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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

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Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:46

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La 13ème rencontre des partis communistes et ouvriers s’est tenue à Athènes du 9 au 11 décembre 2011 sur le thème :

 

« Le socialisme est l'avenir !

La situation internationale et l’expérience des communistes, vingt ans après la contre-révolution en URSS. Les tâches à accomplir pour le développement de la lutte de classe dans les conditions de la crise capitaliste, des guerres impérialistes, des luttes populaires et des soulèvements en cours, pour les droits des ouvriers et des peuples. Le renforcement de l'internationalisme prolétarien et du front anti-impérialiste, pour le renversement du capitalisme et la construction du socialisme »

 

Les représentants de 78 partis venant de 59 pays différents ont pris part à la rencontre. Nombre de partis qui ne sont pas parvenus à participer pour des raisons indépendantes de leur volonté ont envoyé des messages écrits.

 

Nous saluons depuis Athènes la montée des luttes populaires. Elles libèrent un immense potentiel émancipateur contre l'impérialisme, contre l'exploitation et l’oppression capitalistes, pour les droits sociaux, les droits au travail, le droit à la société sociale des travailleurs du monde entier.

 

La rencontre s’est tenue dans le contexte critique où la crise capitaliste, profonde et prolongée, continue de dominer la situation internationale. Elle s'accompagne d'une escalade de l’agressivité de l'impérialisme telle qu’elle s'est exprimée dans les décisions du Sommet de Lisbonne qui a défini la nouvelle stratégie de l'OTAN. Cette réalité confirme les analyses dressées dans les déclarations des 10ème, 11ème et 12ème rencontres internationales qui ont eu lieu au Brésil (Sao Paulo) en 2008, en Inde (New Delhi) en 2009 et en Afrique du sud (Tshwane) en 2010.

 

Il devient de plus en plus évident pour des millions de travailleurs que la crise est une crise du système. Il ne s'agit pas de défaillances au sein du système mais c'est le système lui-même qui est défaillant et qui engendre des crises régulières et périodiques. Cette crise provient de l’aiguisement de la contradiction principale du capitalisme entre le caractère social de la production et l'appropriation privée capitaliste et non de telle ou telle gestion du système ou de tel ou tel dysfonctionnement dû à la cupidité de quelques banquiers ou capitalistes ou encore au manque de mécanismes régulateurs efficaces. Cela souligne les limites historiques du capitalisme et la nécessité de renforcer les luttes pour la rupture anticapitaliste et antimonopoliste, le renversement révolutionnaire du capitalisme.

 

Aux États-Unis, au Japon, dans l'UE et dans d'autres économies capitalistes, les impasses des diverses formes de gestion bourgeoise sont manifestes. D'un côté, les politiques d’austérité mènent à une récession profonde et prolongée. De l’autre côté, les politiques expansionnistes, avec de grands plans d’aides publiques aux groupes monopolistes, au capital financier et aux banques fait grimper l'inflation et gonfler la dette publique. Le capitalisme transforme les faillites privées en faillites publiques. Le capitalisme n'a pas d'autre réponse à la crise que la destruction massive des forces productives et des ressources, les licenciements de masse, les fermetures d’usine, l'offensive généralisée contre les travailleurs et les droits syndicaux, contre les salaires, les retraites et la sécurité sociale, la baisse des revenus de la population, la hausse massive du chômage et de la pauvreté.

 

L'offensive antipopulaire se renforce. Elle se manifeste avec une intensité particulière dans certaines régions. La concentration et la centralisation du capital monopoliste intensifient le caractère réactionnaire du pouvoir politique et économique. Sont mises en avant les restructurations capitalistes et les privatisations pour la compétitivité et la maximisation des profits du capital, pour lui assurer une force de travail à moindre coût et un recul de plusieurs décennies en termes de droits sociaux et de droits des travailleurs.

 

L'intensité de la crise, sa simultanéité à l'échelle mondiale, la perspective d'une reprise lente et faible intensifient les difficultés des forces bourgeoises à gérer la crise, ce qui amène à l'aiguisement des contradictions et des rivalités inter-imperialistes. Le risque de déclenchement de guerres impérialistes s’accroît.

 

Les attaques envers les droits démocratiques et la souveraineté des peuples s'intensifient dans de nombreux pays. Les systèmes politiques deviennent plus réactionnaires. L'anticommunisme se renforce. Les mesures se généralisent contre l'activité des partis communistes et ouvriers, contre les syndicats, contre les libertés politiques et démocratiques. Les classes dirigeantes multiplient les tentatives pour piéger le mécontentement populaire au travers de changements de système politique, en recourant à une série d'ONG pro-impérialistes et d'autres organisations, en tentant de canaliser la colère populaire dans des mouvements soi-disant sans affiliation politique ou même présentant des traits réactionnaires.

 

Nous saluons les luttes et révoltes populaires et ouvrières de grande ampleur pour les droits démocratiques, sociaux et politiques contre les régimes antipopulaires au Moyen-Orient et en Afrique du nord, tout particulièrement celles de Tunisie et d’Égypte. Malgré les contradictions révélées par la situation actuelle, elles constituent une expérience significative que le mouvement communiste doit étudier et dont il doit se servir. Dans le même temps, nous condamnons fermement la guerre impérialiste de l'OTAN et de l'UE contre le peuple Libyen et les menaces d’ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie et de l'Iran ainsi que d’autres pays. Nous considérons que toute intervention étrangère contre l'Iran, sous quelque prétexte que ce soit, va à l’encontre des intérêts des travailleurs iraniens et de leurs luttes pour les libertés démocratiques, la justice sociale et les droits sociaux.

 

Ces événements confirment la nécessité de renforcer les partis communistes et ouvriers pour qu'ils jouent leur rôle historique, de renforcer plus encore les luttes des travailleurs et des peuples pour la défense de leurs droits et de leurs aspirations, d’utiliser les contradictions du système et les contradictions inter-impérialistes pour une rupture au niveau du pouvoir et de l'économie qui aille dans le sens de la satisfaction des besoins populaires. Sans rôle dirigeant des partis communistes et ouvriers et de la classe d'avant-garde, la classe ouvrière, les peuples seront à la merci de la confusion, de l'intégration au système et de la manipulation par des forces politiques qui représentent les monopoles, le capital financier et l'impérialisme.

 

Des réajustements importants dans le rapport de force international sont en cours : l'affaiblissement relatif de la position des États-Unis, la stagnation économique générale des pays capitalistes les plus avancés et l'émergence de nouvelles puissances économiques mondiales, notamment la Chine. La tendance à l'intensification des contradictions va en se renforçant, entre les centres impérialistes eux-mêmes et avec les économies dites « émergentes ».

 

L'agressivité de l'impérialisme s'intensifie. Des zones de tension et de guerre existent déjà dans plusieurs régions du monde. Elles se multiplient : en Asie et en Afrique, au Proche-Orient avec l'agressivité croissante d’Israël, en particulier contre le peuple palestinien. Dans le même temps, nous constatons la montée de forces néo-nazies et xénophobes en Europe, des interventions sous plusieurs formes, des menaces et une offensive contre les mouvements populaires et les forces politiques progressistes en Amérique latine. La militarisation se renforce. Le risque d'un embrasement général à une échelle régionale est de plus en plus grand. En ce sens, l'élargissement et le renforcement du front politique et social anti-impérialiste et les luttes pour la paix, qui vont dans le sens de l'éradication des causes des guerres impérialistes, sont fondamentales.

 

Il y a deux voies de développement :

 

·         la voie capitaliste, celle de l'exploitation des peuples. Elle présente des risques lourds de guerres impérialistes, des menaces sur les droits des travailleurs, les droits démocratiques

 

·         et la voie de la libération avec d'immenses possibilités de défense des intérêts des travailleurs et des peuples, de réalisation de la justice sociale, de la souveraineté populaire, de la paix et du progrès. La voie des luttes populaires et ouvrières, la voie du socialisme et du communisme, historiquement nécessaire.

 

Grâce à la contribution décisive des communistes et du mouvement syndical orienté sur des positions de classe, les luttes ouvrières en Europe et dans le monde entier se sont encore renforcées. L’agressivité impérialiste se heurte à une résistance populaire résolue au Moyen-Orient, en Asie, en Afrique et en Amérique latine.

Cette réalité, avec toute l'expérience accumulée jusqu'à présent, en particulier en Amérique latine, les luttes et les évolutions en cours, démontrent les possibilités de résistance, de lutte de classe, permettant aux peuples d’avancer, de gagner du terrain, en infligeant des défaites à l'impérialisme parce qu’ils ont comme objectif le renversement de la barbarie impérialiste.

 

Nous saluons les luttes des peuples et des travailleurs et faisons le constat de la nécessité de les renforcer. La situation exige l'intensification de la lutte de classe, de la lutte idéologique, politique, de la lutte des masses pour mettre en échec les mesures antipopulaires et de mettre en avant des objectifs qui répondent aux besoins actuels des peuples. La situation exige une riposte organisée des travailleurs pour une rupture anti-monopoliste et anti-impérialiste, pour le renversement du capitalisme mettant fin à l'exploitation de l'homme par l'homme.

 

Aujourd'hui, les conditions sont mûres pour la construction de larges alliances sociales anti-monopolistes et anti-impérialistes en mesure de vaincre l'offensive et les agressions impérialistes, sous toutes leurs formes, de combattre pour le pouvoir et pour la mise en œuvre de transformations profondes, radicales, révolutionnaires. L'unité de la classe ouvrière, l'organisation et l'orientation de classe du mouvement ouvrier sont des éléments fondamentaux pour la construction de véritables alliances sociales efficaces avec la paysannerie, les couches moyennes urbaines, le mouvement des femmes et le mouvement des jeunes.

 

Dans cette lutte, le rôle des partis communistes et ouvriers aux niveaux national, régional et international et le renforcement de leur coopération sont indispensables. L'activité commune coordonnée des partis communistes et ouvriers, des organisations communistes de jeunesse et des organisations anti-imperialistes auxquelles les communistes apportent une contribution importante constitue un des éléments les plus sûrs pour avancer vers l'élargissement de la lutte anti-impérialiste et le renforcement du front anti-impérialiste.

 

La lutte idéologique du mouvement communiste est d'une importance vitale pour défendre et développer le socialisme scientifique, pour faire reculer l'anticommunisme contemporain, pour affronter l'idéologie bourgeoise, les théories anti-scientifiques et les courants opportunistes qui rejettent la lutte de classe, pour combattre le rôle des forces social-démocrates qui défendent et mettent en œuvre les politiques pro-impérialistes et anti-populaires en soutenant la stratégie du capital et de l'impérialisme. La compréhension du caractère d’ensemble des luttes nécessaires à l'émancipation sociale, nationale et de classe, pour la mise en avant explicite de l’alternative socialiste, exige la contre-offensive idéologique du mouvement communiste.

 

Le renversement du capitalisme et la construction du socialisme constituent une nécessité impérative pour les peuples. A la mesure de la crise du capitalisme et de ses conséquences, les expériences internationales de construction socialiste prouvent la supériorité du socialisme. Nous réaffirmons notre solidarité avec les peuples qui luttent pour le socialisme, avec ceux qui sont engagés dans la construction du socialisme.

 

Seul le socialisme peut créer les conditions de l'éradication des guerres, du chômage, de la faim, de la misère, de l'analphabétisme, de la précarité subie par des centaines de millions de personnes, de la destruction de l'environnement. Seul le socialisme crée les conditions du développement correspondant aux besoins présents des travailleurs.

 

Ouvriers, paysans, travailleurs des villes et des campagnes, femmes, jeunes, nous vous lançons un appel à la lutte, tous ensemble, pour mettre un terme à la barbarie capitaliste. Il y a de l'espoir, il y a une perspective. L'avenir appartient au socialisme.

 

Le socialisme est l'avenir !

 

Publié par Vive le PCF http://vivelepcf.over-blog.fr/article-le-socialisme-est-l-avenir-13eme-rencontre-des-partis-communistes-et-ouvriers-a-athenes-92335133.html

 

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Published by Vendémiaire - dans International
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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:44

Mardi 13 décembre, France 5 diffusait un « C dans l’air » dont le thème était « le communisme 20 ans après ». Yves Calvi recevait à cette occasion, Stéphane Courtois et Alexandre Adler sur le plateau. Suite aux propos scandaleux tenus par certains sur le plateau, vous trouverez ci-dessous le courrier de Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, envoyé ce jour à Yves Calvi.

"Depuis maintenant des mois, la discrimination à l’égard du Parti communiste français dans les émissions politiques dont vous avez la charge, et plus globalement dans celles du groupe France Télévisions, est une constante. Toutes nos demandes pour qu’il y soit mis un terme sont - plus ou moins poliment - mais systématiquement écartées.

Mais cette fois, trop c’est trop. Le mardi 13 décembre, l’émission « C’est dans l’air » avait pour invité Stéphane Courtois, dont la seule fonction historique reconnue est l’anticommunisme professionnel. C’est votre choix éditorial, je n’ai pas à le contester. Toutefois, au cours de cette émission, cet invité, qui ne m’a jamais rencontré de sa vie, s’est livré à une violente attaque personnelle en déclarant je cite « Pierre Laurent (…) un fils d’apparatchik qui a mit les pieds dans les chaussons de son papa et qui prend la direction du parti, quelque part ça fait presque pitié ».

Cette pitoyable déclaration est restée sans réponse. Insultante et diffamatoire, elle ne mériterait de ma part que le mépris. Elle s’inscrit dans le registre des poncifs anticommunistes dont Monsieur Stéphane Courtois s’est fait une spécialité, en lieu et place de celle d’historien dont il s’affuble à propos du Parti communiste français.

Je ne peux me taire car cette déclaration intervient alors que la discrimination à notre égard est un scandale qui n’a que trop duré. Élu secrétaire national du PCF en juin 2010, je n’ai été invité à aucune émission politique importante dont vous avez la responsabilité, et quasiment aucune sur l’ensemble des antennes de France Télévisions. Ce boycott est en contradiction avec toutes les règles déontologiques en matière de pluralisme du débat d’idées, et avec toutes les règles du CSA qui invitent à respecter l’ « équité » des temps de parole des formations politiques, singulièrement celles qui disposent d’une représentation politique parlementaire.

Cette situation devient plus insupportable encore depuis que nous sommes entrés, de fait, dans la campagne présidentielle. Le Front de gauche, dont le Parti communiste français est totalement partie prenante, et son candidat Jean-Luc Mélenchon dont je préside le conseil national de campagne, y jouent un rôle de premier plan. Pourtant, la discrimination perdure. Elle devient même chaque jour plus flagrante au fur et à mesure que des candidats, subitement touchés du jour au lendemain par la grâce sondagière, occupent aussitôt le hit-parade des apparitions médiatiques.

L’argument selon lequel je ne suis moi-même pas candidat ne résiste pas une seconde à l’examen. Un, notre campagne et notre candidat sont loin de bénéficier de l’égalité de traitement qu’ils méritent. Le respect des règles du CSA nécessite bel et bien l’augmentation globale du temps de parole du Front de gauche, donc tout à la fois celle de Jean-Luc Mélenchon et celles d’autres représentants nationaux du Front de gauche.

Deux, le rôle politique et parlementaire joué par le Parti communiste dans cette campagne ne peut échapper qu’à ceux qui cherchent à nier la réalité.

Trois, ceux qui avancent cet argument à mon égard devront m’expliquer pourquoi ils ne s’appliquent ni au secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé, ni à la première secrétaire du PS Martine Aubry, ni à la première responsable d’Europe Ecologie Les Verts, Cécile Duflot, sans parler des dizaines de responsables d’autres formations politiques qui sont des invités permanents de vos émissions, sans que jamais un seul responsable communiste ne puisse y trouver place.

Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple récent sur lequel nous vous avons alerté avant l’émission, comment se fait-il qu’aucun parlementaire ou aucun maire de notre parti, très actif sur le droit de vote des étrangers depuis trois décennies, ne trouve place le lundi 12 décembre sur le plateau de « Mots croisés » quand Rama Yade, qui n’a plus aucun rôle politique, et l’improbable Arno Klarsfeld, sur ce sujet auquel il ne s’est jamais intéressé, y figurent en bonne place ?

Et pour n’en prendre qu’un seul autre un peu plus ancien, puisque l’histoire du PCF semble vous intéresser quand il s’agit d’inviter Stéphane Courtois, comment expliquer que le discours que j’ai prononcé devant plus de sept mille personnes le 23 octobre dernier dans la carrière de Châteaubriant aux côtés du secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, en hommage aux 27 résistants fusillés il y a soixante ans par les nazis, ait été totalement ignoré ? La mémoire de Guy Môquet et de ses camarades n’intéresse-t-elle que quand elle est instrumentalisée par un président de la République qui en trahit chaque jour les idéaux ?

Aussi, je vous demande d’agir pour mettre un terme à cette mise à l’écart du PCF et de moi-même comme secrétaire national de ce parti dans vos émissions. Ainsi, sera défaite cette anomalie anti-démocratique qui, j’en suis sûr, suscite la réprobation de très nombreux journalistes de vos propres rédactions, que je sais attachés aux valeurs du pluralisme.

Si les propos insultants de Stéphane Courtois sur votre antenne ont été, vous l’aurez compris, la goutte d’eau qui fait déborder le vase, vous comprendrez que ma requête, au-delà de ce lamentable incident, est plus large. Elle n’a qu’un seul but : faire droit au respect du pluralisme sans lequel la démocratie n’est qu’une coquille vide".

 

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

 

http://www.humanite.fr/fil-rouge/-c...

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:43

Déclaration du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) :

Le MEDE«F»enterre la France. Et si le peuple de France enterrait le MEDE«F» ?

 

Ou : comment Madame PARISOT rivalise avec Frau MERKEL pour le titre envié de « Miss MARK » !

 

Pendant la Révolution française, les classes privilégiées ont trahi leur pays en s’alliant avec les rois d’Autriche, de Prusse et d’Angleterre pour mater la « populace ».

 

Lors de la Commune de Paris, Adolphe Thiers (au prénom prédestiné), qui présidait aux destinées du « parti de l’Ordre », a négocié ouvertement avec Bismarck pour obtenir les moyens militaires (la libération des prisonniers de guerre français) qu’il jugeait nécessaires pour écraser les ouvriers, patriotes ET internationalistes, de la Commune de Paris.

 

Dans les années trente du 20ème siècle, la grande bourgeoisie « française » s’exclamait « plutôt Hitler que le Front populaire ! » et, comme l’a montré l’historienne A. Lacroix-Riz, l’« élite » patronale « française » fit sciemment le « choix de la défaite » (puis de la « Kollaboration ») avec Hitler. Alors que les ouvriers, les paysans et les intellectuels communistes (et non communistes) tombèrent par dizaines de milliers dans la lutte armée contre l’Occupant.

 

Aujourd’hui on retrouve les mêmes contre les mêmes : voici ce que proclame Frau PARISOT dans une tribune du Monde, intitulée Créons d'urgence les Etats-Unis d'Europe ! :

 

"La solution existe. Elle est audacieuse. Elle s'appelle Etats unis d'Europe, fédéralisme européen, délégation de souveraineté. Elle offrirait enfin aux Européens un projet, une ambition, une fierté. Mais elle nous oblige à changer nos habitudes, à conférer une responsabilité politique plus grande aux institutions européennes, à considérer d'emblée à leur échelle européenne les questions sociales, et pas seulement budgétaires et fiscales. Il faut vouloir avancer vers un territoire reconfiguré, vers une nouvelle patrie, vers l'an I d'une véritable pratique de notre histoire fédérale." (sic).

 

Bien entendu, peu chaut à cette noble dame qui ravage nos acquis sociaux, nos emplois industriels et nos services publics, avec l’aide de son ami SARKOZY, que le peuple français ait dit non à la constitution européenne. Tous ces gens, - qui ne parlent de démocratie que pour trouver prétexte à envahir d’autres pays ou à cultiver l’anticommunisme et l’antisoviétisme à retardement - , se moquent éperdument de la France, de la République, du suffrage universel et autres vieilleries. Ce qui leur importe, ce sont les super-profits du CAC 40 : voilà une « patrie », celle de leurs dynasties familiales, qu’ils ne risquent pas de trahir.

 

Déjà TRICHET avait inauguré son mandat à la tête de la BCE en déclarant, en anglais bien sûr : « I’m not a Frenchman ! » (« Je ne suis pas français ») ; déjà le BARON SEILLIÈRE, prédécesseur de la L. PARISOT  à la tête du MEDEF, avait entamé son mandat à la tête de « Business-Europe », le syndicat du patronat européen, en déclarant devant Chirac : « Je ne vous parlerai plus désormais qu’en anglais, la langue des affaires et de l’entreprise ». Trahison de la langue française, trahison du pays, tout se tient… ! Les capitalistes appliquant à la lettre le slogan qu’on leur enseigne dans les Business-Schools de management : « ne pas s’attacher aux pays, ne pas s’attacher aux produits, ne pas s’attacher aux personnes »…S’attacher à une seule chose qui tient lieu de « sacré » à cette engeance : le taux de profit !

 

Il est donc de plus en plus inconcevable que toute une partie de la gauche, de la social-démocratie à la petite gauche dite « radicale », continue de bouder l’idée de souveraineté nationale tant le contenu de classe patronal de l’assassinat de la nation française est désormais patent. Pourtant, Lénine ou Georges Politzer nous ont dès longtemps appris la nécessité absolue de défendre le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », Jaurès déclarant que « la souveraineté politique est le socle de l’émancipation sociale » et Ho Chi Minh ajoutant que « il n’est pas de bien plus précieux que l’indépendance et la liberté ».

 

Plus que jamais, le PRCF appelle donc les militants du monde du travail à associer la défense des acquis massacrés par la « troïka » U.E./Sarkozy/MEDEF et la défense de leur pays. N’abandonnons pas ce combat patriotique, foncièrement ouvrier et anticapitaliste, à l’extrême droite raciste qui dévoie le beau nom de France pour écraser le mouvement ouvrier.

 

Plus que jamais, le PRCF invite aussi les républicains patriotes à se tourner vers le monde du travail, à perdre toute illusion sur la classe capitaliste, dont la représentante mandatée appelle ouvertement à cette énormité : DISSOUDRE la France et marcher sur le ventre du peuple français qui, le 29 mai 2005, a catégoriquement refusé la constitution européenne.

 

Le drapeau rouge et le drapeau tricolore sont nés tous deux, comme la Marseillaise et l’Internationale, dans le feu des luttes révolutionnaires de notre pays. Le Front populaire antifasciste et la Résistance avaient su les associer pour le plus grand bien de notre pays. L’heure de cette alliance entre nos deux drapeaux, qui porta les grandes avancées du Conseil National de la Résistance, est manifestement revenue.

 

C’est d’autant plus vrai que, capitulant devant l’autre Miss Mark(A. Merkel),  Sarkozy annonce froidement un nouveau traité supranational non soumis à référendum qui annulerait la souveraineté budgétaire de la France, priverait de signification les élections à venir, et confirmerait la sinistre Banque de Francfort dans son rôle d’unique patronne de l’Europe.

 

Plus que jamais doit monter l’exigence d’un référendum permettant au peuple français de dire Non à l’euro et à l’Union européenne. Un référendum dont il faudra fermement appeler le peuple à défendre le résultat en rappelant aux gouvernants factieux accoutumés à violer les votes populaires qu’en démocratie « la souveraineté réside dans le peuple » et non dans les dirigeants félons qui, pour servir les marchés et faire allégeance aux maîtres berlinois de l’UE, s’assoient sur le suffrage universel.

 

Aujourd’hui il n’y a plus de milieu possible : servir la France ou servir le capitalisme, il va falloir choisir. Comme il va falloir choisir à gauche, entre servir le monde du travail, -  qu’attendent d’énormes coupes claires au nom du « salut de l’euro » -, et s’obstiner à rejeter la Nation de manière suicidaire. Comment ceux qui n’aiment pas leur pays pourraient-ils réellement aimer l’humanité ? Comme le disait Jaurès, - qui paya de sa vie son opposition à la guerre impérialiste - , un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène.

 

Le temps de la trahison nationale est revenu. Celui de la Résistance patriotique et populaire aussi. Le PRCF appelle les forces communistes et progressistes à construire un large Front de Résistance Antifasciste, Patriotique et Populaire ! (FRAPP)

 

Plus que jamais, pour que vive notre pays, ses conquêtes sociales, ses libertés démocratiques, « dégageons » ce régime malfaisant, cette classe capitaliste sans honneur qui change de patrie comme de tiroir-caisse, et cessons de cultiver le mensonge d’une « Europe sociale », d’un « euro mis au service des peuples », qui n’a plus d’autre fonction idéologique que de farder la nouvelle prison des peuples que constitue l’Euro-Diktature européenne dirigée par l’impérialisme allemand.

 

Plus que jamais, le PRCF appelle notre peuple à faire sienne l’appel clandestin lancé par Maurice Thorez et Jacques Duclos le 10 juillet 1940 : « jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves » !

 

*******************************************************

Georges HAGE, député honoraire du Nord, président d’honneur du PRCF.

Léon LANDINI, ancien officier FTP-MOI, officier de la Légion d’honneur, grand Mutilé de guerre, médaille de la Résistance, Président du PRCF.

Jean-Pierre HEMMEN, réprimé pour avoir refusé de servir sous les ordres d’un ancien général de la Wehrmacht devenu commandant de l’OTAN, Fils de Fusillé de la Résistance, vice-président du PRCF.

Georges GASTAUD, philosophe, fils de Résistant, , auteur de « Patriotisme et internationalisme » et de la « Lettre ouverte aux ‘bons Français’ qui assassinent la France », secrétaire national du PRCF.

Annie LACROIX-RIZ, professeur émérite d’histoire contemporaine, auteur du « Choix de la défaite ».

Pierre PRANCHERE, ancien Franc-Tireur et Partisan Français,

 

P. R. C. F    site

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:42

Ghali HASSAN

 

"Quand le pillage devient une manière de vie pour un groupe d’hommes vivant en société, ils se fabriquent avec le temps un système légal qui l’autorise et un code moral qui le glorifie." Frederic Bastiat, penseur français (1801-1850).

 

Les Etats-Unis et leurs alliés se préparent à agresser la Syrie dans le cadre du programme israélo-américain de déstabilisation de la région. Le prétexte est comme d’habitude de "protéger les civils" et d’instaurer une "démocratie" à l’occidentale. Mais bien sûr rien n’est moins vrai. Le but est de renverser le gouvernement syrien actuel et de le remplacer par un gouvernement fantoche au service des intérêts américano-israéliens sionistes.

Il faut noter que, étant donné le soutien de la Syrie à la résistance libanaise et palestinienne contre le terrorisme israélien, et les liens de la Syrie avec l’Iran, le gouvernement du président Bashar al-Assad est considéré comme une "menace" aux intérêts d’Israël et des Etats-Unis. Dès lors, un gouvernement soumis aux dictats israélo-américains est vital pour isoler l’Iran et couvrir l’expansion sioniste israélienne.

L’ingérence étrangère continuelle dans les affaires internes de la Syrie nous rappelle la récente ingérence étrangère criminelle en Libye, qui a commencé par la mise en place d’un "zone d’exclusion aérienne" qui était une invasion militaire illégale de la Libye. Les médias rapportent que les Etats-Unis et Israël ont loué les services de mercenaires saoudiens et libanais pour fomenter des troubles en Syrie et couper le gouvernement syrien de son peuple en attisant les divisions sectaires.

La campagne de diabolisation menée par les Etats-Unis et leurs alliés pour délégitimer le gouvernement syrien est semblable à la campagne de diabolisation menée contre la Libye. Le 25 novembre 2011, la Ligue Arabe —une assemblée de despotes illégitimes contrôlée par l’Arabie Saoudite et autres fiefs pétroliers— a exclu la Syrie de la Ligue Arabe et réclamé des sanctions diplomatiques et économiques contre elle. Tout comme pour la Libye, l’exclusion de la Syrie de la Ligue Arabe fournit aux Etats-Unis et à leurs alliés une couverture pour attaquer la Syrie et envahir une nation musulmane de plus.

La Ligue Arabe a un long passé de traîtrise et ne correspond plus à rien. Selon Mahdi Darius Nazemroaya* : "Ce sont l’Arabie Saoudite et le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) qui ont pris le pouvoir dans la Ligue. Le CCG comprend les royaumes pétroliers des Emirats Arabes Unis du Golfe Arabique,le Koweït, le Barhein, le Qatar, Oman et l’Arabie Saoudite. Aucun de ces pays n’est exemplaire sans même parler de démocratie. Leurs leaders mis en place par les Etats-Unis ont trahi les Palestiniens, aidé à attaquer l’Irak, soutenu Israël contre le Liban, détruit la Libye et maintenant ils conspirent contre la Syrie et ses alliés régionaux." Il ajoute : "[La Ligue Arabe] a été phagocytée par Washington et sert ses intérêts et ceux de ses alliés au lieu des véritables intérêts arabes". Comme le CCG, la Ligue arabe est un instrument de l’impérialisme américain. Son intervention honteuse contre la Syrie (une répétition de son intervention honteuse contre la Libye) constituent un acte de guerre contre un autre pays arabe.

Le rôle joué par les despotes arabes soutenus par les Etats-Unis et menés par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Jordanie et les Emirats Arabes Unis est méprisable. Et il est ironique que ces despotes se prétendent motivés par le souci des droits de l’homme et de la démocratie en Syrie. Des décennies de répression et de détournement des biens et des ressources individuels par ces régimes despotiques ont entraîné de hauts niveaux d’inégalité et de corruption dans leurs pays. En dépit de leur richesse ce sont des pays arriérés qui ont adopté le style de vie décadent des occidentaux et qui se sont détournés de l’Islam. Ils se sont ralliés à une secte (islamique) extrémiste qui détruit la grande religion qu’est l’Islam. Ce sont des dirigeants non élus, illégitimes qui ne tolèrent aucune opposition à leur pouvoir tyrannique.

L’Arabie Saoudite, est évidemment le régime le plus répressif du monde. C’est aussi le plus proche allié des Etats-Unis. C’est une monarchie absolue qui considère que les droits humains et la liberté menacent sa classe dirigeante corrompue. Les femmes saoudiennes ordinaires sont exclues des emplois et le chômage des jeunes s’élève à 40%. Les lois saoudiennes appelées "anti-terroristes" criminalise la dissidence et autorise la détention de longue durée sans jugement. Les dissidents sont traités avec brutalité. Le 21 novembre 2011, les troupes saoudiennes ont ouvert le feu sur une manifestation pacifique dans une province saoudienne orientale, faisant 4 morts et plus de blessés encore. Les dirigeants saoudiens ne tolèrent pas non plus la dissension dans les pays voisins.

En mars 2011, les forces saoudiennes ont envahi le Barhein et ont écrasé brutalement les manifestants pro-démocratie. L’invasion a été encouragée et soutenue par l’administration américaine. Le rapport publié par la Commission d’Enquête Indépendante du Barhein (CEIB) a essayé de justifier le comportement et les lois de la monarchie absolue. Toutefois le rapport faisait état de "violations systématiques des droits humains" durant les attaques du gouvernement contre les manifestants. Le rapport de 500 pages décrit diverses violations commises par le régime despotique du roi Hamad Bin Isa al-Khalifa. Selon le rapport, des détenus —y compris du personnel médical dont le seul crime était d’avoir soigné des manifestants— ont été torturés et ont subi des abus sexuels. Le rapport a été aussitôt enterré par les médias occidentaux.

Etape par étape, le modèle libyen est reproduit en Syrie. Le 28 novembre, l’ONU —le bras armé de l’impérialisme étasunien— a accusé les forces syriennes, qui défendent la nation syrienne contre les gangs et les terroristes armés sponsorisés par l’occident, de "crimes contre l’humanité". Le rapport du soi-disant "Conseil des droits de l’homme de l’ONU" est entièrement basé sur des mensonges fabriqués par des Syriens expatriés à Londres, Paris et Washington. Le rapport accuse le gouvernement de "commettre des atrocités" mais ne parle pas des milliers de Syriens, dont des soldats et des policiers, tués et torturés par les gangs armés. Le principal but du rapport est de diaboliser le gouvernement syrien et de justifier l’agression militaire occidentale. Le rapport a été immédiatement diffusé par les organes de propagande occidentaux comme la BBC, CNN, Fox News, Al-Jazeera et la presse dirigée par l’empire de presse de Murdoch.

Le rapport était une copie conforme des rapports de l’ONU sur l’Irak et la Libye avant leur invasion et leur destruction par l’armée US-OTAN. Le même paquet de mensonges qui ont servi à justifier la barbare agression des Etats-Unis contre l’Irak a été recyclé contre la Syrie. le rapport est le prélude de l’agression US-OTAN contre la Syrie. Où était le Conseil des droits de l’homme de l’ONU pendant le génocide commis par les Etats-Unis en Irak ? Il est clair que l’ONU couvre les crimes de guerre de l’occident. La désinformation joue un rôle important en manipulant l’opinion publique et en créant une atmosphère de guerre.

Pendant que l’ONU s’occupe de manipuler l’opinion publique mondiale en faveur des armées US-OTAN, le premier ministre anglais David Cameron et le despote du Qatar ont promis de soutenir les "groupes d’opposition" syriens (comprendre : leur fournir des armes et de l’argent) afin de promouvoir la "démocratie". David Cameron et le despote du Qatar ont amplement prouvé leur amour de la démocratie en détruisant brutalement la Libye. Aujourd’hui la Libye ressemble à l’Irak, pillée, ruinée et livrée à la violence. Des dizaines de milliers de Libyens (et d’Africains) ont été assassinés, des milliers se morfondent dans des prisons où on les torture et un tiers de la population est déplacée.

Le président français Nicolas Sarkozy, toujours aussi assoiffé de sang, a appelé à la création d’une "zone humanitaire" de sécurité pour protéger les civils semblable à la "zone humanitaire" libyenne où des milliers de civils innocents ont été assassinés par les armées US-OTAN. Le prétexte des "droits humains" pour justifier l’agression est utilisé depuis l’essor de l’Allemagne d’Adolf Hitler. Les Nazis allemands ont justifié leurs invasions armées et leurs violences par la nécessité de "protéger des civils". De fait depuis le début des années 1990, on constate la montée du fascisme anglo-américain qui envahit et terrorise des nations sans défenses et les détruit complètement sous prétexte de "protéger les civils".

Selon le quotidien turc Milliyet (28 novembre 2011) : "La France a envoyé des forces armées d’entraînement en Turquie et au Liban pour former la soi-disant Armée Libre [syrienne] —un groupe de déserteurs syriens qui opère hors de Turquie et du Liban— pour préparer la guerre contre la Syrie". Des mercenaires étrangers ont été envoyés en grand nombre en Syrie par le Liban. Comme je l’ai dit plus tôt, ils sont armés et financés par la CIA, le MI6 britannique, le Mossad israélien, l’Arabie Saoudite, la Turquie le Liban et la Jordanie.

Il faut se rappeler que l’insurrection armée contre le gouvernement syrien —financée et armée par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, Israël, le Liban et la Jordanie— s’est confinée à des petites villes et villages situés le long des frontières avec la Jordanie, le Liban et la Turquie. (Pour plus de détails voir mon article Target Syria ). La très grande majorité des Syriens soutient le président Bashar al-Assad, en particulier dans les grande agglomérations comme Damas, Latakieh et Alep. De récentes manifestations dans ces grandes villes ont rassemblé des millions de supporters de al-Assad.

La Turquie, quant à elle, exploite la violence pour servir ses intérêts impérialistes et ceux de l’OTAN. La Turquie a appelé à la mise en place d’une "zone tampon" en Syrie pour entraîner et armer la soi-disante "résistance syrienne" au gouvernement syrien. C’est une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Syrie ; la Turquie a aussi organisé des conférences visant à construire une opposition au gouvernement syrien et elle a joué un grand rôle dans la création du soi-disant Conseil National Syrien (CNS) une coalition d’opposants expatriés et d’extrémistes armés. Leurs leaders ont déjà promis de couper les liens de la Syrie avec l’Iran, les Palestiniens et les mouvements de résistance libanais dès qu’ils seraient au "pouvoir" en Syrie. Selon Ibrahim al-Amin , rédacteur en chef de al-Akhbar news, dans un interview récent pour le Wall Street Journal, le porte-parole du CNS, " Burhan Ghalioun, a été obligé (et c’est la seule explication) de dire clairement ce que l’opposition syrienne offrait à ses supporters des Etats-Unis, de Turquie, d’Europe et du Golfe en échange de leur soutien". De grandes quantités d’armes ont été introduites en contrebande en Syrie à partir de la Turquie pour fomenter une guerre civile dans le pays. La Turquie envisage même d’envahir la Syrie si Ankara reçoit le feu vert de Washington. Ce n’est parce que les "Turcs Blancs" se sont mis tout à coup à se soucier des droits de l’homme et de la démocratie dans le monde arabe que la Turquie s’ingère dans les affaires intérieures de la Syrie, mais par intérêt personnel et pour servir les intérêts des Etats-Unis et des sionistes israéliens.

La Turquie se présente comme un "médiateur" impartial dans la région, un "pont" entre l’Occident et les pays musulmans. En réalité, les Turcs Blancs sont au service de l’impérialisme occidental et promeuvent ses intérêts dans la région depuis le règne de Kamal Ataturk. La Turquie s’enorgueillit d’être un pays musulman mais elle épouse un "Islam calviniste" à l’occidentale qui est en contradiction flagrante avec les principes de l’Islam. Les décennies de relations entre la Turquie et l’état sioniste d’Israël et la participation de la Turquie aux guerres US-OTAN (La Turquie est membre de l’OTAN) contre les pays musulmans sont contraires à l’Islam. D’ailleurs de nombreux Turcs ont condamné le rôle de la Turquie dans la destruction de la Libye par l’armée US-OTAN et le meurtre de masse des civils libyens. De plus, la décision turque de permettre à l’US-OTAN de déployer un "bouclier" de missiles nucléaires sur son sol directement braqué sur l’Iran et d’autres pays musulmans est terriblement hypocrite et constitue une trahison de l’Islam.

Le positionnement récent de la Turquie comme champion de la Palestine n’est qu’une rhétorique de façade destinée à la consommation intérieure et régionale. Si les Turcs Blancs se souciaient vraiment des droits de l’homme, ils mettraient fin à leur coopération avec Israël et imposeraient des sanctions à l’état sioniste. Les Turcs Blancs devraient balayer devant leur porte en ce qui concerne les droits de l’homme. Les Arabes peuvent et doivent rejeter le nouveau rôle de la Turquie comme gendarme de l’impérialisme et du sionisme.

L’ingérence américaine dans les affaires de nations souveraines, dont les nations arabes, est bien connue. Les Etats-Unis sont le plus grand ennemi de la démocratie, des droits humains et du droit international. En ce qui concerne la démocratie, la classe dirigeante étasunienne préfère ce que Hillary Clinton a appelé "le type de démocratie que nous voulons voir". Le type de démocratie qu’on trouve en Arabie Saoudite, au Barhein, au Koweït, au Qatar, en Iran à l’époque du tortionnaire Shah Reza Behlavi, en Egypte sous le tyrannique Moubarak et au Chili sous le régime fasciste de Augusto Pinochet. En fait, il serait difficile de nommer un seul dictateur meurtrier qui n’a pas été (porté au pouvoir), financé et armé par les Etats-Unis et leurs alliés. Les Etats-Unis ont de grandes histoires d’amour avec des dictateurs sanguinaires et des fascistes.

Qui plus est, des agences et des think-tanks étasuniens comme la Fondation Nationale pour la démocratie (National Endowment for Democracy -NED), l’Agence Etasunienne pour le Développement International (U.S. Agency for International Development -USAID), L’Institut pour une Société Ouverte (Open Society Institute -OSI) de George Soros et l’Institut National démocratique (National Democratic Institute -NDI), sont directement impliqués dans le financement de groupes d’opposition du monde arabe et d’ailleurs. Le New York Times (14 avril 2011) a révélé "qu’une série d’organismes et d’individus étaient directement impliqués dans les révoltes et les mouvements réformistes qui soulèvent [le Moyen Orient], comme le Mouvement des Jeunes du 6 avril en Egypte, le Centre des Droits Humains du Barhein et des militants de base comme Entsar Qadhi, un jeune leader yéménite ; ils reçoivent des formations et des aides financières de groupes comme l’Institut International Républicain, l’Institut National Démocratique et la Maison de la Liberté, une ONG des droits de l’homme basée à Washington". En Syrie, le NED est directement impliqué dans le financement de l’insurrection armée syrienne à travers son partenaire le Centre des Etudes des Droits de l’Homme, une organisation anti-syrienne. Dans le cas de l’Egypte, les Etats-Unis ont soutenu le régime de Moubarak jusqu’à la fin. Quand il a été finalement renversé, les Etats-Unis ont changé de camp et se sont employés à encourager les divisions et le sectarisme. En même temps les Etats-Unis ont continué à oeuvrer avec l’armée égyptienne, leur client fidèle, pour manipuler la "révolution" pour servir leurs intérêts et ceux des sionistes israéliens. Cependant, quand les Etats-Unis ne parviennent pas à provoquer des changements de régime à travers les soi-disantes "révolutions de couleur" et les sanctions économiques, ils interviennent militairement (et illégalement). Ils l’ont fait en Irak, en Yougoslavie, en Libye et maintenant c’est la Syrie qui est menacée.

Pour conclure, la Syrie n’est pas un pays parfait. Et comme dans tous les pays, l’opposition intérieure syrienne revêt différents aspects. Mais les Syriens sont contre la violence et l’ingérence étrangère dans les affaires de leur pays. Les Syriens veulent de vrais réformes —politiques et économiques— qui soient dans leur intérêt. le Peuple syrien a beaucoup souffert au cours de la dernière décennie. A cause des sanctions imposées par les Etats-Unis et de la présence en Syrie de plus de 2 millions de réfugiés irakiens, l’économie syrienne a stagné et les conditions de vie se sont détériorées. Le peuple syrien ne veut pas d’un changement de régime sponsorisé par les Etats-Unis. Un sondage de mars 2009 montre que plus des deux-tiers de la population syrienne ont une opinion défavorable des Etats-Unis. La décision de changer le gouvernement et le système politique syriens actuels doit reposer dans les mains du peuple syrien.

De puissantes forces se rassemblent contre les Syriens qui sont aujourd’hui menacés d’une agression brutale visant à détruire et piller leur pays. Il ne faut pas rester sur la touche et se rendre complice par le fait de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Il faut poursuivre la lutte pour le respect du droit international et contre les agressions.

 

Ghali Hassan

 

Ghali Hassan est un commentateur politique indépendant qui vit en Australie.

Pour consulter l’original : http://countercurrents.org/hassan081211.htm

traduction : Dominique Muselet

Note : * http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=27...

Publié par Le Grand Soir

http://www.legrandsoir.info/l-agression-contre-la-syrie-se-precise-countercurrents.html

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:41

 12 Décembre 2011 Par rené merle


Un coup d'État rampant vient d'avoir lieu. Désormais, par la grâce de deux agents du capital financier, qui se présentent en défenseurs de leurs intérêts nationaux et des intérêts de l'Europe, les élections, dans quelque pays européen qu'elles aient lieu, et donc "chez nous" (dans ce que l'on appelle encore République française), n'auront pour but que d'entériner la dictature de l'oligarchie financière, maîtresse des choix budgétaires nationaux. Et ce dans un chloroformage insensé de l'opinion : il n'est que de voir l'approbation massive par le peuple italien de la nomination par Bruxelles d'un "gouvernement de techniciens". Le coup d'État bonapartiste de 1851 avait vu courageusement se lever contre lui une partie du peuple français. Le coup d'État que nous vivons ne rencontre du côté de l'opposition institutionnelle qu'approbation, résignée ou convaincue... Les lendemains qui nous sont promis dans ces conditions ne sont pas des lendemains qui chantent. Et le jour où le peuple français se réveillera, il n'est pas sûr que ce soit cette fois sous le drapeau de la démocratie républicaine.

 

René Merle

Publié sur Mediapart

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:39

par  Gilbert Remond sur lepecf.fr

 

La lecture de la réponse du parti communiste grec au parti communiste espagnol qui produit une critique du programme d’"Izquierda Unida", le front de gauche espagnol, est édifiante et utile pour nous, militants communistes de France, et pour tous ceux qui aspirent à de véritables changements. Elle nous indique la convergence des démarches propulsées par le parti de la gauche européenne (PGE), ses liens avec la conception libérale qu’il articule en respect des orientations impulsées par les institutions européennes, tout en éclairant les concessions idéologiques faites par ce nouveau parti guide aux concepts de l’économisme, c’est à dire de la conception capitaliste des rapports sociaux de production.

Cette contribution critique mais néanmoins fraternelle, est claire. Elle contribue à reconstruire l’espoir, par la fermeté des perspectives qu’elle ouvre, en appelant la classe ouvrière en alliance avec les couches de la population victime des politiques faite au service du capital, à prendre ses affaires en main partout où elle se trouve, sur ses lieux de vie comme sur ses lieux de travail, et de mener les luttes qui s’imposent pour conquérir et assumer le pouvoir (son pouvoir).

Le "programme partagé" apparait avec cette lecture pour ce qu’il est, une déclinaison française du programme du parti de la gauche européen, c’est-à-dire une illusion réformiste qui ne saurait nous sortir de la situation pour laquelle "l’humain" est en crise, puisque nous en conserverions la matrice qui en est responsable.

En effet, proclamer "l’humain d’abord", n’est-ce pas acter la rupture qui nous reliait aux traditions du mouvement ouvrier et des luttes de classe, en faisant passer au second plan l’instance économique qui en détermine le contenu, c’est-à-dire la question cruciale de la propriété collective des rapports de production et d’échanges.

Dire "l’humain d’abord" participe d’une conception réductrice de la situation que prétend aborder la démarche politique qui s’en réclame. Oui ce mot d’ordre est réducteur. Il est le produit de la confusion théorique de ceux qui le portent. Il est destiné a nourrir d’avantage encore d’illusions dans une conjoncture qui en est surchargée depuis que la gauche a renoncé à toute critique radicale du mouvement historique qui depuis trente ans a enseveli l’humanité sous "une immense accumulation de marchandise" [1] (pour reprendre l’expression de Marx dans le capital).

Si Billancourt est désespéré, cela ne lui est pas arrivé de son fait ni par l’opération du Saint-Esprit. Si Billancourt est désespéré, c’est non seulement parce qu’elle a été vendue à l’encan, mais aussi parce qu’à l’instar de ces catégories sociales qui se détournent de la politique et gagnent les terres désolées de l’abstention, elle a été abandonnée depuis les années quatre vingt a son sort par cette gauche qui se veut réaliste et moderne et qui sous couvert de la modernité renoue avec les vieilles conceptions idéalistes de l’idéologie Bourgeoise.

Pourtant dans ces années (celles ou la gauche, PCF compris, amorçait son virage moderniste), Althusser, le théoricien de l’antihumanisme théorique, nous mettait en garde dans un recueil d’articles parus sous le titre "Positions" aux éditions sociales :

"Lorsque Marx a donné au Capital le sous titre "critique de l’économie politique", il ne voulait pas seulement dire qu’il se proposait de critiquer les économistes classiques, mais l’illusion économiste bourgeoise qui sépare soigneusement d’un coté l’activité de la production et de l’échange (économie) et de l’autre les classes sociales, les luttes politiques etc. Marx voulait montrer que toutes les conditions de la production, de la circulation et de la distribution capitalistes (donc toute la soit disant économie politique) sont dominées et pénétrées par l’existence des classes sociales et de la lutte des classes "autrement dit que tous ces phénomènes économiques sont des processus qui ont lieu sous des rapports sociaux qui sont en dernière instance, c’est-à-dire sous leurs apparences, des rapports de classe qui sont antagonistes" [2].

Il convient d’en déduire que ces rapports, de par leurs contenus antagonistes, sont la source d’une lutte de classe et de ce point de vue qui est une évidence pourtant, tout le monde n’est pas du même côté de la barre. L’homme, l’humain qui en est l’essence ne peut s’appréhender en dehors de cette loi, c’est pourquoi, dire "l’humain d’abord" comme le proclame le programme du Front de Gauche est une ineptie vide de sens. Il n’y a pas d’un côté les hommes, toutes origines confondues, et de l’autre "les marché financiers", créations monstrueuses qui telle Frankenstein échappant a son concepteur, leurs seraient opposés et les menaceraient !

Que l’on s’entende, il ne s’agit pas ici de dire qu’il faudrait revenir à une conception inhumaine sur la façon de promouvoir la transformation du monde et de revenir par exemple à une conception totalitaire qui ne tiendrait pas compte de la dimension de chacun dans ces transformations, mais de dénoncer l’opération de communication qui dernière le mot d’ordre "l’humain d’abord", cache derrière une apparence de fait racoleuse, un compromis, voir même un ralliement aux thèses libérales qui jugent impossible le choix d’une autre alternative politique et économique sous peine de renouer avec l’empire du mal. Ainsi posé, l’humain deviendrait l’enveloppe qui contient les hommes, tous les hommes, dans un même ensemble, dont ne se distinguent plus les riches des pauvres. Dans cette conception, le programme et son titre deviennent la fiction qui permet tout en déployant une activité autour de questions de sociétés d’essence libérale, de ne pas remettre en cause ce qui fondamentalement détermine le mode de production capitaliste et empêche de percevoir où se trouve l’antagonisme principal. La meilleure preuve de tout cela est cette comédie mise en scène a l’occasion de la fête de l’humanité où le Front de gauche et son candidat au présidentielles ont cherché à se montrer être le centre fédérateur d’une nouvelle gauche plurielle. Où est la rupture avec le libéralisme ?

Ainsi accompagné, "l’humain d’abord" n’est que le premier temps d’un retour dans le giron d’une telle configuration (celle d’une gauche plurielle bis) qui empêche de penser la rupture nécessaire avec les structures productives et étatiques causes de cette "crise" que le capital fait payer aux travailleurs. Nous trouvons d’ailleurs les mêmes ambiguïtés sur la question européenne, les mêmes attitudes qui contribuent à masquer les mécanismes de dominations mis en place par le capital, pour contourner les législations favorables aux peuples où pour en annuler les dispositions arrachées par ses luttes, quand, au contraire, la voie qui devrait s’imposer devrait être celle de la rupture et de la sortie des dispositifs mis en place pour intégrer les peuples aux politiques néolibérales et militaristes qui accélèrent et aggravent leur exploitation tout en les engageant d’avantage dans les guerres impérialistes menées contre ceux qui ne veulent pas se soumettre.

Dans un autre texte, "La soutenance d’Amiens", Althusser poursuivait :

"Marx montre dans le Capital que ce qui "détermine en dernière instance une formation sociale (mais le programme partagé sait-il encore ce que c’est), et ce qui en donne connaissance, ce n’est pas le fantôme d’une essence ou nature humaine, ce n’est pas l’homme, ce ne sont pas les hommes, mais un rapport, le rapport de production, qui fait un avec la base, l’infrastructure, et contre tout humanisme, Marx montre que ce rapport n’est pas un rapport entre les hommes, un rapport intersubjectif, ni psychologique, ni anthropologique, mais un double rapport : un rapport entre des groupes d’hommes et des choses, les moyens de production" or "le rapport de production (dit Marx) est un rapport de distribution, il distribue les hommes en classe en même temps et selon qu’il attribue les moyens de production à une classe" [3].

C’est depuis cette répartition que s’organise la production des objets dans l’activité économiques pour aller se distribuer et se réaliser en valeurs dans un dispositif d’échange ou plus exactement commercial, appelé le marché, lieu fictif où se transforme contre de l’argent, les produits du travail. En somme comme nous l’expose Jean-Claude Michéa :

"A l’image du roi Mildas qui transformait en or tout ce qu’il touchait, jusqu’à mettre en péril les conditions de sa propre survie, la dynamique du marché libéral (..) conduit inexorablement à soumettre à ses lois l’ensemble des activités humaines, et à les vider ainsi de tout sens autre qu’économique ou juridique (..). Comme l’écrivait Marx, la bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu’on considérait avec un saint respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages" [4].

Nous sommes d’ailleurs en train de vivre pleinement et de constater cette analyse au stade actuel des politiques de concentration et de dérégulation qui entrainent les services publiques dans une servitude totale aux exigences du profit et à la nécessaire transformation qu’ils exigent de toute activité en marchandises évaluables et commercialisables selon les règles de la libre concurrence. Chacun peut constater qu’il est en train de subir le déclin et la destruction de ces métiers selon cette prédiction et voir qu’ils perdent leurs valeurs propres et le savoir qu’ils tiraient des enseignements de leurs exercices pour se conformer aux normes exigées par les impératifs de la bourse et du profit.

Pourtant, face a cela, Jean-Claude Michéa nous met en garde :

"Ce processus historique ne peut connaître aucune limite interne, puisque, pour réguler le vampirisme transcendantal du marché, il faudrait faire appel à des critères moraux, esthétiques ou religieux" [5].

De toute façon, le libéralisme l’exclut par principe au nom de la liberté individuelle. Le capitalisme moralisé est une idée aussi saugrenue et improbable qu’un nazisme a visage humain ! L’économie ne sait que produire de l’économie. Les questions humaines ou anthropologiques ne sont pas de son ressort, et ce n’est pas le juridique, c’est-à-dire la voie législative, autre création du libéralisme, qui pourra en contraindre les effets sur la vie des peuples. Ce sont les peuples eux-mêmes, qui par leurs interventions conscientes et donc politiques pourront reprendre l’initiative sur une mécanique déshumanisante, à condition toutefois de s’attaquer a sa structure.

Une telle posture suppose de savoir identifier les forces que représente l’adversaire. Ceux qui font partie du système et le défendront dans une lutte acharnée, ainsi qu’il en a chaque fois été quand leur privilèges étaient en cause. Il ne s’agit pas d’un combat sans sujet, comme nous le laissent penser ceux qui nous expliquent qu’il faut "affronter la finance" [6] pour retrouver un avenir. Ce ne sont pas "les marchés" qui sont cause des politiques qui étranglent les peuples mais des hommes qui appartiennent à une classe bien déterminée. Ce n’est pas le méchant capital financier qui sape le gentil capital industriel. L’un est indispensable à l’autre pour qu’il se réalise et surtout il est dans la nature du capitalisme de produire de l’excédent et de rechercher à s’enfler au détriment de l’humain, ce que Marx, lui, nommait le travail vivant.

Ce n’est donc pas contre la finance qu’il faut nous opposer, mais bien à la classe capitaliste qui la produit à partir d’une marchandise qu’elle exploite, la force de travail. Pour cela, il nous faut des outils, il nous faut un parti qui coordonne, il nous faut des armes théoriques qui nous permettent de lire et comprendre le réel, il nous faut enfin des objectifs concrets, un programme à mettre en œuvre dans le quotidien des luttes et une détermination au changement pour engager une dynamique, un mouvement révolutionnaire, et non pas s’en remettre à une nouvelle majorité de gauche qui, l’histoire nous l’a montré, restera toujours dans les limites imposées par les intérêts du capital et les instruments institutionnels qu’il s’est donné pour maintenir sa domination.

Le Front de gauche n’est pas l’organisation de cette volonté. Son programme économique refuse de nous engager dans la conquête des instruments dont nous avons besoin. Il utilise du bout des lèvres le mot nationalisation, préférant la formule libérale de pôle qui articule entreprises privés et entreprises publiques, comme s’il pouvait y avoir coexistence pacifique entre des entités juridiques à statuts et buts différents. Comment prétendre sortir de la logique financière en introduisant ainsi le loup des actionnaires dans la bergerie de l’intérêt général, et des pratiques solidaires ?

Nous n’avons rien à attendre de cet empire du moindre mal. Victor Considérant, un socialiste de l’époque où le socialisme était l’expression du mouvement ouvrier et non d’une gauche modernisée sous les couleurs du libéralisme, s’exprimait ainsi :

"Que pouvait-il résulter de cette liberté industrielle, sur laquelle on avait tant compté, de ce fameux principe de libre concurrence, que l’on croyait si fortement doué d’un caractère d’organisation démocratique ? Il n’en pouvait sortir que l’asservissement général, l’inféodation collective des masses dépourvues de capitaux, d’armes industrielles, d’instruments de travail, d’éducation enfin, à la classe industrielle pourvue et bien armée. On dit : "la lice est ouverte, tous les individus sont appelés au combat, les conditions sont égales pour tous les combattants. Fort bien, on n’oublie qu’une seule chose, c’est que sur ce champ de guerre, les uns sont instruits, aguerris, armés jusqu’aux dents, qu’ils ont en leur possession un grand train d’approvisionnement, de matériel, de munitions, de machines de guerre, qu’ils occupent toutes les positions, et que les autres, dépouillés, nus, ignorants, affamés, sont obligés, pour vivre au jour le jour et faire vivre leurs femmes et enfants, d’implorer de leurs adversaires eux-même, un travail quelconque et un maigre salaire" [7].

Ces propos étaient certes tenus en 1848, mais sur le fond, les choses ont-elles vraiment changées ? La description qui est faite là n’est-elle pas, hélas, la réalité que sont en train de vivre des couches de plus en plus nombreuses des classes populaires, celles-là que la gauche a abandonné et qui forment les gros bataillons des abstentionnistes. Il faudra plus qu’un programme partagé pour redresser cette situation. En effet ceux qui se sont accaparés les moyens de production mènent une guerre sans état d’âme. Ils ont des moyens, énormément de moyens, et nous, nous n’avons plus grand chose sinon ceci que Lénine rappelait inlassablement en forme d’avertissement et de morale : il ne faut jamais oublier la lutte des classes.

 

Gilbert Rémond

 

[1] "ainsi que Marx ne manque jamais de le rappeler, le capital n’est pas une chose à l’image d’un gâteau -c’est la comparaison préférée des économistes- dont l’augmentation régulière de la taille permettrait de garantir à chacun une part toujours plus grande), mais un rapport social. C’est ce qui explique que l’accumulation du capital, (puisque tel est le nom véritable de ce que les médias préfèrent célébrer sous celui de "croissance") ne puisse jamais tenir -du moins très longtemps- les promesses d’abondance infinie des économistes officiels. Comme chacun a eu mille fois l’occasion de le vérifier, l’accumulation du capital tend toujours, au contraire, à concentrer une part croissante de la richesse collectivement produite entre les mains de minorités privilégies, et donc à accroître mécaniquement les inégalités, aussi bien entre les nations qu’à l’intérieur même des nations", Jean-Claude Michea, "Le complexe d’Orphée" p.320-321, éd. Climats

[2] "Marxisme et lutte de classe" in "Positions".

[3] "La soutenance d’Amiens", p.166 in "Positions".

[4] "Le complexe d’Orphée", p.301, éd. Climats.

[5] "L’empire du moindre mal", JC Michéa, éd. Climats.

[6] "pour abolir les privilèges de notre temps, il faudra assumer puis remporter la confrontation avec la finance" p.10 et autre allusions aux marchés financiers, Programme Partagé, éd. Librio.

[7] "L’empire du moindre mal", p.48 et 49 éd. Climats.

 

Publié par Réveil Communiste http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-l-humain-d-abord-mais-il-ne-faut-jamais-oublier-la-lutte-des-classes-92292266.html

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:37

par Pr Chems Eddine Chitour

mardi 13 décembre 2011, par Comité Valmy

 

« Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées permanentes. Si le peuple américain permet aux banques privées de contrôler l’émission de leur monnaie, d’abord par l’inflation, puis par la déflation, les banques et les sociétés priveront le peuple de toute propriété jusqu’à ce que leurs enfants se réveillent sans-abri sur le continent que leurs pères avaient conquis. »  

Thomas Jefferson, président des Etats-Unis d’Amérique


Après l’implosion de l’empire soviétique, ce fut comme on le sait, « la fin de l’histoire » selon le mot de Fukuyama avec une « pax americana » qui paraissait durer mille ans. Le peuple américain se voulant lui aussi, « peuple élu » comme le martèle « la destinée manifeste », c’est à lui d’éclairer le monde au besoin par le napalm. (...)Dans une conjoncture caractérisée par la rareté des matières premières, 90% des terres rares sont en Chine qui ne les vend qu’avec parcimonie. La débâcle financière des Etats-Unis et de l’Europe a amené les Etats-Unis et l’Europe à ne plus s’embarrasser de « principes », ils prennent par la force aux pays faibles leurs ressources comme c’est le cas de Kadhafi crucifié par l’Occident qui ne s’arrête pas de déstabiliser sous des dehors de démocratie qui ne trompent plus personne.


Pourquoi le maillage mondial de la planète ? 

On sait que la marine américaine sillonne les mers et accoste de temps à autre pour montrer sa puissance comme au bon vieux temps de la guerre froide et tissant un réseau de plus en plus dense de bases américaines en dehors du territoire des Etats-Unis. En effet, la plupart des sources de renseignements sur cette question (notamment C. Johnson, le Comité de surveillance de l’Otan, l’International Network for the Abolition of Foreign Military Bases, etc.) révèlent que les Étatsuniens possèdent ou occupent entre 700 et 800 bases militaires dans le monde. Un document de 2002 permet de constater la présence de militaires étatsuniens dans 156 pays, de leur présence sur des bases étatsuniennes dans 63 pays, des bases récemment construites (depuis le 11 septembre 2001) dans sept pays et un total de 255.065 effectifs militaires. Selon Gelman, en se basant sur les données officielles du Pentagone de 2005, les USA possèderaient 737 bases à l’étranger. (1)

Pour le professeur Jules Dufour, l’emprise de la puissance militaire des États-Unis dans le monde est considérable et ne cesse d’augmenter. Les Étatsuniens considèrent la surface terrestre comme un terrain à conquérir, à occuper et à exploiter. La division du monde en unités de combat et de commandement illustre fort bien cette réalité. Dans ce contexte, il nous semble que l’humanité se trouve ainsi contrôlée, voire attachée à des chaînes dont les maillons constituent les bases militaires. Le processus de redéploiement des installations militaires est conduit sous la gouverne de la force, de la violence armée, de l’intervention à travers des accords de « coopération » dont les velléités de conquête sont sans cesse réaffirmées dans le design des pratiques du commerce et des échanges. Le développement économique est assuré par la militarisation ou le contrôle des gouvernements et des sociétés et des ressources immenses sont sacrifiées pour permettre ce contrôle dans la plupart des régions dotées de richesses stratégiques pour consolider les bases de l’Empire. (1)

On l’aura compris, cette mainmise sur les matières premières de plus en plus rares va susciter des tensions de plus en plus vives. Cependant, la situation n’est plus la même que celle qui prévalait après la chute de l’empire soviétique il y a vingt ans. Souvenons-nous à l’ époque, George Bush père avait annoncé un nouvel ordre. L’empire n’avait personne en face. Hubert Védrine, ministre français des Affaires étrangères, a pu parler d’hyperpuissance.

C’est dans ce cadre que l’on apprend que les Chinois ne sont pas contents du sort du Pakistan bombardé et qui a perdu 26 soldats. De plus, il voit d’un très mauvais oeil la tentative d’encerclement par le déploiement jusqu’à 2 500 marines en Australie. Selon une dépêche de l’AFP, le président chinois Hu Jintao a appelé mardi 6 décembre à la marine de se préparer pour le combat militaire, au milieu de la montée des tensions régionales sur les différends maritimes et d’une campagne américaine de s’affirmer comme une puissance du Pacifique. S’adressant à la puissante Commission militaire centrale, Hu a déclaré : « Notre travail doit étroitement encercler le thème principal de la défense nationale et la construction militaire. » L’agence de nouvelles officielle Xinhua a cité le président que de dire la marine chinoise devrait « faire des préparatifs pour la guerre prolongée ». (2)

« Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a averti le mois dernier contre l’ingérence des « forces extérieures » dans les différends territoriaux régionaux, y compris ceux de la mer de Chine méridionale. Alors qu’Hillary Clinton est arrivée le 30 novembre au Myanmar pour une visite de deux jours, la Chine a d’ores et déjà pris les devants. Le vice-président chinois Xi Jinping a reçu lundi à Pékin le chef des forces armées birmanes, Min Aug Hlaing, et lui a rappelé combien la Chine souhaite oeuvrer à un « partenariat stratégique » avec le Myanmar, rapporte le South China Morning Post. Le quotidien de Hong Kong précise que « l’intention du Myanmar est de montrer qu’il ne laissera pas ses relations avec la Chine se détériorer... et qu’il cherche toujours à équilibrer ses intérêts entre l’Orient et le camp occidental ». L’armée chinoise a effectué de grandes manoeuvres militaires près du Pakistan en réponse à l’installation des troupes américaines dans la région. En réponse à la montée de l’hostilité occidentale envers l’Iran, le major général Zhang Zhaozhong a remarqué que « la Chine n’hésiterait pas à protéger l’Iran même si cela doit déclencher une troisième guerre mondiale », des commentaires qui ont suscité beaucoup de débats en Chine même. (...) L’ambassadeur de la Chine à l’ONU a prévenu le directeur de l’Aiea, Yukiya Amano, de ne pas fabriquer de preuve ´´sans fondement´´ afin de justifier une attaque sur l’Iran au nom d’arrêter son programme nucléaire controversé. »(2)

Du côté russe, la même inquiétude amène là aussi à une mobilisation notamment avec le déploiement du bouclier en Europe. Le général russe Nikolaï Makarov a déclaré la semaine dernière : « Je n’exclus pas des conflits armés locaux et régionaux en développement vers une guerre à grande échelle, y compris en utilisant des armes nucléaires. » Les tensions mondiales entre l’Orient et l’Occident ont explosé ces quinze derniers jours quand l’ambassadeur de Russie, Vladimir Titorenko et 2 de ses adjoints en provenance de Syrie, ont été brutalement agressés par les forces de sécurité du Qatar soutenu par la CIA et des agents du MI6 britannique. Ces derniers ont tenté d’accéder à une valise diplomatique contenant des informations des services de renseignement syriens à propos de l’invasion de la Syrie et l’Iran par les États-Unis. (...) Un journaliste américain, Greg Hunter, explique pourquoi « le monde est-il devenu hors de contrôle ? ». Il révèle que la totalité de l’économie occidentale s’effrite sous le poids de plus de 100.000 milliards de $ de dette qu’ils ne sont pas en mesure de rembourser : « Jamais dans l’histoire, le monde n’a été aussi proche d’un chaos financier total et la guerre nucléaire dans le même temps. » (3)

Enfin, un bulletin du ministère de la Défense publié par le Premier ministre Poutine déclare aujourd’hui que le président Medvedev ainsi que le président Hu ont « validé un accord de principe » sur le fait que la seule façon d’arrêter l’agression de l’Occident dirigée par les États-Unis se fera par « action militaire directe et immédiate » et que le dirigeant chinois a ordonné à ses forces navales de se « préparer à la guerre ». (4)

Claude Jacqueline Herdhuin résume bien cette tentation permanente de l’empire en écrivant que la vraie guerre est d’ordre financier :

« Les États-Unis veulent rester le chien de garde du monde, peu importe si ce chien, aujourd’hui galeux et aveugle, n’est plus à la hauteur. Parfois, la sagesse et l’intelligence veulent qu’on se replie, mais l’Administration étatsunienne, sous la houlette des industries de la finance et militaire, continue de prétendre dominer la planète. Il suffit cependant d’un peu de perspicacité et de bon sens pour constater que cette puissance moribonde ne fait plus trembler le monde. » (5)


La coalition de la Chine et de la Russie 

« Après avoir décapité et mis à genoux la Libye, dans le but de fragiliser la région et d’isoler l’Iran, force est de constater que l’Occident est en très mauvaise position. (...) Les pays membres de l’Otan sont pris à la gorge. Leur économie subit les conséquences d’une crise savamment orchestrée par le monde de la finance.... L’économie américaine va mal, l’Europe « tient encore le coup » sous la houlette d’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, mais le chien de garde moribond ne s’avoue pas vaincu et menace de mordre : (...) L’intervention armée est certes utilisée, mais la véritable guerre se joue dans le monde de la finance. La menace de Standard & Poor’s en est la preuve flagrante. Et les populations sont les otages et les principales victimes de cette guerre.(...) Après la Libye, l’Otan a un oeil sur la Syrie. Cela lui permettra d’isoler davantage l’Iran. Mais la République islamique d’Iran est une cible beaucoup plus difficile. En s’attaquant à cette dernière, l’Occident se mettra à dos les pays de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), créée en 2001 par les présidents de cinq pays eurasiatiques : la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, auxquels s’est joint l’Iran en 2005. L’OCS représente clairement une volonté de ces pays de s’unir face à l’Occident. Cela peut être interprété comme un nouveau bloc de l’Est. Et cela représente un avantage indéniable : le retour à un équilibre après la chute du bloc de l’Est qui a permis une « dictature » mondiale des États-Unis. (...) Une fois de plus, les pays dominants appliquent deux poids, deux mesures : Israël (soutenu par Washington) a le droit de menacer l’Iran avec son arme nucléaire, mais Téhéran n’a pas le droit à cette arme sous prétexte que cela serait une menace pour la sécurité d’Israël et du monde dit civilisé ».(5)

Pour Bani Sadr, ancien président iranien, l’Occident clame que le programme atomique iranien pose problème car il aurait une dimension militaire. Mais vous savez que WikiLeaks a publié des rapports secrets. Certains de ces rapports concernent ce Monsieur Yukika Amano, le Japonais qui dirige l’AEIA : selon ces rapports, ce sont les Américains qui l’ont soutenu pour devenir directeur de l’Aiea et il s’est engagé à agir dans le sens de la stratégie des Etats-Unis. (...) Ce dont les responsables occidentaux ne veulent pas parler c’est que la question essentielle pour eux est de contrôler l’ensemble de la région. M. Bush avait ce projet d’amener la démocratie au Grand Moyen-Orient. Ce Grand Moyen-Orient vise en réalité à établir un contrôle par les Etats-Unis de l’Afrique du Nord jusqu’au Pakistan. (...) Ils sont intervenus en Libye, ils ont détruit un pays pour établir une démocratie, mais personne ne voit cette démocratie. Ce qu’on voit est une insécurité et une pauvreté plus grandes. Ils cherchent, en réalité, à détruire pour reconstruire, payant très cher ensuite les compagnies occidentales qui vont là-bas pour reconstruire.(...) Je ne crois pas que les Etats-Unis aient les moyens d’imposer leur hégémonie à la Chine, ou même aux pays plus petits de la région du Pacifique, ou encore, à l’Inde. Parce qu’à mon avis, les Etats-Unis ne sont plus une superpuissance, ils sont en train de devenir un pays comme un autre. » (6)

« Avec le Japon et les autres pays asiatiques, ils sont plus importants aujourd’hui que l’ensemble de l’Occident. (...) Ce qu’ils cherchent, par contre, c’est contrôler le pétrole et le gaz. Ils pensent qu’en contrôlant les deux centres que sont l’Asie centrale et le Golfe persique, ils pourront dialoguer d’égal à égal, voire établir une supériorité marginale sur l’Asie. Ce qu’ils veulent, c’est contrôler le pétrole et le gaz. Leur justification : après le départ des Etats-Unis d’Irak, l’Iran deviendrait la puissance hégémonique dans la région, en raison de la fameuse ceinture verte du chiisme [ndR] Changer le régime en Syrie, rétablir un régime sunnite signifie un Iran coupé du Liban ».(6) Concluant son interview, Bani Sadr reprend les mêmes arguments que l’ambassadeur Kishore Mahboubani : « Il y a plusieurs grandes raisons à la crise de l’Occident paniqué face à la perspective d’une perte de son hégémonie au profit des nouveaux centres de puissance asiatiques ou euro-asiatiques, tels que la Chine, l’Inde, d’abord la baisse du niveau de vie des populations. (...) Autre problème essentiel : l’Occident a abandonné le contrôle de son économie aux marchés financiers. Selon des sources, aux Etats-Unis, l’argent est beaucoup plus investi sur les marchés financiers que dans l’économie réelle sur un rapport de 1 à 7 ».(6)

Kishore Mahbubani, il décrit le déclin occidental aussi par la perte de ses propres valeurs. Pour lui, « le moment est venu de restructurer l’ordre mondial, l’Occident est dans l’incapacité à maintenir, à respecter et encore plus à renforcer les institutions qu’il a créées. Et l’amoralité avec laquelle il se comporte trop souvent sape davantage les structures et l’esprit de la gouvernance mondiale. C’est cette incapacité à exercer convenablement un leadership qui fait que l’Occident est aujourd’hui davantage le problème que la solution.

« Les civilisations, disait Arnold Toynbee, ne sont pas assassinées, elles se suicident. » L’empire américain subit-il le même déclin que son prédécesseur britannique ?. (...) Les Etats-Unis comprendront-ils cette leçon ? Ou chercheront-ils à maintenir une domination globale par la seule puissance politique et militaire, engendrant ainsi toujours plus de désordre, de conflits et de barbarie ? » A terme, on s’apercevra que les slogans creux des droits qui sont ceux exclusifs de l’homme blanc en Occident - encore qu’il faille noter que même dans ces sociétés la fracture est totale entre les nantis et les pauvres - vont s’effriter au fur et à mesure de la disparition de la puissance matérielle. « A Beastly Century », « un siècle bestial » est le terme, utilisé par Margaret Drabble, pour décrire le XXe siècle ». (7)

Si la guerre éclate, le premier mouvement de l’Iran serait de fermer le détroit d’Ormuz. 40% de pétrole du monde y transite. Entre la guerre et les sanctions, les prix du pétrole monteront en flèche peut-être à 300 $ et pousseront dans l’abîme une économie occidentale au bord du gouffre. La guerre nucléaire ne sera plus une vue de l’esprit. Elle devient une option sérieuse. On prête à Einstein cette boutade : « Je ne sais pas ce qui se passera après la troisième guerre mondiale, mais je suis sûr que la quatrième guerre se fera avec des pierres, des arcs et des flèches. » Nous sommes avertis.

 

Pr Chems Eddine Chitour 

 

Notes

1. Pr Jules Dufour http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=5314

2. Joseph Watson et Yi Han : L’armée chinoise, programme de grosses manoeuvres militaires près du Pakistan. Mondialisation.ca, le 2 décembre 2011

3. http://gold-up.blogspot.com/2011/12/la-chine-rejoint-la-russie-la-solution.html

4. http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gAez8SIMfjSbwOXzFSBLxNzlZrFgdocId=CNG.858b1c9b4e61e65eb7764010c93e843b.2a

5. Claude Jacqueline Herdhuin : Les Etats-Unis : le chien de garde du monde

http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=28101

6. http://www.solidariteetprogres.org/Abolhassan-Bani-Sadr-Non-a-une-guerre-contre-l-Iran_08363

7. C.E. Chitour www.legrandsoir.info/Declin-de-sens-ou-declin-de-puissance-le-dilemme

Source : http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=28157

 

Publié par le Comité Valmy http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2096

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:36

Par Hélène ROUSSELOT (sources: Guljan.org, Fergana.ru, respublika.kz, Koursiv, )

Les sept mois de grèves parmi les pétroliers de la région de Mangystau ont fini par aboutir non pas à des négociations sur les salaires et à un règlement pacifique du conflit mais à un affrontement avec l'armée et la police, ce vendredi 16 décembre, sur la place Yntymak de la ville de Janaozen. Cette place était le lieu de rassemblement quotidien des pétroliers, licenciés suite à leur mouvement (environ 2500 personnes) depuis le printemps.

Le pouvoir de N. Nazarbaev avait laissé pourrir la situation depuis pratiquement le début du mouvement, tout en pratiquant une répression sanglante et ciblée (le 3 août, le corps d’un employé âgé de 28 ans, à la tête fracassée, est découvert dans un vestiaire de l’entreprise Mounaïfildservis, la fille d'un gréviste est assassinée entre le 21 et le 24 août, à Janaozen). Mais en ce vendredi et sur cette place, où devait être célébrés les 20 ans de l'indépendance du Kazakhstan, des éléments, munis de cocktails Molotov, ont mis le feu à une yourte et au sapin de Noël, après qu'une voiture de police ait foncé à grande vitesse dans la foule. Les grévistes se sont sentis provoqués par la décision des autorités de la ville d'organiser une fête, alors que leurs revendications n'avaient toujours pas été prises en considération et qu'ils souhaitaient l'ouverture de négociations ainsi que la libération de certains de leurs camarades, emprisonnés depuis l'été. L'intention du maire de Janaozen était clairement de chasser ces personnes du centre de la place.

Des unités d'élite auraient encerclé la place et utilisé des gaz lacrymogènes afin d'en déloger les 5.000 personnes présentes. Des tirs à balles réelles ont été effectués. Les bâtiments de la mairie de la ville, un hôtel et un bureau de la société pétrolière Ozenmounaïgaz ont brûlé. 1.500 « marines » venus d'Aktau auraient été présents dans la ville dès le 16 et des barrages de policiers étaient installés aux sorties de la ville

Ces grévistes reçoivent le soutien d'habitants de la ville ainsi que de leur collègues de la société Karajanbasmounaï. Le chef du parti Roukhaniat Serikjan Mambetalin a appelé immédiatement les officiers de l'armée et du ministère de l'Intérieur à ne pas tirer sur la population rappelant qu'ils avaient fait serment de servir le peuple et non pas le Président personnellement.

Toutes les communications téléphoniques et Internet ont été coupées. Selon le site Fergana.ru , l'expression «Andijan kazakh» pourrait être utilisée afin de qualifier ces événements. Le nombre de victimes varie considérablement selon les sources: de 10 à plus de 70 personnes auraient été tuées.

Dépêche publiée le 18/12/2011

Publié par RSE http://www.regard-est.com/home/breves.php?idp=1499

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 14:56

Les récents déboires de la CGT au sein du Comité des Œuvres Sociales de Montreuil donnent une fois de plus à réfléchir sur les dérives internes au sein de la CGT.

 

Personne n'est dupe de la soudaine "leçon de morale" de Dominique Voynet, maire écologiste de Montreuil. Comme ce fut naguère le cas pour la CCAS d'EDF pu plus récemment à la RATP, l'attaque contre le COS de Montreuil est avant tout politique et destinée notamment, en ces temps préélectoraux, à discréditer la CGT, alliée du Front de Gauche.

 

Malheureusement, force est de constater que les libéraux de tout poil peuvent appuyer leurs attaques sur certaines dérives internes de la CGT, dérives le plus souvent individuelles. Ainsi, dans le cas du COS de Montreuil, les chiffres sont suffisamment clairs : "Sur un budget total passé en trois ans de 801000 € à 1,11 M€, les frais de vacances et les voyages ont fait un bond spectaculaire. Résultat : ils ont absorbé cette année 90% du budget, ne laissant que des miettes aux activités culturelles et sportives (9%) et aux aides sociales (0,7%)." "…non seulement une minorité des personnels de la mairie est gâtée par le COS, mais les principaux bénéficiaires ne sont autres que... les élus CGT eux-mêmes. En deux ans et demi, 4 élus CGT, accompagnés de leur famille, ont voyagé aux frais du COS pour un montant de 153024 €. Soit 6 fois plus que les aides sociales distribuées durant cette période. A lui seul, un élu s’est offert 10 voyages (Egypte, Maroc, week-end plongée à La Ciotat...) en 2009, 9 l’an dernier (Kenya, Crète...) et 8 ces six derniers mois (Québec, Méribel, Thaïlande...). Montant de la facture pour cet élu et sa famille : 44000 €." (source : Aujourd'hui, du vendredi 9 décembre).

Gestion maladroite ou clientélisme, volonté délibérée de profiter d'un mandat ou erreur de stratégie, finalement peu importe : il reste que des élus CGT profitent, légalement ou non, de façon directe ou indirecte, de l'argent qui leur est confié. Que ce soit justifié ou pas, l'attaque contre la CGT est difficilement parable aux yeux de l'opinion publique.

D'autant que d'autres "affaires" risquent bien de surgir par la suite. Ainsi, selon certaines informations, il semblerait que la CFDT ait porté plainte en 2010 contre les membres CGT de l'Assistance Publique au sein de l'AGOSPAP, l'organisme qui gère les œuvres sociales de la Ville de Paris. L'affaire serait en cours d'instruction, aussi convient-il d'en attendre le résultat…

 

Quoi qu'il en soit, le problème de fond reste le même : des dérives individuelles mettent à chaque fois la CGT en porte-à-faux. Comment ces dérives sont-elles possibles au sein du syndicat ? Pour nous la réponse est évidente.

La CGT est une structure syndicale bien rôdée. Mais alors qu'elle se rassemblait jadis sur la base d'une idéologie clairement définie, elle est aujourd'hui elle-même dans une dérive idéologique patente. D'un côté certains qui veulent la tirer vers un réformisme qui ne dit pas son nom, de l'autre des militants qui veulent rester sur une ligne de lutte des classes. Cette division interne, parce qu'elle se fait largement au mépris de la démocratie syndicale, est un champ ouvert pour les "prédateurs" de toute sorte. Lesquels, même lorsque leur responsabilité est manifeste, peuvent bénéficier du vieux réflexe de solidarité…

Certes, comme précisé au début de cet article, les attaques contre la CGT sont avant tout motivées par des raisons politiques ou syndicales. Mais en ne faisant pas le ménage parmi ces propres troupes, ou en n'instaurant pas des règles simples (comme par exemple interdire à tout élu CGT de bénéficier lui-même des avantages de sa charge), la CGT risque de se gangrener peu à peu et de prêter de plus en plus le flanc à ses ennemis.

 

Michel Strausseisen

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 14:53

Vendredi 9 décembre, 8 dirigeants syndicaux européens (Allemagne, Belgique,France, Espagne, Italie) dont François Chérèque et Bernard Thibault pour la France, ont signé un texte intitulé « POUR UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL EUROPÉEN » adressé de fait aux dirigeants et élus de l’Union Européenne (UE).

 

Les positions affichées dans ce texte relèvent quant au fond de celles qui ont motivé les forces du OUI de droite et de « gauche » lors du referendum sur le Traité constitutionnel européen de 2005.

 

Concernant la CGT, on est en droit de se demander si la signature de ce texte par Bernard Thibault engage bien toute la CGT !

La Commission exécutive a-t-elle été consultée ? le Comité confédéral national a-t-il eu son mot à dire ?

Qu’on se souvienne, dans des circonstances qui y ressemblent donc par leur contenu, le CCN avait dû désavouer la position de Bernard Thibault, le secrétaire général s’opposant à une prise de position publique de la CGT en faveur du "NON" !

 

Mais venons au fond :

 

Le texte part du constat de l’échec patent des politiques d’austérité pour soi-disant résoudre la crise actuelle. A l’inverse, elles l’aggravent.

Soit !

Les signataires constatent aussi que "fait inédit, les institutions européennes encouragent une profonde érosion du modèle social, dont les valeurs et les principes sont le signe d’identité et la colonne vertébrale de l’Union européenne, ce modèle dont les valeurs et les principes sont inscrits dans le Traité de Lisbonne."

Les dirigeants politiques de l’Europe sont accusés de n’être pas conscients du fait que "les institutions européennes sont en train de briser le pacte social qui avait permis, après la Seconde Guerre mondiale, de construire les Etats Providence européens et le projet commun qui a abouti à l’Union européenne. "

 

Et à quoi conduit ce constat ?

 

"Malgré le désenchantement profond ressenti par de nombreux travailleurs, nous continuons de soutenir qu’il n’y a pas d’autre solution que l’approfondissement du projet européen…"

Après avoir dénoncé la spéculation dont les Etats sont actuellement victimes, la cause serait que "nous n’agissons pas comme une véritable Union", les signataires soucieux de faire preuve de leur esprit de responsabilité auprès des classes dominantes ajoutant bien entendu que "le syndicalisme européen, lui aussi, est vivement préoccupé par la stabilité des finances publiques".

 

Pour sortir de la crise, les 8 syndicalistes proposent enfin une harmonisation fiscale européenne et une "gouvernance économique forte de la zone Euro", l’économie européenne étant priée de donner la priorité aux politiques en faveur de la création d’emplois de qualité et la banque centrale à ne pas se contenter de combattre l’inflation mais d’acheter aussi directement de la dette. L’objectif final étant d’ "établir un nouveau contrat social et économique avec la participation active des partenaires sociaux "

 

Ce positionnement, cette analyse et ces propositions illustrent les dérives profondes de nombre de dirigeants du mouvement syndical européen :

 

● Certes le constat de départ est juste, parce qu’incontournable : les politiques de rigueur imposées au nom de la dette en même temps qu’elles plongent de plus en plus de travailleurs et de peuples dans la précarité et la misère aggravent la dette des Etats et la crise elle-même.

 

● Mais dans ce constat, ce qui alarme "nos" dirigeants, c’est que la crise sociale et financière a eu pour conséquence la crise politique de l’UE et qu’ils n’envisagent de solution d’une certaine manière qu’en sauvant l’UE d’elle-même, comme la CES entend sauver le capitalisme de lui-même !

 

● Revendiquer auprès des dirigeants européens auxx ordres du capital un nouveau contrat social entre partenaires sociaux, après avoir admis que les adresses antécédentes n’ont eu aucun écho, c’est ne pas voir que la crise actuelle est une crise systémique et que pour les oligarchies dominantes, européennes en tête, la décision politique majeure a été prise de faire payer aux travailleurs, aux populations les conséquences de cette crise.

 

Le modèle social européen (ou français) évoqué n’a jamais résulté d’une concertation entre partenaires sociaux !

Au sortir de la seconde guerre mondiale, l’affaiblissement des classes dirigeantes impliquées souvent dans la collaboration avec le fascisme, le poids de la classe ouvrière et des partis communistes, l’existence d’un "camp socialiste" et donc la crainte de perdre le contrôle de la situation ont conduit les bourgeoisies occidentales à accepter un compromis social favorable aux conquêtes salariales (statut de la fonction publique, sécurité sociale, retraite, droit à la santé, nationalisations…).

 

Mais ces avancées reposaient exclusivement sur le rapport de force entre classes et sur l’intervention permanente des travailleurs et de leurs organisations pour ne pas laisser remettre en cause ces conquêtes jamais vraiment admises et tolérées par les classes dominantes !

Il y a une trentaine d’années, la contre-offensive réactionnaire (baptisée néo-libéralisme) personnifiée par les Reagan et Thatcher, et dans un pays comme la France incarnée par le tournant de la rigueur des années 83/84 donc les années Mitterrand combinée aux changements géopolitiques (effondrement des pays socialistes) ont conduit les oligarchies à considérer l’heure venue de prendre leur revanche.

 

Jusqu’à la crise actuelle qui est précisément le résultat de ces politiques et de cette contre-offensive !

 

Il est donc profondément inutile et contre-productif d’en appeler à la raison des "élites européennes" pour sortir de l’impasse actuelle !

 

L’Union européenne, ses institutions ne sont pas destinées à garantir quelque contrat social que ce soit !

Ses institutions, ses traités, sa banque centrale ont été construits dès le départ, pour garantir le respect de la concurrence libre et non faussée comme ils disent, c’est-à-dire la liberté du loup dans la bergerie, le dumping social, l’abaissement des pensions et des retraites, la privatisation de la santé, de l’éducation, des transports, de l’énergie etc. et tenir les peuples en sujétion !

 

Et la défense conséquente des travailleurs et des salariés passe par la dénonciation de ces institutions et de ces politiques !

 

Se dire fortement préoccupé des finances publiques, c’est céder au chantage éhonté à la dette, instrument privilégié pour imposer les politiques d’austérité et en appeler à l’harmonisation fiscale, à une "gouvernance économique forte de la zone Euro".

C’est donc tout simplement reprendre les arguments d’un Sarkozy, soucieux de préserver les intérêts des privilégiés qu’il n’a cessé de favoriser durant tout son mandat, et cautionner la recherche des solutions dans la fuite en avant fédéraliste de l’Europe !

 

Un mouvement syndical digne de ce nom, doit d’abord s’adresser aux travailleurs et non à leurs exploiteurs pour les appeler à l’action déterminée, TOUS ENSEMBLE, face à la plus grande attaque contre le monde du travail depuis la Libération !

En agissant pour coordonner et amplifier les luttes qui partout se développent en Europe contre les mêmes politiques et contre les mêmes adversaires :

 

  • plus de 14 grèves nationales en Grèce, des manifestations, des occupations de ministères, les travailleurs de l’électricité coupant des ministères et le rétablissant pour les familles sanctionnées pour dette
  • des mouvements puissants et répétés au Portugal, en Italie, mais aussi en Grande-Bretagne.

 

Ce que précisément ne font ni la CES, ni la Confédération Syndicale Internationale!

 

Plus que jamais l’heure est à la lutte et non aux compromissions et au larbinisme européen !

 

Dans ces circonstances exceptionnelles, la responsabilité de tous les militants syndicaux et des organisations de base est engagée pour que renaisse un authentique syndicalisme de classe et de combat !

 

Le Front Syndical de Classe

11 décembre 2011

 

Pour la lecture complète du texte des dirigeants syndicaux, se reporter à l’adresse :

http://www.cgt.fr/Pour-un-nouveau-contrat-social.html

 

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