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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 17:00

PRIVILEGIER TOUT CE QUI PEUT FAVORISER L’UNITE D’ACTION DES COMMUNISTES CONTRE L’UNION EUROPEENNE DU CAPITAL

 

Le 36ème Congrès du PCF-PGE va se dérouler dans quelques semaines. Plusieurs textes sont présentés aux militants.

Notre analyse nous porte à constater que la mutation réformiste, opportuniste de ce parti est irréversible.

Nous pensons que rien du travail accompli au sein du PCF sur des bases communistes ne peut changer ce qu’est devenu le PCF, même si nous respectons tout ce qui est fait à l’intérieur de cette organisation pour rassembler les vrais communistes.

C’est pourquoi nous restons attentifs à ce qui se passe dans ce parti car nous savons que demeurent en son sein de nombreux camarades qui partagent l’essentiel avec nous.

Nos rencontres avec des Sections du PCF ou avec des camarades membres de ce parti et membres de sa direction, nous démontrent que le clivage “dans et hors” du parti n’est pas opérationnel, que compte avant tout le contenu des analyses et les perspectives d’unité d’action qui seuls permettent d’envisager le dépassement des contradictions.

Mais, bien entendu, nous respectons ceux qui ne partagent pas notre analyse et seuls “les faits têtus” nous départageront sur la base du critère de la pratique.

Sollicités par des camarades encore membres du PCF nous constatons l’intérêt du texte “Unir les communistes” qui qualifie, comme nous l’UE de « prison des peuples » et dont les initiateurs semblent refuser les divisions artificielles séparant les communistes.

Certes deux autres textes ont des positions critiques vis à vis de la direction du PCF mais l’un est porté par un groupe ouvertement trotskiste, qui s’est greffé de l’extérieur sur le PCF et qui développe des positions opportunistes et social-impérialistes en particulier sur un sujet stratégique, l’UE et l’euro. Quant à l’autre texte, malgré l’intérêt de son contenu, certains des éléments qui le portent cultivent “le splendide isolement” et traitent les communistes organisés hors du PCF par un souverain mépris, refusant tout dialogue d’une manière parfaitement discourtoise.

 

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=12232

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 16:58

 Durant deux siècles, la classe ouvrière des pays capitalistes « développés » a été à l'avant-garde des combats pour de nouvelles conquêtes sociales et démocratiques. En France, pour plusieurs générations de militants - du parti socialiste de Jaurès et de Guesdes au parti communiste de Thorez et de Duclos -, elle a incarné l'espérance d’une révolution radicale qui abolirait le capitalisme pour édifier le socialisme, une nouvelle société libérée de la domination des maîtres de l'industrie et de la finance.

Durant toutes ces années, elle a aussi occupé une place privilégiée dans l'espace social et politique tant pour ses luttes héroïques (de la révolte des canuts en 1830 aux grandes grèves de 1936 et de 1968) que pour l'image impressionnante qu'elle donnait d'elle-même, celle de la force de milliers de travailleurs concentrés dans les usines et dans les mines.

Or, depuis les années 1970, des débats récurrents pronostiquent la fin de la classe ouvrière. Ce qui est pour le moins exagéré comme le montrent les données de l'INSEE.

Il est vrai cependant que, de 1962 à aujourd'hui, la moitié des ouvriers ont disparu des statistiques, ce phénomène touchant essentiellement les ouvriers non-qualifiés. Mais, si les ouvriers, au sens strict du terme, ne sont plus qu'environ 5,5 millions (dont la moitié dans l'industrie), ils représentent quand même le cinquième des actifs avec emploi.

Dans le même temps, le nombre de salariés - de tous ceux qui n'ont comme richesse que leur force de travail manuelle et intellectuelle - n'a cessé d'augmenter. Ils sont, aujourd'hui, 23,561 millions et représentent 91,4% des actifs avec emploi. Parmi ces salariés, on trouve :

• 23,1% d’ouvriers,

• 30,9% d'employés,

• 26,7% de professions dites intermédiaires (cadres moyens, techniciens, travailleurs de l'enseignement, de la santé et du secteur social),

• 19,3% de cadres supérieurs.

Bien qu'ils aient des intérêts de classe communs à défendre, la grande majorité des salariés non-ouvriers et, surtout, parmi eux, les professions intermédiaires et les cadres supérieurs, ne sont plus porteurs de la tradition d'organisation et de lutte qui caractérisait la masse de la classe ouvrière d'il y a quelques décennies. Nul doute que cette situation ait, en partie, contribué au recul de la conscience de classe dans la société et nuit à sa transmission aux jeunes générations. Provisoirement ?

 emploi-62-a-2012.jpg

●●●

Sources statistiques : INSEE - Population en emploi selon le sexe et la catégorie socioprofessionnelle en 2011 - http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&re...

 

Jean-Pierre Dubois

 

http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2012/12/15/qu-en-est-il-de-la-classe-ouvriere-francaise.html

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 19:50

 Pôle position du PRCF – Le 14 novembre 2012

 

Il n’est qu’à voir la satisfaction des chiens de garde médiatiques du capital pour comprendre le contenu de cet exercice de propagande présidentielle.

François Lenglet sur France2 salue le Bade Gotesberg (ville où eut lieu le congrès du SPD qui rejeta officiellement le marxisme) de F. Hollande dont le marxisme nous avait échappé jusqu’ici et F.O. Giesbert loue “le courage et le langage de vérité” de F. Hollande: dis moi qui te loue et je te dirais qui tu es. Recevoir les louanges des porte voix de l’idéologie dominante prouve que le chemin pris par Hollande est le mauvais et que, en faisant cela, il ouvre un boulevard au retour de la droite extrémisée voire de l’extrême-droite.

Bref, Hollande imite ses confrères de la social-eurocratie européennes : pour sauver le « maudit euro », il détruit les acquis sociaux en prenant le risque de gonfler les voiles de l’ultra-droite, comme l’ont fait avant lui Jospin, Schröder (RFA), Papandréou (Grèce), Zapatero (Espagne) et Socrates (Portugal)… Qu’importe, il faut tenir les contraintes du Traité budgétaire germano-européen, sauver le maudit euro quitte à étrangler le pays et avancer à marche forcé vers l’Europe fédérale, c’est-à-dire vers la mise en tutelle des Etats nationaux par l’Empire européen voulu par Berlin et par le MEDEF !

Sur le plan économique et social, l’austérité pour les travailleurs et pour les couches moyennes, la baisse des impôts pour les capitalistes, les cadeaux pour le patronat.

Quant à Ayrault, qui va jusqu’à nier l’austérité, il prend les  syndicalistes français pour des imbéciles. Tout le monde a compris que pour supprimer les cotisations dites patronales (c’est-à-dire LE SALAIRE DIFFERE DU AUX TRAVAILLEURS PAR LES EMPLOYEURS), le contribuable va verser près de 40 milliards d’euros via les taxes indirectes (CSG, TVA) et le gel du barème de l’impôt sur le revenu. En clair, les salariés sont invités à se payer eux-mêmes leurs retraites, leurs remboursements médicaux et leurs allocations familiales : c’est le démontage final de la Sécurité sociale mise en place par le ministre communiste Ambroise Croizat en 1945 en application du programme du CNR !

Le discours sur la “compétitivité” sert de cache-misère aux capitulations social-libérales sans fin du Parti socialiste. Avec Valls à la tête de la police, le syndrome de Noske*, le bourreau du prolétariat allemand, n’est pas loin. A ce propos notons la lâcheté de F. Hollande qui n’a même pas assumé d’avoir livré Aurore Martin à l’Espagne et qui s’est caché derrière une loi d’extradition européenne (merci l’UE !) qui est sans doute le produit du Saint-Esprit…

Enfin le Président a confirmé ne pas remettre en cause la décision sarkozyste de réintégration au commandement militaire de l’OTAN, quel courage politique en effet !

Cerise sur ce pudding immangeable, F. Hollande s’enfonce dans “la logique de guerre”chère à F. Mitterrand en Syrie en reconnaissant comme gouvernement de ce pays un ramassis d’agents de la CIA, de barbouzes européens et de barbus fondamentalistes ! Pour les services publics et la Sécu, il n’y a plus un rond, mais pour faire la guerre au profit de Total, l’argent va encore couler à flots comme en Libye et en Afghanistan !

Cette décision est un pas de plus vers la guerre d’autant que sous le prétexte fallacieux de “protection des civils des enclaves libérées” Hollande envisage l’usage de l’option militaire. Il est affligeant de constater que la France de Hollande comme celle de Sarkozy est en pointe dans le cycle guerrier où même les USA font preuve de plus d’hypocrisie et de dissimulation en activant ses alliés régionaux (Arabie Saoudite et Qatar).

Bref une belle conférence de presse pour Marine Le Pen et pour son petit frère Copé qui préparent ensemble, à la chilienne, une ultra-réactionnaire “marche sur Paris”…

Face aux bonimenteurs de l’« Europe sociale » qui prennent notre peuple en étau en s’aidant de l’UMP’Pen en formation, une seule voie reste ouverte ; c’est celle que prône avec constante notre PRCF : celle du combat de classe anticapitaliste (pourquoi la France est-elle le seul pays de l’Europe latine à ne plus connaître JAMAIS de mot d’ordre de grève générale ?), celle de la contestation radicale de l’euro et de l’UE du capital, celle de la mise en place d’un nouveau CNR luttant pour l’indépendance nationale, pour le progrès social, pour la nationalisation des secteurs-clés de l’économie, pour la ré-industrialisation planifiée de notre pays, celle de l’union révolutionnaire du drapeau rouge de la classe ouvrière et du drapeau tricolore de l’indépendance nationale.

 

* Ce ministre social-démocrate allemand en poste en 1919 est connu pour son rôle central dans l’écrasement de la révolution spartakiste.

 

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=12027

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 19:48

Après ce que l'on a pu lire sur cette partie du blog : [ Socialistes français après 2010 ]

on ne s'étonnera pas de mon peu de surprise devant ce qu'il faut bien appeler, à première vue, au regard de ses promesses, les reniements de François II, l'homme des bisous devenu l'homme de Fer : 

- l'hyper-présidentialisme, jadis dénoncé, est affirmé et assumé, sans la moindre consultation et concertation, sinon avec le grand "manager" Gallois (introduit semble-t-il par Arnaud Montebourg !) ;

- le traité européen, lui aussi jadis dénoncé, est pris en compte sans grands états d'âme ;

- dans le cadre de cette politique européenne, et devant un constat de crise qu'il aurait fallu porter devant les citoyens avant et au lendemain de l'élection présidentielle, le pacte de compétitivité proposé par Mr. Gallois est mis en œuvre, avec l'augmentation (jadis dénoncée) de la TVA ;

- la visite du chef du gouvernement israélien a été marquée par la caution présidentielle donnée, en pleine période électorale, à la politique dangereuse de celui-ci, au grand dam des démocrates israéliens qui la contestent.

Mais en fait, si l'on veut bien voir au-delà de l'approbation pincée des Belles Âmes et de la pression incantatoire des gourous de la Com., si l'on veut bien ne pas tenir compte majeur des approbations syndicales devant l'admission de salariés aux conseils d'administration, ce n'est pas de reniement des promesses électorales qu'il s'agit, ni de capitulation devant la "pensée unique".

Devant les réalités de la crise de désindustrialisation, dans le cadre jugé incontournable d'une économie de marché, la politique engagée par ce "tournant" est bien celle du réformisme droitier traditionnel que l'on avait déjà vu à l'œuvre lors de la réforme Juppé en 1995 (on oublie trop vite la position des "éléphants roses" d'alors et de Mme Notat de la CFDT). La plupart des dirigeants sociaux-démocrates ont intériorisé l'impossibilité d'une alternative à la politique socio-économique de la droite.

 

René Merle

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-ps-reniements-112319282.html

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 19:47

Monsieur le Premier Ministre,

 

Voilà désormais 6 mois que votre Gouvernement est en place. La charge est lourde, le contexte difficile. Nous ne sommes pas de ceux qui dressent dès maintenant des appréciations définitives ou entretiennent des polémiques. Pour autant, nous devons vous exprimer notre très  grande déception sur la politique que votre Gouvernement conduit jusqu’ici à l’égard des étrangers.

Sur cette question du « vivre ensemble » - l’une des plus sensibles - les premières annonces et décisions nous ont laissés perplexes. Les pratiques qui  ont suivi nous sont insupportables.

En juin, conformément aux engagements du Président de la République, une circulaire annoncée par le ministre de l’Intérieur prétendait interdire le placement d’enfants en rétention administrative. Elle exclura Mayotte – département français – qui concentre à lui seul plus de 90 % des placements d’enfants. Etrange conception de la République et du principe d’égalité des droits…

En juillet, nous exprimions une demande urgente pour que les taxes exorbitantes que doivent payer les étrangers lors de la délivrance d’un titre de séjour soient drastiquement révisées dans le projet de loi de finances rectificative. La réforme que nous appelions relevait à l’évidence des mesures de justice fiscale tant annoncées les mois précédents. Trois mois plus tard, les modifications que vous acceptez dans le projet de loi de finances 2013 sont marginales et ne changent rien à l’injustice qui frappe des personnes en situation de précarité.

En août, deux ans après un discours de Grenoble internationalement condamné, votre Ministre de l’Intérieur a cru opportun de remettre sur le devant de la scène médiatique la question des campements de Roms et de relancer ainsi la stigmatisation de ces quelques milliers de personnes. Les évacuations qui ont suivi, violentes, brutales, répétées, ont soulevé un tollé jusqu’à la Commission européenne. Votre décision de convoquer une réunion interministérielle en plein mois d’août et d’édicter une circulaire signée de sept ministres semblait traduire votre volonté de mettre un terme à cet emballement et de clore ce chapitre déjà sombre. Deux mois plus tard, force est de constater que les évacuations continuent dans les mêmes conditions, avec le même zèle destructeur et la même indifférence des services de l’Etat à l’égard de la souffrance des familles et des enfants.

En septembre, les migrants exilés dans le Calaisis ont retrouvé les pratiques et le rythme connu naguère des expulsions de squat, des violences et des destructions de leurs maigres affaires. 10 ans après la fermeture du centre de Sangatte, la seule réponse apportée par l’Etat semble rester celle du harcèlement policier et du mépris de la notion élémentaire de protection des personnes.

En octobre, le premier projet de loi annoncé par votre Gouvernement sur l’immigration porte sur la création d’une « garde à vue » spéciale pour les étrangers. Sans doute un arrêt récent de la Cour de Cassation rend la tâche difficile aux fonctionnaires de police. Mais quel symbole ! Celui d’un Gouvernement dont le premier projet de loi adopté sur le statut des étrangers propose une nouvelle disposition destinée à faciliter les expulsions du territoire…

Certes, une circulaire vient d’être diffusée pour faciliter l’accès à la nationalité française en revenant sur des obstacles  instaurés par le Gouvernement précédent. S’il faut s’en féliciter, ne nous leurrons pas ! Elle ne saurait donner le change au reniement inavoué de votre Gouvernement à la promesse présidentielle concernant le droit de vote des étrangers aux élections locales. Elle ne saurait non plus masquer le report de mois en mois de la circulaire de régularisation des sans-papiers, elle aussi promise par le Président de la République – il évoquait des critères prenant en compte l’insertion par le travail ou l’activité, la famille, la scolarité et l’ancienneté de séjour.

Et nous ne pouvons oublier l’absence totale de calendrier, de contenu et de méthode de travail pour préparer la réforme législative qui s’impose sur le statut des étrangers et le droit d’asile. Après les lois de 2003, 2007, 2008, 2011, toutes inspirées par la séduction que voulait exercer l’ancienne majorité sur l’électorat le plus réfractaire à l’immigration, une nouvelle législation est indispensable pour réparer la dégradation du statut des étrangers et corriger ses effets sur leur précarité sociale. Qu’en est-il de vos intentions ? A ce jour, seul le silence fait face à nos questions…

La mise en œuvre d’une politique d’immigration et d’asile équilibrée est complexe dans le contexte actuel. Mais cela ne justifie pas que des mesures de justice et d’apaisement pourtant annoncées soient abandonnées avant même d’être créées ; cela ne justifie pas que la seule parole de votre Gouvernement sur le sujet soit celle du ministre de la police ; cela ne justifie pas que vos instructions soient négligées par certains services de l’Etat et que des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants soient encore traités indignement.

Monsieur le Premier Ministre, nous attendons que des convictions fortes soient exprimées, nous attendons un programme concret, des mesures claires et ambitieuses. Il ne vous est plus possible de continuer à gérer l’héritage des lois antérieures conçues pour « cliver » les uns contre les autres.

Les attentes sont fortes, ne les décevez pas !

 

Guy Aurenche, Président du CCFD Terre Solidaire

Christophe Deltombe, Président d’Emmaüs France

Pierre-Yves Madignier, Président d’ATD-Quart Monde

Patrick Peugeot, Président de la CIMADE

François Soulage, Président du Secours Catholique

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 19:46

  Aurore Martin est citoyenne française. Elle est membre d'une association autorisée en France (Batasuna). Elle n'a commis aucun délit, aucun crime.

  Cette association milite pour l'indépendance des Basques. Elle est illégale en Espagne. A la demande du gouvernement de Monsieur Rajoy, la police et la justice de notre pays ont arrêté Aurore Martin et l'ont livrée à une puissance étrangère, où elle risque douze ans de prison.

  En principe, la France n'extrade pas ses citoyens. Mais ce principe, comme d'autres, est bafoué par les réglementations européennes. La notion de "mandat européen" passe avant la protection due à son peuple par un état souverain et démocratique.

  Nous ne jugeons pas l'association basque. Là n'est pas la question. Mais il est inadmissible qu'une de nos compatriotes, au nom de l'Europe, soit chassée de son pays où elle n'est coupable d'aucune infraction aux lois françaises et remise au bon vouloir d'un pays étranger.

Aurore Martin doit revenir immédiatement chez elle

 

Jacques FRANCK 

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 19:45

Le 11 novembre dernier, les téléspectateurs de FR3 eurent droit pendant deux heures à la retransmission des cérémonies parisiennes de commémoration de l’Armistice de 1918, accompagnée de commentaires- débats de deux journalistes sous l’égide de C.Gaessler. En fait, en guise de célébration, nous avons assisté à une opération politicienne, disons-le, scandaleuse  visant à se servir du souvenir des millions de victimes de la grande tuerie pour justifier l’actuelle  politique interventionniste et néocolonialiste du gouvernement Hollande.

Certes,  le massacre fut évoqué. Il le fallait bien. Mais tout à fait formellement. Rien sur les causes historiques du conflit, rien sur les responsabilités majeures des impérialismes allemand, français et russe. Comme si le travail mémoriel auprès des jeunes générations n’avait pas comme fondement de contribuer à permettre aux peuples d’empêcher toute nouvelle catastrophe. On a d’ailleurs vu ce qu’était devenu le fameux « Plus jamais ça ! » en 1939…Mais le plus choquant est ailleurs : le téléspectateur s’est-il rendu compte qu’il fut beaucoup plus question en cette occasion aussi bien dans les paroles et les gestes du chef de l’Etat que dans les « analyses » des commentateurs de l’émission, de l’Afghanistan que des tranchées de 14-18 ? On aurait pu trouver quelque descendant de poilu mort au combat (ou fusillé pour l’exemple…) pour recueillir son témoignage devant la caméra. Tâche impossible apparemment puisque c’est la douleur d’enfants éplorés par la mort de leur jeune papa en Afghanistan que l’on a recrutée pour les besoins de la cause. Et comme si cela ne suffisait pas pour la démonstration, ce n’est pas une photo du Chemin des Dames qui clôtura de  fait  le reportage, mais celle d’une dizaine de jeunes récemment tués sur cette terre si lointaine. Tués pour la France ? Ou pour tenter d’assurer une présence significative néocolonialiste de l’impérialisme occidental ? François Hollande n’a-t’ il  pas déclaré, en substance, dans sa courte allocution publique que tous ces jeunes ont « donné » leur vie, quelle que soit l’époque, pour que « le drapeau français puisse flotter partout où il doit le faire » ? Décidément, plus sarkozyste que moi, tu meurs, puisque c’est au prédécesseur de F.Hollande que l’on doit cette agglomération dans une même date de tous les conflits qui ont impliqué la France. Non, Messieurs  les Présidents, même si la mort reste la mort, il n’est pas vrai que celle d’un poilu de Verdun a le même sens que celle d’un combattant de Dunkerque ou de Châteaubriant, de Dîen-Bîen-Phu ou d’ Alger .

Les objectifs politique de cette opération ont été heureusement dénoncés par de nombreux historiens, et ce depuis la décision de N.Sarkozy, qui ont ainsi respecté l’objectivité et l’honnêteté. On ne peut pas en dire autant, malheureusement, de la plupart des organisations politiques et des médias français. En particulier je regrette profondément que le journal « L’Humanité » n’ait pas consacré une ligne à l’évènement dans sa livraison du lundi 12 novembre. Certes, on objectera que dans son numéro du 13 novembre figure en dernière page un dessin humoristique relatif à cette question (mais cela ne fait pas le compte) et également un article de Charles Sylvestre avec lequel je suis pour l’essentiel d’accord ; mais c’est dans la rubrique « Rubriques et idées » dont les auteurs n’engagent qu’eux-mêmes ; une prise de position officielle de la direction du PCF aurait été la bienvenue. Viendra- t-elle un jour ?

 

Vincent Ferrier

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 19:39

 jeudi 15 novembre 2012

 

Samedi 17 novembre, des rédacteurs du texte alternatif Combattre l’austérité, en finir avec le capitalisme iront le déposer au siège national du PCF, accompagné d’une liste de plus de 330 signataires. Nous avons pris contact avec tous pour leur rappeler qu’ils doivent être à jour de cotisations. La validation de notre texte alternatif par les organisateurs du congrès ne devrait donc poser aucun problème.

Deux autres textes alternatifs vont être déposés. Unir les communistes pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur a été signé notamment par Jean-Jacques Karman (conseiller général du 93) et Marie-Christine Burricand (membre du Conseil National). Nous avons expliqué ici quelles sont nos divergences de fond avec ce texte – notamment sur l’Union Européenne, le stalinisme et le programme.

Par ailleurs, Emmanuel Dang Tran, Eric Jalade et d’autres membres du Conseil National ont annoncé qu’ils allaient déposer un texte alternatif intitulé : Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! Il n’a toujours pas été rendu public. Rappelons que lors du 34e congrès du parti, en 2008, Karman, Burricand, Dang Tran et Jalade signaient un seul et même texte alternatif : Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps. Dans la foulée du congrès, ils avaient constitué ensemble un réseau du même nom. Mais ils se sont rapidement divisés, de sorte qu’il existe aujourd’hui deux réseaux « Faire vivre et renforcer le PCF… ». Nous y reviendrons à l’occasion de notre analyse du texte alternatif signé par les camarades Jalade et Dang Tran.

Débats en section : invitez l’un de nos premiers signataires ! 

Tous les militants du parti seront appelés à voter, les 14 et 15 décembre, pour choisir la « base commune » qui sera discutée et amendée jusqu’au congrès national, début février. Dans les jours précédant ce vote interne, des AG de section et des débats contradictoires seront organisés dans tout le pays pour discuter des différents textes. Cette façon de procéder est tout à fait démocratique : avant que chacun se prononce individuellement par son vote, les camarades discutent collectivement des documents. Par ailleurs, l’idéal est que chaque texte soit présenté et défendu par un camarade, en quelques minutes, avant que le débat ne s’engage.

Nous savons que dans de nombreuses sections du parti, des camarades auront à cœur de défendre notre texte alternatif. Ceci dit, nous avons décidé de mettre à la disposition de toutes les sections du PCF des camarades prêts à venir y défendre le texte alternatif lors de débats contradictoires : Greg Oxley, Hubert Prévaud, Pierre Villeret, Jérôme Métellus, Dominique Escouboué, Martin Crouzet, Jules Legendre, Raphaëlle Dadat – et bien d’autres. Ce sont des camarades qui ont contribué à l’élaboration du texte, le connaissent bien et seront à même de répondre aux questions sur son contenu, son programme, ce qu’il propose pour renforcer le PCF, etc. Cela devrait contribuer à la qualité des débats.

Les sections qui veulent inviter un de ces camarades peuvent nous contacter à : renforcerlepcf@gmail.com

Notre texte alternatif : Combattre l’austérité, en finir avec le capitalisme

Notre analyse critique du texte de la direction nationale : 36e congrès du PCF – Critique du texte de la direction nationale

Bons débats à tous !


Hubert Prévaud (PCF 31), Greg Oxley (PCF 75) et Jérôme Métellus (PCF 75)

 

 

Signez le texte alternatif : Combattre l’austérité, en finir avec le capitalisme !

 

 

Journal communiste : La Riposte

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 13:21

Analyse du scrutin n° 30 - Première séance du 09/10/2012

Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi autorisant la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire (1re lecture).

 

Nombre de votants : 568

Nombre de suffrages exprimés : 547

Majorité absolue : 274

Pour l'adoption : 477

Contre : 70

L'Assemblée nationale a adopté.

 

Groupe socialiste, républicain et citoyen (297)

Pour: 264

M. Ibrahim Aboubacar, Mmes Patricia Adam, Sylviane Alaux, MM. Jean-Pierre Allossery, François André, Mme Nathalie Appéré, MM. Christian Assaf, Avi Assouly, Pierre Aylagas, Alexis Bachelay, Guillaume Bachelay, Jean-Paul Bacquet, Dominique Baert, Gérard Bapt, Frédéric Barbier, Serge Bardy, Mme Ericka Bareigts, M. Christian Bataille, Mme Marie-Noëlle Battistel, MM. Laurent Baumel, Philippe Baumel, Nicolas Bays, Mme Catherine Beaubatie, MM. Jean-Marie Beffara, Luc Belot, Mmes Karine Berger, Chantal Berthelot, Gisèle Biémouret, MM. Philippe Bies, Erwann Binet, Yves Blein, Jean-Luc Bleunven, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Mme Pascale Boistard, MM. Christophe Borgel, Florent Boudié, Mme Marie-Odile Bouillé, M. Christophe Bouillon, Mme Brigitte Bourguignon, M. Malek Boutih, Mme Kheira Bouziane-Laroussi, MM. Émeric Bréhier, JeanLouis Bricout, Jean-Jacques Bridey, François Brottes, Gwenegan Bui, Mme Sabine Buis, M. Jean-Claude Buisine Mme Sylviane Bulteau, MM. Vincent Burroni, Alain Calmette, Jean-Christophe Cambadélis, Mme Colette Capdevielle, MM. Yann Capet, Christophe Caresche, Mme Martine Carrillon-Couvreur, MM. Christophe Castaner, Laurent Cathala, JeanYves Caullet, Guy Chambefort, Jean-Paul Chanteguet, Mme Marie-Anne Chapdelaine, M. Guy-Michel Chauveau, Mme Dominique Chauvel, MM. Jean-David Ciot, Alain Claeys, Jean-Michel Clément, Mme Marie-Françoise Clergeau, M. Philip Cordery, Mme Valérie Corre, M. Jean-Jacques Cottel, Mme Catherine Coutelle, M. Jacques Cresta, Mmes Pascale Crozon, Seybah Dagoma, MM. Yves Daniel, Carlos Da Silva, Pascal Deguilhem, Mme Florence Delaunay, M. Guy Delcourt, Mme Carole Delga, M. Sébastien Denaja, Mmes Françoise Descamps-Crosnier, Sophie Dessus, MM. Jean-Louis Destans, Michel Destot, Mmes Fanny Dombre-Coste, Sandrine Doucet, MM. Philippe Doucet, Jean-Luc Drapeau, Mme Françoise Dubois, M. Jean-Pierre Dufau, Mme Anne-Lise Dufour-Tonini, M. William Dumas, Mme Laurence Dumont, MM. Jean-Louis Dumont, JeanPaul Dupré, Yves Durand, Philippe Duron, Christian Eckert, Mmes Corinne Erhel, Sophie Errante, Marie-Hélène Fabre, Martine Faure, MM. Olivier Faure, Alain Fauré, Matthias Fekl, Vincent Feltesse, Hervé Féron, Richard Ferrand, JeanPierre Fougerat, Hugues Fourage, Mme Michèle Fournier-Armand, MM. Michel Françaix, Christian Franqueville, JeanClaude Fruteau, Jean-Louis Gagnaire, Mme Geneviève Gaillard, M. Yann Galut, Mme Hélène Geoffroy, MM. Jean-Marc Germain, Jean-Patrick Gille, Jean Glavany, Yves Goasdoué, Mmes Geneviève Gosselin, Pascale Got, MM. Marc Goua, Jean-Claude Gouget, Laurent Grandguillaume, Mme Estelle Grelier, M. Jean Grellier, Mmes Edith Gueugneau, Élisabeth Guigou, Thérèse Guilbert, Chantal Guittet, M. David Habib, Mmes Danièle Hoffman-Rispal, Joëlle Huillier, Sandrine Hurel, Monique Iborra, Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Éric Jalton, Serge Janquin, Henri Jibrayel, Armand Jung, Laurent Kalinowski, Mme Marietta Karamanli, M. Philippe Kemel, Mmes Bernadette Laclais, Conchita Lacuey, M. Jérôme Lambert, Mme Colette Langlade, MM. Jean Launay, Pierre Léautey, Pierre-Yves Le Borgn', Jean-Yves Le Bouillonnec, Patrick Lebreton, Gilbert Le Bris, Mme Anne-Yvonne Le Dain, M. Jean-Yves Le Déaut, Mme Viviane Le Dissez, MM. Michel Lefait, Dominique Lefebvre, Jean-Marie Le Guen, Mmes Annie Le Houérou, Annick Le Loch, Axelle Lemaire, M. Patrick Lemasle, Mmes Catherine Lemorton, Annick Lepetit, MM. Jean-Pierre Le Roch, Bruno Le Roux, Arnaud Leroy, Michel Lesage, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Mmes Martine Lignières-Cassou, Audrey Linkenheld, M. François Loncle, Mmes Gabrielle Louis-Carabin, Lucette Lousteau, MM. Jean-Pierre Maggi, Thierry Mandon, Mmes Jacqueline Maquet, Marie-Lou Marcel, MM. Jean-René Marsac, Philippe Martin,

Mmes Martine Martinel, Frédérique Massat, Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Patrick Mennucci, Kléber Mesquida, PierreAlain Muet, Mme Corinne Narassiguin, M. Philippe Nauche, Mmes Ségolène Neuville, Nathalie Nieson, M. Philippe Noguès, Mmes Maud Olivier, Monique Orphé, M. Michel Pajon, Mme Luce Pane, MM. Christian Paul, Rémi Pauvros, Germinal Peiro, Hervé Pellois, Jean-Claude Perez, Mme Sylvie Pichot, M. Sébastien Pietrasanta, Mmes Martine Pinville, Christine Pires Beaune, M. Philippe Plisson, Mme Élisabeth Pochon, MM. Pascal Popelin, Dominique Potier, Mmes Émilienne Poumirol, Daphna PoznanskiBenhamou, MM. Patrice Prat, Joaquim Pueyo, François Pupponi, Mmes Catherine Quéré, Valérie Rabault, Monique Rabin, M. Dominique Raimbourg, Mme Marie Récalde, MM. Eduardo Rihan Cypel, Alain Rodet, Marcel Rogemont, Frédéric Roig, Bernard Roman, Gwendal Rouillard, René Rouquet, Alain Rousset, Boinali Said, Mmes Béatrice Santais, Odile Saugues, MM. Gilbert Sauvan, Gilles Savary, Christophe Sirugue, Mme Julie Sommaruga, MM. Pascal Terrasse, Gérard Terrier, Thomas Thévenoud, Mme Sylvie Tolmont, M. Jean-Louis Touraine, Mmes Catherine Troallic, Cécile Untermaier, MM. JeanJacques Urvoas, Daniel Vaillant, Mme Hélène Vainqueur-Christophe, M. Jacques Valax, Mme Clotilde Valter, MM. Michel Vauzelle, Olivier Véran, Fabrice Verdier, David Vergé, Patrick Vignal, Jean-Michel Villaumé, Jean Jacques Vlody et Mme Paola Zanetti.

 

Contre: 20

M. Pouria Amirshahi, Mme Marie-Françoise Bechtel, M. Jean-Pierre Blazy, Mmes Fanélie Carrey-Conte, Nathalie Chabanne, MM. Pascal Cherki, Henri Emmanuelli, Mme Linda Gourjade, MM. Jérôme Guedj, Razzy Hammadi, Mathieu Hanotin, Christian Hutin, Mme Chaynesse Khirouni, MM. Jean-Luc Laurent, Christophe Léonard, Michel Pouzol, Mme Marie-Line Reynaud, M. Denys Robiliard, Mme Barbara Romagnan et M. Gérard Sebaoun.

 

Abstention: 9

Mme Isabelle Bruneau, MM. Olivier Dussopt, Daniel Goldberg, Régis Juanico, Jean-Philippe Mallé, Mmes Dolores Roqué, Suzanne Tallard, MM. Stéphane Travert et Michel Vergnier.

 

Non-votant: 1

M. Claude Bartolone (Président de l'Assemblée nationale).

 

Groupe de l'union pour un mouvement populaire (195)

Pour: 167

MM. Damien Abad, Bernard Accoyer, Yves Albarello, Mme Nicole Ameline, MM. Benoist Apparu, Olivier Audibert-Troin, Patrick Balkany, Jean-Pierre Barbier, François Baroin, Jacques Alain Bénisti, Xavier Bertrand, Étienne Blanc, Marcel Bonnot, Mme Valérie Boyer, MM. Xavier Breton, Philippe Briand, Bernard Brochand, Dominique Bussereau, Olivier Carré, Gilles Carrez, Jérôme Chartier, Luc Chatel, Gérard Cherpion, Guillaume Chevrollier, Alain Chrétien, Dino Cinieri, Éric Ciotti, Philippe Cochet, Jean-François Copé, François Cornut-Gentille, Édouard Courtial, Jean-Michel Couve, Mme Marie-Christine Dalloz, MM. Olivier Dassault, Marc-Philippe Daubresse, Bernard Debré, Bernard Deflesselles, Rémi Delatte, Patrick Devedjian, Mme Sophie Dion, MM. Jean-Pierre Door, Dominique Dord, David Douillet, Mmes Marianne Dubois, Virginie Duby-Muller, MM. Christian Estrosi, Daniel Fasquelle, Georges Fenech, François Fillon, Mme Marie-Louise Fort, MM. Yves Foulon, Marc Francina, Yves Fromion, Laurent Furst, Claude de Ganay, Sauveur Gandolfi-Scheit, Hervé Gaymard, Mme Annie Genevard, MM. Guy Geoffroy, Bernard Gérard, Alain Gest, Daniel Gibbes, Franck Gilard, Georges Ginesta, Charles-Ange Ginesy, JeanPierre Giran, Claude Goasguen, Jean-Pierre Gorges, Philippe Gosselin, Philippe Goujon, Mmes Claude Greff, Anne Grommerch, Arlette Grosskost, M. Henri Guaino, Mme Françoise Guégot, MM. Jean-Claude Guibal, Michel Heinrich, Michel Herbillon, Antoine Herth, Patrick Hetzel, Philippe Houillon, Guénhaël Huet, Sébastien Huyghe, Christian Jacob, Denis Jacquat, Christian Kert, Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, M. Jacques Kossowski, Mme Valérie Lacroute, MM. Marc Laffineur, Jacques Lamblin, JeanFrançois Lamour, Guillaume Larrivé, Charles de La Verpillière, Thierry Lazaro, Alain Leboeuf, Mme Isabelle Le Callennec, MM. Pierre Lellouche, Bruno Le Maire, Jean Leonetti, Pierre Lequiller, Céleste Lett, Mmes Geneviève Levy, Véronique Louwagie, MM. Gilles Lurton, Jean-François Mancel, Alain Marc, Laurent Marcangeli, Hervé Mariton, Alain Marleix, Olivier Marleix, Franck Marlin, Philippe Armand Martin, Patrice Martin-Lalande, Alain Marty, Jean-Claude Mathis, François de Mazières, JeanClaude Mignon, Pierre Morange, Pierre Morel-A-L'Huissier, Jean-Luc Moudenc, Alain Moyne-Bressand, Mme Dominique Nachury, MM. Yves Nicolin, Patrick Ollier, Mme Valérie Pécresse, MM. Jacques Pélissard, Bernard Perrut, Édouard Philippe, Michel Piron, Axel Poniatowski, Mme Josette Pons, MM. Didier Quentin, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Bernard Reynès, Franck Riester, Arnaud Robinet, Camille de Rocca Serra, Mme Sophie Rohfritsch, MM. Martial Saddier, Paul Salen, François Scellier, Mme Claudine Schmid, MM. André Schneider, Jean-Marie Sermier, Fernand Siré, Thierry Solère, Michel Sordi, Éric Straumann, Claude Sturni, Alain Suguenot, Mme Michèle Tabarot, MM. Jean-Charles Taugourdeau, Guy Teissier, Jean-Marie Tetart, Dominique Tian, François Vannson, Mme Catherine Vautrin, MM. Jean-Sébastien Vialatte, JeanPierre Vigier, Philippe Vitel, Michel Voisin, Jean-Luc Warsmann, Laurent Wauquiez, Éric Woerth et Mme Marie-Jo Zimmermann.

 

Contre: 17

MM. Julien Aubert, Jean-Claude Bouchet, Jean-Louis Christ, Gérald Darmanin, Jean-Pierre Decool, Lucien Degauchy, Nicolas Dhuicq, Christophe Guilloteau, Patrick Labaune, Lionnel Luca, Damien Meslot, Philippe Meunier, Jacques Myard, JeanFrédéric Poisson, Christophe Priou, Michel Terrot et Patrice Verchère.

 

Abstention: 6

MM. Jean-Jacques Guillet, Marc Le Fur, Dominique Le Mèner, Thierry Mariani, Alain Marsaud et Mme Bérengère Poletti.

 

Groupe de l'union des démocrates et indépendants (30)

Pour: 28

MM. Thierry Benoit, Jean-Louis Borloo, Gilles Bourdouleix, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Yannick Favennec, Edouard Fritch, Jean-Christophe Fromantin, Philippe Gomès, Francis Hillmeyer, Yves Jégo, Mme Sonia Lagarde, MM. JeanChristophe Lagarde, Maurice Leroy, Hervé Morin, Bertrand Pancher, Henri Plagnol, Franck Reynier, Arnaud Richard, François Rochebloine, Rudy Salles, André Santini, François Sauvadet, Jonas Tahuaitu, Jean-Paul Tuaiva, Francis Vercamer, Philippe Vigier et Michel Zumkeller.

 

Contre: 1

M. François-Xavier Villain.

 

Abstention: 1

M. Philippe Folliot.

 

Groupe écologiste (17)

Pour: 3

MM. Éric Alauzet, Christophe Cavard et Jean-Louis Roumégas.

 

Contre: 12

Mmes Laurence Abeille, Brigitte Allain, Isabelle Attard, M. Denis Baupin, Mme Michèle Bonneton, MM. Sergio Coronado, FrançoisMichel Lambert, Noël Mamère, Mmes Véronique Massonneau, Barbara Pompili, M. François de Rugy et Mme Eva Sas.

 

Abstention: 2

Mme Danielle Auroi et M. Paul Molac.

 

Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (16)

Pour: 14

MM. Thierry Braillard, Ary Chalus, Gérard Charasse, Mme Jeanine Dubié, M. Paul Giacobbi, Mme Annick Girardin, MM. Joël Giraud, Jacques Krabal, Jacques Moignard, Mme Dominique Orliac, MM. Thierry Robert, Stéphane Saint-André, RogerGérard Schwartzenberg et Alain Tourret.

 

Abstention: 2

MM. Jean-Noël Carpentier et Olivier Falorni.

 

Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15)

Pour: 1

M. Bruno Nestor Azérot.

 

Contre: 13

M. François Asensi, Mme Huguette Bello, M. Alain Bocquet, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho, Gaby Charroux, André Chassaigne, Marc Dolez, Mme Jacqueline Fraysse, MM. Alfred Marie-Jeanne, JeanPhilippe Nilor et Nicolas Sansu.

 

Abstention: 1

M. Gabriel Serville.

 

Non inscrits (7)

Contre: 7

Mme Véronique Besse, MM. Jacques Bompard, Gilbert Collard, Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle, Mme Marion Maréchal Le Pen et M. Yannick Moreau.

 

MISES AU POINT AU SUJET DU PRÉSENT SCRUTIN (N° 30)

(Sous réserve des dispositions de l'article 68, alinéa 4, du Règlement de l'Assemblée nationale)

Mme Sylvie Andrieux, M. Claude Bartolone, Mme Françoise Dumas, M. Philippe Le Ray qui étaient présents au moment du scrutin ou qui avaient délégué leur droit de vote ont fait savoir qu'ils avaient voulu "voter pour".

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 12:47

(Café pédagogique)

Sociologue, Choukri Ben Ayed critique le rapport de la concertation. Pour lui, la refondation prolonge les politiques libérales des gouvernements précédents. Le rapport reste dans des formules vagues par exemple quand il évoque " les pratiques pédagogiques dites « efficaces »". La co-éducation avec les collectivités territoriales est aussi présentée comme un élément de creusement des inégalités.


Après une phase dense de concertation sur l’école, le comité de pilotage a remis sa copie. Il nous est ainsi permis de réagir, même si l’exercice n’est pas aisé en raison de la nature un peu particulière du texte à mi-chemin entre la concertation elle-même et la future proposition de loi. Nous sommes tentés de souligner le caractère participatif de la démarche (bien que dans un cadre bien prédéfini par les thèmes retenus), de nous réjouir également de voir abandonné le langage agressif qui caractérisait la période précédente. Pour autant les doutes et les réserves ne sont pas dissipés.

Les doutes d’abord : n’y a-t-il pas contradiction à louer les vertus d’une concertation inédite par son ampleur et d’annoncer un calendrier aussi étriqué pour la rédaction de la loi d’orientation qui en sera issue ? Quant aux réserves, nous abordons à présent le fond du texte.

 

L’avenir de l’école appelle un projet éducatif ambitieux et non une simple action publique réformée

Dès l’entrée en matière du texte on ressent une certaine gêne. Si le thème des inégalités est mis en exergue, pourquoi n’avoir retenu que des données de cadrage de PISA ? Ignorées donc les enquêtes nationales plus fines mettant l’accent sur la source des inégalités en France et sur leur caractère cumulatif tout au long de la scolarité ? En second lieu, et c’est sûrement le point d’achoppement, on ne trouve pas de critique en règle sur le fond des réformes menées sous l’ancien gouvernement. Les déboires de l’école seraient uniquement liés à un mauvais pilotage de ces réformes, une mauvaise organisation, un mauvais ordonnancement, une « mauvaise conduite du changement ». Le lecteur avisé y trouve là des références implicites à certaines théories de la science politique qui autorisent le glissement de sens du registre de la « politique éducative » à « l’action publique éducative ».

La notion d’action publique fait référence à une conception techniciste et managériale des réformes, alors que la notion de politique éducative mobilise une acception beaucoup plus ambitieuse et potentiellement portée par une vision humaniste. L’école aujourd’hui a besoin d’un projet de très grande ampleur et d’une rupture radicale avec la période précédente. Naguère nous tombions tous à bras raccourcis contre les réformes menées tambour battant, il n’est pas trop tard pour assumer ces critiques et abroger les dispositions prises. Une telle entrée en matière du texte aurait eu le mérite de clarifier les choses.

Mais la critique nécessaire fait place à une rhétorique du changement à l’aune de formules générales et convenues : « l’école doit changer car le monde change », « l’école doit rentrer dans la modernité », ou bien des critiques un peu éloignées des réformes elles-mêmes déplorant qui les mutations des cultures juvéniles, qui la communication, qui l’individualisme etc. Dont acte. Mais que dire des évolutions problématiques de l’école elle-même : doxa de l’utilitarisme, du néo-libéralisme, de la concurrence ? Certes ce dernier point est évoqué mais quelle action volontariste lui est opposée ? Suppression des palmarès et des classements ? Non. Suppression des logiques d’autonomie des établissements ? Non. De la situation spécifique de l’enseignement privé ? Non. Tout juste l’idée d’une nouvelle forme d’évaluation détachée des logiques concurrentielles qui reste d’ailleurs à clarifier.

 

Comment réduire les inégalités ? Vrais problèmes et solutions limitées

Nous touchons là probablement au cœur du texte. La continuité avec les orientations politico-idéologiques précédentes se confirme. Le socle commun de connaissances, directement issu de la loi Fillon de 2005, n’est pas remis en cause. Il est au contraire fortement revendiqué. Seule sa simplification est annoncée : quelle simplification ?  C’est même lui qui conduirait la réforme des programmes et les épreuves du DNB (Diplôme national du Brevet des collèges).

Si la perspective de réduction des inégalités est tout à fait louable, et nous devons bien sûr l’encourager, les causes de ces inégalités sont peu analysées. Certes il est nécessaire d’œuvrer pour la pré-scolarisation, et de renforcer l’école primaire. D’accord aussi pour une action volontariste en ce sens au collège. Mais la nature de celle-ci laisse perplexe. Le thème de l’individualisation de l’action pédagogique comme remède à l’échec scolaire, cher à Xavier Darcos et Luc Chatel et qui cristallisait les critiques il y a encore quelques mois, n’est pas ici remis en cause. Il est même récurrent et demeure étroitement lié aux approches psychologisantes et naturalisantes de la difficulté scolaire. On retrouve la rhétorique du précédent gouvernement qui triait les élèves en fonction de leurs goûts, intérêts et autres talents supposés. Le « bien être psychologique », composante de la réussite ne saurait suffire pour éradiquer l’échec scolaire.

Une référence récurrente au « changement de pédagogie » ? Ce changement est indispensable mais le propos demeure bien général. Opposer l’innovation, sans la définir aux « pédagogiques traditionnelles frontales », sans en faire l’analyse, revient à une critique formelle aussi convenue que dépassée des anciens contre les modernes. Qui s’est vraiment donné la peine de comprendre la genèse des pratiques pédagogiques et d’outiller efficacement les enseignants ? Les ESPE (Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation) revendiquées, seront-elles à la hauteur ? Le rapport n’apporte au fond que peu de précision sur les pratiques pédagogiques dites « efficaces » sur la façon de les penser et de les transmettre.

Les élèves qui rencontrent des difficultés ont besoin d’un service public fort plutôt que de compassion ou de bienveillance, d’un service public qui en appui sur la recherche universitaire et pédagogique interroge la nature des difficultés rencontrées par les élèves pour y apporter des réponses audacieuses, garantes d’un profond changement.

 

La co-éducation : pour quoi faire ?

Le thème du partenariat est également très présent. Mais rien de nouveau depuis à présent trois décennies. Ce qui l’est en revanche, c’est la notion de co-éducation qui impliquerait certes les parents d’élèves mais également les entreprises, et ce dès la 6ème, comme le préconisait récemment le Ministre lui-même. N’est-ce pas là la consécration d’une logique utilitariste ? En matière de « gouvernance » la décentralisation (de la formation professionnelle et de l’orientation) est fortement souhaitée ainsi que la contractualisation avec les collectivités locales, tout en revendiquant une action forte de l’Etat : n’est-ce pas contradictoire ? Quel bilan peut-on faire de l’émiettement de l’action éducative depuis trois décennies ? N’y a-t-il pas un lien avec le développement très marqué des inégalités territoriales d’éducation ? Aujourd’hui l’école a besoin de plus ou de moins d’Etat ? D’une simplification de son action ou d’une complexification ? Cette nouvelle phase de décentralisation revendiquée, corrélée à un rapprochement avec le monde de l’entreprise, ne risque-t-elle pas de plonger l’école dans une nouvelle crise dont elle n’a absolument pas besoin aujourd’hui pour se reconstruire ? Il y a à mon sens davantage à perdre qu’à gagner sur ce de terrain.

 

L’éducation prioritaire et la carte scolaire : les grands oubliés

Ces deux sujets condensent la plus grande surprise du rapport. Si ce dernier souhaite mettre l’accent sur la réduction des inégalités, pourquoi alors reléguer le sujet de l’éducation prioritaire en dernière position ? C’est le cas aussi pour la carte scolaire qui pourtant constituait l’un des symboles de la dérégulation éducative par l’ancien gouvernement.

Ce qui pose problème c’est de cantonner la question du traitement des inégalités les plus vives, ainsi que celle de la sectorisation, aux seuls territoires prioritaires. Il s’agit même d’un contre sens. Ce qui se joue dans ces territoires n’est qu’un révélateur puissant des défaillances d’ensemble de l’école. La concentration des difficultés et les logiques ségrégatives sont le produit de la compétition scolaire généralisée et de l’insuffisance de l’école à assumer la massification scolaire.

Le traitement de ces deux questions appelle des actions d’ensemble et non des approches segmentées et particularistes en allant même jusqu’à proposer d’agir à la seule échelle des établissements. Renoncer à l’idée de zonage territorial fait courir du reste un risque considérable de démobilisation et de déstabilisation des établissements depuis longtemps engagés dans des actions en réseau et d’ouverture sur leur environnement. La priorité est d’éviter que ces établissements ne décrochent davantage et qu’ils ne fassent l’objet d’une stigmatisation renforcée.

Agir contre les inégalités ce n’est pas « triturer » à loisir les zonages prioritaires, c’est aussi poser clairement la question de la politique redistributive en matière d’éducation. A ce titre le rapport aurait été bien inspiré de reprendre à son compte les termes du référé de la Cour des comptes adressé le 11 juillet dernier au Ministre de l’Education nationale et portant sur le traitement des inégalités scolaires. Ce dernier argumentait, en substance, que l’une des causes du renforcement des inégalités de scolarisation est leur absence de prise en compte lors de l’attribution des moyens. C’est donc à un changement radical de paradigme redistributif que le référé appelle de ses vœux.

Il ne s’agit de saupoudrage de moyens supplémentaires au profit de quelques établissements triés sur le volet, mais de s’adresser à tous ceux qui accueillent des élèves en situation objective de désavantage économique, scolaire et culturel. En soulignant le fait que certains territoires scolaires situés dans le haut des hiérarchies concentrent les moyens les plus importants, on peut résumer la préconisation de la Cour par le principe de « donner moins à ceux qui ont plus » et réellement « plus à ceux qui ont moins ». Preuve s’il en est qu’une action volontariste en matière de réduction des inégalités nécessite une vision d’ensemble tant en matière de redistribution des moyens, des postes, que des actions spécifiques à mener, conception bien éloignée donc d’une vision partielle du problème.

 

Vous avez dit arbitrage ?

Au terme de cette lecture, si nous avons souligné des manques et des points de désaccord nombreux, il est aussi des points d’accord : sur la scolarisation obligatoire à 2 ans, sur la nécessité de réformer la formation des enseignants, sur le rétablissement de la sectorisation (partout ou dans les territoires prioritaires ?), sur la nécessité d’homogénéiser l’offre de formation, sur l’obligation de ne laisser aucun élève sans solution, de redonner un second soufflet à la vie scolaire etc. Cependant faute d’une argumentation beaucoup plus précise, ces propositions, qui étaient « dans l’air du temps » avant la concertation risquent bien d’en rester à l’état d’incantation. Du reste ces dernières cohabitent avec des propositions inquiétantes d’une toute autre obédience politique puisqu’elles s’inscrivent dans la continuité des politiques néo-libérales qui ont plongé l’école dans l’impasse. Refonder l’école ce n’est pas chercher à contenter tout le monde, c’est faire des choix. L’école du peuple supposera des changements de paradigmes radicaux : c’est bien cela que l’on appelle à présent l’arbitrage ?

 

Choukri Ben Ayed

Sociologue, Professeur à l’Université de Limoges

Chercheur au GRESCO

 

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