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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 09:26

 dimanche 19 février 2012
De : Cour des comptes

Mortalité infantile : la France est-elle un mauvais élève ?

par Béatrice Roman-Amat

Dans son dernier rapport, la Cour des comptes s’inquiète d’une évolution de la mortalité infantile en France qu’elle juge "particulièrement préoccupante".

 

Le taux de mortalité infantile en France est passé du septième rang européen en 1999 au vingtième en 2009, sur 30 pays. © REUTERS.

Dans son rapport annuel rendu public mercredi 8 février, la Cour des comptes épingle les gaspillages et les lacunes des politiques publiques. Cette année, l’institution s’est notamment penchée sur la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés. Le bilan qu’elle tire de la politique de périnatalité française n’est guère brillant.

En 2006, la Cour des comptes avait déjà constaté que la France n’arrivait pas au même niveau que les pays comparables dans ce domaine. Elle avait souligné la nécessité de mieux articuler l’action des différents professionnels de santé - obstétriciens, pédiatres, sages-femmes, puéricultrices qui interviennent dans les maternités publiques et privées.

Cinq ans plus tard, la Cour a mené une enquête de suivi et constate que la situation a plutôt eu tendance à s’aggraver.

1. La mortalité infantile ne diminue pas

La France a un taux de fécondité qui la place au 2e rang européen, derrière l’Irlande. Mais du côté de la mortalité maternelle et de la mortalité infantile, la situation est beaucoup moins rose.

"Depuis 2005, la mortalité infantile (c’est-à-dire le nombre d’enfants décédés avant leur 1er anniversaire) stagne en France, avec un taux global d’environ 3,8 décès pour 1 000 naissances vivantes", note la Cour des comptes. Pendant ce temps-là, la mortalité infantile poursuit sa baisse dans d’autres pays européens.

Pour ce critère, la France est ainsi passée du septième rang européen en 1999 au vingtième en 2009, sur 30 pays. Plus frappant encore, "en France, la mortalité au cours des 28 premiers jours de vie est équivalente à la mortalité sur l’ensemble de la première année en Suède".

2. L’âge de plus en plus élevé des mères n’est pas seul en cause

Parmi les raisons souvent invoquées pour expliquer cette stagnation de la mortalité infantile, on trouve l’augmentation de l’âge moyen des mères, la plus grande fréquence des grossesses multiples, le nombre d’enfants nés de femmes de nationalité étrangère et en situation de précarité.

Cependant, une étude de l’Insee montre que le taux de mortalité infantile stagne aussi depuis 2005 chez les enfants de femmes de 25 à 35 ans et de femmes de nationalité française.

Une stagnation qui s’expliquerait par le développement de nouveaux facteurs de risque : "la plus grande prévalence de la surcharge pondérale et de l’obésité et l’augmentation de la part des déclarations de grossesses tardives."

À l’inverse, la prévention a permis de faire baisser la consommation de tabac et d’alcool chez les futures mères.

3. La moitié des décès maternels pourrait être évitée

Pour sa part, le nombre de décès maternels s’établit à environ huit pour 100 000 naissances sur la période 2006-2008, soit légèrement moins de 70 décès par an.

"La mortalité maternelle est trois fois plus élevée que la moyenne dans les départements d’Outre-mer", constate la Cour des comptes.

Près de la moitié de ces décès (46 %) est "évitable". C’est le cas de la quasi-totalité des décès liés à des hémorragies, qui auraient pu être évités si des soins avaient été prodigués en temps utile.

La Cour déplore que les normes des maternités ne prennent pas en compte le niveau des risques courus par les mères.

4. Les politiques publiques ne ciblent pas les plus vulnérables

Pour la période 2005-2007, un "plan périnatalité" avait été lancé, accompagné d’un financement de 274 millions d’euros. Ce plan prévoyait 90 mesures, mais seules 45 % d’entre elles ont été réalisées.

Les mesures qui n’ont pas été mises en œuvre sont principalement celles qui concernaient les populations précaires ou handicapées. La Cour souligne "un effort de prévention très insuffisant en direction des femmes en situation de vulnérabilité, une absence de prise en considération prioritaire de la situation des départements d’Outre-mer".

Bien que les financements du plan aient été essentiellement consacrés au recrutement de personnel, en 2010, 5 % des maternités qui réalisent entre 1 500 et 2 000 accouchements par an n’ont pas de gynécologue-obstétricien à demeure et 19 % des établissements qui comportent une unité de néonatologie avec soins intensifs pour les nouveau-nés ne disposent pas de pédiatre en permanence.

 

http://quoi.info/actualite-sante/20...

http://bellaciao.org/fr/spip.php?page=article_txt&id_article=125519

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:35

Une élection présidentielle se gagne au centre dit la tradition et c’est d’une certaine façon ce qui fut la stratégie de Sarkozy mais après son élection de 2007 quand il instaura « l’ouverture ». Sur ce point comme sur tant d’autres ce fut l’échec : le PS devait être K.O. et il est devenu président du Sénat pour la première fois de l’histoire !

Le marketing politique

Depuis 20 ans, surtout pour un président sortant, les décisions sont celles de l’industrie du marketing politique dont personne ne parle alors qu’il peut inciter Hollande à maigrir, et Eva Joly à enlever ses lunettes, éléments dérisoires de stratégies plus cruciales. Un président a, avec lui, les instruments du pouvoir pour analyser la réalité, en plus du marketing industriel, et son opinion n’intervient qu’à la marge pour fixer une ligne. Depuis longtemps, je demande que la gauche propose une loi pour rendre obligatoire la publication de TOUS les sondages, pas seulement les dérisoires intentions de vote, mais l’ensemble de cette information qui aide à connaître l’évolution de la réalité pour se faire une opinion. Sur les routes, il existe des panneaux pour prévenir les automobilistes. En politique seuls les dirigeants connaissent les panneaux en question et nous laissent dans le brouillard. Autrefois, les repères politiques étaient historiques ; aujourd’hui le chamboulement des opinions est permanent. Nous avons des exemples qui montrent l’extrême rapidité de la montée du racisme en Italie ou en Espagne. Connaître la réalité, ce n’est pas pour s’y conformer : à présent PERSONNE n’est conservateur, tout le monde veut changer la dite réalité, d’où l’importance de ceux qui l’étudient !

Le marketing politique est donc là pour analyser la cible afin de l’adapter au produit qu’il juge nécessaire pour les consommateurs de demain. Aucune enquête d’opinion n’est neutre : on cherche quelque chose en fonction d’un objectif. Et le fonctionnement des médias est totalement construit sur la base des objectifs en question.

Bref, au vu des positions de Sarkozy et de notre propre connaissance de la réalité nous ne pouvons qu’imaginer la construction de sa stratégie, action nécessaire si on veut la combattre au lieu de combattre des moulins à vent.

La montée des références de droite

L’équipe à Sarkozy sait que l’élection présidentielle – sauf événement majeur d’ici deux mois – est perdue pour lui. Bien sûr, en 2002 Jospin était aux commandes et il était sûr de sa victoire…. Malheureusement, pour l’UMP, la défaite aux sénatoriales ce n’était pas il y a deux ans ! Le paradoxe pourtant c’est que cette défaite annoncée se produit dans un contexte européen de plus en plus favorable aux idées de droite. Le cas de l’élection espagnole est significatif malgré l’action des Indignés. Face à la crise en cours, les citoyens ne font aucune confiance aux partis de gauche ! On va me répondre que justement en Espagne la Gauche Unie a fait un bon en avant de 2 à 7% mais il se trouve qu’à présent deux députés de ce parti sont devant la justice pour des scandales que je ne veux pas développer ici (un des éléments des dérives de ce courant). En Grèce, les manifestants sont surtout écœurés par la politique sans se précipiter dans les bras des partis à la gauche du PS. Partout la gauche est en panne de projet vraiment alternatif. En conséquence, en France nous vérifions que si Hollande est annoncé comme futur gagnant, ce n’est pas, comme en 1936, dans le cadre d’une avancée forte sur sa gauche mais plutôt sur le centre (en 36 ce fut le contraire). Même si Mélenchon arrive à 10%, il ne fera pas mieux que l’addition des voix de la gauche de gauche en 2007. Le seul mérite sera de montrer une cohérence mais dans le cadre d’un écart tel avec le score du PS que le PS va apparaître plus dominant que jamais. Tous les journalistes posent d’ailleurs la même question à Poutou, Arthaud et Mélenchon : pourquoi dans cette situation de crise qui justifie vos discours n’arrivez-vous pas à faire mieux dans les sondages ? Les sondages n’étant que des sondages nous verrons à l’heure des résultats mais tous ces partis savent bien qu’ils n’enregistrent pas un courant d’adhérents nouveaux et de toute façon leur réponse n’est jamais convaincante. Il y a la réponse de l’optimisme style Mélenchon : « un surprise nous attend » ; celle de Poutou : « les gens sont sous influence » comme s’ils ne l’étaient pas quand Besancenot faisait 4% etc.

Préparer 2014

Il suffit de lire les propositions de François Hollande pour comprendre que s’il va pouvoir adoucir les drames, il ne va rien résoudre dans le fond, en conséquence les mécontents d’aujourd’hui qui veulent virer Sarko, vireront demain le PS, en 2014 (comme la défaite de 1981 a permis les victoires de la droite aux municipales de 1983) et c’est à ça qu’il faut se préparer, à une droite plus radicale pour mieux mettre au pas les esprits.

Et l’extrême-droite ?

Partout l’extrême-droite est prise en tenaille : ou elle se plie aux règles démocratiques en acceptant de devenir présentable pour le désistement à droite – et elle perd l’essentiel de son électorat – ou elle continue son voyage solitaire en espérant peser sur les décisions de l’extérieur du système. La droite peut se droitiser, il existera toujours une barrière entre droite et extrême-droite, une barrière qui ne porte pas sur les valeurs défendues mais sur le rapport aux institutions. Pour le moment, le FN c’est lui contre TOUS. La droite peut se droitiser sans que cette position change. Les fondements de l’extrême-droite sont opposés à deux tendances de fond du capitalisme actuel qui détruit l’Etat et les Nations. Comme tout fascisme le FN a besoin d’un Etat fort et d’une Europe défaite or la droite se doit de faire plaisir aux forces dominantes qui ne veulent plus de l’Etat et qui aiment l’Europe pour détruire les forces populaires incapables jusqu’à ce jour de se donner une histoire commune sur l’échelle du continent. Il est facile de vérifier que chaque extrême-droite dépend plus de l’histoire des pays que de principes européens. En Italie, Bossi veut le démantèlement du pays, en France le FN joue la carte nationaliste d’où le fait qu’en Italie Bossi a pu se lier un temps avec les forces capitalistes au pouvoir, mais depuis la chute de Berlusconi, il redevient le chef d’un parti contre TOUS les autres.

La perspective

J’ai entendu Mélenchon expliquer qu’une entreprise Renault à Tanger c’était bien à condition que les voitures produites en Afrique soient destinées à l’Afrique, et qu’à venir sur le territoire français, elles devraient être fortement taxées, pour ne pas concurrencer notre industrie. Cette stratégie est celle adoptée par les dirigeants du Brésil qui taxent à 30% toute voiture venant d’ailleurs. Le problème c’est que cette défense de l’industrie automobile française « prive » l’ensemble des plus pauvres de notre pays de l’accès à une voiture deux fois moins chère ! Ce à quoi on peut répondre que si la France n’a plus d’industrie, elle sera si pauvre que même les voitures à moitié prix seront inaccessibles donc l’usine de Tanger obsolète … Le deuxième problème c’est l’Europe : si tout le monde ne taxe pas, elles peuvent alors entrer en Italie et comment empêcher ensuite leur entrée en France vu le marché unique européen ?

Pour la Grèce Mélenchon a souvent pris l’exemple de l’Argentine qui, dit-on, n’a pas payé sa dette et est sortie de la crise. L’Argentine a fini aujourd’hui de payer sa dette aménagée et si elle est sortie de la crise ce n’est pas en brandissant la menace du refus de payer (même le Venezuela a payé sa dette) mais en rompant la parité de son peso avec le dollar, ce qui a engendré une dévaluation de 25% et un appauvrissement immense des classes moyennes. L’Argentine a retrouvé des taux de croissance de 7% mais son économie reste fragile car liée au prix international du soja. Le cas de la Grèce révèle un phénomène qui n’avait peut-être pas été prévu : l’euro est un carcan puisque le pays ne peut pas dévaluer sa monnaie. Si la Grèce imposait un aménagement de la dette en sortant de l’Euro, la chute des salaires serait en effet de 25% - comme les politiques viennent de le décider – mais avec un espoir de relance de la vie économique. L’argent donné à la Grèce n’est pas donné à la Grèce, il est donné à l’euro pour éviter une crise en cascade or l’Espagne est au bord du gouffre et là, aucune somme ne sera suffisante pour « sauver » l’euro. C’est à cet effondrement que les droites se préparent tandis que les gauches courent derrière l’actualité pour sauver les meubles. Je ne crois pas que le capitalisme soit en son stade ultime mais, qu’une fois de plus il prépare sa mutation, et les gauches qui autrefois avaient un horizon (les droites en avaient peur car elles pensaient que les gauches resteraient au pouvoir puisqu’elles allaient satisfaire les revendications du peuple) ne servent plus qu’à réaliser la sale besogne. Celui qui a été le plus clair est Luc Ferry quand il a dit sur France Inter en substance : « Pour 2012, c’est perdu, mais nous récupèrerons les commandes du pays après l’échec inévitable du PS. »

Or, il faut bien que le PS gagne mais en sachant qu’un succès électoral n’est la garantie de rien. Dès aujourd’hui, il faut poser les problèmes de manière franche et claire, aussi bien ceux de l’écologie que ceux du social et de l’économique. Et mes soucis sont les suivants : Oui, il faudra du protectionnisme mais lequel ? oui il faudra une sortie de l’Europe mais laquelle ? oui, la crise est devant nous mais laquelle ? L’étude de la droitisation de Sarkozy renvoie les gauches à leurs propres responsabilités.

 

Jean-Paul Damaggio

 

15-02-2012

La Brochure : http://la-brochure.over-blog.com/article-pourquoi-sarkozy-se...

URL de cet article 15862
http://www.legrandsoir.info/pourquoi-sarkozy-se-positionne-tres-a-droite.html

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:34

De la fin novembre à la mi-décembre 1995, vilipendée par l'ensemble des médias, mais soutenue par d'immenses manifestations populaires, une puissante vague de grèves des services publics s'opposa au plan du premier ministre Alain Juppé. Pour le gouvernement, et le président de la République Jacques Chirac, il s'agissait, en réformant profondément notamment les régimes de retraite et la politique de la santé, de réduire le déficit budgétaire de la France, afin de satisfaire aux normes fixées par les accords de Maastricht, et de pouvoir ainsi intégrer pleinement l'Union européenne. Symboliquement, le président Chirac rencontra alors en Allemagne le Chancelier chrétien démocrate Helmut Kohl, afin de signifier, en matière de réformes "européennes", l'unité des deux pays.

 

Le premier ministre, "droit dans ses bottes", reçut dès le début du conflit le soutien prestigieux d'une pétition d'intellectuels, notamment de figures historiques de la "deuxième gauche", qui marquait la rupture totale entre un mouvement populaire jugé ringard, archéoradical, corporatiste et négateur de l'avenir, et un réalisme politique transcendant les clivages de partis. On peut lire le texte de cette pétition dans Le Monde des 3-4 décembre 1995 : « Pour une réforme de fond de la sécurité sociale ».

 

La liste des premiers signataires est une bonne illustration du Gotha intellectuel et médiatique parisien, persuadé de son droit, et de son devoir, de dire au peuple ce qui est bon pour lui, quand ce peuple mal éclairé s'égare : 

 

Gilles Achache, Claude Alphandéry, Elie Arié, Guy Aznar, Jacqueline Aznar, Jean Beauville, Pascale Beck, Daniel Behar, Aina Blanc, Pierre Bouretz, Dominique Bourg, Rony Brauman, Guy Brouté, Pascal Bruckner, Bernard Brunhrs, André Bruston, André Bussery, Jean-Yves Calvez, Bertrand Cassaigne, Roland Cayrol, Gilbert Cette, Louis Chauvel, Jacques Chérèque, Daniel Cohen, Henry Colombani, Jeanette Colombel, Guy Coq, Daniel Croquette, Simone Daret, Daniel Defert, André Delvaux, André Demichel, Francine Demichel, Michel Dessaigne, Jean-Philippe Domecq, Jacques Donzelot, Brigitte Dormont, François Dubet, Nicolas Dufourcq, Échanges et Projets, Alain Ehrenberg, Corinne Ehrenberg, Bernard Eme, Philippe Essig, Hugues Feltesse, Alain Finkielkraut, Jean-Paul Fitoussi, Jean-Baptiste De Foucauld, Patrick Gagnaire, Marc Gagnaire, Antoine Garapon, Jean-Pierre Gattégno, Xavier Gaullier, François Gèze, Jacques Le Goff, Yvon Graïc, Benoît Granger, Alfred Grosser, Jeanyves Guérin, Jean-Paul Guisselin, Hervé Hamon, Pierre Hassner, Jean-Paul Jean, Isabelle Jegouzo, Marie-Ève Joel, Jacques Julliard, Sylvain Kahn, Pierre Kahn, Serge Karsenty, Antoine Kerkuel, Jean de Kervasdoué, Jean-François Laé, Jean-Louis Laville, Antoine Lazarus, Marie-France Lecuir, Claude Lefort, Jean Le Gac, Thierry Lehnebach, Antoine Lejay, Jean-Claude Le Maire, Christian Le Pape, Maximilienne Levet, Jacques Lévy, Yves Lichtenberger, Daniel Lindenberg, Claude Llabre, Michel Lucas, Henri Madelin, Philippe Madinier, Marie Maes, Nicole Maestracci, Michel Marian, Jean Marquet, Frédéric Martel, Antoine Martin, Hélène Mathieu, Maïté Mathieu, Christian Mellon, Pierre-Michel Menger, Christine Meyer-Meuret, Martine Michelland-Bidegain, Denys Millet, Georges Minzière, Najet Mizouni, Thierry Monel, Olivier Mongin, Francis Montes, Jacques Moreau, Daniel Mothé, Olivier Nora, Denis Olivennes, Erik Orsenna, Maurice Paga, Serge Paugam, Luc Pareyot, Marie-Claire Picard, Bernard Perret, Michelle Perrot, Guy Peyronnet, Philippe Pibarot, Jean-Pierre Pillon, Françoise Piottet, Jean-Claude Pompougnac, René Pucheu, Hugues Puel, Yves Raynouard, Gilles-Laurent Rayssac, Gilles Renaudin, Paul Ricoeur, Jacques Rigaudiat, Robert Rochefort, Joël Roman, Pierre Rosanvallon, Guy Roustang, Denis Salas, Gérard Sarazin, Michel Scheider, Isabelle Seguin, André Senik, Alfred Simon, Martin Spitz, François-Xavier Stasse, Henri-Jacques Sticker, Serge Ter Ovanessian, Irène Théry, Marie-Olga Théry, Paul Thibaud, Véronique Thiébaut, Alain Thomassez, Guy Tissier, Sylvie Topaloff, Armand Touati, Jean-Claude Toubon, Alain Touraine, Henri Vacquin, Louis-André Vallet, François Vidal, Georges Viragello, Jérôme Vignon, Bertrand Wallon, Michel Wieviorka, Michel Winock, Jean-Pierre Worms, André Wormser, Gérard Wormser.

 

René Merle

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-1995-si-loin-si-pres-99136740.html

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:31

Le COURRIEL

Le 9 février 2012


Cher citoyen et camarade Jean-Luc Mélenchon,

Le COURRIEL est une association progressiste, antifasciste et anti-impérialiste qui défend la langue française, et avec elle les langues du monde, contre le rouleau compresseur du « globish » qui démolit toutes ces langues à l’instigation des élites capitalistes et oligarchiques.
Nous avons relevé dans votre livre "Qu’ils s’en aillent tous !" des propos très favorables à la défense de la langue française, langue officielle de la République, et une critique sévère du tout-globish porté par les milieux patronaux, mais aussi par l’Union européenne et par le gouvernement Sarkozy.

Le journal L’Humanité, notamment, a consacré plusieurs articles à cette question sous la plume de Valère Staraselski ou Claude Baudry et plus particulièrement de François Taillandier qui salue l’action de notre association COURRIEL dans le n° du 22 décembre 2011.

Notre avis est que, derrière l’imposition d’une langue unique, d’énormes discriminations linguistiques se préparent à l’encontre des travailleurs de notre pays, et que la politique de SUBSTITUTION d’une « langue unique » mondiale et européenne aux langues nationales des pays d’Europe (l’allemand, l’italien, le portugais, ne sont pas moins menacés dans leurs pays respectifs que le français en France, en Belgique, au Québec, en Suisse romande, etc.) vise à mettre en place un marché, une politique, une idéologie, une économie UNIQUES qui portent en eux une politique totalitaire et anti populaire telle que la planète n’en a jamais connue jusqu’ici.

Il faut ajouter que le gouvernement UMP pousse en avant par tous les moyens possibles le « tout-anglais » en violant grossièrement la loi et la constitution, notamment dans l’enseignement où l’anglais devient une langue d’enseignement de la maternelle aux grandes écoles, des lycées à l’université en violation totale de l’Etat de droit puisque l’article II de la Constitution est contourné, sans parler de la loi Toubon votée à l’unanimité par le parlement en 1994.

Enfin, on ne peut pas compter sur le PS et sur les Verts pour défendre le français. Madame Aubry a récemment obtenu le Prix de la Carpette anglaise pour sa campagne déshonorante et antirépublicaine visant à substituer la notion compassionnelle de « CARE » à la notion républicaine de fraternité. François Hollande fait imprimer du matériel de propagande frappé de l’inscription « Hope for Hollande » et il annonce qu’il compte valider la Charte des langues minoritaires et régionales qui vise à priver le français du statut de langue officielle de la République et à instrumenter les langues régionales, ce patrimoine culturel de TOUTE la nation, pour évincer officiellement le français et… ouvrir une brèche visant à officialiser l’anglais.

Appréciant votre volonté de réhabiliter à gauche l’idée de patriotisme, qui n’est pas une invention du FN et qui connut ses heures de gloire à Valmy, sous la Commune, pendant le Front populaire ou dans les maquis FTPF et FTP-MOI, nous vous proposons donc deux choses :

a) Vous rencontrer officiellement ;

b) Vous proposer de faire de la défense du français, de la RESISTANCE au tout-anglais (et non pas bien sûr à l’anglais ou a fortiori aux Anglais comme tel !) un enjeu de la campagne électorale.

Car si le français devenait l’équivalent sur le sol de France, à ce qu’est devenu le gaélique en Irlande, si la langue de Victor Hugo et de Molière était réduite à l’état de « langue domestique » comme c’est déjà le cas de certaines langues scandinaves sur leur propre sol, c’en serait fini de la France, des idéaux qu’elle a portés et qu’elle peut encore porter, et du combat que nous menons tous pour lune France libre, pour une République sociale, laïque et progressiste.

Espérant une réponse rapide, nous vous adressons nos sincères salutations citoyennes.

Pour le COURRIEL


Georges Hage, député communiste honoraire du nord et Léon Landini, ancien officier des FTP-MOI, présidents d’honneur du COURRIEL Georges Gastaud, philosophe, Président du COURRIEL, Matthieu Varnier, roboticien, Secrétaire général, Guillaume Beaudoin, Gaston Pellet, Martine Rafflin, secrétaires du COURRIEL.

Sites http://www.defenselanguefrancaise.org et http://www.courriel-languefrancaise.org

 

URL de cet article 15832

http://www.legrandsoir.info/defense-de-langue-francaise-lettre-a-j-l-melenchon.html

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:45

lundi 23 janvier 2012 à 10:38, par B. Javerliat


Il y a un an - mais qui s’en souvient - Stépane Hessel faisait un carton en librairie avec son opuscule « Indignez-vous ! » (Lire « Indignez-vous ! Et après ? »)

Il n’avait pas fallu chercher beaucoup pour comprendre qu’il s’agissait d’une opération de propagande électorale en faveur du vote (f)utile socialiste.

Papy récidive en 2012 : il demande carrément à Mélenchon de se retirer de la présidentielle, car il risque de faire perdre Hollande !

A 4’45" : « Jean-Luc Mélenchon, vous pouvez être un élément de dissension entre le Parti Socialiste et le Front de Gauche (...) et la droite peut gagner. Ralliez-vous à la gauche majoritaire, à la gauche que dirige François Hollande. »

Commencerait-on à baliser, au PS ? Parce que l’indignation sélective du PS, ça commence à bien faire.
On est nombreux à s’indigner que F. Hollande, dans son programme, ne propose aucune revalorisation du SMIC pour vivre décemment.
On s’indigne de voir qu’un parti dit de gauche propose de porter à 65 ans l’age de la retraite pour bénéficier du taux plein.
On s’indigne qu’un parti dit de gauche propose l’austérité comme un parti de droite.
On s’indigne qu’un parti dit de gauche annonce qu’il ne réembauchera aucun des fonctionnaires supprimés par Sarkozy.
On s’indigne qu’un parti dit de gauche méprise le peuple en ayant participé à la forfaiture du Traité de Lisbonne au Congrès de Versailles.
On s’indigne de voir qu’un parti dit de gauche vote presque systématiquement comme la droite au parlement européen.
On s’indigne qu’un parti dit de gauche ne s’indigne pas des coups d’état financiers de l’« Europe qui protège » en Grèce et en Italie.
On s’indigne que le PS fasse un concert gratuit de Y. Noah pour attirer du monde dans son meeting.
On s’indigne tellement les raisons de s’indigner du Parti Socialiste sont nombreuses.

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:44

Le favori de la présidentielle française dit qu’il veut voir revenir le Royaume-Uni au cœur de l’Europe et que le secteur financier n’a pas à craindre de nouvelle régulation.

 

François Hollande , le socialiste, favori pour devenir le prochain président de la France, dit qu'il veut réintroduire la Grande-Bretagne dans le cœur de l'Europe et cherche à rassurer la City : elle ne doit pas craindre davantage de régulation du monde financier de sa part.

« Nous avons besoin que la Grande-Bretagne se sente faire partie de l'Europe, » a déclaré Hollande à des correspondants britanniques avant une visite à Londres la semaine prochaine. Mais il a ajouté que la France ne pourrait jamais accepter la tentative de David Cameron de créer un «sanctuaire» contre toute réglementation financière à la City dans le nouveau traité européen.

Hollande a écarté les craintes de la droite anglaise selon lesquelles il serait dangereux pour la City. Il a dit qu'il n'était pas agressif, ni vu en France comme très à gauche, et que sa volonté de réguler la finance n'était ni plus ni moins que le discours de Barack Obama au Congrès. « On pourrait dire que Obama et moi avons les mêmes conseillers. » Il a ajouté que sa position sur une nouvelle réglementation pour le secteur financier était dans la lignée de l'opinion publique européenne et était semblable à celle de tous les autres candidats à la présidentielle française, y compris Nicolas Sarkozy, le candidat de droite.

Hollande, un député rural, jovial et consensuel qui a dirigé le parti socialiste pendant 11 ans, est bien placé pour remporter l'élection présidentielle française en mai. Lorsque, lors d'un récent meeting, il a désigné le monde de la finance comme son principal adversaire, ce n’était qu’un exemple de la rhétorique de campagne anti-banquiers largement répandue chez tous les candidats à la présidentielle française, y compris ceux de droite. Son programme augmente les impôts des très riches, qui ont, jusqu’à présent, largement échappé à une grande partie de la charge fiscale française. Mais il est considéré comme un social-démocrate modéré de centre-gauche, dont les mains sont liées par la crise de la dette qui sévit en France et le trou béant dans les finances publiques. Son projet est celui qui est le moins mis en avant de toute l’histoire des candidats socialistes, et ne contient aucun marqueur de gauche traditionnel, comme l’augmentation du SMIC et des salaires, mais il s'engage en revanche à maîtriser les déficits publics. Sa mesure la plus concrète sur les banques - une loi visant à séparer leurs opérations de crédit de leurs opérations spéculatives - est déjà en cours d'examen au Royaume-Uni et aux États-Unis. Sarkozy l'a emporté sur Hollande en annonçant une taxe sur les transactions financières,  la taxe Tobin ou taxe Robin des Bois.

Mais les éloges adressées par Hollande au sujet de Tony Blair sont révélatrices de sa propre orientation politique et de la façon dont il pourrait potentiellement diriger la France. Pendant des années, M. Blair, le New Labour et la troisième voie étaient une hérésie pour la majorité des socialistes français. Hollande a déclaré que M. Blair était agréable « et si intelligent qu'il n'avait pas besoin d'être arrogant ». Il a ajouté: « La première leçon à recevoir de Blair est sa longévité. Du reste, il a pu, après la longue période du thatchérisme, rétablir l'éducation, la santé et le secteur public. Puis il a succombé à l’idée dominante selon laquelle les marchés pourraient se réguler eux-mêmes et que les marchés et le libéralisme en eux-mêmes pourraient être un facteur de croissance. Nous avons vu les conséquences. »

Hollande a écarté l’idée qui ferait de lui un idéologue de gauche et a rejeté toute comparaison avec les craintes qui ont accompagné l’élection de François Mitterrand en 1981. « Les années 1980 étaient une époque différente. Les gens pensaient qu'il y aurait des chars soviétiques sur la Place de la Concorde. Cette époque est révolue, c'est de l'Histoire. Il est normal qu'il y ait eu des peurs à ce moment là: la droite était au pouvoir depuis 23 ans, la Guerre Froide était en cours et Mitterrand nommait des Communistes au gouvernement. Aujourd'hui, il n'y a plus de communistes en France. La gauche a été au pouvoir 15 ans pendant lesquels nous avons libéralisé l'économie, ouvert le marché à la finance et aux privatisations. Il n'y a plus de raison d'avoir peur. »

Il a réitéré sa revendication de longue date pour une modification du traité européen sur l'intégration économique, mais semble tempérer un appel à la renégociation totale, soulignant qu'il voulait ajouter une clause sur la croissance économique, à l'intérieur ou en dehors du traité. Il estime que ce serait au parlement français de ratifier le traité après l'élection et qu’il ne le soumettrait pas à un référendum.

Contrairement à Sarkozy, Hollande a dit qu'il parlait l'anglais « comme un Français, avec un accent, mais je le parle », précisant qu’il savait que la Grande-Bretagne n’avait ni crainte ni préjugé à ce sujet.

 

Hervé Bégué

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:39

 dimanche 12 février 2012, par Comité Valmy

 

Le Monde est un journal partisan. Nombre de ses lecteurs estiment encore qu’il diffuse des informations objectives sur l’actualité. Certes, son brevet de « quotidien de référence » n’est plus reconnu. Cependant, jouant sur différents claviers, il donne encore parfois l’illusion d’être indépendant vis-à-vis du pouvoir et des partis.

Mais l’est-il de «  l’argent » et des puissances financières ?

Sa direction et son Conseil d’administration*, les intérêts qu’ils représentent, répondent négativement à la question.

Mais qui s’en soucie en achetant ce journal du soir ?

Et pourtant, qui lit attentivement ses articles, s’accroche à ses titres,

peut discerner clairement ses «  ennemis ».

Et ainsi se faire une opinion sur l’orientation politique du « Monde » en matière de politique internationale.

Voyons ses « ennemis ». Ils sont nombreux et clairement désignés. D’abord, c’est l’actualité, vient en premier Bachar Al-Assad

et le gouvernement syrien. Il ne s’agit plus sur ce sujet d’informations

( ce qui suppose de confronter les différentes sources, le ‘pour’ et le ‘contre’) mais de diatribes frénétiques accusatrices du pouvoir syrien.

Les dépêches retenues émanent d’un seul côté, celui des insurgés, le plus souvent basés à l’étranger. Pas le moindre soupçon, pour le quotidien, de manipulation. Le « conditionnel » n’a pas cours. A ce degré, ce n’est plus du journalisme mais de la seule « mise en condition » de l’opinion publique.

Mais pourquoi tant de hargne, tant de haine ?

La Syrie serait-elle, aux yeux du « Monde », un Etat plus totalitaire que l’Arabie saoudite (avec la charria la plus extrême, la main coupée aux voleurs), ou que le Qatar (où les immigrés – les deux-tiers de la population - sont traités comme des esclaves, sans le moindre droit), car de ces pays, le quotidien n’en parle guère…

En fait, derrière la Syrie se profile l’Iran et son président, Ahmadinejad. Voilà pour Le Monde, l’ennemi parfait, la cible privilégiée.

Pour quelles raisons cet acharnement permanent depuis des années ?

Pourquoi le régime des Mollahs fait-il au journal une horreur plus vive que celui de l’Arabie saoudite (avec la charria la plus extrême, la main coupée aux voleurs) ? Au nom de la laïcité ? Mais, dans ce cas, pourquoi Le Monde mise-t-il sur les Ayatollahs pour évincer le président, jugé par eux ( toujours selon le journal), pas assez religieux ?

Mais continuons le tour des « ennemis » du Monde.

Au lendemain du veto opposé par la Chine et la Russie à la résolution occidentale visant la Syrie, le quotidien du soir s’est déchainé.

Son éditorial daté du 7 février annonce la couleur :

« Moscou et Pékin couvrent les atrocités en Syrie ». Après la stigmatisation des deux Etats coupables « si hostiles à tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à de l’ingérence dans les affaires intérieures d’un pays ».

Pour Le Monde, il s’agit-là d’un crime impardonnable.

Et pour justifier son courroux, le quotidien n’hésite pas à se contredire lui-même.

Dans l’édito, il est écrit :

« La résolution du Conseil de sécurité tenait compte des objections russes et chinoises. Ni de loin, ni de près, elle n’évoquait la nécessité d’un changement de régime à Damas, comme le réclamait la Ligue arabe ».

Et page 5, toute consacrée au conflit, on peut lire :

« Le texte (de la résolution) endossait le plan de la Ligue arabe prévoyant la mise à l’écart graduelle du président syrien, Bachir Al-Assad ».

Qui croire, de l’édito ou de l’envoyé spécial, dont l’article est surmonté d’un titre sur toute la page :

« Syrie : la tentation de l’aide militaire aux insurgés ».

Les «  ennemis » du Monde se recrutent sur tous les continents.

La Russie de Poutine et la Chine populaire demeurent des cibles permanentes. « Poutine, ancien cadre du KGB » fixe bien la permanence d’un anticommunisme, qui pourtant ne se justifie guère avec ce dirigeant du Kremlin. En fait, l’orientation prise par le chef du gouvernement russe de prioriser l’indépendance de l’Etat, vis-à-vis des menées de l’Otan d’encerclement, déplait fortement au Monde, intégré qu’il est aux valeurs (boursières) occidentales.

Un Etat qui défend sa souveraineté, quelle horreur !

Mais cela nous ramène à la soumission idéologique du Monde à l’Union européenne, sujet dont nous traiterons ultérieurement.

Poursuivons notre « tour du Monde ».

Donc, la Chine, également visée, n’y est pas en odeur de sainteté.

Pour le quotidien du soir, la République populaire cumule tous les défauts. D’abord, elle se revendique officiellement dirigée par le Parti communiste. Ca ne pardonne pas, idéologiquement parlant. Aussi, toutes les difficultés rencontrées par le pouvoir chinois sont mis en exergue, et on peut lire la joie du Monde à les détecter. Le moindre incident, la plus petite catastrophe, font les choux gras du journal.

Que des oppositions se manifestent, et c’est pour lui l’ébranlement du régime. Les grèves croissantes, dénoncées comme le signe d’une rupture ouvrière avec les dirigeants, l’inquiètent pourtant : elles conduisent à de nombreuses augmentations de salaires, ce qui nuit à « la compétitivité de nos entreprises ».

Et Le Monde n’a-t-il pas pointé l’arme secrète de la Chine en matière de concurrence commerciale : le système est déloyal, car les entreprises chinoises n’ont pas de dividendes à verser à des actionnaires, ce qui majore leurs marges…

Mais Le Monde a beaucoup d’autres ennemis sur cette terre, tellement que nous allons certainement en oublier : Cuba et la Corée du Nord, qui se réclament du communisme, décrits à longueurs de colonnes, comme des goulags, les Etats d’Amérique latine qui se sont libérés du joug US, le Venezuela, où le président élu démocratiquement et régulièrement depuis quatorze ans, est présenté par Le Monde comme un dictateur. Et jusqu’à l’Equateur, présidé par un ancien élève de l’Université catholique de Louvain, réélu scrutin après scrutin avec davantage de voix, montré du doigt comme bafouant la liberté de la presse (voir Le Monde, daté du 9 février), parce que le président Correa applique la loi votée par referendum. Pensez donc, un quotidien avait publié « une colonne jugée injurieuse », le journaliste accusait le président de « crimes contre l’humanité », une peccadille en effet.

En fait, Le Monde a choisi son camp, le camp occidental, derrière les Etats-Unis et l’Union européenne : leurs « ennemis » potentiels sont par nature les ennemis du Monde

Ceci explique cela.

* Via leur société "Le Monde Libre" (LML), l’homme d’affaires Pierre Bergé, le banquier Matthieu Pigasse et le fondateur de l’opérateur Free, Xavier Niel contrôlent désormais 64,5% du célèbre quotidien.

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/10-index.html

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2225

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 16:22

aaa logo Drapeau VLe président-candidat a pété les plombs ! Il propose maintenant un référendum sur le droit des chômeurs !!! Mais où sont passés le « dialogue social » et sa fameuse « méthode » dont il nous avait rebattu les oreilles ? Certainement disparus en 2011 alors que plus de 3 millions de français manifestaient contre le recul de l’âge légal du départ à la retraite ! Le président de la République a bien organisé en janvier dernier un pseudo « sommet social » en y invitant les « partenaires sociaux »… Mais, la ficelle était un peu grosse : l’opération électoraliste a fait long feu.

 

Alors comme ces foutus syndicats n’ont pas été aux ordres, et bien le président (de tous les français ?) veut passer outre maintenant et ce, pour une question du droit du travail, directement liée aux négociations entre représentants du patronat et des salariés en matière de chômage.

 

Si le peuple ne convient pas, il faut le dissoudre. Et le Chef de l’Etat a décidé de dissoudre les syndicats. Il faut dire qu’un fort mouvement citoyen s’amplifie dans le pays où les syndicats jouent un rôle important. Celui de sa mise à la retraite, et celle de ses ministres avec !


Ce mouvement articulant syndical et politique, ce « front de gauche », semble devenir irrésistible.

 

Et ce, pour trois explications "conjoncturelles" :


- le refus presque réactionnel en vertu de l'indépendance syndicale de se retrouver instrumentalisé comme le voulait le président-candidat (avec l'organisation du drôle de "sommet social" par celui a fermé la porte au dialogue social sur les retraites !)

- la prise de conscience de l'essor de l'extrême-droite menaçant y compris la vie des organisations syndicales
- la volonté affichée du Front de Gauche et de son candidat - et même sous la pression créé dans une certaine mesure celle de F.Hollande - de s'adresser directement aux syndicalistes et aux ouvriers...


Ces trois raisons traduisent plus globalement une donnée sociale émergente : le fort mécontentement social enregistré depuis plusieurs décennies s'accompagnent aujourd'hui d'un sentiment d'injustice sociale, notamment après les cadeaux faits aux plus riches et aux sommes astronomiques lâchés sans contrepartie aux banques durant la crise des subprimes par les Etats européens.

 

Ces cadeaux aux riches ne sont pas un fait nouveau dans les politiques gouvernementales, ce qui l'est ça été de l'avoir assumé au sommet de l'Etat en termes de communication : le Fouquet's, le yacht de Bolloré, le bouclier fiscal, les "y a plus de sous pour les salaires ou les retraites mais y en a pour sauver les banques", etc.


Au fond, on assiste à un retour en force de l'affrontement de classe conscientisé. Cette « lutte des classes » d’un type nouveau conteste un ordre établi s’appuyant maintenant sur un capitalisme mondialisé et financiarisé, dont l’apparition sur le devant de la scène d’un nouvel acteur, les agences de notation, en est le symbole, sinon le symptôme.

 

Une contradiction que le FN tente de dévoyer en cherchant à évoluer de manière opportuniste dans la dernière période vers un discours anti-libéral et social-nationaliste. Mais, cela ne peut tromper personne, l’extrême droite est la roue du secours du capital pour dévoyer  - encore une fois - les exigences populaires. Cela ne doit pas masquer un discours de division et de haine, inégalitaire socialement et humainement, ni cette tendance xénophobe que voudrait flatter - récupérer électoralement - le camp du président-candidat en faisant une autre proposition de référendum concernant l’expulsion des étrangers ?! Répugnant et dangereux !

 

Mais, c'est là où la question du changement de société, un socialisme/communisme altermondialiste se pose en terme d’alternative à la société qui n’a que seule politique possible que celle de la rigueur et de l’austérité pour le peuple et de l’abondance et des laisser-faire pour les marchés financiers et les profiteurs...

 

Enfin, si le débat - on en doute vu les sujets soumis - est de donner la parole au peuple, et l’on veut faire respecter la souveraineté populaire, alors un seul référendum s’impose vraiment aujourd’hui, c’est celui qui concerne la ratification du nouveau traité européen qui veut interdire toute marge de manœuvre aux politiques sociales et fiscale.

 

 

Pierre Chaillan, le 9/02/2012.

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 16:21

Paris, février 1962. La perspective d’une fin de la guerre d’Algérie semble s’être éloignée depuis la suspension des pourparlers de paix, le 28 juillet 1961, entre le GPRA. (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) et le gouvernement français. Cependant, dans les arcanes du pouvoir, tout le monde s’accorde à dire que la seule issue possible est l’indépendance de l’Algérie. S’accrochant désespérément à leur rêve d’une Algérie française, les fascistes de l’OAS. (Organisation Armée Secrète), multiplient les attentats en Algérie et en Métropole. Cette stratégie de la terreur vise à mettre la pression sur le gouvernement français, qui se dit de plus en plus favorable à de nouvelles négociations avec le GPRA.

Face à ce « péril brun », les milieux de gauche se mobilisent autour du Comité Audin (Comité d’intellectuels luttant pour faire la lumière sur la disparition de Maurice Audin, militant du Parti Communiste Algérien), du PCF, de l’UNEF, et du PSU. Dans les universités, des journées de grève sont organisées avec succès, ce qui pousse de Gaulle à déclarer : « Le peuple n’a pas à se préoccuper du problème de l’OAS ; c’est aux forces de l’ordre d’agir ». Cependant, les forces de l’ordre ne sont pas aussi zélées dans leur lutte contre le terrorisme de l’OAS que dans la répression des sympathisants de la cause algérienne. Le 7 février 1962, dix attentats sont commis, à Paris, par l’OAS. Les cibles sont des universitaires, des élus du PCF, des officiers, des journalistes ainsi que le Ministre de la Culture, André Malraux. La bombe qui visait ce dernier blesse grièvement une enfant de quatre ans, Delphine Renard, qui perdra un œil et sera défigurée.

Cette vague d’attentats pousse la gauche à organiser un rassemblement, le 8 février 1962, place de la Bastille à Paris. Or, suite à l’état d’urgence décrété le 21 avril 1961, un arrêté préfectoral interdit toute manifestation sur la voie publique. Cependant, selon certains historiens (dont le Professeur Brunet), le préfet de Paris de l’époque, Maurice Papon, avait envisagé de tolérer la manifestation du 8 février. C’est le Général de Gaulle lui-même qui se serait opposé à ce que le rassemblement ait lieu, après l’avoir qualifié de « communiste », ce qui, dans sa bouche, signifiait clairement « subversif », voire « dangereux ». De plus, l’interdiction de cette manifestation flattait l’aile droite de ses partisans, en montrant que de Gaulle ne jouait pas le jeu des communistes dans la solution du conflit algérien.

Le jour de la manifestation, les consignes sont claires : il ne faut tolérer aucun rassemblement et « faire preuve d’énergie » dans la dispersion des manifestants. Cette « énergie », les policiers dépêchés sur place vont la fournir de façon dramatique. Le quadrillage de la manifestation est parfait ; c’est en direction d’une véritable toile d’araignée policière que se dirigent les manifestants, à partir de 18h00. 2845 CRS, gendarmes mobiles et policiers sont organisés en cinq divisions entourant le quartier de la Bastille, de la gare de Lyon aux métros Filles du Calvaire et Saint Ambroise, et de la rue Saint Antoine au boulevard Voltaire.

Côté manifestants, on souhaite un rassemblement pacifique ; un communiqué radio précise, le 8 février, que « les manifestants sont invités à observer le plus grand calme ». En outre, les organisateurs prennent la décision de ne pas défiler, estimant que la police ne chargerait pas un rassemblement statique.

A l’heure du rassemblement, les manifestants se heurtent aux forces de l’ordre. Certains sont reflués sur la rive gauche, alors que, sur la rive droite, la tension monte peu à peu. En effet, quelques affrontements se déclenchent boulevard Beaumarchais. La réponse policière est terrible. On matraque des manifestants, des passants, les hommes, les femmes et personnes âgées, jusque dans les cafés et les stations de métro. L’acharnement est tellement aveugle que même des policiers en civil seront blessés.

Mais c’est boulevard Voltaire et rue de Charonne que la répression est la plus violente. Alors que les organisateurs donnent le signal de dispersion, les forces de l’ordre, commandées par le Commissaire Yser, chargent le cortège. En effet, sur ordre de la salle de commandement, c’est-à-dire du Préfet Papon, il faut « disperser énergiquement » les manifestants. Les policiers chargent avec une telle brutalité et de façon si soudaine, qu’un mouvement de panique s’empare des manifestants, qui tentent de fuir vers la station de métro la plus proche.

Les premières cibles des forces de l’ordre sont des élus communistes, qu’ils frappent à la tête. Puis, c’est au tour des manifestants qui, portés par la foule, trébuchent dans les escaliers du métro et s’entassent les uns sur les autres. Au lieu d’aider les gens qui suffoquent, les policiers les frappent, les insultent, et n’hésitent pas à jeter sur eux les grilles d’acier qu’ils trouvent au pied des arbres, ou encore des grilles d’aération. Le bilan de cette agression fut de huit morts, dont un manifestant de quinze ans. Sept d’entre eux sont morts par étouffement, un des suites de blessures à la tête. Tous étaient communistes.

Au lendemain du drame, la presse, de façon unanime, stigmatise la responsabilité des forces de l’ordre. Le Ministre de l’Intérieur, Roger Frey, rejette quant à lui toute la responsabilité sur le Parti Communiste, qu’il accuse d’avoir tenu la manifestation malgré l’interdiction officielle. Au passage, le ministre assimile les manifestants aux fascistes de l’OAS, car ce sont là, explique-t-il, « deux ennemis de l’intérieur ». De son côté, la population française est largement choquée par ce déchaînement de répression : entre 500 000 et un million de parisiens assistèrent aux funérailles des victimes.

Cet épisode de la vie politique française témoigne une fois de plus de l’amnésie historique de l’État français, sur certains sujets. Pendant des années, le drame du 8 février 1962 sera relégué aux oubliettes de l’histoire officielle. Il faudra attendre quatre décennies pour voir la réouverture des dossiers sur la guerre d’Algérie, le début d’une prudente autocritique de la part de l’État, et pour que la lumière commence à se faire sur les événements qui ont coûté la vie aux huit victimes de cette terrible journée.

 

Journal communiste : La Riposte

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 16:19

aaa logo Drapeau VAprès l'appel des auteurs de polars à voter Mélenchon : "Alors, me dit-on, te voilà devenu mélenchonien, toi qui n'a pas été tendre sur le personnage, dans ce blog ?"

Je n'ai pas la fatuité de croire que mon opinion puisse avoir quelque importance, si elle n'est que personnelle, mais il me semble qu'en la matière, la préciser revient à préciser l'opinion d'une foule de citoyens, indécis, corsetés par ce mode d'élection qu'ils ne cessent de dénoncer (et c'est ce que j'ai pendant des années fait sur mon site et mon blog), parce qu'il est générateur d'une personnalisation mortelle de la vie politique. Une foule de citoyens où beaucoup font toujours leurs les paroles de la vieille Internationale : "Ni Dieu, ni César, ni tribun".

Or, le tribun est là, et bien là, sollicité, délégué par un parti communiste en déshérence qui ne se sentait pas de porter aussi clair et aussi haut la flamme rouge, un parti communiste qui tenait surtout à faire oublier les scores électoraux tragiquement bas des présidentielles précédentes. "Déshérence" : comme me le fait remarquer mon épouse qui lisait par dessus mon épaule, le mot, stricto sensu, signifie "absence d'héritier"...

Or donc l'héritier est là, tribun qui attire des foules impressionnantes, et, la télé en atteste, des foules où les visages de tous les âges se mêlent et où, enfin, apparaissent en nombre, en grand nombre, les visages de jeunes adultes... Des foules qui n'ont pas peur de lever le poing et de chanter les paroles qu'écrivit Pottier, alors que l'armée versaillaise, les pieds dans le sang, achevait de fusiller et de fusiller encore ceux qui avaient cru pouvoir ouvrir un autre avenir...  

 Et ce tribun est l'homme qui a dit : "Je ne serai ministre que dans un gouvernement dont je serai premier ministre", ce tribun est un politicien, dont l'ego éclate ici de façon insupportable. C'est, en lui donnant ma signature, ce que j'écrivais à l'initiateur de la pétition des polareux, en ajoutant "Culte de la personnalité, merci. On a déjà donné". Pour qui ne comprendrait pas bien, j'ajoute que je suis né en 1936, et que, quand je militais au Parti communiste, il y avait deux hommes "que nous aimions le plus"...

Alors, que faire ?

La tentation est là de se défausser, de ne pas encourager l'aventure qui risque de devenir une aventure individuelle, d'autant que, lorsqu'on gratte un peu, le programme du tribun ne porte pas aussi loin que l'annonce le rouge des tribunes... Où en est-on avec la perspective de l'appropriation collective des moyens de production ? - Attends, me dit-on, tu nous vois y arriver dans notre seul pays ? Folie... - Oui mais alors, où en est-on avec l'indispensable perspective d'une lutte internationale, d'une lutte mondiale ? Comment faire en sorte, si ces mots sont enfin prononcés, qu'ils ne soient pas seulement ceux d'une rhétorique vaine, dont ont usé et abusé les sociaux-démocrates d'antan, avant leurs trahisons successives ? 

Se défausser donc... c'est-à-dire laisser le champ libre à une social-démocratie déjà triomphante par anticipation, une social-démocratie qui ne fait pas mystère de sa vocation : loyale gérante du système (les conseillers de Hollande en attestent, et, sucre sur les poires, l'aval attendu de l'incontournable BHL, avec qui Hollande vient de déjeuner, nous apprend-on...) ? Se défausser, c'est-à-dire ne pas conforter un pôle de pression incitant la social-démocratie à ne pas être "trop" libérale ? Distribuer le blâme et l'éloge, s'enfermer dans un silence boudeur ?

L'autre tentation est là aussi, pressante, venant de tous les amis "raisonnables", qui est celle du "vote utile", vote sans illusions certes, mais nécessaire pour porter loin en tête, dès le premier tour, et donc assurer la présence au second tour du seul candidat "de gauche" susceptible de battre le sortant... - Puisque, me dit-on, tu dois voter pour  lui au second tour, autant le soutenir dès le premier tour... L'empêcher d'être au second tour serait criminel... C'est une vraie et douloureuse question.

De toute façon, me disent d'autres amis, catégories combatifs, mieux vaut à la limite que Sarkozy passe, au moins on pourra lutter frontalement, alors que si c'est cet endormeur de socialiste, on sera une fois de plus anesthésiés... Voire... Faire la politique du pire a rarement été productif. Les démocrates allemands de 1932-1933 en ont su quelque chose...

Bref, il faut choisir. Quand ces collègues polareux m'ont sollicité, j'ai choisi sans autres états d'âmes que ceux exposés ci-dessus. Je demeure convaincu que, de toute façon, et je l'écrivais récemment sur ce blog, il y aura une vie, et un mouvement social comme on dit, après les élections. Affaire à suivre

 

René Merle

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-apres-l-appel-a-voter-melenchon-98915915.html

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