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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 14:58

lundi 19 décembre 2011, par Comité Valmy

 

Vaclav Havel est mort. On peut s’attendre, de Libération à Le Monde, sans oublier l’Humanité qui fera certainement preuve de ce zèle si caractéristique chez les nouveaux convertis qui ont peur de se voir reprocher quelque tiédeur, aux hommages dithyrambiques que la presse bienpensante réserve généralement à ces "consciences morales" qui ont fleuri si fort pendant la dernière phase de la guerre froide.

 

La tonalité de ces hommages pourrait faire penser que les personnes en question rentrent dans l’histoire. En fait, c’est tout le contraire. Jamais la formule "dernier hommage" n’a été aussi appropriée. Havel, une fois les lampions éteints, sera oublié comme il le mérite. Comment je le sais ? Mais... parce que c’est ce qui est arrivé à tous les "consciences morales" dont on s’est servi pour le combat anticommuniste. Une longue liste de littérateurs dont personne ne lit plus les oeuvres (1), de mathématiciens dont personne ne cite les travaux, de scientifiques dont l’éminente contribution est inconnue des jeunes étudiants. En un mot, des personnalités promues à la dignité de "grands intellectuels de notre temps" parce que cela était utile à un moment donné pour constituer le paravent "moral" des guerriers froids.

Tous ces gens n’ont qu’un destin : l’oubli. Ils furent les supplétifs dans une "sale guerre", dans laquelle les démocraties occidentales ont souvent perdu leur âme en soutenant les régimes les plus corrompus, les dictateurs les plus sanguinaires, les régimes les plus brutaux, et tout cela au nom de la défense des libertés. On comprend qu’on n’ait pas trop envie de s’en souvenir. Pinochet, Marcos, Videla, Somoza n’ont pas été des accidents de l’histoire, pas plus que ne l’ont été le renversement d’Allende ou de Mossadegh. Toutes ces opérations, et bien d’autres, sont le revers de la médaille qui porte sur l’autre face les figures de Havel, Walesa, Solzhenitsin et consorts, et ceux-là même qui aujourd’hui applaudissent au jugement des derniers dirigeants Khmers Rouges oublient que dans les années 1980 ils ont soutenu ces mêmes Khmers Rouges lorsqu’il s’est agi d’empêcher le gouvernement cambodgien qui leur a succédé d’occuper le siège du Cambodge à l’ONU. Au prétexte que ce gouvernement, horresco referens, était soutenu par le Vietnam pro-soviétique.

On peut comprendre qu’aujourd’hui on prefère oublier cette époque, et Badiou n’est pas le seul qui préfère jouer les amnésiques en enfouissant sous le tapis les articles passionnés qu’il écrivit pour défendre le régime de Pol Pot (2) lorsque celui-ci fut renversé par les vietnamiens. Personne ne tient à expliquer à ses enfants qu’il a été complice - ne serait-ce que par la pensée - de la mort ou de la torture de milliers de personnes. On préfère tirer un trait sur cette époque et passer à la suite, de la même manière qu’on a effacé des mémoires les "héros" de la guerre d’Indochine. Les héros des "sales guerres" en général n’ont pour récompense que l’oubli.

Mais des morts on ne dit que du bien. Personne n’aura donc l’outrecuidance de rappeler combien les "consciences morales" se sont revelées incompétentes lorsqu’il s’est agi d’exercer le pouvoir. Personne n’ira creuser l’histoire de la scission de la Tchecoslovaquie. Et personne ne s’ingerrogera sur ce que les "consciences morales" pensaient de l’oeuvre d’un Franco, d’un Pinochet ou d’un Somoza. Pourtant, dans ses écrits et ses discours, Havel a eu amplement le temps de s’exprimer sur la question, lui qui a tant écrit sur la liberté... Mais force est de constater que lorsqu’il s’est agi de critiquer les dictateurs "amis", la "conscience morale" est restée muette.


Descartes

(1) Connaissez vous une seule oeuvre littéraire de Vaclav Havel ? Seriez-vous en mesure de citer ne serait-ce qu’un seul titre ?

(2) "Kampuchéa vaincra", Le Monde, 17/1/79 (consultable ici ). A ma connaissance, l’auteur n’a jamais renié les propos qu’il tient dans cet article.

 

Article publié par le Comité Valmy http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2117

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 14:57

samedi 24 décembre 2011, par Comité Valmy

 

En cette veille de Noël, la Syrie où nous servons le Corps du Christ, est endeuillée par des évènements tragiques. Par-delà le tintamarre médiatique et le bruit de plus en plus grandissant des armes ce sont les civils, innocents, hommes, femmes, enfants et vieillards que Dieu a créés à Son Image et Ressemblance qui payent le prix du sang, de la détresse et de la disette. Comme toujours ce sont les pauvres qui sont les victimes de la folie des grands.

 

Suite à une mission d’information avec des médias catholiques j’ai été amenée à visiter la ville de Homs et ses environs. J’ai été remuée au plus profond de ma conscience par la tragédie que vit la population civile, notamment les chrétiens. Ces derniers sont surtout concentrés dans les quartiers centraux de la ville qui sont devenus le repaire de bandes armées que personne jusqu’à présent n’a réussi à identifier. Toujours est-il que ces bandes imposent une loi martiale en vertu de laquelle les fonctionnaires qui rejoignent leur travail sont susceptibles de représailles, y inclus les enseignants dans les écoles publiques. De même les artisans, les vendeurs et même ceux qui ont une profession libérale sont la cible d’actes terroristes qui visent à paralyser la vie sociale.

Les résultats de ces méthodes coercitives sont des plus terribles : chaque jours des innocents sont égorgés ou kidnappés. Des familles perdent ainsi le père, le fils ou le frère. Les veuves et les orphelins sont dans la nécessité. Ceux qui n’ont pas affronté le spectre de la mort doivent faire face à la séquestration forcée dans leurs domiciles où ils cherchent à survivre sans travail. Les maigres économies de ces familles s’amenuisent. La plupart sont d’un niveau moyen et en-deçà. Désormais la pénurie se fait ressentir en cet hiver qui s’annonce rigoureux. Le mazout fait cruellement défaut à beaucoup en cet hiver qui s’annonce rigoureux. De plus, une aide alimentaire et médicale de première nécessité devient une urgence.

De retour à Qâra j’ai noté que les mêmes stratagèmes appliqués à Homs ou à Qusayr sont appliqués chez nous par les insurgés. D’un côté ils continuent à organiser des manifestations-studios pour les besoins médiatiques des chaînes mainstream (Al Jazeerah, Arabia, BBC, France 24 et relais) tandis qu’ils font régner la terreur dès la tombée de la nuit. Il est désormais interdit de circuler, sous peine de se faire abattre, après 18 heures à Qâra. Depuis une semaine trente hommes armés sont venus dans cinq camionnettes sur la place du village avec des marteaux compresseurs. Ils ont éventré la chaussée et, en toute impunité, ils ont sectionné les câbles de téléphone et les ont traînés avec eux pour les jeter dans le désert. Depuis deux jours, les miliciens ont forcé l’école municipale et ils l’ont volée.

Etant supérieure de l’antique monastère de Saint Jacques l’Intercis à Qâra, du diocèse grec-melkite catholique de Homs, Hama et Yabroud, et ayant vu de mes yeux l’immense souffrance de ces familles je lance un appel à nos amis et bienfaiteurs pour un projet urgent. Venir en aide aux familles syriennes sinistrées qui n’ont plus les moyens de subsister. Nous vous proposons d’adopter une ou plusieurs familles par mois. Voici ce que nous comptons faire. Acheter du mazout, acheter de l’alimentation de base. Distribuer aux familles. Voici les prix pour la Syrie. Prix du mazout : 18 LS le litre (0,3$).

Strict nécessaire pour une famille durant un mois : 150 litres. Prix du mazout par famille pour un mois : 2700 LS (45$) Portion alimentaire pour un mois : 55 $

(5kg de farine, 5 kg de riz, 5 kg de bourghol, 5 kg de lentilles, 10 kg de sucre, une bouteille d’huile d’olive, une bouteille d’huile végétale, une petite boite de graisse, 8 paquets de macaronis, une boite de confiture, des biscuits et divers)

Total prévu pour un mois par famille : 100 $

Je demeure à votre disposition pour tout service utile pour ce projet si important dans les temps difficiles qu’affronte la population civile en des lieux de plus en plus nombreux, soumis à la loi martiale de ceux qui ont pour mission de déstabiliser la Syrie,


Agnes-Mariam de la Croix

Higoumène

http://www.maryakub.org/actualites.html

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 14:53

Lu sur le blog de Jean Lévy

Solidarité SYRIE:

Initiative commune

 du PRCF et du Comité Valmy

le samedi 7 janvier 2012

à Paris

    A en croire la presse et les médias prostitués, ce pays vivrait actuellement une guerre civile, dans laquelle le pouvoir mènerait une répression sanglante de masse contre les populations civiles désarmées et qui se traduirait par plus de 5000 morts en leur sein.

Les différentes délégations étrangères qui ont visité la Syrie récemment ou s'y trouvent actuellement démentent régulièrement cette version mensongère de la propagande politico-médiatique de la dictature euro-atlantique. C'est notamment le cas cette semaine encore de la part d'une délégation chinoise actuellement en Syrie et selon laquelle:  

http://www.sana.sy/fra/51/2011/12/20/389572.htm

" Les villes syriennes connaissent un état de stabilité et de sécurité".

 Le Pôle de Renaissance Communiste en France et le Comité Valmy ont décidé de tenir ensemble une réunion publique de réflexion militante et d'information à propos de la situation en Syrie et de l'agression extérieure impérialiste, menée par les occidentalistes et leurs alliés islamistes qui ont constitués des escadrons de la morts, contre le peuple syrien. Celui-ci résiste, dans une forme d'unité nationale car l'opposition démocratique refuse elle aussi  l'ingérence et l'intervention extérieure.

Cette réunion-débat aura lieu

  à l'AGECA 117 Rue de Charonne Paris 11ème, le samedi 7 janvier de 14h30 à 18 heures.

 Claude Beaulieu qui a accompagné en Syrie un groupe de journalistes qui y a séjourné  en novembre 2011, apportera un témoignage vécu qui contredit sur toute la ligne, la pensée unique diffusée par les médias.

Il est nécessaire de contribuer à mettre en échec cette nouvelle agression impérialiste en Syrie qui n'est qu'une étape de plus dans le développement de la politique généralisée d'agression et de guerre, menée par les dirigeants étasuniens et leurs vassaux parmi lesquels Sarkozy et Juppé sont parmi les plus serviles exécutants.



PRCF

Comité Valmy

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:54

mercredi 14 décembre 2011, par Comité Valmy

 

Cette prise de position date du 12 décembre 2007

et reste d’une brûlante actualité

Extraits des statuts adoptés par le Congrès d’Unité de 1936 :

Fidèle à ses origines, à la charte d’Amiens de 1906, héritière des valeurs humanistes et internationalistes qui ont présidé à sa constitution... la Confédération Générale du Travail défend les intérêts de tous les salariés sans exclusive, en tous temps et en tous lieux...

Par son analyse, ses propositions et son action, elle agit pour que prévalent dans la société les idéaux de libertés, d’égalité, de justice, de laïcité, de fraternité et de solidarité...

Elle agit pour une société démocratique, libérée de l’exploitation capitaliste et des autres formes d’exploitation capitaliste et des autres formes d’exploitation et de domination, contre les discriminations de toutes sortes, le rascisme, la xénophobie et toutes les exclusions...

Soumise à la logique du profit, la société actuelle est traversée par la lutte des classes et à de multiples contradictions...

Ouvert à toutes les diversités, riche des différences d’opinion, le syndicalisme dont l’ambition est d’être solidaire, uni et rassembleur, constitue pour les salariés un moyen essentiel pour relever les défis comtemporains.

Les principes d’égalité, de solidarité, d’écoute, de tolérance et d’épanouissement des diversités pour lesquelles elle oeuvre, animent la vie démocratique en son sein.

 

PREAMBULE DE 1936

Le mouvement syndical, à tous ses échelons, s’administre et décide de son action dans l’indépendance absolue à l’égad du patronat, des gouvernements, des partis politiques...

...estimant que sa neutralité à l’égard des partis politiques ne saurait impliquer son indifférence à l’égard des dangers qui menaceraient les libertés publiques comme les réformes en vigueur ou à conquérir.

Telle est la conception du syndicalisme CGT, fidèle aux idéaux du Programme du CNR (Conseil National de la Résistance) adopté le 15 mars 1944. Le Résistant Louis Saillant sera le représentant de la CGT au CNR dont il prend la présidence le 11 septembre 1944.

Tout un passage du Programme est consacré au rétablissement des libertés démocratiques telles :

*        L’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

*        - La liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

*        - La liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;

*        - La liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

*        - L’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

*        - Le respect de la personne humaine ;

*         - L’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi.

Suivaient toute une série de réformes économiques et de réformes sociales parmi lesquelles :

"l’éviction des grandes féodalités économiques et financières ", " le retour à la nation de tous les grands moyens de production monopolisés, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques", " le droit au travail et au repos", " un plan complet de sécurité sociale", " un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité effective pour les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la fortune de leurs parents".

Voilà pourquoi les patriotes de France ont combattu. Nombre de nos camarades de la CGT ont sacrifié leur vie pour la liberté. Il est impossible de les citer tous tant ils sont nombreux.

 

Quelques noms :

Suzanne Masson, de la Fédération de la métallurgie, décapitée à la hache le 1er novembre 1943.

Georges Woodli, dirigeant cheminot d’Alsace-Lorraine, pendu au Struthof le 2 mai 1943.

Jean-Pierre Timbaud, responsable du syndicat des Métaux, fusillé avec 26 autres patriotes dont le jeune Guy Môquet à Châteaubriant, le 22 octobre 1941.

Jean Catelas, secrétaire du syndicat des cheminots d’Amiens, guillotiné le 24 septembre 1941.

Lucien Sampaix, ouvrier métallurgiste, fusillé le 15 décembre 1941.

Auguste Delaune, ouvrier soudeur, éminent dirigeant de la FSGT ( Fédération Sportive et Gymnique du Travail), mort sous la torture le 12 septembre 1943.

Pierre Semard, secrétaire général de la Fédération des cheminots, fusillé le 7 mars 1942.

En octobre 1945 est créée la FSM (Fédération Syndicale Mondiale). Notre camarade Louis Saillant en deviendra le secrétaire général. En 1975, la CGT quitte la direction de la FSM et se désaffilie en 1995. Dès 1931, Benoît Frachon devient le porte parole convaincu de la lutte pour l’unité syndicale, sous la bannière de la CGTU.

Dirigeant de premier plan de la CGT après la réunification syndicale de 1935, Frachon participe à la rencontre CGT/Patronat du 6 juin 1936 à l’hôtel Matignon. Le rapport de force est tel que les négociations ne s’éternisent pas.

Lors de la seconde Guerre mondiale, Benoît Frachon sera un Résistant de tout premier plan. Après la guerre, il sera élu secrétaire général de la CGT le 5 septembre 1945.

A la Libération, des militants de la CGT deviendront ministres du gouvernement de Gaulle.

Marcel Paul, enfant de l’assistance publique, Résistant de la première heure est arrêté le 13 novembre 1941, déporté à Buchenwald. Il jouera un rôle important dans l’insurrection du camp en avril 1945.

Marcel Paul sera ministre de la production industrielle dans le Gouvernement provisoire de la République française. Il fera voter la loi de nationalisation de l’électricité et du gaz le 8 avril 1946 créant Electricité et Gaz de France.

Ambroise Croizat, secrétaire général de la Fédération des travailleurs de la métallurgie sera à la Libération ministre du Travail et de la Sécurité sociale.

Surnommé le "ministre des travailleurs", son nom reste attaché aux grandes lois relatives à la Sécurité sociale. En 28 mois, il accomplit une oeuvre considérable.

La classe ouvrière a eu de grands militants parmi nos aînés..

En raison de ses activités révolutionnaires, notre camarade cheminot Gaston Monmousseau connaîtra la prison. Ecroué à la santé en 1920, libéré en 1921. Il y retournera en 1923, 1927, 1929 et 1931. Clandestin

dès 1939, il participe à la reconstitution du mouvement syndical dans les batailles contre l’occupant nazi.

A la Libération, le 29 mars 1945, il est réélu secrétaire de la CGT réunifiée. Gaston Monmousseau était apprécié pour son humour parfois féroce.

Le titi parisien André Tollet, apprenti tapissier-ébéniste adhère à la CGTU à l’âge de 15 ans. En 1936, il organise les grèves et devient l’un des secrétaires de l’Union Régionale des syndicats parisiens. Pendant la seconde Guerre mondiale, en contact avec Benoît Frachon, André Tollet organise des Groupes de sabotage et destruction recrutés par le biais syndical.

Au niveau de la Résistance parisienne, dans le droit fil de l’unification,au sein du CNR de toutes les forces luttant contre l’occupant allemand, André Tollet est porté à la présidence du Comité parisien de libération (CPL).

Georges Seguy, ouvrier imprimeur et militant syndical est un responsable des Francs -Tireurs et Partisans Français (FTPF) pendant la seconde Guerre mondiale. Il est arrêté en 1944 et déporté au camp de Mauthausen.

Après la Libération, il est membre du syndicat de Toulouse. Secrétaire général de la Fédération des cheminots de 1961 à 1965, il devient secrétaire général de la CGT de 1967 à 1982.

Successeur de Georges Séguy à la tête de la Confédération, l’ancien Résistant et ancien déporté Henry Krasucki fut incontestablement une des grandes figures de l’histoire de la CGT avec Georges Séguy et Benoît Frachon.

Ma conception du syndicalisme de lutte des classes n’a rien à voir avec le "syndicalisme" d’accompagnement des actuels dirigeants de la CGT concernant les néfastes réformes décidées par Sarkozy. Pas une seule journée sans que l’Arrogant ne nous assène de mauvais coups. Après le rachat des jours de congés, le travail le dimanche, la réforme du logement, les contrôles techniques automobiles qui vont encore davantage paupériser les personnes les plus vulnérables financièrement, voilà qu’il veut achever, le mot n’est pas trop fort les personnes en longue maladie parce qu’elles sont "coupables" d’être handicapées, de coûter trop cher à la Sécurité sociale.

Parce qu’ils refusent la casse de leur régime de retraite, les salariés de la RATP et les cheminots ont fait 10 jours de grève. Les directions syndicales ont accepté d’aller discuter de cette réforme et d’en récolter qu’elles miettes qu’elles brandissent déjà comme un trophée. Sarkozy s’en accomode et en profite pour enfoncer le clou. Les grèves sont morcelées, isolées, les coups de matraques tombent sur notre jeunesse étudiante et lycéenne esseulée dans son combat parce qu’elle est trahie, comme l’ont été les traminots et les cheminots par des dirigeants carpettes qui, au train que mène Sarkozy vont avoir des comptes à rendre car en refusant la lutte contre la dictature de Sarkozy, les Chérèque, les Thibault vont être responsables des drames humains inévitables que vont engendrer les réformes de Sarkozy. Je ne vois pas comment la population laborieuse va pouvoir faire face à cette avalanche de mauvais coups.

Nos "grands stratèges" ont réussi l’exploit de faire traîner les négociations jusqu’en février, et après...

Les travailleurs savent maintenant à quoi s’en tenir, passer outre les directions syndicales comme viennent de le faire les salariés des sections CGT de 7 dépôts de bus de la RATP dans une lettre ouverte à leurs directions syndicales CGT-BUS, à l’ Union CGT RATP, à la Fédération des Transports et à la Confédération CGT.

Un cheminot retraité CGT
Jacques Tourtaux

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-la-cgt-a-laquelle-j-aspire-91682209.html

publié par Comité Valmy http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2105

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:52

Laurent Mauduit

 

Dans la tourmente de la crise que traverse l'Europe, on n'a le plus souvent retenu de l'intervention de François Hollande, lundi 12 décembre, sur RTL, que sa déclaration en faveur d'une renégociation du traité européen, dans l'hypothèse de son accession à l'Elysée. Et cette sortie a éclipsé le reste de son propos. C'est un tort car le candidat socialiste à l'élection présidentielle a aussi lâché une petite « bombe » qui risque de faire beaucoup de bruit à gauche : en quelques mots, il a en effet tout bonnement enterré la retraite à 60 ans, qui faisait pourtant partie des engagements contenus dans le projet du Parti socialiste pour 2012.

Voici donc l'échange que François Hollande a eu lors de l'émission sur la question de la retraite à 60 ans :

« On lit ceci dans l'accord signé entre le Parti socialiste et Europe Écologie-Les Verts, le mois dernier : “Pour toutes celles ou tous ceux qui ont commencé à travailler tôt ou qui ont exercé des métiers pénibles, l'âge légal de départ (à la retraite) à 60 ans et à taux plein sera rétabli.” Promettez-vous ce matin, François Hollande, la retraite à 60 ans et à taux plein, pour ceux qui ont exercé des travaux pénibles ?

— Pour ceux qui ont commencé leur vie professionnelle à 18 ans...

— ... Et pour les travaux pénibles ?

— Vous permettez que je sois précis sur cette question. Parce que beaucoup de nos auditeurs prêtent l'oreille à ce que je vais dire. Car moi, comme vous le savez, j'ai été visiter un certain nombre de lieux de production d'usines. Ça a été le message qui m'a été passé : qu'est-ce que vous allez faire sur cette question, nous qui avons travaillé, 42 ans, 43 ans, est-ce que vous allez nous permettre de partir, une fois que nous avons fait nos annuités, à l'âge de 60 ans ?

Donc devant vous, et devant les auditeurs, je prends cet engagement : ceux qui ont commencé leur vie professionnelle à 18 ans, qui ont fait 41 années de cotisations, 42 ans, pourront partir à 60 ans. Ceux qui n'ont pas leur durée de cotisations ne le pourront pas. Après, après, il y aura une négociation, car il faudra revenir sur la réforme des retraites.

— D'accord, ceux qui ont commencé à travailler tôt – ou qui ont exercé des métiers pénibles. Vous l'assumez comme cela, François Hollande...

—... Les métiers pénibles, ça fait partie de la négociation qu'il faudra ouvrir avec les partenaires sociaux.

— Ça coûtera cher, cela...

— Ça dépend ce que l'on fixera, mais j'ai pris ici l'engagement que pour ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans, ils pourront partir à 60 ans, s'ils ont fait leurs 41 années, voire 42 ans de cotisations. »

C'est donc un véritable bouleversement de la position officielle du Parti socialiste qu'engage François Hollande. Dans un premier temps, Martine Aubry avait certes suggéré que, face à la réforme de Nicolas Sarkozy reportant à 62 ans l'âge du départ à la retraite, le Parti socialiste pourrait se montrer conciliant. Mais très vite, la première secrétaire du Parti socialiste s'était reprise, et avait ensuite défendu le principe de la retraite à 60 ans, qui a été inséré dans le projet du PS pour 2012. Et depuis de longs mois, il n'y avait plus que Dominique Strauss-Kahn qui défendait une position proche de celle de la droite.

Dans cette position prise par le PS, il y avait certes une hypocrisie, car le Parti socialiste n'a jamais défendu dans le même temps le départ à 60 ans... avec une retraite à taux plein. Il était donc implicitement prévu que les candidats au départ à 60 ans ne disposent que d'une retraite au rabais.

Ainsi François Hollande balaie cette hypocrisie, mais en s'alignant... sur la position du gouvernement et de Nicolas Sarkozy. Dans cette déclaration, il dit en effet explicitement que ne pourront partir à la retraite que ceux qui ont plus de 41 années de cotisations. « Ceux qui n'ont pas leur durée de cotisations ne le pourront pas », précise-t-il. Dans les rangs des autres composantes de la gauche, comme dans ceux des syndicats, cette sortie risque progressivement de faire beaucoup de vagues. Mais tout autant dans les rangs socialistes.

Car au passage, François Hollande explique clairement qu'il ne se sent pas lié par le projet élaboré et voté par son propre parti. Ne prenant aucune distance avec les règles de la monarchie républicaine, et les coups de force qu'elles autorisent, il justifie cette entorse sans le moindre complexe, au cours de cet autre échange :

« Votre programme de candidat, François Hollande, sera connu à la mi-janvier. Votre programme sera-t-il très éloigné du projet socialiste adopté en juin dernier?

— Il y aura bien sûr des propositions qui s'y retrouveront. Je suis socialiste.

— Mais ce programme, ce projet avait été fait, j'imagine avec une croissance de 2,5% l'année prochaine, on n'y sera pas, donc vous réviserez beaucoup de choses, François Hollande?

— De toute manière, la logique de l'élection présidentielle, cette logique, ce principe existe depuis qu'il y a l'élection du président de la République au suffrage universel : c'est que le candidat prend ses engagements devant le pays...

— ... Est-ce qu'ils seront très éloignés du projet socialiste, c'est ça la question ?

— Laissez-moi terminer. Il prend donc ses engagements devant le pays. Et donc, il y a, à chaque fois, un projet d'un parti, et le candidat prend dans ce projet ce qui lui paraît le plus essentiel. »

Et c'est donc ainsi que la réforme à 60 ans est passée à la trappe...

 

Source : Médiapart) 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:51

jeudi 15 décembre 2011 (23h42) : 

De : Gérard Filoche

Ce n’est pas possible de ne pas respecter le retour de l’âge de la retraite à 60 ans pour tous

François Hollande a hélas, détaillé, sur RTL, ce qu’il envisageait à propos de la retraite à 60 ans en cas de victoire de la gauche en 2012. Elle ne concernerait que les personnes ayant commencé à travailler à 18 ans et disposant déjà de « tous leurs trimestres » pour une retraite à taux plein. Et pour les autres ? « Ceux qui n’ont pas leur durée de cotisation ne le pourront pas », a précisé le candidat du PS remettant en cause ce qui était acquis dans le projet PS. « Il ne l’avait certes pas promis pendant les débats de la primaire socialiste. Mais il n’avait pas non plus contredit Martine Aubry et Ségolène Royal qui prônaient un retour généralisé aux 60 ans » écrit le Figaro qui se réjouit évidemment : « François Hollande entérine en creux le recul de l’âge légal à 62 ans. Il se contente de proposer une exception supplémentaire. Il élargit, ni plus ni moins, le dispositif « carrières longues ». Instaurée par la réforme Raffarin Fillon de 2003 pour les salariés entrés dans la vie active au plus tard à 16 ans, la mesure a été étendue par Éric Woerth aux personnes ayant commencé leur carrière à 17 ans. Là, c’est à 18 ans. Cela devrait ne concerner que 80.000 à 100.000 hommes et femmes par an (entre 1 nouveau retraité sur 6 et 1 sur 8 environ). « Mais avec un âge légal à 62 ans, ceux qui ont commencé à 18 ans doivent encore travailler 44 ans : notre proposition est une proposition de justice, pas d’idéologie » balbutie Marisol Touraine, chargée de ces questions dans l’équipe de campagne de Hollande. La majorité des jeunes confrontés à 25 % de chômage ne trouvent un CDI qu’à 29 ans, cela signifie pour eux une retraite à 70 ans au moins.

« C’est juste impossible »

François Hollande a implicitement admis que la durée de cotisations avait encore vocation à augmenter, parlant sur RTL de « 41 années, voire 42 années de cotisation » (elle est actuellement fixée entre 40,75 ans, pour la génération 1951, et 41,5 ans pour la génération 1955 et les suivantes). Mais c’est impossible alors que les salariés font en moyenne, dans la vie réelle, 35 annuités. Ils sont licenciés, inaptes, malades, au chômage dans 2 cas sur 3 à partir de 55 ans : exiger d’eux 42 annuités, c’est 7 ans de décote ! C’est une véritable agression contre le niveau des retraites : c’est impossible pour la gauche de défendre cela contre 75 % de l’opinion et contre les 8 millions de manifestants de 2010.

50 arguments pour le droit à une vraie retraite à 60 ans pour tous :

Sinon, c’est le chômage qui va gagner

1. L’âge de la retraite recule ? le chômage avance.

2. Il n’y aura pas de recul du chômage de masse record (5 millions) sans réduction du temps de travail.

3. C’est un non-sens d’allonger les durées de cotisations (ou de faire faire des heures supplémentaires) quand on a 5 millions de chômeurs.

4. L’autre seul résultat c’est que ceux qui ne seront pas en retraite seront inscrits au chômage...

5. 2 salariés sur 3 sont au chômage, licenciés, inaptes, malades, autour de 55 ans.

Les jeunes seront aussi pénalisés

6. Il y a 25 % de chômeurs parmi les jeunes actifs, pourquoi pousser à ce que les "seniors" travaillent plus, s’il y a une priorité cela doit être pour les jeunes, priorité à la jeunesse !

7. 3 jeunes sur 4 ne trouvent un boulot en CDI qu’à partir de 29 ans.

8. Ceux qui commencent à travailler "tôt" vers 16, 17, 18 ans sont 1 ou 2 jeunes sur 8.

9. Et même ceux qui commencent à travailler tôt ont des périodes de chômage qui ne sont pas prises en compte à 100 % dans les annuités.

C’est la santé des gens qui est danger

10. L’espérance de vie "en bonne santé" selon l’INSEE est de 63 ans pour les hommes et de 64 ans pour les femmes (59 ans pour les ouvriers, 69 ans pour les cadres).

11. Entre 55 et 60 ans, 2 maladies sur 3 sont liées au travail, entre 60 et 65 ans, 3 maladies sur 4 sont liées au travail.

12. La biologie du corps humain n’a pas changé entre 55 et 65 ans. TOUS les métiers sont pénibles. Physiquement et mentalement. Vous voyez un vieil instituteur de 62 ans devant ses élèves ? Un chauffeur-livreur à 59 ans ? Une femme de service de nettoyage à 61 ans ? Un cadre stressé de 60 ans en compétition avec des « jeunes » cadres ? Et un ouvrier du bâtiment de 55 ans devant son marteau piqueur ?

13. La principale maladie professionnelle ce sont les TMS, (troubles musculo squelettiques) elles augmentent de 18 % par an depuis l’an 2000.

14. Dix millions de salariés sur 24 ont des métiers pénibles physiquement (horaires atypiques = 5 millions, dont 2,3 de nuit ; port de charges divers = 5 millions) et les autres subissent une pénibilité mentale de plus en plus forte (burn out, suicides, harcèlement, stress, troubles psychosociaux, précarité, surexploitation, un milliard d’heures supplémentaires impayées..).

15. Mais ce ne sont plus les "coups de grisou" qui tuent comme il y a un siècle : ce sont les accidents cardiaques et vasculaires. 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires : entre 1/3 et 50 % sont liés au travail.

… alors que la fiabilité des prévisions démographiques est vite débordée par la réalité

16. Les prédictions de ceux qui disaient qu’on ne peut payer les retraites pour des raisons démographiques sont toutes tombées à l’eau : ils prévoyaient 250 000 naissances par an à partir de 2000, on a eu 850 000 enfants par an depuis l’an 2000.

17 : Il y a un « pic » de retraités entre aujourd’hui et 2036. Ensuite ça retombera jusqu’en 2060 où cela remontera. Il suffit d’ajuster le taux des cotisations en fonction des variations.

18 : L’ajustement des cotisations sociales retraites peut se faire en temps réel, d’un an sur l’autre, selon les variations démographiques, directement de ceux qui travaillent a ceux qui sont en retraite.. Pas besoin de « placer » de l’argent dans des fonds de pension aléatoires que les spéculateurs perdront dans les ïles Caïman.

La durée de cotisation réelle devrait être la référence

19. Pourquoi avoir réduit la durée du travail sur la semaine si c’est pour l’allonger sur la vie ?

20. Celui qui prétend allonger la durée de cotisations est impuissant à agir sur le réel : actuellement elle recule depuis 10 ans en pratique vers 36 et vers 35 annuités.

21. Prétendre imposer - sur le papier - 41 ou 42 annuités, le SEUL résultat, puisque la moyenne des salariés ne peut cotiser que 36 ou 35 annuités, c’est 6 ou 7 ans de décote. Comment admettre d’allonger des annuités qui ne seront jamais effectuées et donc baisser les plus petites retraites ?

22. Reculer l’âge de départ en retraite à pour seul effet pratique de baisser le niveau des retraites réintroduisant la misère chez les vieux.

23. Il faut prendre comme référence le nombre d’années réellement cotisées dans la vie réelle et non pas l’allongement aléatoire de l’espérance de vie.

24. Par exemple, si la moyenne réelle des annuités cotisées dans la vue réelle des salariés est de 35 annuités, la référence retenue pour une retraite à taux plein doit être de 35, si elle est de 36 cela doit être 36, si elle monte à 37, cela doit être 37...

25. Mais mettre un objectif inatteignable à 41 ou 42 annuités, c’est faire sauter les gens à la perche sans perche, le seul résultat c’est qu’ils auront une retraite plus basse et non pas qu’ils travailleront plus.

26. Depuis 8 ans AUCUNE raison "nouvelle" de repousser l’âge réel de la retraite. Aucun effet d’entraînement dans l’emploi des seniors ne s’est réalisé. Les salariés cotisent MOINS longtemps en moyenne ! 36 annuités seulement ! Pour sortir de la crise, il ne faut pas baisser salaires et retraites mais les augmenter !

27. Raison de plus pour ne pas prendre l’espérance de vie comme référence, c’est trop aléatoire : l’espérance de vie régresse aux Etats-Unis depuis plusieurs années, elle régresse aussi depuis trois ans en Allemagne.

Des conditions bien plus dures que dans le reste de l’Europe

28. En Allemagne, en Italie, en Espagne, c’est 35 annuités pourquoi 41 ou 42 ici ? Sarkozy a fait la pire réforme contre le droit à la retraite de toute l’Europe.

29. En Allemagne, la droite veut fixer les départs à 67 ans, mais en 2029... c’est remis en cause par les syndicats qui l’avaient, hélas, signé parce qu’actuellement, la moyenne des départs est autour de 58 ans...

30. En Grande-Bretagne, ils annoncent 68 ans... en 2048 ! Ici, en France, Sarkozy a imposé 67 ans pour le taux plein en 2018, c’est-à-dire demain ! Il faut abroger la loi Sarkozy-Woerth.

31. En Allemagne, ce n’est pas du tout pareil qu’en France, parce que nous, on vit un "boom" démographique depuis l’an 2000, 2,04 enfants par femme, en Allemagne c’est 1,4 enfant par femme.

Un projet politique pour tous

32. 60 ans c’est un DROIT ce n’est pas une obligation ! Mais encore faut-il que ce DROIT soit pour tous ! "d’ordre public social".

33. 60 ans c’est une référence pour tous, un objectif réaliste, atteignable, contrôlable, clair TOUS ENSEMBLE.

34. La "retraite à la carte" c’est le slogan du Medef : pour complexifier le système et le rendre illisible, pour qu’il n’y ait plus d’ordre public social, que les salariés ne soient plus solidaires. C’est comme la durée du travail "a la carte", le SMIC à la carte... La règle ne sera plus fixée en raison des besoins humains mais en raison des exigences de la productivité.

35. 60 ans c’est déjà trop. On doit exiger la retraite à 55 ans dans le bâtiment et dans tous les métiers très pénibles.

36. Il ne faut vivre pas moins bien que nos parents : retraites à 60 ans, 35 annuités, à 75 % du salaire calculé sur 10 meilleures années, indexées sur les salaires (ce que proposait encore Lionel Jospin en juin 1997)

37. Sinon on subit la double facture : travailler plus longtemps après 60 ans et gagner moins, une majorité de gauche ne peut aller dans ce sens = austérité = récession = crise aggravée = chômage.

Respecter la démocratie à tous les niveaux

38. Démocratie ! Le seul vote de congrès - unanime - du PS qui a eu lieu c’était à Dijon 2003 pour le droit a la retraite à 60 ans à taux plein. Respectons-le.

39. C’est François Hollande qui avait fait voter le congrès du PS unanime de mai 2003 pour la retraite à 60 ans à taux plein !

40. Démocratie, débat dans le PS et dans toute la gauche, tous les syndicats : branle-bas de combat pour la défense des retraites à 60 ans pour tous. 60 ans c’est majoritaire et dans la gauche politique et dans les syndicats : pour qui on dirige ? Pour le peuple ou pour le AAA ?

41. De toute façon, il y a un risque de ne pas gagner si c’est se trouver en porte-à-faux avec 75 % de l’opinion et les 8 millions de manifestants de 2010 (rien ne s’oublie) qui veulent abroger la loi scélérate Sarkozy-Woerth de pillage de nos retraites : il va falloir s’en rendre compte.

42. Oui, il faut écouter les 8 millions de manifestants et 75 % de l’opinion, il faut que François défende la retraite à 60 ans.

43. On votera François Hollande, mais nous luttons pour exiger qu’il respecte le rétablissement de l’âge légal de départ à 60 ans.

Des richesses, il y en a !

44. La "dette" a bon dos pour justifier qu’on ne peut payer les retraites ni hausser les salaires. Elle est la conséquence de choix réalisés par Sarkozy qui veut nous la faire payer. En France on n’a pas un problème de dette mais de recettes.

45. Ne pas céder au chantage des officines de droite qui s’auto intitulent "agences de notation". Ils ne proposent jamais d faire payer les riches mais de baissser les salaires et retraites des plus modestes

46. Ne pas céder au chantage des fonds de pension qui veulent siphonner les retraites. Ne jamais les croire, ne jamais leur confier un seul sou de nos retraites : ils vous prendront tout et ils vous voleront tout, le dilapideront dans les caves à « subprimes » et autres paradis fiscaux des Bahamas.

47. La France que 87 % de dette/PIB à cause de Sarkozy a vidé la « cagnotte publique » de Lionel Jospin, et remplit les « cagnottes privées » en faisant 24 points de dettes en plus en cinq ans. La France avait 290 % de dettes/PIB en 1945 et pourtant elle a mis en place la Sécu et les retraites à ce moment-là.

48. La France est 2,5 fois plus riche qu’en 1982 quand la retraite à 60 ans a enfin été mise en place.

49. Salaires et cotisations sociales sont trop bas depuis + de 20 ans, la France n’a jamais été aussi riche, elle peut payer les retraites à 60 ans.

50. Le COR l’a expliqué et démontré : avec 0,35 % seulement d’augmentation des cotisations sociales par an d’ici 2036, les retraites à 60 ans (35 annuités, 75 %, 10 ans, > au Smic, indexées sur salaires) sont garanties et payées.

 

Conclusion :

Convainquons, battons-nous, nous sommes la majorité non seulement de la gauche, du salariat, mais du pays tout entier. Qu’on n’ait pas convaincu Sarkozy ce n’est pas une surprise, hélas, vu le personnage et sa politique 100 % réactionnaire, mais ce n’est pas tolérable, il n’a pas écouté le peuple. Mais François Hollande est candidat et socialiste, lui, il peut et doit entendre davantage.

 

PS : La gauche socialiste toute entière combat pour le respect du droit à la retraite à 60 ans :
http://91.68.209.12/bmi/bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif En mai 2003 nous avions fait voter la retraite à 60 ans à taux plein,
http://91.68.209.12/bmi/bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif En juillet 2006 nous avions fait écarter "la retraite à la carte",
http://91.68.209.12/bmi/bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif en janvier 2010 fait ré affirmer la retraite à 60 ans.

Depuis nous avons empêché que soient votées les 41,5 annuités, elles ne le sont toujours pas officiellement, certains dirigeants pratiquent par coups de force tellement il y a de résistances dans la base du parti ! Alors c’est "renvoyé à la négociation avec les syndicats" :

Donc s’il vous plait faites tous et toutes le boulot, argumentez, argumentez, argumentez comme en 2010, dans TOUS les syndicats aussi pour que la position finale soit correcte !

http://91.68.209.8/bmi/bellaciao.org/images/rien.gif

Publié par Bellaciao http://bellaciao.org/fr/spip.php?page=article_txt&id_article=123487

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:50

François Hollande a hélas, détaillé, sur RTL, le 12 décembre, ce qu’il envisageait à propos de la retraite à 60 ans en cas de victoire de la gauche en 2012. Elle ne concernerait que les personnes ayant commencé à travailler à 18 ans et disposant déjà de « tous leurs trimestres » pour une retraite à taux plein. Et pour les autres ? « Ceux qui n’ont pas leur durée de cotisation ne le pourront pas », a précisé le candidat du PS remettant en cause ce qui était acquis dans le projet PS. « Il ne l’avait certes pas promis pendant les débats de la primaire socialiste. Mais il n’avait pas non plus contredit Martine Aubry et Ségolène Royal qui prônaient un retour généralisé aux 60 ans&nb sp;» écrit le Figaro qui se réjouit évidemment : « François Hollande entérine en creux le recul de l’âge légal à 62 ans. » Il se contente de proposer une exception supplémentaire. Il élargit, ni plus ni moins, le dispositif « carrières longues ». Instaurée par la réforme Raffarin Fillon de 2003 pour les salariés entrés dans la vie active au plus tard à 16 ans, la mesure a été étendue par Éric Woerth aux personnes ayant commencé leur carrière à 17 ans. Là, c’est à 18 ans. Cela devrait ne concerner que 80.000 à 100.000 hommes et femmes par an (entre 1 nouveau retraité sur 6 et 1 sur 8 environ). « Mais avec un âge légal à 62 ans, ceux qui ont c ommencé à 18 ans doivent encore travailler 44 ans : notre proposition est une proposition de justice, pas d’idéologie », balbutie Marisol Touraine, chargée de ces questions dans l’équipe de campagne de Hollande. On comprend l’embarras de Marisol Touraine qui s’imagine mal répondre de la sorte à des jeunes confrontés à un taux de chômage dépassant les 25 %, ne trouvant un CDI qu’à 29 ans en moyenne, et qui n’ont aucunement l’intention d’obtenir leur retraite à plus de 70 ans !

C’est juste impossible

François Hollande a implicitement admis que la durée de cotisations avait encore vocation à augmenter, parlant sur RTL de « 41 années, voire 42 années de cotisation » (elle est actuellement fixée entre 40,75 ans, pour la génération 1951, et 41,5 ans pour la génération 1955 et les suivantes). Mais c’est tout simplement impossible, puisque les salariés font en moyenne, dans la vie réelle, 35 annuités. Ils sont licenciés, inaptes, malades, au chômage dans 2 cas sur 3 à partir de 55 ans : exiger d’eux 42 annuités, c’est 7 ans de décote ! C’est une véritable agression contre le niveau des retraites. Il est inenvisageable que la gauche défende cela contre 75 % de l’opinion et contre les 8 millions de manifestants de l’automne 2010.

Pour gagner, aller à gauche… pas au centre !

La gauche au gouvernement devra abroger la loi Woerth-Sarkozy-Fillon de 2010, ouvrir des négociations sur le financement (avec la mise à contribution du capital) et sur le montant des pensions. Le PS s’est engagé à maintenir l’âge légal de la retraite à 60 ans dans son projet adopté à l’unanimité. Tous les socialistes doivent aujourd’hui exiger de leur candidat qu’il respecte cet engagement.

 

www.democratie-socialisme.org

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:49

Par l'UFAL

Vendredi 9 décembre 2011

 

La proposition de loi déposée au Sénat par Mme Françoise LABORDE (RDSE) a fait l’objet d’amendements de M. Alain Richard (PS), tous adoptés par la commission des lois. Le débat a commencé le 7 décembre au Sénat.

La proposition initiale visait à réaffirmer le principe de laïcité, suite à l’affaire récente de la crèche Baby-Loup. On rappelle néanmoins que la Cour d’appel de Versailles a confirmé la validité du règlement intérieur de cette crèche privée, imposant à ses salariés la neutralité religieuse.

Toutes les dispositions proposées à l’origine n’étaient pas exemptes de défauts. Mais le pire est venu des amendements présentés par Alain Richard, et adoptés.

Ainsi serait étendue aux crèches confessionnelles la notion de « caractère propre », qui ne s’applique qu’au seul enseignement scolaire. Or ce principe a été inventé de toutes pièces par le Conseil Constitutionnel pour justifier le subventionnement public de l’enseignement privé sous contrat : c’est de ce fâcheux précédent que se réclame explicitement Alain Richard.

Mais le diable est dans les détails : serait explicitement introduite la possibilité pour les collectivités publiques de subventionner les crèches confessionnelles – ce que fait d’ailleurs la Mairie de Paris avec les crèches intégristes Loubavitch. La condition vertueusement posée « en contrepartie », d’« accueillir tous les enfants, sans distinction d’origine, d’opinion ou de croyance » ne saurait masquer cette atteinte supplémentaire au principe de séparation.

Cette remise en cause, venant de la gauche, est préoccupante : « se faisant un paravent du manteau » de la laïcité, elle fait suite à celle du Conseil d’État (arrêts du 19 juillet 2011). L’UFAL réaffirme que la laïcité ne peut se concevoir sans l’application intégrale du principe de séparation proclamé par l’article 2 de la loi de 1905 : « la République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte. ».

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:47

Par l'UFAL

 

Le gouvernement avait décidé de geler le prix du gaz au 1er juillet passant outre les règles d’établissement de ce prix déterminées par… lui-même. Les plans de rigueur se succédant, il prolonge le gel pour un trimestre supplémentaire fin septembre par un arrêté qui a été retoqué par le Conseil d’État pour des motifs juridiques, dit autrement parce que le gouvernement est décidément incapable de prendre une quelconque mesure un tant soit peu sociale.

La soif des actionnaires de GDF-Suez sera donc rassasiée et le cours de l’action peut repartir à la hausse. C’est que la situation était grave, le gel des tarifs gaziers avait privé le groupe privatisé de près de 110 millions d’euros au troisième trimestre, et la prévision était de 290 millions d’euros pour le quatrième trimestre. Ouf, GDF-Suez a pu rassurer ses actionnaires : le dividende ne baissera pas durant les deux prochaines années. Il était temps car la multinationale est confrontée à un autre problème : la hausse de la taxe sur le nucléaire en Belgique, qui va lui coûter 250 millions d’euros pour éponger le déficit public belge. Il était donc temps de pouvoir à nouveau faire les poches des ménages qui sont de plus en plus nombreux à ne plus pouvoir joindre les deux bouts et à devoir arbitrer entre les dépenses de chauffage et d’alimentation ou d’habillement.

L’augmentation qui se profile, qui devrait se situer autour de 4,5 %, n’est pas la première de l’année et elle ne repose sur aucune réalité économique, car, comme les précédentes, elle ne correspond pas aux variations du coût d’approvisionnement en gaz naturel de GDF-Suez, il n’y a d’ailleurs aucune « crise » du gaz ou raréfaction de la ressource. Et ce n’est pas la vague annonce d’une extension des tarifs sociaux qui atténuera la facture du plus grand nombre.

Pour enrayer l’explosion de la précarité énergétique qui touche près de 4 millions de foyers, la solution est simple, il faut rétablir un service public de l’énergie, vite !

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:46

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La 13ème rencontre des partis communistes et ouvriers s’est tenue à Athènes du 9 au 11 décembre 2011 sur le thème :

 

« Le socialisme est l'avenir !

La situation internationale et l’expérience des communistes, vingt ans après la contre-révolution en URSS. Les tâches à accomplir pour le développement de la lutte de classe dans les conditions de la crise capitaliste, des guerres impérialistes, des luttes populaires et des soulèvements en cours, pour les droits des ouvriers et des peuples. Le renforcement de l'internationalisme prolétarien et du front anti-impérialiste, pour le renversement du capitalisme et la construction du socialisme »

 

Les représentants de 78 partis venant de 59 pays différents ont pris part à la rencontre. Nombre de partis qui ne sont pas parvenus à participer pour des raisons indépendantes de leur volonté ont envoyé des messages écrits.

 

Nous saluons depuis Athènes la montée des luttes populaires. Elles libèrent un immense potentiel émancipateur contre l'impérialisme, contre l'exploitation et l’oppression capitalistes, pour les droits sociaux, les droits au travail, le droit à la société sociale des travailleurs du monde entier.

 

La rencontre s’est tenue dans le contexte critique où la crise capitaliste, profonde et prolongée, continue de dominer la situation internationale. Elle s'accompagne d'une escalade de l’agressivité de l'impérialisme telle qu’elle s'est exprimée dans les décisions du Sommet de Lisbonne qui a défini la nouvelle stratégie de l'OTAN. Cette réalité confirme les analyses dressées dans les déclarations des 10ème, 11ème et 12ème rencontres internationales qui ont eu lieu au Brésil (Sao Paulo) en 2008, en Inde (New Delhi) en 2009 et en Afrique du sud (Tshwane) en 2010.

 

Il devient de plus en plus évident pour des millions de travailleurs que la crise est une crise du système. Il ne s'agit pas de défaillances au sein du système mais c'est le système lui-même qui est défaillant et qui engendre des crises régulières et périodiques. Cette crise provient de l’aiguisement de la contradiction principale du capitalisme entre le caractère social de la production et l'appropriation privée capitaliste et non de telle ou telle gestion du système ou de tel ou tel dysfonctionnement dû à la cupidité de quelques banquiers ou capitalistes ou encore au manque de mécanismes régulateurs efficaces. Cela souligne les limites historiques du capitalisme et la nécessité de renforcer les luttes pour la rupture anticapitaliste et antimonopoliste, le renversement révolutionnaire du capitalisme.

 

Aux États-Unis, au Japon, dans l'UE et dans d'autres économies capitalistes, les impasses des diverses formes de gestion bourgeoise sont manifestes. D'un côté, les politiques d’austérité mènent à une récession profonde et prolongée. De l’autre côté, les politiques expansionnistes, avec de grands plans d’aides publiques aux groupes monopolistes, au capital financier et aux banques fait grimper l'inflation et gonfler la dette publique. Le capitalisme transforme les faillites privées en faillites publiques. Le capitalisme n'a pas d'autre réponse à la crise que la destruction massive des forces productives et des ressources, les licenciements de masse, les fermetures d’usine, l'offensive généralisée contre les travailleurs et les droits syndicaux, contre les salaires, les retraites et la sécurité sociale, la baisse des revenus de la population, la hausse massive du chômage et de la pauvreté.

 

L'offensive antipopulaire se renforce. Elle se manifeste avec une intensité particulière dans certaines régions. La concentration et la centralisation du capital monopoliste intensifient le caractère réactionnaire du pouvoir politique et économique. Sont mises en avant les restructurations capitalistes et les privatisations pour la compétitivité et la maximisation des profits du capital, pour lui assurer une force de travail à moindre coût et un recul de plusieurs décennies en termes de droits sociaux et de droits des travailleurs.

 

L'intensité de la crise, sa simultanéité à l'échelle mondiale, la perspective d'une reprise lente et faible intensifient les difficultés des forces bourgeoises à gérer la crise, ce qui amène à l'aiguisement des contradictions et des rivalités inter-imperialistes. Le risque de déclenchement de guerres impérialistes s’accroît.

 

Les attaques envers les droits démocratiques et la souveraineté des peuples s'intensifient dans de nombreux pays. Les systèmes politiques deviennent plus réactionnaires. L'anticommunisme se renforce. Les mesures se généralisent contre l'activité des partis communistes et ouvriers, contre les syndicats, contre les libertés politiques et démocratiques. Les classes dirigeantes multiplient les tentatives pour piéger le mécontentement populaire au travers de changements de système politique, en recourant à une série d'ONG pro-impérialistes et d'autres organisations, en tentant de canaliser la colère populaire dans des mouvements soi-disant sans affiliation politique ou même présentant des traits réactionnaires.

 

Nous saluons les luttes et révoltes populaires et ouvrières de grande ampleur pour les droits démocratiques, sociaux et politiques contre les régimes antipopulaires au Moyen-Orient et en Afrique du nord, tout particulièrement celles de Tunisie et d’Égypte. Malgré les contradictions révélées par la situation actuelle, elles constituent une expérience significative que le mouvement communiste doit étudier et dont il doit se servir. Dans le même temps, nous condamnons fermement la guerre impérialiste de l'OTAN et de l'UE contre le peuple Libyen et les menaces d’ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie et de l'Iran ainsi que d’autres pays. Nous considérons que toute intervention étrangère contre l'Iran, sous quelque prétexte que ce soit, va à l’encontre des intérêts des travailleurs iraniens et de leurs luttes pour les libertés démocratiques, la justice sociale et les droits sociaux.

 

Ces événements confirment la nécessité de renforcer les partis communistes et ouvriers pour qu'ils jouent leur rôle historique, de renforcer plus encore les luttes des travailleurs et des peuples pour la défense de leurs droits et de leurs aspirations, d’utiliser les contradictions du système et les contradictions inter-impérialistes pour une rupture au niveau du pouvoir et de l'économie qui aille dans le sens de la satisfaction des besoins populaires. Sans rôle dirigeant des partis communistes et ouvriers et de la classe d'avant-garde, la classe ouvrière, les peuples seront à la merci de la confusion, de l'intégration au système et de la manipulation par des forces politiques qui représentent les monopoles, le capital financier et l'impérialisme.

 

Des réajustements importants dans le rapport de force international sont en cours : l'affaiblissement relatif de la position des États-Unis, la stagnation économique générale des pays capitalistes les plus avancés et l'émergence de nouvelles puissances économiques mondiales, notamment la Chine. La tendance à l'intensification des contradictions va en se renforçant, entre les centres impérialistes eux-mêmes et avec les économies dites « émergentes ».

 

L'agressivité de l'impérialisme s'intensifie. Des zones de tension et de guerre existent déjà dans plusieurs régions du monde. Elles se multiplient : en Asie et en Afrique, au Proche-Orient avec l'agressivité croissante d’Israël, en particulier contre le peuple palestinien. Dans le même temps, nous constatons la montée de forces néo-nazies et xénophobes en Europe, des interventions sous plusieurs formes, des menaces et une offensive contre les mouvements populaires et les forces politiques progressistes en Amérique latine. La militarisation se renforce. Le risque d'un embrasement général à une échelle régionale est de plus en plus grand. En ce sens, l'élargissement et le renforcement du front politique et social anti-impérialiste et les luttes pour la paix, qui vont dans le sens de l'éradication des causes des guerres impérialistes, sont fondamentales.

 

Il y a deux voies de développement :

 

·         la voie capitaliste, celle de l'exploitation des peuples. Elle présente des risques lourds de guerres impérialistes, des menaces sur les droits des travailleurs, les droits démocratiques

 

·         et la voie de la libération avec d'immenses possibilités de défense des intérêts des travailleurs et des peuples, de réalisation de la justice sociale, de la souveraineté populaire, de la paix et du progrès. La voie des luttes populaires et ouvrières, la voie du socialisme et du communisme, historiquement nécessaire.

 

Grâce à la contribution décisive des communistes et du mouvement syndical orienté sur des positions de classe, les luttes ouvrières en Europe et dans le monde entier se sont encore renforcées. L’agressivité impérialiste se heurte à une résistance populaire résolue au Moyen-Orient, en Asie, en Afrique et en Amérique latine.

Cette réalité, avec toute l'expérience accumulée jusqu'à présent, en particulier en Amérique latine, les luttes et les évolutions en cours, démontrent les possibilités de résistance, de lutte de classe, permettant aux peuples d’avancer, de gagner du terrain, en infligeant des défaites à l'impérialisme parce qu’ils ont comme objectif le renversement de la barbarie impérialiste.

 

Nous saluons les luttes des peuples et des travailleurs et faisons le constat de la nécessité de les renforcer. La situation exige l'intensification de la lutte de classe, de la lutte idéologique, politique, de la lutte des masses pour mettre en échec les mesures antipopulaires et de mettre en avant des objectifs qui répondent aux besoins actuels des peuples. La situation exige une riposte organisée des travailleurs pour une rupture anti-monopoliste et anti-impérialiste, pour le renversement du capitalisme mettant fin à l'exploitation de l'homme par l'homme.

 

Aujourd'hui, les conditions sont mûres pour la construction de larges alliances sociales anti-monopolistes et anti-impérialistes en mesure de vaincre l'offensive et les agressions impérialistes, sous toutes leurs formes, de combattre pour le pouvoir et pour la mise en œuvre de transformations profondes, radicales, révolutionnaires. L'unité de la classe ouvrière, l'organisation et l'orientation de classe du mouvement ouvrier sont des éléments fondamentaux pour la construction de véritables alliances sociales efficaces avec la paysannerie, les couches moyennes urbaines, le mouvement des femmes et le mouvement des jeunes.

 

Dans cette lutte, le rôle des partis communistes et ouvriers aux niveaux national, régional et international et le renforcement de leur coopération sont indispensables. L'activité commune coordonnée des partis communistes et ouvriers, des organisations communistes de jeunesse et des organisations anti-imperialistes auxquelles les communistes apportent une contribution importante constitue un des éléments les plus sûrs pour avancer vers l'élargissement de la lutte anti-impérialiste et le renforcement du front anti-impérialiste.

 

La lutte idéologique du mouvement communiste est d'une importance vitale pour défendre et développer le socialisme scientifique, pour faire reculer l'anticommunisme contemporain, pour affronter l'idéologie bourgeoise, les théories anti-scientifiques et les courants opportunistes qui rejettent la lutte de classe, pour combattre le rôle des forces social-démocrates qui défendent et mettent en œuvre les politiques pro-impérialistes et anti-populaires en soutenant la stratégie du capital et de l'impérialisme. La compréhension du caractère d’ensemble des luttes nécessaires à l'émancipation sociale, nationale et de classe, pour la mise en avant explicite de l’alternative socialiste, exige la contre-offensive idéologique du mouvement communiste.

 

Le renversement du capitalisme et la construction du socialisme constituent une nécessité impérative pour les peuples. A la mesure de la crise du capitalisme et de ses conséquences, les expériences internationales de construction socialiste prouvent la supériorité du socialisme. Nous réaffirmons notre solidarité avec les peuples qui luttent pour le socialisme, avec ceux qui sont engagés dans la construction du socialisme.

 

Seul le socialisme peut créer les conditions de l'éradication des guerres, du chômage, de la faim, de la misère, de l'analphabétisme, de la précarité subie par des centaines de millions de personnes, de la destruction de l'environnement. Seul le socialisme crée les conditions du développement correspondant aux besoins présents des travailleurs.

 

Ouvriers, paysans, travailleurs des villes et des campagnes, femmes, jeunes, nous vous lançons un appel à la lutte, tous ensemble, pour mettre un terme à la barbarie capitaliste. Il y a de l'espoir, il y a une perspective. L'avenir appartient au socialisme.

 

Le socialisme est l'avenir !

 

Publié par Vive le PCF http://vivelepcf.over-blog.fr/article-le-socialisme-est-l-avenir-13eme-rencontre-des-partis-communistes-et-ouvriers-a-athenes-92335133.html

 

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Published by Vendémiaire - dans International
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