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Le site http://jooble-fr.com/

vous propose des annonces d'offres d'emploi nationales et internationales.


Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

http://jooble-fr.com/

 

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:31

Le COURRIEL

Le 9 février 2012


Cher citoyen et camarade Jean-Luc Mélenchon,

Le COURRIEL est une association progressiste, antifasciste et anti-impérialiste qui défend la langue française, et avec elle les langues du monde, contre le rouleau compresseur du « globish » qui démolit toutes ces langues à l’instigation des élites capitalistes et oligarchiques.
Nous avons relevé dans votre livre "Qu’ils s’en aillent tous !" des propos très favorables à la défense de la langue française, langue officielle de la République, et une critique sévère du tout-globish porté par les milieux patronaux, mais aussi par l’Union européenne et par le gouvernement Sarkozy.

Le journal L’Humanité, notamment, a consacré plusieurs articles à cette question sous la plume de Valère Staraselski ou Claude Baudry et plus particulièrement de François Taillandier qui salue l’action de notre association COURRIEL dans le n° du 22 décembre 2011.

Notre avis est que, derrière l’imposition d’une langue unique, d’énormes discriminations linguistiques se préparent à l’encontre des travailleurs de notre pays, et que la politique de SUBSTITUTION d’une « langue unique » mondiale et européenne aux langues nationales des pays d’Europe (l’allemand, l’italien, le portugais, ne sont pas moins menacés dans leurs pays respectifs que le français en France, en Belgique, au Québec, en Suisse romande, etc.) vise à mettre en place un marché, une politique, une idéologie, une économie UNIQUES qui portent en eux une politique totalitaire et anti populaire telle que la planète n’en a jamais connue jusqu’ici.

Il faut ajouter que le gouvernement UMP pousse en avant par tous les moyens possibles le « tout-anglais » en violant grossièrement la loi et la constitution, notamment dans l’enseignement où l’anglais devient une langue d’enseignement de la maternelle aux grandes écoles, des lycées à l’université en violation totale de l’Etat de droit puisque l’article II de la Constitution est contourné, sans parler de la loi Toubon votée à l’unanimité par le parlement en 1994.

Enfin, on ne peut pas compter sur le PS et sur les Verts pour défendre le français. Madame Aubry a récemment obtenu le Prix de la Carpette anglaise pour sa campagne déshonorante et antirépublicaine visant à substituer la notion compassionnelle de « CARE » à la notion républicaine de fraternité. François Hollande fait imprimer du matériel de propagande frappé de l’inscription « Hope for Hollande » et il annonce qu’il compte valider la Charte des langues minoritaires et régionales qui vise à priver le français du statut de langue officielle de la République et à instrumenter les langues régionales, ce patrimoine culturel de TOUTE la nation, pour évincer officiellement le français et… ouvrir une brèche visant à officialiser l’anglais.

Appréciant votre volonté de réhabiliter à gauche l’idée de patriotisme, qui n’est pas une invention du FN et qui connut ses heures de gloire à Valmy, sous la Commune, pendant le Front populaire ou dans les maquis FTPF et FTP-MOI, nous vous proposons donc deux choses :

a) Vous rencontrer officiellement ;

b) Vous proposer de faire de la défense du français, de la RESISTANCE au tout-anglais (et non pas bien sûr à l’anglais ou a fortiori aux Anglais comme tel !) un enjeu de la campagne électorale.

Car si le français devenait l’équivalent sur le sol de France, à ce qu’est devenu le gaélique en Irlande, si la langue de Victor Hugo et de Molière était réduite à l’état de « langue domestique » comme c’est déjà le cas de certaines langues scandinaves sur leur propre sol, c’en serait fini de la France, des idéaux qu’elle a portés et qu’elle peut encore porter, et du combat que nous menons tous pour lune France libre, pour une République sociale, laïque et progressiste.

Espérant une réponse rapide, nous vous adressons nos sincères salutations citoyennes.

Pour le COURRIEL


Georges Hage, député communiste honoraire du nord et Léon Landini, ancien officier des FTP-MOI, présidents d’honneur du COURRIEL Georges Gastaud, philosophe, Président du COURRIEL, Matthieu Varnier, roboticien, Secrétaire général, Guillaume Beaudoin, Gaston Pellet, Martine Rafflin, secrétaires du COURRIEL.

Sites http://www.defenselanguefrancaise.org et http://www.courriel-languefrancaise.org

 

URL de cet article 15832

http://www.legrandsoir.info/defense-de-langue-francaise-lettre-a-j-l-melenchon.html

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:27

Publié par Fifi Brindacier 10/02/2012

Plus qu’une germanophile, je suis même germaniste, c’est-à-dire que j’ai choisi de consacrer cinq années d’études à cette langue, à ce pays, quand bien même cela ne pouvait m’apporter du travail, ne me destinant pas à l’enseignement… Je suis passionnée par l’Allemagne. Il y a plein de choses que je trouve formidable dans l’Allemagne contemporaine, il serait trop long de toutes les citer, disons, entre autres, la façon d’enseigner, de faire la fête, la liberté laissée aux enfants et aux ados, une certaine rigueur intellectuelle, l’éducation musicale, la recherche, Berlin, les nombreux projets d’habitats communautaires, les Volksküche, la scène électro, le rapport à l’écologie, la Forêt-noire, St Pauli, Ostermeier et le théâtre allemand. Etc….

J’aime l’Allemagne, mais en aucun cas le modèle économique allemand !

Alors là, trop c’est trop ! La dirigeante allemande (décriée dans son pays) se permet de venir se mettre à l’unisson avec notre chef de l’Etat nous mettre la pression pour qu’on suive leur exemple ! On nous rebat les oreilles avec le « modèle allemand »,  la « flexibilité » nécessaire,  la formidable compétitivité de ce « pilier de stabilité »,  l’abnégation de ces braves allemands qui se sont serrés docilement la ceinture pour sauver cette compétitivité et la croissance… Mais quelle réalité cela recouvre-t-il ? Oui, la croissance allemande est bonne, le chômage a baissé ces dernières années, mais à qui cela profite-t-il, qu’est ce qui se cache derrière la fameuse réforme Hartz IV qu’on voudrait imiter en France ? Connaissant bien l’Allemagne, je peux simplement constater ce que j’y vois : paupérisation, précarité, souffrance… les conditions de vie et de travail des allemands ne sont pas du tout enviables ! Et mon impression est largement confirmée par les chiffres ! Mis bout à bout, c’est édifiant !

Jugez par vous-mêmes :

Pas de salaire minimumun rapport de l’Institut du travail de l’université de Duisbourg-Essen a établi que plus de 6,55 millions de personnes en Allemagne touchent moins de 10 euros brut de l’heure – soit 2,26 millions de plus en 10 ans. Par ailleurs, 2 millions d’employés gagnent moins de 6 euros de l’heure Outre-Rhin et, en ex-RDA, ils sont nombreux à vivre avec moins de 4 euros par heure, c’est-à-dire moins de 720 euros par mois pour un temps complet.

Pauvreté : 6,5 millions de travailleurs, c’est à dire 22% des actifs, vivent sous le seuil de pauvreté. Les 10% des travailleurs les plus pauvres ne gagnent que 259 euros par mois. Les 10% d’au dessus gagnent seulement 614 euros par mois. Il y a 12 millions de pauvres (= moins de 940 euros par mois pour 1 personne seule) sur 82 millions d’habitants), soit 15% de la population (c’est plus qu’en France). Entre 1992 et 2006, le revenu des 10% les plus pauvres a baissé de 13%, tandis que celui des plus riches s’est accru d’un tiers. 42% des familles monoparentales vivent de l’allocation Hartz IV (équivalent de notre RMI). 70% des chômeurs allemands vivent sous le seuil de pauvreté. Il y a 7 millions de Hartz IV en Allemagne. Les 660 euros que touchent en moyenne les allocataires d’Hartz IV sont inférieurs au seuil de pauvreté. Ces allocataires ne comptent pas dans les chiffres du chômage. En février 2010, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe a finalement déclaré la Loi Hartz IV constitutionnelle, mais demandé au législateur de revaloriser l’allocation de base. La Cour a notamment jugé que le mode de calcul retenu violait le droit au “minimum vital digne” garanti par la constitution. De 359 euros par personne, l’allocation minimum a depuis été revalorisée à 374 euros…

Baisse du pouvoir d’achat : 80% des actifs ont perdu du pouvoir d’achat entre 2000 et 2010. La baisse du pouvoir d’achat est en moyenne entre 2000 et 2012 de 2,5% pour l’ensemble des salariés, pour les 5 catégories les plus précaires de 5 à 22% .

Précarité de l’emploi, explosion du temps partiel et de l’intérim : la réforme Hartz IV a conduit à une telle multiplication des petits boulots – à 5 ou 8 heures par semaine – que la durée moyenne du travail est tombée à 30,3 heures. Création des contrats “Minijobs” (contrat de travail précaire, de courte durée et moins taxé) et des contrats “Midijobs” (salaire compris entre 400 et 800 euros par mois). Jusqu’à 400 euros, le patron est exonéré de charges. Le salarié aussi, mais du coup il ne cotise pas pour la retraite et l’assurance-maladie. En cas de perte de ce boulot, il n’a pas de droit à l’allocation chômage. Il y a 6,5 millions de « mini-jobers » avec des emplois à 400 euros pour 60h par mois ; 7, 84 millions d’emplois à temps partiels. Sur les 322000 emplois crées en 2010, 57% sont des temps partiels. .En dix ans, l’Allemagne a créé deux millions d’emplois à temps partiels, de courte durée : 18,3 heures en moyenne. Il y a 1 million d’intérimaires ; pour exemple, l’usine BMW de Spandau n’a pas embauché de CDI depuis 2001, et 26%de ses salariés sont intérimaires.

Baisse des salaires : Le salaire moyen a baissé de 4,2% en dix ans

Baisse de l’espérance de vie : l’espérance de vie des personnes aux plus faibles revenus – ceux qui touchent moins des trois quarts du revenu moyen – est passée de 77,5 ans à 75,5 ansen seulement 9 ans (2001 à 2010); en ex-RDA, la chute de l’espérance de vie des petits revenus est encore plus marquée : elle est passée de 77,9 ans à 74,1 ans sur la même période.

Précarité des séniors : seulement 26,4% des personnes âgées de 60 à 64 ans occupaient en mars 2011 un emploi soumis à cotisations sociales. Moins de 19% occupaient un emploi à temps plein. Rappelons que ces mêmes séniors ont vu l’âge de départ en retraite reculer… sans pour autant trouver du travail. Le développement de l’épargne-retraite privée est par ailleurs encouragé avec la mise en place d’un système complémentaire de pensions privées par capitalisation avec incitations fiscales. Selon le ministère des affaires sociales, plus de 660 000 séniors de 65 à 74 ans ont un emploi à temps partiel pour compléter leur pension. Lire à ce sujet cet article. Récemment le quotidien Die Welt a rapporté que les chiffres du chômage des seniors sont truqués. Un chômeur de plus de 58 ans sur deux n’est plus répertorié dans les chiffres de la BundesagenturfürArbeit (l’agence pour l’emploi). Le ministère du Travail a d’ailleurs dû reconnaître quedébut 2011, seulement 43% des seniors bénéficiaires du chômage étaient enregistrés sur les listes.

Le chômage et le Hartz IV : Seule la 1ère année de chômage est indemnisée. La 1ère année de chômage est indexée sur le dernier salaire ; ne peut toucher cette allocation que celui qui dispose de moins de 9750 euros d’économies, sinon il faut vivre sur ses avoirs. Les chômeurs de moins de 25 ans qui vivent chez leurs parents voient leur indemnité baisser de 20%. Au-delà d’une année, les chômeurs ont droit à une allocation de 370 euros, somme modulée en fonction des revenus du couple, de son patrimoine et du nombre d’enfants – une partie du loyer et du chauffage est remboursée par l’agence pour l’emploi – à condition d’accepter les emplois qui leur sont proposés. L’allocation est réduite de 60% en cas de deux refus la même année. Elle est supprimée au troisième refus. Y compris si l’emploi est en dessous de la qualification. La prostitution étant légale en Allemagne, une chômeuse a été radiée pour avoir refusé d’être secrétaire dans un bordel… no comment… (il me semble que ça a été invalidé par la Cour constitutionnelle).

Les « Jobs à 1 euro de l’heure », censés permettre aux chômeurs de garder une vie sociale et le contact avec le monde du travail, ne peuvent être refusés par les chômeurs (qui du coup sortent des statistiques du chômage). Par exemple, une douzaine de scientifiques sans emploi ont été obligés par la « BundesagenturfürArbeit » (agence pour l’emploi) de travailler pour l’université de Hambourg. (A lire ici) 

Un service de l’emploi scandaleusement intrusif : des agents s’invitent au domicile des chômeurs, épluchent les relevés de compte, ouvrent les frigos pour voir si il y a des dépenses inconsidérées, vérifient que vous êtes bien en colocation et non en couple…

Des écoles qui préparent les enfants à une vie de Hartz IV : dans leur livre « DeutschlanddritterKlasse », Julia Friedrichs, Eva Müller et Boris Baumholt font un état des lieux hallucinant, au travers de témoignages. L’un d’eux est frappant : dans une école spécialisée pour enfants en difficultés à Bochum, les enfants et ados apprennent comment composer un petit déjeuner pas cher en utilisant les promotions, à meubler un appartement de 40m2, à étudier les tracts de chez Aldi…. Un reportage vidéo à pleurer a aussi été réalisé dans cette école.

-   Cerise sur le gâteau, l’Organisation internationale du travail affirme dans un rapport récemment publié que la politique allemande de compétitivité est « la cause structurelle » de la crise en zone euro !

Vous en avez cauchemardé, Schröder et Merkel l’ont fait ! Alors, dites le partout autour de vous, à vos amis, à vos collègues, à ceux qui pensent voter pour Sarkozy ou Bayrou (grands défenseurs de ce modèle) : il faut refuser de suivre cette voie !

 

Sources : Spiegel, Organisation internationale du travail, OCDE, Deutsches Institut fürWirtschaftsforschung, Ministère du travail allemand, Rue 89, Marianne, connexion-emploi.com, myeurop.info, CIDAL

 

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:25

 Le communiqué du 9 février signé par la CGT à propos des évènements en Syrie, est d'une  dangerosité sans pareille. Il est criminel. Je m'en désolidarise totalement. Nous devons demander des comptes à Thibault et à la direction nationale de la CGT devant cette infamie. Thibault soutenant Sarkozy Merckel et Obama ça défrise. Il suffit de regarder honnêtement les infos pour savoir que comme en Libye l'impérialisme, ennemie des peuples du monde et du notre en particulier est à la manoeuvre pour détourner une juste lutte du peuple Syrien à son profit; Mon écoeurement est total et, camarade, les choses ne peuvent pas en rester là. Thibault doit rendre des compte.

J'apporte mon soutien total à la lutte du peuple Syrien qui souhaite que ses revendications fondamentales soient satisfaites. Ce peuple a le droit de régler lui même ses propres affaires sans intervention extérieure, ce qui en train de se passer. Les personnes honnêtes, les militants qui cherchent des infos sur ces luttes les trouvent. Ceux qui croient comme vérité d'évangile une presse et une radio aux ordres qui annoncent chaque jour depuis plusieurs mois qu'il y a des centaines de tués en Syrie et donne le même chiffre  de 6 000 ne sont pas crédibles. Les reportages montrant que des milices sur armées mènent une véritable guerre contre le pouvoir actuel et le peuple syrien sont facilement accessible. Les ordinateurs de la confédération sont ils en panne?

_______________________

Jacques Lacaze

Secrétaire Général
Union Locale CGT de Liévin
64 rue Victor Hugo
62800 Liévin

 

http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-comment-la-cgt-se-fourvoie-sur-la-syrie-99115076.html

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:23

Les agents hospitaliers de Kilkis, en Grèce, ont occupé leur hôpital local et ont publié une déclaration disant qu'il était désormais entièrement sous contrôle ouvrier.

L'hôpital général de Kilkis en Grèce (Macédoine centrale) est maintenant sous contrôle ouvrier. Les travailleurs hospitaliers ont déclaré que les problèmes qui durent depuis longtemps du Système de santé national (l'ESY) ne pouvaient être résolus.

Les travailleurs ont répondu à l'accélération du régime des mesures impopulaires d'austérité en occupant l'hôpital et l'ont déclaré sous contrôle direct et complet par les travailleurs. Toutes les décisions seront dorénavant prises par les « travailleurs de l'assemblée générale ».

L'hôpital a déclaré que « Le gouvernement n'est pourtant acquitté de ses responsabilités financières et, si leurs demandes ne sont pas satisfaites, ils se tourneront vers la communauté locale pour avoir le plus large soutien possible afin de garantir les soins de santé publique gratuits soins et de renverser le gouvernement et tous les politiques néolibérales. »

A partir du 6 février, le personnel hospitalier ne traitera que les soins d'urgence tant que leurs salaires et les sommes qui leur sont dues ne seront pas payées. Ils demandent également un retour aux niveaux des salaires qu'ils percevaient avant la mise en œuvre de mesures d'austérité.

La prochaine assemblée générale aura lieu le 13 février, et une conférence de presse le 15.

La déclaration suivante a été émise par les travailleurs :

1. Nous constatons que les problèmes actuels et durables de l'ESY (le système national de santé) et des organisations apparentées ne peuvent être résolus par des demandes spécifiques et isolées ou concernant nos intérêts particuliers, car tous ces problèmes sont le fruit d'une politique gouvernementale antipopulaire plus générale et du néolibéralisme mondial.

2. Nous constatons aussi, qu'en faisant des revendications particulières nous faisons en fait le jeu d'un gouvernement brutal. Ce pouvoir, pour faire face à son ennemi – qui est constitué par le peuple affaibli et divisé, fait tout pour empêcher la création d'un front uni et populaire à l'échelle nationale et mondiale ayant des intérêts communs et des exigences contre l'appauvrissement social créé par les autorités politiques.

3. Pour cette raison, nous plaçons nos intérêts particuliers dans le cadre général de revendications politiques et économiques qui sont posés par une très grande partie du peuple grec qui est aujourd'hui sous l'attaque du capitalisme la plus brutale. Ces revendications doivent petre défendues jusqu'au bout afin d'aboutir, dans la coopération entre les classes moyennes et populaires de notre société.

4. La seule façon d'y parvenir est de remettre en question, dans l'action, non seulement la légitimité politique mais aussi la légalité d'un pouvoir arbitraire, autoritaire et antipopulaire qui avance à grand pas vers le totalitarisme.

5. Les travailleurs de l'Hôpital général de Kilkis répondent à ce totalitarisme par la démocratie. Nous occupons l'hôpital public et le mettons sous notre contrôle direct et total. L'hôpital de Kilkis sera désormais auto-gouverné et le seul moyen légitime de prise de décision sera l'Assemblée générale de ses travailleurs.

6. Le gouvernement n'est pas libéré de ses obligations économiques de dotation en personnel et en fournitures. Si il continue à ignorer ces obligations, nous serons obligés d'informer le public de cette situation et de demander au gouvernement local mais surtout à la société civile de nous soutenir par tous les moyens pour :

(a) la survie de notre hôpital

(b) le soutien au droit aux soins de santé public et gratuits

(c) le renversement, par une lutte commune populaire, de l'actuel gouvernement et de toute autre politique néolibérale, d'où qu'elle vienne

(d) une démocratisation profonde et substantielle, c'est à dire une démocratisation qui permettra à la société réelle et non pas à des tiers de prendre les décisions concernant son avenir.

7. Le syndicat de l'hôpital de Kilkis commencera, à partir du 6 février, une grève en n'assurant que les soins d'urgence jusqu'au paiement complet pour les heures travaillées et la hausse de nos salaires au niveau qu'il était avant l'arrivée de la troïka (UE- BCE-FMI). Pendant ce temps, sachant très bien quelle est notre mission sociale et nos obligations morales, nous protégerons la santé des citoyens qui viennent à l'hôpital en fournissant des soins de santé gratuits à ceux qui en ont besoin, appelant le gouvernement afin qu'il prenne ses responsabilités, en espérant qu'il renoncera en dernière minute à sa cruauté sociale immodérée.

8. Nous décidons qu'une nouvelle assemblée générale aura lieu, le lundi 13 février dans le hall du nouveau bâtiment de l'hôpital à 11 heures, afin de décider des procédures qui sont nécessaires pour mettre en œuvre efficacement l'occupation des services administratifs et réaliser avec succès l'auto-gouvernance de l'hôpital, qui débutera à partir de ce jour-là. Les assemblées générales auront lieu tous les jours et seront l'instrument primordial pour la prise de décision en ce qui concerne les employés et le fonctionnement de l'hôpital.

Nous appelons à la la solidarité du peuple et des travailleurs de tous les secteurs, à la collaboration de tous les syndicats des travailleurs et des organisations progressistes, ainsi qu'au soutien de tous les médias qui ont choisi de dire la vérité. Nous sommes déterminés à continuer jusqu'à ce que les traîtres qui vendent notre pays et nos gens s'en aillent. C'est eux ou nous!

Les décisions ci-dessus seront rendues publiques par le biais d'une conférence de presse à laquelle tous les médias sont invités mercredi 15/2/2012 à 12h30. Nos assemblées quotidiennes commencent le 13 Février. Nous allons informer les citoyens sur chaque événement important qui aura lieu dans notre hôpital par le biais de communiqués de presse et conférences. En outre, nous allons utiliser tous les moyens disponibles pour faire connaître ces événements afin de faire de cette mobilisation réussie.

Nous appelons

a) Nos concitoyens faire preuve de solidarité avec notre mouvement,

b) Tout citoyen injustement traité de notre pays à agir par des actions de contestation et d'opposition contre ses oppresseurs,

c) Nos collègues d'autres hôpitaux à prendre des décisions similaires,

d) les employés dans d'autres domaines du secteur public et privé et les participants à des organisations syndicales et progressistes à agir de même, afin d'aider notre mobilisation à prendre la forme d'une résistance universelle ouvrière et populaire et de soulèvement, jusqu'à la victoire finale contre l'élite économique et politique qui aujourd'hui opprime notre pays et le monde entier. ■

 

* Cet article paru dans Libcom.org. Une autre action d'auto-organisation des travailleurs est en cours de préparation au journal Eleftherotypia qui emploie 800 personnes (Inprecor).

Synthèse sur la Grèce

Inprecor)

Traduit par Jacques Radcliff.

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:21

Déclaration du PAME syndicat de classe des travailleurs grecs

Les nouvelles mesures prises par la Troïka - le gouvernement, la ploutocratie et l’Union européenne - ont pressuré les salaires à tous les niveaux. Elles ont mis encore plus de pression sur les travailleurs de toutes les catégories: les travailleurs qualifiés et les non qualifiés, les vieux et les jeunes, les travailleurs du secteur public et ceux du secteur privé, les chômeurs et les retraités.

C’est un gros mensonge que de dire que la réduction des plus bas salaires de 20 à 22 %  n’affecte seulement que les travailleurs les moins rémunérés et ceux qui vont entrer sur le marché du travail. Elle affecte tous et tout.

a) les célibataires sans expérience de travail recevront 430€ après les réductions, alors qu’ils reçoivent 633 € après impôts à l’heure actuelle. Le salaire minimum pour les jeunes jusqu’à l’âge de 25 ans deviendra 430 € après impôts et pour les jeunes qui travaillent comme stagiaires, il sera encore plus bas – 345 €.

b) toutes les conventions collectives de branche sont vouées à la destruction. L’objectif est que les salaires de début soient de 494 €. Les conventions collectives de branche qui expirent vont être descendues jusqu’à ce montant humiliant. Il est probable que ce montant ne sera pas relevé au-dessus de 600 €.

c) les réductions dans les plus bas salaires vont entraîner vers le bas les pensions de base, qui sont toujours étroitement liées, que ce soit par la loi ou sans aucune loi, au niveau du salaire le plus bas. À l’heure actuelle, la pension minimale de base  s’élève à 486€, ce qui correspond à 65 % du salaire global le plus bas. Sur la base de la nouvelle échelle pour les plus bas salaires, les pensions ressembleront plus à une indemnité pour les pauvres plutôt qu’à une pension.

d) les pertes du Fonds d’Assurance s’élèveront au moins à 2,5 milliards d’euros par an à la suite de l’abaissement des plus bas salaires. Cela déclenchera une nouvelle catastrophe pour tous les régimes de retraite et indemnités actuels et futurs.

e) les allocations de chômage seront mises sous la guillotine, car elles seront  basées sur 55 % du salaire journalier d’un travailleur non qualifié. Compte tenu de la prise en considération de ces nouveaux facteurs, allocations de chômage seront réduites de 462 € à 369 €. Tous les autres avantages de l’OAED  [[Organisme d'Emploi de la Main d'œuvre ]] et des fonds d’assurance, tels que les allocations de maternité, les allocations pour enfants et autres, seront soit modifiés sur la base de salaires de famine, soit tirés vers le bas au nom de la rationalisation de toutes les dépenses.

Les nouvelles réductions des salaires les plus bas constituent une seule des flèches du nouvel assaut lancé contre les masses, car elle est accompagnée par :

Le gel des augmentations de salaire (environ 5 % tous les trois ans pour les salaires avant impôt), ce qui réduira les revenus réels et aggravera les modalités de calcul des échelles, de pension

Des réductions drastiques de tous les avantages pour les emplois dangereux, insalubres, etc., lorsque les conventions collectives expirent. Tout sera renégocié sur les limites de l’échelle des salaires plus bas de 500 €. La voie est ouverte pour la suppression de la plupart des avantages.

Des réductions d’au moins 2 % des cotisations d’assurance des employeurs dans la première phase, à la suite de quoi les fonds d’assurance vont couler vers le bas, ouvrant la voie à une réduction supplémentaire des pensions de base et complémentaires. Ces coupes aideront également les plans de nouvelles réductions des prestations pour les médicaments, les bilans de santé, etc..,

Le couperet pour toutes les pensions, les réduisant de 15 à 40 %. Tous les partis de la ploutocratie ont convenu de cela, une façon ou d’une autre,

Abolition du droit des travailleurs à faire appel en leur propre nom à l’ OMED Essentiellement, cela signifie l’abolition du droit de faire appel à l’arbitrage en dernier recours contre l’intransigeance capitaliste,

Le licenciement de 150 000 travailleurs public ne fera pas seulement qu’augmenter énormément le nombre déjà considérable de chômeurs ; Il fera aussi réduire et paralyser le travail des maternelles, des écoles, des hôpitaux, des fonds d’assurance, etc..

La suppression des emplois permanents dans les entreprises semi-publiques et les banques. Cela ouvrira la voie à une inversion globale des relations du travail, et cela permettra aux employeurs de terroriser davantage les travailleurs.

La suppression des sociétés de logement de travailleurs et des sociétés d’accueil des travailleurs. Cela conduira au désespoir des milliers de ménages où le budget familial dépend des prestations de loyers, des prêts pour l’habitation, etc.. En outre, même rares avantages  nécessaires aux besoins fondamentaux des travailleurs pour la culture, les distractions, etc., vont être supprimés.

La Troïka - le gouvernement, l’UE et le grand capital - avec les parties eurocentriques, ont été  de connivence dans la prise de ces mesures. Ils représentent la ploutocratie et tous ceux qui la soutiennent. Les gens sont les perdants avec la mise en œuvre de ces mesures, tandis que ceux qui profiteront d’elles sont les industriels, les banquiers, les grands hôteliers, les grands hommes d’affaires et les monopoles. Dans les deux dernières années seulement, selon les données officielles, basées sur des listes de noms de ceux dont les salaires ont été réduits, environ  9,2 milliards d’euros ont été pris dans les poches des travailleurs. C’est l’argent qui a été canalisé directement dans l’accroissement du capital de la ploutocratie. Les travailleurs perdront au total 50 % de leurs revenus.

Il n’y a pas de fin à cet enfer. On va nous raconter à nouveau dans quelques mois que le salut de notre pays exige des nouvelles mesures, et que tous les sacrifices consentis jusqu’à présent n’ont pas été suffisants. Utilisant la faillite comme un épouvantail, il ne sera pas surprenant qu’ ils demandent notre chair et notre sang demain. Ils sont résolument déterminés, mais nous devons les arrêter car il est certain qu’ils ne vont pas arrêter le massacre maintenant.

C’est une heure de grande responsabilité pour nous tous. Si nous ne stoppons pas les mesures maintenant, elles nous jetteront  au plus profond, dans le Chaos. Ne versons plus notre sang pour le profit des monopoles.

Nous ne devons pas les laisser nous imposer leurs lois sur les usines, les entreprises et les branches.

PAME vous invite à vous organiser et vous battre à l’unisson contre l’abolition des conventions collectives.

Expulsons les laquais des employés, tous ceux qui tentent de semer le défaitisme et ceux qui font des compromis avec les employeurs.

Choisissez vos dirigeants et vos combattants.

Comptez sur PAME

 

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=10523

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:17

Malgré le matraquage en règle, on peut considérer que « l’opinion » en général et celle des militants syndicaux en particulier sont assez critiques quant au positionnement des médias dominants et des experts grassement payés pour délivrer "l’information" économique destinée à légitimer les politiques d’austérité et convaincre les peuples qu'ils doivent encore et toujours se serrer la ceinture (jusqu'à en mourir ?) pour que le champagne puisse continuer à couler à flots sur les beaux quartiers.

 

Curieusement, on ne retrouve pas la même vigilance s’agissant de la politique internationale, en particulier lors d’événements critiques sur lesquels l'attention et l'émotion sont polarisées par des campagnes médiatiques de grande intensité. Pourtant, sans même remonter aux manipulations des guerres coloniales, l’expérience devrait être un vaccin redoutable. Pour ne citer que deux cas parmi un grand nombre :

 

·         Il y a eu medias-mensonges en 1991 puis en 2003 à propos de l’Irak et ses « armes de destruction massive » !

 

·         Plus récemment, la Libye a subi une intervention impérialiste camouflée en « intervention-humanitaire-pour-la-liberté-et-la-démocratie »  et la résolution 1973 du Conseil de sécurité qui autorisait seulement la neutralisation de l’espace aérien libyen ("no-fly zone") a donné lieu à bombardements intensifs et intervention directe aux côtés d’une fraction armée du peuple libyen.

 

A chaque fois, la propagande médiatique fait ainsi état de situations d’urgence avec des populations civiles directement menacées par des « tyrans inhumains» pour justifier auprès de l’opinion des interventions militaires directes ou indirectes, au nom des droits de l’homme : Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi, Bachar El-Assad... qu'on invitait quelques années auparavant, quand les intérêts impérialistes le réclamaient, deviennent en peu de temps des « fous sanguinaires » (tandis que les amis-tyrans de toujours, les Mubarak ou Ben Ali, on les soutient jusqu'au bout, sans parler bien sûr des « grands démocrates » du Qatar ou d'Arabie Saoudite....).

 

Mais les peuples au nom desquels on s'émeut officiellement, on s'en moque autant que les grecs qu'on affame aujourd'hui ou même que les chômeurs qu'on accuse de profiter grassement du système. Les interventions militaires sont bien sûr destinées en fait à contrôler une région et ses ressources, à la remodeler au gré de l’intérêt des grandes puissances, sans que jamais les peuples soient au centre des préoccupations : qu'en est-il de la situation des peuples irakien ou libyen après les guerres impérialistes ?

 

Aujourd'hui, c'est au tour de la Syrie d'être dans la ligne de mire, la Syrie et l’Iran étant inscrits dans l’agenda du remodelage impérialiste du Grand Moyen-Orient depuis plus de 10 ans !

Sur toutes les télés, le média-cirque bien rodé est reparti  avec comme toujours un seul son de cloche, coïncidant miraculeusement avec l’intérêt des grandes puissances occidentales : régime sanguinaire contre population pacifique et désarmée, meurtres de masse, exactions... et l'appel sous-jacent à l'intervention militaire.

Concernant la Syrie, les sources privilégiées par nos médias sont celles émanant de l’Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) basé à Londres sans aucune vérification. Et quand les observateurs envoyés par la Ligue Arabe elle-même dénoncent les exactions militaires des « manifestants pacifiques », on les fait taire.

L’interlocuteur politique privilégié est le Conseil National Syrien (CNS) dominé par les intégristes religieux (salafistes) ; il agit militairement, appelle à l’intervention armée étrangère et bénéficie d’ailleurs déjà de cette aide, tandis que le Comité National de Coordination pour le Changement Démocratique (CNCD), totalement opposé à toute intervention étrangère, est totalement ignoré (à l’exception d’une récente interview dans l’Humanité de son porte-parole Haytham Manna).

Par ailleurs, au plan régional, l’alliance avec les monarchies ultra réactionnaires du Golfe (Qatar et Arabie saoudite) qui dominent dans la Ligue arabe, maîtres d’œuvre de l’intervention armée au Bahreïn pour mater dans le sang le mouvement populaire, illustre sans contradiction possible le mensonge du soutien occidental au mouvement populaire dans les pays arabes !

 

 

Une démarche syndicale indépendante, anti-oligarchique et anti-impérialiste

 

Pour toutes ces raisons, nous ne pouvons que nous étonner et nous indigner du contenu de l’appel intersyndical national signé le 10 février par 5 organisations (CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa) qui prend pour argent comptant les proclamations de la presse aux ordres et des services secrets étatsuniens ou français, en appelle à des sanctions contre la Syrie, justifie la politique d’ingérence des grandes puissances et finalement prépare l’intervention militaire.

 

Au minimum, une telle cécité et un tel suivisme témoignent sur ce terrain aussi de la perte totale de repères de classe des directions nationales et de leur perte de lucidité concernant les enjeux de notre époque ! Comment manquer de voir que les interventions guerrières répétées du bloc occidental sont le contrepoint de la crise qui frappe le système, le prolongement dans les politiques extérieures des politiques d’austérité imposées aux peuples d’Europe eux-mêmes ?

 

La solidarité internationale du mouvement syndical progressiste digne de ce nom s’est toujours exprimée dans le respect de la souveraineté des peuples. Par exemple, des millions d’européens sont descendus dans la rue en 2003 pour s’opposer à l’intervention armée en Irak, sans que cela signifie le moins du monde un soutien au régime irakien. Simplement, il s’agissait de s’opposer à une intervention extérieure prétextant de faux motifs pour des objectifs politiques qui se sont soldés par un véritable désastre, l’éclatement d’une société et la mort de centaines de milliers de civils !

L’opinion publique avait raison contre les va-t’en-guerre et les mêmes raisons demeurent valables pour ce qui est des enjeux de l’heure !

Et il faudrait à présent céder aux injonctions des interventionnistes déguisés en « journalistes » ou en « philosophes » au nom de la défense des droits de l’homme par ailleurs à géométrie variable ?

 

Si l'on est attaché à l’indépendance syndicale, le positionnement syndical devrait au minimum se fonder sur une appropriation indépendante de l’information à l’égard de l’appareil de production dominant de l’information qui s’apparente de fait à un appareil de propagande ! A partir de ses propres principes et de ses propres sources d’information dûment contrôlées.

 

La bataille pour la Paix et la solution politique des conflits en cette période de crise grave et de montée des périls constitue un devoir majeur pour le mouvement syndical. Pour défendre les travailleurs et les peuples, les directions syndicales feraient bien mieux de dénoncer l'impérialisme et d’appuyer une solution politique dans cette partie du monde plutôt que d’attiser l’incendie !

 

Le Front Syndical de Classe

12 février 2012

 

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Published by Vendémiaire - dans Syndicalisme
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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:15

En pleine guerre froide, l'historien et actif militant communiste Jean Bruhat [1905] n'y va pas par quatre chemins. Voici un extrait de la plaquette publiée à l'occasion du centenaire de la publication de Marx :

 

Les conférences de l'université nouvelle. Le centenaire du Manifeste. Jean Bruhat, agrégé de l'université, L'Europe, la France et le mouvement ouvrier en 1848, Paris, Éditions sociales, 1948.

 

" Que le Manifeste ait paru dans des conditions historiques déterminées, qu'il s'explique par ces conditions, c'est un fait évident. Mais il ne s'en suit pas que ces conditions historiques ayant été dépassées, le Manifeste ait perdu de son efficacité. C'est une thèse répandue dans certains milieux "révisionnistes" que le Manifeste est un document périmé.

On s'incline devant le Manifeste, on concède qu'il recèle une interprétation géniale des faits. Toutefois on ajoute : "mais voyons, depuis 1848, un siècle s'est écoulé, le monde a changé, et, partant, les conclusions de Marx sont erronées, il faut évidemment aller au-delà du Manifeste et dépasser le Manifeste". 

Nous comprenons for bien cette attitude. Si à la lumière du matérialisme historique nous analysons la situation du monde en 1948 comme Marx et Engels l'ont fait pour 1848, il apparaît clairement aux yeux de tout homme de bon sens que la politique actuelle des dirigeants socialistes est une politique de trahison, de l'intérêt de la classe ouvrière et de l'intérêt national. [Avec les radicaux, le parti socialiste participe au gouvernement à direction démocrate-chrétienne, M.R.P (centre droit)]

Voilà pourquoi on voudrait nous présenter le Manifeste comme une œuvre dépassée. Voilà pourquoi on ne voudrait pas considérer comme actuel un document pensé et écrit il y a un siècle.

Le marxisme est apparu au moment où le prolétariat se développait et se manifestait comme classe révolutionnaire.

Il apparaît comme un dépassement de l'ancienne philosophie, lorsque celle-ci était l'apanage de quelques élus, d'une aristocratie de l'esprit et comme le commencement d'une période entièrement nouvelle où la philosophie devient une arme scientifique entre les mains des masses prolétariennes en lutte pour leur émancipation.' (Jdanov) [Jdanov, dirigeant soviétique responsable du "contrôle idéologique" de la création artistique, dans le nouveau contexte de la guerre froide]

C'est pour cette raison profonde qu'à un siècle de distance la théorie développée par Marx et Engels continue à éclairer (après avoir été enrichie par Lénine et Staline) la route des forces sociales montantes. "

 

René Merle

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-centenaire-du-manifeste-communiste-jean-bruhat-1948-99136640.html

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:14

Après la parution de l'article [ Sur le Manifeste communiste, Engels 1890, Andler 1901 ], un lecteur me demande quel est le titre exact du texte : Manifeste du parti communiste ou, comme l'écrit Andler : Manifeste communiste (Maximilien Rubel plus tard traduira de même).

On sait que le texte avait été commandé en novembre 1847 par le petit groupe, réuni en congrès, des ouvriers et artisans, (pour la plupart allemands en exil en France), de la Ligue des Communistes, née en 1847 de la Ligue des Justes. 

Sur l'histoire de la Ligue, cf. :

[http://www.marxists.org/francais/engels/works/1885/10/18851008.htm]

Il ne s'agissait pas alors encore à proprement parler d'un parti, mais d'un groupe uni par une réflexion commune (et parfois contradictoire) sur les modalités de la lutte contre cette société injuste, et sur les objectifs à se fixer.  

Marx, qui vivait à Bruxelles, se mit au travail, et, à partir des apports des adhérents de la Ligue, des études préalables d'Engels, et de ses propres réflexions, rédigea fin 1847 ce texte qui parut en allemand, à Londres (février 1848), et sans nom d'auteur, sous le titre de Manifest der Kommunistischen Partei. Le mot "Parti", on le voit, figure bien dans le titre.

Si les retombées furent d'abord confidentielles, à l'évidence, la postérité du texte fut considérable. Les études et commentaires sur le Manifeste sont innombrables, et je me garderai ici de faire un choix en qualité. J'en donnerai seulement à l'occasion quelques unes en documents.

Je signale, en ce qui concerne la genèse du texte, l'article indispensable de Jacques Grandjonc, "Six mois de débats démocratiques avant la publication du manifeste communiste", consultable sur http://jean-pierre.proudhon.pagesperso-orange.fr/p_j_prou/bruxelle.htm

La question qui vient immédiatement à l'esprit, quand on évoque le Manifeste sans se laisser enfermer dans une lecture de muséographie, est naturellement de se demander quel sens a cette lecture aujourd'hui ? Une des meilleures réponses, me semble-t-il, est donnée par Claude Mazauric dans : Karl Marx, Friedrich Engels, Manifeste du Parti communisteTraduction de Laura Lafargue. Précédé de Lire le Manifeste par Claude Mazauric, Librio, 2000. Elle ne figure pas sur le Web ; je signalerai bientôt quelques points de vue qui y sont lisibles. 

 

René Merle

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:13

Cf. [ À propos du "Manifeste du parti communiste", 1848 ]

Dans l'article mentionné ci-dessus, j'évoquais la possibilité de lire sur le Web des réflexions contemporaines intéressantes concernant le Manifeste du Parti communiste de 1848.

Voici déjà les références des réactions de deux philosophes se réclamant, chacun à sa façon, du marxisme.

Celle de Georges Labica [1930-2009], Les leçons du Manifeste, est à la fois une précieuse mise en perspective historique de la postérité du Manifeste, et une réflexion sans concessions sur les sens que l'on peut lui donner au présent : 

http://lahaine.org/labica/b2-img/manifeste.pdf

 

L'autre est un texte terrible qu'Althusser écrivit, sans le publier, deux ans après le drame meurtrier de 1980. L'homme de la fameuse "coupure épistémologique", le chantre d'un marxisme dégagé des rêveries humanistes marxiennes d'avant 1845, y proclame l'inanité du bavardage théorique qu'il avait adulé, au regard de ce qu'est véritablement la lutte des classes. Critique de Marx, qui est en même temps, implicitement une autocritique de son militantisme borné par les quatre murs de la rue d'Ulm... 

http://www.lafauteadiderot.net/Sur-la-pensee-marxiste

 

René Merle

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:47

 

Depuis maintenant plusieurs mois, l’impérialisme occidental, États-Unis en tête, avec Sarkozy-Juppé et l’émir du Qatar en brillants seconds, cherche à renverser au profit de ses protégés le gouvernement de la Syrie, selon le procédé qui a été mis en œuvre en Libye (insurrection armée, intervention étrangère à prétexte humanitaire, et conquête).

Ceux d’entre nous qui combattent l’impérialisme depuis longtemps, et qui restent fidèles aux idéaux de paix et d’égalité entre les peuples, répètent que toute intervention extérieure dans la guerre civile en Syrie est inacceptable et irresponsable.

C’est pourquoi nous avons été choqués de voir un appel à manifester à Paris en faveur des opposants syriens, et contre le seul gouvernement syrien, qualifié de criminel et sommé de laisser la place à ses adversaires. Mais notre étonnement a fait place à l’indignation en voyant l’incroyable panel unanime des signataires : aux côtés d’opposants syriens, le Parti Socialiste, en toute logique puisqu’il a approuvé la guerre de l’OTAN en Libye, mais aussi le NPA, le Mouvement de la Paix, la CGT, la FSU et le PCF ! Il ne manque à ce consensus pro-impérialiste, alors qu’Obama et Juppé-Sarkozy envisagent une intervention « humanitaire », que la signature de l’UMP, que les précédents n’ont pas voulue.


Camarades et amis, qui pensez être progressistes, interrogez-vous ! Quand on ne fait que répéter ce que disent nos adversaires politiques, n’est-il pas temps de se poser des questions ?

Le régime du Baath en Syrie est de nature autoritaire, et ses opposants, de gauche et de droite, en ont subi le poids depuis longtemps.

Mais pourquoi ne dites-vous pas qu’il est aussi au Moyen-Orient un système à peu près laïque, protecteur des diverses communautés du pays, par exemple, des minorités chrétiennes, persécutées dans l’Irak voisin « libéré » par l’Occident, et opposé à l’impérialisme israélien ?

Pourquoi ne dites-vous pas que les seules « informations » ressassées par les télévisions françaises sur ce qui se passe en Syrie émanent des insurgés antigouvernementaux, alors qu’on ne croit jamais les foules impressionnantes qui manifestent en faveur du gouvernement Assad ?

Pourquoi cachez-vous qu’il s’agit d’une insurrection armée contre le régime, et que si l’armée syrienne officielle bombarde sans états d’âme certains quartiers urbains, c’est parce qu’ils abritent les miliciens de l’« Armée syrienne libre », largement financés et armés par les dirigeants « pétroliers » et intégristes du Qatar et d’Arabie Saoudite, et protégés par la Turquie voisine ?

Pourquoi ne pas dire que ces insurgés de l’ASL, qui se vantent d’avoir 40.000 hommes en armes sous leurs ordres, multiplient contre les forces fidèles au gouvernement les tirs de rockets, d’armes lourdes et les attentats meurtriers à l’explosif ?

Pourquoi cacher que le gouvernement Assad ne peut que riposter par les armes à des insurgés en armes ? ou céder la place alors qu’une bonne partie de la population le soutient ?

Pourquoi ne pas dire que le gouvernement syrien accepterait de négocier les contours d’une évolution du régime si ses opposants acceptaient de cesser leurs actions armées ?

Pourquoi cacher que cette insurrection armée est surtout le fait de salafistes, dont le seul mot d’ordre quand on les filme est « Allah Akbar » ?

Pourquoi enfin ne pas dire que l’autoritarisme de Bachar al-Assad n’a jamais empêché depuis des années les puissances occidentales de le courtiser, comme ils le firent avec Kadhafi, avant de le tuer ? Pourquoi cacher que le seul objectif des USA et ses alliés d’Europe et d’Arabie est d’installer à Damas un gouvernement pro-occidental, allié d’Israël contre les Palestiniens et l’Iran, et qu’il serait dirigé par des intégristes comme ceux installés avec la bénédiction de l’Occident en Tunisie, en Égypte, au Maroc, en Libye, voire en Irak ? Pourquoi cacher que l’impérialisme occidental, en cette affaire, se préoccupe peu des droits de l’homme et de la femme, et voler naïvement à son secours ?

 

Paris, le 10 février 2012

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=10481

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