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Quelques conférences

Chansons

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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 16:27

 

 

 

Les résultats du vote interne au PCF en juin dernier pour choisir le candidat du Front de Gauche donnent 28251 voix -soit 59,12% des votants- pour Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la direction social-démocrate, et 17594 voix -soit 36,82% des suffrages- pour André Chassaigne, représentant de l’opposition à « l’effacement du PCF ». Avec les 1944 communistes -soit 4,07%- qui ont voté pour Emmanuel Dang Tran, 41% se sont opposés au total à la candidature Mélenchon.

En 2007, le processus pour une candidature unitaire et unique à la présidentielle émanant des collectifs anti-libéraux issus de la victoire historique du NON au traité constitutionnel européen (TCE) avait capoté et le front avait implosé avant le premier tour.

Aujourd’hui, les positionnements dans le PCF et dans de multiples groupes de la reconstruction communiste posent une question cruciale : « quelle campagne communiste mener dans le cadre du Front de Gauche anti-libéral élargi, ou comment visibiliser l’identité communiste dans le cadre d’une campagne commune avec les autres composantes anti-libérales à la présidentielle et aux législatives ? »

La résistance de classe et populaire a besoin d’un large front populaire combatif

Denis Kessler, ex-vice-président du MEDEF indiquait hier sans complexe le programme auquel s’attèle Sarkozy dans un article intitulé « Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! » : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance (CNR), un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s'y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d'importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité Sociale, paritarisme... A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ! » (Challenges, 4 octobre 2007).

De l’aveu même de Denis Kessler, cet « adieu à 1945 » est aujourd’hui une opportunité parce qu’il « aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasi-disparition du parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l'essoufflement asthmatique du Parti Socialiste comme conditions nécessaires pour que l'on puisse envisager l'aggiornamento qui s'annonce. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi que le débat interne au sein du monde gaulliste soit tranché, et que ceux qui croyaient pouvoir continuer à rafistoler sans cesse un modèle usé, devenu inadapté, laissent place à une nouvelle génération d'entrepreneurs politiques et sociaux. Désavouer les pères fondateurs n'est pas un problème qu'en psychanalyse » (idem).

A cette sortie cynique, qui éclaire sur les objectifs réels des patrons milliardaires et les raisons de leur réussite pour l’instant, vient s’ajouter la crise du capitalisme mondialisé qui accroît la recherche effrénée du profit maximum par : 1) l’appauvrissement de masse et la destruction des conquêtes sociales et démocratiques des travailleurs dans les pays impérialistes ; 2) les guerres, notamment les guerres coloniales, pour contrôler les matières premières comme le pétrole, l’uranium, etc.

La victoire du NON à la Constitution Européenne de 2005 est une ligne de démarcation structurante de la lutte de classe

Si nous comprenons la nécessité d’une vigilance vis à vis d’une dissolution éventuelle du PCF dans ce « Die Linke » à la française que pourrait être le Front de gauche, label dont le Parti de Gauche de Mélenchon est d’ailleurs propriétaire, celle ci ne saurait nous détourner sur le terrain d’une dynamique pour rassembler toutes les forces du NON, à l’exclusion des fascistes du FN, pour frayer la voie à une alternative anti-libérale dans ce pays. Le danger principal est en effet qu’en absence des forces de la reconstruction communiste, le Front de Gauche ne soit réduit à un simple cartel d’organisations. Or il s’agit de rassembler les forces anti-libérales pour favoriser le développement d’un vrai front populaire par lequel les travailleurs, le peuple pourraient passer à l’offensive contre les attaques patronales et gouvernementales.

La bataille pour le NON au TCE a tracé une ligne de rupture politique entre libéraux, sociaux libéraux et anti-libéraux. Cette ligne reste un vrai boulet que traînent les sociaux démocrates de la direction du PCF et du Parti de Gauche dans leur penchant réformiste à « l’Union de la Gauche » bis.

Il est d’une importance majeure que les forces de la reconstruction dans et hors du PCF trouvent les voies de l’unité d’action stratégique pour peser et contraindre à une rupture de classe entre sociaux libéraux et anti-libéraux. C’est une étape nécessaire pour aller vers l’unification des communistes sur la base léniniste du « se démarquer pour s’unir » dans une organisation unique.

La dialectique « défense de l’identité communiste » et « alliance des forces anti-libérales »

Tout comme le mouvement social, l’objectif de la campagne à mener est de battre la droite dure décomplexée sarkozyste, de montrer qu’avec les socialistes on a déjà donné, et que le pire reste le FN de Marine Le Pen. La résultante de ces impératifs est un « vote utile » allant dans le sens du rapport de forces nécessaire pour faire payer la crise aux milliardaires du CAC40 : le vote Front de Gauche à la présidentielle et aux législatives 2012.

Nous pouvons et devons faire cela en communistes, c’est à dire en développant nos exigences. Par exemple l’exigence de rupture avec la Vème République et son présidentialisme quasi monarchiste ; de refus de toute participation à un gouvernement socialiste ; de sortie de l’euro, étape vers la sortie de l’Union Européenne du capital et de la crise ; de laïcité sans discrimination à l’encontre notamment de la religion des travailleurs et des citoyens récents de France ; de punition effective du racisme ; de nationalisation des entreprises qui délocalisent ; de régularisation de tous les sans papiers avec une carte de 10 ans, d’arrêt des guerres coloniales en Libye, en Afghanistan, en Côte d’Ivoire ; de démantèlement des bases militaires françaises en Afrique et de sortie de l’OTAN.

Il n’y a pas de « muraille de Chine » entre la loyauté vis-à-vis du front anti-libéral et l’indépendance idéologique et politique des communistes qui œuvrent surtout à ce que l’alliance ne soit pas seulement une affaire de sommet mais deviennent l’affaire des travailleurs dans leur ensemble et donc du peuple.

C’est à cette politique que nous invitons l’ensemble des groupes de la reconstruction communiste éparpillés dans et hors du PCF. Cette unité d'action stratégique dans le front doit nous permettre d’éviter les départs successifs du PCF dans la désunion, la division et parfois dans des querelles stériles qui ne profitent qu’à l’ennemi de classe : notre bourgeoisie impérialiste fait tout pour prendre sa revanche de classe contre les victoires de nos anciens du temps de l’URSS patrie des ouvriers, paysans et peuples opprimés qui a succédé à la Commune, première démocratie prolétarienne !

 

(http://cercles.communistes.free.fr/rcc/publi.php?idArticle=2011_09_06_frontdegauche)

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 16:19

Déclaration Front Syndical de Classe

lundi 5 septembre 2011, par Comité Valmy

 

 

Le Communiqué intersyndical (CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires) du 1er septembre appelant à l’organisation d’une journée nationale d’action le 11 octobre prochain confirme les impasses auxquelles conduit la stratégie de l’unité de sommet !

 

L’absence d’une appréciation de fonds et les divergences sur la nature et les causes de la crise, la raison et l’origine des déficits publics conduisent à un appel sans objectifs précis, et sans esprit offensif.

 

Le vocabulaire employé dans le communiqué commun, « arrêts de travail » en lieu et place d’un ferme appel à la grève illustre pour le moins la « timidité » de l’appel lancé.

Il est vrai qu’il y a aisément plus offensif et plus déterminé que le numéro 2 de la CFDT, Marcel Grignard, déclarant : "La grève ne nous paraît absolument pas la bonne voie (…) dans une situation très difficile pour le pouvoir d’achat et des inquiétudes des salariés pour leur emploi".

Le problème majeur est que c’est cette pusillanimité qui donne le ton aux orientations de l’intersyndicale nationale.

Prenons donc au mot les déclarations récentes de Bernard Thibault à « France-Info » avançant : "nous n’allons pas attendre l’unanimité, pour prendre nos responsabilités".

Chiche !

Car tout se joue en bas, dans chaque quartier, chaque branche, chaque entreprise … sans illusions sur les échéances électorales de 2012 et en conscience que les forces réformistes syndicales et politiques, en phase avec la droite sont prêtes à appliquer des plans de rigueur au nom de la nécessaire réduction des déficits publics et de la nécessaire confiance des marchés financiers.

Face aux reculs sans précédent que les forces de la réaction et du renoncement s’apprêtent à infliger aux travailleurs français comme aux autres peuples d’Europe, il n’ y a pas d’autre voie que celle de la lutte, de mouvements sociaux puissants, bousculant les prévisions pessimistes et libérant l’énergie et la créativité populaire !

Cette appréciation n’est pas pure injonction volontariste !

Ainsi, en Italie se prépare une grève générale dès ce 6 septembre et à l’appel de la CGIL et de La confédération italienne USB, affiliée à la FSM, cette dernière mobilisant "contre la boucherie sociale et les diktats de l’Union européenne, contre le budget d’austérité, antisocial et antipopulaire du gouvernement de droite de Berlusconi, pour l’annulation de la dette, la défense des droits des travailleurs, la nationalisation des banques et des compagnies stratégiques du pays. "

Alors travaillons effectivement en bas, à la convergence des luttes dans notre pays, en Europe et dans le monde !


Le Front Syndical de Classe

Le 4 septembre 2011

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 16:12

Pôle de Renaissance Communiste en France

jeudi 8 septembre 2011, par Comité Valmy

 

 

Interrogé non sans finesse ce dimanche 4 septembre par Mme Ullmann, journaliste de la Cinq, M. Mélenchon a eu ce cri du cœur : « ma seule crainte, a-t-il dit en substance, c’est que nous ne puissions intervenir avant qu’ils (= les financiers et la droite) n’aient détruit l’euro et l’Union européenne »…

 

On aurait pu penser que le candidat du Front de gauche aurait eu, comme nous, la crainte que la France, que son industrie et sa classe ouvrière, que son agriculture et sa paysannerie, que ses acquis sociaux, ses services publics, son école laïque, sa langue évincée par le tout-anglais de l’oligarchie mondiale, ne fussent détruits PAR l’euro et PAR l’Union européenne avant que le mouvement populaire n’ait eu le temps de SORTIR notre pays de ces broyeurs de peuple que sont l’UE et son maudit euro. Eh bien non, car Jean-Luc Mélenchon est avant tout soucieux de sauver… cette construction européenne qui n’a JAMAIS apporté que du mauvais à la nation et à la classe ouvrière ! A chacun ses « peurs », décidément !…

 

Et c’est dommage, car pour le reste, - et à condition de ne rien dire ici des questions internationales : le candidat du front de gauche a voté pour l’intervention impérialiste en Libye ! -, Mélenchon a eu le mérite de fustiger les marchés financiers, d’appeler à récuser la dette artificiellement créée par la politique européenne, de rappeler que la France est encore une grande puissance économique qui aurait les moyens d’affronter l’oligarchie européenne, de faire vibrer le patriotisme républicain si décrié par les trotskistes, euro « communistes » et autres euro-écologistes…

Mais « l’enfer est pavé de bonnes intentions »… A lors à quoi bon cette verve jauressienne si la seule solution pour Mélenchon, c’est de convaincre les gouvernements européens qu’il faut mettre la Banque européenne et l’euro au service des peuples ALORS MEME QUE CES INSTRUMENTS ONT ETE CONÇUS DE A A Z POUR ASSERVIR LES TRAVAILLEURS ET LES NATIONS et que manifestement, ni Cameron, ni Merkel, ni les « socialistes » Socrates, Papandréou ou Zapatero ne voudront bouger d’un pouce sur l’ « indépendance » de la Banque européenne, comme on le voit dans leurs pays respectifs malgré d’immenses manifestations populaires à Athènes, Madrid et Londres !

C’est pourquoi la journaliste Ullmann pouvait faire observer qu’en réalité, M. Mélenchon n’avait pas les moyens de sa politique (mais veut-il les avoir si pour lui le maintien de l’UE passe avant l’avenir du peuple et de la nation ?) et qu’au final, la seule position logique serait pour lui de sortir de l’euro et de l’UE… ce qu’il ne veut à aucun prix !

Quant à nous, nous reposons inlassablement à Mélenchon et aux militants du PCF et du P.G. la question suivante : si comme on peut aisément le prévoir, les autres pays européens refusent catégoriquement de bouger sur la question des finances européennes, le président Mélenchon (par hypothèse d’école) se couchera-t-il comme l’a fait le gouvernement Jospin (incluant Mélenchon et M.G. Buffet) en baissant la barre de ses objectifs sociaux et en acceptant l’effacement terminal de la France, ou fera-t-il ce que le PRCF, -qui s’efforce simplement d’être logique -, ne cesse d’exiger : que la France sorte de l’UE et de l’euro UNILATERALEMENT (contrairement à ce que demande Marine Le Pen qui, en demandant une « sortie concertée de l’euro », s’engage en fait à ne rien faire sans l’accord de Merkel !) pour reconstruire le pays sur des bases progressistes, indépendantistes, anti-impérialistes et internationalistes ?

A nous, militants franchement communistes et républicains de poser inlassablement cette question qui n’est rien d’autre qu’un choix de classe décisif. Encore un effort, il est vrai très très gros pour Mélenchon, cet ancien partisan de Maastricht qui appelait encore il y a peu à former une « république européenne », c’est-à-dire à mettre fin à l’indépendance, voire à l’existence de la nation !

Question également posée aux dirigeants du PCF qui, inféodés au « parti de la gauche européenne » et reniant le combat de Marchais et de Krazucki en 1992, militent désormais pour « sauver l’euro »…

Mais si nous restons dans l’euro, c’est là que nous « y resterons »… alors que si nous osons claquer la porte de cette prison des peuples qu’est l’UE, nous nous donnerons les moyens de mettre en place, hors de toute « concurrence libre et non faussée ouverte sur le monde », une politique de reconstruction nationale, de transformation sociale et de coopération internationale non limitée à l’Europe.

Faut-il préciser que pour les communistes que nous sommes, sortir de l’UE n’implique aucun enfermement nationaliste et que l’exemple de l’ALBA latino-américaine démontre la possibilité d’une coopération continentale respectueuse des souverainetés nationales et porteuse de politiques progressistes.

Quant à ceux qui n’auront pas clarifié sur ce point et qui, jusqu’au bout, auront prétendu sauver à la fois l’UE et le monde du travail, nous leur prédisons qu’ils ne parviendront à nouveau qu’à jouer les forces d’appoints du PS… tout en ouvrant un boulevard à Marine Le Pen dans les milieux populaires comme dans les couches moyennes. Car « on ne peut servir deux maîtres », le monde du travail et l’Union européenne qui en est la négation de Lisbonne à Bucarest en passant par Paris !


7 septembre 2011

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 12:44

dimanche 14 août 2011, par Comité Valmy

Le renoncement en faveur de l’Europe supranationale, à la souveraineté populaire et nationale, ferme la voie au progrès social, détruit la République, supprime la démocratie et trace un chemin favorable pour la démagogie des forces d’extrême droite partout sur notre continent.

FACE AUX FORCES DU CAPITAL

FACE AU FRONT NATIONAL

Marine Le Pen a tenu le 11 août une conférence de presse.

Surfant sur les colères de millions de Français, victimes de la crise, elle s’est présentée comme l’unique recours, face à une "classe politique" responsable de mener le pays à la ruine.

De cette tribune, elle a dénoncé le "système" économique et politique imposé à la France, dans le cadre de l’Union européenne.

"canempechepasnicolas" reprend, ci-dessous, son argumentaire.

Pourquoi ces citations ?

Ne serait-ce pas, de notre part, participer à la diffusion des thèmes du Front national, et faire ainsi à celui-ci, une propagande néfaste et dangereuse ?

Nous ne le croyons pas.

Marine Le Pen dispose de bien d’autres moyens de publicité, et d’une autre ampleur que "canempechepasnicolas".

Si nous reproduisons ici les propos de Marine Le Pen, c’est que nous ressentons un sentiment de dépit du fait que les idées qu’elle prétend représenter, des constats réels et justifiés, elle est la seule à les exprimer.

C’est ce qui nous désespère.

Certes, de petits groupes militants font des analyses critiques bien plus cohérentes de la société dans laquelle nous sommes enfermés, le capitalisme, et proposent des issues globales pour en sortir.

Ce que ne fait pas, bien sûr, Marine Le Pen.

Mais l’audience de ces groupes ne leur permet pas d’être audibles pour le plus grand nombre. C’est la présidente du Front National qui capitalise une part grandissante de la colère populaire.

Cette situation nous inquiète au plus haut point.

Et la responsabilité en incombe aux partis, qui se prétendent "de gauche", ou qui se parent du qualificatif "d’opposition", et aux syndicats se disant « de lutte », qui restent muets sur l’essentiel

En effet, le Parti socialiste, les "dits écologistes" situent leur action dans le cadre, pour eux intangible, du "marché", de "la "libre concurrence", de "l’Europe", autrement dit du capitalisme qui mène le monde et la France à leur perte.

Non seulement, ils ne renient pas leurs choix fondamentaux, mais ils en « redemandent » et exigent encore plus « d’intégration européenne », de « fédéralisme », comme le camion fou qui accélère devant le précipice.

Quant aux partis qui se revendiquent encore du communisme, ou de « l’anticapitalisme », le PCF en particulier, ils s’en tiennent aux effets et non aux causes. Ils ont abandonné toute idée de rupture révolutionnaire avec la société capitaliste.

Leur objectif se limite à la sphère électorale, d’où leur dépendance vis-à-vis du PS.

Cette absence totale de perspective de changement hypothèque dangereusement l’avenir de notre pays.

Elle ouvre la voie à Marine Le Pen et au Front National l’apparence de l’exclusivité, en matière d’opposition résolue et frontale.

Elle permet donc à la démagogie de développer des illusions, et bloque toute perspective véritable de changement de société.

C’est donc pourquoi nous posons la question :

« Pourquoi les vérités exprimées par Marine Le Pen, ne sont-elles pas défendues par une force populaire et organisée, qui crie, elle, haut et fort, la nécessité d’une rupture globale avec le Capital » ?

Seule cette perspective peut changer la donne et nous préserver du Front National.

C’est la seule voie qui permette de redonner l’espoir d’une rupture véritable avec la société actuelle, condition de faire du bonheur, une idée neuve en Europe.

CE QU’A DIT MARINE LE PEN(…)

Depuis 30 ans, au gré des alternances aussi inutiles qu’illusoires, droite et gauche ont renoncé à travailler au service de l’intérêt général. Ils ont passé le gouvernail aux marchés et aux banques.

Je pense que si la crise actuelle n’a qu’un seul mérite, c’est de montrer très clairement cette réalité aux Français : les dirigeants politiques ne font plus la politique de la France, ce sont les marchés et les banques internationales qui font la politique de la France. Nos politiques sont totalement soumis à la finance internationale.(…)

Il est urgent de le dire avec force aux français : le système ne peut pas réformer le système.

Ceux qui ont vendu aux marchés financier, à vil prix, notre souveraineté, c’est-à-dire notre liberté de peuple, ne nous la rendront pas.(…)

Cette politique de soumission aux marchés, qui pour moi n’a plus rien à voir avec la vraie politique, est vouée à l’échec et condamne les peuples à l’asphyxie. (…)

Et aujourd’hui on constate que Nicolas Sarkozy et le gouvernement courent après des marchés devenus fous de cupidité, qu’ils adaptent leur calendrier aux exigences de spéculateurs qui n’ont aucune limite dans leurs exigences, qu’ils promettent des sommes faramineuses pour rassurer des banques toutes plus avides d’argent public les unes que les autres.

En rien Nicolas Sarkozy ne protège la France et les Français, bien au contraire ! Il ne fait que les précipiter sous le joug des marchés et il les emmène vers la ruine ! S’il protège quelqu’un, ce sont les marchés !

Cette politique de soumission aux marchés, qui pour moi n’a plus rien à voir avec la vraie politique, est vouée à l’échec et condamne les peuples à l’asphyxie.(…)

À ce titre, la folie qui frappe nos institutions est telle qu’elles se mettent en toute impunité à violer les propres règles qu’elles ont édictées. Ainsi, souvenez-vous que la classe politique a imposé de force au peuple français le Traité de Lisbonne pourtant rejeté par référendum. Or, en rachetant les titres des États italien, espagnol, grec, la BCE viole les traités de Maastricht et Lisbonne.

On peut donc se poser la question : sommes-nous encore dans un État de droit ? Sur quels fondements juridiques la BCE agit-elle ? Avec quel mandat ? Quelle légitimité ? Quel cadre légal ? Sommes-nous encore dans un processus démocratique ? Et comment le président de la République peut-il cautionner des violations aussi flagrantes des Traités internationaux qu’il a imposés aux Français contre leur volonté.

Certains, comme Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Chevènement ou Nicolas Dupont-Aignan émettent sur les thématiques économiques et financières des idées qui peuvent pour certaines aller dans le bon sens, mais ils ne sont pas clairs sur cette question centrale du fédéralisme : je suis la seule qui porte un projet entièrement cohérent, et je suis aussi la seule qui ait la surface politique, le soutien populaire suffisants pour prendre la tête de ce front de résistance et de redressement.

Il est ainsi incontournable de :

 Reprendre le contrôle du processus financier et revenir sur la privatisation scandaleuse de l’argent public issue de la loi Pompidou Giscard de 1973.

 Imposer que la création de monnaie revienne aux États représentant de l’intérêt général.

 Œuvrer à la réintroduction d’un étalon polymétallique (or, argent, platine…) au niveau du système monétaire international afin de mettre fin définitivement à la spéculation des prédateurs internationaux.

 Refuser de faire payer la crise aux Français en sacrifiant sur ordre de la troïka (UE, FMI, BCE) notre système de protection sociale et nos services publics.

 Réarmer notre pays contre la mondialisation par la restauration d’un État stratège, fer de lance de la réindustrialisation de la France.

 S’opposer à la tyrannie d’un libre échange échevelé et d’une concurrence mondiale déloyale qui sacrifie nos entreprises et nos emplois.

 Rétablir l’échelle mobile des salaires, supprimée par les socialistes afin de permettre aux salaires à proportion de l’augmentation constatée des prix

 Retrouver la maîtrise de nos frontières en rétablissant un contrôle des flux de capitaux, de marchandises et de personnes (…)

La mauvaise dépense publique, c’est aussi le coût des guerres meurtrières et inutiles, menées par Nicolas Sarkozy pour plaire à Washington : guerre d’Afghanistan, guerre de Libye. Ces guerres tuent nos soldats, arrachent à la France ses enfants, et nous ont déjà coûté des milliards. Quittons le sol afghan et le ciel libyen dès le 1er septembre.(…)

La France ne doit plus être un paradis fiscal pour les très grands groupes et les très grandes fortunes. Il n’est pas normal que dans notre pays les grands groupes du CAC 40 ne paient en moyenne que 8 % d’impôt sur les sociétés, contre 33 % pour les PME. Il n’est pas normal que les très grandes fortunes paient parfois moins en proportion de leurs revenus que les classes moyennes

POURQUOI, FAUT-IL QUE CE SOIT MARINE LE PEN QUI DISE CELA ?

Face à Marine Le Pen et à ses propos, suffit-il de dire qu’elle est "facho" ?

 

Jean Lévy

 

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Published by Vendémiaire/France/Le Pen/Jean Lévy - dans France-Politique - société
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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 12:36

Le programme de ce congrès, sous le patronage de N. Sarkozy:

http://afvt.org/7civt/int-fr.html
http://blog.mondediplo.net/2011-07-16-Un-congres-imposture-sur-le-terrorisme

 

Du 15 au 17 septembre à Paris, se déroulera le VIIe congrès international des victimes du terrorisme, sous le haut patronage de Nicolas Sarkozy. Qui pourrait y trouver à redire ? Des victimes ou des proches des victimes, en provenance de 35 pays, qui témoignent de leur douleur, quoi de plus émouvant ?

La liste des attentats s’étale sur plus de cinquante ans et commence avec l’attentat contre le Milk Bar à Alger en 1956. On y trouve ceux des Brigades rouges en Italie (mais pas ceux commis à la même époque par les groupes d’extrême droite, notamment celui de la piazza Fontana, attribué à l’extrême gauche et dont on sait qu’il fut commis par l’extrême droite et marqua le début des années de plomb) ; celui contre l’avion de Habyarimana en 1994 (mais pas un mot sur le génocide du Rwanda qui a suivi), deux attentats en Israël durant la seconde Intifada, mais rien sur les milliers de Palestiniens tués par des tirs et des bombardements israéliens... Et tout est à l’avenant.

La mention de l’attentat du Milkbar à Alger le 30 septembre 1956 est intéressante. Là aussi, voici un attentat qui ne peut que susciter l’indignation. Une bombe dans un bar, qui fait 11 morts : qui pourrait approuver cette « lâche action » du Front le libération nationale (FLN) ? Pourtant, il suffit d’ouvrir un livre d’histoire ou de consulter Wikipédia (ce que je fais régulièrement, n’ayant pas les préventions de beaucoup, mais il faut vérifier) pour établir le contexte. La guerre a commencé le 1er novembre 1954, les combats se sont intensifiés, des négociations secrètes entre Paris et le FLN se déroulent durant l’été. C’est le moment, selon Wikipédia, que choisit André Achiary, ex-officier du SDECE qui fut sous-préfet dans le Constantinois au moment du massacre de Sétif (1945), pour monter l’attentat de la rue de Thèbes, dans la Casbah d’Alger, dans la nuit du 10 août 1956, qui fait 16 morts et 57 blessés, et marque un tournant dans la guerre d’Algérie. « Patrick Rotman souligne ainsi, dans L’Ennemi intime (2002), qu’à Alger, le contre-terrorisme a précédé le terrorisme », mais la guerre d’Algérie a commencé depuis plus de deux ans. Yacef Saâdi, qui était alors le chef militaire FLN de la Zone autonome d’Alger, déclarera ensuite à la journaliste Marie-Monique Robin : « Jusqu’au massacre de la rue de Thèbes, nous ne faisions des attentats à Alger qu’en réponse à des arrestations massives ou à des exécutions. Mais là, nous n’avions plus le choix : fous de rage, les habitants de la Casbah ont commencé à marcher sur la ville européenne pour venger leurs morts. J’ai eu beaucoup de mal à les arrêter, en les haranguant depuis les terrasses, pour éviter un bain de sang. Je leur ai promis que le FLN les vengerait. » Pourquoi les organisateurs n’ont-ils pas invité les familles des victimes de l’attentat de la rue de Thèbes ?

C’est que le parti pris est clair : les coupables ce ne sont jamais les Etats (ni les colons), ce sont toujours les peuples qui luttent contre l’oppression. Qui se soucie des centaines de milliers de victimes de l’agent orange, ce défoliant utilisé par les Etats-Unis au Vietnam et qui continue jusqu’à aujourd’hui à faire naître des enfants sans bras, sans jambes ? Qui se soucie des victimes du terrorisme d’Etat français en Algérie ou israélien en Palestine ? Qui se soucie des morts tchétchènes tombés sous les balles russes ?

Seule « anomalie » dans la liste des invités à la réunion de Paris, celle faite aux victimes des attentats des Moudajhidin du peuple en août 1982. Une occasion de faire venir à Paris des représentants du régime de Téhéran ?

Les amalgames et les oublis de l’Association française des victimes du terrorisme ne peuvent surprendre quand on connaît les activités de ce groupe et ses liens avec Jean-Louis Bruguière, l’ancien magistrat anti-terroriste, qui est « membre solidaire de l’AfVT.org ». De plus en plus contesté par ses anciens collègues, responsable de nombreuses fautes professionnelles dans ses enquêtes, il a surtout eu les faveurs de l’administration Bush dans sa guerre contre le terrorisme, guerre qui a fait bien plus de victimes que Ben Laden et Al-Qaida. Il a tenté de se reconvertir au Parlement sous la bannière de l’UMP et de M. Sarkozy en 2007, mais a été heureusement battu.

Pour y voir un peu plus clair, je donne ci-dessous, un extrait de la nouvelle édition des Cent clefs du Proche-Orient (Fayard, 2010), rédigée avec Dominique Vidal et Emmanuelle Pauly.


Terrorisme


(...) À la simple question : « Qu’est-ce que le terrorisme ? », il est bien difficile de trouver, dans les déclarations des responsables politiques ou dans la littérature spécialisée, une réponse univoque. Le terrorisme ne peut être confondu avec l’utilisation de la violence. Un des premiers droits « naturels et imprescriptibles » proclamés par la Révolution française et la Déclaration des droits de l’homme ne fut-il pas « la résistance à l’oppression » ? De ce point de vue, qui oserait — sans une considérable mauvaise foi — qualifier par exemple de terroriste, comme le faisaient l’occupant allemand et ses complices français, le combat armé de la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale ?

Le droit international n’a jamais réussi à définir le terrorisme : il se contente de dénoncer des crimes précis comme le détournement ou l’attaque d’avions. Plus récemment, des conventions internationales répriment les attentats à l’explosif (1997) et le financement du terrorisme (1999). Cette dernière vise « tout [...] acte destiné à causer la mort ou des dommages corporels graves à toute personne civile, ou à toute autre personne qui ne participe pas directement aux hostilités dans une situation de conflit armé, lorsque, par sa nature ou son contexte, cet acte est destiné à intimider une population ou à contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque ».

Par ailleurs, les actes qualifiés de terroristes relèvent souvent du crime de guerre et, à ce titre, des principes élaborés par le Tribunal de Nuremberg qui concernent « les violations des lois et coutumes de la guerre, qui comprennent, sans y être limitées, les assassinats, les mauvais traitements ou la déportation pour les travaux forcés, ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés, l’assassinat ou les mauvais traitements des prisonniers de guerre ou des personnes en mer, l’exécution des otages, le pillage des biens publics ou privés, la destruction perverse des villes ou villages ou la dévastation que ne justifient pas les exigences militaires ».

Les tentatives de définition juridiques du terrorisme, notamment depuis le 11 septembre 2001, comportent des risques d’atteinte aux libertés civiles, en Europe et aux États-Unis, comme elles servent à justifier des politiques répressives de l’Algérie à l’Indonésie, en passant par la Russie et la Chine. C’est ce que soulignait, en avril 2002, l’Irlandais John Fish, le président du Conseil des barreaux de l’Union européenne, à la suite de la décision-cadre adoptée par le Conseil européen du 6 décembre 2001. « La liste des délits terroristes, expliquait-il, est établie de manière trop large, et comprend des actes qui ne devraient pas du tout être considérés comme terroristes. » D’autant, précisait-il, que « la décision-cadre prévoit des responsabilités et impose des sanctions pour des “personnes morales” ». Par ailleurs, « il n’est nulle part fait référence au droit à un procès équitable pour un terroriste accusé ». Or l’expérience a montré que « l’introduction d’une législation sur le terrorisme dans les États membres avait conduit à une diminution substantielle des droits des accusés ». Bref, « la lutte contre la criminalité ne devrait pas être menée à n’importe quel prix ». Le cas américain offre, avec l’invention du concept de « combattant ennemi » non protégé par les conventions de Genève ou le bagne de Guantanamo, un précédent inquiétant...

Revenons à la définition du terrorisme. On pourrait qualifier ainsi les actes de violence qui touchent des populations civiles innocentes dans le but de créer un climat d’insécurité et d’atteindre certains objectifs politiques. Mais comment ranger dans la même catégorie analytique l’empoisonnement au gaz perpétré par la secte Aum dans le métro de Tokyo et les voitures piégées des dissidents de l’Armée républicaine irlandaise ? Les milices d’extrême droite américaines responsables de la tuerie d’Oklahoma relèvent-elles de la même logique que l’ETA basque ? Et qu’ont ces actions en commun avec l’attaque contre le World Trade Center et le Pentagone ? À force d’« être appliqué à des types bien différents de violence, dont certains, notamment sur le plan intérieur, n’ont pas de but politique », le concept de terrorisme a perdu de sa signification, note Adrian Guelke, un expert sud-africain (The Age of Terrorism) — il affirme même qu’il s’est « désintégré ». Enfin, il ne faut pas oublier que le terme même est né pour qualifier une politique d’État, celle de la Révolution française. Or ce terrorisme d’État, fréquemment utilisé au Proche-Orient, est largement ignoré : bombardements indiscriminés, déportations de population, voitures piégées ont été utilisés par les pouvoirs israélien, syrien, irakien, iranien, etc.

« Un gouvernement sincère doit admettre, notait un éditorialiste de l’hebdomadaire britannique The Economist, que le terrorisme met au jour souvent un grief légitime. » L’histoire l’a amplement prouvé, les anciens “terroristes” sont devenus des dirigeants respectés. Menahem Begin et Itzhak Shamir furent impliqués, dans les années 1940, dans des attentats meurtriers contre des civils arabes (et juifs, comme lors de l’attentat contre l’hôtel King David), avant d’accéder aux plus hautes charges en Israël. Les “tueurs du FLN” dénoncés, jour après jour, par les autorités françaises et par la majorité des journaux ont contribué à conduire l’Algérie à l’indépendance — quelle qu’ait été l’horreur de certaines de leurs méthodes. Plus récemment, d’autres exemples le confirment : ceux-là mêmes qui agitèrent longtemps l’épouvantail de la violence pour refuser tout compromis durent renoncer à leur intransigeance. Itzhak Rabin a serré la main de Yasser Arafat, « un homme aux mains couvertes de sang juif », et négocié avec l’OLP pour tenter d’arracher le Proche-Orient à l’engrenage des haines.

Historiquement, c’est le caractère spectaculaire de ses méthodes qui marque l’action terroriste. Le détournement d’avion est l’une d’elles. Inaugurée par le gouvernement Guy Mollet le 22 octobre 1956 — avec l’atterrissage forcé de l’avion qui transportait, entre Rabat et Tunis, Ben Bella et plusieurs dirigeants du FLN —, cette pratique fut relancée après la guerre israélo-arabe de 1967. Le 23 juillet 1968, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) détourne le vol El Al entre Rome et Tel-Aviv. Le Fatah ne se ralliera à ce type d’action qu’après le Septembre noir jordanien. En 1973, l’OLP et ses principales composantes y renoncent ; seuls des petits groupes dissidents, dont celui d’Abou Nidal, continuent à y avoir recours. Les mesures de sécurité prises dans les aéroports et la condamnation par l’OLP de ce type d’activité ont réduit considérablement les détournements d’avion.

L’enlèvement d’otages constitue sans doute une pratique aussi vieille que la guerre. Il est fréquent dans les zones de conflits ou d’affrontements. Ainsi au Kurdistan d’Irak, où les groupes de peshmerga ont enlevé à plusieurs reprises dans les années 1980 des techniciens étrangers. Pays de toutes les discordes, le Liban a représenté, dans les années 1980, le terrain d’élection de cette catégorie d’actes, facilités par la disparition de l’État. D’abord utilisés dans la guerre civile, les enlèvements se sont étendus — surtout après 1982 — aux communautés étrangères, impulsés notamment par des groupes radicaux chiites, dont certaines allaient donner naissance au Hezbollah. Sans avoir disparu, la prise d’otages s’est raréfiée au Proche-Orient dans les années 1990 et 2000 – mais elle a fait son apparition dans la région sahélienne. (…)

Pour autant, la simple condamnation « morale » des crimes commis par les deux parties ne suffit pas. On ne peut simplement renvoyer dos-à-dos les deux protagonistes parce que tous deux violent le droit humanitaire. Pour deux raisons. D’abord parce que les violations commises par un État — un État qui se réclame des principes démocratiques — sont toujours plus graves que celles commises par des groupes non étatiques, d’autant que certains d’entre eux agissent contre l’orientation explicite de l’Autorité palestinienne. Ensuite pour des raisons politiques : la bataille que mènent les Palestiniens est une résistance légitime à une occupation illégitime, alors que le gouvernement israélien développe une stratégie de maintien d’une occupation et d’une colonisation illégales. Comparaison n’est certes pas raison, et Israël n’est évidemment ni le IIIe Reich, ni la France coloniale. Mais, pour prendre un exemple, durant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés ont sûrement commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité — notamment lors des bombardements de Dresde ou a fortiori d’Hiroshima et de Nagasaki. La lutte contre le nazisme n’en était pas moins une guerre juste, et nul ne peut renvoyer les Alliés et l’Axe dos-à-dos. De même, durant la guerre de libération algérienne, le FLN a commis — comme l’armée française — des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité. Pourtant, sa revendication d’indépendance était tout à fait légitime. Enfin, même de manière limitée, le Congrès national africain (ANC) a eu aussi recours au terrorisme. Lors de ses négociations avec le pouvoir blanc, Nelson Mandela écrivait : « C’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé, qui détermine la forme de la lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n’était qu’une forme de légitime défense. »


Boycott du colloque international sur le terrorisme de Paris

http://www.letempsdz.com/content/view/60547/177/

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 20:42

Un certain nombre des différents Congrès des fédérations de la CGT ont récemment montré à quel point le fossé s'est creusé entre les syndicats de base et les directions cégétistes. Emaillés d'incidents plus ou moins graves, ces Congrès ont été l'occasion pour les militants de base de signifier leur mécontentement, excédés tant par la politique réformiste et de collaboration de classe menée par les directions, que par les entorses de plus en plus grossières faites à la démocratie syndicale. Ainsi par exemple a-t-on vu Nadine Prigent (rebaptisée par la base "la Nicole Notat de la CGT"), alors secrétaire générale de la Santé et déjà désignée (avant même toute investiture ou élection…) pour succéder à Bernard Thibault, copieusement sifflée et chahutée lorsqu'elle tenta de faire son discours au Congrès de la Santé. Exemples nombreux, donc, et pour vous en faire une idée je vous renvoie aux témoignages de congressistes publiés notamment sur les sites de Vendémiaire, du Front Syndical de Classe, du Comité Valmy, etc.

 

Déjà amorcé, renforcé lors du 49e Congrès de la CGT avec l'abandon de la référence à la lutte des classes, le fossé qui s'est considérablement creusé depuis de nombreuses années a été surtout évident lors des mouvements contre la réforme des retraites. La plupart des militants de terrain et des manifestants en général s'attendaient, devant l'intransigeance du gouvernement, à un blocage du pays. Cela était possible, le nombre et la détermination étaient largement suffisants. Mais la direction cégétiste en décida autrement, choisissant de poursuivre une tactique de manifestations en "sauts de puce" peu adaptée pour faire plier le gouvernement, tactique qui finit par lasser grévistes et manifestants. La direction cégétiste s'est abritée pour ce faire derrière une soi-disant nécessité de maintenir l'unité intersyndicale. Mais les militants n'ont pas été dupes pour autant, sachant que si la CGT avait décidé le blocage, les autres auraient suivi, tout au moins les militants des autres syndicats sinon leurs directions…

Beaucoup de militants se défient aujourd'hui de directions qui les prennent sans cesse à contre-pied et semblent tout faire pour "éteindre les incendies", ou à tout le moins apparaissent aux yeux des travailleurs de plus en plus déconnectées des réalités du terrain. Alors que la base reste très majoritairement sur des positions de lutte des classes, la direction cégétiste s'enfonce de plus en plus dans la collaboration de classe avec le capitalisme, en participant notamment à la CES. Alors que la base réclame de grandes manifestations nationales interprofessionnelles, les fédérations organisent des "manifestations confettis", s'ingéniant à multiplier les manifestations catégorielles. Bref, tout semble indiquer que les dirigeants cégétistes ont définitivement accepté la domination capitaliste, et plus précisément l'Europe capitaliste à laquelle ils collaborent, ce qui permet entre autre de lui donner une "caution sociale".

La réunion intersyndicale du 1er septembre, largement annoncée, à laquelle participeront notamment la CGT et la FSU, n’est pas faite pour rasséréner les militants syndicaux et les sympathisants. En effet, il est aussi annoncé qu’elle aurait pour but de savoir si les dirigeants des différentes centrales syndicales vont décider ou non d’une journée d’action, et de se mettre éventuellement d’accord sur la date de cette journée. Beaucoup à la base murmurent déjà car ils savent que ce n’est pas une telle action qui fera reculer le gouvernement du patronat et de la finance. Ils n’y voient que le désir de leurs dirigeants d’aller négocier des aménagements à des réformes de toute façon inacceptables.

Reste à savoir combien seront quand même dans les rues…

 

En choisissant de mener exclusivement une politique d’appareil sans tenir compte de la volonté de leur base, en plaçant « au forcing » leurs partisans aux différents postes de responsabilités, et soucieux avant tout d’imposer leur politique de collaboration de classe, les dirigeants cégétistes semblent avoir choisi de transformer la CGT en « syndicat d’accompagnement ».

Ils prennent aussi le risque d’engager le syndicat sur la voie de la scission et de l’affaiblissement. En effet, de nombreux militants continuent à se battre pour une CGT de combat, et beaucoup se réfèrent encore à la CGT d’Henri Krasucki. La perspective de voir Nadine Prigent prendre la tête du syndicat ne ferait que les pousser à reconstruire une autre CGT. L’alignement de la CGT sur les autres syndicats réformistes français et européens ne leur paraît pas la solution adéquate pour battre le gouvernement Sarkozy et faire pièce à la régression européenne généralisée. Et à l’instar d’André Tollet1, qui s’adressait jadis à la direction « mutante » du PCF, le message de ces militants aux dirigeants cégétistes est clair : « Il y a eu et il y aura [une CGT2] en France avec vous, sans vous ou contre vous. »

 

Michel Strausseisen

 

1 – André Tollet, syndicaliste communiste, membre du Bureau Confédéral de la CGT de 1945 à 1951 ; résistant de la première heure, a œuvré pendant la guerre pour la reconstitution et la réunification de la CGT clandestine ; il a fait partie du Comité Parisien de Libération.

2 – La phrase exacte est : « Il y a eu et il y aura un Parti Communiste en France avec vous, sans vous ou contre vous. »

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 10:56

25 août 2011

 

 

B-G-WEB.gifChers camarades,

Mesdames, Messieurs,

 

Nous sommes réunis aujourd’hui pour commémorer l’anniversaire de la Libération de Paris. Tous les ans, le 25 août est l’occasion pour chacun de se souvenir de ces hommes et ces femmes qui, dans les hôpitaux ou ailleurs, ont donné leur vie pour que nous vivions libres. Tous les ans, c’est aussi l’occasion de nous rappeler qu’au sortir de la guerre, des hommes et des femmes regroupés au sein du Conseil National de la Résistance (CNR) ont mis en place des institutions qui devaient permettre un indéniable progrès social, notamment la Sécurité Sociale et l’accès aux soins pour tous grâce au développement des hôpitaux publics.

Je ne reprendrai pas aujourd’hui le programme du CNR, que j’avais développé l’an dernier. Mais il faut bien dire que depuis la Libération de Paris la régression sociale frappe de nouveau de plein fouet le peuple de France. Elle frappe depuis plusieurs décennies, mais nous pouvons constater qu’elle n’a jamais été aussi destructrice qu’aujourd’hui. En cette journée du souvenir, rappelons-nous donc que le patronat et l’extrême droite avaient été exclus du CNR pour avoir ouvertement collaboré avec les nazis. Or nous constatons aujourd’hui le retour en force de ces deux composantes de la société et la recrudescence de leur importance politique. Les tentatives de « réhabilitation » de collaborateurs notoires se multiplient, et je n’en donnerai pour exemple que celle de Louis Renault, actuellement dénoncée à juste titre  par l’historienne Annie Lacroix-Riz. Certains pensent qu’il est temps de « passer l’éponge » afin de passer à autre chose. Mais c’est faire l’erreur de croire que ces gens de l’extrême droite et du grand patronat ont changé. Ils n’ont pas renoncé à leur volonté d’asservir nos citoyens, ni à leur volonté de faire passer les intérêts particuliers, les leurs bien sûr, avant l’intérêt général. C’est notamment ce que nous voyons se réaliser dans nos hôpitaux où sous prétexte de modernisation nous assistons à un démantèlement pur et simple de l’hospitalisation publique au profit des cliniques, des hôpitaux privés et des grands groupes financiers. Aujourd’hui en France on est de plus en plus soigné non selon ses besoins mais selon ses moyens…

Cette destruction des services publics au profit du grand patronat et de la finance touche toutes les institutions de la République. Il faut dire que ces institutions républicaines et ces services publics chargés d’assurer l’égalité des soins, des transports, de l’enseignement, etc., sont incompatibles avec une Europe mise en place précisément par le grand patronat et la finance… Certains, de tous bords, se laissent entraîner par la dynamique actuelle de cette Europe du grand capital. Ils sont comme fascinés et prêts à y collaborer. Mais depuis sa création, cette Europe-là est source de plus d’inégalités et d’injustices pour tous les citoyens, alors qu’elle est source de profits pour les actionnaires, les grands patrons et les financiers. En tant que syndicalistes nous ne pouvons y souscrire, fût-ce en pensant que nous aurions ainsi quelque chance « d’arrondir les angles ». Notre rôle n’est pas de permettre à quelques prédateurs de nous dépouiller en douceur...

A l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris nous sommes évidemment en première ligne pour combattre et résister contre la destruction programmée des services publics de santé. Particulièrement à la CGT et particulièrement dans notre groupe hospitalier de Cochin-Hôtel Dieu-Broca, puisque déjà Saint-Vincent de Paul a été rayé de l’intitulé officiel. Cette commémoration est en effet la dernière qui se déroulera dans notre hôpital, sa fermeture étant annoncée pour début décembre. Saint-Vincent de Paul est un exemple parmi les plus emblématiques à la fois de la volonté des gouvernements libéraux de casser le service public, et de la résistance du personnel de l’AP-HP. Cette bataille-là a été perdue et St Vincent fermera et sera détruit ; son personnel a dû subir toutes les avanies liées à ce qu’il est convenu d’appeler officiellement une « restructuration » ; le personnel restant encore aujourd’hui, essentiellement celui de la maternité, est à son tour dans la ligne de mire et la perspective pour une partie d’entre nos collègues seulement de rejoindre le nouveau bâtiment de Port-Royal, déjà surnommé « l’usine à bébés », n’est guère réjouissante… Moins de personnel pour plus de patients, voilà ce qui les attend, avec tout ce qu’entraîne une diminution de personnel dans des services de santé : horaires changeants donc répercussion sur la vie de famille, explosion des charges de travail donc risques d’erreurs professionnelles accrus, fatigue, stress, dépressions, etc. Entre janvier et juin, plus de 300 postes ont été supprimés sur notre groupe. Les suicides parmi le personnel de l’AP-HP se sont accrus de façon exponentielle. Ces deux faits résument à eux seuls la réalité de ce qui se passe aujourd’hui dans nos hôpitaux.

Mais à l’instar de De Gaulle, la CGT de Cochin et Saint-Vincent de Paul dit aujourd’hui que si nous avons perdu une bataille, nous n’avons pas perdu la guerre. Car c’est bien à une véritable guerre contre les citoyens que se livrent le grand patronat et les financiers, par le truchement de gouvernements libéraux ou ultra-libéraux. En ce jour de commémoration de la Libération de Paris, nous nous rappelons que celles et ceux qui sont morts jadis se sont battus avant tout pour l’avenir. Et c’est pour l’avenir que nous devons continuer à combattre avec la CGT de Cochin et Saint-Vincent de Paul. Pour l’avenir de nos enfants, l’avenir des jeunes d’aujourd’hui et des générations futures. Le joug de la dictature peut prendre des formes multiples. A l’époque ce joug était manifestement militaire. Aujourd’hui il est manifestement économique, au nom d’une logique comptable imposée par quelques-uns pour leur seul profit. En ne nous battant pas pour l’avenir, pour une société plus juste et plus humaine, nous ne sauverons rien de ces acquis instaurés par le CNR et par les luttes de nos anciens. Comme je l’avais écrit il y a un an, dès ma prise de fonction de Secrétaire Général de la CGT de Saint-Vincent de Paul, nous ne devons pas nous contenter de défendre, nous devons être sans cesse à l’offensive, comme l’ont été les Parisiens, qui quelques jours avant la Libération effective de Paris sont descendus en masse dans les rues pour dresser des barricades et ont déclenché des grèves générales : grève des transports, grève de la police, etc. Etre à l’offensive, c’est-à-dire refuser la collaboration de classe, c’est la seule voie possible.

 

Saint-Vincent de Paul fermera bientôt définitivement ses portes, sacrifié comme d’autres hôpitaux sur l’autel du libéralisme. En s’attaquant ainsi à un hôpital performant qui pratiquait une médecine de pointe reconnue sur le plan international, les gouvernements libéraux n’ont pas seulement voulu s’attaquer au service public. Ils ont aussi voulu s’attaquer à un symbole historique, celui de Saint Vincent de Paul, qui fut l’un des premiers en France à œuvrer pour les plus pauvres. La disparition de l’hôpital Saint-Vincent de Paul c’est aussi la volonté de sonner le glas de l’entraide et de la solidarité. La disparition de l’hôpital Saint-Vincent de Paul c’est aussi la disparition d’un état d’esprit, celui du service public. Mais c’est aussi un crève-cœur pour le personnel qui a pendant des décennies contribué à son excellence en matière de maternité et de soins pédiatriques.

 

En ce jour de commémoration, je tiens à dire à toutes et à tous que nous n’oublierons pas et qu’avec la CGT nous porterons le combat, où qu’il puisse être.

 

Merci de votre attention.

 

 

Bernard Giusti

Secrétaire Général CGT de l’hôpital Saint-Vincent de Paul

 

Le discours de Bernard Giusti est aussi publié sur :

http://saintvincentdepaul.over-blog.com/

http://www.cgtcochin.fr

http://www.comite-valmy.org/

http://www.frontsyndical-classe.org/

http://reveilcommuniste.over-blog.fr/

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/

http://cgt-hei.blogspot.com/

http://eldiablo.over-blog.org/

http://pcautunmorvan.eklablog.com/

http:// www.jacquesmagnin.fr/          etc…

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 13:25

La situation économique et sociale est explosive en France et en Europe.

La classe ouvrière et l’ensemble des travailleurs sont profondément frappés et écoeurés par la politique menée par le pouvoir du capital (UE, FMI, gouvernements…), aggravant chaque jour la situation des classes populaires.

 

Dans tous les pays européens, c’est la chasse ouverte contre tous les acquis, ce sont des reculs permanents sur les salaires, les retraites et la protection sociale, l’emploi, les prix, les impôts, ce sont la pauvreté et la précarité qui explosent…. C’est désormais aussi la constitutionnalisation pure et simple des politiques anti-sociales qui est à l’ordre du jour à travers le pacte « euro + »,  suite logique de l’Euro et du traité de Lisbonne.

 

Face à cette situation, les peuples accentuent leurs mobilisations, souvent de manière spontanée, faute d’organisations syndicales ou politiques les représentant.

Au niveau syndical, la Confédération Européenne des Syndicats, organisée et financée par l’UE, n’a en effet eu de cesse depuis sa naissance d’accompagner les mesures anti-populaires au cœur de la construction européenne, d’en appeler à un « dialogue social entre partenaires sociaux », de rabattre toutes les revendications des travailleurs sur des mots d’ordre conformes aux intérêts du grand patronat (« Europe sociale », Flexisécurité, salaires décents, gouvernance économique européenne…) et d’en rester à formuler ses vœux pieux sans jamais soutenir et encore moins créer le rapport de forces.

 

En France, toutes les directions syndicales adhèrent à la CES et à ses pratiques et elles ont mené toutes les mobilisations populaires à l’échec depuis des années. Elles ont sombré lors du dernier conflit de l’automne 2010 sur les retraites. Mais les directions des organisations les plus combatives poursuivent leur œuvre de « recentrage ».

La direction de la FSU a ainsi obtenu d’adhérer à la CES au prix d’incroyables manœuvres antidémocratiques.

En ce qui concerne la CGT, il est intéressant de noter que le 49ème congrès de la CGT, qui n'a pas été le plus démocratique  de son histoire, a pris au pas de charge la décision d'aligner les structures de l'organisation sur celles de la CFDT et du syndicalisme anglo-saxon où la démocratie syndicale est supplantée par le centralisme bureaucratique qui enlève tout pouvoir de décision aux structures de base. Or, un an et demi après le congrès, ça ne se passe pas comme prévu : les résultats électoraux décevants dans de nombreux secteurs comme à EDF ou à la SNCF, les adhésions loin de suffire à compenser les départs, les claques prises par les listes dites confédérées ou par les fractions mises en place par la Conf’ elle-même pour tenter d'éliminer les listes des syndicats (à Renault-Douai, à l’UDEVE….), tout ceci amène depuis quelques mois une présence plus discrète dans les médias du camarade Bernard Thibault qui ne parle d’ailleurs plus guère de syndicalisme rassemblé.

Si l’on ajoute une résistance à la base qui s’exprime de plus en plus massivement dans les syndicats ou lors des congrès comme ce fut le cas très récemment lors du congrès de l’UD du Pas-de-calais ou de celui de la Fédé commerce et services, il apparaît que l’alignement des structures CGT sur la funeste CES a bien du mal à passer et qu’il y a un monde entre les votes dans les congrès cadenassés et la réalisation sur le terrain.

 

Nos échanges avec un nombre de plus en plus important de structures de différentes corporations nous montrent que la situation évolue et que les résistances à la base de la CGT vont encore se développer en même temps que progressent les luttes pour l’augmentation des salaires (et avec quelque succès, Carrefour en est le meilleur exemple) : nous nous en félicitons.

 

Dans la recherche de l’unité la plus grande, le Front Syndical de Classe continue plus que jamais son travail entamé il y a deux ans pour que la CGT redevienne le syndicat qui a pour analyse que les intérêts des salariés et de ceux qui les exploitent sont inconciliables, pour que la CGT redevienne cette « grande dame » qu’on aime ou qu’on n’aime pas, comme disait Benoît Frachon, mais qu’on respecte.

 

Il en va de l’avenir du syndicalisme et des luttes populaires qui ne pourront gagner qu’en s’appuyant sur des organisations syndicales démocratiques et fortes de leur fidélité aux intérêts de la classe ouvrière et des travailleurs.

 

FSC, 22 juin 2011

 

 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 15:53

FERC-CGT
FSU
SGEN-CFDT
UNSA Education

Depuis 4 ans, le Ministère de l’Education nationale a supprimé plus de 52 000 postes.
Le dogme du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux met l'Ecole publique à genoux, ne lui permettant plus d'assurer ses missions de Service public. Ce dogme ne permet plus aux personnels d'exercer leur métier avec sérénité et professionnalisme.
Les personnels de l’Education, les parents et les jeunes se sont mobilisés régulièrement au cours de cette année pour dénoncer les 16 000 nouvelles suppressions de postes effectives à la prochaine rentrée scolaire alors même que plus de 60 000 élèves supplémentaires sont attendus.
Ces suppressions associées au manque d'ambition éducative dégradent encore plus les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels.
Dans ce contexte, la campagne publicitaire sur les recrutements lancée par le Ministre de l'Education nationale sonne comme une provocation d’autant que la préparation du prochain budget prévoit de nouvelles suppressions d’emplois et n’affiche d’autre objectif pour le système éducatif que la recherche d’économies.
Si le gouvernement cherche à tromper l’opinion en affirmant sans cesse, comme si cela pouvait convaincre, que l’on peut faire « plus avec moins », la France reste un des pays qui investit le moins dans son éducation et donc dans l’avenir.
En plus de la question fondamentale des postes, la politique éducative, l'avalanche de mesures inadaptées, incohérentes et précipitées maintiennent un système éducatif inégalitaire qui ne permet pas de lutter réellement contre l’échec scolaire.
La nécessité d’une toute autre politique éducative passe aussi par un budget plus volontaire. Pour cela, les organisations FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education appellent les personnels de l’Education nationale et de l'enseignement agricole publique à se mettre en grève le  27 septembre prochain. Elles exigent l'arrêt des suppressions d'emplois, une autre logique pour le prochain budget et une transformation démocratique du système éducatif afin d’assurer la réussite de tous les élèves.
Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté. D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l’École remplisse les objectifs d’une École démocratique, ambitieuse et émancipatrice.

Paris le 10 juin 2011 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 15:50

samedi 11 juin 2011

 

Les militants communistes sont appelés à voter, du 16 au 18 juin, sur le candidat à la présidentielle que soutiendra le PCF. Depuis que Chassaigne a maintenu sa candidature et que Gérin a retiré la sienne, lors de la Conférence Nationale, trois noms figurent sur le bulletin de vote : Jean-Luc Mélenchon, André Chassaigne et Emmanuel Dang Tran.

Le maintien d’André Chassaigne n’était pas acquis. La direction du parti s’était prononcée à plusieurs reprises contre la possibilité que Mélenchon et Chassaigne figurent tous deux sur le bulletin de vote. Le maintien de ce dernier est le résultat d’une pression venue de la base du parti. Il n’aurait pas été acceptable qu’on propose simplement aux communistes de voter « pour » ou « contre » la candidature de Jean-Luc Mélenchon (celles de Dang Tran et Gérin n’ayant aucune chance de l’emporter).

En conséquence, la résolution adoptée par la Conférence Nationale affirme que les délégués sont « attachés à ce que chaque communiste puisse s’exprimer avec l’ensemble des options qui ont été portées dans le débat ». Cependant, dès le lendemain de la Conférence Nationale, Pierre Laurent déclarait sur RFI que si les militants communistes désignaient André Chassaigne, « ça ferait rentrer le Front de gauche dans une période d’instabilité, de non-décision. Je crois que ça serait problématique. » Depuis, pas un jour ne passe sans que des dirigeants du parti n’avertissent les militants communistes : la désignation de Chassaigne serait « problématique ». Voire pire que problématique. Dans une tribune publiée sur le site de L’Humanité, Robert Injey, membre de l’Exécutif national, affirme carrément que ce serait « tuer l’espoir » .

Des milliers de communistes vont voter pour André Chassaigne. Est-ce qu’on peut sérieusement les soupçonner de vouloir « tuer l’espoir » ? Evidemment pas. La grande majorité de ces camarades soutient la démarche du Front de gauche. Mais ils n’acceptent pas l’idée que la candidature de Jean-Luc Mélenchon soit la condition sine qua non de cette démarche. Et pourtant, c’est bien ainsi que les choses ont été conçues, de longue date, au sommet du parti. Comme tant d’autres camarades, nous l’avions anticipé et expliqué bien avant que Pierre Laurent ne prenne publiquement position en faveur de Mélenchon. L’attitude de la direction du parti vis-à-vis de la candidature d’André Chassaigne en était le signe le plus évident. Elle ne l’a pas soutenue. Et en l’absence de toute autre candidature émanant de la direction du parti, cela signifiait qu’elle se préparait à soutenir Mé lenchon.

Robert Injey affirme que si Chassaigne l’emporte, il faudrait envisager de « laisser le double ou le triple des circonscriptions à nos partenaires », aux élections législatives. Ainsi, le PCF, qui constitue plus de 90 % des forces militantes du Front de gauche, devrait laisser 40 à 60 % des circonscriptions au Parti de Gauche et à la Gauche Unitaire, sous prétexte qu’un communiste serait investi à la présidentielle ! C’est absurde. Mais en réalité, Robert Injey lui-même ne prend pas cette hypothèse au sérieux. Il cherche simplement à effrayer les camarades qui sont tentés de voter pour André Chassaigne. Car la direction du parti n’a jamais envisagé et n’envisage toujours pas de « scénario Chassaigne ». Les « arguments » de Robert Injey visent à assurer la majorité la plus large possible à la candidature de Mélenchon, en transformant la consultation des communi stes en un vote « pour » ou « contre » le Front de gauche, le « pour » s’identifiant alors au choix de Mélenchon. Il l’écrit même assez franchement : « l’enjeu du vote des communistes […] n’est pas le choix d’un individu, mais bien celui de la mise en œuvre d’une orientation stratégique, celle du Front de Gauche. »

Nous maintenons notre appel à voter pour André Chassaigne et à doter le PCF d’un programme véritablement communiste. La désignation de Jean-Luc Mélenchon encouragerait les dirigeants qui veulent transformer le PCF en une nouvelle force politique. Et quel que soit le candidat désigné, il faudra résister au projet de transformer le Front de gauche en un nouveau parti dont le PCF ne serait qu’une « composante ».

Pour autant, il ne faudrait pas se méprendre sur les motivations politiques des militants qui soutiennent la candidature de Mélenchon. La plupart d’entre eux veulent maintenir et renforcer le parti. Ils cherchent un moyen d’inverser le déclin qu’a connu le PCF depuis plusieurs décennies. Ils ont en tête les scores du parti aux deux dernières élections présidentielles. Ils craignent de revivre un tel échec. Nous ne partageons pas la conclusion qu’ils en tirent sur la question de la candidature à la présidentielle. Surtout, la clé du redressement du parti ne réside pas, en premier lieu, dans des formes d’alliance ou de rassemblement, mais dans un retour aux idées fondamentales du communisme : les idées du marxisme. Cela vaut également dans l’hypothèse d’une candidature d’André Chassaigne, qui en elle-même ne comblerait pas les carences du « programme populaire et partagé ». La question cen trale qui se pose au parti, c’est la nécessité de mobiliser la jeunesse et les travailleurs autour d’un programme qui vise à remplacer le capitalisme par une autre société, une société socialiste, fondée sur la propriété publique des banques et des grands moyens de production. C’est à la fois la seule alternative au capitalisme en crise et la seule garantie d’un redressement durable du PCF.

 

Journal communiste : La Riposte

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