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La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

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L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 12:44

dimanche 14 août 2011, par Comité Valmy

Le renoncement en faveur de l’Europe supranationale, à la souveraineté populaire et nationale, ferme la voie au progrès social, détruit la République, supprime la démocratie et trace un chemin favorable pour la démagogie des forces d’extrême droite partout sur notre continent.

FACE AUX FORCES DU CAPITAL

FACE AU FRONT NATIONAL

Marine Le Pen a tenu le 11 août une conférence de presse.

Surfant sur les colères de millions de Français, victimes de la crise, elle s’est présentée comme l’unique recours, face à une "classe politique" responsable de mener le pays à la ruine.

De cette tribune, elle a dénoncé le "système" économique et politique imposé à la France, dans le cadre de l’Union européenne.

"canempechepasnicolas" reprend, ci-dessous, son argumentaire.

Pourquoi ces citations ?

Ne serait-ce pas, de notre part, participer à la diffusion des thèmes du Front national, et faire ainsi à celui-ci, une propagande néfaste et dangereuse ?

Nous ne le croyons pas.

Marine Le Pen dispose de bien d’autres moyens de publicité, et d’une autre ampleur que "canempechepasnicolas".

Si nous reproduisons ici les propos de Marine Le Pen, c’est que nous ressentons un sentiment de dépit du fait que les idées qu’elle prétend représenter, des constats réels et justifiés, elle est la seule à les exprimer.

C’est ce qui nous désespère.

Certes, de petits groupes militants font des analyses critiques bien plus cohérentes de la société dans laquelle nous sommes enfermés, le capitalisme, et proposent des issues globales pour en sortir.

Ce que ne fait pas, bien sûr, Marine Le Pen.

Mais l’audience de ces groupes ne leur permet pas d’être audibles pour le plus grand nombre. C’est la présidente du Front National qui capitalise une part grandissante de la colère populaire.

Cette situation nous inquiète au plus haut point.

Et la responsabilité en incombe aux partis, qui se prétendent "de gauche", ou qui se parent du qualificatif "d’opposition", et aux syndicats se disant « de lutte », qui restent muets sur l’essentiel

En effet, le Parti socialiste, les "dits écologistes" situent leur action dans le cadre, pour eux intangible, du "marché", de "la "libre concurrence", de "l’Europe", autrement dit du capitalisme qui mène le monde et la France à leur perte.

Non seulement, ils ne renient pas leurs choix fondamentaux, mais ils en « redemandent » et exigent encore plus « d’intégration européenne », de « fédéralisme », comme le camion fou qui accélère devant le précipice.

Quant aux partis qui se revendiquent encore du communisme, ou de « l’anticapitalisme », le PCF en particulier, ils s’en tiennent aux effets et non aux causes. Ils ont abandonné toute idée de rupture révolutionnaire avec la société capitaliste.

Leur objectif se limite à la sphère électorale, d’où leur dépendance vis-à-vis du PS.

Cette absence totale de perspective de changement hypothèque dangereusement l’avenir de notre pays.

Elle ouvre la voie à Marine Le Pen et au Front National l’apparence de l’exclusivité, en matière d’opposition résolue et frontale.

Elle permet donc à la démagogie de développer des illusions, et bloque toute perspective véritable de changement de société.

C’est donc pourquoi nous posons la question :

« Pourquoi les vérités exprimées par Marine Le Pen, ne sont-elles pas défendues par une force populaire et organisée, qui crie, elle, haut et fort, la nécessité d’une rupture globale avec le Capital » ?

Seule cette perspective peut changer la donne et nous préserver du Front National.

C’est la seule voie qui permette de redonner l’espoir d’une rupture véritable avec la société actuelle, condition de faire du bonheur, une idée neuve en Europe.

CE QU’A DIT MARINE LE PEN(…)

Depuis 30 ans, au gré des alternances aussi inutiles qu’illusoires, droite et gauche ont renoncé à travailler au service de l’intérêt général. Ils ont passé le gouvernail aux marchés et aux banques.

Je pense que si la crise actuelle n’a qu’un seul mérite, c’est de montrer très clairement cette réalité aux Français : les dirigeants politiques ne font plus la politique de la France, ce sont les marchés et les banques internationales qui font la politique de la France. Nos politiques sont totalement soumis à la finance internationale.(…)

Il est urgent de le dire avec force aux français : le système ne peut pas réformer le système.

Ceux qui ont vendu aux marchés financier, à vil prix, notre souveraineté, c’est-à-dire notre liberté de peuple, ne nous la rendront pas.(…)

Cette politique de soumission aux marchés, qui pour moi n’a plus rien à voir avec la vraie politique, est vouée à l’échec et condamne les peuples à l’asphyxie. (…)

Et aujourd’hui on constate que Nicolas Sarkozy et le gouvernement courent après des marchés devenus fous de cupidité, qu’ils adaptent leur calendrier aux exigences de spéculateurs qui n’ont aucune limite dans leurs exigences, qu’ils promettent des sommes faramineuses pour rassurer des banques toutes plus avides d’argent public les unes que les autres.

En rien Nicolas Sarkozy ne protège la France et les Français, bien au contraire ! Il ne fait que les précipiter sous le joug des marchés et il les emmène vers la ruine ! S’il protège quelqu’un, ce sont les marchés !

Cette politique de soumission aux marchés, qui pour moi n’a plus rien à voir avec la vraie politique, est vouée à l’échec et condamne les peuples à l’asphyxie.(…)

À ce titre, la folie qui frappe nos institutions est telle qu’elles se mettent en toute impunité à violer les propres règles qu’elles ont édictées. Ainsi, souvenez-vous que la classe politique a imposé de force au peuple français le Traité de Lisbonne pourtant rejeté par référendum. Or, en rachetant les titres des États italien, espagnol, grec, la BCE viole les traités de Maastricht et Lisbonne.

On peut donc se poser la question : sommes-nous encore dans un État de droit ? Sur quels fondements juridiques la BCE agit-elle ? Avec quel mandat ? Quelle légitimité ? Quel cadre légal ? Sommes-nous encore dans un processus démocratique ? Et comment le président de la République peut-il cautionner des violations aussi flagrantes des Traités internationaux qu’il a imposés aux Français contre leur volonté.

Certains, comme Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Chevènement ou Nicolas Dupont-Aignan émettent sur les thématiques économiques et financières des idées qui peuvent pour certaines aller dans le bon sens, mais ils ne sont pas clairs sur cette question centrale du fédéralisme : je suis la seule qui porte un projet entièrement cohérent, et je suis aussi la seule qui ait la surface politique, le soutien populaire suffisants pour prendre la tête de ce front de résistance et de redressement.

Il est ainsi incontournable de :

 Reprendre le contrôle du processus financier et revenir sur la privatisation scandaleuse de l’argent public issue de la loi Pompidou Giscard de 1973.

 Imposer que la création de monnaie revienne aux États représentant de l’intérêt général.

 Œuvrer à la réintroduction d’un étalon polymétallique (or, argent, platine…) au niveau du système monétaire international afin de mettre fin définitivement à la spéculation des prédateurs internationaux.

 Refuser de faire payer la crise aux Français en sacrifiant sur ordre de la troïka (UE, FMI, BCE) notre système de protection sociale et nos services publics.

 Réarmer notre pays contre la mondialisation par la restauration d’un État stratège, fer de lance de la réindustrialisation de la France.

 S’opposer à la tyrannie d’un libre échange échevelé et d’une concurrence mondiale déloyale qui sacrifie nos entreprises et nos emplois.

 Rétablir l’échelle mobile des salaires, supprimée par les socialistes afin de permettre aux salaires à proportion de l’augmentation constatée des prix

 Retrouver la maîtrise de nos frontières en rétablissant un contrôle des flux de capitaux, de marchandises et de personnes (…)

La mauvaise dépense publique, c’est aussi le coût des guerres meurtrières et inutiles, menées par Nicolas Sarkozy pour plaire à Washington : guerre d’Afghanistan, guerre de Libye. Ces guerres tuent nos soldats, arrachent à la France ses enfants, et nous ont déjà coûté des milliards. Quittons le sol afghan et le ciel libyen dès le 1er septembre.(…)

La France ne doit plus être un paradis fiscal pour les très grands groupes et les très grandes fortunes. Il n’est pas normal que dans notre pays les grands groupes du CAC 40 ne paient en moyenne que 8 % d’impôt sur les sociétés, contre 33 % pour les PME. Il n’est pas normal que les très grandes fortunes paient parfois moins en proportion de leurs revenus que les classes moyennes

POURQUOI, FAUT-IL QUE CE SOIT MARINE LE PEN QUI DISE CELA ?

Face à Marine Le Pen et à ses propos, suffit-il de dire qu’elle est "facho" ?

 

Jean Lévy

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 12:36

Le programme de ce congrès, sous le patronage de N. Sarkozy:

http://afvt.org/7civt/int-fr.html
http://blog.mondediplo.net/2011-07-16-Un-congres-imposture-sur-le-terrorisme

 

Du 15 au 17 septembre à Paris, se déroulera le VIIe congrès international des victimes du terrorisme, sous le haut patronage de Nicolas Sarkozy. Qui pourrait y trouver à redire ? Des victimes ou des proches des victimes, en provenance de 35 pays, qui témoignent de leur douleur, quoi de plus émouvant ?

La liste des attentats s’étale sur plus de cinquante ans et commence avec l’attentat contre le Milk Bar à Alger en 1956. On y trouve ceux des Brigades rouges en Italie (mais pas ceux commis à la même époque par les groupes d’extrême droite, notamment celui de la piazza Fontana, attribué à l’extrême gauche et dont on sait qu’il fut commis par l’extrême droite et marqua le début des années de plomb) ; celui contre l’avion de Habyarimana en 1994 (mais pas un mot sur le génocide du Rwanda qui a suivi), deux attentats en Israël durant la seconde Intifada, mais rien sur les milliers de Palestiniens tués par des tirs et des bombardements israéliens... Et tout est à l’avenant.

La mention de l’attentat du Milkbar à Alger le 30 septembre 1956 est intéressante. Là aussi, voici un attentat qui ne peut que susciter l’indignation. Une bombe dans un bar, qui fait 11 morts : qui pourrait approuver cette « lâche action » du Front le libération nationale (FLN) ? Pourtant, il suffit d’ouvrir un livre d’histoire ou de consulter Wikipédia (ce que je fais régulièrement, n’ayant pas les préventions de beaucoup, mais il faut vérifier) pour établir le contexte. La guerre a commencé le 1er novembre 1954, les combats se sont intensifiés, des négociations secrètes entre Paris et le FLN se déroulent durant l’été. C’est le moment, selon Wikipédia, que choisit André Achiary, ex-officier du SDECE qui fut sous-préfet dans le Constantinois au moment du massacre de Sétif (1945), pour monter l’attentat de la rue de Thèbes, dans la Casbah d’Alger, dans la nuit du 10 août 1956, qui fait 16 morts et 57 blessés, et marque un tournant dans la guerre d’Algérie. « Patrick Rotman souligne ainsi, dans L’Ennemi intime (2002), qu’à Alger, le contre-terrorisme a précédé le terrorisme », mais la guerre d’Algérie a commencé depuis plus de deux ans. Yacef Saâdi, qui était alors le chef militaire FLN de la Zone autonome d’Alger, déclarera ensuite à la journaliste Marie-Monique Robin : « Jusqu’au massacre de la rue de Thèbes, nous ne faisions des attentats à Alger qu’en réponse à des arrestations massives ou à des exécutions. Mais là, nous n’avions plus le choix : fous de rage, les habitants de la Casbah ont commencé à marcher sur la ville européenne pour venger leurs morts. J’ai eu beaucoup de mal à les arrêter, en les haranguant depuis les terrasses, pour éviter un bain de sang. Je leur ai promis que le FLN les vengerait. » Pourquoi les organisateurs n’ont-ils pas invité les familles des victimes de l’attentat de la rue de Thèbes ?

C’est que le parti pris est clair : les coupables ce ne sont jamais les Etats (ni les colons), ce sont toujours les peuples qui luttent contre l’oppression. Qui se soucie des centaines de milliers de victimes de l’agent orange, ce défoliant utilisé par les Etats-Unis au Vietnam et qui continue jusqu’à aujourd’hui à faire naître des enfants sans bras, sans jambes ? Qui se soucie des victimes du terrorisme d’Etat français en Algérie ou israélien en Palestine ? Qui se soucie des morts tchétchènes tombés sous les balles russes ?

Seule « anomalie » dans la liste des invités à la réunion de Paris, celle faite aux victimes des attentats des Moudajhidin du peuple en août 1982. Une occasion de faire venir à Paris des représentants du régime de Téhéran ?

Les amalgames et les oublis de l’Association française des victimes du terrorisme ne peuvent surprendre quand on connaît les activités de ce groupe et ses liens avec Jean-Louis Bruguière, l’ancien magistrat anti-terroriste, qui est « membre solidaire de l’AfVT.org ». De plus en plus contesté par ses anciens collègues, responsable de nombreuses fautes professionnelles dans ses enquêtes, il a surtout eu les faveurs de l’administration Bush dans sa guerre contre le terrorisme, guerre qui a fait bien plus de victimes que Ben Laden et Al-Qaida. Il a tenté de se reconvertir au Parlement sous la bannière de l’UMP et de M. Sarkozy en 2007, mais a été heureusement battu.

Pour y voir un peu plus clair, je donne ci-dessous, un extrait de la nouvelle édition des Cent clefs du Proche-Orient (Fayard, 2010), rédigée avec Dominique Vidal et Emmanuelle Pauly.


Terrorisme


(...) À la simple question : « Qu’est-ce que le terrorisme ? », il est bien difficile de trouver, dans les déclarations des responsables politiques ou dans la littérature spécialisée, une réponse univoque. Le terrorisme ne peut être confondu avec l’utilisation de la violence. Un des premiers droits « naturels et imprescriptibles » proclamés par la Révolution française et la Déclaration des droits de l’homme ne fut-il pas « la résistance à l’oppression » ? De ce point de vue, qui oserait — sans une considérable mauvaise foi — qualifier par exemple de terroriste, comme le faisaient l’occupant allemand et ses complices français, le combat armé de la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale ?

Le droit international n’a jamais réussi à définir le terrorisme : il se contente de dénoncer des crimes précis comme le détournement ou l’attaque d’avions. Plus récemment, des conventions internationales répriment les attentats à l’explosif (1997) et le financement du terrorisme (1999). Cette dernière vise « tout [...] acte destiné à causer la mort ou des dommages corporels graves à toute personne civile, ou à toute autre personne qui ne participe pas directement aux hostilités dans une situation de conflit armé, lorsque, par sa nature ou son contexte, cet acte est destiné à intimider une population ou à contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque ».

Par ailleurs, les actes qualifiés de terroristes relèvent souvent du crime de guerre et, à ce titre, des principes élaborés par le Tribunal de Nuremberg qui concernent « les violations des lois et coutumes de la guerre, qui comprennent, sans y être limitées, les assassinats, les mauvais traitements ou la déportation pour les travaux forcés, ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés, l’assassinat ou les mauvais traitements des prisonniers de guerre ou des personnes en mer, l’exécution des otages, le pillage des biens publics ou privés, la destruction perverse des villes ou villages ou la dévastation que ne justifient pas les exigences militaires ».

Les tentatives de définition juridiques du terrorisme, notamment depuis le 11 septembre 2001, comportent des risques d’atteinte aux libertés civiles, en Europe et aux États-Unis, comme elles servent à justifier des politiques répressives de l’Algérie à l’Indonésie, en passant par la Russie et la Chine. C’est ce que soulignait, en avril 2002, l’Irlandais John Fish, le président du Conseil des barreaux de l’Union européenne, à la suite de la décision-cadre adoptée par le Conseil européen du 6 décembre 2001. « La liste des délits terroristes, expliquait-il, est établie de manière trop large, et comprend des actes qui ne devraient pas du tout être considérés comme terroristes. » D’autant, précisait-il, que « la décision-cadre prévoit des responsabilités et impose des sanctions pour des “personnes morales” ». Par ailleurs, « il n’est nulle part fait référence au droit à un procès équitable pour un terroriste accusé ». Or l’expérience a montré que « l’introduction d’une législation sur le terrorisme dans les États membres avait conduit à une diminution substantielle des droits des accusés ». Bref, « la lutte contre la criminalité ne devrait pas être menée à n’importe quel prix ». Le cas américain offre, avec l’invention du concept de « combattant ennemi » non protégé par les conventions de Genève ou le bagne de Guantanamo, un précédent inquiétant...

Revenons à la définition du terrorisme. On pourrait qualifier ainsi les actes de violence qui touchent des populations civiles innocentes dans le but de créer un climat d’insécurité et d’atteindre certains objectifs politiques. Mais comment ranger dans la même catégorie analytique l’empoisonnement au gaz perpétré par la secte Aum dans le métro de Tokyo et les voitures piégées des dissidents de l’Armée républicaine irlandaise ? Les milices d’extrême droite américaines responsables de la tuerie d’Oklahoma relèvent-elles de la même logique que l’ETA basque ? Et qu’ont ces actions en commun avec l’attaque contre le World Trade Center et le Pentagone ? À force d’« être appliqué à des types bien différents de violence, dont certains, notamment sur le plan intérieur, n’ont pas de but politique », le concept de terrorisme a perdu de sa signification, note Adrian Guelke, un expert sud-africain (The Age of Terrorism) — il affirme même qu’il s’est « désintégré ». Enfin, il ne faut pas oublier que le terme même est né pour qualifier une politique d’État, celle de la Révolution française. Or ce terrorisme d’État, fréquemment utilisé au Proche-Orient, est largement ignoré : bombardements indiscriminés, déportations de population, voitures piégées ont été utilisés par les pouvoirs israélien, syrien, irakien, iranien, etc.

« Un gouvernement sincère doit admettre, notait un éditorialiste de l’hebdomadaire britannique The Economist, que le terrorisme met au jour souvent un grief légitime. » L’histoire l’a amplement prouvé, les anciens “terroristes” sont devenus des dirigeants respectés. Menahem Begin et Itzhak Shamir furent impliqués, dans les années 1940, dans des attentats meurtriers contre des civils arabes (et juifs, comme lors de l’attentat contre l’hôtel King David), avant d’accéder aux plus hautes charges en Israël. Les “tueurs du FLN” dénoncés, jour après jour, par les autorités françaises et par la majorité des journaux ont contribué à conduire l’Algérie à l’indépendance — quelle qu’ait été l’horreur de certaines de leurs méthodes. Plus récemment, d’autres exemples le confirment : ceux-là mêmes qui agitèrent longtemps l’épouvantail de la violence pour refuser tout compromis durent renoncer à leur intransigeance. Itzhak Rabin a serré la main de Yasser Arafat, « un homme aux mains couvertes de sang juif », et négocié avec l’OLP pour tenter d’arracher le Proche-Orient à l’engrenage des haines.

Historiquement, c’est le caractère spectaculaire de ses méthodes qui marque l’action terroriste. Le détournement d’avion est l’une d’elles. Inaugurée par le gouvernement Guy Mollet le 22 octobre 1956 — avec l’atterrissage forcé de l’avion qui transportait, entre Rabat et Tunis, Ben Bella et plusieurs dirigeants du FLN —, cette pratique fut relancée après la guerre israélo-arabe de 1967. Le 23 juillet 1968, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) détourne le vol El Al entre Rome et Tel-Aviv. Le Fatah ne se ralliera à ce type d’action qu’après le Septembre noir jordanien. En 1973, l’OLP et ses principales composantes y renoncent ; seuls des petits groupes dissidents, dont celui d’Abou Nidal, continuent à y avoir recours. Les mesures de sécurité prises dans les aéroports et la condamnation par l’OLP de ce type d’activité ont réduit considérablement les détournements d’avion.

L’enlèvement d’otages constitue sans doute une pratique aussi vieille que la guerre. Il est fréquent dans les zones de conflits ou d’affrontements. Ainsi au Kurdistan d’Irak, où les groupes de peshmerga ont enlevé à plusieurs reprises dans les années 1980 des techniciens étrangers. Pays de toutes les discordes, le Liban a représenté, dans les années 1980, le terrain d’élection de cette catégorie d’actes, facilités par la disparition de l’État. D’abord utilisés dans la guerre civile, les enlèvements se sont étendus — surtout après 1982 — aux communautés étrangères, impulsés notamment par des groupes radicaux chiites, dont certaines allaient donner naissance au Hezbollah. Sans avoir disparu, la prise d’otages s’est raréfiée au Proche-Orient dans les années 1990 et 2000 – mais elle a fait son apparition dans la région sahélienne. (…)

Pour autant, la simple condamnation « morale » des crimes commis par les deux parties ne suffit pas. On ne peut simplement renvoyer dos-à-dos les deux protagonistes parce que tous deux violent le droit humanitaire. Pour deux raisons. D’abord parce que les violations commises par un État — un État qui se réclame des principes démocratiques — sont toujours plus graves que celles commises par des groupes non étatiques, d’autant que certains d’entre eux agissent contre l’orientation explicite de l’Autorité palestinienne. Ensuite pour des raisons politiques : la bataille que mènent les Palestiniens est une résistance légitime à une occupation illégitime, alors que le gouvernement israélien développe une stratégie de maintien d’une occupation et d’une colonisation illégales. Comparaison n’est certes pas raison, et Israël n’est évidemment ni le IIIe Reich, ni la France coloniale. Mais, pour prendre un exemple, durant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés ont sûrement commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité — notamment lors des bombardements de Dresde ou a fortiori d’Hiroshima et de Nagasaki. La lutte contre le nazisme n’en était pas moins une guerre juste, et nul ne peut renvoyer les Alliés et l’Axe dos-à-dos. De même, durant la guerre de libération algérienne, le FLN a commis — comme l’armée française — des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité. Pourtant, sa revendication d’indépendance était tout à fait légitime. Enfin, même de manière limitée, le Congrès national africain (ANC) a eu aussi recours au terrorisme. Lors de ses négociations avec le pouvoir blanc, Nelson Mandela écrivait : « C’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé, qui détermine la forme de la lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n’était qu’une forme de légitime défense. »


Boycott du colloque international sur le terrorisme de Paris

http://www.letempsdz.com/content/view/60547/177/

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 20:42

Un certain nombre des différents Congrès des fédérations de la CGT ont récemment montré à quel point le fossé s'est creusé entre les syndicats de base et les directions cégétistes. Emaillés d'incidents plus ou moins graves, ces Congrès ont été l'occasion pour les militants de base de signifier leur mécontentement, excédés tant par la politique réformiste et de collaboration de classe menée par les directions, que par les entorses de plus en plus grossières faites à la démocratie syndicale. Ainsi par exemple a-t-on vu Nadine Prigent (rebaptisée par la base "la Nicole Notat de la CGT"), alors secrétaire générale de la Santé et déjà désignée (avant même toute investiture ou élection…) pour succéder à Bernard Thibault, copieusement sifflée et chahutée lorsqu'elle tenta de faire son discours au Congrès de la Santé. Exemples nombreux, donc, et pour vous en faire une idée je vous renvoie aux témoignages de congressistes publiés notamment sur les sites de Vendémiaire, du Front Syndical de Classe, du Comité Valmy, etc.

 

Déjà amorcé, renforcé lors du 49e Congrès de la CGT avec l'abandon de la référence à la lutte des classes, le fossé qui s'est considérablement creusé depuis de nombreuses années a été surtout évident lors des mouvements contre la réforme des retraites. La plupart des militants de terrain et des manifestants en général s'attendaient, devant l'intransigeance du gouvernement, à un blocage du pays. Cela était possible, le nombre et la détermination étaient largement suffisants. Mais la direction cégétiste en décida autrement, choisissant de poursuivre une tactique de manifestations en "sauts de puce" peu adaptée pour faire plier le gouvernement, tactique qui finit par lasser grévistes et manifestants. La direction cégétiste s'est abritée pour ce faire derrière une soi-disant nécessité de maintenir l'unité intersyndicale. Mais les militants n'ont pas été dupes pour autant, sachant que si la CGT avait décidé le blocage, les autres auraient suivi, tout au moins les militants des autres syndicats sinon leurs directions…

Beaucoup de militants se défient aujourd'hui de directions qui les prennent sans cesse à contre-pied et semblent tout faire pour "éteindre les incendies", ou à tout le moins apparaissent aux yeux des travailleurs de plus en plus déconnectées des réalités du terrain. Alors que la base reste très majoritairement sur des positions de lutte des classes, la direction cégétiste s'enfonce de plus en plus dans la collaboration de classe avec le capitalisme, en participant notamment à la CES. Alors que la base réclame de grandes manifestations nationales interprofessionnelles, les fédérations organisent des "manifestations confettis", s'ingéniant à multiplier les manifestations catégorielles. Bref, tout semble indiquer que les dirigeants cégétistes ont définitivement accepté la domination capitaliste, et plus précisément l'Europe capitaliste à laquelle ils collaborent, ce qui permet entre autre de lui donner une "caution sociale".

La réunion intersyndicale du 1er septembre, largement annoncée, à laquelle participeront notamment la CGT et la FSU, n’est pas faite pour rasséréner les militants syndicaux et les sympathisants. En effet, il est aussi annoncé qu’elle aurait pour but de savoir si les dirigeants des différentes centrales syndicales vont décider ou non d’une journée d’action, et de se mettre éventuellement d’accord sur la date de cette journée. Beaucoup à la base murmurent déjà car ils savent que ce n’est pas une telle action qui fera reculer le gouvernement du patronat et de la finance. Ils n’y voient que le désir de leurs dirigeants d’aller négocier des aménagements à des réformes de toute façon inacceptables.

Reste à savoir combien seront quand même dans les rues…

 

En choisissant de mener exclusivement une politique d’appareil sans tenir compte de la volonté de leur base, en plaçant « au forcing » leurs partisans aux différents postes de responsabilités, et soucieux avant tout d’imposer leur politique de collaboration de classe, les dirigeants cégétistes semblent avoir choisi de transformer la CGT en « syndicat d’accompagnement ».

Ils prennent aussi le risque d’engager le syndicat sur la voie de la scission et de l’affaiblissement. En effet, de nombreux militants continuent à se battre pour une CGT de combat, et beaucoup se réfèrent encore à la CGT d’Henri Krasucki. La perspective de voir Nadine Prigent prendre la tête du syndicat ne ferait que les pousser à reconstruire une autre CGT. L’alignement de la CGT sur les autres syndicats réformistes français et européens ne leur paraît pas la solution adéquate pour battre le gouvernement Sarkozy et faire pièce à la régression européenne généralisée. Et à l’instar d’André Tollet1, qui s’adressait jadis à la direction « mutante » du PCF, le message de ces militants aux dirigeants cégétistes est clair : « Il y a eu et il y aura [une CGT2] en France avec vous, sans vous ou contre vous. »

 

Michel Strausseisen

 

1 – André Tollet, syndicaliste communiste, membre du Bureau Confédéral de la CGT de 1945 à 1951 ; résistant de la première heure, a œuvré pendant la guerre pour la reconstitution et la réunification de la CGT clandestine ; il a fait partie du Comité Parisien de Libération.

2 – La phrase exacte est : « Il y a eu et il y aura un Parti Communiste en France avec vous, sans vous ou contre vous. »

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 10:56

25 août 2011

 

 

B-G-WEB.gifChers camarades,

Mesdames, Messieurs,

 

Nous sommes réunis aujourd’hui pour commémorer l’anniversaire de la Libération de Paris. Tous les ans, le 25 août est l’occasion pour chacun de se souvenir de ces hommes et ces femmes qui, dans les hôpitaux ou ailleurs, ont donné leur vie pour que nous vivions libres. Tous les ans, c’est aussi l’occasion de nous rappeler qu’au sortir de la guerre, des hommes et des femmes regroupés au sein du Conseil National de la Résistance (CNR) ont mis en place des institutions qui devaient permettre un indéniable progrès social, notamment la Sécurité Sociale et l’accès aux soins pour tous grâce au développement des hôpitaux publics.

Je ne reprendrai pas aujourd’hui le programme du CNR, que j’avais développé l’an dernier. Mais il faut bien dire que depuis la Libération de Paris la régression sociale frappe de nouveau de plein fouet le peuple de France. Elle frappe depuis plusieurs décennies, mais nous pouvons constater qu’elle n’a jamais été aussi destructrice qu’aujourd’hui. En cette journée du souvenir, rappelons-nous donc que le patronat et l’extrême droite avaient été exclus du CNR pour avoir ouvertement collaboré avec les nazis. Or nous constatons aujourd’hui le retour en force de ces deux composantes de la société et la recrudescence de leur importance politique. Les tentatives de « réhabilitation » de collaborateurs notoires se multiplient, et je n’en donnerai pour exemple que celle de Louis Renault, actuellement dénoncée à juste titre  par l’historienne Annie Lacroix-Riz. Certains pensent qu’il est temps de « passer l’éponge » afin de passer à autre chose. Mais c’est faire l’erreur de croire que ces gens de l’extrême droite et du grand patronat ont changé. Ils n’ont pas renoncé à leur volonté d’asservir nos citoyens, ni à leur volonté de faire passer les intérêts particuliers, les leurs bien sûr, avant l’intérêt général. C’est notamment ce que nous voyons se réaliser dans nos hôpitaux où sous prétexte de modernisation nous assistons à un démantèlement pur et simple de l’hospitalisation publique au profit des cliniques, des hôpitaux privés et des grands groupes financiers. Aujourd’hui en France on est de plus en plus soigné non selon ses besoins mais selon ses moyens…

Cette destruction des services publics au profit du grand patronat et de la finance touche toutes les institutions de la République. Il faut dire que ces institutions républicaines et ces services publics chargés d’assurer l’égalité des soins, des transports, de l’enseignement, etc., sont incompatibles avec une Europe mise en place précisément par le grand patronat et la finance… Certains, de tous bords, se laissent entraîner par la dynamique actuelle de cette Europe du grand capital. Ils sont comme fascinés et prêts à y collaborer. Mais depuis sa création, cette Europe-là est source de plus d’inégalités et d’injustices pour tous les citoyens, alors qu’elle est source de profits pour les actionnaires, les grands patrons et les financiers. En tant que syndicalistes nous ne pouvons y souscrire, fût-ce en pensant que nous aurions ainsi quelque chance « d’arrondir les angles ». Notre rôle n’est pas de permettre à quelques prédateurs de nous dépouiller en douceur...

A l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris nous sommes évidemment en première ligne pour combattre et résister contre la destruction programmée des services publics de santé. Particulièrement à la CGT et particulièrement dans notre groupe hospitalier de Cochin-Hôtel Dieu-Broca, puisque déjà Saint-Vincent de Paul a été rayé de l’intitulé officiel. Cette commémoration est en effet la dernière qui se déroulera dans notre hôpital, sa fermeture étant annoncée pour début décembre. Saint-Vincent de Paul est un exemple parmi les plus emblématiques à la fois de la volonté des gouvernements libéraux de casser le service public, et de la résistance du personnel de l’AP-HP. Cette bataille-là a été perdue et St Vincent fermera et sera détruit ; son personnel a dû subir toutes les avanies liées à ce qu’il est convenu d’appeler officiellement une « restructuration » ; le personnel restant encore aujourd’hui, essentiellement celui de la maternité, est à son tour dans la ligne de mire et la perspective pour une partie d’entre nos collègues seulement de rejoindre le nouveau bâtiment de Port-Royal, déjà surnommé « l’usine à bébés », n’est guère réjouissante… Moins de personnel pour plus de patients, voilà ce qui les attend, avec tout ce qu’entraîne une diminution de personnel dans des services de santé : horaires changeants donc répercussion sur la vie de famille, explosion des charges de travail donc risques d’erreurs professionnelles accrus, fatigue, stress, dépressions, etc. Entre janvier et juin, plus de 300 postes ont été supprimés sur notre groupe. Les suicides parmi le personnel de l’AP-HP se sont accrus de façon exponentielle. Ces deux faits résument à eux seuls la réalité de ce qui se passe aujourd’hui dans nos hôpitaux.

Mais à l’instar de De Gaulle, la CGT de Cochin et Saint-Vincent de Paul dit aujourd’hui que si nous avons perdu une bataille, nous n’avons pas perdu la guerre. Car c’est bien à une véritable guerre contre les citoyens que se livrent le grand patronat et les financiers, par le truchement de gouvernements libéraux ou ultra-libéraux. En ce jour de commémoration de la Libération de Paris, nous nous rappelons que celles et ceux qui sont morts jadis se sont battus avant tout pour l’avenir. Et c’est pour l’avenir que nous devons continuer à combattre avec la CGT de Cochin et Saint-Vincent de Paul. Pour l’avenir de nos enfants, l’avenir des jeunes d’aujourd’hui et des générations futures. Le joug de la dictature peut prendre des formes multiples. A l’époque ce joug était manifestement militaire. Aujourd’hui il est manifestement économique, au nom d’une logique comptable imposée par quelques-uns pour leur seul profit. En ne nous battant pas pour l’avenir, pour une société plus juste et plus humaine, nous ne sauverons rien de ces acquis instaurés par le CNR et par les luttes de nos anciens. Comme je l’avais écrit il y a un an, dès ma prise de fonction de Secrétaire Général de la CGT de Saint-Vincent de Paul, nous ne devons pas nous contenter de défendre, nous devons être sans cesse à l’offensive, comme l’ont été les Parisiens, qui quelques jours avant la Libération effective de Paris sont descendus en masse dans les rues pour dresser des barricades et ont déclenché des grèves générales : grève des transports, grève de la police, etc. Etre à l’offensive, c’est-à-dire refuser la collaboration de classe, c’est la seule voie possible.

 

Saint-Vincent de Paul fermera bientôt définitivement ses portes, sacrifié comme d’autres hôpitaux sur l’autel du libéralisme. En s’attaquant ainsi à un hôpital performant qui pratiquait une médecine de pointe reconnue sur le plan international, les gouvernements libéraux n’ont pas seulement voulu s’attaquer au service public. Ils ont aussi voulu s’attaquer à un symbole historique, celui de Saint Vincent de Paul, qui fut l’un des premiers en France à œuvrer pour les plus pauvres. La disparition de l’hôpital Saint-Vincent de Paul c’est aussi la volonté de sonner le glas de l’entraide et de la solidarité. La disparition de l’hôpital Saint-Vincent de Paul c’est aussi la disparition d’un état d’esprit, celui du service public. Mais c’est aussi un crève-cœur pour le personnel qui a pendant des décennies contribué à son excellence en matière de maternité et de soins pédiatriques.

 

En ce jour de commémoration, je tiens à dire à toutes et à tous que nous n’oublierons pas et qu’avec la CGT nous porterons le combat, où qu’il puisse être.

 

Merci de votre attention.

 

 

Bernard Giusti

Secrétaire Général CGT de l’hôpital Saint-Vincent de Paul

 

Le discours de Bernard Giusti est aussi publié sur :

http://saintvincentdepaul.over-blog.com/

http://www.cgtcochin.fr

http://www.comite-valmy.org/

http://www.frontsyndical-classe.org/

http://reveilcommuniste.over-blog.fr/

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/

http://cgt-hei.blogspot.com/

http://eldiablo.over-blog.org/

http://pcautunmorvan.eklablog.com/

http:// www.jacquesmagnin.fr/          etc…

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 13:25

La situation économique et sociale est explosive en France et en Europe.

La classe ouvrière et l’ensemble des travailleurs sont profondément frappés et écoeurés par la politique menée par le pouvoir du capital (UE, FMI, gouvernements…), aggravant chaque jour la situation des classes populaires.

 

Dans tous les pays européens, c’est la chasse ouverte contre tous les acquis, ce sont des reculs permanents sur les salaires, les retraites et la protection sociale, l’emploi, les prix, les impôts, ce sont la pauvreté et la précarité qui explosent…. C’est désormais aussi la constitutionnalisation pure et simple des politiques anti-sociales qui est à l’ordre du jour à travers le pacte « euro + »,  suite logique de l’Euro et du traité de Lisbonne.

 

Face à cette situation, les peuples accentuent leurs mobilisations, souvent de manière spontanée, faute d’organisations syndicales ou politiques les représentant.

Au niveau syndical, la Confédération Européenne des Syndicats, organisée et financée par l’UE, n’a en effet eu de cesse depuis sa naissance d’accompagner les mesures anti-populaires au cœur de la construction européenne, d’en appeler à un « dialogue social entre partenaires sociaux », de rabattre toutes les revendications des travailleurs sur des mots d’ordre conformes aux intérêts du grand patronat (« Europe sociale », Flexisécurité, salaires décents, gouvernance économique européenne…) et d’en rester à formuler ses vœux pieux sans jamais soutenir et encore moins créer le rapport de forces.

 

En France, toutes les directions syndicales adhèrent à la CES et à ses pratiques et elles ont mené toutes les mobilisations populaires à l’échec depuis des années. Elles ont sombré lors du dernier conflit de l’automne 2010 sur les retraites. Mais les directions des organisations les plus combatives poursuivent leur œuvre de « recentrage ».

La direction de la FSU a ainsi obtenu d’adhérer à la CES au prix d’incroyables manœuvres antidémocratiques.

En ce qui concerne la CGT, il est intéressant de noter que le 49ème congrès de la CGT, qui n'a pas été le plus démocratique  de son histoire, a pris au pas de charge la décision d'aligner les structures de l'organisation sur celles de la CFDT et du syndicalisme anglo-saxon où la démocratie syndicale est supplantée par le centralisme bureaucratique qui enlève tout pouvoir de décision aux structures de base. Or, un an et demi après le congrès, ça ne se passe pas comme prévu : les résultats électoraux décevants dans de nombreux secteurs comme à EDF ou à la SNCF, les adhésions loin de suffire à compenser les départs, les claques prises par les listes dites confédérées ou par les fractions mises en place par la Conf’ elle-même pour tenter d'éliminer les listes des syndicats (à Renault-Douai, à l’UDEVE….), tout ceci amène depuis quelques mois une présence plus discrète dans les médias du camarade Bernard Thibault qui ne parle d’ailleurs plus guère de syndicalisme rassemblé.

Si l’on ajoute une résistance à la base qui s’exprime de plus en plus massivement dans les syndicats ou lors des congrès comme ce fut le cas très récemment lors du congrès de l’UD du Pas-de-calais ou de celui de la Fédé commerce et services, il apparaît que l’alignement des structures CGT sur la funeste CES a bien du mal à passer et qu’il y a un monde entre les votes dans les congrès cadenassés et la réalisation sur le terrain.

 

Nos échanges avec un nombre de plus en plus important de structures de différentes corporations nous montrent que la situation évolue et que les résistances à la base de la CGT vont encore se développer en même temps que progressent les luttes pour l’augmentation des salaires (et avec quelque succès, Carrefour en est le meilleur exemple) : nous nous en félicitons.

 

Dans la recherche de l’unité la plus grande, le Front Syndical de Classe continue plus que jamais son travail entamé il y a deux ans pour que la CGT redevienne le syndicat qui a pour analyse que les intérêts des salariés et de ceux qui les exploitent sont inconciliables, pour que la CGT redevienne cette « grande dame » qu’on aime ou qu’on n’aime pas, comme disait Benoît Frachon, mais qu’on respecte.

 

Il en va de l’avenir du syndicalisme et des luttes populaires qui ne pourront gagner qu’en s’appuyant sur des organisations syndicales démocratiques et fortes de leur fidélité aux intérêts de la classe ouvrière et des travailleurs.

 

FSC, 22 juin 2011

 

 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 15:53

FERC-CGT
FSU
SGEN-CFDT
UNSA Education

Depuis 4 ans, le Ministère de l’Education nationale a supprimé plus de 52 000 postes.
Le dogme du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux met l'Ecole publique à genoux, ne lui permettant plus d'assurer ses missions de Service public. Ce dogme ne permet plus aux personnels d'exercer leur métier avec sérénité et professionnalisme.
Les personnels de l’Education, les parents et les jeunes se sont mobilisés régulièrement au cours de cette année pour dénoncer les 16 000 nouvelles suppressions de postes effectives à la prochaine rentrée scolaire alors même que plus de 60 000 élèves supplémentaires sont attendus.
Ces suppressions associées au manque d'ambition éducative dégradent encore plus les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels.
Dans ce contexte, la campagne publicitaire sur les recrutements lancée par le Ministre de l'Education nationale sonne comme une provocation d’autant que la préparation du prochain budget prévoit de nouvelles suppressions d’emplois et n’affiche d’autre objectif pour le système éducatif que la recherche d’économies.
Si le gouvernement cherche à tromper l’opinion en affirmant sans cesse, comme si cela pouvait convaincre, que l’on peut faire « plus avec moins », la France reste un des pays qui investit le moins dans son éducation et donc dans l’avenir.
En plus de la question fondamentale des postes, la politique éducative, l'avalanche de mesures inadaptées, incohérentes et précipitées maintiennent un système éducatif inégalitaire qui ne permet pas de lutter réellement contre l’échec scolaire.
La nécessité d’une toute autre politique éducative passe aussi par un budget plus volontaire. Pour cela, les organisations FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education appellent les personnels de l’Education nationale et de l'enseignement agricole publique à se mettre en grève le  27 septembre prochain. Elles exigent l'arrêt des suppressions d'emplois, une autre logique pour le prochain budget et une transformation démocratique du système éducatif afin d’assurer la réussite de tous les élèves.
Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté. D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l’École remplisse les objectifs d’une École démocratique, ambitieuse et émancipatrice.

Paris le 10 juin 2011 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 15:50

samedi 11 juin 2011

 

Les militants communistes sont appelés à voter, du 16 au 18 juin, sur le candidat à la présidentielle que soutiendra le PCF. Depuis que Chassaigne a maintenu sa candidature et que Gérin a retiré la sienne, lors de la Conférence Nationale, trois noms figurent sur le bulletin de vote : Jean-Luc Mélenchon, André Chassaigne et Emmanuel Dang Tran.

Le maintien d’André Chassaigne n’était pas acquis. La direction du parti s’était prononcée à plusieurs reprises contre la possibilité que Mélenchon et Chassaigne figurent tous deux sur le bulletin de vote. Le maintien de ce dernier est le résultat d’une pression venue de la base du parti. Il n’aurait pas été acceptable qu’on propose simplement aux communistes de voter « pour » ou « contre » la candidature de Jean-Luc Mélenchon (celles de Dang Tran et Gérin n’ayant aucune chance de l’emporter).

En conséquence, la résolution adoptée par la Conférence Nationale affirme que les délégués sont « attachés à ce que chaque communiste puisse s’exprimer avec l’ensemble des options qui ont été portées dans le débat ». Cependant, dès le lendemain de la Conférence Nationale, Pierre Laurent déclarait sur RFI que si les militants communistes désignaient André Chassaigne, « ça ferait rentrer le Front de gauche dans une période d’instabilité, de non-décision. Je crois que ça serait problématique. » Depuis, pas un jour ne passe sans que des dirigeants du parti n’avertissent les militants communistes : la désignation de Chassaigne serait « problématique ». Voire pire que problématique. Dans une tribune publiée sur le site de L’Humanité, Robert Injey, membre de l’Exécutif national, affirme carrément que ce serait « tuer l’espoir » .

Des milliers de communistes vont voter pour André Chassaigne. Est-ce qu’on peut sérieusement les soupçonner de vouloir « tuer l’espoir » ? Evidemment pas. La grande majorité de ces camarades soutient la démarche du Front de gauche. Mais ils n’acceptent pas l’idée que la candidature de Jean-Luc Mélenchon soit la condition sine qua non de cette démarche. Et pourtant, c’est bien ainsi que les choses ont été conçues, de longue date, au sommet du parti. Comme tant d’autres camarades, nous l’avions anticipé et expliqué bien avant que Pierre Laurent ne prenne publiquement position en faveur de Mélenchon. L’attitude de la direction du parti vis-à-vis de la candidature d’André Chassaigne en était le signe le plus évident. Elle ne l’a pas soutenue. Et en l’absence de toute autre candidature émanant de la direction du parti, cela signifiait qu’elle se préparait à soutenir Mé lenchon.

Robert Injey affirme que si Chassaigne l’emporte, il faudrait envisager de « laisser le double ou le triple des circonscriptions à nos partenaires », aux élections législatives. Ainsi, le PCF, qui constitue plus de 90 % des forces militantes du Front de gauche, devrait laisser 40 à 60 % des circonscriptions au Parti de Gauche et à la Gauche Unitaire, sous prétexte qu’un communiste serait investi à la présidentielle ! C’est absurde. Mais en réalité, Robert Injey lui-même ne prend pas cette hypothèse au sérieux. Il cherche simplement à effrayer les camarades qui sont tentés de voter pour André Chassaigne. Car la direction du parti n’a jamais envisagé et n’envisage toujours pas de « scénario Chassaigne ». Les « arguments » de Robert Injey visent à assurer la majorité la plus large possible à la candidature de Mélenchon, en transformant la consultation des communi stes en un vote « pour » ou « contre » le Front de gauche, le « pour » s’identifiant alors au choix de Mélenchon. Il l’écrit même assez franchement : « l’enjeu du vote des communistes […] n’est pas le choix d’un individu, mais bien celui de la mise en œuvre d’une orientation stratégique, celle du Front de Gauche. »

Nous maintenons notre appel à voter pour André Chassaigne et à doter le PCF d’un programme véritablement communiste. La désignation de Jean-Luc Mélenchon encouragerait les dirigeants qui veulent transformer le PCF en une nouvelle force politique. Et quel que soit le candidat désigné, il faudra résister au projet de transformer le Front de gauche en un nouveau parti dont le PCF ne serait qu’une « composante ».

Pour autant, il ne faudrait pas se méprendre sur les motivations politiques des militants qui soutiennent la candidature de Mélenchon. La plupart d’entre eux veulent maintenir et renforcer le parti. Ils cherchent un moyen d’inverser le déclin qu’a connu le PCF depuis plusieurs décennies. Ils ont en tête les scores du parti aux deux dernières élections présidentielles. Ils craignent de revivre un tel échec. Nous ne partageons pas la conclusion qu’ils en tirent sur la question de la candidature à la présidentielle. Surtout, la clé du redressement du parti ne réside pas, en premier lieu, dans des formes d’alliance ou de rassemblement, mais dans un retour aux idées fondamentales du communisme : les idées du marxisme. Cela vaut également dans l’hypothèse d’une candidature d’André Chassaigne, qui en elle-même ne comblerait pas les carences du « programme populaire et partagé ». La question cen trale qui se pose au parti, c’est la nécessité de mobiliser la jeunesse et les travailleurs autour d’un programme qui vise à remplacer le capitalisme par une autre société, une société socialiste, fondée sur la propriété publique des banques et des grands moyens de production. C’est à la fois la seule alternative au capitalisme en crise et la seule garantie d’un redressement durable du PCF.

 

Journal communiste : La Riposte

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 15:46

Source : "canempechepasnicolas"

AVANT LA CONSULTATION DES COMMUNISTES SUR LE CHOIX DE LEUR CANDIDAT A L’ELECTION PRESIDENTIELLE :

vendredi 3 juin 2011, par Comité Valmy

Déclaration de 20 secrétaires fédéraux du Parti Communiste

Suivie d’un commentaire de Jean Lévy

La terrible crise économique et sociale aggravée par le quinquennat Sarkozy, les guerres, les enjeux écologiques de plus en plus forts confèrent aux échéances nationales de 2012 un caractère exceptionnel. A défaut de déstabiliser un clivage droite gauche qui continue de structurer la vie politique française, le regain d’influence du FN orchestré et instrumentalisé par l’UMP favorise le bipartisme. Cette situation fait porter à gauche des responsabilités d’autant plus lourdes qu’après 2012, la réforme territoriale mise en oeuvre pour 2014 pourrait redéfinir en profondeur le paysage politique.

Il y a urgence à recréer l’espoir à gauche en contribuant sans ambigüité aux rassemblements nécessaires pour battre la droite et sa politique insupportable pour les salariés et les familles populaires. La force du mouvement pour la défense des retraites où s’est exprimé massivement le besoin de changement politique, le souffle des mouvements sociaux et démocratiques, de Tunis à Madrid, témoignent de potentialités nouvelles.

C’est dans ce contexte national et international en plein bouleversement que, les communistes sont appelés à débattre depuis Janvier de leur offre politique avec le Front de gauche pour ces échéances cruciales. Le conseil national des 8 et 9 Avril a permis de soumettre à la discussion un ensemble d’éléments concrets : Un texte d’orientation politique, les bases d’un Programme populaire partagé, une proposition d’accord pour les législatives, une démarche collective et un Etat des candidatures avancées dans le cadre du Front de Gauche avec Jean-Luc Melenchon et André Chassaigne ou au titre d’une autre démarche avec Emmanuel Dang Tran et André Gerin.

L’expression du secrétaire national, son évaluation de la situation l’amenant à proposer que Jean-Luc Melenchon puisse représenter le Front de Gauche à l’élection présidentielle dans le cadre d’un accord global ont été diversement appréciées même si elles ont pu nourrir le débat voire le clarifier. Depuis, les communistes se rencontrent, se réunissent et débattent dans les cellules et sections autour de l’ensemble des éléments soumis à leur décision. Mais nous constatons dans bon nombre de fédérations qu’un malaise persiste et pèse dans le débat des communistes. Nombreux sont celles et ceux qui expriment leur sentiment que le débat ne les concerne pas, qu’il n’y a plus le choix devant une candidature imposée par les médias, présentée comme inévitable et de ce fait le plus souvent défendue à défaut. Cela crée un risque réel de démobilisation des communistes pour la campagne future alors même qu’ils partagent majoritairement une démarche et une ambition pour leur parti et le Front de Gauche. L’urgence est donc à lever deux hypothèques qui pèsent sur les débats :

Un accord cadre clair et validé avec les partenaires avant la conférence nationale tant sur les législatives que sur les lignes essentielles du programme partagé.

La possibilité pour les communistes de disposer d’un choix clair sur le bulletin de vote avec l’ensemble des candidatures. Pouvons-nous imaginer qu’à l’approche d’échéances aussi importantes les communistes, bénéficiant des travaux et du choix de la conférence nationale ne puissent pas librement choisir le candidat, quel qu’il soit, porteur de l’identité et de l’ambition de rassemblement dans laquelle ils se reconnaissent ?

Pouvons-nous envisager qu’une consultation qui ne laisse pas le choix ou un choix par défaut aux communistes puisse permettre de mobiliser les communistes dans les batailles politiques décisives de 2012 ? S’il ne s’agit pas de présager des débats de la conférence nationale ni de leur résultat, nous demandons à ce que chaque candidat, mais surtout chaque communiste soit respecté dans l’expression de sa souveraineté jusque sur le bulletin de vote. C’est en permettant aux communistes de se prononcer sur un choix clair au terme d’un débat transparent que nous pourrons mobiliser l’ensemble des communistes après la consultation des 16, 17 et 18 Juin. Leur participation sera décisive, pour les élections de 2012 comme dans les batailles politiques et sociales pour faire reculer le pouvoir de droite, construire une alternative et obtenir le changement.

Alain BACHE (Landes), William BURIAS (Cantal), Alain BOLLA (Var), Michel CERRUTI (Lot & Garonne), Cyril CINEUX (Puy de Dôme), Sylvain DALLA ROSA (Ardennes), Philippe DENIS (Maine & Loire), François DIOT (Nièvre), Aurélien GUILLOT (Mayenne), Patrick HATZIG (Meurthe & Moselle), Brahim JLALJI (Charente Maritime), Christian JUTEL (Eure), Pierre LACAZE (Haute Garonne), Cedric LATTUADA (Marne), Joël LEFEBRE (Allier), Wilfrid LUNEL (Ille & Vilaine), Jacky NICOLAS (Meuse), Aline PARMENTIER (Haut-Rhin), Hervé POLY (Pas de Calais), Aymeric SEASSAU (Loire-Atlantique)

 

 COMMENTAIRE DE JEAN LEVY

Certes, la consultation interne au sein du PCF demeure l’apanage des membres de ce parti.

Cependant, nombre de communistes de coeur et d’idéal se situent en dehors. Et l’avenir de la rude bataille politique et sociale, qui s’annonce à l’occasion des "Présidentielles", les concerne également.

En effet, l’accélération du saccage des conquêtes de la Libération, la mise en coupe réglée de la France, de ses richesses, de son peuple par une oligarchie réduite à quelques centaines de familles, exige une prompte réaction de la part de TOUS les communistes, de tous les progressistes, de tous les citoyens attachés aux valeurs d’une République sociale.

Or, tout programme de rupture avec la classe, qui opprime notre nation, se trouve en contradiction directe et brutale avec l’ensemble des traités européens. Ceux-ci ont rayé d’un trait de plume notre souveraineté nationale et populaire. La politique de la France se décide à Bruxelles. C’est le Medef européen, Business Europe, qui dicte sa loi - ses "directives" - aux 27 Etats membres de l’Union européenne, quelle que soit la "couleur" de ces gouvernements, sociaux-démocrates ou conservateurs.

NE PAS RAPPELER CETTE REALITE,

NE PAS CRIER CETTE EVIDENCE,

N’AIDE PAS A FAIRE LA CLARTE SUR LA SITUATION REELLE DE NOTRE PAYS ET DES POSSIBILITES CONCRETES DE RUPTURE AVEC LA DICTATURE DU CAPITAL 

LA CONSULTATION DES COMMUNISTES AU SEIN DU PCF POUVAIT DONNER L’OCCASION DE DEVELOPPER CES IDEES FONDAMENTALES AUPRES DES ADHERENTS, ET D’ECLAIRER CEUX-CI DES VRAIS CHOIX, A TRAVERS LES DIVERSES CANDIDATURES DEPOSEES.

Or, selon les textes en discussion, et la présente déclaration de secrétaires fédéraux, seule la question de l’appartenance ou non au PCF, reste le seul enjeu du vote interne de ce parti. Le choix offert par les protagonistes, ne semble pas reposer sur une différenciation de l’analyse politique des uns ou des autres.

Pourtant, des prises de position d’André Gerin sur l’Europe, l’Euro, la nécessaire défense de la Nation et de la souveraineté populaire, auraient pu laisser penser que, sur ces bases, le choix des militants pourrait s’exercer.

Il semble qu’il n’en est rien, la question "fondamentale" reste "Mélenchon" ou un membre du PCF comme candidat, et question subsidiaire, qui parmi ces derniers.

C’est dommage.

Une bataille idéologique sur le fond aurait pu mobiliser l’ensemble des adhérents du PCF, et faire avancer les idées.

D’autant plus, que des MILLIONS DE FRANCAIS, qui , s’abstenant massivement aux élections, rejettent l’ensemble de la classe politique, du NPA au FN, pourraient se reconnaître dans un programme de rupture totale avec le capitalisme, avec son support européen, l’UE et l’Euro,, la recouvrance de la souveraineté populaire et de l’indépendance nationale.

Est-il trop tard pour engager le combat ?



Jean LEVY

 

Publié par http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1528

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 12:25

Le week end du 13 au 15 Mai, deux magasins Pizza Hut ont été bloqués (Neuilly et Levallois). Le week end suivant, trois magasins ont été bloqués (Neuilly, Levallois, et Saint-Ouen). Ce week end, quatre à six magasins seront bloqués. 

Les grévistes sont indignés du sort réservé à un collègue en situation irrégulière, auprès duquel la compagnie a pris des engagements qui n'ont pas été tenus. Les salariés ont ainsi vus la dotation du CE passer de 25000 à 16000 euros cette année, ce qui compromet l'achat de leurs chèques-vacances de l'été et chèques-cadeaux de Noel. Ils demandent aussi un 13ème mois, une prime de risque et une prime d'assiduité, vu que leurs conditions de travail sont les pires du métier, avec les risques d'accident, la pénibilité du travail à côté du four, etc...

Les grévistes ont été échaudés, alors que leur mouvement dure depuis presque deux semaines, de voir que la direction refuse encore d'ouvrir toute négociation avec eux.

Ce samedi soir, le mouvement s'étendra au magasin rue Raymond Losserand. C'est pourquoi je demande au plus grand nombre de personnes disponibles de venir aider au blocage du magasin, afin d'éviter que les clients ne commandent, car la seule chose importante pour Pizza Hut, c'est le chiffre d'affaires. 

Je vous remercie, et espère voir des militants de notre partie nous apporter leur aide et soutien.

Hichem AKTOUCHE, 
Délégué syndical à Pizza Hut et membre du Conseil Départemental du Parti.

 

Pour ceux qui le peuvent il serait bien que l’on soit à la PIZZA HUT, 196 rue Raymond Losserand. Pour apporter de l’aide aux camarades dans la lutte, à partie de 19h samedi

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 12:14

 

Par EDT

 

Le 1er mai a été l’occasion de faire le point de la situation politique avec beaucoup. Communistes, nous avons vendu le muguet dans les rues à des centaines de personnes. Nous l’avons porté à des dizaines de sympathisants. Les manifestations ont été un point de rencontre et d’échange avec beaucoup de militants et de camarades.

 

Objectivement, il y avait peu de monde dans les rues. Mais il y avait quand même bien 50 fois plus de manifestants dans les cortèges syndicaux qu’au rassemblement du FN qui a eu le droit, une nouvelle fois, à une indécente publicité.

 

Ce n’est pas parce que c’était dimanche et qu’il faisait beau que les défilés étaient peu fournis.

 

La colère sociale, la volonté de mettre en échec la politique du pouvoir sont intactes, peut-être plus fortes que jamais. Mais il se vérifie que l’enfermement de la perspective politique dans l’élection présidentielle de 2012 bloque les luttes.

 

On peut difficilement être plus clair que Martine Aubry pour l’illustrer. En marge de la manifestation de Lille, elle a déclaré aux journalistes : « on n'est pas obligé d'être dans la rue », « vivement 2012, on ira manifester dans les urnes ».

D’une autre façon, Bernard Thibault renvoie aussi en 2012 en expliquant la faible mobilisation par la « posture de fermeté » de Sarkozy, « singulièrement sur le conflit des retraites ».

 

Oui, l’échec de la bataille des retraites est dans toutes les têtes. Par millions dans les rues, tant de journées successivement sans essoufflement, pour rien !

Il est plus que jamais indispensable d’en analyser les causes. Parmi elles, à côté d’une certaine conception de l’unité réductrice sur le contenu, à côté de la non-remise en cause de la casse des régimes spéciaux de 2007, figurait déjà la perspective renvoyée et limitée à 2012 par la plupart des organisations.

 

Comment rassembler les travailleurs pour la défense de la retraite à 60 ans avec un PS, une Martine Aubry qui est d’accord pour les 40, 41, 42 annuités ?

Tant qu’elle prédomine, la perspective de l’alternance, du moindre mal en 2012 bloque toutes les luttes.

Comme pour les retraites, un rapport de force considérable existait (existe) pour défendre La Poste. Mais les initiateurs de la « votation pour la Poste » en 2009 se sont refusés à attaquer le volet de la loi qui étendait la concurrence à toute l’activité courrier, à remettre en cause l’application des directives européennes, approuvées par le PS.

L’initiative n’a pas aidé à la mobilisation, décisive, des postiers, à la convergence avec les luttes des autres services publics. En lui-même déjà, le principe de « votation » renvoyait aux échéances électorales.

 

Pour nous communistes, le niveau des luttes est déterminant pour faire reculer la politique au service du capital tout de suite sans attendre 2012.

 

Nous refusons le scénario qui laisse encore un an au pouvoir sarkozyste pour parachever ses contre-réformes structurelles avant éventuellement de passer la main à un Papandréou ou à un Zapatero à la française. Nous ne pouvons pas laisser l’idéologie dominante détourner la colère sociale vers le vote FN en 2012, repoussoir destiné à mieux faire accepter le consensus droite/PS sur les questions économiques et sociales principales.

 

Plus que jamais, notre parti doit être un point de résistance, complètement à contre-courant, donner une autre perspective, mettre en avant des positions de rupture qui alimentent la lutte des classes tout de suite, lancer lui-même de grandes campagnes nationales de lutte.

 

Dans cette situation, on mesure d’autant plus la gravité du choix du « Front de gauche », imposé aux communistes, comment il détourne le PCF de sa raison d’être.

 

Aussi lamentablement que dans les autres partis, le Front de gauche ne vit que pour et par les élections : européennes, régionales, cantonales (avec des résultats peu probants) maintenant 2012. Voilà six mois que sa préoccupation est la désignation du candidat à la présidentielle, plus exactement de voir comment imposer aux communistes le nom de Jean-Luc Mélenchon. Pendant ce temps, le marchandage a commencé entre partenaires du Front de gauche pour la répartition des candidatures aux législatives… 

 

Pierre Laurent donne la perspective politique du Front de gauche : « peser à gauche sur l’ensemble de la gauche ». Un programme de gouvernement est implicitement en négociation avec le PS. Il faudrait « peser » plus lourd que les écologistes. 1981, 1997, on a déjà donné !  Le « programme partagé du Front de gauche », élaboré sans les communistes, sans même que nous ayons décidé de notre propre programme, rentre dans ce cadre et veut être un programme pour « toute la gauche ». 

 

Non ! L’exigence impérieuse pour les communistes, c’est de mettre en avant des positions de rupture dont les luttes ont besoin pour déboucher.

Il se trouve qu’elles sont incompatibles avec celles du PS.

Les orientations du PS, qui sont les mêmes dans la version Strauss-Kahn, Aubry ou Hollande, ne sont pas « timides » : ce n’est pas qu’elles « n’aillent pas assez loin », c’est qu’elles vont dans le mauvais sens.

Prétendre « tirer à gauche » la social-démocratie, cela revient à s’aligner derrière elle, à canaliser vers des choix qui obstruent la perspective du mouvement social.

 

L’ampleur du consensus droite/PS se révèle sur l’Europe où se manifeste la loyauté de la social-démocratie envers le capital. Dans le même temps, le rejet de l’UE grandit dans chaque pays et notamment en France.

S’il y a bien une question sur laquelle les communistes doivent être à l’offensive, c’est bien celle-là en poursuivant l’engagement historique du PCF contre l’Europe supranationale du capital.

Tout au contraire, le Front de gauche, suivant le Parti de la gauche européenne, entame un travail de re-légitimation de l’intégration européenne, de l’UE, de l’euro, au nom du leurre de l’Europe sociale que porte aussi le PS.

Ainsi, en centrant ses attaques sur le « Pacte pour l’euro » (et non sur « l’euro pour le Pacte » voir nos précédentes analyses), le Front de gauche réussit à remettre le PS et la Confédération européenne des syndicats, promoteurs zélés du Traité de Lisbonne, dans le « bon camp ». Aberrant !

 

Tous les communistes sont en train de découvrir que le choix du Front de gauche, décidé par la direction du PCF, implique nécessairement le soutien à la candidature de Mélenchon à la présidentielle. Le tour est joué, voilà le PCF aligné derrière un socialiste, un Mitterrandien, un Maastrichien. Les rodomontades de Mélenchon, sa soudaine admiration pour Georges Marchais, ne sauraient tromper. Elles relèvent du « réformisme radical ».

Là où Aubry dit « manifestation dans les urnes », Mélenchon crie « révolution dans les urnes » !

 

Dans la période, le PCF pourrait et devrait être à l’initiative de grandes luttes à contre-courant de la focalisation de la vie politique sur la présidentielle. Ce ne serait d’ailleurs pas la plus mauvaise façon de préparer les législatives de 2012.

 

Partout où la campagne de pétition est menée pour l’annulation des hausses du gaz et de l’électricité, elle rencontre un grand succès et le lien est facilement fait avec l’exigence de renationalisation intégrale d’EDF et de GDF, de reconquête des monopoles publics (il ne s’agit pas de se contenter de demander l’extension des tarifs sociaux !).

Pour l’hôpital, les retraites, l’ensemble de la Sécurité sociale, alors que la loi Bachelot commence à sévir dans la pratique et que la loi Woerth doit commencer à s’appliquer au 1er juillet, une grande bataille est possible faisant le lien avec la défense du financement solidaire par la cotisation sociale.

Idem pour l’école, la défense du statut de la fonction publique.

Les luttes se multiplient pour les salaires. Elles pourraient converger dans un mouvement pour la hausse du SMIC à 1600 euros net, la reconnaissance des qualifications et le rétablissement d’une échelle mobile des salaires.

 

C’est sur tout cela, ignoré quasiment complètement des dernières réunions du CN, que le PCF devrait s’activer.

 

Les communistes doivent saisir la gravité de la situation du PCF. Elle est à la mesure de la gravité de la situation politique. Ce n’est pas un hasard si la direction du PCF les écarte de toutes les décisions, ne leur apporte même pas les éléments d’information.

 

Le Front de gauche, c’est la tentative de constitution d’une nouvelle formation social-démocrate « de gauche », occupant l’espace que le PS, par exemple avec DSK, ne peut plus entièrement tenir à lui seul. Le système a besoin d’un meilleur rabatteur à gauche que le NPA, plus influent aussi sur le monde syndical.

Le Front de gauche, c’est l’effacement du PCF, sa « métamorphose » recherchée depuis tant d’années par les principaux dirigeants actuels du Parti mais refusée par les communistes.

 

Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire d’aller sur le fond des positions politiques et des axes stratégiques. Notre but ne peut pas être de maintenir, une plus ou moins vague et trompeuse, référence communiste dans le Front de gauche.

 

Notre obligation aujourd’hui est de défendre, de faire vivre et de renforcer le PCF sur des bases de classe.

C’est dans cet objectif, dans le cadre de la consultation truquée organisée par la direction du PCF, qu’a été proposée collectivement la candidature d’Emmanuel Dang Tran.

Cette initiative est de la plus haute importance pour l’avenir de notre Parti.

 

Par Vive le PCF

http://vivelepcf.over-blog.fr/article-1er-mai-suite-la-manifestation-dans-les-urnes-vous-y-croyez-vous-73285870.html

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