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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:13

Cf. [ À propos du "Manifeste du parti communiste", 1848 ]

Dans l'article mentionné ci-dessus, j'évoquais la possibilité de lire sur le Web des réflexions contemporaines intéressantes concernant le Manifeste du Parti communiste de 1848.

Voici déjà les références des réactions de deux philosophes se réclamant, chacun à sa façon, du marxisme.

Celle de Georges Labica [1930-2009], Les leçons du Manifeste, est à la fois une précieuse mise en perspective historique de la postérité du Manifeste, et une réflexion sans concessions sur les sens que l'on peut lui donner au présent : 

http://lahaine.org/labica/b2-img/manifeste.pdf

 

L'autre est un texte terrible qu'Althusser écrivit, sans le publier, deux ans après le drame meurtrier de 1980. L'homme de la fameuse "coupure épistémologique", le chantre d'un marxisme dégagé des rêveries humanistes marxiennes d'avant 1845, y proclame l'inanité du bavardage théorique qu'il avait adulé, au regard de ce qu'est véritablement la lutte des classes. Critique de Marx, qui est en même temps, implicitement une autocritique de son militantisme borné par les quatre murs de la rue d'Ulm... 

http://www.lafauteadiderot.net/Sur-la-pensee-marxiste

 

René Merle

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:47

 

Depuis maintenant plusieurs mois, l’impérialisme occidental, États-Unis en tête, avec Sarkozy-Juppé et l’émir du Qatar en brillants seconds, cherche à renverser au profit de ses protégés le gouvernement de la Syrie, selon le procédé qui a été mis en œuvre en Libye (insurrection armée, intervention étrangère à prétexte humanitaire, et conquête).

Ceux d’entre nous qui combattent l’impérialisme depuis longtemps, et qui restent fidèles aux idéaux de paix et d’égalité entre les peuples, répètent que toute intervention extérieure dans la guerre civile en Syrie est inacceptable et irresponsable.

C’est pourquoi nous avons été choqués de voir un appel à manifester à Paris en faveur des opposants syriens, et contre le seul gouvernement syrien, qualifié de criminel et sommé de laisser la place à ses adversaires. Mais notre étonnement a fait place à l’indignation en voyant l’incroyable panel unanime des signataires : aux côtés d’opposants syriens, le Parti Socialiste, en toute logique puisqu’il a approuvé la guerre de l’OTAN en Libye, mais aussi le NPA, le Mouvement de la Paix, la CGT, la FSU et le PCF ! Il ne manque à ce consensus pro-impérialiste, alors qu’Obama et Juppé-Sarkozy envisagent une intervention « humanitaire », que la signature de l’UMP, que les précédents n’ont pas voulue.


Camarades et amis, qui pensez être progressistes, interrogez-vous ! Quand on ne fait que répéter ce que disent nos adversaires politiques, n’est-il pas temps de se poser des questions ?

Le régime du Baath en Syrie est de nature autoritaire, et ses opposants, de gauche et de droite, en ont subi le poids depuis longtemps.

Mais pourquoi ne dites-vous pas qu’il est aussi au Moyen-Orient un système à peu près laïque, protecteur des diverses communautés du pays, par exemple, des minorités chrétiennes, persécutées dans l’Irak voisin « libéré » par l’Occident, et opposé à l’impérialisme israélien ?

Pourquoi ne dites-vous pas que les seules « informations » ressassées par les télévisions françaises sur ce qui se passe en Syrie émanent des insurgés antigouvernementaux, alors qu’on ne croit jamais les foules impressionnantes qui manifestent en faveur du gouvernement Assad ?

Pourquoi cachez-vous qu’il s’agit d’une insurrection armée contre le régime, et que si l’armée syrienne officielle bombarde sans états d’âme certains quartiers urbains, c’est parce qu’ils abritent les miliciens de l’« Armée syrienne libre », largement financés et armés par les dirigeants « pétroliers » et intégristes du Qatar et d’Arabie Saoudite, et protégés par la Turquie voisine ?

Pourquoi ne pas dire que ces insurgés de l’ASL, qui se vantent d’avoir 40.000 hommes en armes sous leurs ordres, multiplient contre les forces fidèles au gouvernement les tirs de rockets, d’armes lourdes et les attentats meurtriers à l’explosif ?

Pourquoi cacher que le gouvernement Assad ne peut que riposter par les armes à des insurgés en armes ? ou céder la place alors qu’une bonne partie de la population le soutient ?

Pourquoi ne pas dire que le gouvernement syrien accepterait de négocier les contours d’une évolution du régime si ses opposants acceptaient de cesser leurs actions armées ?

Pourquoi cacher que cette insurrection armée est surtout le fait de salafistes, dont le seul mot d’ordre quand on les filme est « Allah Akbar » ?

Pourquoi enfin ne pas dire que l’autoritarisme de Bachar al-Assad n’a jamais empêché depuis des années les puissances occidentales de le courtiser, comme ils le firent avec Kadhafi, avant de le tuer ? Pourquoi cacher que le seul objectif des USA et ses alliés d’Europe et d’Arabie est d’installer à Damas un gouvernement pro-occidental, allié d’Israël contre les Palestiniens et l’Iran, et qu’il serait dirigé par des intégristes comme ceux installés avec la bénédiction de l’Occident en Tunisie, en Égypte, au Maroc, en Libye, voire en Irak ? Pourquoi cacher que l’impérialisme occidental, en cette affaire, se préoccupe peu des droits de l’homme et de la femme, et voler naïvement à son secours ?

 

Paris, le 10 février 2012

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=10481

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Published by Vendémiaire - dans Maghreb-Machrek
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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:45

lundi 23 janvier 2012 à 10:38, par B. Javerliat


Il y a un an - mais qui s’en souvient - Stépane Hessel faisait un carton en librairie avec son opuscule « Indignez-vous ! » (Lire « Indignez-vous ! Et après ? »)

Il n’avait pas fallu chercher beaucoup pour comprendre qu’il s’agissait d’une opération de propagande électorale en faveur du vote (f)utile socialiste.

Papy récidive en 2012 : il demande carrément à Mélenchon de se retirer de la présidentielle, car il risque de faire perdre Hollande !

A 4’45" : « Jean-Luc Mélenchon, vous pouvez être un élément de dissension entre le Parti Socialiste et le Front de Gauche (...) et la droite peut gagner. Ralliez-vous à la gauche majoritaire, à la gauche que dirige François Hollande. »

Commencerait-on à baliser, au PS ? Parce que l’indignation sélective du PS, ça commence à bien faire.
On est nombreux à s’indigner que F. Hollande, dans son programme, ne propose aucune revalorisation du SMIC pour vivre décemment.
On s’indigne de voir qu’un parti dit de gauche propose de porter à 65 ans l’age de la retraite pour bénéficier du taux plein.
On s’indigne qu’un parti dit de gauche propose l’austérité comme un parti de droite.
On s’indigne qu’un parti dit de gauche annonce qu’il ne réembauchera aucun des fonctionnaires supprimés par Sarkozy.
On s’indigne qu’un parti dit de gauche méprise le peuple en ayant participé à la forfaiture du Traité de Lisbonne au Congrès de Versailles.
On s’indigne de voir qu’un parti dit de gauche vote presque systématiquement comme la droite au parlement européen.
On s’indigne qu’un parti dit de gauche ne s’indigne pas des coups d’état financiers de l’« Europe qui protège » en Grèce et en Italie.
On s’indigne que le PS fasse un concert gratuit de Y. Noah pour attirer du monde dans son meeting.
On s’indigne tellement les raisons de s’indigner du Parti Socialiste sont nombreuses.

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:44

Le favori de la présidentielle française dit qu’il veut voir revenir le Royaume-Uni au cœur de l’Europe et que le secteur financier n’a pas à craindre de nouvelle régulation.

 

François Hollande , le socialiste, favori pour devenir le prochain président de la France, dit qu'il veut réintroduire la Grande-Bretagne dans le cœur de l'Europe et cherche à rassurer la City : elle ne doit pas craindre davantage de régulation du monde financier de sa part.

« Nous avons besoin que la Grande-Bretagne se sente faire partie de l'Europe, » a déclaré Hollande à des correspondants britanniques avant une visite à Londres la semaine prochaine. Mais il a ajouté que la France ne pourrait jamais accepter la tentative de David Cameron de créer un «sanctuaire» contre toute réglementation financière à la City dans le nouveau traité européen.

Hollande a écarté les craintes de la droite anglaise selon lesquelles il serait dangereux pour la City. Il a dit qu'il n'était pas agressif, ni vu en France comme très à gauche, et que sa volonté de réguler la finance n'était ni plus ni moins que le discours de Barack Obama au Congrès. « On pourrait dire que Obama et moi avons les mêmes conseillers. » Il a ajouté que sa position sur une nouvelle réglementation pour le secteur financier était dans la lignée de l'opinion publique européenne et était semblable à celle de tous les autres candidats à la présidentielle française, y compris Nicolas Sarkozy, le candidat de droite.

Hollande, un député rural, jovial et consensuel qui a dirigé le parti socialiste pendant 11 ans, est bien placé pour remporter l'élection présidentielle française en mai. Lorsque, lors d'un récent meeting, il a désigné le monde de la finance comme son principal adversaire, ce n’était qu’un exemple de la rhétorique de campagne anti-banquiers largement répandue chez tous les candidats à la présidentielle française, y compris ceux de droite. Son programme augmente les impôts des très riches, qui ont, jusqu’à présent, largement échappé à une grande partie de la charge fiscale française. Mais il est considéré comme un social-démocrate modéré de centre-gauche, dont les mains sont liées par la crise de la dette qui sévit en France et le trou béant dans les finances publiques. Son projet est celui qui est le moins mis en avant de toute l’histoire des candidats socialistes, et ne contient aucun marqueur de gauche traditionnel, comme l’augmentation du SMIC et des salaires, mais il s'engage en revanche à maîtriser les déficits publics. Sa mesure la plus concrète sur les banques - une loi visant à séparer leurs opérations de crédit de leurs opérations spéculatives - est déjà en cours d'examen au Royaume-Uni et aux États-Unis. Sarkozy l'a emporté sur Hollande en annonçant une taxe sur les transactions financières,  la taxe Tobin ou taxe Robin des Bois.

Mais les éloges adressées par Hollande au sujet de Tony Blair sont révélatrices de sa propre orientation politique et de la façon dont il pourrait potentiellement diriger la France. Pendant des années, M. Blair, le New Labour et la troisième voie étaient une hérésie pour la majorité des socialistes français. Hollande a déclaré que M. Blair était agréable « et si intelligent qu'il n'avait pas besoin d'être arrogant ». Il a ajouté: « La première leçon à recevoir de Blair est sa longévité. Du reste, il a pu, après la longue période du thatchérisme, rétablir l'éducation, la santé et le secteur public. Puis il a succombé à l’idée dominante selon laquelle les marchés pourraient se réguler eux-mêmes et que les marchés et le libéralisme en eux-mêmes pourraient être un facteur de croissance. Nous avons vu les conséquences. »

Hollande a écarté l’idée qui ferait de lui un idéologue de gauche et a rejeté toute comparaison avec les craintes qui ont accompagné l’élection de François Mitterrand en 1981. « Les années 1980 étaient une époque différente. Les gens pensaient qu'il y aurait des chars soviétiques sur la Place de la Concorde. Cette époque est révolue, c'est de l'Histoire. Il est normal qu'il y ait eu des peurs à ce moment là: la droite était au pouvoir depuis 23 ans, la Guerre Froide était en cours et Mitterrand nommait des Communistes au gouvernement. Aujourd'hui, il n'y a plus de communistes en France. La gauche a été au pouvoir 15 ans pendant lesquels nous avons libéralisé l'économie, ouvert le marché à la finance et aux privatisations. Il n'y a plus de raison d'avoir peur. »

Il a réitéré sa revendication de longue date pour une modification du traité européen sur l'intégration économique, mais semble tempérer un appel à la renégociation totale, soulignant qu'il voulait ajouter une clause sur la croissance économique, à l'intérieur ou en dehors du traité. Il estime que ce serait au parlement français de ratifier le traité après l'élection et qu’il ne le soumettrait pas à un référendum.

Contrairement à Sarkozy, Hollande a dit qu'il parlait l'anglais « comme un Français, avec un accent, mais je le parle », précisant qu’il savait que la Grande-Bretagne n’avait ni crainte ni préjugé à ce sujet.

 

Hervé Bégué

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:41

Les combats entre l’armée malienne et les rebelles touaregs prennent de l’ampleur

vendredi 10 février 2012 / par Assanatou Baldé

 

Dans le Nord du Mali, les affrontements perdurent entre l’armée et les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad. Les appels au cessez-le-feu et au dialogue, qui se multiplient au Mali et à l’étranger, n’ont rien donné. Plusieurs milliers de personnes ont fui les combats dans les pays voisins. Les autorités maliennes entendent minimiser l’ampleur de la crise en muselant les médias.

Les autorités maliennes sont dans l’impasse. La multiplication des appels au cessez-le feu et au dialogue dans le pays et à l’étranger n’ont pas permis de trouver une issue au conflit qui oppose depuis la mi-janvier l’armée et les rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Le groupe milite pour l’indépendance de l’Azawad, région située dans le nord-est du Mali. Le MNLA est issu de la fusion du Mouvement de libération de l’Azawad et du Mouvement touareg du Nord-Mali de Ibrahim Bahanga, le chef de la rébellion en 2006 décédé fin août 2011. Le mouvement indépendantiste est composé d’anciens rebelles touaregs, de militaires déserteurs et d’officiers supérieurs dont certains ont longtemps servi dans l’armée libyenne du colonel Mouammar Kadhafi.

Pour tenter de trouver une solution à la crise, Henri de Raincourt, le ministre Français de la Coopération, s’est rendu jeudi en urgence à Bamako pour discuter de la situation avec le président Malien Amadou Toumani Touré. Pour Paris, il s’agit de s’assurer que les autorités maliennes ont bien engagé les négociations avec les rebelles du MNLA. D’autant plus que six ressortissants français ont été enlevés par Al-Qaïda au Maghreb islamique dans le Sahel. Le ministre s’est notamment rendu à Niamey, la capitale nigérienne. Il achèvera cette tournée régionale à Nouakchott pour tenter de convaincre le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, de prêter main forte au régime de Bamako pour faciliter le dialogue entre les deux parties.

La crainte d’une propagation du conflit au Sahel

La crainte que le conflit se propage dans la région du Sahel, notamment au Niger est réelle. Les Touaregs nigériens vivent dans une zone frontalière avec la Libye. Selon un diplomate qui s’est confié à RFI, le Nord-Niger pourrait bien servir de base arrière pour le MNLA et réveiller des alliances entre Touaregs et forces pro-kadhafi. Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, une centaine de Touaregs qui combattaient en Libye ont regagné le mali avec leurs armes et leurs équipements. Pour les autorités, ils sont en parti responsables de la reprise des hostilités dans le Nord du Mali. Le ministère de la Défense du Mali a attribué le 16 janvier l’attaque de Ménaka, dans la région de Gao (nord-est), proche de la frontière avec le Niger, à « des militaires rentrés de Libye auxquels se sont joints d’autres éléments se faisant connaître sous l’appellation du MNLA ». « Ces rebelles ne représentent qu’eux-mêmes », a estimé un collaborateur du président malien. « Ce sont des bandits qui visent à détrousser les gens. Leur objectif n’est pas politique mais pécuniaire. Nous avons essayé à plusieurs reprises d’ouvrir des négociations avec les représentants du MNLA. Cela n’a rien donné », a-t-il affirmé.

Une position loin d’être partagée par Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, Député de Bourem, à Gao. Proche du MNLA, pour lui « ce mouvement a essayé pendant des mois de se faire entendre auprès de Bamako. En vain. Il a donc décidé de prendre les armes pour obtenir son indépendance. Il réunit des milliers d’hommes issus de toutes les communautés du nord (Touaregs, Peuls, Arabes, Songhaïs), tous unis pour achever la guerre d’indépendance commencée dans les années 1960 », rapporte La Croix.

Des médias censurés

Ces tensions ont aussi gagné la capitale du Mali, Bamako. Selon une correspondante d’Afrik.com, plusieurs jeunes ont agressé des ressortissants Touaregs et Maures, brûlant leurs résidences ou saccageant leurs commerces. Une ministre touareg, qui a vu sa maison brûlé, a fui le Mali et écrit une lettre au président de la République. Le gouvernement refuse de communiquer des informations sur la question et n’hésite pas à les censurer. Dernièrement, tous les responsables de radios privées ont été convoqués par le ministre de la Communication pour soi-disant être mis en garde contre cette situation alors qu’en réalité les autorités souhaitent avoir la main mise sur toutes les informations en rapport avec le conflit. Le PDG de Radio Kledu, un ressortissant français, a été convoqué par le comité de régulation de l’information suite à la diffusion d’une interview d’un militaire de Kidal, qui a accusé le régime d’être le principal responsable de ces affrontements. Le militaire a mis en cause le président malien, l’accusant d’être « le chef de la rébellion ». Le PDG a suspendu le journaliste qui a recueilli le témoignage ainsi que le rédacteur en chef de l’antenne. Finalement, leurs sanctions ont été levées après l’intervention du promoteur de la radio qui a jugé que cette solution n’était pas la bonne.

Des milliers de déplacés

De leur côté, les autorités n’ont apporté aucun démenti à ces informations. Le président de la République qui a reçu des épouses de militaires s’est contenté d’expliquer que « certaines radios ont raconté des mensonges » sans entrer dans les détails ni même préciser de quels mensonges ils s’agissaient. Les responsables politiques refusent également de répondre aux questions des journalistes à propos du conflit. Le nombre de morts exact n’est pas connu ni celui de déplacés d’ailleurs. Mais au moins 30 000 personnes auraient fui les combats pour se réfugier au Niger, au Burkina-Faso et en Mauritanie, selon le comité international de la Croix rouge. Même l’Algérie est confrontée à une vague de réfugiés. En Mauritanie, les autorités et le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU mettent en place un camp de réfugiés près de la capitale, Nouakchott. A Ougadougou, les autorités, appuyées par l’ONU, s’activent pour gérer l’arrivée des déplacés.

Le conflit semble prendre de l’ampleur. Mais jusqu’où ira-t-il si les autorités maliennes et les rebelles du MNLA ne trouvent pas rapidement un terrain d’entente ?

 

http://www.afrik.com/article24796.html

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Published by Vendémiaire - dans Afrique noire
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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:39

 dimanche 12 février 2012, par Comité Valmy

 

Le Monde est un journal partisan. Nombre de ses lecteurs estiment encore qu’il diffuse des informations objectives sur l’actualité. Certes, son brevet de « quotidien de référence » n’est plus reconnu. Cependant, jouant sur différents claviers, il donne encore parfois l’illusion d’être indépendant vis-à-vis du pouvoir et des partis.

Mais l’est-il de «  l’argent » et des puissances financières ?

Sa direction et son Conseil d’administration*, les intérêts qu’ils représentent, répondent négativement à la question.

Mais qui s’en soucie en achetant ce journal du soir ?

Et pourtant, qui lit attentivement ses articles, s’accroche à ses titres,

peut discerner clairement ses «  ennemis ».

Et ainsi se faire une opinion sur l’orientation politique du « Monde » en matière de politique internationale.

Voyons ses « ennemis ». Ils sont nombreux et clairement désignés. D’abord, c’est l’actualité, vient en premier Bachar Al-Assad

et le gouvernement syrien. Il ne s’agit plus sur ce sujet d’informations

( ce qui suppose de confronter les différentes sources, le ‘pour’ et le ‘contre’) mais de diatribes frénétiques accusatrices du pouvoir syrien.

Les dépêches retenues émanent d’un seul côté, celui des insurgés, le plus souvent basés à l’étranger. Pas le moindre soupçon, pour le quotidien, de manipulation. Le « conditionnel » n’a pas cours. A ce degré, ce n’est plus du journalisme mais de la seule « mise en condition » de l’opinion publique.

Mais pourquoi tant de hargne, tant de haine ?

La Syrie serait-elle, aux yeux du « Monde », un Etat plus totalitaire que l’Arabie saoudite (avec la charria la plus extrême, la main coupée aux voleurs), ou que le Qatar (où les immigrés – les deux-tiers de la population - sont traités comme des esclaves, sans le moindre droit), car de ces pays, le quotidien n’en parle guère…

En fait, derrière la Syrie se profile l’Iran et son président, Ahmadinejad. Voilà pour Le Monde, l’ennemi parfait, la cible privilégiée.

Pour quelles raisons cet acharnement permanent depuis des années ?

Pourquoi le régime des Mollahs fait-il au journal une horreur plus vive que celui de l’Arabie saoudite (avec la charria la plus extrême, la main coupée aux voleurs) ? Au nom de la laïcité ? Mais, dans ce cas, pourquoi Le Monde mise-t-il sur les Ayatollahs pour évincer le président, jugé par eux ( toujours selon le journal), pas assez religieux ?

Mais continuons le tour des « ennemis » du Monde.

Au lendemain du veto opposé par la Chine et la Russie à la résolution occidentale visant la Syrie, le quotidien du soir s’est déchainé.

Son éditorial daté du 7 février annonce la couleur :

« Moscou et Pékin couvrent les atrocités en Syrie ». Après la stigmatisation des deux Etats coupables « si hostiles à tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à de l’ingérence dans les affaires intérieures d’un pays ».

Pour Le Monde, il s’agit-là d’un crime impardonnable.

Et pour justifier son courroux, le quotidien n’hésite pas à se contredire lui-même.

Dans l’édito, il est écrit :

« La résolution du Conseil de sécurité tenait compte des objections russes et chinoises. Ni de loin, ni de près, elle n’évoquait la nécessité d’un changement de régime à Damas, comme le réclamait la Ligue arabe ».

Et page 5, toute consacrée au conflit, on peut lire :

« Le texte (de la résolution) endossait le plan de la Ligue arabe prévoyant la mise à l’écart graduelle du président syrien, Bachir Al-Assad ».

Qui croire, de l’édito ou de l’envoyé spécial, dont l’article est surmonté d’un titre sur toute la page :

« Syrie : la tentation de l’aide militaire aux insurgés ».

Les «  ennemis » du Monde se recrutent sur tous les continents.

La Russie de Poutine et la Chine populaire demeurent des cibles permanentes. « Poutine, ancien cadre du KGB » fixe bien la permanence d’un anticommunisme, qui pourtant ne se justifie guère avec ce dirigeant du Kremlin. En fait, l’orientation prise par le chef du gouvernement russe de prioriser l’indépendance de l’Etat, vis-à-vis des menées de l’Otan d’encerclement, déplait fortement au Monde, intégré qu’il est aux valeurs (boursières) occidentales.

Un Etat qui défend sa souveraineté, quelle horreur !

Mais cela nous ramène à la soumission idéologique du Monde à l’Union européenne, sujet dont nous traiterons ultérieurement.

Poursuivons notre « tour du Monde ».

Donc, la Chine, également visée, n’y est pas en odeur de sainteté.

Pour le quotidien du soir, la République populaire cumule tous les défauts. D’abord, elle se revendique officiellement dirigée par le Parti communiste. Ca ne pardonne pas, idéologiquement parlant. Aussi, toutes les difficultés rencontrées par le pouvoir chinois sont mis en exergue, et on peut lire la joie du Monde à les détecter. Le moindre incident, la plus petite catastrophe, font les choux gras du journal.

Que des oppositions se manifestent, et c’est pour lui l’ébranlement du régime. Les grèves croissantes, dénoncées comme le signe d’une rupture ouvrière avec les dirigeants, l’inquiètent pourtant : elles conduisent à de nombreuses augmentations de salaires, ce qui nuit à « la compétitivité de nos entreprises ».

Et Le Monde n’a-t-il pas pointé l’arme secrète de la Chine en matière de concurrence commerciale : le système est déloyal, car les entreprises chinoises n’ont pas de dividendes à verser à des actionnaires, ce qui majore leurs marges…

Mais Le Monde a beaucoup d’autres ennemis sur cette terre, tellement que nous allons certainement en oublier : Cuba et la Corée du Nord, qui se réclament du communisme, décrits à longueurs de colonnes, comme des goulags, les Etats d’Amérique latine qui se sont libérés du joug US, le Venezuela, où le président élu démocratiquement et régulièrement depuis quatorze ans, est présenté par Le Monde comme un dictateur. Et jusqu’à l’Equateur, présidé par un ancien élève de l’Université catholique de Louvain, réélu scrutin après scrutin avec davantage de voix, montré du doigt comme bafouant la liberté de la presse (voir Le Monde, daté du 9 février), parce que le président Correa applique la loi votée par referendum. Pensez donc, un quotidien avait publié « une colonne jugée injurieuse », le journaliste accusait le président de « crimes contre l’humanité », une peccadille en effet.

En fait, Le Monde a choisi son camp, le camp occidental, derrière les Etats-Unis et l’Union européenne : leurs « ennemis » potentiels sont par nature les ennemis du Monde

Ceci explique cela.

* Via leur société "Le Monde Libre" (LML), l’homme d’affaires Pierre Bergé, le banquier Matthieu Pigasse et le fondateur de l’opérateur Free, Xavier Niel contrôlent désormais 64,5% du célèbre quotidien.

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/10-index.html

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2225

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:37

Yaima Puig Meneses

 

CARACAS, Venezuela.— Solidarité, complémentarité, réciprocité, durabilité, souveraineté technologique et union économique constituent les principes de base du travail déployé par l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) depuis plus de sept ans déjà.

Et les travaux de la dernière journée du 11e Sommet de l’ALBA, qui s’est déroulé à huis clos dans la matinée du 5 février, ont été précisément consacrés au renforcement de la fraternité entre les peuples d’Amérique latine et de la Caraïbe. Peu avant 11h, le général d’armée Raul Castro, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, est arrivé au Palais de Miraflores où, à l’instar des autres chefs d’État et de gouvernement ou de leurs représentants, il a été accueilli par le président vénézuélien Hugo Chavez Frias.

L’une des questions à l’ordre du jour concernait l’entrée de nouveaux pays à l’ALBA afin de consolider les objectifs d’intégration de cette organisation. Pour l’instant, le Suriname et Sainte-Lucie ont été accueillis en qualité d’invités spéciaux, les participants au Sommet ayant approuvé une résolution leur permettant d’entamer la procédure d’admission comme membres de l’ALBA. Par ailleurs, la réunion a ratifié le statut d’Haïti en tant qu’invité spécial permanent.

Après cette annonce, le président Chavez a demandé que la priorité soit accordée aux économies de la Caraïbe, en raison de leur fragilité, avant de relever leur potentiel en matière de production, de tourisme, de pêche et d’agriculture, entre autres domaines.

Dans l’une de ses interventions, le président Chavez a fait l’éloge du travail d’information réalisé par la chaîne TeleSur pour montrer la vérité au monde, notamment sur les événements en Libye, où les reporters de cette agence de presse ont même été menacés de mort.

Le président Hugo Chavez a souligné qu’alors que les grands médias internationaux affirmaient que le leader de la Révolution verte Mouammar Kadhafi bombardait la population civile sur la Place de Tripoli, TeleSur a montré au monde des images qui prouvaient la fausseté de ces informations.

Concernant les campagnes médiatiques lancées contre les gouvernements que les grandes puissances considèrent comme dérangeants, Hugo Chavez a comparé la couverture médiatique en Libye à la guerre médiatique livrée actuellement contre la Syrie. Le président vénézuélien a signalé que les médias de la droite internationale ont montré des soi-disant « massacres » dans une ville syrienne alors qu’il s’agissait d’une attaque des forces terroristes, ceci dans le but d’accuser le gouvernement de ce pays auprès du Conseil de sécurité de l’ONU.

En conséquence, il a mis en garde contre ce genre d’actions lancées à l’instigation des grandes puissances, les qualifiant d’un des plus graves dangers qui planent aujourd’hui sur le monde, car elles encouragent ce type de stratégies pour tenter de justifier les invasions contre les peuples.

Plus loin, le président a fait allusion à la Ceinture pétrolifère de l’Orénoque, qui constitue aujourd’hui l’un des moteurs du développement intégral du Venezuela, et permettra de contribuer à l’indépendance économique des pays membres de l’ALBA et de l’Amérique latine et des Caraïbes. « Dans cette zone il y a du pétrole pour 200 ans », a-t-il dit. À cet égard, il a expliqué que le Venezuela prévoit cette année d’augmenter sa production de 3 millions à 3,5 millions de barils par jour, ce qui offrira davantage de souplesse pour honorer les engagements avec l’ALBA et d’autres programmes.

Et d’ajouter que Petroleos de Venezuela (PDVSA) exporte 1,5 millions de barils par jour aux États-Unis, et que sous la 4e République cette entreprise d’État « a acheté huit raffineries de pétrole aux États-Unis, dont le pays n’a tiré aucun profit ».

Concernant le Sommet, Chavez a demandé la tenue dans les prochains mois d’une réunion des dirigeants de Petrocaribe pour discuter de l’adhésion de Sainte Lucie et du Suriname, dont les présidents ont annoncé leur désir d’appartenir au groupe Petrocaribe-ALBA, deux mécanismes différents interconnectés. Il a souligné que Petrocaribe est devenu un mécanisme d’avant-garde sans précédent dans le monde. » Nous vivons une étape qui peut donner lieu à d’autres étapes novatrices au sein de Petrocaribe et de l’ALBA », a-t-il dit.

Prenant la parole, le Premier ministre du Commonwealth de la Dominique Roosevelt Skerrit a félicité les pays ayant amorcé un processus pour rejoindre l’ALBA, et il a rendu hommage à notre commandant en chef Fidel et au président Chavez pour leur esprit visionnaire, à qui l’on doit la création de l’ALBA.

Plus loin, il a déclaré que le blocus exercé contre Cuba n’est pas seulement une mesure de coercition contre ce pays, mais contre toute l’humanité, si bien que les pays membres de l’ALBA se devaient de manifester leur solidarité à Cuba et de condamner cette politique injuste et criminelle contre le peuple cubain.

« L’ALBA est une organisation où nous pouvons discuter publiquement et ouvertement devant nos peuples, car nous n’avons pas de secrets, ni d’agendas cachés », a-t-il affirmé. En effet, les sessions du Sommet ont été transmises en direct par la chaîne publique du gouvernement vénézuélien. Le Premier ministre de la Dominique a aussi rappelé que l’ALBA est aujourd’hui l’organisation la plus transparente qui existe dans le monde, où personne n’est investi du droit de veto et où tous les points de vue sont respectés. « Nous sommes comme une seule nation qui cherche à aborder les problèmes historiques dont nous avons hérités et que nous cherchons à résoudre ensemble », a-t-il dit.

Pour sa part, Evo Morales, président de l’État plurinational de Bolivie, a exhorté les chefs d’État et de gouvernement à unifier leurs positions pour se défendre des agressions médiatiques impérialistes.

« À présent, nous sommes membres de davantage d’organismes régionaux. Nous, les présidents, devrions toujours maintenir une position pour savoir que faire face aux attaques médiatiques de l’impérialisme, et pour planifier nos actions et exprimer notre position devant ces instances. »

Le président Morales a souligné le travail conjoint et solidaire des gouvernants de l’ALBA au profit de leurs peuples, qui récoltent les premiers fruits de ces efforts avec la réduction de la pauvreté et de l’analphabétisme. Il a ajouté que les présidents des pays membres de cette alliance ont commencé à changer les politiciens.

« Être un politicien aujourd’hui ne veut pas dire tirer profit de son poste, mais être prêt à faire des sacrifices, et s’engager envers son peuple », a dit Evo Morales. « Pendant longtemps, les citoyens ont considéré nos politiciens comme des imposteurs qui s’enrichissaient aux dépens de la population », a-t-il dit, avant d’exhorter les présidents à continuer de travailler de manière conjointe et solidaire, « car c’est le grand avantage des pays de l’ALBA ».

Comme point de départ du Sommet, les participants ont débattu les documents de travail élaborés à partir des réunions tenues par les représentants des mouvements sociaux, les partis politiques et les médias des pays membres de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique.

À cet égard, le président vénézuélien devait déclarer : « Mouvements sociaux, peuples, partis politiques… nous devons les situer à l’avant-garde, car ils constituent l’âme de l’ALBA ».

CONSTRUIRE DEPUIS L’ALBA

« Il existe de nombreuses possibilités et un grand champ de coopération », a déclaré Hugo Chavez en signant avec son homologue haïtien Michel Martelly un accord de coopération qui permettra aux deux pays de procéder à des échanges commerciaux et de complémentarité, et de trouver des ressources, des financements et de la technologie pour combattre l’extrême pauvreté dans ce pays de la Caraïbe.

Pour sa part le président Martelly, qui a eu la déférence de prononcer son discours en espagnol, visiblement ému, a rappelé qu’il n’avait jamais été un homme politique avant d’accéder à la présidence de son pays. « Cependant, j’ai promis à mon peuple de changer les choses en Haïti, et je suis sûr d’y parvenir avec cet effort, ce soutien et cette collaboration », a-t-il signalé avant d’aller exprimer, au nom du peuple haïtien, sa gratitude à Hugo Chavez, auquel il a donné une accolade cordiale.

Le 11e Sommet a adopté une Déclaration spéciale en l’honneur des Cinq Héros cubains injustement incarcérés depuis 13 ans aux États-Unis pour avoir combattu le terrorisme. Le document exige la libération de Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et René Gonzalez comme un acte de justice sociale et humanitaire, en rappelant que leur procès a été entaché de nombreuses irrégularités dans le cadre de la politique revancharde de Washington.

Les participants ont également approuvé la Déclaration spéciale sur les droits inaliénables du peuple de Porto Rico à l’autodétermination et à la pleine indépendance. Le document souligne que Porto Rico est un pays latino-américain et caribéen qui a sa propre histoire et dont les droits à la souveraineté ont été bafoués par la tutelle coloniale imposée à ce territoire par les États-Unis pendant plus d’un siècle.

La déclaration précise par ailleurs que l’indépendance de Porto Rico est une question qui concerne l’ensemble de l’Amérique latine et de la Caraïbe, ainsi que toutes nos tribunes de concertation et de coopération politique, notamment la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC).

Peu avant la fin du Sommet, le président Chavez a lu un communiqué officiel à travers lequel les pays membres de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique ont une nouvelle fois condamné la politique d’ingérence et de déstabilisation adoptée contre la République arabe syrienne.

« Pour nous, l’ALBA c’est la Patrie », a déclaré le président Chavez, paraphrasant Simon Bolivar.

Le 11e Sommet de l’ALBA a ouvert de nouvelles voies pour assurer le développement de cette alliance, dont les antécédents tirent leur racine dans le grand projet historique de construction de la Grande Patrie. De nouveaux pas ont été franchis. « C’était un grand sommet » a déclaré général d’armée Raul Castro avant que le président Hugo Chavez ne ponctue d’un coup de maillet final les séances de cette importante réunion.

 

Yaima Puig Meneses

 

http://www.granma.cu/frances/notre-amerique/8febre-7cumbre.h...

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http://www.legrandsoir.info/amerique-latine-11e-sommet-de-l-alba.html

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 16:22

aaa logo Drapeau VLe président-candidat a pété les plombs ! Il propose maintenant un référendum sur le droit des chômeurs !!! Mais où sont passés le « dialogue social » et sa fameuse « méthode » dont il nous avait rebattu les oreilles ? Certainement disparus en 2011 alors que plus de 3 millions de français manifestaient contre le recul de l’âge légal du départ à la retraite ! Le président de la République a bien organisé en janvier dernier un pseudo « sommet social » en y invitant les « partenaires sociaux »… Mais, la ficelle était un peu grosse : l’opération électoraliste a fait long feu.

 

Alors comme ces foutus syndicats n’ont pas été aux ordres, et bien le président (de tous les français ?) veut passer outre maintenant et ce, pour une question du droit du travail, directement liée aux négociations entre représentants du patronat et des salariés en matière de chômage.

 

Si le peuple ne convient pas, il faut le dissoudre. Et le Chef de l’Etat a décidé de dissoudre les syndicats. Il faut dire qu’un fort mouvement citoyen s’amplifie dans le pays où les syndicats jouent un rôle important. Celui de sa mise à la retraite, et celle de ses ministres avec !


Ce mouvement articulant syndical et politique, ce « front de gauche », semble devenir irrésistible.

 

Et ce, pour trois explications "conjoncturelles" :


- le refus presque réactionnel en vertu de l'indépendance syndicale de se retrouver instrumentalisé comme le voulait le président-candidat (avec l'organisation du drôle de "sommet social" par celui a fermé la porte au dialogue social sur les retraites !)

- la prise de conscience de l'essor de l'extrême-droite menaçant y compris la vie des organisations syndicales
- la volonté affichée du Front de Gauche et de son candidat - et même sous la pression créé dans une certaine mesure celle de F.Hollande - de s'adresser directement aux syndicalistes et aux ouvriers...


Ces trois raisons traduisent plus globalement une donnée sociale émergente : le fort mécontentement social enregistré depuis plusieurs décennies s'accompagnent aujourd'hui d'un sentiment d'injustice sociale, notamment après les cadeaux faits aux plus riches et aux sommes astronomiques lâchés sans contrepartie aux banques durant la crise des subprimes par les Etats européens.

 

Ces cadeaux aux riches ne sont pas un fait nouveau dans les politiques gouvernementales, ce qui l'est ça été de l'avoir assumé au sommet de l'Etat en termes de communication : le Fouquet's, le yacht de Bolloré, le bouclier fiscal, les "y a plus de sous pour les salaires ou les retraites mais y en a pour sauver les banques", etc.


Au fond, on assiste à un retour en force de l'affrontement de classe conscientisé. Cette « lutte des classes » d’un type nouveau conteste un ordre établi s’appuyant maintenant sur un capitalisme mondialisé et financiarisé, dont l’apparition sur le devant de la scène d’un nouvel acteur, les agences de notation, en est le symbole, sinon le symptôme.

 

Une contradiction que le FN tente de dévoyer en cherchant à évoluer de manière opportuniste dans la dernière période vers un discours anti-libéral et social-nationaliste. Mais, cela ne peut tromper personne, l’extrême droite est la roue du secours du capital pour dévoyer  - encore une fois - les exigences populaires. Cela ne doit pas masquer un discours de division et de haine, inégalitaire socialement et humainement, ni cette tendance xénophobe que voudrait flatter - récupérer électoralement - le camp du président-candidat en faisant une autre proposition de référendum concernant l’expulsion des étrangers ?! Répugnant et dangereux !

 

Mais, c'est là où la question du changement de société, un socialisme/communisme altermondialiste se pose en terme d’alternative à la société qui n’a que seule politique possible que celle de la rigueur et de l’austérité pour le peuple et de l’abondance et des laisser-faire pour les marchés financiers et les profiteurs...

 

Enfin, si le débat - on en doute vu les sujets soumis - est de donner la parole au peuple, et l’on veut faire respecter la souveraineté populaire, alors un seul référendum s’impose vraiment aujourd’hui, c’est celui qui concerne la ratification du nouveau traité européen qui veut interdire toute marge de manœuvre aux politiques sociales et fiscale.

 

 

Pierre Chaillan, le 9/02/2012.

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 16:21

Paris, février 1962. La perspective d’une fin de la guerre d’Algérie semble s’être éloignée depuis la suspension des pourparlers de paix, le 28 juillet 1961, entre le GPRA. (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) et le gouvernement français. Cependant, dans les arcanes du pouvoir, tout le monde s’accorde à dire que la seule issue possible est l’indépendance de l’Algérie. S’accrochant désespérément à leur rêve d’une Algérie française, les fascistes de l’OAS. (Organisation Armée Secrète), multiplient les attentats en Algérie et en Métropole. Cette stratégie de la terreur vise à mettre la pression sur le gouvernement français, qui se dit de plus en plus favorable à de nouvelles négociations avec le GPRA.

Face à ce « péril brun », les milieux de gauche se mobilisent autour du Comité Audin (Comité d’intellectuels luttant pour faire la lumière sur la disparition de Maurice Audin, militant du Parti Communiste Algérien), du PCF, de l’UNEF, et du PSU. Dans les universités, des journées de grève sont organisées avec succès, ce qui pousse de Gaulle à déclarer : « Le peuple n’a pas à se préoccuper du problème de l’OAS ; c’est aux forces de l’ordre d’agir ». Cependant, les forces de l’ordre ne sont pas aussi zélées dans leur lutte contre le terrorisme de l’OAS que dans la répression des sympathisants de la cause algérienne. Le 7 février 1962, dix attentats sont commis, à Paris, par l’OAS. Les cibles sont des universitaires, des élus du PCF, des officiers, des journalistes ainsi que le Ministre de la Culture, André Malraux. La bombe qui visait ce dernier blesse grièvement une enfant de quatre ans, Delphine Renard, qui perdra un œil et sera défigurée.

Cette vague d’attentats pousse la gauche à organiser un rassemblement, le 8 février 1962, place de la Bastille à Paris. Or, suite à l’état d’urgence décrété le 21 avril 1961, un arrêté préfectoral interdit toute manifestation sur la voie publique. Cependant, selon certains historiens (dont le Professeur Brunet), le préfet de Paris de l’époque, Maurice Papon, avait envisagé de tolérer la manifestation du 8 février. C’est le Général de Gaulle lui-même qui se serait opposé à ce que le rassemblement ait lieu, après l’avoir qualifié de « communiste », ce qui, dans sa bouche, signifiait clairement « subversif », voire « dangereux ». De plus, l’interdiction de cette manifestation flattait l’aile droite de ses partisans, en montrant que de Gaulle ne jouait pas le jeu des communistes dans la solution du conflit algérien.

Le jour de la manifestation, les consignes sont claires : il ne faut tolérer aucun rassemblement et « faire preuve d’énergie » dans la dispersion des manifestants. Cette « énergie », les policiers dépêchés sur place vont la fournir de façon dramatique. Le quadrillage de la manifestation est parfait ; c’est en direction d’une véritable toile d’araignée policière que se dirigent les manifestants, à partir de 18h00. 2845 CRS, gendarmes mobiles et policiers sont organisés en cinq divisions entourant le quartier de la Bastille, de la gare de Lyon aux métros Filles du Calvaire et Saint Ambroise, et de la rue Saint Antoine au boulevard Voltaire.

Côté manifestants, on souhaite un rassemblement pacifique ; un communiqué radio précise, le 8 février, que « les manifestants sont invités à observer le plus grand calme ». En outre, les organisateurs prennent la décision de ne pas défiler, estimant que la police ne chargerait pas un rassemblement statique.

A l’heure du rassemblement, les manifestants se heurtent aux forces de l’ordre. Certains sont reflués sur la rive gauche, alors que, sur la rive droite, la tension monte peu à peu. En effet, quelques affrontements se déclenchent boulevard Beaumarchais. La réponse policière est terrible. On matraque des manifestants, des passants, les hommes, les femmes et personnes âgées, jusque dans les cafés et les stations de métro. L’acharnement est tellement aveugle que même des policiers en civil seront blessés.

Mais c’est boulevard Voltaire et rue de Charonne que la répression est la plus violente. Alors que les organisateurs donnent le signal de dispersion, les forces de l’ordre, commandées par le Commissaire Yser, chargent le cortège. En effet, sur ordre de la salle de commandement, c’est-à-dire du Préfet Papon, il faut « disperser énergiquement » les manifestants. Les policiers chargent avec une telle brutalité et de façon si soudaine, qu’un mouvement de panique s’empare des manifestants, qui tentent de fuir vers la station de métro la plus proche.

Les premières cibles des forces de l’ordre sont des élus communistes, qu’ils frappent à la tête. Puis, c’est au tour des manifestants qui, portés par la foule, trébuchent dans les escaliers du métro et s’entassent les uns sur les autres. Au lieu d’aider les gens qui suffoquent, les policiers les frappent, les insultent, et n’hésitent pas à jeter sur eux les grilles d’acier qu’ils trouvent au pied des arbres, ou encore des grilles d’aération. Le bilan de cette agression fut de huit morts, dont un manifestant de quinze ans. Sept d’entre eux sont morts par étouffement, un des suites de blessures à la tête. Tous étaient communistes.

Au lendemain du drame, la presse, de façon unanime, stigmatise la responsabilité des forces de l’ordre. Le Ministre de l’Intérieur, Roger Frey, rejette quant à lui toute la responsabilité sur le Parti Communiste, qu’il accuse d’avoir tenu la manifestation malgré l’interdiction officielle. Au passage, le ministre assimile les manifestants aux fascistes de l’OAS, car ce sont là, explique-t-il, « deux ennemis de l’intérieur ». De son côté, la population française est largement choquée par ce déchaînement de répression : entre 500 000 et un million de parisiens assistèrent aux funérailles des victimes.

Cet épisode de la vie politique française témoigne une fois de plus de l’amnésie historique de l’État français, sur certains sujets. Pendant des années, le drame du 8 février 1962 sera relégué aux oubliettes de l’histoire officielle. Il faudra attendre quatre décennies pour voir la réouverture des dossiers sur la guerre d’Algérie, le début d’une prudente autocritique de la part de l’État, et pour que la lumière commence à se faire sur les événements qui ont coûté la vie aux huit victimes de cette terrible journée.

 

Journal communiste : La Riposte

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 16:19

aaa logo Drapeau VAprès l'appel des auteurs de polars à voter Mélenchon : "Alors, me dit-on, te voilà devenu mélenchonien, toi qui n'a pas été tendre sur le personnage, dans ce blog ?"

Je n'ai pas la fatuité de croire que mon opinion puisse avoir quelque importance, si elle n'est que personnelle, mais il me semble qu'en la matière, la préciser revient à préciser l'opinion d'une foule de citoyens, indécis, corsetés par ce mode d'élection qu'ils ne cessent de dénoncer (et c'est ce que j'ai pendant des années fait sur mon site et mon blog), parce qu'il est générateur d'une personnalisation mortelle de la vie politique. Une foule de citoyens où beaucoup font toujours leurs les paroles de la vieille Internationale : "Ni Dieu, ni César, ni tribun".

Or, le tribun est là, et bien là, sollicité, délégué par un parti communiste en déshérence qui ne se sentait pas de porter aussi clair et aussi haut la flamme rouge, un parti communiste qui tenait surtout à faire oublier les scores électoraux tragiquement bas des présidentielles précédentes. "Déshérence" : comme me le fait remarquer mon épouse qui lisait par dessus mon épaule, le mot, stricto sensu, signifie "absence d'héritier"...

Or donc l'héritier est là, tribun qui attire des foules impressionnantes, et, la télé en atteste, des foules où les visages de tous les âges se mêlent et où, enfin, apparaissent en nombre, en grand nombre, les visages de jeunes adultes... Des foules qui n'ont pas peur de lever le poing et de chanter les paroles qu'écrivit Pottier, alors que l'armée versaillaise, les pieds dans le sang, achevait de fusiller et de fusiller encore ceux qui avaient cru pouvoir ouvrir un autre avenir...  

 Et ce tribun est l'homme qui a dit : "Je ne serai ministre que dans un gouvernement dont je serai premier ministre", ce tribun est un politicien, dont l'ego éclate ici de façon insupportable. C'est, en lui donnant ma signature, ce que j'écrivais à l'initiateur de la pétition des polareux, en ajoutant "Culte de la personnalité, merci. On a déjà donné". Pour qui ne comprendrait pas bien, j'ajoute que je suis né en 1936, et que, quand je militais au Parti communiste, il y avait deux hommes "que nous aimions le plus"...

Alors, que faire ?

La tentation est là de se défausser, de ne pas encourager l'aventure qui risque de devenir une aventure individuelle, d'autant que, lorsqu'on gratte un peu, le programme du tribun ne porte pas aussi loin que l'annonce le rouge des tribunes... Où en est-on avec la perspective de l'appropriation collective des moyens de production ? - Attends, me dit-on, tu nous vois y arriver dans notre seul pays ? Folie... - Oui mais alors, où en est-on avec l'indispensable perspective d'une lutte internationale, d'une lutte mondiale ? Comment faire en sorte, si ces mots sont enfin prononcés, qu'ils ne soient pas seulement ceux d'une rhétorique vaine, dont ont usé et abusé les sociaux-démocrates d'antan, avant leurs trahisons successives ? 

Se défausser donc... c'est-à-dire laisser le champ libre à une social-démocratie déjà triomphante par anticipation, une social-démocratie qui ne fait pas mystère de sa vocation : loyale gérante du système (les conseillers de Hollande en attestent, et, sucre sur les poires, l'aval attendu de l'incontournable BHL, avec qui Hollande vient de déjeuner, nous apprend-on...) ? Se défausser, c'est-à-dire ne pas conforter un pôle de pression incitant la social-démocratie à ne pas être "trop" libérale ? Distribuer le blâme et l'éloge, s'enfermer dans un silence boudeur ?

L'autre tentation est là aussi, pressante, venant de tous les amis "raisonnables", qui est celle du "vote utile", vote sans illusions certes, mais nécessaire pour porter loin en tête, dès le premier tour, et donc assurer la présence au second tour du seul candidat "de gauche" susceptible de battre le sortant... - Puisque, me dit-on, tu dois voter pour  lui au second tour, autant le soutenir dès le premier tour... L'empêcher d'être au second tour serait criminel... C'est une vraie et douloureuse question.

De toute façon, me disent d'autres amis, catégories combatifs, mieux vaut à la limite que Sarkozy passe, au moins on pourra lutter frontalement, alors que si c'est cet endormeur de socialiste, on sera une fois de plus anesthésiés... Voire... Faire la politique du pire a rarement été productif. Les démocrates allemands de 1932-1933 en ont su quelque chose...

Bref, il faut choisir. Quand ces collègues polareux m'ont sollicité, j'ai choisi sans autres états d'âmes que ceux exposés ci-dessus. Je demeure convaincu que, de toute façon, et je l'écrivais récemment sur ce blog, il y aura une vie, et un mouvement social comme on dit, après les élections. Affaire à suivre

 

René Merle

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-apres-l-appel-a-voter-melenchon-98915915.html

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