Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Site de recherche d'emploi

Le site http://jooble-fr.com/

vous propose des annonces d'offres d'emploi nationales et internationales.


Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

http://jooble-fr.com/

 

Merci de signaler à Vendémiaire tout dysfonctionnement que vous pourriez constater.

Rechercher

Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 09:18

 

La grande salle de l’Agéca était presque pleine: près de cent personnes s’étaient déplacées, ce 7 janvier, à l’invitation conjointe du Comité Valmy et du Pôle de Renaissance Communiste en France, pour discuter de la situation en Syrie et des actions à mener pour enrayer l’intervention armée impérialiste en préparation contre le peuple syrien.

Claude Beaulieu, du Comité Valmy, rendit compte en détails d’un voyage sur place à l’automne dernier, où il a rencontré notamment des militaires syriens et des journalistes français. A cette occasion, il a pu mesurer l’ampleur de la manipulation médiatique : tous les morts civils des affrontements sont présupposés « victimes du régime ». Pourtant, l’opposition armée fait des dégâts considérables – comme en témoignent les soldats amputés vus à l’hôpital, survivants de traquenards où on les a appelés pour protéger des civils en danger, et où ils se sont retrouvés abattus par des tireurs embusqués.

Côté médias, silence radio  là-dessus, tout comme sur les libérationsde prisonniers consenties par Damas. Silence aussi sur un sondage publié par la chaîne qatari Al Jazira (pourtant anti-Assad), selon lequel 55% des Syriens soutiennent leur régime. Quant aux manifestations pro-Assad, une étrange alchimie les transforme en immanquablement en rassemblements d’opposants sur les chaînes de télévision françaises…

Bruno Drewski, de l’Appel Franco-Arabe, rappela clairement que les guerres menées au nom de la « Démocratie » sont en fait toujours des agressions du fort contre le faible, et que quoi qu’on pense par ailleurs du pays agressé, c’est à son peuple et à lui seul de décider de changer  ou non de régime. C’est pourquoi les appels aux sanctions contre Damas – préparatifs évidents à une intervention armée – et l’inquiétante facilité avec laquelle l’opposition dure se procure des armes - preuve d’ingérences étrangères dans le conflit intérieur syrien - doivent décider les progressistes à prendre parti pour Damas contre le « Conseil National Syrien » qui, comme le rappela au passage Claude Beaulieu, a réclamé une intervention armée des puissances impérialistes, alors que de son côté, Sarkozy, dans ses vœux à l’armée à Brest, disant la France prête à intervenir…

Prenant la parole pour le P. R. C. F. , Vincent Flament commença par comparer les communiqués du Parti Communiste Syrien (pour qui « tout changement interne doit être considéré comme partie intégrante de la souveraineté nationale de n’importe quel pays »), et du P. C. F., qui, dans un communiqué du 30 décembre, appelle carrément la France et l’Union Européenne à renforcer les sanctions pour « isoler le régime de Damas ». Le P. C. S. ne dispense pas de critiquer Bachar el Assad, dont il était un opposant résolu jusqu’à ce que les événements de ces derniers mois l’amènent à une politique d’unité nationale, et il se félicite des résultats obtenus par les manifestations pacifiques réclamant la démocratisation du régime. Mais il réfuse à juste titre l’ingérence étrangère, tandis que le P. C. F. réclame son amplification ! Tous les vrais progressistes de France doivent se mobiliser et se préparer à des manifestations publiques pour éviter la réédition de l’opération contre la Libye.

Enfin, le Colonel Corvez, de Résistance et Renouveau Gaulliste, organisation membre de l’Arc Républicain de Progrès comme le Pôle et Valmy, revenu lui aussi de Syrie, fit état de la présence de forces spéciales françaises et turques au Qatar pour entraîner l’« Armée Libre de Syrie », de provocations armées lors de manifestations, et de l’action de tireurs isolés pour faire dégénérer la situation. Il rappela que Damas avait consenti de nombreuses réformes - censurées par nos médias - dont la suppression de l’article 8 de la Constitution, qui assurait la prééminence du parti Baath, et la libération de la presse. Il montra aussi le risque grave d’une escalade et d’une internationalisation du conflit, car la Chine et la Russie étaient cette fois décidées à faire obstacle aux U. S. A.

Le débat avec la salle, riche et animé, montra une réelle volonté des participants d’agir pour éviter la guerre. Des Syriens vivant en France informèrent l’assemblée de la tenue de manifestations régulières à Paris dans ce sens – et des nombreuses menaces et agressions dont elles étaient l’objet. Il se trouva bien quelqu’un pour oser proposer de contacter le Front National afin de rassembler largement en faveur du régime syrien, mais il se fit séchement contrer, notamment par des militants du P. R. C. F., et son discours ne rencontra aucun écho. Après quatre heures d’échanges, la tenue d’une nouvelle réunion davantage tournée vers l’action pratique fut décidé pour la mi-février.

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=10398

 

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Moyen Orient-Asie Mineure
commenter cet article
17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 09:17

 De : Le SNJ-CGT

La direction de France télévisions n’a pas peur des contradictions. Alors qu’elle se flatte dans la presse d’avoir rétabli la sérénité dans l’entreprise (sic !) elle inflige à l’issue du conseil de discipline du 9 janvier une mise à pied de 3 jours à un monteur de Locale du Pôle Nord-est qui a subi un « nervous breakdown ». Cette forme de réaction dépressive, due à la surcharge de travail, a été diagnostiquée par un médecin et fait l’objet d’un arrêt de travail de 15 jours.

Des heures d’argumentations n’auront pas suffi aux représentants des salariés pour fléchir une direction dont la décision était prise à l’avance. Un procès entièrement à charge, une sanction pour l’exemple, de la part d’une hiérarchie manifestement débordée par l’ampleur de la désorganisation, et qui fait payer aux salariés les conséquences de ses propres lacunes, voire de ses incompétences.

L’audition du salarié, professionnel exemplaire, a permis de faire entendre la voix de l’entreprise réelle face à un management qui semble en ignorer totalement la réalité. Un descriptif précis et objectif d’un quotidien fait de souffrance et d’un mal vivre au travail qui est celui de très nombreux salariés des Locales. La direction n’en a tenu aucun compte.

Tous nos arguments ont buté contre un mur. « Je ne suis pas là pour avoir des sentiments » a déclaré la RRH à l’origine de la sanction. La mise à pied du monteur a donc été approuvée par les 17 voix de la direction contre 12, celles des 10 représentants de la CGT et des 2 représentants de FO. A la surprise générale, les représentants de la Cfdt (5voix) ont préféré s’abstenir, sans aucune explication. La Cfdt a donc refusé de s’opposer à cette sanction disciplinaire particulièrement injuste, une première de la part de ce syndicat.

Cette décision de la direction est lourde de conséquences. Elle aggrave le climat de défiance qui est en train de gagner du terrain. Elle est d’autant plus choquante dans le Pôle Nord Est, privé de CHSCT depuis plus d’un an, où la prévention des risques psycho sociaux est restée lettre morte face aux dérives managériales maintes fois dénoncées et qui ont déjà provoqué la première grève de pôle de l’histoire de France télévisions.

La CGT appelle les salariés à s’opposer à ces pratiques qui sont en train de se généraliser.

Mise à pied disciplinaire à la Locale de Mulhouse, sanction contre un journaliste de la rédaction de Nancy, licenciement pour insuffisance professionnelle à l’antenne de Dijon. Comme à France Télécom, l’entreprise s’attaque à son personnel avec une violence inédite.

La direction peut être assurée que la CGT ne la laissera pas faire.

 

Paris, le 10 janvier 2012

http://bellaciao.org/fr/spip.php?page=article_txt&id_article=124217

 

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Syndicalisme
commenter cet article
17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 09:16

Al-Manar

 

Toute une armada politico-médiatique s’attelle pour induire en erreur l’opinion publique et laisser entendre que la mort du reporter de France 2 en incombe aux autorités syriennes.

Au lendemain de la mort de Gilles Jacquier tué alors qu’il effectuait un reportage à Homs, épicentre de la rébellion contre le régime syrien, les responsables occidentaux de premier rang se sont tous mis de concert pour mener à bien cette tâche.

D’aucuns ont exigé aux autorités syriennes de protéger la presse. (Juppé et le Clinton). Insinuant que c’est en raison de leur déficience que le journaliste a été abattu. D’autres ont réclamé l’ouverture d’une enquête (Sarkozy et Ashton).

Alors que le chef de la diplomatie britannique s’est engagé dans un discours mesquin et pitoyable volontairement déconnecté de l’incident, évoquant « le prix terrible payé par la population de Homs et le courage des journalistes qui prennent de grands risques pour faire savoir ce que vit la population syrienne ». Seul Human Right Watch va droit au but, demandant à la Ligue arabe « de condamner d’urgence les forces de sécurité qui tirent sur les protestataires pacifiques qui cherchent à contacter les observateurs arabes ».

Sans oublier le vice-président américain Joe Biden qui se veut devant le Premier ministre et chef de la diplomatie qatari « condamner les violences perpétrées par le régime Assad en Syrie »

Le journaliste tué au sein d’une manif pro Assad

Bien entendu aucune allusion chez tous ceux-là au fait que le journaliste français qui faisait partie d’un groupe de journalistes (un autre de France 2, cinq belges, deux suisses, deux Libanais et un journaliste syrien, selon un collègue de Jaquier, Mohammad Ballout cité par le Figaro) a été tué au milieu d’une manifestation pro Assad qui, a peine attroupée a été victime de tirs de mortiers et de RPG, armement favori des rebelles syriens. Et naturellement, les responsables occidentaux omettent de signaler que 8 civils syriens ont aussi été tués dans ce pilonnage et qu’ils sont tous des sympathisants du président syrien.

Même l’Observatoire syrien des droits de l’homme qui diffuse des chiffres sur les victimes sans donner de preuves, tente dans sa réaction une démarcation, disant ignorer l’origine des tirs et réclamant l’ouverture d’une enquête. Tellement les faits sont évidents.

 

Défection douteuse d’un observateur...Al Jazeera encore

Une autre affaire liée également à la crise syrienne révèle la manière d’agir manipulatrice des sbires des insurgés syriens.

Mercredi, un des observateurs de la Ligue arabe (LA), l’algérien Anouar Malek a déclaré pour AlJazeera sa décision de se retirer de la commission des observateurs sous prétexte qu’il s’est « trouvé en train de servir le régime syrien ».

De Doha, Malek a accusé le régime syrien de commettre « les actes les plus sales », de tuer ses partisans pour étayer sa version des faits. Il a dit avoir vu dans les régions qu’il a visitées (Bab Amro, Khalidiyya, Sultaniyyé, Bab Sibae) « des spectacles honteux, des cadavres torturées, ---, des enfants martyrisés ». Il a dit avoir vu de ses propres yeux les partisans du régime ouvrir le feu sur les manifestants...

Or il s’avère que les propos de cet observateur n’ont rien à avoir avec la réalité. Selon le quotidien libanais AsSafir, la Ligue arabe et par la voix de son vice-secrétaire général Ahmed Ben Helli a tenu à signaler que personne d’autre que le porte-parole de la commission, le général soudanais Mohammad Ahmad al Dabi ne peut parler en son nom.

« ... quant à celui qui voudrait renchérir ou mentir, il n’exprime en rien la position de la Ligue arabe, de sa délégation ou tout autre », a-t-il précisé.

Selon l’AFP, le chef de la mission d’observation, le général soudanais Mohammed Ahmed al-Dabi, a déclaré dans un communiqué que "les déclarations d’Anouar Malek sur une chaîne satellitaire sont sans fondement".

"M. Malek était déployé avec une équipe à Homs, mais pendant six jours il n’a pas quitté sa chambre et ne s’est pas joint aux autres membres sur le terrain en prétextant être malade", a-t-il ajouté.

Selon le général Dabi, M. Malek avait demandé à aller à Paris pour y être soigné, mais est parti sans attendre l’autorisation.

Un responsable de l’organisation pan arabe ayant requis l’anonymat a affirmé selon AsSafir que le témoignage de Malek est erroné, et quoiqu’étant réellement un des observateurs de la mission, mais il est resté au lit dans sa chambre d’hôtel en raison de sa maladie.

Il a indiqué que Malek qui est un algérien résident en France est membre de la Commission arabe des droits de l’homme dont le siège se trouve à Paris, qu’il sert d’autres agendas, sachant qu’il a des lien de parenté avec le chef du Conseil national syrien (CNS) Bourhane Ghalioune, ( de par sa première épouse algérienne, ndlr)et qu’il est en contact avec Haytham Mannaa qui est le chef de l’organisme de coordination des forces du changement démocratique à l’étranger.

Le ministre algérien des affaires étrangères s’est lui aussi exprimé sur le faux témoignage de Malek, indiquant qu’il n’a pas été dépêché par le gouvernement algérien et que les dix autres observateurs algériens de la commission ont « des avis différents du sien ».

Sa défection avant la publication des conclusions finales ne soient publiées semble être une tentative de décrédibiliser la mission des observateurs, surtout si ces conclusions seront différentes des attentes de l’opposition qui n’a cessé de la futiger.

 

AlArabi : le spectre de la guerre civile

A cet égard, le chef de la Ligue Arabe Nabil AlArabi a mis en garde contre l’éclatement d’une guerre civile en Syrie. dans un entretien télévisé, rapporte le site en ligne alArab Online, il a signalé que la Syrie est un pays influent dans la région et que les problèmes dont il souffre auront des séquelles sur l’entourage.

Selon lui, le scénario d’ingérence étrangère en Syrie a l’instar de ce qui s’est passé avec la Libye n’est pas envisageable : « La Syrie n’est pas séduisante pour des pays qui utilisent leurs armes et trouvent qui leur payer. Elle n’a pas de pétrole et les Etats-Unis ont des élections cette année et par conséquent je ne pense pas qu’ils veuillent entrer dans des aventures militaires », a-t-il expliqué, indiquant avoir dit ceci a plusieurs reprises à l’opposition syrienne.

Alarabi pense qu’en exerçant des pressions et un embargo politique et économique de la part de plusieurs pays sur le régime syrien et l’opposition aussi pourrait porter ses fruits et faire cesser la violence. D’après lui, la situation s’est beaucoup compliquée et les rapports qui lui parviennent du bureau de la LA à Damas, via le général al Dabi sont « particulièrement inquiétants ».

Concernant la saisine du Conseil de sécurité, réclamée incessamment par l’opposition pro occidentale, AlArabi estime que s’il voulait vraiment interférer, il l’aurait fait effectivement, et n’a pas besoin d’une décision de la LA pour le faire.

Mercredi, l’organisation pan arabe a décidé de surseoir à l’envoi de nouveaux observateurs en Syrie après une attaque contre la mission lundi, au cours de laquelle trois d’entre eux ont été blessés légèrement.

Pékin hostile toujours à l’internationalisation de la crise

De leur coté, les Chinois à l’instar des Russes ne changent pas de position d’un iota et refusent toute internationalisation de la crise syrienne.

L’émissaire de Pékin pour le Moyen-Orient Wu-Sike a réitéré cette position lors d’une rencontre avec AlArabi au Caire devant lequel il a insisté sur la solution de cette crise dans le cadre de la Ligue arabe.

Faisant état de difficultés auxquelles font face les observateurs de la Ligue arabe en Syrie, il s’est refusé, cpntrairement aux positions occidentales et arabes, a en incomber la responsabilité exclusivement au gouvernement syrien .

"Le gouvernement syrien et les autres parties syriennes devrait faire en sorte que la mission bénéficie de conditions convenables pour l’accomplissement de son travail", a-t-il déclaré à l’issue d’une rencontre avec le chef de l’institution panarabe, Nabil al-Arabi.

Pékin "espère que les observateurs feront preuve de patience et poursuivront leurs efforts afin de réaliser leurs objectifs pour le bien de la Syrie et de son peuple", a-t-il ajouté.

 

URL de cet article 15594
http://www.legrandsoir.info/syrie-assassinat-du-journaliste-defection-d-un-observateur-et-desinformation.html

 

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Moyen Orient-Asie Mineure
commenter cet article
17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 09:13

aaa logo Drapeau VLe soir de son élection, après ses agapes à la brasserie populaire du Fouquet's (voir sur Wikipédia, " Réunion du Fouquet's du 6 mai 2007 ", la liste des invités, modestes représentants du monde du travail et de l'esprit), notre nouveau Président déclarait : "La France est de retour en Europe". 

Chose dite, chose faite.

On se souvient des fastes qui accompagnèrent en 2008 la présidence française de l'Union européenne, (fastes qui, soit dit en passant, coûtèrent 151 millions d'euros selon un rapport de la commission des finances du Sénat).

On se souvient du forcing de 2008 pour effacer le NON irlandais au traité de Lisbonne, et aller vers la ratification à la hussarde de ce traité, que les Français avaient pourtant rejeté.

On se souvient de notre Guide, plus que jamais au premier rang de ses commensaux européens, toujours bien au centre de la photo.

Nous étions les rois de l'Europe.

Patatras, nonobstant le bouclier fiscal, les privatisations, la réforme des retraites, le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, etc., les marchés nous dégradent.

Mais ne baissons pas la face. Nous sommes toujours les rois... des Sudistes, ceux que de grands (?) européens appellent volontiers "le Club Med" : Chypre, Espagne, Italie, Malte, Portugal... Avec en prime ce beau lambeau de l'Empire de l'aigle à deux têtes : Autriche, Slovaquie, Slovénie (les Sudistes d'Angela, en quelque sorte)...


René Merle

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-rois-de-l-europe-rois-des-sudistes-97131356.html

 

Repost 0
17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 09:10

 Chacun connaît la phrase de B. Brecht parlant des résurgences possibles du nazisme : « il est toujours fécond le ventre dont a surgi la Bête immonde ».

Mais combien savent que cette phrase ne dénonce pas seulement le fascisme et l’extrême droite, ce qui est le minimum qu’on puisse attendre d’un démocrate décent. En réalité la phrase de Brecht pointe les CAUSES du fascisme, le « ventre fécond » dont surgit périodiquement la réaction brune pour plonger l’univers dans des torrents de sang.

Et le marxisme nous aide à « nommer » ce « ventre fécond » où germe en permanence le monstre qui prit hier la forme de l’hitlérisme et qui prend aujourd’hui un visage d’autant plus inattendu qu’il se farde le plus souvent aux couleurs de l’ « antitotalitarisme ».

Le premier nom de ce « ventre fécond » dénoncé par Brecht est « EXPLOITATION CAPITALISTE ».

Quand la crise mondiale du capitalisme s’aiguise et se chronicise tout à la fois, la classe capitaliste est contrainte de lancer une offensive générale contre les travailleurs et les peuples.

Tantôt cette offensive se réclame de la « résorption de la dette », tantôt elle prend prétexte du « salut de l’euro », mais son résultat est toujours le même : faire payer les pauvres. Et comme ceux-ci finissent tôt ou tard par ne plus pouvoir payer, comme l’exploitation du travail se durcit jusqu’au harcèlement patronal dans les usines et les services, comme les médicaments ne sont plus remboursés, comme les retraites de plus en plus tardives permettent au mieux de survivre, comme des millions d’ouvriers sont privés d’emploi par les délocalisations, comme le « président de tous les Français » poussé par le MEDEF envisage froidement de “sucrer” les indemnités chômage de ceux qui ne se feront pas « former » (à 58 ans ?) et de mettre une TVA « sociale » ( !!!) sur les produits de première nécessité pour « sauver l’euro », un jour la coupe est pleine ; cessant de s’indigner stérilement, le peuple s’insurge, comme c’est déjà le cas en Grèce et dans d’autres pays de la Belle Europe « post-soviétique ».

Alors, pour tenir en main, ou plutôt en joue, toute cette « populace » qui n’en peut plus de travailler toujours plus pour gagner toujours moins, il faut bien que la grande bourgeoisie « démocrate » resserre l’étau de son invisible dictature de classe en utilisant tout l’arsenal répressif disponible. Et c’est ainsi que la France ferme ses écoles et se couvre de prison, que la vidéo-surveillance filme chacun de nos gestes, que l’appareil répressif d’Etat enfle à vue d’œil , que l’armée s’entraîne officiellement à la lutte « contre-insurrectionnelle », que « l’armée européenne » sous pilotage « otanien » reçoit le droit de tuer en cas d’émeute, que la chasse aux immigrés devient permanente, qu’il devient « héroïque » de tenir des positions syndicales de lutte dans certains secteurs de la production, que les médias sont totalement fermés à tous ceux qui, sur des positions de classe, entendent dénoncer le capitalisme et sa sacro-sainte « construction européenne », etc.

Le second nom du « ventre » dénoncé par Brecht est l’anticommunisme et plus encore, l’antisoviétisme à retardement.

On n’entend nullement par anticommunisme le fait tout naturel de discuter avec esprit critique, sur la base des faits et des archives historiques scientifiquement dépouillées, la réalité des expériences socialistes issues de la Révolution d’octobre, mais la criminalisation systématique, la diabolisation méthodique, la chasse aux sorcières et la persécution policière quand les circonstances le permettent, de tout ce qui s’est fait sous les plis du drapeau rouge dans la période qui va de 1917 à nos jours.

Ainsi, à lire les manuels d’histoire en usage dans nos lycées, il ne s’est jamais RIEN passé de bon en URSS. Stalingrad était sans doute le nom d’un « goulag » et Youri Gagarine était probablement chargé de surveiller des « politiques » du haut de son spoutnik…

Petit test à faire autour de soi, y compris auprès de personnes qui se croient cultivées : quels sont donc les noms des ministres français qui, de 1945 à 1947, ont signé les décrets portant création de la Sécurité sociale, des retraites par répartition, du code du travail, des comités d’entreprise (1) ?

Qui a signé les textes portant création du statut de la fonction publique et du statut du mineur (2) ? Qui a « nationalisé la lumière », Renault, les Charbonnages (3) ? Qui a restauré la Recherche scientifique nationale (CNRS, CEA) (4) ?

Qui a relancé l’Education nationale sur la base de conceptions humanistes qui font encore autorité aujourd’hui dans le monde entier (5) ?

Qui a rédigé le programme du Conseil National de la Résistance, qui fait encore aujourd’hui autorité dans les milieux progressiste (6)

Non seulement 99,9999% des élèves sortant de l’école « laïque » ignorent le nom de ces ministres et de ces militants communistes sortis de la Résistance et de la clandestinité (1 : Croizat, 2 : Thorez, 3 : Marcel Paul ; 4 : Joliot-Curie ; 5 : Henri Wallon ; 6 : Pierre Villon, en contact permanent avec Jacques Duclos), mais beaucoup d’ « historiens » de profession, dont certains, particulièrement glauques et minables, s’évertuent même à cracher sur l’héroïque Guy Môquet, quand ils ne traitent pas ce jeune martyr de « collabo » !

Or l’anticommunisme « européen » prend aujourd’hui une forme virulente et de plus en plus répressive.

En Europe de l’Est, des nostalgiques de l’extrême droite raciste sévissent des pays baltes à la Hongrie, de la Pologne à la Tchéquie. C’est une loi de l’histoire : plus les communistes sont criminalisés, plus les fascistes sont banalisés. Et c’est peu dire que l’U.E., qui cherche à mettre en place un arsenal législatif pour criminaliser les communistes, FERME LES YEUX sur le fait que, dans la « libre » Pologne de Donald Tusk, on peut écoper de deux ans de taule si on sort avec une chemise « Che Guevara ».

En Hongrie, le drapeau rouge est interdit et la « Garda magyar » héritière du sanglant Régent Horthy, l’allié indéfectible de Hitler, défile à Budapest.

En Tchéquie le pouvoir a engagé un processus d’interdiction de la JC et du PC (près de 20% des voix), et tout à l’avenant en Roumanie, Albanie, Bulgarie, etc..

La finalité de cet anticommunisme est toujours la même : forclore la révolution, diaboliser les luttes de classes et les grèves, faire croire qu’il n’y a pas d’alternative au capitalisme… et le cas échéant justifier la répression contre tous ceux qui contestent l’Europe de Maastricht, construite par le grand capital sur les ruines du camp socialiste.

Cela dit, même si cette UE badigeonnée de bleu, de vert, de rose pâle et de rouge très, très, très clair, se donne pour le fin du fin de la démocratie, les peuples voient de plus en plus clair sur sa vraie couleur : le brun.

Qu’est-ce dont, sinon une Euro-Diktature, que cette « troïka » formée par le FMI, la BCE et la commission de Bruxelles, qui dicte à la Grèce ou à l’Italie la composition de leur gouvernement respectif ?

Qu’est-ce que cette Europe supranationale qui vise les budgets des Etats nationaux avant même que les parlements des dits pays n’aient au moins fait semblant d’en discuter ?

Qu’est donc cette Europe « démocratique » où les noms de Robespierre, de Marx, de Lénine, de Rosa Luxemburg, de Gramsci, sentent le souffre, alors que les très cléricaux et fascisants « pères fondateurs de l’Europe» sont encensés et que la simple idée de consulter le peuple grec par référendum produit un frisson d’horreur généralisé ?

La vengeance des peuples n’est pas moins terrible quand elle se mange froid.

Dans toute l’Europe de l’Est, EXPERIENCE FAITE des deux systèmes, socialiste et capitaliste, les peuples revotent massivement pour ceux qui se réclament du communisme quand ils ont la liberté de le faire : non pas parce qu’ils auraient oublié les défauts des anciens PC des pays de l’Est, mais parce que le bilan catastrophique du capitalisme fait ressortir tout ce qui, sous les régimes précédents, semblait aller de soi : plein emploi, médecine et éducation gratuites et de qualité, quasi-gratuité des logements, rythme « humain » du travail, affirmation de la culture et de la langue nationale, sécurité et dignité générale de l’existence des « petites gens »…

En Europe occidentale aussi, les « petites gens » sont de plus en plus nombreux à comprendre que le capitalisme n’est pas l’issue mais le problème, que le monde était meilleur pour l’ouvrier et l’employée, pour l’institutrice et le paysan, pour l’étudiante et le retraité, quand le camp socialiste était fort, quand les partis communistes de masse n’avaient pas peur de se proclamer marxistes, quand les syndicats se réclamaient fièrement de la lutte des classes et non de la hideuse « construction européenne »…

Alors oui, l’AUTRE ventre est toujours fécond qui, tôt ou tard, enfantera non plus de la Bête immonde du fascisme, mais de l’Oiseau de feu de la Révolution.

Et pour que ce temps couleur cerise revienne vite, aidez le vaillant Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe qui, depuis près de 20 ans, démontre avec ténacité que l’anticommunisme partout et toujours, pave la voie de la pire réaction.


Georges GASTAUD, philosophe, secrétaire du Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe, auteur de « Sagesse de la révolution » (Temps des cerises).

http://www.comite-honecker.org

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=10391

 

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Europe
commenter cet article
10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 12:34

La fin d’une utopie égalitaire ?

Les difficultés du communisme

Vicente ROMANO

 

A la suite de la chute du « socialisme réel » en URSS et dans les pays de l’est, les porte-parole du capitalisme ont clamé aux quatre vents que c’était la fin du communisme, des utopies et jusqu’à celle de l’Histoire. La Révolution d’Octobre 1917 a été une tentative pour établir une société égalitaire et auto-déterminée, une organisation socialiste des rapports humains et de l’économie, ambassadrice de la société communiste du futur.

arton15498-abddd

A la suite de la chute du « socialisme réel » en URSS et dans les pays de l’est, les porte-parole du capitalisme ont clamé aux quatre vents que c’était la fin du communisme, des utopies et jusqu’à celle de l’Histoire. La Révolution d’Octobre 1917 a été une tentative pour établir une société égalitaire et auto-déterminée, une organisation socialiste des rapports humains et de l’économie, ambassadrice de la société communiste du futur.

Les difficultés externes rencontrées par une pareille gageure sont bien connues : agressions militaires, blocus, harcèlement matériel et spirituel, etc. Avec cet effondrement s’est écroulée aussi l’expérience consistant à répartir le travail, l’éducation, la santé, l’alimentation et le logement entre tous.

Cependant, il n’a pas été capable de surmonter ses difficultés internes, c’est-à-dire, le socialisme d’entregent mis en place par une bureaucratie plus intéressée par son propre pouvoir que par le bien-être et l’auto-détermination des populations, par leur émancipation matérielle et spirituelle.

Il semble que Karl Marx ait prévu ce genre de difficultés. Sans presque d’expérience pratique, si ce n’est la brève tentative de La Commune de Paris (18 mars au 18 mai 1871) il écrivait ce qui suit en 1842 : « Nous avons la ferme conviction que ce n’est pas dans l’instauration pratique mais dans le développement théorique des idées communistes qu’est le véritable danger, car les instaurations pratiques, bien qu’elles soient le fait des masses et soient périlleuses, peuvent être contestées par les idées en place [con los cañones ?], mais les idées qui se sont emparées de notre esprit, qui ont conquis notre conviction et en lesquelles notre intellect a forgé notre conscience sont des chaînes auxquelles il n’est pas possible de se soustraire sans avoir le cœur déchiré. » (MEW, I, p ; 108. Souligné par Marx)

Alfonso Sastre, expert en expérimentation du socialisme bureaucratique du XX° siècle s’est heurté au pessimisme et à l’abandon dominants. Ce n’est pas possible, proclamaient de toutes part et dans tous les médias les porte-parole « bien-pensants », et abondamment nourris, du capitalisme. « Abandonnez toute espoir ! » affirmaient-ils en citant Dante (« Lasciate ogni speranz »). Mais Sastre défend l’utopie communiste, c’est-à-dire l’utopie d’une société égalitaire et auto-déterminée. Ce n’est pas qu’elle soit impossible, comme le clament les voix du capital, mais que les uns ou les autres la rendent impossible. Ce n’est pas la même chose une auto-détermination impossible en soi et une impossibilité due aux difficultés rencontrées par les entraves imposées par l’hétéro-détermination.

Tout mouvement d’émancipation, d’auto-détermination économique, politique et culturel qui a eu lieu dans l’Histoire a connu ces difficultés et a été combattu à mort. C’est pour cela que, pour Sartre, le communisme contient « une puissance de libération énorme ».

Hermann Kant, un autre excellent écrivain Allemand, a pris lui aussi une part active dans la construction du socialisme en RDA. Quand il parle des difficultés impliquées par ce projet, il fait référence, par dessus tout, aux difficultés internes. Dans son allocution aux jeunes « Kommen und Gehen » il les prévient que la tâche n’a rien de facile. Ici, il n’y rien, c’est toute une société qui est à transformer ! Avec tout son appareillage matériel et mental : ses moyens de production, de transport, sa nourriture, sa façon de vivre, ses comportements, ses façons de penser et ses habits. Et c’est précisément ce qui est le plus difficile. Entre autre, par exemple, l’habitude de catégoriser et juger les personnes en fonction de leur manière de s’habiller. Ou celle d’adapter l’épaisseur de son porte-documents à celle de ses pairs. Ou bien l’habitude de jouer des coudes pour se frayer un passage. Le petit exploit constitué par l’abandon d’habitudes appelées « jalousie », « indifférence », « goût du pouvoir », « servilité », etc.

Oui, le communisme est bien hors des sentiers battus du système. Il s’intéresse à des choses qui lui sont étrangères. Et toutes ses solutions comportent du travail. Les valeurs qu’il défend sont le contrepoint de celles qui sont en vigueur. Face à l’individualisme régnant, il défend le fait que le bonheur est dans la coopération et la solidarité. Pour lui, le pire des malheurs est la solitude. Il est convaincu que l’autodétermination commence avec la reconnaissance de l’hétéro-détermination. C’est pour cela qu’il appelle voleurs les maires vénaux, blasphémateurs les curés, pyromanes les propriétaires terriens, plaisantins les universitaires qui répriment la pensée critique et qu’il empêche leur accès aux écoles.

Il a subi tout ce qui peut l’être, de la marginalisation et l’humiliation au harcèlement au travail et dans la société. Il a été reconnu comme cause du mal. Et c’est pour cela qu’il vaut mieux ne pas s’en approcher. Certains « bien-pensants », c’est-à-dire bien placés, ont essayé de le convaincre que ses idées sont dépassées, que les inégalités et l’exploitation de l’homme par l’homme font partie de la condition humaine, que c’est quelque chose de naturel. Mais les communistes savent que cette résignation n’est pas satisfaisante, que la vie stimulante est diverse, belle, fraîche… C’est pour cela qu’il ne reconnaît pas comme naturel tout ce qui se présente comme tel, en particulier le bien et le mal. La phrase qui dit que les choses sont et ont toujours été comme ça vient des temps où les êtres humains étaient obligés de dire des bêtises pour sauver leur peau.

Ce que le communiste authentique défend c’est une vie pleine d’aventures, un travail que personne ne voudrait échanger contre un autre, un école dont la fin n’est pas considérée comme un prix à payer. Il souhaite tendre l’oreille aux chuchotements infimes qui annoncent la transformation. Et tremper les nerfs les plus forts pour qu’ils ne se brisent pas quand la terre hurle. Il est capable de dire la vérité à ses amis et a le courage de la dire aussi à ses ennemis ou, si cela arrive, de ne pas dire un seul mot. Par-dessus tout, il est capable de penser.

Oui, loin du caractère totalitaire et oppresseur que lui attribuent de manière intéressée ses détracteurs, le communisme authentique est l’expression maximale de la liberté et de la dignité humaines. C’est l’utopie possible, si facile à comprendre mais si difficile à réaliser.

Vicente Romano

17/12/ 2011

Source : http://insurgente.org/index.php?option=com_content&view=..

http://www.legrandsoir.info/les-difficultes-du-communisme.html

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans International
commenter cet article
10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 12:31

 Le 12 janvier 2012, Roberto FERRARIO, un des porte-paroles du Collectif BELLACIAO, comparaîtra devant le Tribunal Correctionnel d’Auxerre, assisté de son avocate, Maître France WEYL, suite à la plainte en diffamation que M. Mario SANDOVAL a déposée contre plusieurs médias, notamment Marianne2, Mediapart, Le Grand Soir, Courrier International, France Info, El Correo, Calpa...

 

M. Mario SANDOVAL, ancien fonctionnaire de police argentin, poursuit BELLACIAO pour la publication sur notre forum d’un article d’El Correo (sur la base d’un article de Pagina XII) mentionnant ses liens avec l’ancienne junte militaire au pouvoir en Argentine dans les années 70, et le rôle qu’il y aurait joué à cette époque.

Après avoir initialement mis en cause une quarantaine de médias, Mario SANDOVAL décidait de restreindre sa plainte à une douzaine seulement parmi les médias concernés.

M. SANDOVAL avait déjà fait l’objet d’un article du Monde Diplomatique de 2007 sur les soutiens internationaux dont auraient disposé les paramilitaires en Colombie.

C’est donc à la justice française qu’il va revenir de trancher une question qui, dans le contexte argentin actuel de fin de l’amnistie des proches de la junte et de ré-ouverture des dossiers au pénal, peut se révéler d’une grande importance, pour les victimes, pour la justice et pour l’histoire.

Bien-sûr, la question est d’abord juridique : le Collectif, à travers son porte-parole, sera-t-il condamné ou non pour diffamation ?

Nous escomptons bien que non, vous l’imaginez, car nous revendiquons notre bonne foi et n’avoir rien à nous reprocher dans cette affaire.

Par ailleurs, de façon générale, notre position politique sur la diffamation a toujours été claire : cette loi ne devrait pas exister en l’état.

S’il nous semble juste qu’à une diffamation éventuelle soit accordé automatiquement un droit de réponse plein et entier de la personne mise en cause (dont le refus lui, serait l’objet d’une sanction) dans les colonnes du média concerné directement, ou indirectement (comme c’est notre cas en l’espèce), cette loi ne devrait pas pouvoir permettre à certains de masquer leurs forfaits, comme c’est malheureusement trop souvent le cas.

Cette loi ne devrait pas pouvoir servir aux règlements de comptes politiques, elle ne devrait pas pouvoir servir à museler la liberté d’expression ni le travail des journalistes ou l’activité de syndicalistes ou de sites militants indépendants.

Au-delà de la question de notre responsabilité juridique, c’est aussi une question politique que pose cette affaire, au-delà même du contexte argentin spécifique. C’est une question susceptible d’avoir un rayonnement international qui sera décidée sur le fond : les faits imputés à Mario SANDOVAL dans l’article incriminé sont-ils vrais ou faux ? Sont-ils vraisemblables ? Existe-t-il ou non des éléments matériels, historiques... qui pouvaient amener à penser que l’article d’El Correo n’était pas diffamatoire ? Qui est Mario SANDOVAL ?...

 

Le Collectif BELLACIAO soutient évidemment entièrement son porte-parole, Roberto FERRARIO, dans cette nouvelle poursuite et vous tiendra au courant des développements de cette affaire.

Chers amis et camarades, nous vous remercions par avance de tous les soutiens, politiques, moraux et financiers, que vous nous apporterez dans ce nouveau procès, comme vous nous soutenez depuis bientôt dix ans.

 

HASTA LA VICTORIA SIEMPRE !

 

#Sandoval #Argentine #Diffamation #Bellaciao

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article124108

 

Repost 0
10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 12:30

Hier, dimanche 6 janvier, sept militants communistes qui vendaient tranquillement l'Humanité Dimanche ont subi un contrôle de police, rue Rambuteau, pour « trouble à l'ordre public ». Parmi eux, Evelyne Zarka, adjointe au maire du 4ème arrondissement de Paris depuis 2001. Les trois policiers, venus, selon leurs dires, suite à un signalement de vidéosurveillance, ont procédé à des contrôles d'identité, et ont arraché les affiches collées au scotch. Vous trouverez ci-joint le communiqué de Ian Brossat, président du Groupe Communiste et élus du Parti de Gauche au Conseil de Paris.

Cette atteinte à la liberté d'expression est grave et inadmissible. Elle s'inscrit dans une longue série d'atteintes à la démocratie, de pressions organisées sur les militants syndicaux et politiques, qui n'ont cessé de se renforcer tout au long du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Déjà en 2007, notre camarade Lounis Ibadioune du 18e arrondissement de Paris avait été poursuivi pour avoir vendu l’Humanité Dimanche à la criée, sur un marché et avait été relaxé en 2009 grâce à une mobilisation exceptionnelle.

Notre mobilisation doit être totale pour que de telles dérives anti-démocratiques ne se reproduisent plus. Aussi, nous appelons à un grand rassemblement de riposte dimanche 15 janvier prochain à 10h30 au métro Rambuteau, 3eme arrondissement


Igor Zamichiei, secrétaire de la Fédération de Paris du PCF

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Appels
commenter cet article
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 21:36

le 14 décembre 2011

Section CGT Finances publiques Charente-Maritime

Camarades,

Je voudrais ici vous dire quelques mots de ce qui fait notre métier, mais qui est aussi un des principaux enjeux des débats de société en cours et de ceux qui vont avoir lieu en 2012, à savoir la fiscalité, puisque notre syndicat des Finances publiques regroupe aujourd'hui les deux anciennes administrations des impôts et du trésor public.

Il ne s'agit pas ici de vous expliquer le détail technique ce que nous faisons, mais de donner aux camarades quelques informations et quelques arguments sur la réalité de la fiscalité dans ce pays.

Avec la crise, que tous les défenseurs du capital appellent « la crise de la dette », la question du budget devient centrale, et c'est aussi la question du rôle de l'État dans l'économie, et de la nature de classe de l'État, c’est‑à‑dire de : au service de quelle classe sociale est cet Etat ? Parce que ce que les différents gouvernements cherchent à faire, c'est sauver le capital financier en faisant payer les travailleurs, sous une forme ou sous une autre. Quant à nous, notre syndicat l'a dit et nous le répétons : « Cette dette n'est pas la nôtre, cette crise n'est pas la nôtre, nous ne paierons pas leurs dettes ». Car en effet, cette crise c'est celle de l'ensemble du système capitaliste, et la politique des différents gouvernements, crise ou pas crise, consiste toujours à transférer les richesses du travail vers le capital, et à faire payer les dettes par les travailleurs.

Ici intervient la fiscalité, c'est à dire les ressources de l'État, que notre administration est chargée d'asseoir, d'encaisser et de contrôler.

Ce qu'il faut dire tout d'abord, c'est que quand on parle des « impôts », on pense le plus souvent à l'impôt sur le revenu. Or il faut préciser tout de suite que l'impôt sur le revenu, qui est sans doute (dans son principe) le plus juste des impôts (parce que progressif : plus le revenu est élevé, plus le taux de prélèvement est important), ne représente (en 2010) que 52 milliards d'Euros, soit 12 % des recettes fiscales, alors que la CSG, qui est beaucoup plus injuste puisque proportionnel et non progressif représente 94 milliards d'Euros, soit 22 % des recettes fiscales.

Mais je voudrais surtout souligner que la majeure partie des impôts que vous payez, ce n'est pas à la perception que vous les payez, c'est au supermarché et à la pompe à essence, avec la TVA et la TIPP (Taxe intérieure sur les produits pétroliers), qui représentent 52 % des recettes fiscales avec 224 milliards d'Euros. Or les taxes sur la consommation sont les plus injustes qui soient. Pourquoi ? Parce que plus vous êtes pauvres plus grande est la part de votre revenu que vous dépensez en consommation, donc plus grande est la part des droits indirects que vous payez. Par exemple, si vous dépensez la totalité de ce que vous gagnez, 100 %, la TVA représentera environ 13 % de votre revenu (en gros pour un salaire de 1000 Euros nets vous allez payer sans même vous en apercevoir 130 Euros de TVA chaque mois). En revanche si vous gagnez 10 000 Euros par mois et que vous n'en dépensez que 30 %, vous paierez 390 Euros de TVA, soit seulement 3,9 % de taxes.

Autrement dit, avec la TVA, plus vous gagnez au moins vous êtes taxé, parce que plus vous gagnez, au moins vous dépensez. Au sommet de la pyramide des revenus, ce n'est plus du salaire que vous recevez mais du capital, que vous allez d'ailleurs « réinvestir » effectivement comme du capital. En fait, on peut dire que la TVA est un impôt qui frappe surtout les plus pauvres et que plus vous êtes pauvres plus vous payez. N'oubliez pas : lorsque vous entendez parler de « TVA sociale », c'est « TVA antisociale » qu'il faut entendre.

  La TVA c'est la Gabelle de notre temps.

  Maintenant, je voudrais dire un mot d'un autre impôt, qui, là encore, montre bien le caractère de classe de la fiscalité et de l'État. Je veux parler de l'ISF, l'« impôt de solidarité sur la fortune ».

Pendant les vacances, en juillet 2011, Sarkozy a fait voter une première loi de finances rectificative pour 2012, qui montrait bien que la rigueur, ce n'est pas pour tout le monde. D'ailleurs, la rigueur c'était pour septembre, dans la 2ème LFR et là il s'agissait de s'en prendre aux salariés. Donc, en juillet Sarkozy a « réformé » l'ISF en utilisant le prétexte de la suppression du « bouclier fiscal ». En fait, l'impôt sur la fortune a été totalement vidé de sa substance, et pour tout dire, quasiment réduit à néant.

  Les plus riches (patrimoine supérieur à 16 790 000 Euros) supportaient jusqu'en 2010, un taux marginal de 1,80 %. À compter de 2012, ils ne paieront plus que 0,5 %. Autrement dit leur ISF sera divisé par plus de trois. Les 560 000 contribuables, qui, en 2010 payaient l'ISF voient en 2011 et 2012, leur nombre divisé par deux. Ils sont moins de 300 000. La prétendue contrepartie de la suppression du « bouclier fiscal » n’est qu’un leurre en réalité. Il n’y a absolument pas égalité entre les « deux plateaux » de la balance. L’ISF représentait (en 2010) 4,1 milliards d’euros (plus de 560 000 contribuables), contre 679 millions pour le « bouclier » (19 000 bénéficiaires), soit un  rapport de un à six en valeur et de un à trente pour le nombre de « foyers » concernés. La suppression du « bouclier » apparaît donc comme un prétexte pour en finir avec l’ISF. D'autant plus que le « bouclier » ne disparaîtra en fait qu'en 2013.

Depuis quatre ans nous avons subi une politique fiscale tout entière dirigée pour favoriser les plus riches, la fortune et le capital.

Dès son élection, Sarkozy a abaissé très fortement les droits de succession (Coût : 6,6 milliards d'euros depuis 2007), sous prétexte de loi dite « TEPA » (la mal-nommée : « Travail, Emploi, Pouvoir d’Achat », car de travail et d’emploi il n’y en eut pas, et de pouvoir d’achat, ce ne fut que celui des plus fortunés qui fut favorisé). Et ceci était applicable dès la date de l’élection de sa majesté, pour que ses favoris n’oublient pas à qui ils le devaient.

  Comment s’en étonner de la part d’un président qui s’est fait élire en clamant dans ses meetings électoraux : « Je ne conçois pas qu’il puisse exister un impôt sur les héritages ».

  Et tout est allé à l'avenant depuis quatre ans :

  • Réduction de la TVA des bars et restaurants de 19,6 % à 5,5 %. Coût : 3 milliards d’euros par an. Résultat nul sur les prix et l’emploi, mais augmentation considérable des marges bénéficiaires de ces professions déjà largement juteuses, une des clientèles électorales favorites de la droite.
  • Suppression de la Taxe professionnelle, payée par les entreprises, coût pour le budget de l’État : 5 milliards d’euros.
  • Nombreux coups de hache dans l’ISF, à commencer par la réduction d’impôt pour « investissements dans les PME » (75 % des sommes investies en réduction d’impôt à l’ISF !), sachant que l’immense majorité des redevables ISF sont ou ont été des capitalistes (qu’ils peuvent donc « investir » dans leur propre entreprise), et que les sommes investies sont elles-mêmes exonérées d’ISF. Coût : 840 millions d’euros en 2010.

Au total de tous ces cadeaux concédés depuis 2007 aux classes possédantes, ce sont près de 23 milliards d’euros qui ont été perdus par le Budget de l’État, mais pas « perdus pour tout le monde », en tout cas pour les profits et les revenus des plus riches.

Mais cette politique fiscale s'en est prise, dans le même temps, et avec la plus grande brutalité, au plus démunis :

  • En 2010 la demi-part supplémentaire d’impôt sur le revenu pour les personnes seules ayant élevé des enfants imposés séparément, a été supprimée. Nombre de personnes âgées, souvent des femmes retraitées, autrefois « non-imposables » se sont de ce fait retrouvées à devoir acquitter l’Impôt sur le Revenu, la CSG et les impôts locaux au taux plein, et ont perdu nombre d'avantages sociaux qui leur permettaient de survivre.
  • On peut aussi citer la suppression de l’abattement de 10 % sur les pensions et retraites qui frappe les vieux travailleurs.
  • De même, l'introduction du RSA (à la place du RMI) n’exonère plus automatiquement les allocataires du paiement de la taxe d’habitation.

Car s’agissant des impôts des pauvres, il n’y a plus ni cadeaux ni réductions, mais « chasse aux niches fiscales » (à croire qu’ils ont tellement l’habitude de nous traiter comme des chiens que les mots les trahissent). En fait de « niches », ce sont le plus souvent autant de mesures redistributives à l’avantage des foyers modestes, voire des catégories les plus défavorisés, qui sont ainsi annulées.

  En conclusion, je dirais que sous l'actuelle présidence le déficit budgétaire a augmenté de 40 %, avec pour conséquence de transférer encore plus largement la richesse produite des salariés vers les plus riches. Et maintenant on veut faire payer ce même déficit par les salariés et les catégories les plus modestes. Nous devons donc, plus que jamais réaffirmer :

  « Cette crise n'est pas notre crise. Cette dette n'est pas notre dette, nous ne paierons pas pour elle ».

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Syndicalisme
commenter cet article
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 21:30

De : Gérard Filoche

vendredi 6 janvier 2012

 

L’information a été annoncée dans Les Echos  : « Hollande ajournerait la fusion entre la CSG et l’impôt sur le revenu ». Puis, elle a été partiellement démentie par l’intéressé. Beaucoup n’y comprennent rien –parce que ce débat n’a jamais été mené.

Dans l’entourage de François Hollande se trouvent des partisans acharnés de la fusion entre l’impôt sur le revenu et la Contribution sociale généralisée (CSG) . Mais d’autres sont plus réalistes et raisonnables. Est-ce ce qui a émergé à travers un démenti et une rectification prudente ? Sans doute.

Certains croient que cette mesure concerne seulement le prélèvement à la source de l’impôt. Mais dans ce cas, que veut dire « la source » ? La seule feuille de paie ou chaque transaction financière ?

D’autres pensent qu’il s’agit de « fiscaliser les cotisations sociales ». Dans ce cas, il s’agit de rompre avec la protection sociale assise et garantie par le travail, et de l’étatiser, de l’assimiler à l’impôt. Ce n’est pas une mince affaire. C’est une vraie rupture avec l’organisation sociale française telle qu’elle existe depuis 1945 et le programme du Conseil national de la résistance.

Enfin, il y a ceux qui pensent qu’il faut diminuer le « coût du travail » et qui, pressionnés par les idées néolibérales, veulent, comme le Medef et les sarkoystes, supprimer les cotisations sociales sur le salaire brut : c’est un peu le même raisonnement qui aboutit à une « TVA sociale ».

Tout ça se mélange dans les majorités différentes qui ont fait entrer cela dans les programmes du PS depuis... au moins une quinzaine d’années. C’est un peu comme un serpent de mer géant qu’on voit et qu’on ne voit plus apparaître selon les périodes. Dès la Gauche socialiste (de 1995 à 2002), je me suis opposé politiquement à cela avec tous nos amis de la revue Démocratie & Socialisme (D&S).

Il existe une sorte de lobbying que j’ai observé, venu surtout des gens de Bercy et qui s’exerce dans tous les courants et sensibilités, même au sein de la Gauche socialiste, favorable à la fusion CGS/impôts, parfois même en faveur de la fusion impôt et cotisations sociales. (Même Benoît Hamon et Henri Emmanuelli défendent, à ma connaissance, ce projet, d’ailleurs inclus contre mon gré et celui de D&S, dans le texte d’Un monde avance au congrès de Reims.)

Il paraît qu’il y a, dans les placards de Bercy, des projets détaillés tout prêts pour cette gigantesque opération et que chaque gouvernement... y a renoncé devant l’énormité du choc social qu’ils induiraient.

Je me souviens encore avoir voulu amender, en vain, le dernier projet présidentiel le 1er juillet 2006, à Solférino, au Bureau national, pour retirer ce type de projet (je n’avais réussi ce jour-là qu’à faire enlever la « retraite à la carte » et à rétablir la retraite à 60 ans).

Je me souviens qu’à la coupure, dans la cour de Solférino, DSK était venu me voir, en personne, à part, pour me dire, dans le creux de l’oreille, que « j’avais raison, que j’avais les pieds sur terre, qu’il ne comprenait pas pourquoi tout le monde reprenait cette idée à la direction du PS, que jamais cela ne se ferait, ils sont fous, c’est trop énorme ».

Je me souviens aussi, en mars 2010, de l’interview de François Chérèque sur France inter, expliquant au nom de la CFDT pourquoi il était totalement contre, lui aussi, un tel projet. Et, en fait, TOUS les syndicats sont contre, quasi à 100%, ce qui s’explique, car il s’agit de la mort de la protection sociale basée sur le travail.

Je me rappelle aussi, au Nouveau parti socialiste (NPS), d’un court débat en 2003 avec Jérôme Cahuzac qui écarquillait les yeux d’effroi lorsque je défendais cette thèse devant Vincent Peillon et Arnaud Montebourg et cela ne me surprend pas de le voir monter au créneau aujourd’hui pour démentir en premier l’information des Echos.

En effet, il y a de quoi réfléchir pour qui ouvre les yeux. La fusion impôt sur le revenu / CSG est carrément une forme possible de contre-révolution, de réaction sans précédent, et ce, quelles que soient les bonnes intentions dont elle se pare. Car en France, et c’est une excellente chose, nous avons DEUX budgets. Pour faire court, l’un est celui de l’Etat, avec 320 milliards d’impôts (quand Sarkozy ne baisse pas trop les recettes pour nous endetter !). L’autre est celui de toute la protection sociale, en gros, avec 450 milliards de cotisations qui rentrent (quand Sarkozy ne bloque pas trop nos salaires et ne fait pas trop de cadeaux aux patrons sous forme d’exonérations).

Le premier budget, celui de l’Etat, n’est « pas pré-affecté », le Parlement décide chaque année « combien » il donne à l’école ou aux prisons, aux hôpitaux ou aux casernes.

Le second budget est « pré-affecté », les cotisations sont recueillies spécialement pour le chômage, la maladie, les accidents du travail, le logement, les familles nombreuses, la retraite. Il est impossible constitutionnellement d’user de ce second budget, par exemple, pour faire la guerre en Afghanistan. La CSG est une contribution dont le Conseil constitutionnel a décidé qu’elle était pré-affectée aux caisses sociales.

C’est bien, même excellent, que nos cotisations sociales soient ainsi « à l’abri ». Pour le coup c’est une « règle d’or » saine. Il ne s’agit pas de « prélèvements obligatoires » mais de « prélèvements volontaires » d’une partie des salaires mutualisée, mise dans un pot commun et redistribuée à chacun selon ses besoins, c’est une chose magnifique, un bonheur. Ça ne fonctionne pas à ce jour comme l’impôt. Et c’est tant mieux. Fusionner les deux, c’était un énorme risque, celui d’affaiblir la protection sociale, de passer sur l’impôt ce qui est lié et assuré par le travail, par le bulletin de paie, dans le salaire brut.

Protégeons nos caisses sociales !

Oui, il faut que la protection sociale reste payée en direct avec le salaire. C’est du sûr, c’est du salaire brut, solide, direct ou différé, ça ne passe pas par des aléas de vote ou de fonds de pension. D’ailleurs, la fameuse « dette » sur la protection sociale, elle, n’est que de 10,5% (soit 45 milliards sur un budget de 450 milliards) tandis que 78,5% du reste de la dette relève des choix de l’Etat, soit environ 1500 milliards sur un budget de 320 milliards.

Ne mélangez pas les torchons et les serviettes, cela ne desservirait que la protection sociale.

Les offensives au sein du PS pour fusionner impôt et CSG/cotisations sociales sous prétexte de « prélever à la source » ont surtout été celles des courants droitiers lobbies de Bercy, Gracques et Valls, obsédés par la séparation de la protection sociale et du salaire pour baisser le fameux « coût du travail » (sic). Ils croient que la baisse du coût du travail est la solution au chômage, au libre-échange et commerce extérieur, etc... un peu comme les néolibéraux le croient. Valls, plus droitier que d’autres, en avait tiré la logique : il souhaitait baisser les cotisations sociales et les remplacer par la « TVA sociale », une méthode également rêvée par le Medef pour baisser le salaire brut et que Sarkozy veut désormais mettre en œuvre en essayant de diviser.

Reste à être logique mais autrement : pour assurer la défense du salaire brut (réapprenons à 24 millions de salariés à relire leur feuille de paie, car c’est elle qui va être attaquée), il faut enlever au Parlement la caricature de débat qu’est, tous les ans, l’adoption cynique de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS). Il faut aussi rendre des caisses sociales aux syndicats la sérieuse et responsable gestion du salaire brut, en organisant des élections tous les cinq ans, jumelant prud’hommes et élections sociales. Nous devons donc abroger les ordonnances de Pompidou de 1965 et ce qui reste de la loi Juppé de 1995. C’est le retour au contrôle légitime par les salariés de la partie mutualisée de leur salaire. Une vraie révolution, un vrai progrès.

En même temps qu’on va hausser les salaires, on remettra du même coup à flots les caisses de protection sociale, car c’est le blocage des salaires qui les met en difficulté. On restaurera une protection sociale démocratique non étatisée. Pourquoi les libéraux qui veulent toujours moins d’Etat sont-ils aussi acharnés à « étatiser » la Sécu ? Il faut baisser le coût du capital, pas du travail. Il faut déplaire aux banques et aux officines de notation, et non pas devancer leurs ordres.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?page=article_txt&id_article=124024

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Entretiens
commenter cet article