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Quelques conférences

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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 10:49

Editorial du n°15 de l’Anti-Casse

Le premier tour des élections présidentielles a rendu son verdict : Macron et Le Pen seront au second tour pour briguer la Présidence de la République. C’est une catastrophe pour tous les travailleurs.
Malgré un excellent résultat de Jean-Luc Mélenchon, démontrant une augmentation importante du nombre de citoyens désirant rejeter un système politique et social inique et à bout de souffle, c’est pourtant le camp des pires ennemis des travailleurs qui arrive en tête.


Dans un communiqué, la CGT a déclaré que les résultats du premier tour « sont les résultats des politiques libérales, des lois régressives, des remises en cause des droits, comme des renoncements des gouvernements successifs à œuvrer véritablement pour la justice sociale et la réponse aux besoins sociaux et environnementaux. » Ajoutons que ce sont aussi les résultats d’une manipulation médiatique orchestrée directement ou avec l’appui des politiciens de l’Etat par le grand patronat qui possède la quasi-totalité des journaux, des radios et des télévisions. La campagne de Macron a été conçue et s’est déroulée comme une véritable opération de marketing, une opération publicitaire pour vendre la soupe concoctée par les riches et les puissants.
Marine Le Pen, quant à elle, a su revoir totalement depuis quelques années sa politique de communication afin de gommer les aspects nauséabonds de son parti, le but étant bien sûr de le rendre plus présentable. Elle a su mettre l’accent sur des thèmes sociaux, copiés essentiellement sur la CGT, comme la retraite à 60 ans ou la hausse des petits salaires. Des mesures qui ont pu attirer un certain nombre d’électeurs issus des couches les plus populaires. Mais aussi des mesures qui masquent le fond même du programme du FN, qui est un programme d’asservissement massif des citoyens en général, et des travailleurs en particulier.


Les travailleurs sont supposés choisir entre Macron et Le Pen. Bien évidemment il s’agit d’un faux choix : comment choisir entre la peste et la vérole ? Si comme l’a déclaré la CGT « pas une voix ne doit aller au Front National », Macron n’est pas non plus le rempart des travailleurs contre le Front National. Tout comme celle du FN, la politique prônée par Macron (la même en fait que celle qui a été appliquée par les différents gouvernements depuis de nombreuses décennies – la même, mais en plus « sauvage » vis-à-vis des citoyens) repose sur l’exploitation accrue des travailleurs assortie d’une politique de division des citoyens. L’élection de Macron ouvrira un peu plus la voie au FN, les mêmes causes (la politique de libéralisme économique) produisant les mêmes effets (la montée du FN grâce au ressentiment des laissés pour compte, de plus en plus nombreux, du libéralisme économique). Si Le Pen est élue, son programme est lui aussi basé sur le libéralisme économique. Dans les deux cas ce sont les travailleurs qui paieront encore plus l’addition et leur situation ne fera que s’aggraver.


Pour ce second tour des élections présidentielles si, répétons-le, « pas une voix ne doit aller au Front National », le bulletin de vote n’est pas pour autant un recours pour protéger les citoyens des dangers qui les guettent. 


Dans peu de temps auront lieu les élections législatives. Une occasion pour le camp des travailleurs d’envoyer à l’Assemblée Nationale des députés qui les soutiennent.


Mais que ce soit Macron ou que ce soit Le Pen qui remporte l’élection présidentielle, les travailleurs en particulier et les citoyens en général n’auront d’autre solution que de se mobiliser et de se défendre dans la rue.

 

Bernard Giusti
Secrétaire Général Adjoint CGT Cochin

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 14:47

 

dimanche 16 avril 2017 par Bernard Giusti Secrétaire Général Adjoint

  «  Les élections à venir se déroulent dans un climat exacerbé de crise sociale, politique, institutionnelle et morale. Affaires, petits arrangements et petits cadeaux entre amis, mépris des engagements et de la parole donnée, mensonges à répétition, coups bas, candidats médiatiques fabriqués de toutes pièces par les puissances d’argent… tout cela témoigne de la faillite de ceux qui gouvernent depuis des années et de l’état de pourrissement préoccupant dans lequel ils ont plongé le pays.  »(1) Beaucoup de nos concitoyens sont consternés et écœurés par le spectacle que nous offrent la quasi-totalité des politiciens. Beaucoup restent dans l’incertitude de leur choix à quelques jours des élections présidentielles. 
  Après des décennies de libéraux au pouvoir (droite ou PS) les travailleurs ont vu leurs droits disparaître progressivement au profit du pouvoir des patrons, leur pouvoir d’achat s’amenuiser d’année en année, leur vie se précariser de plus en plus. Et aujourd’hui, ces travailleurs se demandent d’où viendra la solution pour eux et leurs familles. 
  Car sur le fond, comme le rappelait Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT, tous ces candidats sont déconnectés de la réalité du monde du travail. Il suffit pour s’en rendre compte de voir ce qu’ils disent des fonctionnaires en général (d’après eux, en gros, des fainéants trop payés), et en particulier des fonctionnaires des hôpitaux (toujours d’après eux, trop nombreux et ne travaillant pas assez…). 


  En réalité, le choix pour les travailleurs est très réduit. De Hamon à Le Pen, en passant bien sûr par Macron et Fillon, tous sont des candidats soutenus par le patronat et la finance, tous sont des serviteurs du capitalisme (libéraux, néo-libéraux, ultra-libéraux, « national-libéraux »…), c’est-à-dire des candidats dont le but, une fois parvenus au pouvoir, sera de réduire les droits des travailleurs (et des citoyens en général), afin de mieux passer des lois permettant aux plus riches de s’enrichir en appauvrissant encore plus les travailleurs, des lois mettant les travailleurs à la merci des employeurs et des petits chefs (comme la Loi Macron, la Loi Travail ou le Plan Hirsch par exemple). 

Tous parlent de nous faire travailler plus longtemps en allongeant l’âge de la retraite, d’augmenter le temps de travail quotidien sans changement de salaire (ce qui revient donc à baisser nos salaires), bref, tous préconisent de nous exploiter encore plus, au plus grand bénéfice des patrons et des actionnaires (ce qui pour nous dans les hôpitaux passe aussi par la privatisation accrue des services publics).


  Pour certains travailleurs, le Front National de Marine Le Pen semble un recours possible, ou tout au moins une façon d’exprimer leur écœurement et leur ras-le-bol. Il est vrai que Marine Le Pen et ses collaborateurs ont soigneusement travaillé ces dernières années leur image de marque et leur communication. Dans la boutique FN, cette avocate issue d’une famille très riche a su afficher un discours (copié sur la CGT) sur les salaires ou la retraite à 60 ans par exemple, mais Gattaz et le Medef sont dans l’arrière-boutique… « Le Pen porte, derrière son discours « populaire » de façade, l’intérêt des puissants à diviser les travailleurs en fonction de leur origine et son slogan « La France en ordre » sonne de manière lugubre voire fasciste tandis que ce « parti de l’ordre » qui se présente comme le parti qui veut renverser l’ordre établi… est invité par le Medef à venir présenter son programme, certifié 100% libéral.  »(1) Outre la collusion évidente entre le FN et le patronat, Marine Le Pen, malgré les apparences médiatiques qu’elle se donne, n’a pas renoncé à rétablir en France un régime basé sur le modèle de celui de Pétain, dont les premières mesures furent de supprimer les libertés individuelles et syndicales et de promulguer des lois racistes… Si elle parvient au pouvoir, elle pourra utiliser pour ce faire l’état d’urgence mis en place par Hollande.
  

  « Fillon et Macron représentent directement, avec quelques nuances de teinte, le programme de l’euro-patronat : menaces sur les syndicats, sur le droit du travail (aggravation de la loi El Khomri, suppression de la durée légale nationale du travail, fin des statuts et des conventions collectives,« ubérisation générale »), sur la santé et la Sécu (privatisation), les retraites (retraites individuelles par points, recul de l’âge de la retraite et nouvel affaiblissement des pensions), la fonction publique et les services publics (- 120 000 fonctionnaires pour l’un, - 500 000 pour un autre, qui dit mieux ?), nouveaux cadeaux géants pour le patronat, destruction des diplômes nationaux, marche à une Europe renforcée réduisant à rien les souverainetés populaires… »(1)
  

  Quant à Hamon, « [il] représente les lambeaux d’un PS en voie d’explosion, et il ressert comme à chaque élection les vieux plats ressassés depuis 30 ans par [le PS], lui qui a été ministre de Hollande et a voté tous les budgets depuis 2012, […] qui ne veut même pas abroger la loi travail et qui [réclame] l’augmentation des dépenses militaires et l’arrimage renforcé de la France au sein de l’Union Européenne et de l’OTAN, via notamment un nouveau parlement de la zone euro, c’est-à-dire de nouvelles modalités de transfert de souveraineté ! »(1)


  Le Pen et Fillon ont puisé dans de l’argent public (Le Pen au Parlement Européen, et Fillon un peu partout), Macron c’est le banquier qui demande aux citoyens de lui signer un chèque en blanc (vous signeriez, vous, un chèque en blanc à votre banquier qui vous dirait : « signez, on verra après » ?), quant à Hamon, c’est avant tout l’homme du PS, donc d’un parti massivement aux ordres du patronat.

  Dans tous les cas, les travailleurs auront tout à redouter de ces candidats
 

  Parmi les candidats potentiellement éligibles, seul Mélenchon se positionne sur un programme qui prend en compte les difficultés des travailleurs dans l’exercice de leurs professions, qui prend en compte les difficultés des familles à joindre les deux bouts, bref, qui se positionne sur un programme visant avant tout le bien public et non pas les intérêts particuliers des grands groupes financiers et patronaux. Certes, pour les travailleurs son programme comprend certains points qui le mettront face à ses contradictions. Mais dans l’ensemble sa ligne directrice est celle qui permettra le mieux aux travailleurs de défendre leurs droits et leurs acquis, et de tenir la dragée haute au patronat. Et voter Mélenchon, dans un système politique dominé par les puissances de l’argent, reste le seul moyen de ne pas laisser le champ libre aux pires ennemis des travailleurs et de la démocratie.
D’ailleurs, pour s’en convaincre, il suffit de voir avec quelle hargne les médias s’en sont pris à Mélenchon dès lors qu’il est apparu qu’il avait une chance d’être au deuxième tour des présidentielles ! Les patrons et la finance ne s’y trompent pas : leur ennemi, c’est Mélenchon !
  

 L’élection d’un Président de la République n’est pas une fin en soi, ni la solution aux nombreuses difficultés endurées par les travailleurs. Derrière l’élection présidentielle se profilent les élections législatives, et quel que soit le (ou la) président élu il n’est pas certain qu’il disposera d’une majorité parlementaire pour mener sa politique. 
  Mais en tout état de cause, 
quel que soit le résultat des présidentielles, c’est dans la rue, dans les entreprises et dans les services publics que les travailleurs devront faire entendre leur voix et imposer un partage équitable des richesses. Comme en 1936, 1945 ou 1968, les grandes conquêtes sociales, le maintien et le développement de nos grands acquis ou de nouvelles conquêtes ne résulteront pas seulement de l’accès au pouvoir d’un candidat porteur d’une véritable politique alternative. Elles résulteront de la mobilisation générale des travailleurs et de leur détermination à imposer leurs droits : droit au travail, droit à une vie décente, à des salaires décents, à un avenir décent pour leurs enfants, à une retraite décente pour leurs parents, à des services publics gratuits et de qualité, etc., toutes choses qui seraient possibles sans les actionnaires et les grands patrons qui puisent dans les caisses pour leur seul profit et appauvrissent la population.

  Comme travailleurs gardons en tête que notre mobilisation et notre détermination doivent être permanentes et qu’elles ne cesseront pas après les élections.
 

La CGT Cochin, quant à elle sera toujours au rendez-vous, aux côtés de ceux qui souffrent et qui luttent. 
La CGT Cochin sera toujours aux côtés de tous ceux qui militent pour une société plus juste.

Bernard Giusti
Secrétaire Général Adjoint CGT Cochin

 

(1) Front Syndical de Classe

http://www.cgtcochin.fr/Elections-Presidentielles-quels.html​​​​​​​

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 19:28
 

Les médias annoncent à grand renfort de superlatifs et d'insistance -et ce n'est sans doute qu'un début- que la CFDT est devenue le premier syndicat du pays devant la CGT : renversement historique, victoire, choc, changement démocratique , séisme, chute finale… les mots manquent à la presse aux ordres pour se réjouir.

Pourtant, sur près de 6 millions de suffrages, seulement 80.000 voix séparent les 2 confédérations.
Sur les suffrages exprimés, soit plus de 60 % du corps électoral concerné la CFDT obtient 26, 38 % et la CGT 24, 86.
En 2013 les scores respectifs étaient de 26 % contre 26,77 % pour la CGT.

L'écart demeure donc faible et sur le total cumulé public/privé la CGT est toujours en tête comme dans les Très Petites Entreprises récemment.

Cette inversion du rapport de force dans le secteur privé et les grandes entreprises étaient annoncée et souhaitée de manière répétitive et lancinante depuis longtemps, par tous les médias au service de la collaboration de classe tel Les Echos, le Monde, Libération et tout l'establishment de droite et PS, gouvernement Valls/Hollande/El Khomri en tête.
Ils vont donc utiliser en grand ce résultat pour prétendre que les travailleurs ont fait le choix de la collaboration de classe, du dialogue social, de l'esprit de compromis pour ne pas dire de compromission !

Et tenter ainsi de peser sur les orientations de la CGT elle même en faveur des forces réformistes internes en prétendant que c'est ce qui demeure de sa culture de combat qui est responsable de ces résultats.
Il s'agit donc de créer l'événement par un matraquage médiatique à des fins proprement politiques afin d'aller beaucoup plus loin encore dans un processus de « pacification sociale » et d'imposer la domination d'un syndicalisme de renoncement !

Cela ne doit pas nous empêcher de nous interroger sur les résultats en recul de la CGT, surtout quand on les compare à ce qu'ils pouvaient être il y a 30 ou 40 ans où la CGT représentait en gros la moitié des suffrages.

Quelles causes au recul de la CGT dans le privé?

Philippe Martinez dans sa réaction attribue ce recul principalement à un déficit d'implantation en soulignant par ailleurs avec juste raison que les commentateurs ne devraient pas en tirer trop vite la conclusion d'une prise de distance avec l'attitude combative de la CGT durant le conflit contre la loi El Khomri.
Les résultats électoraux récents chez RTE comme l'échec du scandaleux referendum du personnel déclenché par la CFDT et la CFE-CGC en attestent.
Mais incontestablement, d'autres éléments doivent être pris en compte sur le long et moyen terme comme la politique de désindustrialisation massive, la destruction de pans entiers de l'économie comme le textile, la sidérurgie, la disparition de lieux de rassemblement importants de travailleurs où la CGT avait une forte influence, enfin, la politique d'intimidation, de répression et de discrimination à l'encontre des militants mise en œuvre par le MEDEF et qui a connu une accélération ces derniers temps sous le pouvoir PS.

Néanmoins, d'autres évolutions de fond sont en jeu. En particulier, les réorientations imprimées ces 20 dernières années par Louis Viannet et amplifiées par Bernard Thibault ne peuvent être ignorées.
L'adhésion à la CES, l'insertion dans le dialogue social, le syndicalisme rassemblé et les rapports privilégiés avec la CFDT à contrario des traits historiques qui marquent en profondeur le syndicalisme CGT ont affaibli la capacité d'intervention et de conviction de l'organisation.
Et désorienté plus d'un militant !
Cela dans une période marquée par l'aggravation de la crise du capitalisme, l'incapacité à distribuer quelque grain à moudre que ce soit et la remise en cause de tous les conquis issus de la Libération.

Pour une organisation syndicale se réclamant du syndicalisme de classe et de masse, en charge de la double besogne du mouvement d'émancipation des travailleurs la recherche de l'unité ne peut se faire que sur la base des revendications des travailleurs et de leurs intérêts et pas au prix de l'affadissement de son programme et de ses objectifs.

Et plus que jamais dans la profonde crise que nous traversons, l'indispensable travail syndical quotidien au plus près des intérêts et des aspirations des travailleurs dans leur diversité ne peut être séparé de la lutte pour un changement radical de société.

Car comment séparer par exemple, la lutte contre la loi travail, la lutte contre le dumping social, les délocalisations de la lutte contre la construction européenne et ses traités qui organisent la mise en concurrence systématique des travailleurs, l'écrasement des salaires, la désindustrialisation … ?

A un moment où de plus en plus de salariés et les classes populaires se montrent extrêmement critiques à l'égard de l'UE, cessons d'entretenir la mortelle illusion d'une Europe social.
Laissons résolument à la CFDT l'abandon de la lutte et l'approbation du MEDEF !

C'est en défendant l'intérêt réel des travailleurs, l'intérêt de classe, en liant la défense quotidienne des conquis et la lutte pour le changement de société que la CGT a été la plus puissante et la plus utile à la classe ouvrière. 
Aujourd'hui comme hier, plus que jamais donc tout doit être mis en œuvre pour renforcer la CGT et son influence chez les travailleurs, les précaires, les sans emploi en s'appuyant sur la combativité de nombreuses bases syndicales pour mettre à nouveau en cohérence son rôle historique largement reconnu et ses pratiques et orientations.

 

Le Front Syndical de Classe, 1er avril 2017

 
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 13:47

EDF pourrait supprimer 5500 postes au cours des quatre prochaines années. Malgré des bénéfices de 2,1 milliards d’euros en 2016, EDF a annoncé ce plan « social » pour faire face à « un contexte concurrentiel accru ». Même si l’Etat est propriétaire à 85 %, il faut satisfaire les 15 % d’actionnaires privés, qui en demandent toujours plus !

Par ailleurs, si cette entreprise doit faire face à une concurrence accrue, c’est la conséquence de la libéralisation de l’énergie voulue par les grands capitalistes européens et réalisée par Sarkozy. Les tarifs de gros qu’EDF propose à ses concurrents ont baissé et les investissements, notamment dans le nucléaire, vont s’intensifier. Dans ce contexte, l’Etat a choisi de miser sur la baisse de la masse salariale, au lieu de baisser les dividendes.

Les bénéfices d’une entreprise publique devraient servir à l’investissement. Il est urgent d’en finir avec la libéralisation du secteur, en renationalisant EDF à 100 %, sous le contrôle de ses salariés.

 

https://www.marxiste.org/actualite-francaise/luttes-mouvement-syndical/2133-entre-3000-et-6000-postes-menaces-chez-edf-les-salaries-ripostent

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 20:18
 
Un malaise. C'est ce que nombre de téléspectateurs et d'internautes ont ressenti en visionnant un reportage de "L'Emission politique" jeudi soir. Un reportage dans lequel François Fillon visite un Ehpad dans le Val-de-Marne. Depuis sa diffusion, les commentaires ont été multiples et, très souvent, violents. L'objectif était de confronter une partie de son programme présidentiel (augmentation du temps de travail, coupes budgétaires) à des acteurs de terrain, en l'occurrence des aides-soignantes.
 
Vidéo à voir sur :
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 13:35

60ème anniversaire du Traité de Rome :

le syndicalisme de classe et l'Europe

 

La fidélité à l'héritage marxiste de classe et de masse de la CGT n'est pas nostalgie du passé, elle est l'élément vital pour construire la résistance populaire : elle seule permet d'armer, idéologiquement et pratiquement, les travailleurs face aux attaques et aux manœuvres de leur ennemi. L'exemple de l'Europe.

 

Il y a 60 ans, le 25 mars 1957 était signé le Traité de Rome, acte de naissance de la Communauté Économique Européenne devenue ensuite Union européenne.

Présentée comme une démarche pour la paix, l'entente entre les peuples et la prospérité, le Traité de Rome instaure une union économique pilotée par les grands groupes capitalistes basée sur la « concurrence non faussée », la destruction des souverainetés nationales et l'arrimage au bloc occidental et à l'OTAN.

Lors du congrès de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) à Leipzig en octobre 1957, Benoît Frachon, secrétaire général de la CGT, prononça un discours pointant les dangers du Marché commun qui allait donner naissance à l'Union européenne :

 

« La CGT française s'est prononcée à l'unanimité contre le Marché commun sans rémission.

Cependant, les promoteurs de ce Marché ont fait beaucoup de propagande pour le présenter comme une réforme progressive, une mise en commun des ressources de l'Allemagne, de la France, de l'Italie, de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg, et comme un moyen d'améliorer le sort des peuples de ces pays.

Cette propagande cache des visées bien différentes.

Les six pays intéressés font partie de cette machine de guerre qu'est l'OTAN et qui a déjà abouti à la création de nombreuses bases militaires américaines en Europe, à la militarisation à outrance des pays membres, à imposer à leurs peuples des charges militaires écrasantes, à la remilitarisation de l'Allemagne de l'Ouest.

 

Le Marché commun constitue en fait un grave danger pour l'économie nationale des pays les plus faibles et une menace non moins grave pour les travailleurs de l'ensemble de ces pays.

 

Contrairement à ce qu'en disent les promoteurs, le Marché commun ne fait pas disparaître les contradictions internes du régime capitaliste. Ces contradictions s'expriment déjà dans notre pays par les craintes exprimées par certains dirigeants d'industries ou d'entreprises menacées par la concurrence d'industries similaires d'autres pays du Marché commun mieux placés qu'eux. Le Marché commun ne peut favoriser le développement économique dans tous les pays intéressés, il ne peut aboutir qu'à l'hégémonie des capitalistes et des monopoles les plus puissants, en l'occurrence les monopoles allemands étroitement associés aux monopoles américains.

 

Le renforcement des monopoles signifie également une domination plus grande des capitalistes sur l'État et l'utilisation de l'appareil de cet État contre les libertés et les droits de la classe ouvrière. Le Marché commun prévoit la libre circulation des travailleurs dans les six pays intéressés. On nous présente cela comme une grande conquête dans la voie de la liberté, une espèce de préface à la suppression des frontières. La vérité est beaucoup plus prosaïque.

 Pour s'opposer aux revendications de la classe ouvrière, pour réduire les salaires réels, imposer de longues journées de travail et des conditions de travail toujours plus dures, les capitalistes ont besoin d'une armée de réserve de chômeurs. La soi-disant libre circulation des travailleurs leur permettra d'utiliser à leur gré cette armée, de la transporter d'un pays à l'autre suivant les besoins.

 

En ce qui concerne le niveau de vie des travailleurs, tous ceux qui veulent cacher les véritables buts du Marché commun affirment que les salaires et conditions sociales seront nivelés par le haut. Mais comme le rappelait le camarade Di Vittorio, c'est au contraire vers le niveau le plus bas que s'orientent les capitalistes de tous les pays. Chez nous, bien avant que le Marché commun ait été voté par le Parlement, les patrons répondaient aux demandes d'augmentation des salaires formulées par les syndicats par la nécessité de faire face à la concurrence dans le futur marché et faisaient peser la menace du chômage.

 

 

Voilà plus de trente ans, nous avons connu des discussions qui s'apparentent à celles d'aujourd'hui. Elles se déroulaient à propos d'une conception émise alors dans certains milieux ouvriers sur les États-Unis d'Europe. Elle s'était terminée par la confusion de ses protagonistes à qui il avait été facile de démontrer qu'il n'était guère possible de développer une discussion sur ce sujet sans s'occuper de ce que pourraient être ces États-Unis d'Europe, ou capitalistes ou socialistes. Dans le premier cas, il n'est pas possible de concevoir que puissent être surmontées les contradictions internes du régime capitaliste.

Il est possible, disions-nous à ce moment-là, que les capitalistes de différents pays essaient de surmonter leurs difficultés croissantes en organisant des ententes, dans le genre de celle du Marché commun. Elles ne peuvent aboutir à un progrès social et économique quelconque, mais au renforcement des monopoles et si, dans un cadre limité, ces monopoles peuvent ainsi atténuer momentanément certaines contradictions, ces contradictions sont reportées à une échelle plus élevée, à l'échelle internationale.

 

Dans les organismes du Marché commun, les monopoles et leurs gouvernements ont réservé une place aux représentants des syndicats, pas tous les syndicats mais ceux qui soutiennent ce Marché, ce qui indique qu'ils ne tiennent pas du tout à voir dans leurs doctes assemblées des représentants authentiques de la classe ouvrière dénoncer leurs manigances et informer les travailleurs de la réalité des choses. Eux-mêmes, les représentants des syndicats admis, se plaignent qu'on ne leur offre qu'un strapontin. Mais les monopoles n'ont besoin de représentants ouvriers dans leurs entreprises de brigandage que pour donner le change, pour servir de paravent et non pour autre chose.

Il faut faire preuve de beaucoup de naïveté pour croire que dans le Marché commun, dans cette assemblée de rapaces, les monopoles s'embarrasseront des avis des représentants des syndicats.

Chez nous, les dirigeants social-démocrates de droite, ainsi que les dirigeants réformistes et les partisans de la collaboration des classes dans les syndicats présentent le Marché commun comme une tranche de socialisme.

Nous, nous sommes convaincus de la nécessité impérieuse pour les travailleurs et les syndicats des six pays du Marché commun de s'unir pour se défendre ensemble contre les menaces nouvelles qui pèsent sur eux du fait de ce marché.

Mais nous ne nourrissons pas de l'illusion dangereuse de domestiquer cette machine infernale forgée par les monopoles sur l'initiative des impérialistes américains qu'est le Marché commun.

 

L'intérêt des travailleurs de tous les pays du Marché commun est de combattre pour sa destruction et nous ne pensons pas que le fait qu'il ait été voté par les Parlements soit une raison pour que nous abandonnions la lutte pour sa liquidation. Nous ne nous inclinons pas devant le fait accompli. Nous savons qu'une partie du peuple de France, trompé ou mal informé, réagira contre les conséquences inévitables de ce Marché commun.

En tout cas, la CGT française poursuivra sa lutte, non seulement avec la classe ouvrière, mais en s'appuyant sur toutes les forces nationales qui veulent sauvegarder l'indépendance de notre pays et assurer un développement de son économie nationale. »

 

60 ans après, les travailleurs ont fait l'expérience que tout ce qui était indiqué dans ce discours de Frachon s'est réalisé : concurrence généralisée entre les travailleurs, délocalisations et dégradation des conditions de vie populaires, renforcement des monopoles sous la houlette du capital allemand et affaiblissement des pays les plus faibles, mise en cause de l'indépendance et du développement nationale, ancrage dans le bloc américain et menaces pour la paix mondiale, collaboration des organisations syndicales réformistes vantant «l'Europe sociale », aberration du mot d'ordre des états-unis d'Europe entre pays capitalistes, nécessité de lutter contre la construction européenne elle-même et de renforcer l'unité en ce sens afin de construire « l’évolution de la société vers le socialisme, vers une véritable collaboration fraternelle des peuples »

 

La clairvoyance d'un dirigeant comme Benoît Frachon ne tient pas à un quelconque don divinatoire.

C'est que Benoît Frachon fonde son appréciation à partir d'une conception de classe, du point de vue des intérêts des travailleurs et de la nation, totalement imperméable aux arguments sucrés mais mensongers des promoteurs de l'opération « Europe ».

 

Instruits par l'expérience, les peuples rejettent de plus en plus cette construction bâtie contre eux. Il est plus que temps que le mouvement syndical et la CGT en particulier désertent  l'illusion d'une possible « Europe sociale » pour donner une réelle perspective et une réelle efficacité aux combats revendicatifs et aux reconquêtes sociales qui pour l'essentiel se heurtent au verrou des traités européens.

 

Pour conclure, laissons à nouveau la parole à Benoit Frachon, s'exprimant cette fois dans les colonnes du journal l’Humanité en février 1962 : « Dans tous les pays du Marché commun, l’Etat fait corps avec les monopoles et met à leur service le pouvoir politique. Comme on le voit, le Marché commun n’est pas ce qu’en disent en général ses promoteurs, un moyen d’améliorer le niveau de vie général des populations. C’est une entente, une association des grands capitalistes en vue d’essayer de surmonter leurs contradictions et de renforcer leur puissance sur le dos des masses exploitées. L’habilité des capitalistes est d’avoir obtenu de certains dirigeants réformistes, qui siègent sur des strapontins au Marché commun, qu’ils couvrent leur marchandise. »

 

Front Syndical de classe, 22 mars 2017

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 12:21

Corpus Fabrique,

en partenariat avec Alain Epoet en présence de Annie Lacroix-Riz,
est heureux de vous présenter son film :

 

"Pas d'Histoire"

 

Essai-documentaire sur l'archive, la part maudite de l'Histoire.

 

A partir d'une photo interdite où Louis Renault figure avec Hitler,

l'historienne Annie Lacroix-Riz

(spécialiste, entre autres, de la collaboration économique sous l'occupation), recontextualise l'horizon d'une époque.
 

le samedi 25 mars 2017

 

à

 

16h00,au Pavillon Chaslin

 

de l'hôpital psychiatrique de Ville-Evrard,

 

à Neuilly-sur-Marne (93)

 

 

Réservations par mail : alain.epo@yahoo.com

 

contact: corpus.fabrique@gmail.com

 

Tel : 07.68.73.49.89 www.corpusfabrique.fr

 

http://corpusfabrique.fr/

 

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 16:23

mardi 7 mars 2017

Par
Auteur de "ABC de la laïcité" et
"ABC de la laïcité pour les jeunes" (Ed. Demopolis)

Une enquête  du CNRS assure dans une étude menée auprès de 4 269 établissements privés que les établissements catholiques financés par la puissance publique discriminent à l’inscription selon le patronyme des familles1. Les chercheurs révèlent également que 45 % des courriels venant de Franco-Français ont reçu une réponse alors que cela n’arrive que pour 32,5 % des Maghrébins.

La Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) publie en novembre 2015 une autre enquête de chercheurs. En 2003 25 % des collégiens du privé étaient issus des milieux défavorisés, contre  20 % en 2015 alors qu’ils représentent 43 % dans l’enseignement public. Du côté de la catégorie très favorisée, ils représentent 30 % en 2003 des effectifs du privé, contre 37 % en 2015 et seulement 19 % pour l’enseignement public2.

On a là une estimation chiffrée de cette « fuite » des familles aisées vers le privé, si souvent soupçonnée.

Troisième étude de l’économiste Thomas Piketty3, qui juge que « la ségrégation dans les collèges [a] atteint des sommets inacceptables » et pointe du doigt, à Paris notamment, « le rôle-clé joué par les collèges privés ». 

Le secrétaire général de l’enseignement catholique, Pascal Balmant répond cyniquement : « Je crois à l’insuffisance d’une approche exclusivement statistique, qui conduit à une vision trop hâtive et abrupte de la réalité… »

Depuis quelques mois, le journal La Croix s’efforce de vendre les mérites présupposés de l’enseignement catholique et s’adonne à une vaste opération de publicité mensongère en dissimulant les résultats de ces enquêtes démontrant la ségrégation produite par l’enseignement sous contrat.

Le journal La Croix complice de l’enseignement catholique pour relancer la guerre scolaire :

Le buzz médiatique initié par La Croix fonctionne :

Tout l’arsenal du vocabulaire humaniste est utilisé quand il s’agit de travestir par le discours la réalité du libéralisme. Les termes suivants sont couramment utilisés dignité de la personne, communauté éducative, respect, dévouement, dialogue… Ainsi sont masqués les problèmes institutionnels et camouflés les conflits selon un mécanisme couramment utilisé dans la sphère politique ou ecclésiale. Il arrive que le vocabulaire humaniste se trahisse directement, par exemple quand est prônée la réussite individuelle et sociale comme valeur privilégiée.

La Croix indique pour qui voter :

  • « Nous ne sommes pas hostiles à une évolution du 80-20 pour répondre au passage massif d’élèves du public vers le privé », nous répondait début février Annie Gennevard, secrétaire générale adjointe chez Les Républicains et membre de l’équipe Fillon. Objectif : « assurer aux familles une liberté de choix qui aujourd’hui n’est pas effective, puisque certaines d’entre elles ne peuvent pas inscrire leur enfant dans le type d’établissement souhaité ».
  • « Jean-Luc Mélenchon entend « réserver l’argent public au financement de l’école publique ». Comment ? En abrogeant la loi Carle (2009), qui oblige les villes et villages à verser un forfait communal pour la scolarisation d’enfants résidents dans une école privée située sur une autre commune. En revenant aussi et surtout sur la loi Debré de 1959, qui définit l’accord d’association avec l’État. »
  • « Au FN, longtemps promoteur d’un « chèque éducation » utilisable par les familles dans l’école de leur souhait… »
  • « Chez Benoît Hamon, on ne répond pas directement à une possible remise en question des accords Lang-Cloupet mais on dit vouloir travailler avec l’Enseignement catholique… »
  • « Enfin, contactée à plusieurs reprises, l’équipe d’Emmanuel Macron n’était pas en mesure, lundi 27 février, de préciser la position du candidat d’En marche ! dans ce dossier. »

Jacques Attali  a peut-être quelques précisions importantes : « J’ai rencontré Emmanuel Macron il y a longtemps, puisque quand le Président précédent [Nicolas Sarkozy, NDLR] m’a demandé d’organiser la commission de réforme de l’économie française… » ((http://www.bfmtv.com/politique/attali-emmanuel-macron-a-le-talent-pour-etre-un-presidentiable-830701.html)) Relisons la proposition n° 6 de ce rapport Attali de 2008 dont le rédacteur est Emmanuel Macron : « Des “droits à l’école” seront attribués à chaque enfant et utilisables dans toutes les écoles : ce dispositif permettra d’établir une véritable liberté de choix, pour que chacun puisse bénéficier dans son voisinage d’écoles publiques et privées conventionnées.  En pratique, l’État affectera aux parents une somme d’argent par élève. Chaque parent pourra l’utiliser dans un établissement public ou privé de son choix. » La suppression de la carte scolaire est finalement posée par le rapport Attali comme un préalable incontournable à l’instauration du chèque éducation.

Le quotidien Le Monde indique aussi que  « L’enseignement catholique veut peser sur la présidentielle » : « Reste à savoir quel accueil lui réserveront les candidats engagés dans la course à l’Elysée. Le suspense est relatif : du côté de François Fillon ou d’Emmanuel Macron, on peut s’attendre à ce que les notions d’« autonomie » et de « flexibilité » sur lesquelles le privé insiste, résonnent favorablement. Benoît Hamon, lui, n’a pour l’heure évoqué ce secteur de l’enseignement que pour l’enjoindre à s’associer au chantier de la « mixité sociale », à peine engagé. 

On le voit, de nouveaux champs de bataille, toujours plus sournois, s’ouvrent en permanence. Une guerre froide sur le terrain scolaire, sans cesse réactivée par les partisans de l’enseignement catholique, se déroule encore et toujours, sous nos yeux. Hélas, l’époque est à une omerta politique. Un silence religieux, organisé à droite, s’est installé afin de mieux masquer ce démantèlement de l’Éducation nationale. La gauche, par une atonie qui fait figure  de complaisance contribue par son invraisemblable passivité – connivence ? – à ce démantèlement. Son silence conforte la collusion d’intérêts entre libéraux et cléricaux pour séparer l’école de l’État.

L’Eglise demande finalement à l’État de financer sa visibilité sociale,  au gré de concessions et privilèges toujours plus nombreux. Heureuse non seulement, de maintenir ses « parts de marché », mais de se développer aujourd’hui sur le compte du contribuable, l’Église revendique ainsi,  par le truchement de l’école, un développement continuel en vue d’une reconquête de son emprise sur les citoyens et les institutions.  À  la clef, un remariage forcé avec l’État.

 

  1. « Le CNRS juge l’enseignement privé discriminant » Le Figaro 14 janvier 2014 []
  2. http://www.education.gouv.fr/cid106930/massification-scolaire-et-mixite-sociale.html []
  3. http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2016/09/06/thomas-piketty-la-segregation-sociale-dans-les-colleges-atteint-des-sommets-inacceptables_4993003_3232.htm

 

http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/laicite-regardons-comment-les-candidats-a-la-presidentielle-se-positionnent-face-a-lecole-privee/7400042

 

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 13:12
 
Voter Mélenchon

La campagne électorale de Jean-Luc Mélenchon rencontre un puissant écho. Des millions de jeunes et de travailleurs sont déterminés à voter pour le candidat de la France insoumise, le 23 avril. Les meetings sont massifs et enthousiastes. Depuis le lancement des « groupes d’appuis », en février 2016, leur nombre a beaucoup augmenté et ils déploient une activité croissante. Sur les réseaux sociaux, les performances de la France insoumise sont largement supérieures à celles de tous les autres candidats.

Ce succès n’est pas étonnant : il découle de toute la dynamique économique et politique. La profonde crise du capitalisme, d’une part, et la politique réactionnaire du gouvernement Hollande, d’autre part, ont ouvert un espace considérable à gauche du PS.

La crise du PS

En 2012, Mélenchon avait recueilli 4 millions de voix au premier tour de la présidentielle (11 %), ce qui reflétait déjà la radicalisation d’une large section de la jeunesse et du mouvement ouvrier. Mais 10,2 millions d’électeurs de gauche avaient préféré Hollande à Mélenchon, souvent sans grande conviction. Ils se disaient : « ce sera toujours mieux avec Hollande qu’avec Sarkozy ».

Ce fut pire. Non que François Hollande, en lui-même, soit pire que Sarkozy : ce serait difficile. Mais du fait de la crise du système capitaliste et de sa gravité particulière en France, le Medef exigeait du gouvernement « socialiste » qu’il impose des mesures d’austérité et des contre-réformes toujours plus sévères. Hollande et ses ministres lui ont donné entière satisfaction, car ils considéraient la sauvegarde des marges de profit du grand patronat comme leur mission sacrée. Résultat : le chômage, l’exploitation et les différentes formes de pauvreté ont nettement progressé, pendant que des milliards d’euros d’argent public gonflaient sans cesse les bilans des multinationales.

Dans ce contexte, le PS a massivement chuté dans l’opinion. Il est difficile de prévoir si ce processus est réversible. Toujours est-il qu’aujourd’hui, sur les ruines du quinquennat, beaucoup de jeunes et de travailleurs rangent le PS dans la même catégorie que Les Républicains. Il y a une fracture ouverte – et infectée – entre le PS et sa base sociale traditionnelle. On peut douter que l’investiture de Benoit Hamon suffise à soigner pareille blessure, car le vainqueur de la primaire du PS a immédiatement cherché à se concilier l’aile droite du parti, qui est la première cause du mal.

Dans l’immédiat, cette situation se traduit par un afflux d’anciens électeurs de Hollande vers la candidature de Mélenchon, qui est identifié comme plus à gauche et plus radical que le PS. Cet afflux explique pourquoi, dans les sondages, la candidature de Mélenchon s’est d’emblée située à un niveau plus élevé que son score de 2012. Cependant, à l’heure où nous écrivons ces lignes (fin février), les sondages expriment aussi cette autre réalité : des millions d’anciens électeurs de François Hollande (entre autres) sont surtout désorientés. Lors des dernières élections intermédiaires (municipales, européennes et régionales), ils se sont souvent abstenus. D’autres ont tout envoyé au diable en votant pour Marine Le Pen et sa démagogie « anti-système ». A présent, ils sont indécis. Ils se disent qu’ils vont peut-être voter, mais pour qui ? La réponse à cette question est l’une des clés de l’élection présidentielle.

L’équilibre du programme

Bien sûr, l’objectif de Mélenchon est de faire pencher la balance vers sa candidature. C’est parfaitement possible. Mais cela dépend notamment du contenu de la campagne elle-même, de son programme et de son orientation centrale, qui doivent être conformes aux aspirations des masses et à la dynamique politique à l’œuvre dans ses différentes couches.

La campagne de Mélenchon a déjà gagné le soutien de la fraction la plus consciente et la plus radicalisée du salariat. Cette fraction se mobilise et en entraine d’autres avec elle. Mais pour que Mélenchon soit qualifié au deuxième tour de la présidentielle, il lui faudra plus ou moins doubler son score de 2012. Or, il y a des limites à ce que peut accomplir le travail militant et les discussions sur le terrain. La question du programme est ici un facteur décisif et irréductible.

Bon nombre de travailleurs ne regardent pas le détail des programmes. Ils en repèrent simplement les grandes lignes, qu’ils apprécient sur la base de leur propre expérience et de leurs préoccupations les plus brulantes. Quelles sont ces préoccupations ? La pauvreté, le chômage, le démantèlement des services publics et de la Sécurité sociale, la crise du logement, la dégradation des conditions de travail – bref, la régression sociale permanente et généralisée.

Le programme de la France insoumise contient de nombreuses mesures qui s’attaquent à ces problèmes. Mais à notre avis, elles sont insuffisamment défendues par Mélenchon et les dirigeants de la France insoumise. Dans leurs interventions publiques, ils mettent davantage en avant des idées telles que la VIe République, la planification écologique et la rupture avec les traités européens. Ce sont des idées progressistes, au moins potentiellement. Mais c’est une erreur, selon nous, de leur accorder une place aussi centrale – au détriment, de facto, des mesures de lutte contre les coupes budgétaires et les politiques d’austérité. Il faut que le message central de la campagne soit : « A bas l’austérité ! On fera payer aux riches la crise de leur système »

C’est autour de cet axe que doivent s’articuler les idées sur la démocratie, l’écologie et l’Europe. Sans cela, ces idées sont souvent perçues comme abstraites – et le sont effectivement. Par exemple, beaucoup de travailleurs vont raisonner ainsi : « une VIe République ? D’accord : la Ve est pourrie jusqu’à la moelle. Mais quand et comment cette VIe République va-t-elle nous donner de bons emplois et de bons logements ? » C’est une question pertinente. Il faut lui apporter une réponse claire, qui doit être le cœur de la campagne – et non seulement l’un de ses « thèmes » parmi d’autres.

Rompre avec le capitalisme !

Il y a une deuxième raison d’axer la campagne sur la lutte contre l’austérité : c’est conforme à la réalité du système capitaliste. Au fond, la question fondamentale – pour nous comme pour la classe dirigeante – est bien ce que Mélenchon appelle « la répartition des richesses ». En dernière analyse, cette « répartition » constitue le moteur de la lutte des classes. Toutes les autres questions en découlent.

Prenons l’exemple de l’Union Européenne : elle peut être définie comme l’organisation du pillage des richesses du continent – et au-delà – par les multinationales européennes. Si Mélenchon propose de rompre avec les traités européens, c’est parce qu’ils légalisent et organisent ce pillage. Mais en elle-même, la rupture avec ces traités ne suffira pas à régler le problème, car ils ne sont qu’une expression juridique et politique particulière, à un moment donné, du contrôle des grands capitalistes sur l’économie. Ainsi, même dans la perspective d’une rupture de la France avec l’UE (le « plan B » de Mélenchon), la question restera posée vis-à-vis des capitalistes français : est-ce qu’on les laisse continuer de piller les richesses du pays – ou est-ce qu’on y met un terme ? Et comment y mettre un terme ?

La répartition des richesses est étroitement liée à la propriété privée des moyens de les produire. Sous le capitalisme, il ne pourra jamais y avoir de répartition des richesses « juste », car il ne pourra jamais y avoir d’égalité entre exploiteurs et exploités, entre la poignée de capitalistes richissimes qui possèdent les moyens de production – les banques, les multinationales – et les millions de travailleurs qui possèdent uniquement leur force de travail, qu’ils vendent aux capitalistes contre un salaire.

Ne pourrait-on pas viser une répartition des richesses moins inégale, une fois pour toutes ? C’est l’approche réformiste de la question. Elle est complètement utopique : toute l’Histoire montre que pour faire face à la concurrence, pour accroitre la « compétitivité » de leurs entreprises, les capitalistes ont sans cesse besoin de s’approprier une part aussi grande que possible des richesses créées. C’est particulièrement vrai en période de crise, comme aujourd’hui. D’où la nécessité d’un programme révolutionnaire, qui vise à en finir avec la cause fondamentale des inégalités sociales, c’est-à-dire avec la propriété capitaliste des grands moyens de production.  

 

https://www.marxiste.org/actualite-francaise/politique-francaise/2129-voter-melenchon-lutter-pour-le-socialisme

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 11:48

A La Havane Colloque : "Les droits de nos ainés dans le monde"

par Rédaction Sylver Economy le 15 mars 2017

Du 3 au 6 avril 2017, la FIAPA organise à Cuba le colloque international « Les droits de nos aînés dans le monde ».

Evènement majeur de l’actualité de la gérontologie, ce colloque sera également l’occasion pour les entreprises de la Silver économie de découvrir un aspect méconnu de Cuba : une forte demande de coopération, un véritable dynamisme et des entreprises de pointe pour l’accompagnement des personnes âgées.

[on est loin de la façon dont les "ainés" sont traités en France : allongement du temps de travail, retraites minuscules pour le plus grand nombre, traitement scandaleux des vieillards, maisons de retraites hors de prix entre la garderie et le mouroir... En 1793, la République, qui cherchait un moyen de venir en aide aux vieillards sans ressources, avait inscrit dans sa Constitution que tout étranger prenant en charge un vieillard devenait automatiquement Français. Sous l"impulsion des communistes, l'Assurance Vieillesse fut créée au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. Aujourd'hui les capitalistes, de Hamon à Le Pen, ne voient plus dans les vieillards qu'un marché juteux qu'ils appellent "l'or gris"... NDLR]

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