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Site de recherche d'emploi

Le site http://jooble-fr.com/

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Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

http://jooble-fr.com/

 

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 19:46

  Aurore Martin est citoyenne française. Elle est membre d'une association autorisée en France (Batasuna). Elle n'a commis aucun délit, aucun crime.

  Cette association milite pour l'indépendance des Basques. Elle est illégale en Espagne. A la demande du gouvernement de Monsieur Rajoy, la police et la justice de notre pays ont arrêté Aurore Martin et l'ont livrée à une puissance étrangère, où elle risque douze ans de prison.

  En principe, la France n'extrade pas ses citoyens. Mais ce principe, comme d'autres, est bafoué par les réglementations européennes. La notion de "mandat européen" passe avant la protection due à son peuple par un état souverain et démocratique.

  Nous ne jugeons pas l'association basque. Là n'est pas la question. Mais il est inadmissible qu'une de nos compatriotes, au nom de l'Europe, soit chassée de son pays où elle n'est coupable d'aucune infraction aux lois françaises et remise au bon vouloir d'un pays étranger.

Aurore Martin doit revenir immédiatement chez elle

 

Jacques FRANCK 

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 19:45

Le 11 novembre dernier, les téléspectateurs de FR3 eurent droit pendant deux heures à la retransmission des cérémonies parisiennes de commémoration de l’Armistice de 1918, accompagnée de commentaires- débats de deux journalistes sous l’égide de C.Gaessler. En fait, en guise de célébration, nous avons assisté à une opération politicienne, disons-le, scandaleuse  visant à se servir du souvenir des millions de victimes de la grande tuerie pour justifier l’actuelle  politique interventionniste et néocolonialiste du gouvernement Hollande.

Certes,  le massacre fut évoqué. Il le fallait bien. Mais tout à fait formellement. Rien sur les causes historiques du conflit, rien sur les responsabilités majeures des impérialismes allemand, français et russe. Comme si le travail mémoriel auprès des jeunes générations n’avait pas comme fondement de contribuer à permettre aux peuples d’empêcher toute nouvelle catastrophe. On a d’ailleurs vu ce qu’était devenu le fameux « Plus jamais ça ! » en 1939…Mais le plus choquant est ailleurs : le téléspectateur s’est-il rendu compte qu’il fut beaucoup plus question en cette occasion aussi bien dans les paroles et les gestes du chef de l’Etat que dans les « analyses » des commentateurs de l’émission, de l’Afghanistan que des tranchées de 14-18 ? On aurait pu trouver quelque descendant de poilu mort au combat (ou fusillé pour l’exemple…) pour recueillir son témoignage devant la caméra. Tâche impossible apparemment puisque c’est la douleur d’enfants éplorés par la mort de leur jeune papa en Afghanistan que l’on a recrutée pour les besoins de la cause. Et comme si cela ne suffisait pas pour la démonstration, ce n’est pas une photo du Chemin des Dames qui clôtura de  fait  le reportage, mais celle d’une dizaine de jeunes récemment tués sur cette terre si lointaine. Tués pour la France ? Ou pour tenter d’assurer une présence significative néocolonialiste de l’impérialisme occidental ? François Hollande n’a-t’ il  pas déclaré, en substance, dans sa courte allocution publique que tous ces jeunes ont « donné » leur vie, quelle que soit l’époque, pour que « le drapeau français puisse flotter partout où il doit le faire » ? Décidément, plus sarkozyste que moi, tu meurs, puisque c’est au prédécesseur de F.Hollande que l’on doit cette agglomération dans une même date de tous les conflits qui ont impliqué la France. Non, Messieurs  les Présidents, même si la mort reste la mort, il n’est pas vrai que celle d’un poilu de Verdun a le même sens que celle d’un combattant de Dunkerque ou de Châteaubriant, de Dîen-Bîen-Phu ou d’ Alger .

Les objectifs politique de cette opération ont été heureusement dénoncés par de nombreux historiens, et ce depuis la décision de N.Sarkozy, qui ont ainsi respecté l’objectivité et l’honnêteté. On ne peut pas en dire autant, malheureusement, de la plupart des organisations politiques et des médias français. En particulier je regrette profondément que le journal « L’Humanité » n’ait pas consacré une ligne à l’évènement dans sa livraison du lundi 12 novembre. Certes, on objectera que dans son numéro du 13 novembre figure en dernière page un dessin humoristique relatif à cette question (mais cela ne fait pas le compte) et également un article de Charles Sylvestre avec lequel je suis pour l’essentiel d’accord ; mais c’est dans la rubrique « Rubriques et idées » dont les auteurs n’engagent qu’eux-mêmes ; une prise de position officielle de la direction du PCF aurait été la bienvenue. Viendra- t-elle un jour ?

 

Vincent Ferrier

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 19:39

 jeudi 15 novembre 2012

 

Samedi 17 novembre, des rédacteurs du texte alternatif Combattre l’austérité, en finir avec le capitalisme iront le déposer au siège national du PCF, accompagné d’une liste de plus de 330 signataires. Nous avons pris contact avec tous pour leur rappeler qu’ils doivent être à jour de cotisations. La validation de notre texte alternatif par les organisateurs du congrès ne devrait donc poser aucun problème.

Deux autres textes alternatifs vont être déposés. Unir les communistes pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur a été signé notamment par Jean-Jacques Karman (conseiller général du 93) et Marie-Christine Burricand (membre du Conseil National). Nous avons expliqué ici quelles sont nos divergences de fond avec ce texte – notamment sur l’Union Européenne, le stalinisme et le programme.

Par ailleurs, Emmanuel Dang Tran, Eric Jalade et d’autres membres du Conseil National ont annoncé qu’ils allaient déposer un texte alternatif intitulé : Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! Il n’a toujours pas été rendu public. Rappelons que lors du 34e congrès du parti, en 2008, Karman, Burricand, Dang Tran et Jalade signaient un seul et même texte alternatif : Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps. Dans la foulée du congrès, ils avaient constitué ensemble un réseau du même nom. Mais ils se sont rapidement divisés, de sorte qu’il existe aujourd’hui deux réseaux « Faire vivre et renforcer le PCF… ». Nous y reviendrons à l’occasion de notre analyse du texte alternatif signé par les camarades Jalade et Dang Tran.

Débats en section : invitez l’un de nos premiers signataires ! 

Tous les militants du parti seront appelés à voter, les 14 et 15 décembre, pour choisir la « base commune » qui sera discutée et amendée jusqu’au congrès national, début février. Dans les jours précédant ce vote interne, des AG de section et des débats contradictoires seront organisés dans tout le pays pour discuter des différents textes. Cette façon de procéder est tout à fait démocratique : avant que chacun se prononce individuellement par son vote, les camarades discutent collectivement des documents. Par ailleurs, l’idéal est que chaque texte soit présenté et défendu par un camarade, en quelques minutes, avant que le débat ne s’engage.

Nous savons que dans de nombreuses sections du parti, des camarades auront à cœur de défendre notre texte alternatif. Ceci dit, nous avons décidé de mettre à la disposition de toutes les sections du PCF des camarades prêts à venir y défendre le texte alternatif lors de débats contradictoires : Greg Oxley, Hubert Prévaud, Pierre Villeret, Jérôme Métellus, Dominique Escouboué, Martin Crouzet, Jules Legendre, Raphaëlle Dadat – et bien d’autres. Ce sont des camarades qui ont contribué à l’élaboration du texte, le connaissent bien et seront à même de répondre aux questions sur son contenu, son programme, ce qu’il propose pour renforcer le PCF, etc. Cela devrait contribuer à la qualité des débats.

Les sections qui veulent inviter un de ces camarades peuvent nous contacter à : renforcerlepcf@gmail.com

Notre texte alternatif : Combattre l’austérité, en finir avec le capitalisme

Notre analyse critique du texte de la direction nationale : 36e congrès du PCF – Critique du texte de la direction nationale

Bons débats à tous !


Hubert Prévaud (PCF 31), Greg Oxley (PCF 75) et Jérôme Métellus (PCF 75)

 

 

Signez le texte alternatif : Combattre l’austérité, en finir avec le capitalisme !

 

 

Journal communiste : La Riposte

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 13:21

Analyse du scrutin n° 30 - Première séance du 09/10/2012

Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi autorisant la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire (1re lecture).

 

Nombre de votants : 568

Nombre de suffrages exprimés : 547

Majorité absolue : 274

Pour l'adoption : 477

Contre : 70

L'Assemblée nationale a adopté.

 

Groupe socialiste, républicain et citoyen (297)

Pour: 264

M. Ibrahim Aboubacar, Mmes Patricia Adam, Sylviane Alaux, MM. Jean-Pierre Allossery, François André, Mme Nathalie Appéré, MM. Christian Assaf, Avi Assouly, Pierre Aylagas, Alexis Bachelay, Guillaume Bachelay, Jean-Paul Bacquet, Dominique Baert, Gérard Bapt, Frédéric Barbier, Serge Bardy, Mme Ericka Bareigts, M. Christian Bataille, Mme Marie-Noëlle Battistel, MM. Laurent Baumel, Philippe Baumel, Nicolas Bays, Mme Catherine Beaubatie, MM. Jean-Marie Beffara, Luc Belot, Mmes Karine Berger, Chantal Berthelot, Gisèle Biémouret, MM. Philippe Bies, Erwann Binet, Yves Blein, Jean-Luc Bleunven, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Mme Pascale Boistard, MM. Christophe Borgel, Florent Boudié, Mme Marie-Odile Bouillé, M. Christophe Bouillon, Mme Brigitte Bourguignon, M. Malek Boutih, Mme Kheira Bouziane-Laroussi, MM. Émeric Bréhier, JeanLouis Bricout, Jean-Jacques Bridey, François Brottes, Gwenegan Bui, Mme Sabine Buis, M. Jean-Claude Buisine Mme Sylviane Bulteau, MM. Vincent Burroni, Alain Calmette, Jean-Christophe Cambadélis, Mme Colette Capdevielle, MM. Yann Capet, Christophe Caresche, Mme Martine Carrillon-Couvreur, MM. Christophe Castaner, Laurent Cathala, JeanYves Caullet, Guy Chambefort, Jean-Paul Chanteguet, Mme Marie-Anne Chapdelaine, M. Guy-Michel Chauveau, Mme Dominique Chauvel, MM. Jean-David Ciot, Alain Claeys, Jean-Michel Clément, Mme Marie-Françoise Clergeau, M. Philip Cordery, Mme Valérie Corre, M. Jean-Jacques Cottel, Mme Catherine Coutelle, M. Jacques Cresta, Mmes Pascale Crozon, Seybah Dagoma, MM. Yves Daniel, Carlos Da Silva, Pascal Deguilhem, Mme Florence Delaunay, M. Guy Delcourt, Mme Carole Delga, M. Sébastien Denaja, Mmes Françoise Descamps-Crosnier, Sophie Dessus, MM. Jean-Louis Destans, Michel Destot, Mmes Fanny Dombre-Coste, Sandrine Doucet, MM. Philippe Doucet, Jean-Luc Drapeau, Mme Françoise Dubois, M. Jean-Pierre Dufau, Mme Anne-Lise Dufour-Tonini, M. William Dumas, Mme Laurence Dumont, MM. Jean-Louis Dumont, JeanPaul Dupré, Yves Durand, Philippe Duron, Christian Eckert, Mmes Corinne Erhel, Sophie Errante, Marie-Hélène Fabre, Martine Faure, MM. Olivier Faure, Alain Fauré, Matthias Fekl, Vincent Feltesse, Hervé Féron, Richard Ferrand, JeanPierre Fougerat, Hugues Fourage, Mme Michèle Fournier-Armand, MM. Michel Françaix, Christian Franqueville, JeanClaude Fruteau, Jean-Louis Gagnaire, Mme Geneviève Gaillard, M. Yann Galut, Mme Hélène Geoffroy, MM. Jean-Marc Germain, Jean-Patrick Gille, Jean Glavany, Yves Goasdoué, Mmes Geneviève Gosselin, Pascale Got, MM. Marc Goua, Jean-Claude Gouget, Laurent Grandguillaume, Mme Estelle Grelier, M. Jean Grellier, Mmes Edith Gueugneau, Élisabeth Guigou, Thérèse Guilbert, Chantal Guittet, M. David Habib, Mmes Danièle Hoffman-Rispal, Joëlle Huillier, Sandrine Hurel, Monique Iborra, Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Éric Jalton, Serge Janquin, Henri Jibrayel, Armand Jung, Laurent Kalinowski, Mme Marietta Karamanli, M. Philippe Kemel, Mmes Bernadette Laclais, Conchita Lacuey, M. Jérôme Lambert, Mme Colette Langlade, MM. Jean Launay, Pierre Léautey, Pierre-Yves Le Borgn', Jean-Yves Le Bouillonnec, Patrick Lebreton, Gilbert Le Bris, Mme Anne-Yvonne Le Dain, M. Jean-Yves Le Déaut, Mme Viviane Le Dissez, MM. Michel Lefait, Dominique Lefebvre, Jean-Marie Le Guen, Mmes Annie Le Houérou, Annick Le Loch, Axelle Lemaire, M. Patrick Lemasle, Mmes Catherine Lemorton, Annick Lepetit, MM. Jean-Pierre Le Roch, Bruno Le Roux, Arnaud Leroy, Michel Lesage, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Mmes Martine Lignières-Cassou, Audrey Linkenheld, M. François Loncle, Mmes Gabrielle Louis-Carabin, Lucette Lousteau, MM. Jean-Pierre Maggi, Thierry Mandon, Mmes Jacqueline Maquet, Marie-Lou Marcel, MM. Jean-René Marsac, Philippe Martin,

Mmes Martine Martinel, Frédérique Massat, Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Patrick Mennucci, Kléber Mesquida, PierreAlain Muet, Mme Corinne Narassiguin, M. Philippe Nauche, Mmes Ségolène Neuville, Nathalie Nieson, M. Philippe Noguès, Mmes Maud Olivier, Monique Orphé, M. Michel Pajon, Mme Luce Pane, MM. Christian Paul, Rémi Pauvros, Germinal Peiro, Hervé Pellois, Jean-Claude Perez, Mme Sylvie Pichot, M. Sébastien Pietrasanta, Mmes Martine Pinville, Christine Pires Beaune, M. Philippe Plisson, Mme Élisabeth Pochon, MM. Pascal Popelin, Dominique Potier, Mmes Émilienne Poumirol, Daphna PoznanskiBenhamou, MM. Patrice Prat, Joaquim Pueyo, François Pupponi, Mmes Catherine Quéré, Valérie Rabault, Monique Rabin, M. Dominique Raimbourg, Mme Marie Récalde, MM. Eduardo Rihan Cypel, Alain Rodet, Marcel Rogemont, Frédéric Roig, Bernard Roman, Gwendal Rouillard, René Rouquet, Alain Rousset, Boinali Said, Mmes Béatrice Santais, Odile Saugues, MM. Gilbert Sauvan, Gilles Savary, Christophe Sirugue, Mme Julie Sommaruga, MM. Pascal Terrasse, Gérard Terrier, Thomas Thévenoud, Mme Sylvie Tolmont, M. Jean-Louis Touraine, Mmes Catherine Troallic, Cécile Untermaier, MM. JeanJacques Urvoas, Daniel Vaillant, Mme Hélène Vainqueur-Christophe, M. Jacques Valax, Mme Clotilde Valter, MM. Michel Vauzelle, Olivier Véran, Fabrice Verdier, David Vergé, Patrick Vignal, Jean-Michel Villaumé, Jean Jacques Vlody et Mme Paola Zanetti.

 

Contre: 20

M. Pouria Amirshahi, Mme Marie-Françoise Bechtel, M. Jean-Pierre Blazy, Mmes Fanélie Carrey-Conte, Nathalie Chabanne, MM. Pascal Cherki, Henri Emmanuelli, Mme Linda Gourjade, MM. Jérôme Guedj, Razzy Hammadi, Mathieu Hanotin, Christian Hutin, Mme Chaynesse Khirouni, MM. Jean-Luc Laurent, Christophe Léonard, Michel Pouzol, Mme Marie-Line Reynaud, M. Denys Robiliard, Mme Barbara Romagnan et M. Gérard Sebaoun.

 

Abstention: 9

Mme Isabelle Bruneau, MM. Olivier Dussopt, Daniel Goldberg, Régis Juanico, Jean-Philippe Mallé, Mmes Dolores Roqué, Suzanne Tallard, MM. Stéphane Travert et Michel Vergnier.

 

Non-votant: 1

M. Claude Bartolone (Président de l'Assemblée nationale).

 

Groupe de l'union pour un mouvement populaire (195)

Pour: 167

MM. Damien Abad, Bernard Accoyer, Yves Albarello, Mme Nicole Ameline, MM. Benoist Apparu, Olivier Audibert-Troin, Patrick Balkany, Jean-Pierre Barbier, François Baroin, Jacques Alain Bénisti, Xavier Bertrand, Étienne Blanc, Marcel Bonnot, Mme Valérie Boyer, MM. Xavier Breton, Philippe Briand, Bernard Brochand, Dominique Bussereau, Olivier Carré, Gilles Carrez, Jérôme Chartier, Luc Chatel, Gérard Cherpion, Guillaume Chevrollier, Alain Chrétien, Dino Cinieri, Éric Ciotti, Philippe Cochet, Jean-François Copé, François Cornut-Gentille, Édouard Courtial, Jean-Michel Couve, Mme Marie-Christine Dalloz, MM. Olivier Dassault, Marc-Philippe Daubresse, Bernard Debré, Bernard Deflesselles, Rémi Delatte, Patrick Devedjian, Mme Sophie Dion, MM. Jean-Pierre Door, Dominique Dord, David Douillet, Mmes Marianne Dubois, Virginie Duby-Muller, MM. Christian Estrosi, Daniel Fasquelle, Georges Fenech, François Fillon, Mme Marie-Louise Fort, MM. Yves Foulon, Marc Francina, Yves Fromion, Laurent Furst, Claude de Ganay, Sauveur Gandolfi-Scheit, Hervé Gaymard, Mme Annie Genevard, MM. Guy Geoffroy, Bernard Gérard, Alain Gest, Daniel Gibbes, Franck Gilard, Georges Ginesta, Charles-Ange Ginesy, JeanPierre Giran, Claude Goasguen, Jean-Pierre Gorges, Philippe Gosselin, Philippe Goujon, Mmes Claude Greff, Anne Grommerch, Arlette Grosskost, M. Henri Guaino, Mme Françoise Guégot, MM. Jean-Claude Guibal, Michel Heinrich, Michel Herbillon, Antoine Herth, Patrick Hetzel, Philippe Houillon, Guénhaël Huet, Sébastien Huyghe, Christian Jacob, Denis Jacquat, Christian Kert, Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, M. Jacques Kossowski, Mme Valérie Lacroute, MM. Marc Laffineur, Jacques Lamblin, JeanFrançois Lamour, Guillaume Larrivé, Charles de La Verpillière, Thierry Lazaro, Alain Leboeuf, Mme Isabelle Le Callennec, MM. Pierre Lellouche, Bruno Le Maire, Jean Leonetti, Pierre Lequiller, Céleste Lett, Mmes Geneviève Levy, Véronique Louwagie, MM. Gilles Lurton, Jean-François Mancel, Alain Marc, Laurent Marcangeli, Hervé Mariton, Alain Marleix, Olivier Marleix, Franck Marlin, Philippe Armand Martin, Patrice Martin-Lalande, Alain Marty, Jean-Claude Mathis, François de Mazières, JeanClaude Mignon, Pierre Morange, Pierre Morel-A-L'Huissier, Jean-Luc Moudenc, Alain Moyne-Bressand, Mme Dominique Nachury, MM. Yves Nicolin, Patrick Ollier, Mme Valérie Pécresse, MM. Jacques Pélissard, Bernard Perrut, Édouard Philippe, Michel Piron, Axel Poniatowski, Mme Josette Pons, MM. Didier Quentin, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Bernard Reynès, Franck Riester, Arnaud Robinet, Camille de Rocca Serra, Mme Sophie Rohfritsch, MM. Martial Saddier, Paul Salen, François Scellier, Mme Claudine Schmid, MM. André Schneider, Jean-Marie Sermier, Fernand Siré, Thierry Solère, Michel Sordi, Éric Straumann, Claude Sturni, Alain Suguenot, Mme Michèle Tabarot, MM. Jean-Charles Taugourdeau, Guy Teissier, Jean-Marie Tetart, Dominique Tian, François Vannson, Mme Catherine Vautrin, MM. Jean-Sébastien Vialatte, JeanPierre Vigier, Philippe Vitel, Michel Voisin, Jean-Luc Warsmann, Laurent Wauquiez, Éric Woerth et Mme Marie-Jo Zimmermann.

 

Contre: 17

MM. Julien Aubert, Jean-Claude Bouchet, Jean-Louis Christ, Gérald Darmanin, Jean-Pierre Decool, Lucien Degauchy, Nicolas Dhuicq, Christophe Guilloteau, Patrick Labaune, Lionnel Luca, Damien Meslot, Philippe Meunier, Jacques Myard, JeanFrédéric Poisson, Christophe Priou, Michel Terrot et Patrice Verchère.

 

Abstention: 6

MM. Jean-Jacques Guillet, Marc Le Fur, Dominique Le Mèner, Thierry Mariani, Alain Marsaud et Mme Bérengère Poletti.

 

Groupe de l'union des démocrates et indépendants (30)

Pour: 28

MM. Thierry Benoit, Jean-Louis Borloo, Gilles Bourdouleix, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Yannick Favennec, Edouard Fritch, Jean-Christophe Fromantin, Philippe Gomès, Francis Hillmeyer, Yves Jégo, Mme Sonia Lagarde, MM. JeanChristophe Lagarde, Maurice Leroy, Hervé Morin, Bertrand Pancher, Henri Plagnol, Franck Reynier, Arnaud Richard, François Rochebloine, Rudy Salles, André Santini, François Sauvadet, Jonas Tahuaitu, Jean-Paul Tuaiva, Francis Vercamer, Philippe Vigier et Michel Zumkeller.

 

Contre: 1

M. François-Xavier Villain.

 

Abstention: 1

M. Philippe Folliot.

 

Groupe écologiste (17)

Pour: 3

MM. Éric Alauzet, Christophe Cavard et Jean-Louis Roumégas.

 

Contre: 12

Mmes Laurence Abeille, Brigitte Allain, Isabelle Attard, M. Denis Baupin, Mme Michèle Bonneton, MM. Sergio Coronado, FrançoisMichel Lambert, Noël Mamère, Mmes Véronique Massonneau, Barbara Pompili, M. François de Rugy et Mme Eva Sas.

 

Abstention: 2

Mme Danielle Auroi et M. Paul Molac.

 

Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (16)

Pour: 14

MM. Thierry Braillard, Ary Chalus, Gérard Charasse, Mme Jeanine Dubié, M. Paul Giacobbi, Mme Annick Girardin, MM. Joël Giraud, Jacques Krabal, Jacques Moignard, Mme Dominique Orliac, MM. Thierry Robert, Stéphane Saint-André, RogerGérard Schwartzenberg et Alain Tourret.

 

Abstention: 2

MM. Jean-Noël Carpentier et Olivier Falorni.

 

Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15)

Pour: 1

M. Bruno Nestor Azérot.

 

Contre: 13

M. François Asensi, Mme Huguette Bello, M. Alain Bocquet, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho, Gaby Charroux, André Chassaigne, Marc Dolez, Mme Jacqueline Fraysse, MM. Alfred Marie-Jeanne, JeanPhilippe Nilor et Nicolas Sansu.

 

Abstention: 1

M. Gabriel Serville.

 

Non inscrits (7)

Contre: 7

Mme Véronique Besse, MM. Jacques Bompard, Gilbert Collard, Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle, Mme Marion Maréchal Le Pen et M. Yannick Moreau.

 

MISES AU POINT AU SUJET DU PRÉSENT SCRUTIN (N° 30)

(Sous réserve des dispositions de l'article 68, alinéa 4, du Règlement de l'Assemblée nationale)

Mme Sylvie Andrieux, M. Claude Bartolone, Mme Françoise Dumas, M. Philippe Le Ray qui étaient présents au moment du scrutin ou qui avaient délégué leur droit de vote ont fait savoir qu'ils avaient voulu "voter pour".

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 12:47

(Café pédagogique)

Sociologue, Choukri Ben Ayed critique le rapport de la concertation. Pour lui, la refondation prolonge les politiques libérales des gouvernements précédents. Le rapport reste dans des formules vagues par exemple quand il évoque " les pratiques pédagogiques dites « efficaces »". La co-éducation avec les collectivités territoriales est aussi présentée comme un élément de creusement des inégalités.


Après une phase dense de concertation sur l’école, le comité de pilotage a remis sa copie. Il nous est ainsi permis de réagir, même si l’exercice n’est pas aisé en raison de la nature un peu particulière du texte à mi-chemin entre la concertation elle-même et la future proposition de loi. Nous sommes tentés de souligner le caractère participatif de la démarche (bien que dans un cadre bien prédéfini par les thèmes retenus), de nous réjouir également de voir abandonné le langage agressif qui caractérisait la période précédente. Pour autant les doutes et les réserves ne sont pas dissipés.

Les doutes d’abord : n’y a-t-il pas contradiction à louer les vertus d’une concertation inédite par son ampleur et d’annoncer un calendrier aussi étriqué pour la rédaction de la loi d’orientation qui en sera issue ? Quant aux réserves, nous abordons à présent le fond du texte.

 

L’avenir de l’école appelle un projet éducatif ambitieux et non une simple action publique réformée

Dès l’entrée en matière du texte on ressent une certaine gêne. Si le thème des inégalités est mis en exergue, pourquoi n’avoir retenu que des données de cadrage de PISA ? Ignorées donc les enquêtes nationales plus fines mettant l’accent sur la source des inégalités en France et sur leur caractère cumulatif tout au long de la scolarité ? En second lieu, et c’est sûrement le point d’achoppement, on ne trouve pas de critique en règle sur le fond des réformes menées sous l’ancien gouvernement. Les déboires de l’école seraient uniquement liés à un mauvais pilotage de ces réformes, une mauvaise organisation, un mauvais ordonnancement, une « mauvaise conduite du changement ». Le lecteur avisé y trouve là des références implicites à certaines théories de la science politique qui autorisent le glissement de sens du registre de la « politique éducative » à « l’action publique éducative ».

La notion d’action publique fait référence à une conception techniciste et managériale des réformes, alors que la notion de politique éducative mobilise une acception beaucoup plus ambitieuse et potentiellement portée par une vision humaniste. L’école aujourd’hui a besoin d’un projet de très grande ampleur et d’une rupture radicale avec la période précédente. Naguère nous tombions tous à bras raccourcis contre les réformes menées tambour battant, il n’est pas trop tard pour assumer ces critiques et abroger les dispositions prises. Une telle entrée en matière du texte aurait eu le mérite de clarifier les choses.

Mais la critique nécessaire fait place à une rhétorique du changement à l’aune de formules générales et convenues : « l’école doit changer car le monde change », « l’école doit rentrer dans la modernité », ou bien des critiques un peu éloignées des réformes elles-mêmes déplorant qui les mutations des cultures juvéniles, qui la communication, qui l’individualisme etc. Dont acte. Mais que dire des évolutions problématiques de l’école elle-même : doxa de l’utilitarisme, du néo-libéralisme, de la concurrence ? Certes ce dernier point est évoqué mais quelle action volontariste lui est opposée ? Suppression des palmarès et des classements ? Non. Suppression des logiques d’autonomie des établissements ? Non. De la situation spécifique de l’enseignement privé ? Non. Tout juste l’idée d’une nouvelle forme d’évaluation détachée des logiques concurrentielles qui reste d’ailleurs à clarifier.

 

Comment réduire les inégalités ? Vrais problèmes et solutions limitées

Nous touchons là probablement au cœur du texte. La continuité avec les orientations politico-idéologiques précédentes se confirme. Le socle commun de connaissances, directement issu de la loi Fillon de 2005, n’est pas remis en cause. Il est au contraire fortement revendiqué. Seule sa simplification est annoncée : quelle simplification ?  C’est même lui qui conduirait la réforme des programmes et les épreuves du DNB (Diplôme national du Brevet des collèges).

Si la perspective de réduction des inégalités est tout à fait louable, et nous devons bien sûr l’encourager, les causes de ces inégalités sont peu analysées. Certes il est nécessaire d’œuvrer pour la pré-scolarisation, et de renforcer l’école primaire. D’accord aussi pour une action volontariste en ce sens au collège. Mais la nature de celle-ci laisse perplexe. Le thème de l’individualisation de l’action pédagogique comme remède à l’échec scolaire, cher à Xavier Darcos et Luc Chatel et qui cristallisait les critiques il y a encore quelques mois, n’est pas ici remis en cause. Il est même récurrent et demeure étroitement lié aux approches psychologisantes et naturalisantes de la difficulté scolaire. On retrouve la rhétorique du précédent gouvernement qui triait les élèves en fonction de leurs goûts, intérêts et autres talents supposés. Le « bien être psychologique », composante de la réussite ne saurait suffire pour éradiquer l’échec scolaire.

Une référence récurrente au « changement de pédagogie » ? Ce changement est indispensable mais le propos demeure bien général. Opposer l’innovation, sans la définir aux « pédagogiques traditionnelles frontales », sans en faire l’analyse, revient à une critique formelle aussi convenue que dépassée des anciens contre les modernes. Qui s’est vraiment donné la peine de comprendre la genèse des pratiques pédagogiques et d’outiller efficacement les enseignants ? Les ESPE (Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation) revendiquées, seront-elles à la hauteur ? Le rapport n’apporte au fond que peu de précision sur les pratiques pédagogiques dites « efficaces » sur la façon de les penser et de les transmettre.

Les élèves qui rencontrent des difficultés ont besoin d’un service public fort plutôt que de compassion ou de bienveillance, d’un service public qui en appui sur la recherche universitaire et pédagogique interroge la nature des difficultés rencontrées par les élèves pour y apporter des réponses audacieuses, garantes d’un profond changement.

 

La co-éducation : pour quoi faire ?

Le thème du partenariat est également très présent. Mais rien de nouveau depuis à présent trois décennies. Ce qui l’est en revanche, c’est la notion de co-éducation qui impliquerait certes les parents d’élèves mais également les entreprises, et ce dès la 6ème, comme le préconisait récemment le Ministre lui-même. N’est-ce pas là la consécration d’une logique utilitariste ? En matière de « gouvernance » la décentralisation (de la formation professionnelle et de l’orientation) est fortement souhaitée ainsi que la contractualisation avec les collectivités locales, tout en revendiquant une action forte de l’Etat : n’est-ce pas contradictoire ? Quel bilan peut-on faire de l’émiettement de l’action éducative depuis trois décennies ? N’y a-t-il pas un lien avec le développement très marqué des inégalités territoriales d’éducation ? Aujourd’hui l’école a besoin de plus ou de moins d’Etat ? D’une simplification de son action ou d’une complexification ? Cette nouvelle phase de décentralisation revendiquée, corrélée à un rapprochement avec le monde de l’entreprise, ne risque-t-elle pas de plonger l’école dans une nouvelle crise dont elle n’a absolument pas besoin aujourd’hui pour se reconstruire ? Il y a à mon sens davantage à perdre qu’à gagner sur ce de terrain.

 

L’éducation prioritaire et la carte scolaire : les grands oubliés

Ces deux sujets condensent la plus grande surprise du rapport. Si ce dernier souhaite mettre l’accent sur la réduction des inégalités, pourquoi alors reléguer le sujet de l’éducation prioritaire en dernière position ? C’est le cas aussi pour la carte scolaire qui pourtant constituait l’un des symboles de la dérégulation éducative par l’ancien gouvernement.

Ce qui pose problème c’est de cantonner la question du traitement des inégalités les plus vives, ainsi que celle de la sectorisation, aux seuls territoires prioritaires. Il s’agit même d’un contre sens. Ce qui se joue dans ces territoires n’est qu’un révélateur puissant des défaillances d’ensemble de l’école. La concentration des difficultés et les logiques ségrégatives sont le produit de la compétition scolaire généralisée et de l’insuffisance de l’école à assumer la massification scolaire.

Le traitement de ces deux questions appelle des actions d’ensemble et non des approches segmentées et particularistes en allant même jusqu’à proposer d’agir à la seule échelle des établissements. Renoncer à l’idée de zonage territorial fait courir du reste un risque considérable de démobilisation et de déstabilisation des établissements depuis longtemps engagés dans des actions en réseau et d’ouverture sur leur environnement. La priorité est d’éviter que ces établissements ne décrochent davantage et qu’ils ne fassent l’objet d’une stigmatisation renforcée.

Agir contre les inégalités ce n’est pas « triturer » à loisir les zonages prioritaires, c’est aussi poser clairement la question de la politique redistributive en matière d’éducation. A ce titre le rapport aurait été bien inspiré de reprendre à son compte les termes du référé de la Cour des comptes adressé le 11 juillet dernier au Ministre de l’Education nationale et portant sur le traitement des inégalités scolaires. Ce dernier argumentait, en substance, que l’une des causes du renforcement des inégalités de scolarisation est leur absence de prise en compte lors de l’attribution des moyens. C’est donc à un changement radical de paradigme redistributif que le référé appelle de ses vœux.

Il ne s’agit de saupoudrage de moyens supplémentaires au profit de quelques établissements triés sur le volet, mais de s’adresser à tous ceux qui accueillent des élèves en situation objective de désavantage économique, scolaire et culturel. En soulignant le fait que certains territoires scolaires situés dans le haut des hiérarchies concentrent les moyens les plus importants, on peut résumer la préconisation de la Cour par le principe de « donner moins à ceux qui ont plus » et réellement « plus à ceux qui ont moins ». Preuve s’il en est qu’une action volontariste en matière de réduction des inégalités nécessite une vision d’ensemble tant en matière de redistribution des moyens, des postes, que des actions spécifiques à mener, conception bien éloignée donc d’une vision partielle du problème.

 

Vous avez dit arbitrage ?

Au terme de cette lecture, si nous avons souligné des manques et des points de désaccord nombreux, il est aussi des points d’accord : sur la scolarisation obligatoire à 2 ans, sur la nécessité de réformer la formation des enseignants, sur le rétablissement de la sectorisation (partout ou dans les territoires prioritaires ?), sur la nécessité d’homogénéiser l’offre de formation, sur l’obligation de ne laisser aucun élève sans solution, de redonner un second soufflet à la vie scolaire etc. Cependant faute d’une argumentation beaucoup plus précise, ces propositions, qui étaient « dans l’air du temps » avant la concertation risquent bien d’en rester à l’état d’incantation. Du reste ces dernières cohabitent avec des propositions inquiétantes d’une toute autre obédience politique puisqu’elles s’inscrivent dans la continuité des politiques néo-libérales qui ont plongé l’école dans l’impasse. Refonder l’école ce n’est pas chercher à contenter tout le monde, c’est faire des choix. L’école du peuple supposera des changements de paradigmes radicaux : c’est bien cela que l’on appelle à présent l’arbitrage ?

 

Choukri Ben Ayed

Sociologue, Professeur à l’Université de Limoges

Chercheur au GRESCO

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 12:42

Après avoir vilipendé pendant toute la campagne présidentielle le traité Merkozy, le Président et son gouvernement l'ont fait entériner ce mardi sans états d'âme. Réalisent-ils les dégâts que pareil reniement causera dans leur électorat, quand les conséquences pratiques de ce vote seront évidentes ?

Mais en fait, je l'ai souvent écrit sur ce blog, derrière l'abandon de la promesse électorale se cache, depuis le traité fondateur de Maastricht (1992), un persistant engagement européen, assumé sous les fourches caudines de la BCE, de l'Euro, que Maastricht initiait, et que l'on nous présente aujourd'hui comme des nécessités positives. 

J.M.Ayrault a bien pointé l'enjeu du débat actuel : refuser le traité, c'est mettre en cause l'Euro... C'est dire qu'il demeure sans états d'âme dans cette logique de Maastricht. 

Les électeurs qui avaient cru aux promesses d'Europe sociale lors du référendum Maastricht ont eu le temps de faire leur expérience, et de déchanter.

Cf. par exemple le récent billet (Libération, 4 octobre) de Pierre Marcelle.

http://www.liberation.fr/economie/2012/10/04/stabiliser-coordonner-et-gouverner-quoi-au-juste_850914

 

C'est dire qu'aujourd'hui, en dépit du battage médiatique, le sentiment grandit dans l'opinion que notre gouvernement se couche devant la toute puissance allemande, héritière d'un siècle et demi d'ambitions hégémoniques, toute puissance qui ne cèdera que devant la fermeté : pour l'amener à négocier vraiment, il aurait fallu s'appuyer sur une réelle consultation de l'opinion française, et refuser fermement l'arbitraire. Ça n'a pas été le cas et maintenant les jeux sont faits, provisoirement. 

 

René Merle

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-vote-du-traite-merkozy-111036702.html

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 12:37

2 millions d’emplois industriels ont été perdus en 30 ans dont 750 000 ces dix dernières années.  Loin de se ralentir, le mouvement s’accélère.  Il gagne même les services et la Recherche-Développement. L’automobile (PSA, Renault), Sanofi, les sous-traitants automobiles sont ainsi sacrifiés.  Le tissu industriel en France se désagrège.

 

En 2011, des actionnaires gavés

En 2011 , en pleine crise, les actionnaires du CAC 40 ont perçu 37,4 milliards de dividendes  souvent dilapidés en spéculations douteuses.   Les salariés de Sanofi ont fait gagner 3,48 milliards aux actionnaires.  GDF-Suez a versé 3,38 milliards de dividendes.

 

L’État engraisse  le CAC 40

Des dizaines de milliards d’euros sont versés chaque année aux entreprises qui reçoivent davantage  qu’elles ne paient en impôts : aides de l’État , des Régions, allègements d’impôts et de cotisations sociales!  Exemple : Sanofi a reçu 540 millions d’euros au titre du crédit impôt recherche.  Certes toutes les entreprises n’appartiennent pas au CAC 40, mais beaucoup sont sous-traitantes des grandes entreprises capitalistes qui profitent de ces aides  en pressurant ces PME pour obtenir les plus bas prix.

Conséquence : La Bourse capte l’essentiel des subventions distribuées par l’État.

 

Les patrons dégraissent et délocalisent

Ce sont principalement les industries de forte main d’œuvre,  peu qualifiée, qui délocalisent.  Ainsi les moins qualifiés sont davantage victimes du chômage.  Cela accroît les difficultés des plus démunis. Nos gouvernements successifs ont encouragé ces délocalisations, encore  accrues depuis l'entrée des ex-pays socialistes dans l’Union Européenne.

L’un des arguments avancé est la conquête de nouveaux marchés.

 

Faux !  Renault a délocalisé ses trois modèles les plus vendus en France : Twingo, Mégane (en totalité) et Clio pour moitié …

Le patronat promettait des emplois qualifiés pour les pays industrialisés.  Mais la Chine, le Brésil, l’Inde produisent aujourd’hui des produits de haute technologie … Et les emplois hautement qualifiés sont aujourd’hui également délocalisés.  Ce sont désormais les secteurs de Recherche et Développement qui sont touchés chez PSA,  Renault, Sanofi …  Plus de la moitié des entreprises multinationales ont délocalisé une partie de leur secteur recherche en Chine, en Inde ou à Singapour

 

Une autre logique pour mieux vivre en France : contrôler les entreprises

Le capitalisme est mortifère.  Le choix de la localisation ne doit donc pas dépendre du marché car il a des conséquences collectives. La production doit servir les besoins de la population et le développement social doit être pris en compte dans les décisions industrielles et économiques.

En outre les délocalisations précipitent des milliers de camions sur les routes et relocaliser permettrait de réduire les gaspillages énergétiques et la pollution.

Ce sont donc l’Etat, les députés, élus à la proportionnelle, après consultation de la population et des travailleurs, qui doivent décider.  Il faut arrêter de laisser l’UE et les patrons décider seuls.  Il faudra renationaliser: les banques, la SNCF, les grandes entreprises qui liquident l’industrie en France.  Des accords de coopération mutuellement avantageux, industriels, commerciaux pourraient alors être conclus avec d'autres pays et les spéculateurs   écartés des décisions.

 

Une logique sociale incompatible avec l’UE et les règles capitalistes mondiales

De telles mesures sont évidemment incompatibles avec les politiques européennes et les règles de l’OMC.  Un vrai gouvernement de gauche devrait pourtant prendre ces mesures pour sauver et relancer l’industrie, l’emploi dans notre pays.  Évidemment cela conduirait à demander la sortie de l’UE qui impose une politique aux profits des spéculateurs et des marchés financiers.

 

 

Source : « Action Communiste »

publié sur El Diablo

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 12:34

lundi 1er octobre 2012

 

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013 s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à limiter les déficits publics et sociaux à 3% du PIB dès 2013, dans la perspective d’un équilibre budgétaire à l’horizon 2017. C’est la fameuse « règle d’or » prévue par le projet de traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union Européenne, traité auquel la CGT est opposée à l’instar de la Confédération européenne des syndicats.

Le taux de croissance de l’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie) est par suite particulièrement contraint, puisqu’il est fixé au même niveau que les années précédentes, soit 2,7%.

Pour la CGT, cet ONDAM ne permettra pas de faire face aux défis auxquels est confrontée l’assurance maladie. Le gouvernement ne fait aucune proposition concrète pour mettre fin à la situation d’endettement insupportable de nombreux établissements de santé et notamment pour apurer les emprunts toxiques de Dexia, ni pour garantir le financement à long terme des besoins des hôpitaux. Il se contente d’annoncer que l’Etat prendra à sa charge les besoins de trésorerie des hôpitaux qui s’engageraient dans un plan de retour à l’équilibre.

Quelques mesures vont toutefois dans le bon sens, comme l’annonce de la fin de la convergence tarifaire public/privé (mais sans engagement de remettre à plat la tarification à l’activité), le remboursement à 100% de l’IVG, et un ensemble d’orientations allant dans le sens d’une meilleure organisation du système de santé, avec un engagement de répondre au problème des déserts médicaux et la généralisation d’une rémunération au forfait pour les équipes de soins de proximité.

Néanmoins, les attentes restent fortes sur la question des dépassements d’honoraires et sur celle de la répartition des professionnels de santé.

Par ailleurs, les travailleurs de l’amiante pourront liquider leur retraite à 60 ans, quel que soit leur régime. Jusqu’à présent, c’était impossible pour les salariés qui terminaient leur carrière dans les régimes spéciaux.

La réforme du financement est renvoyée à la discussion au sein du Haut Conseil du financement de la protection sociale qui vient d’être mise en place.

En revanche, le PLFSS prévoit la création d’une taxe additionnelle à la solidarité pour l’autonomie, au taux de 0,15% en 2013 et de 0,30% en 2014, pour les retraités imposables, censée financer la perte d’autonomie, mais affectée au fonds de solidarité vieillesse qui finance les pension de retraite des chômeurs et le minimum vieillesse, et qui ne financera donc pas la perte d’autonomie.

Cette mesure, qui équivaut à une augmentation de la CSG des retraités imposables, et qui conduira à une baisse de pouvoir d’achat des retraites pour ces derniers contredit le discours gouvernemental selon lequel aucune nouvelle ponction ne serait effectuée sur le pouvoir d’achat des assurés sociaux. Elle est inacceptable pour la CGT.

 

Montreuil, le 1er octobre 2012

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 13:03

Déjouons les opérations politiques autour du « TSCG » !

par Emmanuel Dang Tran, PCF Paris 15

EDT pour vivelepcf, 18 août 2012

 

Hollande, après Sarkozy, ne pourra pas esquiver bien longtemps la question de l’UE. Dans quelques mois, sa politique d’austérité « équitable » a tous les risques de se transformer en super-austérité. Le capitalisme va continuer à utiliser sa propre crise pour s’attaquer aux acquis des travailleurs pays après pays en Europe. En 2013, la France est censée emprunter 400 milliards d’euros sur les marchés. Elle affrontera la concurrence des pays, comme l’Italie, où les salaires et les droits sociaux auront été écrasés. L’UE s’apprête à être, comme contre Grèce, Espagne ou Italie aujourd’hui, à la fois le prétexte et l’instrument, avec l’euro, pour imposer cette politique au peuple français.

 

Mais en France, le pouvoir fait face à un obstacle particulier. En 2005, s’est déroulé un vote et la sanction populaire est tombée. Par référendum, le peuple a rejeté à 55% la « constitution » européenne qui reprenait l’ensemble des traités européens, Maastricht, Amsterdam, Lisbonne. Une claque notamment pour Hollande et Sarkozy qui avaient posé ensemble sur Paris Match pour le TCE. Le pari de « relégitimation » de l’UE a échoué. Bien sûr, gauche et droite se sont entendues pour adopter au Parlement en 2008 le Traité de Lisbonne avec l’essentiel des dispositions techniques du TCE (pas toutes, notamment pas l’inscription directe dans la loi française des directives européennes).

Mais, aujourd’hui plus encore, avec l’expérience de l’intrusion de l’UE et de la BCE sur les pays voisins, le discrédit à 55% de l’UE demeure. Un potentiel de résistance et de contestation notamment de l’euro existe et peut être développé. Une majorité encore plus large pense que l’euro a été une mauvaise chose.

Face à cette situation, l’idéologie dominante a adapté son discours, a temporisé. Sarkozy a très peu utilisé le prétexte européen pour faire passer ses contre-réformes. Sarkozy, puis Hollande ont adopté une posture de fermeté face à l’Allemagne d’Angela Merkel.

 

Surtout les partis du système ont tout fait pour minimiser, esquiver la question européenne pendant l’interminable campagne électorale de 2012.

Le système a confié au FN le soin de jouer son rôle habituel de repoussoir pour discréditer toute idée de rupture avec l’UE. Le Pen fille n’a pas eu à le mener jusqu’au bout, abandonnant la question de l’euro dans sa profession de foi. L’absence des positions historiques du PCF, celles qui ont alimenté nos campagnes contre Maastricht notamment a pesé lourd, avec le choix de la direction du Parti de l’effacement dans le Front de gauche, de l’alignement derrière le PGE, la CES et le Maastrichien, « fédéraliste », Mélenchon.

 

Les élections passées, Hollande réintroduit la question européenne avec l’adoption du Pacte budgétaire. Sur le plan politicien, il s’est débrouillé pour l’associé dans un « paquet », soumis au vote des députés et sénateurs, comprenant un volet « croissance » qui permettra à la gauche de se différencier de Sarkozy. Notons, au passage, que ce volet « croissance » n’est qu’un instrument de plus dans l’intégration dans l’UE du capital.

 

Le Pacte budgétaire est avant tout un instrument politique pour mettre une pression européenne sur les peuples. Son nom de code, en jargon européen, est « TSCG » pour « Traité sur la coopération et la gouvernance de l’Union économique et monétaire ». Mais il n’est en rien comparable aux traités de Maastricht ou de Lisbonne. Il ne concerne que 25 pays sur 27 (Royaume-Unis et République Tchèque ne l’ont pas signé). Il ne reprend pas les traités antérieurs. Il ne s’y substitue pas.

Il ne contient en fait que la reprise de la partie du Traité de Maastricht concernant les conditions de déficit et de dette publics pour adhérer à l’euro. Pour les capitalistes européens, ces fameux « critères de Maastricht » ont été bien politiquement très utiles pour compresser les dépenses publiques et sociales, les salaires, tout au long des années 90. Mais dans les faits, ils n’ont quasiment jamais été respectés par un seul Etat membre. Aujourd’hui, ils ont perdu leur efficacité politique.

 

Le premier objectif du TSCG est de réaffirmer solennellement les critères de Maastricht dans le contexte dramatisé de « crise de l’euro ».  La propagande fonctionne à plein : pour diminuer les déficits publics (creusés par les gouvernements eux-mêmes au profit des capitalistes), pour préserver l’UE et l’euro, il faut adopter le TSCG. Une fois le TSCG adopté, le gouvernement n’aurait plus de marges de manœuvre pour faire d’autres choix que l’austérité. Sous peine de sanctions européennes. On ne connaît que trop ce discours de défausse des gouvernements français. Répétons-le, jamais, les « critères de Maastricht » n’ont été observés mais jamais l’UE n’a pris le risque d’imposer les sanctions prévues à un peuple.

 

Non, l’atteinte véritable à la souveraineté nationale, à la capacité des peuples à résister au capitalisme, est ailleurs : elle est dans la monnaie unique, l’euro. L’échelon national est dépossédé de sa maîtrise. Au bout de 10 ans, tous ce que, communistes, nous avions dénoncé en combattant Maastricht se produit, la mise en concurrence exacerbée entre les peuples, l’écrasement des activités, des industries des pays les plus faibles, la baisse accélérée des salaires et des droits sociaux etc. La « crise de l’euro » est maintenant à la fois le moyen d’aggraver encore ses effets mais aussi de préparer un renforcement de la tutelle de l’UE du capital sur les peuples avec une intégration bancaire puis budgétaire. NON ! Nous avons dit à non à cela à 55% !

 

L’autre objectif du TSCG, c’est bien que l’on ne touche pas à l’euro, au consensus pour la sauvegarde l’euro.

Voilà pourquoi, y compris pour lutter contre l’application du TSCG, c’est une fausse-bonne idée, une erreur, voire une tromperie de demander un référendum sur le TSCG, comme le font, après avoir soigneusement attendu l’élection de Hollande, des associations de la « gauche de la gauche », Copernic, Attac ou le Front de gauche.

Non, le TSCG n’est pas un nouveau Traité de Maastricht ou de Lisbonne. L’ériger au même niveau, c’est rentrer dans l’opération politique du pouvoir et de l’UE. C’est dévaloriser les 55% de 2005, le point d’appui pour lutter contre la légitimité et la fatalité de l’application traités, directives et règlements européens, y compris le TSCG lui-même.

Les propos tenus par Pierre Laurent dans son interview à Nice Matin le 15 août sont gravement inconséquents : « L’enjeu est encore plus important que pour le traité de Maastricht il y a vingt ans, qui était déjà une erreur monumentale. » Pierre Laurent décide d’effacer la portée fondamentale de Maastricht. C’est conforme avec l’abandon de la contestation de l’euro et la conversion, avec le PGE, à la « réorientation » de l’UE. Comme dit le chanteur, « une erreur, c’est facile comme un et deux font quatre ». Maastricht, une erreur ? Mitterrand ne savait pas ce qu’il faisait peut-être ! Pour Pierre Laurent, il s’agit sans doute le moyen de gommer le fossé qui sépare les communistes des socialistes comme Mélenchon, chantre en 1992 de Maastricht, qu’il qualifia de « bon compromis de gauche ».

 

Dans les luttes à venir, l’abandon du point de vue communiste contre l’UE est désastreux.   

A 55%, les Français ont dit NON à tous les traités de l’UE. On leur demanderait maintenant de se prononcer sur une petite partie, un codicille.

Réduire le débat européen au texte du TSCG, oui ou non, c’est rentrer dans le faux débat promu par le système sur les déficits publics. Dans le détail, le TSCG reprend exactement les critères de Maastricht « en vigueur » : 3% du PIB de déficit maximum et 60% de dettes publiques. Le seul point ajouté est une limite de déficit « structurel », c’est-à-dire du budget de fonctionnement, de 0,5% du PIB, sauf circonstances exceptionnelles. On voit le danger de rentrer dans le débat technique !

Communistes, nous ne sommes pas par principe pour des déficits publics mais pour prendre l’argent là où il est, le choix des déficits pouvant se justifier pour certains investissements. Notre problème n’est pas d’abord de s’opposer à la réduction des déficits mais qu’elle se fasse par des prélèvements sur la production de richesses détournée par les capitalistes.

La pétition de l’Huma reprend la notion de souveraineté nationale qui cesse enfin d’être confondue avec le nationalisme. Mais la perte essentielle de souveraineté ne réside pas dans les dispositifs de « sanctions » théoriques, politiques, qui seront aussi peu appliqués que ceux prévus par Maastricht mais bien dans la monnaie unique, l’euro.

 

On s’étonne que les promoteurs du référendum sur le TSCG ne se soient réveillés qu’après l’élection de François Hollande. Les uns et les autres ont fait semblant de croire, ont voulu faire croire que Hollande « renégocierait » le Pacte budgétaire, autrement qu’il ne l’a fait. C’était aller contre toute évidence. Le résultat de ce travail de rabattage pour Hollande est de faciliter sa position aujourd’hui pour faire passer le TSCG. Et puis, le seul fait d’imaginer que le TSCG soit « renégociable » en dit long sur l’adhésion profonde à la fatalité de l’UE du capital.

 

Evidemment, de référendum, il n’y en aura pas. L’affaire sera pliée au Parlement en quelques semaines. Mais comme Pierre Laurent le laisse entendre, l’objectif est sans doute ailleurs : « il faut qu’un nombre important de parlementaires de gauche s’opposent à cette ratification lors du vote en septembre ». L’initiative sur le TSCG s’inscrit dans la recomposition politique visée par le Front de gauche, comme par le PGE en Europe (ex : Syriza), constituer des « partis socialistes de gauche » pro-européens.  L’ex-rocardienne Lienemann est déjà sur les rangs pour rejoindre Mélenchon. Hamon et Montebourg, qui font paraître des états d’âme sur le TSCG, seront les contestataires de demain. Les parlementaires « verts » (élus par le PS…), chacun au nom de l’amour de l’UE, se répartissent les positionnements. On se souvient que, pressentant le résultat, le PS n’avait pas mis tous ses œufs dans le même panier en 2005 en délégant les Maastrichiens Fabius, aujourd’hui ministre des affaires étrangères, Bernard Cazeneuve, aujourd’hui ministre des affaires européennes ou Mélenchon pour canaliser le Non.

 

Depuis des mois, avec d’autres membres du Conseil national du PCF, des centaines de responsables et militants, nous demandons qu’une véritable initiative nationale pour la rupture avec l’UE du capital et la remise en cause de l’euro soit engagée par notre parti, dans la suite de ses positions historiques, notamment contre Maastricht, validées par l’expérience. A chaque niveau, nous nous sommes heurtés à des responsables sourds. Au CN, le débat a été refusé, comme il n’a jamais été discuté de l’initiative actuelle, tombée d’en haut, c’est-à-dire de la direction du « Front de gauche ». L’Humanité nous a envoyé la même fin de non-recevoir alors qu’abondent les tribunes des dirigeants du PG.

 

Aujourd’hui, plus que jamais, dans le cadre de la discussion nécessaire sur les moyens de faire échec au TSCG, nous remettons en avant notre appel et les propositions de campagnes que notre parti devrait porter :

-          Refus de l’application des traités, directives et règlements européens illégitimes

-          Nationalisation du secteur financier national

-          Dénonciation de la dette publique indue

-          Abandon de l’euro, qui dans le cas de la France, veut dire fin de l’euro et recouvrement des souverainetés monétaires nationales

-          Coopération monétaire via une monnaie internationale commune entre pays de l’UE ou non.

Contre l’alliance européenne des capitalistes, la résistance au plan national est décisive dans l’intérêt mutuel, internationaliste, des peuples!

 

Emmanuel Dang Tran, PCF Paris 15

 

http://pcf-paris15.over-blog.com/article-ue-euro-la-seule-question-a-poser-c-est-comment-rompre-avec-l-une-et-l-autre-110090411.html

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 12:55

Il est vain de s'interroger sur le choix :  entre être dans l'opposition ou faire pression  sur le gouvernement pour qu'il "respecte" ses promesses. Et d'abord quelles promesses ?

Celle de renégocier le traité ? Celle de mettre fin à la casse du service public?

On sait ce qu'il en est, le traité est exactement le même, à la virgule près, que celui rédigé par Sarkosy et Merkel. Ce traité va servir de caution à une politique d'austérité  conduisant  droit à l'échec.

Quand ils étaient dans l'opposition, les socialistes disaient pis que pendre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP). Dans sa lettre de mission, le Premier Ministre affirmait que la période de la RGPP était close ! Le 28 septembre, après audits, la RGPP, certes « mal engagée sur la forme », mais « nécessaire sur le fond », revient par la fenêtre sous un autre nom. Hélas ! le nom ne fait rien à l'affaire, les conséquences sont les mêmes : désengagement de l'État, abandon de missions, fusions, restructurations, suppressions d'emplois, souffrance des agents... en clair, la casse des services publics continue, laissant à l'abandon des parties entières du territoire - et après l'on s'étonnera que tant de citoyens votent pour le Front National !

Nous savions que ces promesses étaient impossibles à tenir car elles nécessitaient des éléments de rupture claire avec le système capitaliste. Sans ces ruptures indispensables, le gouvernement  est obligé de poursuivre dans la même voie qu'avant, en voulant en plus être "meilleur élève".

Dans plusieurs pays européens, des milliers de citoyens  se lèvent contre ces politiques d'austérité, présentées comme inéluctables. La manifestation à Paris le 30 septembre est une amorce. Non, la politique d'austérité n'est pas la seule possible, oui, on peut faire autrement à condition que les citoyens reprennent la main, se mobilisent  et mettent en oeuvre  de véritables ruptures sociales et économiques  comme  l'appropriation sociale .

 

Marie-Claude Herboux, 5 octobre 2012

M.-Cl. Herboux est membre de la FASE (Calvados)

 

http://www.cerisesenligne.fr/

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