La réélection de Sarkozy aurait constitué un terrible coup pour les luttes, ouvrant la voie à une aggravation sans limites d’une politique de plus en plus droitisée.

Qui peut croire et prétendre que le maintien du fascisant Sarkozy au pouvoir aurait eu pour effet de mobiliser dans la lutte sociale le salarié menacé de licenciement, le chômeur opposé au "vrai" travailleur, l’immigré pointé comme responsable de l’aggravation de la situation de tous ?

Pour autant, aujourd'hui comme hier, les travailleurs ne pourront compter que sur eux-mêmes pour mettre réellement fin avec la politique euro-formatée qui mène les peuples à la ruine.

Or, que proclame F. Hollande ?

Il affirme son engagement d’honorer la dette :1700 milliards d’euros et par an, le paiement des intérêts qui engloutit l’ensemble de l’impôt sur le revenu (50 milliards) constitue un cadeau royal aux marchés financiers ALORS que l’expérience montre, de l’Argentine de 2000 à l’Islande récemment, que tout redressement au service de la population passe par une remise en cause et au minimum une restructuration de la dette (75% dans le cas de l’Argentine).

Il réaffirme le maintien à tout prix dans l’eurozone qui constitue le motif principal du choix des politiques d’austérité imposées aux peuples comme on le voit avec le cas de la Grèce !

Il revendique sa soumission à la logique européenne et aux différents traités qui ont organisé l’Union européenne et la "concurrence libre et non-faussée" et donc la concurrence entre les salariés en Europe (approbation du Traité de Maastricht, du Traité constitutionnel Européen, du Traité de Lisbonne…). Il ne cache pas qu’il est prêt à accepter le « mécanisme européen de stabilité », à la condition de lui joindre un "pacte de croissance" : tout en précisant d’ailleurs aussitôt, que la croissance passe par la compétitivité des entreprises et donc par la flexibilisation du marché du travail et par conséquent par la mise en cause du Contrat de travail à durée déterminée…

Ces choix et ces orientations sont précisément à la racine de la crise que nous traversons et qu'ils veulent nous faire payer !

Là est précisément le piège :

Les classes dominantes savent, comme Lionel JOSPIN a dû l’admettre sur France Inter mardi 8 mai, que leurs politiques d’austérité infligées conduisent au chaos comme en Grèce et que les peuples rejettent de plus en plus fortement ET ces politiques ET les partis qui les appliquent.

Les luttes qui se développent partout en Europe, en Tchécoslovaquie comme en Allemagne et le résultat des élections comme en Grèce avec l’effondrement de la droite et du parti socialiste au pouvoir attestent de ce puissant rejet des peuples!

La renégociation du traité en particulier avec l’Allemagne, le volet de croissance et l’évocation de la "justice", de la répartition de l’effort sont donc brandis comme la nouvelle solution afin de faire accepter les nouvelles mesures de rigueur en préparation !

C’est ce piège tendu aux travailleurs  que Nicolas Doisy, « senior advisor » de Cheuvreux, conseillant 1200 banques et fonds de pension, révélait dans son interview récente par François Ruffin :

" Ne serait-ce qu’à cause de l’échec du référendum sur la constitution de l’UE en 2005, François Hollande va devoir naviguer à travers des forces contraires dans la gauche.

Le traité avait été rejeté parce qu’il devait consacrer le marché libre comme principe fondateur de l’Union Européenne, au travers l’insertion de la directive Services dans la Constitution. Ce rejet était une manifestation typique du préjugé français (de gauche comme de droite) contre le marché.

Dans cette perspective, il serait politiquement intelligent que ses partenaires de l’Eurozone permettent à François Hollande de prétendre qu’il leur a arraché quelques concessions, même si c’est faux en réalité. La demande de renégociation du traité serait alors utilisée pour tromper le public français en lui faisant accepter des réformes convenables, dont celle du marché du travail.

[...] François Hollande a le cœur d’un Européen convaincu. Entre 93-97, il a présidé le think tank de Jacques Delors, le « Club témoin ». Cela devrait l’aider à opter pour une politique efficace de réforme favorable à la croissance telles que couper dans les dépenses publiques et libéraliser le marché du travail (et les services) d’une manière ou d’une autre. Le vrai défi pour lui sera de trouver une formule politique pour vendre ces réformes à la population française. "

Nous voilà prévenus !

Comment dans ces conditions en finir avec la casse de tous nos droits ?

● En finir avec la réforme des retraites qui nous a été imposée malgré de puissantes luttes (retour aux 60 ans sans conditions !)

●En finir avec le saccage des services publics (poste, hôpital, école …)

●En finir avec la loi scélérate sur l’autonomie des universités

● En finir avec les suppressions de postes dans la fonction publique et au contraire donner les moyens humains de fonctionner aux services publics

●En finir avec licenciements massifs, les fermetures d’entreprise, les délocalisations et réindustrialiser

● En finir avec les politiques salariales qui ont privilégié depuis 30 ans les actionnaires : le SMIC à 1600€ net par mois !

●En finir avec la sujétion à la politique américaine, à l’OTAN et aux guerres d’ingérence menées hypocritement au nom des droits de l’homme !

Sans parler des mesures d’urgence pour les populations directement frappées par la crise comme le blocage des loyers, le blocage du prix de l’essence et le blocage des prix des biens de première nécessité !

La sortie du marasme actuel passe par la remise en cause de la dette, la domination des marchés et par la remise en cause des institutions qui encadrent la domination de l’oligarchie et des marchés : la zone euro et l’Union européenne !

 

Dans l’immédiat, ce qui est en jeu après avoir battu Sarkozy, c’est d’en finir avec la politique qu’il a acté et donc de commencer par revenir sur les contre-réformes qu’il nous a imposé.

Et maintenant, comme cela a toujours été le cas pour le monde du travail, notamment en 36  45 et 68, c'est de l'ampleur de nos luttes que tout dépendra !

 

Front Syndical de Classe

www.frontsyndical-classe.org

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 11:06

Les électeurs ont désigné François Hollande comme Président de la République. Exit Nicolas Sarkozy !

Si la victoire de Hollande est nette, l’écart entre lui et Sarkozy n’est cependant pas considérable. En regard de décennies de politique de droite, et particulièrement des cinq dernières années, on pouvait s’attendre à une plus grande avance du candidat socialiste soutenu par le Front de Gauche. Malgré les atteintes sévères portées contre les citoyens durant le dernier quinquennat, près d’un votant sur deux a néanmoins donné sa voix au Président sortant.

 

Pour nous cela signifie entre autre qu’il n’est pas question de nous croiser les bras : le combat doit continuer et le travail d’information se poursuivre, notamment pour les législatives (voir article http://cgtcochin.fr/Presidentielles-et-legislatives-un.html ). Il est important pour tous les travailleurs, et tous les citoyens en général, qu’une grande majorité de gauche siège à l’Assemblée Nationale, afin que le droit du travail soit non seulement respecté, mais aussi rétabli (la majorité sortante de droite a en effet largement réduit les droits des salariés au cours des 5 dernières années).

Les députés doivent en grande majorité être ancrés à gauche : cela signifie en clair que nous allons devoir œuvrer pour que le nouveau Président Hollande infléchisse sa politique vers la gauche. Pour cela, il est nécessaire que le Front de Gauche ait le plus possible de députés.

 

Cela est important pour nous, notamment en matière de Santé publique en général et pour ce qui concerne nos hôpitaux en particulier. En effet, un « silence assourdissant » a régné tout au long de la campagne présidentielle : qui a entendu parler des hôpitaux au cours de cette campagne ? Seuls Mélenchon, Poutou et Artaud ont évoqué ce problème à plusieurs reprises (et aussi bien sûr notre site http://www.cgtcochin.fr. ainsi  que celui du Front Syndical de Classe). Les autres candidats se sont bien gardés d’aborder le sujet…

Et pour cause : nous savons que le PS, notamment à travers des déclarations de Jean-Marie Le Guen, chargé de la Santé au PS, que le gouvernement de François Hollande n’a pas l’intention de remettre en cause les « restructurations » (que lui nomme « modernisations », et que nous, nous nommons « casse des hôpitaux »). Simplement, a-t-il dit, il faut « faire attention aux gens »… Tout un programme !

En clair cela veut dire que la disparition des hôpitaux à taille humaine et leur regroupement en méga-pôles déshumanisés, la réduction des personnels, l’augmentation des charges de travail et la réduction de l’offre de soins, la privatisation progressive, etc., vont se poursuivre. De façon moins brutale sans doute, mais se poursuivre quand même..

C’est pourquoi nous resterons mobilisés afin de défendre notre outil de travail (les hôpitaux).

 

Il ne s’agit pas de faire un procès d’intention au nouveau gouvernement.

Cependant l’expérience passée nous a montré que la politique hospitalière a une fâcheuse tendance à se poursuivre quel que soit le gouvernement en place. Un exemple parmi d’autres a été celui l’Agence Régionale d’Hospitalisation (ARH), véritable officine dictatoriale, instaurée par le gouvernement de « la gauche plurielle » d’alors. ARH plus tard transformée en ARS et qui a beaucoup servi la droite pour l’aider au démantèlement des services publics de santé.

Nous ne demandons qu’à être rassurés par ce nouveau gouvernement. Mais nous savons que pour que la Santé publique reste une Santé qui soit au service de tous, pour qu’elle soit dispensée selon les besoins de chacun et non selon les moyens financiers des uns et des autres, pour que cesse l’hémorragie de personnel dans les hôpitaux – ce qui met en danger à la fois les patients et les personnels -, bref, pour que cesse une politique de Santé assujettie à des logiques comptables(la CGT Cochin s’est toujours opposée à cette conception, et défend une Santé en fonction de la logique médicale ; ce qui n’exclut pas une gestion saine…) il faudra que les personnels restent mobilisés aux côtés de la CGT Cochin.

Et il faudra que les citoyens accordent leur confiance aux députés du Front de Gauche afin que celui-ci appuie les revendications des travailleurs.

Tout autre vote irait à l’encontre des intérêts des salariés. Voter PS ou Verts, c’est voter le statu quo dans les hôpitaux. Voter UMP et consorts, y compris l’extrême droite, c’est voter pour le démantèlement des hôpitaux publics.

 

Avec la CGT Cochin, refusez la casse programmée de nos hôpitaux !

 

 

Bernard Giusti

Secrétaire Général Adjoint CGT Cochin

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 11:05

Nicolas Sarkozy a été battu et va maintenant pouvoir aller se reconvertir chez Bouygues ou chez un autre de ses amis du Fouquet’s. Vu les cinq années de casse sociale que nous venons de subir et vu la campagne d’extrême-droite qu’a menée l’UMP durant ces dernières semaines, nous ne pouvons que nous réjouir d’avoir échappé à un nouveau mandat du président sortant.

Mais si la défaite du fossoyeur des droits sociaux apparaît comme un soulagement pour le camp du travail, nous sommes encore loin du vrai changement et le temps des cerises n’est certainement pas pour demain. Il y a d’abord eu les appels du pied au FN durant l’entre-deux tours. Pierre Moscovici, directeur de campagne de F. Hollande et, par ailleurs, vice-président du lobby patronal Le Cercle de l’industrie, a ainsi annoncé qu’il comptait « combattre fermement l’immigration illégale ». Les propos de F. Hollande sur l’immigration lors du débat télévisé du 2 mai étaient également plus qu’ambigus. Ensuite, la posture « anti-austérité » des socialistes ces dernières semaines ne doit pas faire oublier qu’en novembre dernier Hollande voulait « donner du sens à la rigueur » et qu’il n’a pris quasiment aucun engagement sérieusement en faveur des travailleurs et des travailleuses : rien sur la retraite pleine et entière à 60 ans, rien sur les privatisations, rien sur les licenciements etc. il s’est d’ailleurs bien gardé de promettre quoi que ce soit après l’annonce des résultats, préférant évoquer des thèmes fédérateurs qui ne mangent pas de pain : la justice et la jeunesse. La période qui s’ouvre avec l’élection de F. Hollande appelle donc à la plus grande lucidité sur la politique qu’il va mener, afin d’éviter toute désillusion. Il y a bien longtemps que le Parti Socialiste est entièrement converti au libéralisme et ne propose plus que de le modérer. A l’heure des premiers choix, il y a donc fort à parier que le nouveau pouvoir préservera sans état d’âme les intérêts des capitalistes plutôt que de défendre les droits des travailleuses et des travailleurs.

Si nous ne voulons pas de l’austérité qui s’annonce et si nous ne voulons plus de ce monde qui tourne à l’envers, il va donc falloir dès maintenant organiser la résistance et nous tenir prêt-es à riposter quand les promesses électorales feront place aux mesures de rigueur. Le 2e tour est passé et c’est à présent le 3e tour social qu’il faut imposer.

Alternative Libertaire, le 7 mai 2012

 

A très bientôt  dans la rue et dans les luttes !

 

al-infos@alternativelibertaire.org

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 11:04



En élisant aujourd'hui 6 mai, François Hollande président de la République, le peuple de France s'est libéré d'un pouvoir qui l'a méprisé et agressé pendant 5 ans. Je veux dire la joie des communistes qui ont combattu sans relâche Nicolas Sarkozy et sa politique et qui ont œuvré de toutes leurs forces à cette victoire.

Je veux féliciter François Hollande pour son élection. Les femmes et les hommes qui se sont rassemblés sur sa candidature pour infliger à Nicolas Sarkozy la défaite qu'il méritait ont ouvert un nouvel espoir en France, et en Europe.

Je veux remercier les millions d'électrices et d'électeurs du Front de gauche qui ont apporté une contribution décisive à ce résultat. Sans la campagne mobilisatrice menée par le Parti communiste français et ses partenaires du Front de gauche avec leur candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, sans les propositions de notre programme, L'Humain d'abord, sans notre engagement déterminé entre les deux tours, la victoire n'aurait pas été possible. Elle ouvre un nouveau chapitre pour notre pays.

François Hollande est le premier président élu par les électrices et les électeurs de gauche depuis 24 ans.

Il était indispensable de mettre un terme à une présidence au service des privilégiés, prenant systématiquement pour cible le monde du travail, ses droits sociaux et démocratiques, les libertés démocratiques.

Il était indispensable que le co-auteur, avec Angela Merkel, d'un traité européen promettant l'austérité à perpétuité aux peuples et les plein-pouvoirs au capitalisme financier, soit désavoué par son propre peuple.

À tous les peuples d'Europe qui attendaient ce signe de la France, je dis : ensemble, il redevient possible de faire reculer la dictature financière qui nous menace tous ; ensemble, nous pouvons relancer le combat pour une Europe démocratique, une Europe de justice sociale, de développement solidaire et écologique.

Oui, ce 6 mai 2012, nous avons remporté une première bataille capitale. Un président de gauche siège à l'Élysée. La gauche doit sans tarder répondre aux urgences sociales qui n'attendront pas. Des mesures immédiates pour les salaires, pour la relance du pouvoir d'achat, pour la lutte contre le chômage et la renégociation d'un traité européen doivent être prises.

S'ouvre dans le même temps une nouvelle bataille, celle des élections législatives dont va maintenant dépendre la possibilité de maintenir grande ouverte la porte du changement.

Il faut maintenant élire à l'Assemblée nationale une majorité de gauche qui soit à la hauteur de la situation et compte pour cela en son sein les députés prêts à voter les lois sociales et démocratiques sans lesquelles le changement ne sera rien.

Il faut de très nombreux députés qui n'aient pas une seconde d'hésitation pour abroger les lois scélérates du quinquennat Sarkozy et des dix années de droite au pouvoir.

Il faut de très nombreux députés pour reprendre le pouvoir sur le secteur bancaire et financier, pour mettre en place un pôle public de la banque et du crédit.

Il faut de très nombreux députés favorables au relèvement significatif du SMIC et des salaires, décidés à engager le retour de la retraite à 60 ans à taux plein pour tous, à interdire les licenciements boursiers, à relancer l'emploi industriel et les services publics.

Il faut de très nombreux députés qui aient le courage de soumettre au vote des droits nouveaux pour les salariés du public comme du privé, pour les travailleurs indépendants à l'avenir précaire, pour les jeunes qui méritent mieux que l'apprentissage à vie, pour les femmes dont les salaires sont toujours largement en deçà de ceux de leurs collègues masculins.

Les menaces de la droite et de l'extrême droite pour empêcher ces changements ne sont pas mortes avec la défaite de Nicolas Sarkozy. Leurs candidats aux élections législatives doivent être partout battus, et il faut barrer la route à l'entrée du FN à l'Assemblée nationale. Partout où elle a eu cette possibilité en Europe, l'extrême droite a aggravé les reculs sociaux. Il n'en sera pas ainsi en France, le PCF et ses partenaires du Front de gauche s'y engagent.

Ce soir, j'appelle les candidates et candidats du Front de gauche aux élections législatives à repartir partout au combat pour rassembler autour de ces objectifs l'ensemble des électrices et des électeurs qui ont permis la victoire à l'élection présidentielle.
J'appelle l'ensemble de ces électrices et électeurs, pour garantir le changement, à mettre les candidats du Front de gauche en tête de la gauche dans le maximum de circonscriptions, le 10 juin, et à en élire ensuite le plus grand nombre, le 17 juin prochain.


Pierre Laurent
Secrétaire national du Parti communiste français

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 11:02

lundi 7 mai 2012


Sarkozy est vaincu. Le candidat socialiste a remporté 51,62 % des suffrages exprimés. Mais ce résultat global cache l’ampleur réelle du rejet de Sarkozy et de la droite. Dans pratiquement toutes les grandes villes de France, même celles qui se trouvent dans des départements empreints de conservatisme, le score de Hollande est bien supérieur à son score national. Citons les cas de Strasbourg (55 %), Reims (53 %), Chartres (52 %) ou encore Cherbourg (60 %). Une large majorité de salariés a voté pour la gauche. Même chose chez les électeurs de 18 à 55 ans. Les réserves sociales de la droite résident essentiellement chez les riches, chez ceux qui vivent de l’exploitation d’autrui, chez les personnes âgées, dans les campagnes et plus généralement dans les eaux stagnantes de la société. Les villes, la jeunesse, les travailleurs – toutes les forces vives du pays, en somme – ont massivement rejeté Sarkozy et sa politique réactionnaire.

Cette victoire marque une nouvelle étape dans l’histoire du pays. La défaite de Sarkozy est une excellente chose. Nous devons maintenant remporter la bataille des législatives. Il faut renverser la majorité de droite à l’Assemblée Nationale et y élire un maximum de députés du Front de Gauche. Mais ne perdons pas de vue que Sarkozy n’était que le représentant le plus en vue d’une classe et d’un système. Sarkozy, ses idées réactionnaires et racistes, sa haine et son mépris de la classe ouvrière, ses attaques contre les services publics et contre toutes les conquêtes sociales du passé, contre les retraites, contre les droits syndicaux, n’étaient que la traduction idéologique et politique des intérêts de la classe capitaliste. Cette classe est toujours au pouvoir. Le système est toujours intact. Si on change la composition du gouvernement sans toucher aux fondements de ce système, il s’avérera impossible d’en finir avec la régression sociale.

Les scènes de liesse populaire à la Bastille et à travers le pays sont compréhensibles. Nous sommes tous contents de la défaite de Sarkozy. Mais quelle sera la politique du nouveau gouvernement ? Hollande nous assure qu’il sera le président de l’égalité et de la justice. Il a promis de « mettre fin aux privilèges ». Mais en même temps, il a déclaré sans ambages que les « marchés » – c’est-à-dire les intérêts capitalistes – n’ont rien à craindre de sa présidence. Ces déclarations sont pour le moins contradictoires. On ne peut servir deux maîtres. Sa victoire a été comparée – par Hollande lui-même et bien d’autres – à celle qui a porté François Mitterrand au pouvoir le 10 mai 1981. Mais cette expérience nous apprend surtout qu’un gouvernement qui limite son action à ce qui est conforme aux intérêts capitalistes se verra contraint, par la force des choses, à adopter une politique de régression sociale. C’est ce que commande la loi du profit. Accepter le capitalisme, c’est accepter les lois qui régissent son fonctionnement. Les espoirs placés en Hollande par ceux qui l’ont porté au pouvoir seront rapidement dissipés. La capitulation du gouvernement « socialiste » aux intérêts capitalistes n’atténuera pas l’hostilité de la droite à son égard. Mais elle lui fera perdre, en même temps, sa propre base sociale.

D’où la nécessité impérieuse de construire une alternative révolutionnaire à la politique de Hollande. Pour le PCF et ses alliés dans le Front de Gauche, la source de la crise réside dans le système capitaliste. Il faut donc compléter notre programme pour tenir compte de cette réalité et fixer l’attention des travailleurs sur la nécessité de briser le pouvoir des banques, de mettre fin à l’emprise des capitalistes sur l’économie et procéder à la construction d’une République Socialiste.

La Riposte 

©2002-2010 Journal communiste : La Riposte

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 11:00

Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).

Le 7 mai 2012.

La défaite de Sarkozy est un soulagement pour des millions de Français. C’est la preuve que le combat électoral conserve encore un sens et que la démocratie n’a pas été totalement vidée de tout contenu.

Mais ce sont maintenant les élections les plus importantes qui se profilent les 10 et 17 juin : les élections législatives. Leur enjeu est simple : confirmer la défaite de la droite dans toutes ses composantes et assurer la victoire des trois candidats du M’PEP ainsi que du plus grand nombre possible de candidats du Front de gauche.

Une majorité socialiste à l’Assemblée nationale, avec un président de la République socialiste, fera une politique d’austérité inspirée des « socialistes » Papandréou en Grèce (balayé aux élections dans son pays), Zapatero en Espagne (balayé) et Socrates au Portugal (balayé).

Le programme de François Hollande ne comporte aucune avancée sociale majeure du type de celles connues en 1936, 1945 ou 1981. Et encore moins de réformes de structure de l’économie rompant avec le système néolibéral.

C’est pourquoi le M’PEP apporte un soutien critique au Front de gauche, seul rassemblement à la gauche du PS. Avec 11,1%, celui-ci fait certes un bon score, lié notamment à l’excellente campagne menée par son candidat Jean-Luc Mélenchon. Mais ce résultat doit être compris comme un premier rassemblement à la gauche du PS, d’ailleurs favorisé par l’absence de personnalités médiatisées comme Olivier Besancenot et Arlette Laguillier. Les 11,1% obtenus par Jean-Luc Mélenchon sont inférieurs au score réalisé par les formations à la gauche du PS en 1995 (14,1%) et en 2002 (13,8%). Mais c’est mieux qu’en 2007 (9%). Nous sommes donc dans une phase de rassemblement à la gauche du PS, mais non dans une phase de conquête de l’électorat, particulièrement de l’électorat populaire.

Pour conquérir l’électorat populaire et ne pas en rester au simple rassemblement à la gauche du PS, le Front de gauche devra revoir son programme et son organisation. Il devra aussi clairement annoncer qu’il ne participera pas à un gouvernement dirigé par le PS.

Le programme du Front de gauche devra intégrer la sortie de l’euro et de l’Union européenne. À défaut, il devra au moins proposer un plan « B » au cas où les propositions qu’il fait de changer l’Union européenne de l’intérieur ne recevraient pas de réponse positive des autres membres de l’UE. Pour le M’PEP, c’est la condition décisive pour faire basculer des millions d’électeurs qui ont compris que ces mesures sont indispensables pour recouvrer la souveraineté nationale et populaire. Aucune politique de gauche n’est possible dans le cadre de l’Union européenne et avec l’euro. Le Front de gauche devra le reconnaître et laisser sa place au courant de gauche fidèle au « non » de gauche de 2005, qui prône encore et toujours la sortie de l’euro et de l’Union européenne par la gauche. En outre, les citoyens n’étant pas membres des partis composant le Front de gauche devront y trouver leur place.

C’est dès la campagne des législatives que sa place doit être faite à ce courant. En effet, le Front de gauche, qui s’était fixé pour objectif de contenir le Front national, est en échec sur ce point : jamais le Front national n’a obtenu d’aussi bons résultats à une présidentielle.

C’est pour ces raisons que le M’PEP présente trois candidats aux élections législatives

Cette décision est motivée par le refus du Front de gauche d’accueillir le M’PEP. Notre Mouvement a appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Il appelle également à voter pour les candidats du Front de gauche aux élections législatives. Toutefois, pour présenter ses idées aux citoyens et affronter le FN en proposant une alternative de gauche à ses électeurs, notre Mouvement présentera ses propres candidates et candidats dans trois circonscriptions.

Nous choisissons celles où se trouvent les principaux dirigeants du Front national ou dans lesquelles ce parti a réalisé ses meilleurs scores. Il s’agit de circonscriptions dans lesquelles il n’y a pas de candidats du Front de gauche en position d’être élus. Nous porterons les arguments du M’PEP. Nous ne voulons pas que le FN s’arroge une sorte de monopole de la sortie de l’euro, surtout que ses propositions mèneraient au chaos. Nous voulons démontrer qu’il existe une sortie de l’euro, mais par la gauche !

Nous présentons nos candidats dans les circonscriptions suivantes :

·         11e circonscription du Pas-de-Calais où Michèle Dessenne, porte-parole du M’PEP, fera face à Marine Le Pen, n° 1 du FN.

·         3e circonscription du Var ou Jacques Nikonoff, porte-parole du M’PEP, fera face à Bruno Gollnisch.

·         9e circonscription de l’Hérault où Waldeck Moreau, secrétaire national du M’PEP fera face à un FN à la très forte influence.

·          

Pour accéder aux informations concernant ces 3 circonscriptions, cliquez ici :

http://www.campagne2012.m-pep.org/

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 10:58

Le député-maire de Nice, Christian  Estrosi, a annoncé jeudi 3 mai 2012 qu’il ne souhaitait plus que l’union départementale de la CGT réintègre la Bourse du travail de la place Saint-François, dans le Vieux-Nice. 

 

L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy a fait cette déclaration lors d’une conférence de presse improvisée au cours de laquelle il a annoncé ses projets de restauration des bâtiments de la Bourse du travail, dont certains datent du moyen-âge. Un musée de l’histoire locale doit notamment y prendre place. La CGT, « locataire » des lieux depuis 1896, soit 116 ans, avait dû les quitter l’an dernier en raison de travaux de sécurité. Mais une convention la liant à la mairie permettait au syndicat d’y revenir. Or, Christian Estrosi a annoncé également qu’il comptait faire annuler cette convention par le conseil municipal. L’union départementale CGT estime que son syndicat paye ses prises de positions et son engagement. Elle envisage une action en justice.

Ce cas n’est pas isolé. Xavier Bertrand, maire de Saint Quentin dans l’Aisne a récemment contesté la présence CGT dans les locaux de la Bourse du travail.

 

Vendredi 4 mai 2012, par Sabine Ferry

source : Confédération CGT

 

http://eldiablo.over-blog.org/article-vengeance-de-classe-le-sarkozyste-estrosi-expulse-la-cgt-de-la-bourse-du-travail-de-nice-104765705.html

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Published by Vendémiaire - dans Syndicalisme
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