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Site de recherche d'emploi

Le site http://jooble-fr.com/

vous propose des annonces d'offres d'emploi nationales et internationales.


Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

http://jooble-fr.com/

 

Merci de signaler à Vendémiaire tout dysfonctionnement que vous pourriez constater.

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 12:52

La défense de notre langue est une composante essentielle du combat que l'on doit mener pour préserver notre modèle social, notre spécificité, en un mot notre République sociale. Des nuages lourds s'amoncellent, ils ont pour nom: La décentralisation acte III, les euro-régions, la charte des langues régionales, la réforme territoriale, le référendum prévu en Alsace pour un rapprochement avec les landers allemands, la mort programmée de nos services publics dont la fonction est d'assurer la continuité territoriale donc l'égalité républicaine, la disparition des 36 000 communes et des départements au profit de huit régions qui auront seulement des comptes à rendre à des officines européennes non élues, disparition de l'éducation nationale, et pour finir la disparition de la langue française.

 

Il serait temps de se réveiller. Cette casse systématique de notre cadre de vie a commencé depuis fort longtemps. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy un coup d'accélérateur a été donné. Mais sous le gouvernement actuel rien ne change. Le rythme imposé lors du précédent quinquennat se poursuit. Cela signifie que les décisions sont prise au niveau supranational, c'est à dire au niveau européen par une commission non élue qui se garde bien de demander l'avis des peuples. Tout se fait en cachette, les grands média n'en parlent pas! C'est scandaleux!!!!

 

Je vous propose une serie de liens qui vous permettront de prendre conscience de la gravité de la situation.

Parmi ceux-là, deux concernent la proposition de loi déposée par le député communiste Jean-Jacques Candelier. Il est de la plus haute importance de soutenir cette démarche.

 

Quand la défaite sera consommée, il ne faudra pas dire: "Je ne savais pas !!!...".

 

http://lucien-pons.over-blog.com/article-ecole-une-derive-communautariste-et-marchande-113847374.html

 

http://lucien-pons.over-blog.com/article-une-commission-d-enquete-sur-les-derives-linguistiques-actuelles-en-france-chargee-de-proposer-des-m-115251709.html

 

http://lucien-pons.over-blog.com/article-l-ecole-est-finie-par-jacques-julliard-dans-marianne-115251619.html

 

http://lucien-pons.over-blog.com/article-la-marchandisation-de-l-ecole-par-le-biais-du-numerique-115330950.html

 

http://lucien-pons.over-blog.com/article-loi-fioraso-et-usage-de-la-langue-fran-aise-dans-les-universites-115420548.html

 

http://lucien-pons.over-blog.com/categorie-12252719.html

 

http://lucien-pons.over-blog.com/article-message-de-georges-gastaud-au-depute-jean-jacques-candelier-a-propos-de-son-projet-de-loi-concernant-115621148.html

 

Vous avez des éléments pour appréhender le désastre à venir.

 

Bonne lecture et à bientôt..

 

 

Lucien PONS

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 12:51

Lundi 25 février 2013

Par Évariste

Dans notre dernière livraison, nous avons déjà stigmatisé le projet du Medef aujourd’hui largement soutenu par des membres du gouvernement concernant les retraites complémentaires Agirc et Arrco.

De son côté, le Conseil d’orientation des retraites (COR) est mobilisé.1

Son 11e rapport, avec pour titre « Retraites : perspectives 2020, 2040 et 2060 », lance le bal. Sur la base du scénario central démographique de 2010 établi par l’Insee et des perspectives économiques élargies par rapport à ses précédentes projections, le COR a imaginé trois scénarii économiques et deux variantes basées sur l’évolution du taux de chômage et de la productivité du travail à long terme.

 

Le COR continue à s’appuyer sur des dogmes et des vérités révélées par le clergé néolibéral

A l’horizon 2020, il prévoit que le rapport démographique cotisant/retraité se maintiendrait à 1,65 mais, sous l’effet du papy-boom, qu’il se détériorerait pour atteindre 1,4 vers 2040 et moins de 1,35 aux alentours de 2060. 

Le rapport cotisant/cotisé n’explique rien à lui tout seul. Ce qui compte est la production de richesses, sa répartition et le nombre de retraités à servir. Sinon comment expliquer que nous ne sommes pas en état de famine alors que depuis 50 ans, le nombre de paysans a été divisé par 10 et que le nombre de bouches à nourrir a plus que doublé !

Car le ratio paysan/ bouches à nourrir n’explique rien : c’est bien l’augmentation de la productivité du travail et de la production par paysan en rapport avec le nombre de bouches à nourrir qui est explicatif.

Alors pourquoi le COR pratique-t-il l’enfumage ? Parce qu’il souhaite rester dans le système néolibéral. Et dans ce cas, la seule possibilité de survie est la baisse des retraites du plus grand nombre comme constitutive de la politique d’austérité généralisée, pour que l’oligarchie capitaliste puisse continuer à nous dominer et nous exploiter.

Mais si on se place dans une perspective de rupture avec le capitalisme, il est aisé de montrer2 que la « détérioration » du rapport cotisant/retraité peut se régler par une nouvelle répartition des richesses (les économistes diraient par une « reformation du partage de la valeur ajoutée ») . 

Est-ce possible ? Mais que oui ! Depuis 30 ans, la déformation du partage de la valeur ajoutée a soutiré 9,3 points de PIB à la masse des salaires et des prestations sociales pour les fournir au profit. Si les bac + 35 du néolibéralisme ne peuvent pas calculer cela, un élève de CM2 le peut ! Il lui suffit de faire la règle de trois suivante : 2 000 milliards d’euros (PIB 2010) x 9,3 : 100 = 186 milliards d’euros par an !3
Par ailleurs, ces « experts » postulent qu’il n’y aura plus de réduction du temps de travail jusqu’en 2060. Sans doute une lecture dans le marc de café ! Puisqu’il n’y a pas de variante avec une réduction de temps de travail, ils postulent  la continuation du néolibéralisme jusqu’en 2060.
De plus, ils postulent la poursuite du néolibéralisme jusqu’en 2060. Le chômage devrait diminuer de façon rapide à partir de fin 2013 ; ce sont tous des « hollandais » car d’après eux l’augmentation du chômage devrait faire baisser les salaires et donc les embauches devrait repartir. Du pur dogme néolibéral.

 

Continuons la lecture du 11e rapport du COR

Bien que ce nous venons d’écrire invalide les conclusions du rapport, continuons notre lecture de ces nouveaux textes sacrés et dogmatiques.
Sur la population active, ils postulent qu’à partir des 28,6 millions d’actifs en 2011, celle-ci augmentera de 110.000 par an d’ici à 2025. Puis qu’elle restera stable de 2026 à 2035 et enfin qu’elle s’accroîtra de 45.000 par an de 2036 à 2060.
Quant à la productivité, elle est censée augmenter au moins de 1 % par an (scénario C’) jusqu’à 2 % (scénario A’) en passant par 1,3 % (scénario C), 1,5 % (scénario B) et 1,8 % (scénario A).
Le chômage devrait varier d’après le COR entre 4,5 % (scénarii A, A’, B) et 7 % (scénarii C et C’).
Comme ces « experts » tablent sur un maintien du temps de travail dans les 50 ans qui viennent, ils postulent une croissance forte ; car il faudra une croissance beaucoup plus forte que l’augmentation du taux de productivité pour que ces hypothèses soient vérifiées.

Le rapport dit que le besoin de financement du système de retraite (dans le cas donc où la répartition des richesses ne change pas, voir plus haut)  passerait de 14 Md€ en 2011 à - 21,3 Md€ en 2017 (soit de 0,7 % à 1 % du PIB) puis, selon les scénarii et les variantes, se réduirait (0,9 %, soit 20,8 Md€) ou augmenterait (1,1 %, soit 24,9 Md€) jusqu’en 2020. En 2060, le solde du système de retraite pourrait représenter de - 2,9 % à + 1,7% du PIB.
Entre 2011 et 2060, la pension moyenne rapportée au revenu d’activité brut moyen diminuerait de 10 à 35 % suivant les scénarii et variantes envisagés.
Selon le COR, si chacun des 3 leviers possibles portait seul l’ajustement, l’équilibre du système de retraite pourrait nécessiter, selon l’horizon concerné :

  • Que le niveau des pensions, rapporté au revenu moyen baisse par rapport à 2011, de 5 % en 2020 et de 20 à 25% en 2060 ;
  • Ou que le taux de prélèvement augmente de 1,1 point par rapport au taux projeté en 2020 et de 5 à 6 points en 2060 ;
  • Ou que l’âge effectif moyen de départ à la retraite soit décalé, par rapport à 2011, d’un an et 9 mois en 2020 et de 7 ans en 2060.
  •  

Le 12e rapport du COR
Mais le COR n’en reste pas là. Fin janvier 2013, dans son 12e rapport, il octroie un satisfecit sur l’état des lieux mais fait de nouvelles préconisations. Il propose de :

  •  changer les calculs des retraites pour les carrières courtes pour leur améliorer leurs retraites ;
  • modifier les critères de prise en compte des annuités comptant pour le calcul de la retraite et du nombre d’heures nécessaires à la validation d’un trimestre ;-
  • revoir les règles de modulation du montant de la retraite suivant l’âge de départ.

Le COR propose aux partenaires sociaux de travailler sur les accidents de carrière, les droits familiaux, le calcul du montant de la réversion et sur de nouveaux mécanismes de solidarité. Mais le COR ne propose pas de modifier l’actuelle répartition déformée du partage de la valeur ajoutée ! L’oligarchie capitaliste peut dormir tranquille…

Inutile de dire que ces rapports ne satisfont que les organisations syndicales qui acceptent le recul des droits sociaux et qu’en réalité, c’est le rapport de forces social qui déterminera si le rapport du COR doit aller terminer ses jours en classement vertical dans une corbeille où s’il annoncera le nouveau tour de vis de l’austérité salariale sans fin !

 

  1. Les rapports du COR : http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1887.pdf et http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1893.pdf []
  2. le Réseau Éducation Populaire (Le REP, www.reseaueducationpopulaire.info) le fait dans ses conférences traditionnelles ou gesticulées. []
  3. Nous mettons au défi le service public audiovisuel de nous donner quelques minutes d’antenne pour expliquer cela ! Un moment d’égarement… Nous avons oublié que le service public audiovisuel était peuplé des « nouveaux chiens de garde » du néolibéralisme !

 

http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/retraites-ils-veulent-faire-pire-que-leurs-predecesseurs/5959

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 12:50

L’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur. Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur  du patronat portent des coups sévères au droit du travail. Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail,  chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne.

L’accord aggrave encore, après les lois Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problème conjoncturels et surtout qui en jugera ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l'augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement. L’accord réduit considérablement les droits et les possibilités de contestation et de recours à la justice des salariés et de leurs représentants. Il remet en cause des prérogatives importantes des instances représentatives du personnel et renforce le pouvoir des employeurs, notamment celui d’imposer la « mobilité » des salariés (changement de lieu ou de poste de travail).

Loin de permettre « la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » cet accord va, au contraire, aggraver la précarité du travail en libérant le patronat de nombre d'obligations. En dépit des promesses qui avaient été faites par le gouvernement, l'accord ne réduit pas les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, alors même que la précarité de l'emploi concerne en premier lieu les femmes, prépondérantes dans le temps partiel (80%) et plus souvent touchées par les CDD, le chômage et le sous-emploi.

Enfin cet accord est illégitime. Il a été signé par trois confédérations syndicales représentant une minorité de salariés, alors même que les règles de représentativité syndicale sont sur le point de changer. Les parlementaires de droite se disent prêts à voter ses dispositions telles quelles, mais ni le président de la République, ni la majorité de l’Assemblée nationale n’ont été élus pour faire reculer les droits des salariés. Transposer ces reculs sociaux dans la loi représenterait donc un grave déni démocratique.

Nous appelons les salariés-es, et plus largement, tous les citoyen-ne-s à lire ce texte, à l’analyser, à tenir partout des réunions pour en débattre ensemble et faire entendre leurs exigences auprès de leurs élus, tout particulièrement ceux de gauche, pour qu’ils ne votent pas ce texte. L'heure est bien plutôt à la sécurisation des emplois contre les licenciements, pour un travail de qualité, sans précarité, avec des droits sociaux de haut niveau pour les salariés, les chômeurs et les retraités. Nous ferons tout pour que cet accord n’acquière pas force de loi et nous appelons à soutenir toutes les initiatives en ce sens, en particulier les mobilisations syndicales.

 

Appel soutenu par :Attac, CADAC, CGT Commerce Paris, CGT Hôtels Prestiges et Economiques, CGT-Finances, CNDF, CNT-Solidarité ouvrière Ile-de-France, Convergence de défense et développement des services publics, Convergences & Alternative, Fédération pour une alternative sociale et écologique, Fondation Copernic, FSU, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Marches européennes contre le chômage, Mouvement des jeunes communistes de France, Mouvement national des chômeurs et précaires, Nouveau parti anticapitaliste, Osez le féminisme !, Parti communiste français, Parti communiste des ouvriers de France, Parti de gauche, Réseau féministe « Ruptures », Résistance sociale, République & Socialisme, Union syndicale Solidaires...

 

Premiers signataires : Richard Abauzit (conseiller du salarié, ancien inspecteur du travail), Etienne Adam (ancien secrétaire général de la CFDT Basse-Normandie), Verveine Angeli (Attac), François Asensi (député de Seine-Saint-Denis, FASE), Eliane Assassi (PCF), Yohann Augé (syndicaliste, inspecteur du travail), Clémentine Autain (militante féministe et directrice de Regards), Ana Azaria (Femmes Egalité), Marinette Bache (Résistance Sociale), Etienne Balibar (philosophe), Jacqueline Balsan (Mouvement national des chômeurs et précaires), Caroline Bardot (inspectrice du travail, conseillère régionale), Louis-Marie Barnier (syndicaliste et sociologue), Pierre Barron (sociologue, expert auprès des CHSCT), Philippe Batifoulier (économiste), Francine Bavay (conseillère régionale, EELV), Stephan Beltran (élu municipal), Nicolas Béniès (économiste), Fatima-Ezzah Benomar (Les efFRONTé-e-s), Mathieu Béraud (économiste), Olivier Besancenot (NPA), Eric Beynel (Union syndicale Solidaires), Jacques Bidet (philosophe), Annie Bidet Mordrel (philosophe), Alain Bihr (sociologue), Martine Billard (PG), Catherine Bloch-London (militante féministe), Frédéric Boccara (économiste), Jean-Jacques Boislaroussie (Les Alternatifs), Paul Bouffartigue (sociologue), Alima Boumediene Thiery (juriste), Vincent Bourdeau (philosophe), Marc Bousseyrol (économiste), Jacques Boutault (maire du 2ème arrondissement de Paris), Isabelle Bruno (politiste), Mireille Bruyère (Les économistes atterrés), Fabrice Canet (syndicaliste, CGT-Pôle emploi), Dominique Cabréra (cinéaste), Rémy Caveng (sociologue), Christian Celdran (administrateur civil), Alexandre Chabriez (syndicaliste, inspecteur du travail), Gérard Chaouat (chercheur émérite CNRS, biologiste), Charb (dessinateur de presse), André Chassaigne (député, Front de Gauche), Michel Chauvière (sociologue), Christian Chevandier (historien), Florence Ciaravola (Les Alternatifs), Jean-Claude Chailley (Résistance Sociale), Alice Colet (syndicaliste, inspectrice du travail), Pierre Concialdi (économiste), Philippe Corcuff (sociologue), Laurent Cordonnier (économiste), Alain Coulombel (conseiller régional), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Pierre Cours-Salies (sociologue), Thomas Coutrot (Attac), Claude Danglot (médecin biologiste et ingénieur hydrologue), Fanny Darbus (sociologue), Noël Daucé (FSU), Guillaume Dautel (syndicaliste, inspecteur du travail), Claude Debons (syndicaliste), Christophe Delecourt (CGT Finances), Karima Delli (députée européenne, EELV), Sandra Demarcq (NPA), Etienne Deschamps (CNT-Solidarité ouvrière Ile-de-France), Yves Dimicoli (économiste), Keith Dixon (sociologue), Christian de Montlibert (sociologue), Magali de Haas (Osez le féminisme !), Bernard Defaix (Convergence de défense et développement des services publics), Paul Dirkx (sociologue), Jean-Michel Drevon (syndicaliste et militant associatif), Véronique Dubarry (maire-adjointe de Paris, EELV), Vincent Dubois (sociologue), Ian Dufour (inspecteur du travail), Philippe Enclos (juriste, Snesup-FSU), Guillaume Etiévant (PG), Jean-Claude Eyraud (FASE), Jean-Baptiste Eyraud (Droit au logement), Gérard Filoche (inspecteur du travail retraité), David Flacher (économiste), Lison Fleury (syndicaliste, inspectrice du travail), Guillaume Floris (Gauche Anticapitaliste), Sabine Fortino (sociologue), Jean-Pierre Fourré (République et Socialisme), Geneviève Fraisse (philosophe), Hélène Franco (Syndicat de la magistrature), Jacqueline Fraysse (députée des Hauts-de-Seine, FASE), Anne Fretel (économiste), Bernard Friot (sociologue), Sandrine Garcia (sociologue), Antoine Garcia (CGT EFFIA Synergies), Laurent Garrouste (syndicaliste, inspecteur du travail), Jean-Philippe Gasparotto (syndicaliste, CGT), Bertrand Geay (sociologue), Jacques Généreux (économiste), Jean-Pierre Gilly (économiste), Charlotte Girard (juriste), Jérôme Gleizes (économiste), Lucas Gomez (Les efFRONTé-e-s), Julien Gonthier (Solidaires-Industrie), Caroline Guibet-Lafaye (philosophe), Ozgur Gun (économiste), Françoise Guyot (syndicaliste, inspectrice du travail), Janette Habel (politiste), Jean-Marie Harribey (économiste), Clémence Helfter (Osez le féminisme !), François Horn (économiste), Michel Husson (économiste), Nordine Idir (secrétaire général du MJCF), Sabina Issehnane (Les économistes atterrés), Sophie Jallais (économiste), Florence Jany-Catrice (économiste), Patric Jean (cinéaste), Pierre Joanny (syndicaliste, inspecteur du travail), Samy Johsua (sciences de l'éducation), Nicolas Jounin (sociologue), Marianne Journiac (République et Socialisme), Razmig Keucheyan (sociologue), Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Cécile Kovacshazy (littérature comparée), Bernard Lacroix (politiste), Stéphane Lagarde (syndicaliste, contrôleur du travail), Jean-Yves Lalanne (syndicaliste, PS), Véronique Lamy (PCOF), Dany Lang (économiste), Pierre Laurent (PCF), Stéphane Lavignotte (pasteur), Frédéric Lebaron (sociologue), Catherine Lebrun (Union syndicale Solidaires), Catherine Leclercq (sociologue), Philippe Légé (économiste), Patrick Le Hyaric (député européen, GUE), Patrick Le Moal (ancien inspecteur du travail), Jacques Lerichomme (conseiller régional PACA), Claire Le Strat (politiste), Danièle Linhart (sociologue), Alain Lipietz (économiste), Frédéric Lordon (économiste), Michael Löwy (sociologue), Christian Mahieux (Union syndicale Solidaires), Jean-Pierre Martin (Union syndicale de la psychiatrie), Myriam Martin (Gauche Anticapitaliste), Christiane Marty (Fondation Copernic), France-Line Mary-Portas (secrétaire générale de la CGT INSEE), Lilian Mathieu (sociologue), Jérôme Maucourant (économiste), Gérard Mauger (sociologue), Caroline Mécary (Fondation Copernic), Jean-Luc Mélenchon (PG), Pierre Mériaux (conseiller régional),Olivier Michel (professeur d'informatique), Didier Motchane (magistrat), Frédéric Neyrat (sociologue), Vladimir Nieddu (syndicaliste, SUD Santé-Sociaux), Martine Noël (Cadac), Danièle Obono (C&A), Anne Olivier (militante associative), Jérôme Oriol (syndicaliste, inspecteur du travail), Alain Oriot (éditeur), Fabienne Orsi (économiste), Sylvain Pattieu (historien), Willy Pelletier (Fondation Copernic), Henri Pena Ruiz (philosophe), Etienne Pénissat (sociologue), Roland Pfefferkorn (sociologue), Christian Picquet (Gauche Unitaire), Christian Pierrel (PCOF), Louis Pinto (sociologue), Dominique Plihon (économiste), Claude Poliak (sociologue),Cécile Poncet (syndicaliste, inspectrice du travail), Christine Poupin (NPA), Philippe Poutou (NPA), Paul Ramackers (inspecteur du travail), Christophe Ramaux (économiste), Jacques Rancière (philosophe), Frédéric Rauch (économiste), Luc Raucy (syndicaliste, inspecteur du travail), Ghyslaine Richard (membre de la direction nationale de la CGT), Jacques Rigaudiat (économiste), Suzy Rojtman (Collectif national pour les droits des femmes), Daniel Rome (Attac), Frédérique Rollet (FSU), Pierre Ruscassie (Démocratie et Socialisme, PS), Lydia Saouli (syndicaliste, inspectrice du travail), Laurence Sauvage (PG), Damien Sauze (économiste), Benoît Schneckenburg (philosophe), Patrick Silberstein (éditeur), Maud Simonet (sociologue), Evelyne Sire-Marin (juriste), Arnault Skornicki (politiste), Anthony Smith (syndicaliste, inspecteur du travail), Richard Sobel (économiste), Alexis Spire (sociologue), Marianne Staletti (réalisatrice, République et Socialisme), Henri Sterdyniak (économiste), Philippe Sultan (cadre de l'éducation nationale), Maya Surduts (Collectif national pour les droits des femmes), Lucie Tanguy (sociologue), Nora Tenenbaum (Cadac), Bernard Teper (Réseau Éducation Populaire), Pierre Terrier (inspecteur du travail), Annie Thébaud-Mony (sociologue), Bruno Tinel (économiste), Sylvie Tissot (sociologue), Marie Pierre Toubhans (Gauche Unitaire), Stéphanie Treillet (C&A), Marcel Trillat (cinéaste), Aurélie Trouvé (Attac), Jacques-Henri Vandaele (Mouvement national des chômeurs et précaires), Janine Vaux (Convergence de défense et développement des services publics), Jérôme Vidal (éditeur), Emmanuel Vire (syndicaliste, SNJ-CGT), Christophe Voilliot (politiste), Karel Yon (politiste).

 

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 12:47

 dimanche 3 mars 2013
Auteur : par Les Clubs Penser la France (CPF), Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), Texte du M’PEP

La République une et indivisible fondée par la Révolution française est en danger de mort. Ce principe constitutionnel, qui garantit notamment l’unité territoriale de la Nation et l’égalité des citoyens devant la loi, la protection sociale et les services publics, est en effet incompatible avec l’actuelle « construction » européenne, et tout spécialement avec son étape actuelle : le « saut fédéral européen » et son volet territorial : l’Europe des régions.


LA RÉPUBLIQUE EST UNE ET INDIVISIBLE ! NON AUX PROJETS DÉLÉTÈRES DE L’UNION EUROPÉENNE ET DU GOUVERNEMENT !

Par les Clubs penser la France (CPF), le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP) et le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF).

Le 3 mars 2013.

Confortée et approfondie par les acquis de civilisation de la Résistance et de la Libération, la République une et indivisible fondée par la Révolution française est en danger de mort. Ce principe constitutionnel, qui garantit notamment l’unité territoriale de la Nation et l’égalité des citoyens devant la loi, la protection sociale et les services publics, est en effet incompatible avec l’actuelle « construction » européenne, et tout spécialement avec son étape actuelle : le « saut fédéral européen » et son volet territorial : l’Europe des régions.

Ces deux objectifs affichés par les eurocrates sont en effet tournés contre la souveraineté, l’unité territoriale et l’existence même des États constitutifs de l’Union européenne (UE). À l’arrière-plan des décisions préparées à Paris, on trouve la situation très inquiétante de l’ensemble de l’Europe occidentale : outre les politiques d’austérité qui, sous couvert de sauver l’euro, plongent les peuples dans la misère et marginalisent une part croissante de la population, des processus sécessionnistes inquiétants s’approfondissent en Belgique, en Espagne, en Italie, voire au Royaume- « Uni ». Il est difficile de croire que si ces processus vont à leur terme dans les pays voisins, favorisant l’ « évaporation » déjà avancée de la Belgique et de l’Espagne, notre pays sortira indemne de cette balkanisation rampante du sous-continent.

C’est dans ce contexte qu’il faut examiner les projets délétères que sont l’Acte III de la décentralisation, la ratification promise par François Hollande de la « Charte européenne des langues régionales et minoritaires » et le référendum régional prévu le 7 avril 2013 visant à instituer l’Alsace comme « région d’Europe » tournée « vers l’espace germano-suisse ».

Faut-il s’étonner si le MEDEF se félicite des évolutions institutionnelles en cours ? Il en est l’inspirateur direct puisque, dans son manifeste intitulé « besoin d’aire », Mme Parisot se prononce pour la « reconfiguration des territoires », pour de « nouveaux transferts de souveraineté » de l’État vers Bruxelles et vers les euro-régions dans le cadre des futurs « États-Unis d’Europe », sans oublier l’ « Union transatlantique », dont le président Obama a annoncé le lancement dans son « Discours sur l’état de l’Union ».

C’est pourquoi, attachés au progrès social, à la souveraineté des nations et à la coopération internationale entre peuples souverains, le M’PEP, le PRCF et les Clubs « penser la France », appellent ensemble avec vigueur à :

1°)- Rejeter dans son principe même l’Acte III de la décentralisation que prépare le gouvernement. Certes, on peut approuver l’objectif d’une déconcentration des décisions administratives et de la décentralisation quand cela peut réellement favoriser la démocratie locale. Mais le démontage institutionnel qu’on nous prépare est d’une autre nature. En effet, la nouvelle étape de la décentralisation proposée par MM. Hollande et Valls vise à dessaisir encore davantage l’État-nation en un moment où il est déjà réduit à la portion congrue par la mise en tutelle de la France sur les plans monétaire et budgétaire. L’Acte III de la décentralisation vise en effet à majorer le pouvoir déjà démesuré des « présidents de région » (sic), à leur permettre de moduler la loi républicaine, à leur donner de nouvelles compétences socio-économiques, à faciliter la création de « régions transfrontalières » effaçant les frontières d’État, à dialoguer directement avec Bruxelles en court-circuitant Paris, à inscrire les régions dans une « concurrence libre et non faussée » entre territoires français au seul avantage des sociétés transnationales.

C’est la porte ouverte au moins-disant social entre territoires, à l’évaporation de la laïcité républicaine sur le « modèle » de l’Alsace-Moselle, au délitement final des services publics d’État, de la Sécurité sociale, des caisses de retraite nationales et du « produire en France » puisque les nouvelles féodalités régionales directement connectées sur Bruxelles réguleront de plus en plus le développement économique, donc à termes les négociations entre employeurs et salariés. Le grand patronat soutient ces projets antinationaux. Il en espère la mort des conventions collectives, des statuts, du secteur public, du SMIG, du baccalauréat national et des diplômes universitaires d’État. Bref, c’est une accélération stratégique de la liquidation de l’ « exception française » héritée de 1789-93 et de 1945-47, avec à la clé une marche précipitée à la privatisation générale des activités.

Quant au projet de métropolisation du territoire, il liquiderait ce qui subsiste des Communes et des départements – cet héritage de la Révolution française. Il aggraverait les déséquilibres territoriaux, diminuerait l’offre de services publics, étranglerait la ruralité, rendrait encore plus difficile la vie quotidienne de nos concitoyens – notamment de ceux qui sont d’origine populaire – en les obligeant à des déplacements de plus en plus importants pour se soigner, s’éduquer, traiter leurs affaires administratives ou pour se ravitailler. Car c’est la suppression d’un maximum de services de proximité qui est prévue pour « faire des économies d’échelle » au détriment des citoyens tout en maximisant le retour sur investissements des grandes entreprises.

2°)- Refuser la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. Il ne s’agit évidemment pas de mépriser les langues régionales, ce patrimoine culturel indivisible de la nation qu’il faut enseigner dans le cadre de l’Éducation nationale tout en revalorisant fortement l’enseignement du français, « langue de la République » aux termes de la Constitution. Mais il faut refuser que les langues régionales ne servent de prétexte à la division ethnicisante des territoires, au désétablissement de fait du français, à la destruction de fait du statut de la fonction publique (ce sera le cas quand un fonctionnaire ne pourra plus être nommé dans la région dont il ne parle pas la langue régionale), à une montée en puissance dangereuse des mouvements sécessionnistes et irrédentistes sur les frontières du pays. Et aussi à une officialisation rampante du « tout-anglais » promu par l’UE et par le MEDEF au détriment des langues nationales des pays d’Europe. Le tout-globish envahit toute l’Europe. C’est le moment choisit par Geneviève Fioraso, la ministre de l’Enseignement supérieur, pour démanteler de fait la loi Toubon à l’université pour étendre l’enseignement en anglais. Les défenseurs républicains des langues régionales doivent faire cause commune avec la défense de la francophonie – si menacée du Québec aux communes francophones de la région de Bruxelles – contre l’imposition à l’Europe d’une langue unique, facteur de discriminations linguistiques, de pensée unique et de destruction de la diversité culturelle européenne et mondiale.

3°)- Appeler nos compatriotes alsaciens à voter non ou à boycotter le référendum régional du 7 avril 2013 portant fusion des trois collectivités publiques alsaciennes. Le but réel de cette consultation régionale est d’autonomiser l’Alsace par rapport au reste de la France, à la placer dans l’orbite de l’économie allemande, à lancer le mouvement d’autonomisation des euro-régions de France vers l’isolement, le cavalier seul et la mise au rebut des lois laïques de 1905. Le but est de dénationaliser des territoires rendus autonomes et en concurrence avec tous les autres. Le but est de continuer à démanteler le pouvoir des parlements nationaux, par en haut avec les traités de l’Union européenne, et par en bas avec la création d’euro-régions. C’est la démocratie et la République qui sont en cause.

Nous appelons à la constitution de « Brigades républicaines ». Elles seront composées de volontaires qui agiront sur le terrain pour faire rejeter ce référendum.

C’est une reconstruction de l’unité territoriale de la France qui est nécessaire. Par la reconquête de la souveraineté du pays dans les domaines politique (sortie de l’UE), monétaire (sortie de l’euro), militaire (sortie de l’OTAN) et économique (sortie de l’OMC et du FMI). C’est ainsi que notre peuple pourra réindustrialiser son territoire, rééquilibrer sa balance commerciale, résorber le chômage de masse, développer tout le territoire national de manière harmonieuse, coopérer avec les autres peuples sur la base de nouveaux traités progressistes internationaux, liquider la domination mortifère des « marchés financiers », reconstruire les services publics d’État et la protection sociale, préserver la fonction publique territoriale… En un mot construire une nouvelle République sociale, souveraine et fraternelle.

·         Contact PRCF : prcf@orange.fr

·         Contact M’PEP : contact@m-pep.org

·         Contact CPF : penserlafrance@yahoo.fr

 

http://www.m-pep.org/spip.php?article3208

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 12:44

 Les députés et Sénateurs ne doivent pas transposer l’accord

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES de Paris dénoncent avec détermination la régression que représenterait la transposition de l’accord dit de « sécurisation de l’emploi » en projet de loi, et exigent du gouvernement et des parlementaires le rejet de cet accord.

Cet accord signé par un ensemble minoritaire d'organisations syndicales (CFDT, CFTC, CGC) impose la flexibilité de l’emploi pour les salariés, un recul de leurs droits individuels et collectifs au bénéfice des employeurs :

Les garde-fous illusoires précisés dans cet accord pour limiter et rendre plus chers les Contrats à Durée Déterminée n’en concernent en réalité qu'une infime partie : les CDD de plus de trois mois ne sont pas concernés, pas plus que les contrats saisonniers, ni les contrats conclus pour une tâche précise ou temporaire et le travail intérimaire. 

Les accords dérogatoires emploi/compétitivité, permettraient aux employeurs de réduire nos salaires à peau de chagrin ou d'augmenter le temps de travail sous prétexte de préserver l’emploi. Il s’agit d’imposer surtout de nouveaux sacrifices aux salariés. 

La mobilité imposée en cas de restructuration du fait de l’éclatement des multinationales présentes sur l’ensemble du territoire français serait un moyen de licencier pour motif personnel de nombreux salariés qui refuseraient cette mobilité forcée et exonérerait le patronat des règles relatives au licenciement économique. 

La neutralisation des compétences des juges dans les instances judiciaires conformément aux vœux du Medef, dont c’était l’une des premières préoccupations en cas de PSE est aussi inacceptable. 

Les salariés qui sont déjà particulièrement frappés par la précarité, et des conditions de travail difficiles verraient leur situation s'aggraver si ces propositions se concrétisent. 

La défense de l’emploi, des services publics appellent une rupture avec les politiques d’austérité et de rigueur préjudiciables à l’emploi en qualité et en quantité auxquelles on assiste en France et en Europe.

Cet accord est un cadeau au patronat qui ne résoudra en rien le chômage.

Alors que le gouvernement annonce son intention de retranscrire dans la loi le mauvais accord du 11 janvier 2013 pour les droits sociaux, les salariés doivent se mobiliser et exprimer leur désaccord en direction du gouvernement, des organisations patronales, des députés et des sénateurs.

 

Les organisations syndicales Parisiennes CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES appellent à créer les conditions de la mobilisation la plus large possible avec des arrêts de travail pouvant aller jusqu’à la grève et  à participer massivement à la manifestation unitaire du 5 mars

Départ 14h – Place du Chatelet en direction de l’Assemblée Nationale

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 22:16

[Georges Galzin vient de nous quitter... Vendémiaire s'associe à la douleur de sa famille et de ses proches.

Vous trouverez ci-dessous le dernier texte qu'il nous a livré.]

 

Une commémoration à Villefranche a déclenché mon désir de réflexion sur le devoir de mémoire.

« La mémoire enfouie des juifs déportés s’est réveillée d’un long sommeil » le 23 octobre 2012 à Villefranche de Rouergue, découvrant pour toujours une plaque commémorative relative aux 28 juifs du pays, dont 4 enfants, raflés de 1942 à 1944 pour être conduits vers les camps de la mort nazis.

Oubliés par l’histoire, comme ce fut le cas également à Saint-Affrique, Marcillac, Rodez, Naucelle, Millau, Entraygues…, leur mémoire s’établit après un véritable travail de recherche de témoignages concernant cette population juive. En association avec le travail mené par le Comité de Sainte-Radegonde, ce rappel historique permit à tous les résistants et à tous ceux qui s’en sont occupés de recouper des témoignages et d’approfondir la connaissance de cette période trouble et douloureuse grâce au travail de toute une équipe d’historiens fouillant dans les archives.

Seuls 13 Juifs aveyronnais déportés sont revenus vivants des camps de la mort. Malgré le temps qui passe, les mémoires qui se troublent, les documents qui s’abîment, le travail historique doit se poursuivre. « Seule l’obstination de la mémoire et du témoignage peut répondre à l’obstination du crime absolu » (Albert Camus).

J’ai bien regretté, le 23 octobre, de ne pouvoir assister à cette cérémonie empreinte d’une certaine tristesse et à laquelle les organisateurs avaient fait participer des enfants. Profondément touché par l’intensité de l’émotion qui s’est manifestée à cette occasion, je me suis alors demandé ce que je pouvais faire, isolé dans mon appartement et incapable de me déplacer. C’est après mûre réflexion que j’ai alors décidé d’apporter à cette masse historique qui chaque année renaît de ses cendres en divers lieux, ma modeste participation pour apporter ma pierre à toutes les autres participations destinées à évoquer le génocide des juifs par les nazis, certain pourtant que mon propre témoignage apporterait peu à l’énorme témoignage du public.

 

Mon cas personnel contre la barbarie nazie

Ma souffrance dans les camps nazis a été pourtant bien longue : 5 ans (soit 1800 jours), mais n’est peut-être pas comparable aux profondes atteintes à la dignité humaine allant jusqu’à la mort, par pendaison ou dans un four crématoire. Quoique je dois rappeler que notre refus de travailler pour l’ennemi aurait pu entraîner notre propre disparition.

Je n’ai donc voulu que témoigner contre la shoah, limitant mon travail aux atteintes contre les juifs, les tziganes, les homosexuels, les faibles d’esprit, laissant de côté toutes les atteintes aux droits de l’homme dans notre monde bouleversé. C’est donc consciemment que, ayant souffert moi-même des nazis, j’ai décidé de limiter mes recherches au génocide des juifs, en pensant que les lois anti-juives de Pétain avaient souillé le sol français, avec l’enrôlement des gendarmes français pour préparer le départ précipité vers le Vel’d’Hiv ou tout autre lieu de rassemblement avant le départ vers les camps de la mort.

Ces longs voyages, entassés à 60 ou 70 dans les wagons à bestiaux, je les ai hélas ! douloureusement connus ; voyages interminables, ces déplacements durant 4 à 5 jours, avec de longs arrêts au soleil des quais, ces longues heures au cours desquelles la chaleur, au mois d’août, l’entassement, la promiscuité, l’odeur nauséabonde devenaient étouffants et laissaient à chaque arrêt la triste constatation qu’un tel ou un tel était décédé… Une fois enfermés dans les camps, c’était la lutte pour un peu d’eau, la difficile recherche d’une vieille boîte de conserve pour garder la soupe, la lutte continuelle pour tuer les poux de corps, le moral qui recule, l’incertitude du lendemain, l’inscription automatique pour des corvées ou des travaux hors du camp (ferme, usine, travaux divers de terrassements, arrachage de betteraves ou de pommes de terre…), très longues attentes dans le froid ou le soleil durant les interminables séances d’appel avec des erreurs volontaires de comptage, prolongeant le temps d’appel pendant lequel des fouilles dans les baraques nous obligeaient ensuite à retrouver difficilement nos affaires, tout ça sous la vindicte de soldats allemands, armés de leurs fusils et de leur autorité, avec leurs vociférations tonitruantes.

Il est nécessaire de préciser que dans le camp où nous étions, en Pologne, près de Cracovie, camp de représailles, c’est parce que, tous les 4500 ou 5000 sous-officiers prisonniers de guerre, nous avions accepté volontairement cet éloignement et son lot de souffrances plutôt que d’aller travailler pour l’ennemi selon les droits que nous attribuait la Convention de Genève de 1929. Il faut ajouter que ce ne fut pas chose facile car les Allemands ont utilisé tous les moyens de pression pour nous amener à accepter leurs propositions. Mais ils se sont heurtés à un mur de refus qui est tout à notre honneur mais qui entraîna des brimades permanentes. Même la faim, ou la soif, surtout au début de notre séjour, la méchanceté des Allemands, n’eurent que peu d’effet sur notre décision. Nous avions fait un choix réfléchi, établi sur le sens du devoir en temps de guerre. Nous avons en somme considéré que dans notre situation, le refus de travailler se situait dans le même plan que l’enrôlement dans les maquis et la résistance. Et effectivement, notre position solidement affirmée nous valut, à la libération, l’attribution de la carte d’interné résistant et celle de combattant volontaire de la Résistance. D’où l’appellation d’« hommes du refus » qui nous fut attribuée dans le livre dont le titre est plein d’humour : « Les grandes vacances ».

Je dois humblement faire remarquer que notre refus dans notre esprit, n’était en rien destiné à ce qu’on nous prenne pour des héros. Notre décision était d’un esprit supérieur et c’est comme tels que nous avons été considérés au procès de Nuremberg, bien que notre situation dans le monde combattant y était unique, jamais vue et qui n’a pas dû beaucoup contribué à l’évolution de la guerre. Nous avions surtout une position de principe, mais solidement ancrée en nous. Ce choix d’ailleurs nous fut reproché par de grands esprits plus ou moins collaborateurs qui se situaient sur un tout autre plan que celui de la morale.

 

Approfondissement des notions de devoir et de mémoire

Que faut-il donc entendre par « devoir de mémoire » ? Le procès de Nuremberg, après la libération, est l’évènement majeur de ce processus. C’est au cours de ce procès que des témoignages oraux ont été reçus, que des documents ont été présentés pour étayer ces témoignages ou les récuser. En particulier c’est au cours de ce procès que le « décret de la balle » du 6 mars 1944, du général SS Mueller, décret qui devait régler définitivement notre sort par une balle dans la nuque, un par un, en passant à la toise, à Mauthausen en Autriche, dans l’hypothèse de la victoire allemande. Nous étions donc, pour les SS, que des irrécupérables mais, dans l’obligation où se trouvaient les Allemands de respecter les textes internationaux dont la Convention de Genève, cette solution finale était une bonne solution, sans laisser de traces, pour ne laisser aucun souvenir de ces « hommes du refus » qui, avec un relent de défaite, aurait pu égratigner l’honneur de grand Reich allemand.

Dans l’expression « devoir de mémoire » chacun des mots est lourdement chargé de sens. Le mot « devoir », d’abord, signifie pour moi une obligation morale conforme à mes choix philosophiques dans la société. Dans tous les actes de ma vie, cette notion de devoir (à l’école, dans la famille, au sein des associations, dans ma profession…) a toujours été pour moi une sorte d’idéal vers de la compréhension envers autrui, avec beaucoup de solidarité et le souci permanent de l’amélioration de la société, et une sorte d’introspection qui permet, au besoin, de se reprendre en mains.

Et c’est là que la mémoire va intervenir. Malheureusement, cette mémoire, pour chacun de nous, s’estompe peu à peu avec l’âge, la rapidité du déroulement des faits, ou bien certains faits plus ou moins récents peuvent orienter nos réflexions différemment. La mémoire personnelle ne peut donc pas toujours apporter une vérité absolue. Elle peut être idéalisée ou au contraire modifiée par le temps ou de nouvelles circonstances. En un mot, elle est subjective, d’où la nécessité pour l’historien ou bien de s’en tenir à des documents authentiques, ou bien de rassembler plusieurs témoignages pour les comparer et les apprécier. En ce qui me concerne, mes souvenirs sur la 2ème guerre mondiale et sur ma captivité, pourtant si longue, présentent des lacunes mais j’ai essayé de les faire revivre par mes lectures et par la fréquentation de camarades du camp 369 après la libération dans le cadre de nos rencontres au sein de l’Amicale. Les lectures historiques n’ont pas manqué, ni même les négationnistes de la Shoah et les néonazis.

Ces quelques réflexions, même insuffisantes, prouvent que le devoir de mémoire exige une grande rigueur et une profonde réflexion sur la portée même de nos actes. Le juge d’instruction, dans le déroulement d’un procès, en est une preuve suffisante. Il n’en reste pas moins que la recherche de la vérité historique est souvent difficile tellement les événements sont nombreux et s’entremêlent. La connaissance du passé permet souvent de mieux comprendre l’avenir, bien que certains pensent que l’oubli est un refuge. Mais ils se trompent car l’histoire nous rattrape un jour. D’autres modifient ou interprètent volontairement le sens des événements et deviennent de véritables négationnistes. C’est le cas en particulier pour l’existence des chambres à gaz dans les camps d’extermination, destinés, disent-ils, à tuer les poux et non pour mener à bien la façon industrielle du génocide des juifs.

A travers une foule d’événements, de mieux en mieux connus, mais au déroulement rapide, il est de plus en plus difficile de trouver le fil conducteur le plus crédible. Heureusement, maintenant, les historiens ont à leur disposition des documents historiques ouverts pour la plupart à tous.

Il n’y a donc aucune raison de baisser les bras : tout témoignage doit être utilisé. Et même en restant dans le cadre du génocide des juifs, il y a encore sans doute des faits à découvrir. Est-ce alors présomptueux de ma part d’apporter ma petite pierre ? Personnellement je ne le crois pas, même si dans l’histoire confuse de la 2ème guerre mondiale, le refus de travail des sous-officiers prisonniers de guerre n’est qu’un simple détail. Il n’en reste pas moins que pour ceux qui l’ont vécue, c’est une période douloureuse de leur vie en captivité consécutive à un choix mûrement réfléchi. Pour ce qui me concerne, et sans aucune forfanterie, je peux affirmer que j’ai fait mon devoir de combattant et que j’ai le droit d’en témoigner. Les témoins encore vivants sont en effet de plus en plus rares !

 

Les cérémonies du souvenir et la nécessité de vigilance

Les cérémonies du souvenir auxquelles j’ai souvent assisté me laissent souvent un goût amer car il y a de moins en moins de participants. Les enfants des écoles étaient mobilisés plus souvent autrefois et savaient pourquoi on les réunissait devant les monuments aux morts. Les jeunes générations ne participent pas assez : l’enseignement de l’histoire en souffre.

En outre ce « devoir de mémoire » devrait s’appliquer à toutes les entorses faites aux ‘droits de l’homme ». Que ce soit sur le plan politique intérieure comme les mises en examen abusives, les faits délictueux commis pendant la période du colonialisme, le soldats de 14 fusillés pour l’exemple parce qu’ils refusaient d’aller se faire étriper, la fusillade de Sétif le 8 mai 1945, la rafle du « Vel d’hiv’ », les fusillés de Souges, et on citerait encore bien d’autres cas dont certains moins violents mais qui constituent des atteintes à la dignité humaine.

Il est parfois difficile de dissocier le devoir de mémoire du souvenir historique. Honorer la mémoire relève en fait du souvenir. Entretenir la mémoire en la maintenant présente à l’esprit de tous, relève du devoir de mémoire. Mémoire et devoir de mémoire sont donc deux aspects du problème. Pour Primo Levi, toute transmission passe par l’intelligence et la connaissance. « Je pense que pour un homme laïque comme moi, l’essentiel est de comprendre et de faire comprendre » affirmait-il.

Le devoir de mémoire nécessite donc une vigilance constante. Des relents de nazisme et de fascisme apparaissent de plus en plus même en Europe. Ne baissons pas les bras ! car « Le ventre est encore fécond d’où est sortie la bête immonde » (Berthold Brecht).

 

 

Georges Galzin

Le 5 novembre 2012

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 18:16

 

Rallumons les étoiles ROUGES ! 

En cette sombre période contre-révolutionnaire où l’impérialisme fourbit ses armes contre les peuples du Proche-Orient, où l’oligarchie « française » aidée par Hollande détruit la France et ses acquis sociaux au nom de l’UE et de son ruineux euro, le PRCF invite chaque communiste, chaque travailleur, chaque patriote républicain, chaque internationaliste à intensifier le combat pour…

* Sortir de l’euro pour sauver le pouvoir d’achat populaire, les retraites, la Sécu, l’emploi productif, les services publics…

* Sortir de l’Union européenne, ce nouvel Empire du capital piloté par l’Axe Washington-Berlin, pour restaurer la souveraineté des nations d’Europe

* Sortir de l’OTAN, cette machine de guerre contre la liberté des peuples, pour activer la coopération entre les peuples !

* Sortir du capitalisme pour construire une société socialiste fondée sur le travail et la justice pour tous.

Solidarité avec tous ceux qui résistent dans le monde, de Florange à Toulouse, de Gaza à Cuba et d’Athènes à Lisbonne !

Que 2013 nous apporte des pas décisifs dans l’union des vrais communistes pour affronter l’UE du capital, dans le renforcement du syndicalisme de classe, dans le rassemblement des patriotes antifascistes qui veulent construire un nouveau CNR brisant la prison des peuples européenne pour construire une République sociale, souveraine et fraternelle !

Santé, combativité, espérance et fraternité à vous tous !

 

Le secrétariat national du PRCF

 

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=12411

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 18:15

 Pcf Paris 15, le 1er janvier 2013

 

Dans ses vœux au pays, François Hollande est resté fidèle à son style : point d’envolées mais un profil bas, une démonstration d’impuissance pour une pédagogie du sacrifice.

Toute velléité d’action – sociale - est écrasée par les circonstances, « les difficultés sérieuses », la nécessité du « rétablissement des comptes publics ». Il n’échappera pas que ce dernier est rendu plus difficile par les 20 milliards d’euros de nouveaux cadeaux attribués par son gouvernement au patronat, au nom du « choc de compétitivité », dont se vante Hollande.

Pendant la campagne électorale, Hollande n’avait quasiment rien promis. En 6 mois, le gouvernement Ayrault a su exhiber sa peine à réaliser ce presque rien, à l’image de la taxation exceptionnelle de 75% des plus hauts revenus, qui vient d’être annulée par le Conseil constitutionnel. « On la réaménagera » indique Hollande sans autre précision.

Hollande ose se prévaloir de ses « emplois d’avenir », nouvelle forme de précarité au service du patronat et contre la jeunesse, et même de l’augmentation du SMIC : 4 euros par mois au 1er janvier ! Travailleurs, il faut savoir se contenter de peu !

On ne s’y trompera pas, Hollande a placé le cadre qui définit sa politique. En premier lieu : la « sauvegarde de la zone euro » et une nouvelle phase dans l’intégration dans l’UE du capital.

Cette soumission aux intérêts du capital, selon le calendrier des marchés financiers, promet la super-austérité, l’écrasement des salaires, des retraites, des dépenses sociales.

Elle annonce les contre-réformes structurelles que la droite n’était pas en état de faire passer.

Dans la poursuite de la mise en concurrence et du démantèlement des grands services publics, le gouvernement s’attaquera notamment frontalement à la SNCF. La troisième étape de la décentralisation transférera l’austérité et la liquidation de nouveaux pans des services publics et sociaux à la responsabilité des territoires. Quand la droite s’est attaquée aux prestations de la Sécurité sociale, la gauche au pouvoir va s’attaquer au financement solidaire par la cotisation sociale. Le retour par la fenêtre de la TVA de Sarkozy via le « choc de compétitivité » révèle la logique du pouvoir. Mais de tout cela, pas un mot dans les vœux de François Hollande pour 2013!

A la gauche revient aussi d’opérer, suivant l’exemple des autres pays de l’UE, la contre-réforme du marché du travail. Hollande l’appelle gentiment « la sécurisation de l’emploi pour conjurer à la fois la peur du salarié d’être licencié et la peur du patron d’embaucher ». Ce parallélisme indique toute une conception, de triste mémoire : « l’Union sacrée » contre la crise!

A la fois moyen et objectif de la politique de la gauche, l’établissement, bien au-delà du « dialogue social » promu par Raffarin et Sarkozy, d’une vraie cogestion à l’européenne, impliquant structurellement les syndicats dans la gestion du système. Hollande n’a pas manqué de saluer les négociations en cours sur le marché du travail.   

A côté de toutes ces questions évoquées, minimisées ou omises, François Hollande a eu lui-même bien du mal à glisser quelque part dans son discours les diversions agitées par son gouvernement et le PS : l’extension de l’institution du mariage, la facilitation de l’euthanasie et, sujet vraiment brûlant pour ses compatriotes,… le non-cumul des mandats. Sur le droit de vote des étrangers, Hollande a fait l’impasse, peut-être pour faire durer le débat cinq ans de plus !

François Hollande s’est montré ferme et explicite sur un point au moins: la poursuite des interventions militaires françaises dans le monde, meurtrières et ruineuses, derrière l’OTANet avec les partenaires de l’UE. Il a célébré aussi lourdement que Sarkozy l’intervention en Afghanistan (loin d’être achevée, elle doit perdurer jusqu’à la fin 2014). Il a versé les mêmes larmes hypocrites sur les 88 soldats français morts et les 700 blessés sans un mot pour les populations tuées. En revanche, il a occulté l’intervention en Libye, qu’il avait approuvée, mais dont le résultat est indéfendable devant l’opinion publique. L’impérialisme français jouera sa part de guerre au profit des multinationales, vraisemblablement dès les tout prochains mois au Mali et en Syrie.

Communistes, nous dénonçons les guerres impérialistes françaises et contribuerons activement à la mobilisation populaire contre ce gâchis et ces crimes, pour la sortie de la France de l’OTAN et de la politique extérieure européenne.

En aucun cas, l’orientation politique de Hollande et de sa majorité ne saurait surprendre. Il n’y a pas eu de revirement depuis les élections. Il n’y avait évidemment pas d’illusion à se faire, encore moins à propager.

La côte de popularité dans les sondages du Président et du premier ministre chute. Rien que de logique. Ils ont été élus par défaut, sans ces illusions sur leurs choix. Maintenant, ils sévissent et ne peuvent plus être appréciés comme un « moindre mal ».

La question posée est plus que jamais la même, sous Hollande, comme sous Sarkozy : s’organiser pour commencer à faire échec à la politique au service du capital, en partant de la force qu’a complètement occultée le Président de la République dans ses vœux, l’aspiration grandissante au changement de société, le mouvement populaire, les luttes, notamment celles des salariés de l’industrie, du commerce, des services publiques… Pas un mot sur PSA ou Arcelor, tiens !

Mais le mécontentement, la colère, les luttes, devant la mal vie, devant la pression sur les salaires, la casse de l’appareil productif, ou encore les nouvelles augmentations des tarifs du gaz ou de l’électricité, ne trouvent toujours aucun débouché politique en termes d’alternative.

Les dernières élections partielles ont été marquées par le désaveu des candidats du PS et de sa majorité, au profit de la droite, sinon de l’extrême droite, moins démobilisées.

Les forces politiques de gauche, relayées, de façon inédite, par les syndicats ont renvoyé l’issue de toutes les mobilisations populaires, pourtant massives et déterminées, des dernières années – pensons au mouvement pour les retraites de 2010 – vers les échéances de 2012. Mais Sarkozy n’était pas la cause de tout !

Aujourd’hui, la « gauche de la gauche » évoque sinon 2017, une recomposition politique à gauche dans les institutions. Les élections passées, elle retrouve des paroles dures, violente, pour les gouvernants, atténuées juste par la préparation des élections municipales de 2014.

Communistes, notre priorité est ailleurs. Elle est de faire monter, en phase avec les luttes, les positions de rupture pour rassembler et faire reculer, sur des points précis, la politique du capital, la super-austérité, tout de suite.

PSA, Arcelor-Mittal etc. : plus que jamais l’exigence des nationalisations – non pas « temporaires » et démagogiques à la Montebourg – s’élève dans le pays contre les trusts et les monopoles privés. Poste, hôpitaux, énergie : la reconquête des grands services publics, contre l’application des directives européennes, s’impose et rassemble.

A 64%, bien plus parmi la classe ouvrière et les premières victimes de la « crise » capitaliste, s’exprime le rejet de Maastricht, de l’UE du capital et de son instrument l’euro, matrice des politiques de régression sociale commanditées par le patronat de tous les pays.

Pour nous communistes, s’opposer, ce n’est pas adopter une posture contestatrice mais traduire l’exigence de rupture du peuple et des travailleurs dans la lutte des classes.

 

Bonne année 2013 !

 

http://pcf-paris15.over-blog.com/article-2013-voeux-lenifiants-de-f-hollande-pour-preparer-une-annee-de-violente-casse-sociale-113976748.html

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 18:08

Alors que Civitas va de nouveau manifester ce weekend contre l'ouverture du mariage aux homosexuels, il est urgent de tout faire pour couper les financements publics de ces intégristes catholiques

Suite à l'agression des Femen lors de la manifestation du 18 novembre 2012contre l'ouverture du Mariage aux homosexuels, l'Ufal a lancé une pétition contre le financement public de Civitas.

Cette pétition a reçu plus de 6 000 signatures en 10 jours, dont celle de nombreux responsables associatifs et politiques. Quatre députés de trois partis politiques nous ont apporté leur soutien et l’un d’eux a prolongé notre initiative en déposant une question écrite au ministre de l’Économie et des Finances.

A la veille d'une nouvelle manifestation pour laquelle Civitas a mobilisé une trentaine de car, il est urgent que nos impôts arrêtent de financer leurs méfaits : signez la pétition et diffusez-la grâce en bandeau ci-dessous :

civitas.jpg

 

 

 

 

 

Bien entendu, pétitionner n’est pas une fin en soi et nous comptons maintenant entreprendre les actions qui devraient permettre d’atteindre notre objectif : mettre fin à toute participation des finances publiques à destination de Civitas. Dès à présent, nous lançons une consultation juridique pour déterminer le type de recours que nous allons introduire.

Soutenez vos idées, adhérez à l'UFAL !

Si, comme nous, vous souhaitez que cette pétition se concrétise en un résultat victorieux et, plus généralement, que la laïcité et la République soient défendues pour construire l'avenir de tous, vous pouvez soutenir l'action de l'UFAL en adhérant à l'association et en rejoignant les citoyens qui la font vivre partout en France.
Vous pouvez aussi choisir d'apporter votre soutien à l'UFAL en faisant parvenir un don, car ce type d’action contre Civitas a un coût et va peser sur l'équilibre budgétaire déjà précaire de l'association.

En vous remerciant pour votre soutien et votre implication,

L'équipe de l'UFAL

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 18:02

Communiqué :  

L’encensement de cet « accord » par les médias ne durera pas, il est régressif, signé par une minorité de syndicalistes et ne fera pas un seul chômeur en moins. Il n’y a pas d’avancée.. sauf pour le patronat. C’est un « accord AXA ». 2,5 milliards pour AXA. Et même pour les contrats courts, le patronat se met un différentiel de 45 millions dans la poche. Le plus grave c’est que la loi Warsmann, article 40 présentée par Sarkozy le 31 janvier, publiée J0 le 22 mars, voit en quelque sorte ses décrets d’application : les « accords dits de compétitivité » seront autant de ruptures de l’ordre public social. 

Appel aux directions de la CFDT, CGC, CFTC pour ne pas faire bande à part, ne pas le ratifier et pour revenir dans le cadre de l’unité syndicale !

 

Gérard Filoche, 

membre du bureau national du PS, motion 3, 

adhérent à la Cgt, membre du CS d'Attac, co fondateur de Copernic, 

rédacteur en chef de D&S, 

inspecteur du travail en retraite

 

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