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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 19:02

De : STRATÈGE

 samedi 2 juin 2012 (16h08) :

 CHÔMAGE RECORD DANS LA ZONE EURO

 Le taux de chômage dans la zone euro a atteint en avril le niveau record de 11% de la population active.
 17,40 millions de personnes étaient au chômage en avril soit 110.000 de plus que le mois précédent. Il s’agit du douzième mois consécutif au cours duquel le chômage a atteint ou dépassé le seuil de 10%. En un an, 1,79 million de personnes sont venues grossir les rangs des sans emploi.
 C’est l’Espagne où plus d’un jeune sur deux de moins de 25 ans est sans emploi, qui a le taux de chômage le plus élevé d’Europe (24,3%). Suivi de la Grèce avec 21,7%.
 En France où le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a explosé sur un an (+15,6%), le chômage a augmenté pour le douzième mois consécutif au mois d’avril, tandis que 45.000 emplois sont menacés par des plans sociaux en cours ou à venir.
 En revanche, les taux de chômage officiels les plus bas ont été enregistrés en Autriche (3,9%), au Luxembourg et aux Pays-Bas (5,2% chacun) ainsi qu’en Allemagne (5,4%).
 Mais il serait étonnant que ces pays ne finissent pas par être touchés par le marasme général qui selon toute vraissemblance, étant donnée la conjoncture internationale, car nous ne sommes pas seuls, va continuer à gagner du terrain.
 Le plus grave c’est qu’il n’y a pas de perspective de sortie de crise et que certains experts commencent à se demander si cela ne signifierait pas la fin de la croissance, dans un système qui serait arrivé au terme de son évolution.
 Auquel cas les petits rafistolages par ci par là pour sauver ce système ne serviraient à rien et il faudrait se diriger vers une mutation historique.

 

Publié sur http://bellaciao.org/fr/spip.php?page=article_txt&id_article=128201

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 19:01

 Les faits sont connus : après plusieurs semaines et plusieurs réunions la direction de la CGT (CE et CCN) n’est pas parvenu à un accord à propos de la succession du secrétaire général de l’organisation. La décision étant repoussée à l’automne puis soumise au vote des participants du 50ème congrès de mars 2013.

Il y a bel et bien crise au sommet de la CGT, pour la plus grande joie de beaucoup de médias et pour le plus grand désarroi de nombreux militants et travailleurs qui voient qu'il se passe quelque chose "là-haut" sur lequel ils n'ont semble-t-il pas de prise ou de pouvoir.

 

Mais de quelle nature est cette crise? Question de personnes, d’ego ? Simple question de méthode et de calendrier ? Ou bien d’autres questions beaucoup plus déterminantes ne sont-elles pas en jeu ?

 

Question de démocratie syndicale

 

Pour quelles raisons, y compris compte tenu du blocage actuel, le débat devrait-il être confiné aux seuls organes de direction ? Alors que le 50è congrès se profile, l’ensemble des structures (UL, UD, Fédé, Unions syndicales, retraités, chômeurs …, l’ensemble des militants) n’ont-ils pas leur mot à dire et ne devraient-ils pas être consultés au lieu d’être confinés au rôle de spectateur informés le plus souvent par des médias externes à l’organisation ? Qu'est-ce qui oppose sur le fond les différents candidats officiels ou présentés comme tels ? Qu’est-ce qui en matière d’orientation sépare la candidature soutenue par le secrétaire général et celle qui aurait le soutien de plusieurs fédérations ?

 

Et la question concerne-t-elle d'abord le nom ou le visage du remplaçant de Thibault ou plus largement l'orientation de la première confédération du pays ? Allons-nous nous conformer à notre tour à la détestable peopolisation et personnalisation du débat dont l’élection présidentielle offre le lamentable spectacle ?

 

D'ailleurs, quels sont les critères qui ont présidé au choix des candidatures ?

 

Pourquoi la recherche de nouveaux dirigeants ne concerne-t-elle que des négociateurs de ministères et d'institutions officielles qui n'ont pas vraiment été choisis pour leur engagement sur le terrain? En cette heure de crise extrêmement grave et profonde du système, de l’affrontement inévitable dans les entreprises menacées par les fermetures et les plans de licenciements massifs, la CGT ne doit-elle pas se tourner vers les militants de terrain et de classe qui ont fait la preuve et de leur détermination et d’une intelligence certaine dans le combat de classe ?

 

Question d’orientation

 

Quelles orientations, quelle appréciation du bilan de l’organisation en matière de résultats revendicatifs pour les travailleurs et en matière de renforcement de l’organisation doivent guider ce choix ?

 

Pourquoi les différents communiqués émis insistent-ils sur la continuité des orientations dans laquelle le 50éme congrès devrait se situer et dans laquelle le choix d’un(e) nouveau (elle) dirigeant(e) devrait rester encadré ?

Alors que chaque congrès est totalement souverain !

N’est-ce pas essentiellement pour éviter tout débat et sur le bilan des 15 dernières années et sur l’orientation de la CGT pour les années qui viennent ?

 

La question centrale pour notre CGT est décisive aussi pour l'ensemble des travailleurs :

 

ou la CGT sous l'égide de la Confédération européenne des Syndicats se calque sur le syndicalisme à l'anglo-saxonne contrôlé par en haut

ou elle renoue en le vivifiant avec le syndicalisme des structures de base, d’entreprises et le fédéralisme.

Cela sur la base de l’objectif commun, au-delà des revendications spécifiques, de la fin de l'exploitation et de la collectivisation des moyens de production et d'échange.

En calant son activité sur une totale indépendance du pouvoir politique, du patronat et des puissances financières.

Toutes choses à l'inverse de la centralisation et de l’accompagnement issus des précédents congrès !

 

Le bilan de 15 ans de reculs sociaux dramatiques et sans précédent doit être fait.

Plus que jamais, le débat sur la nécessité d’organiser la lutte des travailleurs sur la base d’orientations de lutte de classes et non de collaboration doit avoir lieu.

Plus que jamais l’intégration de la CGT dans les institutions européennes et dans les structures syndicales internationales d’accompagnement du capitalisme doit faire l’objet d’une interpellation à l’heure où l’appartenance à l’Union européenne et à la zone euro sert de levier à la mise en œuvre des politiques d’austérité et à la flexibilisation mortelle du marché du travail et donc de l’emploi.

 

Au-delà des annonces pré-electorales du nouveau pouvoir issu de la présidentielle les politiques de rigueur et la ʺguerre socialeʺ contre nos droits vont se poursuivre.

Pour une raison fondamentale qui contribuerait à désarmer les salariés si on la taisait : tout porte en effet à estimer que ce nouveau pouvoir n’a ni le courage, ni l’audace de s’attaquer aux mécanismes et aux privilégiés qui ont déclenché la crise !

Les politiques d’austérité que nous avons connu vont donc être aggravées, mâtinées de "justice sociale",au nom des déficits, de l'euro et du "Pacte européen de stabilité", véritable camisole anti-sociale !

Et les mêmes causes entraînant les mêmes effets … !

L’appel au "dialogue social" enfant chéri des dirigeants de la CFDT, synonyme le plus souvent de soumission aux objectifs du MEDEF et aux contraintes budgétaires de la Commission européenne et qui vise à entraîner les syndicats dans l’acceptation des politiques d’austérité doit recevoir une réponse sans ambiguïté : la CGT est totalement indépendante du nouveau pouvoir, fut-il de ʺgaucheʺ et ne renoncera à aucune des revendications de son programme, ni à aucune des revendications portées par les travailleurs et les luttes !

Démocratiquement, actifs et retraités, intervenons pour que ce débat devienne incontournable, pour qu'ilcesse d’être cantonné à un affrontement de personnes et que d’autres propositions nominatives émergent en phase avec des orientations de luttes et de pratiques démocratiques dont la CGT et les travailleurs plus généralement ont un impératif besoin.

 

Le Front Syndical de Classe, 3 juin 2012

 

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:59

 

Interpellation aux candidats aux élections législatives

 

Madame, Monsieur,

 

Vous êtes candidat-e aux prochaines élections législatives. Comme l'ont montré les

débats lors des récentes élections présidentielles, les questions d'éducation sont au coeur

des projets de société que dessineront les politiques à venir.

Objet, à juste titre dans un contexte de crise, de fortes attentes de la part des familles

inquiètes pour l'avenir de leurs enfants, l'Ecole doit, plus que jamais, être une priorité dans

un monde du XXI siècle dans lequel les connaissances sont en constante évolution.

Ces dernières années ont vu une avalanche de réformes qui ont largement déstabilisé le

système éducatif. L'objectif de réussite de tous les élèves est loin d'être atteint, et les

inégalités ont été creusées par de nombreuses mesures. La rupture avec les choix

budgétaires et l'assèchement à tous les niveaux du système éducatif, est nécessaire. Le

renoncement à une réelle ambition éducative pour tous est une impasse pour chaque

élève, pour notre société entière.

De nouvelles lois devront être votées. Elles devront faire l'objet d'un véritable dialogue

social, et prendre en compte, notamment, l'avis et l'expérience des professionnels de

l'éducation.

La FSU, première fédération de l'éducation, tient à vous faire connaître ses propositions

pour l'Ecole. Elles se déclinent par des mesures d'urgence notamment pour la rentrée

2012 ainsi que par des axes forts pour la future loi de programmation.

Pour la FSU, une réelle démocratisation de l'accès aux savoirs passe par l'allongement de

la scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans, une réflexion sérieuse sur les modifications des

contenus à enseigner, sur l'évaluation des élèves, du système, des enseignants, sur les

conditions matérielles d'enseignement pour diversifier les pratiques pédagogiques...

Permettre à tous les jeunes, grâce à une culture scolaire commune de poursuivre leurs

études, s'insérer dans un emploi, accéder à toutes les dimensions de la vie citoyenne...

Telle est notre ambition, et nous ne doutons pas qu'elle soit partagée.

Si vous êtes élu-e, vous serez appelé-e à voter les futures lois : c'est pourquoi il nous a

semblé utile de vous communiquer ci-joint nos propositions.

 

Nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, en l'expression de nos sincères

salutations,

 

FSU : 12 mesures urgentes pour l'éducation

Un plan d’urgence dès le printemps 2012, symbole d’une autre politique

pour mettre un terme à la destruction de l’École publique française :

 

1. Rupture avec le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ;

annonce de l’arrêt des suppressions de classes et de postes, du gel des postes dans les

universités et les organismes de recherche et d’un plan pluriannuel de recrutements ; arrêt du

recours à l’emploi précaire et annonce d’un véritable plan de titularisation (qui intègre notamment

les nouveaux métiers statutaires à créer).

2. Mise en oeuvre d’une politique de prérecrutements ; à titre transitoire, établissement de listes

complémentaires pour les concours de recrutement pour la session 2012.

3. Annonce de l’abandon de la réforme actuelle et mise en chantier d’une autre formation initiale

des enseignants, articulant formation professionnelle, accès à la recherche, et formation «

académique » de haut niveau au sein d’IUFM rénovés et au rôle conforté ; développement de la

formation continue des personnels.

4. Fin de l’assouplissement de la carte scolaire, et engagement d’une réflexion sur une carte

scolaire repensée pour viser une réelle mixité sociale et scolaire.

5. Abandon du programme ECLAIR et annonce d’une véritable refondation de la politique

d’éducation prioritaire.

6. Premières mesures pour témoigner la volonté de scolariser en maternelle les moins de trois ans

pour les familles qui le souhaitent, en priorité dans les zones qui concentrent les plus grandes

difficultés.

7. Abandon du livret personnel de compétences ; abandon, au collège, de la structuration de la

scolarité par le « socle ».

8. Annonce d’une remise à plat des réformes des trois voies du lycée, en actant notamment le

retour à une définition nationale de tous les horaires d’enseignement, en confortant la valeur

nationale des diplômes ; arrêt du développement de l’Apprentissage et maintien sous statut

scolaire - et sous la tutelle de l’État - des formations initiales professionnelles.

9. Réaffirmation du rôle des COPsy et des DCIO dans la réussite, dans le cadre d’un service

public d’orientation scolaire à conforter et élargir au champ du ministère de l’agriculture.

10. Engagement d’abrogation de la loi LRU et du pacte Recherche, et rupture avec la logique

d’établissements ou de projets dits « d’excellence » ; engagement de ne pas accroître les droits

d’inscription à l’université.

11. Collectif budgétaire pour donner une assise aux décisions et annonces.

12. Droit à l’éducation pour tous les élèves et étudiants sans stigmatisation et sans fichage ; fin

des reconduites aux frontières des jeunes sans papiers.

 

http://www.fsu.fr/IMG/pdf/actu_120522_interpellation_candidats_legislatives.pdf

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:58

PAME, Grèce

USB, Italie

PEO, Chypre

CGTP-IN, Portugal

CSU (P y J), État d’Espagne

   

Chers collègues,

 

Nous sommes à la croisée des chemins. Le caractère généralisé et global de la crise capitaliste, ses développements en Grèce, au Portugal, en Irlande et dans tous les pays d’Europe réclame que le slogan « Prolétaires de tous les pays unissez-vous » se fasse entendre plus que jamais.

De nouvelles tâches plus importantes se présentent au mouvement syndical et populaire dans la période à venir, en raison des développements au sein de l’Union européenne.

 

L’approfondissement de la crise capitaliste, ainsi que les impasses dans la gestion des représentants politiques du Capital, conduisent à l’aggravation de l'agression contre la classe ouvrière et son mouvement. La rivalité inter-impérialiste s’aiguise, entre les gouvernements et entre les parties de la ploutocratie. Les nouvelles vagues d'attaques, les nouvelles coupes de salaires, les restrictions des droits et des dépenses sociales pour le peuple, au nom de la réduction des déficits et des dettes publics, visent à garantir des travailleurs meilleur marché et de nouveaux terrains d'action aux monopoles européens. La Troïca (UE, BCE, FMI), avec la classe bourgeoise de chaque pays et ses représentants politiques, abolissent les droits du travail, les droits sociaux, les acquis des travailleurs et minent la souveraineté nationale. Ceci est confirmé par le « Pacte pour l’euro ».

 

Le rôle de l’UE comme meute de loups et comme oppresseur de la classe ouvrière et des peuples se manifeste à travers l’expérience de la classe ouvrière et des couches populaires.

Les mythes de la ploutocratie et de ses partisans, selon lesquels l’UE serait « une union solidaire et un havre pour les peuples » se sont effondrés. La crise capitaliste dans la zone euro va s’approfondir. Les États-Unis vont devenir de plus en plus réactionnaires et les travailleurs vont vivre dans des conditions de grande pauvreté et de dégradation s’ils ne se lèvent pas.

 

Instruits par notre propre expérience et par la réalité actuelle, nous devons rejeter les mensonges de la ploutocratie et de ses représentants politiques, selon lesquels la crise résulterait des droits des travailleurs ou serait due à une mauvaise gestion. Nous n'avons pas de crise de la dette.

La cause de la crise est une question clé. Parce que l’issue dépend de la cause. On dit que la cause est la mauvaise gestion, les scandales, le système financier mondial, les spéculateurs, les golden boys, etc.

Les libéraux, les sociaux-démocrates et les opportunistes tentent d’embrouiller les travailleurs. La crise n'est pas le résultat de la distorsion du développement capitaliste, comme les partis impérialistes bourgeois et certains dirigeants syndicaux tentent de présenter, mais elle est le résultat du développement capitaliste lui-même, c’est une crise de plus du capitalisme. La crise est une crise du capitalisme et a été créée par les immenses profits du grand capital et son accumulation, d'une part, et par l'intensification de l'exploitation la main-d'œuvre, d'autre part. Le capitalisme est un système pourri et dépassé. Il ne peut être corrigé. Tant que le capitalisme existe, il provoquera toujours du chômage, la faim, la guerre, l’exploitation brutale et l’oppression de la classe ouvrière et des couches populaires.

 

Nous sommes confrontés à une attaque généralisée qui fait retourner nos vies et nos conditions de travail à ce qu’elles étaient au siècle dernier.

La situation actuelle ne concerne pas seulement la classe ouvrière de certains pays. Cette tempête de mesures anti-populaires est propagée partout par l’UE, le FMI, la BCE, par les gouvernements libéraux et sociaux-démocrates, par leurs larges coalitions ou par leurs variantes de centre-droit ou de centre-gauche (Allemagne, Italie, Grèce). De tels gouvernements, qui répondent aux besoins modernes du capital, ont généralement le soutien même des nationalistes (par exemple en Grèce).

La vie elle-même, l’expérience elle-même, démontrent clairement que dans l’UE des monopoles, il n’y a aucune solution en faveur des peuples. Le renversement du pouvoir des monopoles et le désengagement des organisations impérialistes est nécessaire.

 

La  direction de la Confédération Européenne des Syndicats (CES) porte également des responsabilités énormes dans la dégradation de la vie de la classe ouvrière en Europe, dans la situation que nous vivons aujourd'hui. Elle porte de grandes responsabilités dans le désarmement du mouvement ouvrier par la politique de conciliation avec le capital, par la politique de collaboration de classe avec les employeurs et les organisations impérialistes.

A travers le « dialogue social », la direction de la CES soutient la politique de compétitivité capitaliste, répand des illusions et désoriente la lutte ouvrière. Souvent ces directions syndicales acceptent et cosignent des réductions de salaires au nom de la crise, souvent elles sont d'accord avec la ligne qui soutient les licenciements de certains travailleurs en vue de sauver les autres. Ce sont les mêmes qui disent « OUI » à des formes flexibles de relations ou d’horaires de travail, au nom de la limitation du chômage. Elles cultivent le défaitisme. La logique qui sert les intérêts du Capital crée la déception, affecte négativement le mouvement syndical, paralyse et désoriente les syndicats. Le mouvement syndical ne peut espérer être reconstruit en Europe et partout dans le monde que s’il rassemble sans compromis le mouvement syndical de classe. Le renforcement du mouvement syndical de classe en Europe permettra de renforcer la résistance contre le Capital et les politiques anti-ouvrières, pour le droit au travail et les droits sociaux ; il pourra créer les bases d'une croissance afin de répondre aux besoins de la classe ouvrière et des couches populaires.

 

Aujourd’hui, il y a un besoin urgent que les forces ouvrières et populaires se réveillent contre l’alliance du capital anti-travailleurs, pour organiser immédiatement leur lutte dans tous les lieux de travail, tous les secteurs et tous les quartiers ouvriers et populaires. Plus encore qu’auparavant, nous avons besoin de coordination et de direction de la classe ouvrière et d’un mouvement syndical à orientation de classe, au niveau national et international, afin de promouvoir davantage de formes de lutte, pour défaire et renverser les supporters du Capital. Le slogan « ORGANISATION –CONTRE-ATTAQUE » est bien à propos aujourd’hui et doit être réalisé.

 

Peuples, ne vous rendez pas ! Soulevons-nous !

 

L’intensification de la lutte de classe est nécessaire aujourd’hui, afin de créer des obstacles aux pires mesures qui arrivent. Afin de stopper les plans anti-ouvriers et de préparer le mouvement ouvrier à la contre-attaque, dont le résultat aura pour cible le renversement du pouvoir des monopoles.

 

Les syndicats doivent devenir le centre d’une lutte de masse et doivent constituer un mouvement de résistance de masse, d’obstruction à la mise en œuvre des mesures anti-ouvrières.
Pour renforcer l’organisation sur les lieux de travail, la formation de comités au sein des entreprises, des usines, des quartiers, est une importante contribution.

Nous devons renforcer le débat sur quelle sorte de mouvement, quelle sorte d’alliance, quelle sorte de perspective nous avons besoin. C’est nécessaire pour prévenir, car cela dépend beaucoup de nous, les frustrations qui viendront des difficultés dans les luttes. Nous avons besoin d’un mouvement contre les patrons capitalistes. Nous avons besoin d’un mouvement libéré du syndicalisme gouvernemental et pro-patronal.  Nous avons besoin d’un mouvement qui lutte non seulement pour des améliorations partielles, mais pour tous les besoins de la classe ouvrière, pour le renversement et l’abolition des relations d’exploitation. Nous avons besoin d’un mouvement organisé et avec de profondes racines sur les lieux de travail, avant tout dans les sites de production, les usines. Nous avons besoin d’un mouvement qui sera soutenu et forgera l’alliance des ouvriers avec les indépendants, les petits agriculteurs, les jeunes et les étudiants et les femmes. Nous avons besoin d’un mouvement internationaliste qui lutte pour la même cause dans chaque pays.

Un tel mouvement sera en mesure de repousser avec succès l’attaque des monopoles et de leurs représentants politiques. Il sera en mesure de jouer un rôle dirigeant dans la lutte pour le renversement du pouvoir d’aujourd’hui, pour le pouvoir populaire, qui jettera les fondations de la satisfaction des besoins populaires.

 

Nous luttons, nous revendiquons et nous entrons en action pour constituer les préconditions requises à la satisfaction des besoins de la classe ouvrière.

Via une ligne de lutte qui permette d’organiser la résistance, de remporter de nouveaux droits, de développer la lutte commune, l’alliance entre la classe ouvrière, les paysans et les indépendants mettra à l’agenda la question du changement au niveau du pouvoir et de l’économie. Les changements libéreront la classe ouvrière de l’état d’exploitation et éclaireront la voie du développement sur le critère du bien-être des familles ouvrières et populaires. 
Pour amener les développements dans ce but, il faut un pouvoir ouvrier et populaire, qui représente les intérêts de la majorité du peuple.

Les luttes quotidiennes sont liées avec la perspective des mouvements de lutte de la classe ouvrière.
C’est ainsi sinon, sans cela, nous nous arrêterions à mi-chemin. Et c’est d’une grande importance pour le développement de la lutte. Notre but est d’aider la classe ouvrière d’Europe à comprendre que Notre avenir n’est pas le capitalisme.

 

Sur cette base, nous estimons qu’aujourd’hui, plus qu’avant, nous avons besoin de rallier les forces pour :

• Une coordination syndicale militante, dans chaque secteur

• Des luttes de classe massives et communes, avec des buts communs

• De renforcer la solidarité internationaliste dans tous les pays

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:57

par Henri Maler, le 22 mai 2012

Sous ce titre de notre choix, nous publions, avec l’autorisation de son auteure, une lettre de Vicky Skoumbi, rédactrice en chef de la revue grecque αληthεια (Acrimed).

 

Chères amies, chers amis,

Le jeudi 16 mai, j’ai participé à l’émission d’Arte 28 minutes sur le thème : La Grèce, talon d’Achille de l’Europe ?

 

Je viens de visionner l’émission telle qu’elle a été diffusée et j’en crois pas mes yeux : le passage où je disais que l’aide accordée à la Grèce a été en réalité une aide aux créanciers du pays, et que les plans de sauvetage successifs ont été conçus pour protéger les créanciers d’un défaut éventuel de la Grèce, tout en plongeant le pays dans une récession de l’ordre de 20 % en le menant tout droit à la faillite, a tout simplement disparu ! Si vous regardez attentivement, vous constaterez les traces de coupure par des enchaînements assez abrupts et la non-fluidité de la parole après la première intervention de Benjamin Coriat.

De même est passé à la trappe, un passage vers la fin où j’avais évoqué une confrontation qui n’est pas de nature nationale entre Grecs et Allemands, mais bel et bien entre deux camps transnationaux, c’est-à-dire entre ceux qui, en marchant littéralement sur des cadavres, défendent les intérêts du secteur financier d’une part, et d’autre part ceux qui défendent les droits démocratiques et sociaux et en fin de compte le droit à une vie digne de ce nom. Je prends à témoin Benjamin Coriat qui participait à l’émission et qui pourrait certifier que j’ai bien tenu ces propos dont la trace disparaît sous les ciseaux du censeur.

Car, cela relève tout simplement de la CENSURE. Une question s’impose : Qui donc contrôle Arte et qui filtre les infos ainsi ?

Je l’avoue, je n’en reviens pas. L’émission a été enregistrée "dans les conditions du direct" deux heures et demie avant sa diffusion et que je sache cette formule veut dire qu’on ne coupe pas, à la limite on refait une prise si on a un souci, ce qui a été le cas pour les présentations. Et même si la pratique établie est de couper un peu les longueurs, comment se fait-il que les deux coupes principales portent, comme par hasard, sur des propos concernant les vrais bénéficiaires de l’aide à la Grèce, c’est à dire les banques, ainsi que sur le caractère fallacieux de la supposée confrontation gréco-allemande ?

Comme vous pouvez d’ailleurs sans doute le constater vous-même, mon temps de parole correspond à un tiers - peut-être même moins - de celui de monsieur Prévelakis. Celui-ci, avec sa proposition d’un médiateur, sous la tutelle duquel devrait se mettre la Grèce, proposait rien de moins que de suspendre les procédures démocratiques en Grèce et de donner à Sarkozy (!) la position d’un tuteur du peuple grec qui ne saurait être représenté par ses élus, surtout si ceux-là appartiennent par malheur au Syriza. J’ai bondi mais on ne m’a pas laissé le temps de réagir en coupant là l’émission.

Conclure l’émission sur ce propos est absolument scandaleux. Cela n’honore pas, loin de là, Arte qui se revendique d’une sensibilité démocratique. D’ailleurs, si vous regardez un peu attentivement le déroulement juste avant la fin, vous verrez que la dernière question s’adresse à moi, madame Quin se tourne bien vers moi et non pas vers M. Prévélakis. Et ma réponse concernant les deux Europe qui s’affrontent et qui précédait la conclusion de Georges Prévélakis, est passée complètement à la trappe.

Bref, les coupures, la répartition inégale du temps de parole, la conclusion sur un appel à suspendre la démocratie en Grèce, tout cela, si n’est pas de la manipulation de l’information, c’est quoi au juste ?

Voilà bien des questions sur le traitement de l’information par une chaîne européenne qui se veut indépendante.

Merci de diffuser ce message le plus largement possible et de l’afficher sur les réseaux, si vous voulez bien.

 

Vicky Skoumbi,

rédactrice en chef de la revue grecque αληthεια

 

Post-Scriptum d’Acrimed (23 mai). Le producteur de l’émission a apporté une réponse "à laquelle s’associe la Direction des Programmes d’ARTE" : À nos téléspectateurs.

 

Publié sur Acrimed  http://www.acrimed.org/article3829.html

 

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:56

Le Parti communiste grec (KKE) ouvre courageusement la voie.

 

Communistes français, nous tenons à saluer le combat des communistes grecs du KKE.

Déclaration, 1er juin 2012

 

Nous félicitons les communistes grecs du KKE pour leur progrès aux élections du 6 mai 2012, obtenu dans les conditions les plus adverses, comme nous saluons les progrès de la Jeunesse communiste grecque aux élections étudiantes. Nous les remercions pour le point d’appui et les repères qu’ils apportent à nos propres luttes et au mouvement communiste international.

Nous observons et étudions avec grand intérêt le travail résolu et rigoureux du KKE dans les entreprises et auprès de toutes les couches exploitées, notamment au sein d’un mouvement syndical dominé par les forces réformistes.

La Grèce constitue le laboratoire des politiques de super-austérité en Europe.

Main dans la main, le capitalisme grec, l’Union européenne, la BCE et le FMI ont entrepris de liquider tous les acquis du mouvement ouvrier grec, de réduire le pays au sous-développement, à une néo-colonisation.

Ils entendent faire payer au peuple, au prix le plus cher, leur propre crise, la dette publique dont les capitalistes grecs et européens se sont gorgés.

L’euro aujourd’hui est l’instrument de cette politique. L’expulsion de la Grèce de la zone euro le sera éventuellement demain, tant que la sauvegarde de cette monnaie de domination sera assurée en Europe de l’Ouest dans l’intérêt des grands trusts à dominante allemande.

Le KKE rejette globalement l’Union européenne. Nous nous reconnaissons dans son analyse, dans le refus de toutes les illusions sur une réorientation de ses institutions conçues dans l’intérêt exclusif du capital, de « la BCE en organisation de charité » comme le disent ironiquement nos camarades grecs.

L’organisation du KKE et la perspective de lutte qu’il ouvre représentent un obstacle majeur au projet du capitalisme en Grèce, alors que le peuple est partagé entre colère et désespérance. L’action du KKE accuse le discrédit des forces politiques conservatrice et social-démocrate qui se succèdent au pouvoir. La condamnation de l’UE du capital par le KKE rencontre l’attachement fondamental des masses à la souveraineté nationale, si chèrement acquise.   

Aussi les forces du capital, nationales et européennes, sont-elles amenées à recourir à tous les moyens pour sortir de l’impasse politique dans laquelle elles se trouvent en Grèce.

Elles tentent de réhabiliter les partis traditionnels. 

Elles ont ravivé successivement plusieurs partis de droite et d’extrême-droite nationalistes et xénophobes.

Plaçant d’autres fers au feu, elles s’efforcent de développer une social-démocratie de substitution, en remplacement du PASOK disqualifié. Il s’agit d’enfermer toute la vie politique, notamment la gauche, dans le carcan européen.

La promotion de la coalition hétéroclite « Syriza », comme alternative à la droite avant les élections du 17 juin, est à situer dans ce cadre. C’est la branche grecque du Parti de la gauche européenne, le PGE, appointé par la Commission européenne. Syriza a multiplié par 4 son résultat électoral de 2009, récupérant de nombreux électeurs de la social-démocratie. La complaisance du système à l’égard de Syriza contraste avec l’énergie déployée pour diaboliser le KKE. Les ralliements d’anciens du Pasok se succèdent.  

L’affichage « radical » de ce « front de gauche à la grecque » est trompeur. Sa perspective véritable s’est aussitôt révélée quand son leader médiatique Alexis Tsipras s’est tourné vers notre nouveau président Hollande pour l’aider à réformer l’UE, à sauver l’euro… Hollande qui défendait hier le Traité de Lisbonne côte-à-côte avec Sarkozy ! Les leaders de Syriza furent également d’ardents partisans de Maastricht. Tsipras dispute aujourd’hui à la droite la qualité de meilleur défenseur de l’euro et plaide pour une « renégociation » de la dette. La mise en avant de Syriza permet de canaliser la colère du peuple grec dans une logique d’acceptation de diktats européens « renégociés ».

L’autre raison d’être fondamentale de Syriza est de réduire l’influence du Parti communiste grec. C’est dans ce sens qu’il lui propose une participation empoisonnée à une coalition de « gauche » pro-européenne, de gestion de la crise capitaliste.

Cette situation nous incite encore davantage, en tant que communistes français, membres et responsables d’organisations du PCF, à apporter notre soutien au KKE, parti frère au glorieux passé, notre soutien à son action, à son rejet de l’opportunisme, à son combat pour le socialisme.

Nous incitons nos camarades communistes, les militants syndicalistes français à prendre connaissance des analyses et des expériences de lutte de nos camarades grecs. Nous dénonçons les entreprises de dénigrements du KKE relayées dans notre pays par la presse et les médias au service des forces du capital et même, plusieurs fois, de façon inacceptable, par l’Humanité. A leur manière, elles témoignent de la portée internationale du combat de nos camarades grecs.

La meilleure solidarité qu’il puisse exister entre nous est de combattre chacun l’ennemi commun, dans nos cadres nationaux : les capitalismes et impérialismes de nos pays respectifs, leur internationale, l’UE, le Traité de Maastricht et son application.

Illustrant la réalité militante du KKE et de son émanation syndicale le PAME, les banderoles déployées à plusieurs reprises sur l’Acropole d’Athènes constituent un appel formidable à la résistance dans tous les pays. Merci ! 

 

 

Premiers signataires (responsabilités dans le PCF : CD = Conseil départemental ; CN = Conseil national) 

ALLEG Henri (91 – Palaiseau) - AURIOL Stéphane (75 – RATP – ex. CN), BECOURT Corinne (02 – Saint-Quentin – CD/CN), BERNABE Frédéric (70 – Vesoul – CD/CN – Secr. Fédéral), BERTRAND Robert (31 – Verfeil) ; CARPENTIER Laurie (02 – Saint-Quentin) ; CAUVIN Aline (78 – Mantes) ; CHANTRELLE Jean (92 – Malakoff) ; CHANTRELLE Laurence (92 – Malakoff) ; CHATAIN Monique (83 – Carqueiranne) ; COPIN Joël (62 – Rouvroy) ; CREZEGUT Anthony (75 – Paris 15, CD) ;  DANG TRAN Emmanuel (75 – Paris 15 – CD/CN), DARGHAM Pierre (92 – Vanves) ; DAVOISE Olivier (75 – RATP) ; DEBEAUVAIS Fabienne (80 – Amiens – CN) ; DELVAL Jean-Claude (78 - Mantes) ; FAINZANG Claude (75 – Paris 19 – CD/CN) ; FRICOUT Serge (24 – Jumilhac) ; GAGLIANO Michel (42 – cheminot communiste de Saint-Etienne) ; GARCIA Jacqueline (10 – Romilly) ; GARCIA José (10 – Romilly) ; GAWSEWITCH Josette (75 – Paris 15 – CD) ; HAREL Guy (37 – Montlouis) ; Armelle HERVE (78 – Mantes – secr. Section- CD) ;  JALADE Eric (81 – Castres – CN), JAMELOT Joran (75 – Paris 15 – AP-HP) ;  JAMMET Marc (78 – Mantes- CD ) ; JUNG Véronique (70 – Gray) ; LANDAIS Benjamin (75 – Paris 5 – CD) ;  LAROSIERE Jean-François (59 – Douai – CD) ; LE ROY Olivier (31 – Toulouse – JC) ; LIEVIN Fabienne (70 – Vesoul – CD) ; LIEVIN Patrick (70 – Vesoul – CD) ; LLORENTE Marie (78 – Mantes) ; LUBRINA Antoine ( 03 – Désertines) ; MARION Fabien (13 – Aix) ; MARQUES Camille (75 – Paris 14 – CD) ; MATTA Robin (13 – Aix) ; MUZARD Patrice (70- Gray – CD) ; NEGRI Dominique (38 – Saint-Martin-d’Hères – CD/CN) ; NEGRI Jean-Louis (38 – Saint-Martin d’Hères) ; NIEL Guy (94 – Gentilly) ; ODETTI Christiane (81 - Lavaur – Secr.  Section – CD) ; NEGRI Jean-Louis (38 – Gières) ; PERRIN Michel (87 – Limoges SNCF – ex-Secr. fédé) ; RALLIERES Danièle (81 – Bastides - CD) ; RALLIERES (81 – Bastides – secr. Section - CD) ; RICHARD Laurent (38 – Terres froides) ; RIO Paul (58 – Guérigny) ;  ROLLO Stéphane (38 – Saint-Martin-d’Hères – JC) ; SABATTIER Henri (07 – Sud-Ardèche) ; SCHMIDT Jean-Claude (75 – Paris 15) ; TORNER Emile (75 – Paris 15 – ancien déporté-résistant) ; TOURNAY Jean-Luc (02 – Saint-Quentin – Secr. Section) ; TOURNAY Olivier (02 – Saint-Quentin – CD) ; VARENNE Georges (02 – Saint-Quentin) ; YAGHLEKDJIAN Pierre (75 – RATP) ; YATES Russell (77 – Meaux – Secr. Section) ; ZICCHINA Noël (2A – Ajaccio)

 

Pour s’associer à cet appel,

 

NOM: ……………………………………………………….. Prénom: ……………………………….

 

Adresse: …………………………………………………………………………………………………………………………………

 

Qualité: …………………………………………………………………………………………………………………………………

 

Renvoyer à cahierscommunistes@orange.fr ou Cahiers communistes, 130 rue Castagnary, 75015 PARIS

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:54

 

L'OTAN, menace pour la paix mondiale!

 

Dans une situation internationale marquée par l'aiguisement de la crise du capitalisme et par l'offensive impérialiste violente contre les acquis et les droits des travailleurs et des peuples, se tenait le 20 et le 21 mai à Chicago, aux États-Unis, le Sommet de l'OTAN.

Dans un contexte d'approfondissement de crise du capitalisme, l'impérialisme se lance dans une escalade militariste et interventionniste.

Après avoir réformé son concept stratégique en 2010, ce qui représente un nouveau et dangereux bond qualitatif dans son ambition interventionniste – qu'illustre l'agression contre la Libye – les États-Unis et l'OTAN, dont l'UE est le pilier européen, cherchent à étendre leurs zones d'influence, défendent la course aux armements et les dépenses militaires, l'investissement dans de nouvelles armes et leur réseau mondial de bases militaires.

L'impérialisme militarise les relations internationales, poursuit les occupations, lance des menaces d'agression, défend conspirations et manœuvres d'ingérence contre les pays de tous les continents par une course aux armements permanente, viole les accords internationaux de désarmement existants. Les principes de la Charte des Nations unies sont remis en cause, s'accentue l'instrumentalisation de l'ONU pour légitimer la violence impérialiste. Le processus de destruction du Droit international, produit de la défaite du nazisme et du fascisme lors de la Seconde guerre mondiale, ouvre les portes à la réalisation des desseins impérialistes, le contrôle des ressources et la domination de la planète sur le plan militaire et géostratégique.

L'OTAN comme principal instrument de l'impérialisme dans son objectif de domination mondiale, constitue une énorme menace pour la paix et la sécurité mondiales.

Mais, comme la réalité nous le démontre, la réaction par la force de l'impérialisme à la crise du capitalisme se trouve confrontée à la lutte progressiste et révolutionnaires des peuples qui, partout dans le monde, prennent en main la défense de leurs droits et de la souveraineté ainsi que de l'indépendance de leurs pays, résistant par les moyens les plus variés et mettant en échec la stratégie de domination impérialiste.

Réaffirmant leur engagement dans la lutte pour la paix, le droit de chaque peuple à décider librement de son destin, pour le progrès social et le Socialisme, les Partis communistes et ouvriers signataires de cette déclaration :

-Exigent le retrait immédiat de tous les peuples étrangers d'Afghanistan, ainsi que de toutes les autres interventions impérialistes dans le monde ;

-Rejettent l'escalade de guerre au Moyen-Orient, notamment contre la Syrie et l'Iran ;

-Exigent la dissolution de l'OTAN et soutiennent le droit de chaque pays à décider de retirer leurs pays de cette alliance agressive ;

-Rejettent l'installation du nouveau système anti-missiles des États-Unis et de l'OTAN en Europe et réclament la fin des bases militaires étrangères ;

-Exigent la fin de la course aux armements, le désarmement nucléaire commençant par les plus grandes puissances nucléaires du monde – comme les États-Unis – et la complète destruction des armes chimiques et biologiques ;

-Expriment leur solidarité avec les peuples qui résistent aux occupations, agressions et ingérences de l'impérialisme, notamment au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique latine et en Afrique ;

Partis signataires de l'appel commun des Partis communistes et ouvriers :

1. Parti communiste Sud-africain

2. Parti communiste d'Argentine

3. Parti communiste d'Azerbaïdjan

4. Parti communiste d'Australie

5. Parti du travail de Belgique

6. Parti communiste de Biélorussie

7. Parti communiste du Brésil

8. Parti communiste d'Espagne

9. Parti communiste des peuples d'Espagne

10. Parti communiste des Etats-Unis

11. Parti communiste de Finlande

12. Parti communiste Français

13. Parti communiste unifié de Géorgie

14. Parti communiste de Grèce

15. Nouveau Parti communiste de Hollande

16. Parti du peuple d'Iran

17. Parti communiste d'Inde

18. Parti communiste d'Inde (Marxiste)

19. Parti communiste d'Irlande

20. Parti des travailleurs d'Irlande

21. Parti des communistes italiens

22. Parti communiste Libanais

23. Parti communiste Luxembourgeois

24. Parti communiste de Malte

25. Parti communiste du Mexique

26. Parti communiste Palestinien

27. Parti communiste Péruvien

28. Parti communiste de Pologne

29. Parti communiste Portugais

30. Parti communiste Britannique

31. Parti communiste de Bohême-Moravie

32. Parti communiste du Fédération de Russie

33. Parti communiste ouvrier Russie – Parti des communistes révolutionnaire

34. Parti communiste Syrien (unifié)

35. Parti communiste d'Ukraine

 

Traduction AC

Source : « Solidarité Internationale PCF »

 

http://eldiablo.over-blog.org/article-declaration-commune-de-35-partis-communistes-et-ouvriers-l-otan-une-menace-pour-la-paix-mondial-105851015.html

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:53

Ces 20 et 21 mai 2012, vient de se tenir un sommet de l’OTAN à Chicago. L'OTAN est une organisation militaire qui associe les Etats-Unis et le Canada à vingt-six pays d’Europe. Elle ne dispose pas, en tant que telle, d’unités combattantes, mais elle peut mobiliser des éléments des armées des pays membres qui sont alors placés sous un commandement intégré.

Le budget militaire de l’OTAN était de 1.876 millions d’euros en 2007 avec pour principal contributeur les Etats-Unis (25,9% du budget total).

GUERRE FROIDE

Lors de sa création, en 1949, l'OTAN a été présentée comme un traité d'entraide militaire visant à prévenir une supposée menace soviétique sur les pays de l’Europe de l'Ouest lesquels, en échange, se sont vus contraints d’accepter la présence de bases militaires américaines dont certaines dotées d’armes nucléaires.

En fait, l'OTAN a été essentiellement un outil des États-Unis leur permettant d'assurer le contrôle stratégique de l'Europe et de s'immiscer dans les affaires de ses alliés européens.

TERRORISME

Durant la « guerre froide », l’OTAN coordonne les réseaux clandestins (« stay behind ») mis en place en Europe occidentale par les services secrets anglo-saxons, CIA et MI6. Un de ces réseaux, nommé le « Gladio », est connu pour son activité en Italie dans les années 1970. Afin de contrer l’influence croissante du Parti communiste, il perpétue de nombreux attentats sanglants destinés à créer un climat de terreur favorable à l’instauration d’un gouvernement autoritaire.

En Grèce, le coup d’Etat de 1967 - programmé selon un plan de l’OTAN dénommé « Prométhée » - a été l’œuvre d'officiers agents des réseaux clandestins de l’OTAN et formés aux Etats-Unis. Il s’ensuivra sept années de terreur qui verront des milliers de Grecs arrêtés, torturés et exécutés.

LE BRAS ARME DES ETATS-UNIS

Avec la fin de l'Union soviétique, l’OTAN se trouvait sans adversaire désigné et perdait, en principe, sa raison d’être. Mais loin de se dissoudre, elle se donne, au contraire, les moyens de se renforcer considérablement, une manière d’avouer que, durant 40 années, la crainte affichée d’une invasion soviétique n’avait été qu’un prétexte.
Au moment de la réunification allemande, l’OTAN s’était engagée à ne pas s’étendre à l’Est de l’Europe mais, très rapidement, elle tourne le dos à cette promesse et fait en sorte d’intégrer rapidement la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie (plus tard, l’Albanie, la Bulgarie, la Croatie, l’Estonie, La Lituanie, la Lettonie, la Roumanie, la Slovénie).

Aujourd’hui, l’OTAN assume, sans fard, son rôle de bras armé de l’impérialisme américain en développant une stratégie offensive d’intervention tout azimut. En 1999, le bombardement impitoyable du territoire de la République de Yougoslavie a été la première illustration de cette nouvelle politique. Bilan : 2.000 victimes civiles serbes.
En 2003, les Etats-Unis entrainent l'OTAN dans leur guerre en Afghanistan. Cette première intervention de l'OTAN hors du cadre euro-atlantique a déjà coûté la vie à des milliers d'Afghans, mis le pays sous occupation et détruit toute possibilité pour le pays de se relever à court terme.

En Libye, l'OTAN a coordonné les bombardements des forces aéronavales françaises, britanniques, belges et américaines qui ont entrainé la mort de centaines de Libyens et détruit les infrastructures et les habitations de plusieurs villes et villages.

L’OTAN ET LA FRANCE

Membre à part entière de l’OTAN depuis sa création en 1949, la France en quitte le commandement intégré en 1966, sur décision de De Gaulle[1]. Toutefois la France participe aux opérations de l'OTAN en Bosnie (1993), au Kosovo (1999) et en Afghanistan (depuis fin 2001). Elle est aussi devenue le 4e contributeur de l'organisation en termes de forces.
En novembre 2007, Sarkozy met fin au non-alignement (relatif) français et annonce le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN[2]. Décision approuvée par l’Assemblée nationale le 17 mars 2009, en dépit de l’opposition de la gauche, y compris du Parti socialiste.

François Hollande, qui considérait à l'époque la décision de Sarkozy comme « fâcheuse », déclare maintenant qu’il est favorable au maintien de la France dans le commandement intégré de l’OTAN.

Quitter complètement et définitivement cette organisation si dangereuse pour la paix mondiale et oeuvrer à sa dissolution serait pourtant la seule option raisonnable.

Notes

[1] La gauche non-communiste s’en indigne craignant qu’une telle mesure conduise à un « retrait de toutes les forces américaines du continent européen ».
[2] Sans qu’elle intègre toutefois le comité des plans nucléaires.

Jean-Pierre Dubois http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2012/05/21/l-otan-une-machine-de-guerre-contre-les-peuples.html

 

http://www.collectif-communiste-polex.org/bulletin/bulletin_92_art2.htm

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:52

De : Cousine

jeudi 31 mai 2012 (20h33) :

 

Universitaires, nous enseignons et nous conduisons nos recherches au Québec et en France. Nous connaissons bien nos universités et nos étudiants, que nous côtoyons et que nous contribuons à former, des deux côtés de l’Atlantique. Aujourd’hui, au regard de la situation que connaît le Québec, nous sommes partagés entre la colère et l’espoir. La colère face au cynisme d’un gouvernement qui a laissé pourrir la situation et a préféré la répression au dialogue pendant trop longtemps ; l’espoir de ceux qui ont vu fleurir ce mouvement et tout ce qu’il a déjà semé d’irréversible sur son chemin.

La colère d’abord. Depuis trois mois, le premier ministre Jean Charest et son gouvernement ont plongé le Québec dans l’une des pires crises sociales de son histoire.

D’abord, en remettant en cause l’un des éléments fondateurs de la société québécoise contemporaine : une université accessible à tous. Ce modèle fait notre fierté ! L’université québécoise, dans sa forme actuelle, est étroitement liée à la construction d’un Etat-providence unique en Amérique du Nord, qui a favorisé l’essor économique et social du Québec et l’édification de son peuple. Elle tire d’ailleurs une partie de son prestige, vue d’Europe, de cette position singulière. Cette spécificité est une chance et devrait être valorisée comme telle.

Il y a par ailleurs une cruelle ironie, doublée d’un certain cynisme, à faire payer aujourd’hui les étudiants, pour les difficultés financières des universités québécoises que le gouvernement libéral de Jean Charest a directement alimentées depuis des années. Les choix d’investissement aventureux (en matière d’immobilier notamment) ont été rendus possibles par des modes de décisions de moins en moins collégiaux, de plus en plus "managériaux", au sujet desquelles de multiples signaux d’alerte ont été lancés. Depuis plus de 100 jours, le gouvernement Charest et ses ministres n’ont pourtant pas jugé nécessaire de faire le bilan de l’université québécoise et des politiques menées depuis plusieurs années, au-delà même de la question des droits d’inscription. Les frais de scolarité ont bon dos !

Ensuite, en ébranlant un autre pilier de cette société : la négociation et le dialogue social, notamment avec les organisations syndicales. Depuis le début du conflit, le premier ministre n’a cessé de mépriser ses interlocuteurs étudiants, qui ont pourtant démontré à maintes reprises leur sens des responsabilités, de la mesure, de l’imagination et du dialogue, durant ces longues semaines de grève. Faut-il rappeler ce que représente pour ces milliers d’étudiantes et d’étudiants le sacrifice d’une session d’étude, dans un environnement qui leur en rappelle sans cesse le prix ?

A l’heure où la dette des étudiants aux Etats-Unis vient de dépasser mille milliards de dollars, leurs voisins québécois ont clamé leur refus de la "hausse des frais de scolarité" et leur crainte face à l’endettement. Mais leurs gouvernants n’ont eu comme réponses qu’indifférence et paternalisme. Au bout de plusieurs semaines de grève, le gouvernement annonça en grande pompe une bonification des "prêts et bourses" et la mise en place d’un système de "remboursement proportionnel au revenu", le tout accompagné d’un étalement de la hausse sur sept ans plutôt que cinq (mais cette hausse serait désormais de 82 % et non plus de 75 %). Les questions de l’endettement étudiant, tout particulièrement pour les enfants des classes moyennes n’ayant pas accès aux bourses du gouvernement, et de la marchandisation de l’éducation restèrent absentes du débat. A l’instar de ce qui se passe dans d’autres pays (Angleterre, Chili), les défenseurs de réformes régressives font mine de s’offusquer de l’injustice d’une gratuité pour tous qui profiterait aux plus riches, pour avancer leurs pions. Si l’enjeu est de faire participer davantage les classes supérieures au financement de l’université, pourquoi ne pas les imposer directement ? C’est au niveau de l’impôt et de sa répartition que se fabrique la solidarité nationale, pas dans la variation du coût du service pour ses usagers ! Le Québec, n’en déplaise à monsieur Charest, n’est pas encore une entreprise, et l’université non plus !

Enfin, en s’attaquant au droit de manifester, le gouvernement Charest a heurté de front un marqueur démocratique majeur, au Québec comme ailleurs. En effet, comme si la situation n’était pas déjà suffisamment désastreuse, le premier ministre a ajouté la provocation à l’incompétence en créant contre son propre peuple un état d’exception. La "loi 78", aussi appelée "loi spéciale" est en passe de faire le tour du monde, et vaut déjà au premier ministre du Québec d’être comparé à des chefs d’État peu fréquentables dans certains journaux étrangers. Lui qui s’affirme tellement soucieux de l’image du Québec dans le monde, quelle belle opération ! De pays ouvert et tolérant, le Québec est en train d’apparaître, grâce à cette "campagne de communication", comme "le pays où l’on manifeste en tapant sur des casseroles" (faute d’être entendu), rappelant les heures les plus sombres des dictatures sud-américaines...

Mais ces sources de colère légitimes, comme un magistral pied de nez aux artisans du pire, ont fait surgir une multitude d’initiatives, d’échanges, d’expressions citoyennes qui donnent de multiples raisons d’espérer, dans une société qui pouvait donner l’impression de se sentir "à l’abri de ces choses qui n’arrivent qu’aux autres", pour paraphraser le grand poète québécois Gaston Miron, et son beau texte La route que nous suivons. Qui peut rester insensible à une telle effervescence collective, à la clameur de ces milliers de citoyens, toujours plus nombreux, défiant chaque jour la loi spéciale ? Dans les rues, le soir, en famille et entre voisins, on ne parle plus seulement des frais de scolarité mais de l’arbitraire de la loi 78, du refus de dialoguer du gouvernement, des brutalités commises "au nom de la sécurité publique", de l’atteinte aux biens publics et aux ressources collectives par des intérêts privés.

Bien sûr, le gouvernement peut écraser ce mouvement, en arrêtant toujours un peu plus de manifestants (plusieurs centaines la semaine dernière). Les Etats sont toujours en mesure de "gagner" contre leur population, pour un temps du moins. Mais quelle sera alors la victoire des gouvernants d’aujourd’hui ? Quel titre de gloire comptent-ils obtenir de l’écrasement de la jeunesse de leur pays ? Quelle réforme vaut l’infamie de voir son nom associé à la répression et à la trahison pour des générations ?

L’honneur est un bien précieux, et c’est la seule chose que peut encore sauver le gouvernement Charest : en abrogeant la loi 78 et en décrétant un moratoire sur la hausse des frais de scolarité afin de créer des conditions favorables à un vrai débat démocratique de société sur l’avenir de l’éducation supérieure au Québec, ou encore en quittant les responsabilités qu’il n’a pas su assumer ! Parce que pour le reste, il a déjà perdu et nous avons déjà gagné. Tant s’est construit dans ce mouvement, tant s’est bâti qui résistera aux coups de matraques, aux intimidations et à toutes les "lois spéciales" : de la dignité et de l’espoir dans la lutte, des aspirations à une société plus juste et à la restauration d’une morale publique. Autant d’éléments dont nos deux sociétés, au Québec comme en France, ont grandement besoin. Peut-être est-ce de nouveau chez Gaston Miron que l’on trouve les mots les plus justes, pour décrire ce printemps québécois : "Nous avançons nous avançons le front comme un delta (...) nous reviendrons nous aurons à dos le passé et à force d’avoir pris en haine toutes les servitudes nous serons devenus des bêtes féroces de l’espoir."

Valérie Amiraux, Université de Montréal ; Marcos Ancelovici, Université McGill à Montréal ; Emilie Biland, Université Laval à Québec ; Fabien Desage, université Lille-II ; Pascale Dufour, Université de Montréal ; Stéphanie Garneau, Université d’Ottawa ; Diane Lamoureux, Université Laval à Québec ; Eléonore Lépinard, Université de Montréal ; Sylvain Lefèvre, Université du Québec à Montréal ; Sylvie Paquerot, Université d’Ottawa ; Anne Revillard, université Paris-XIII ; Vincent Romani, Université du Québec à Montréal ; George Ross, Université de Montréal ; Frédéric Vairel, Université d’Ottawa ; Daniel Weinstock, Université de Montréal.

des enseignants-chercheurs québécois et français

Un article Le Monde.fr http://www.lemonde.fr/idees/article...

Le Quèbec, parlons en tous les jours, un moyen de les aider.

 

Publié sur http://bellaciao.org/fr/spip.php?page=article_txt&id_article=128170

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:51

De : Montréal

Le gouvernement québécois et les représentants des étudiants ont mis fin jeudi aux négociations entamées pour mettre fin aux manifestations contre l’augmentation des frais de scolarité qui durent depuis quatre mois.

"Evidemment, nous sommes déçus", a déclaré à la presse le Premier ministre Jean Charest, selon lequel ces pourparlers étaient dans l’impasse.

"Bien que les discussions aient été (...) constructives, un fossé important sépare le gouvernement des associations d’étudiants", a-t-il ajouté.

Selon la ministre de l’Education Michelle Courchesne, ces dernières s’opposent à toute augmentation des frais de scolarité.

Quelque 155.000 étudiants québécois, soit plus du tiers des effectifs universitaires de la province francophone, sont en grève illimitée pour protester contre la hausse de 75% des frais de scolarité étalée sur sept ans, annoncée par le gouvernement libéral de Jean Charest.

Les grévistes, dont le mouvement est baptisé par certains le "printemps érable", craignent de devoir s’endetter et dénoncent plus généralement la politique d’austérité du gouvernement.

Le vote d’un projet de loi d’exception (loi 78) visant à restreindre les rassemblements n’a fait qu’accroître la colère, certains y voyant une atteinte ouverte à la démocratie et à la liberté de rassemblement.

Depuis lors, les manifestants ne se privent pas de défiler la nuit dans les rues de Montréal sans tenir compte de la loi, en tapant sur des casseroles.

Depuis le début des manifestations, des affrontements ont eu lieu à plusieurs reprises entre étudiants et policiers. Des bombes fumigènes placées dans le métro de Montréal ont bloqué partiellement le réseau pendant une matinée, et la police a arrêté la semaine dernière près de 700 personnes en une nuit à Montréal et dans la ville de Québec.

A quelques semaines du début de la saison touristique et alors que le Grand Prix de Formule 1 du Canada doit se tenir le 10 juin à Montréal, les responsables touristiques s’inquiètent de plus en plus des répercussions des images de violences diffusées sur les chaînes de télévision étrangères.

 

Randal Palmer et Leila Lemghalef, Jean-Philippe Lefief et Hélène Duvigneau pour le service français

http://tempsreel.nouvelobs.com/mond...

 

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