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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 20:06

Déclaration du Parti de la démondialisation (Pardem)

 

Le 31 janvier 2017.

 

Avec la désignation de Benoît Hamon comme candidat du Parti socialiste, le paysage du premier tour de l’élection présidentielle est désormais campé. Le combat va maintenant s’organiser pour la présence au second tour.

 

Sauf accident pour l’instant imprévisible, Madame Le Pen devrait y figurer. Face à elle se trouvera le probable futur président de la République : Monsieur Fillon s’il parvient à se sortir du bourbier dans lequel il s’est mis, ou Monsieur Macron, soutenu indéfectiblement par les grands médias et l’establishment, si l’électorat de gauche applique la règle du « moins pire ». Pour jouer ce rôle Monsieur Hamon n’est pas calibré, et encore moins Monsieur Mélenchon. Ces deux derniers, à coup presque sûr, ne seront pas au deuxième tour et ne passeront pas devant Monsieur Macron.

 

Benoît Hamon, logiquement, a tendu la main à l’écologiste Yannick Jadot, bien à la peine, et à Jean-Luc Mélenchon : « je leur proposerai de construire ensemble une majorité gouvernementale cohérente et durable pour le progrès social, écologique et démocratique ». Monsieur Mélenchon a dit non, le PCF a dit oui. Son porte-parole, Olivier Dartigolles, juge que « la victoire de M. Hamon, avec des propositions s’inscrivant dans le débat pour une alternative de gauche au hollandisme, est une bonne nouvelle pour la gauche tout entière ». Il a ajouté « Oui, on va discuter avec toute la gauche anti-austérité. »

 

On retrouve ainsi un parfum de « gauche plurielle ». Tel était le nom du gouvernement socialiste du Premier ministre Lionel Jospin, comprenant des ministres communistes et écologistes, et… Monsieur Mélenchon. C’est ce gouvernement (1997-2002) qui détient le record des privatisations et qui déboucha sur l’élimination de Lionel Jospin du deuxième tour de la présidentielle, et l’appel de toute la gauche à voter… Chirac !

 

La décrépitude méritée de la gauche est telle que des problèmes similaires se posent à elle aujourd’hui. Car le vote pour le premier tour de la présidentielle doit être éclairé par les duels possibles du second tour, les législatives qui suivront et leur lendemain.

 

Trois possibilités crédibles se dessinent pour le second tour : Le Pen – Fillon ; Le Pen – Macron ; Fillon – Macron. Le reste n’est que chimères.

 

Dans l’hypothèse d’un duel Le Pen – Fillon, que va faire la gauche ? Appellera-t-elle, comme en 2002, à voter pour le « moins pire » ? Acceptera-telle d’être accusée de faire le jeu du FN ou refusera-t-elle de participer à une élection qui a tout de la mascarade ?

 

Dans l’hypothèse d’un duel Le Pen – Macron, que va faire la gauche ? Appellera-t-elle à voter pour le « moins pire » des « moins pire » (après tout Monsieur Macron a fait partie du gouvernement socialiste) ? Acceptera-telle d’être accusée de faire le jeu de l’establishment ou refusera-t-elle de participer à une élection qui ressemblera à un piège ?

 

Dans l’hypothèse d’un duel Fillon – Macron, que va faire la gauche ? Appellera-t-elle à voter pour le candidat de l’establishment ou refusera-t-elle de participer à une élection sans enjeu ?

 

Les électeurs aimeraient connaître les positions respectives de Messieurs Jadot, Hamon et Mélenchon.

 

Dans tous les cas, la gauche est dans l’impasse. Cette élection est déjà perdue pour elle, voter pour ses candidats, quels qu’ils soient, au premier ou au second tour, ne présente aucun intérêt.

 

Le seul candidat pouvant apporter un souffle d’air frais sur ce marigot est Jacques Nikonoff, candidat du Rassemblement pour la démondialisation. Il montre le caractère obsolète du clivage gauche – droite et met en avant le vrai clivage d’aujourd’hui, celui entre les classes dominantes et le peuple, entre les mondialisateurs, actifs ou consentants, et les démondialisateurs. Car tous ces candidats et partis qui se disputent le pouvoir ont un point commun, celui d’accepter en réalité la mondialisation néolibérale et les trois piliers sur lesquels elle repose : le libre-échange, la globalisation financière, les institutions supranationales qui tuent la souveraineté des nations et la démocratie. Aucun d’entre eux, par exemple, ne veut sortir immédiatement et unilatéralement de l’euro et de l’Union européenne. Si par malheur ils accédaient au pouvoir, au-delà de différences minimes, ils poursuivraient la même politique menée depuis quarante ans.

 

Il faut donc utiliser l’élection présidentielle et les élections législatives comme un moment de construction de la force qui remplacera ce théâtre d’ombres, celle des démondialisateurs. La priorité est donc à la collecte des parrainages pour permettre à Jacques Nikonoff, censuré par les grands médias, de participer à la présidentielle. La priorité est aussi au succès des candidats du Parti de la démondialisation aux élections législatives.

 

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 14:16

 

jeudi 26 janvier 2017
Par 
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Antonio Gramsci voyait le processus révolutionnaire comme la succession de guerres de position et de guerres de mouvement. Or la guerre de position pour lui est aussi une guerre culturelle. Ainsi, lorsque notre adversaire – l’oligarchie capitaliste – met en cause un fondement conquis par nos anciens, il faut au minimum être présent pour mener la résistance mais il faut aussi mener le combat pour une nouvelle hégémonie. Ce n’est qu’ensuite qu’il est possible de passer à l’offensive.
La résistance contre la loi El Khomri a été au rendez-vous face à la mise en cause des conquis sociaux d’hier, mais la contestation culturelle n’a pas suivi cette mobilisation. C’est là que réside une faiblesse majeure du mouvement social et politique français.

La nouvelle séquence de la période néolibérale

L’extrême droite a recentré son discours sur une ligne nationale-populiste (tout à fait compatible avec le mouvement réformateur néolibéral) pour tenter de bénéficier des voix des couches populaires délaissées par les néolibéraux de droite et de gauche, mais aussi par la gauche de la gauche.

La droite de Fillon a passé un accord avec l’extrême droite catholique de la Manif pour tous et de son parti politique « Sens commun », seule possibilité pour elle de gagner la primaire de droite.

La décomposition de l’appareil solférinien devient patente. La stratégie de type Terra novaqui vise à abandonner les couches populaires et à tenter une majorité avec les couches moyennes minoritaires et les groupes discriminés a fait faillite.

Les tenants de la maison solférinienne tentent de façon pathétique d’éviter la décomposition de leur parti en jouant la carte des frondeurs socialistes avec des idées solubles dans le système, comme cette fausse bonne idée de revenu universel dont les néolibéraux sont en train de se saisir. Il est cependant probable qu’ils subiront malgré tout la même vague de recul que leurs congénères européens. Car les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les deux primaires de gauche, celle des socialistes et celle d’EELV, ne sont-elles pas les primaires pour choisir ceux qui seront en 5et 6e position du premier tour de la présidentielle ?

Emmanuel Macron quant à lui tente, avec un discours contestataire de façade contre les « élites », un syncrétisme entre les gagnants de la mondialisation néolibérale et tous ceux qui en restent à une indignation tout hesselienne et qui croient encore à un altercapitalisme plus moral. Son discours européiste lui permet conjoncturellement de rassembler  d’anciens électeurs socialistes, pseudo-centristes à la Bayrou et même d’anciens électeurs de droite plus favorables à Juppé.

La décomposition de l’extrême gauche, de la gauche de la gauche (altermondialistes et altercapitalistes keynésiens, ex-comités anti-libéraux, ex-Front de gauche appareil du PCF compris, trop compromis soit dans des alliances avec les solfériniens soit avec les communautarismes réactionnaires locaux) que nous avons largement analysée dans ReSPUBLICA s’est accélérée.

Seule la France insoumise de JLM 2017 permet un espoir d’un score à deux chiffres à la présidentielle en évitant une bérézina complète de la gauche française.

Cela dit, même si le dépassement du candidat solférinien par Jean-Luc Mélenchon est de plus en plus envisageable, tenter d’atteindre le deuxième tour lui demanderait de prendre un discours plus mobilisateur pour la majorité des couches populaires abstentionnistes (60 % de la classe populaire ouvrière et employée, donc 30 % du corps politique des citoyens) par une contestation encore plus vive du système d’exploitation dans les rapports de production, provoquant chômage et précarité, de l’Union européenne, de la zone euro (encore un effort pour passer du plan A/B au plan C !)1, des communautarismes coupables y compris dans les quartiers populaires, de l’école telle qu’elle est, des services publics abandonnés, d’une protection sociale de plus en plus ouverte aux prédateurs, de la souffrance au travail et dans la précarité, etc. Cela demande d’accentuer la revendication de l’abaissement du temps de travail hebdomadaire, de la nécessaire réindustrialisation de la France, de la critique de la démocrature pour promouvoir enfin la démocratie jusqu’à et y compris dans l’entreprise comme nous le proposons dans un ouvrage sur la République sociale (voir la librairie militante, sur ce site), etc. Cela demanderait aussi de promouvoir avec l’idée de la Constituante, la promotion d’un modèle politique alternatif anticapitaliste global de type République sociale.

L’état de la France des travailleurs est sans appel

Prenons le cas de l’école. Sarkozy avait fait accroître la part de l’école privée confessionnelle à la rentrée en sixième. Hollande a poursuivi ce chemin en faisant le jeu du privé par ses réformes dites des rythmes scolaires où il remplace des enseignants par des animateurs Bafa. À noter que c’est Benoît Hamon qui fut à la tâche pour la mise en orbite de cette régression. Il suffit pour cela de consulter les études du Ministère lui-même.

Bien évidemment, tout cela s’accompagne de l’augmentation des financements publics à l’école privée confessionnelle. Idem pour l’accroissement des inégalités sociales scolaires. Idem pour l’évacuation de plus en plus affichée des contenus dans les programmes et, par le biais de l’enseignement par compétences, leur mise en conformité avec les exigences des intérêts de l’oligarchie, idem pour la mise en conformité des programmes aux exigences des intérêts de l’oligarchie, idem pour la chute de la mobilité sociale, idem pour les 100.000 élèves qui sortent sans diplômes ni qualifications du cursus scolaire, idem avec le soutien médiatique des écoles privées patronales de type Espérance banlieue pratiquant des programmes de régression scolaire soutenus par une défiscalisation des dons décidée par l’Etat, etc.

Prenons la croissance des inégalités sociales de santé, l’incapacité du système de santé de continuer son travail habituel lorsqu’il y a une épidémie de grippe, la croissance des restes à charge et des refus de soins pour causes financières, la poursuite de la privatisation de la Sécurité sociale, la montée des dépassements d’honoraires, la baisse continuelle des retraites, des prestations logement et des prestations sociales, la croissance de la misère, de la pauvreté (+ 1 million sur le quinquennat d’Hollande), du chômage (plus de 6,5 millions de chômeurs en comptant bien sûr sur les catégories A, B, C, D, E et non seulement  la catégorie A) et de la précarité.

Selon Oxfam, en France, 21 personnes détiennent autant que les 40 % les plus pauvres. C’est une course-poursuite par rapport au monde entier où le rapport est de 8 personnes qui détiennent autant que les 50 % les plus pauvres.
Et c’est pareil pour d’autres pays développés. D’après la World Wealth and Income Database, une étude d’Emmanuel Saez et Gabriel Zucman montre que : la part des 50 % des Américains les plus pauvres est passée de 20 % à 12 % du revenu national entre 1980 et 2014, alors que la part des 1 % les plus riches passait dans le même temps de 11 % à 20 %. Concrètement, le revenu moyen annuel des 50 % les plus pauvres a stagné autour de 16 000 dollars par adulte (en dollars constants 2015), alors que le revenu moyen des 1 % les plus riches est passé de 27 fois à 81 fois ce montant, c’est-à-dire d’un peu plus de 400 000 dollars en 1980 à plus de 1,3 million de dollars en 2014.

La France a eu en 2014, d’après Eurostat, 8,8 % de bas salaires (sont considérés comme tels par Eurostat ceux qui sont inférieurs à deux tiers ou moins du salaire horaire national brut médian). C’est plus que les 2,6 %  de la Suède, les 3,8 % de la Belgique, les 5,3 % de la Finlande mais moins que les 15,9 % de la zone euro et les 17,2 %  de l’Union européenne. À noter les chiffres pour la Lettonie (25,5 %), la Roumanie (24,4 %), la Pologne (23,6 %), l’Allemagne (22,5 %), le Royaume Uni (21,3 %), l’Irlande (21,6 %, les Pays-Bas (18,5 %). Et environ 15 %  pour les pays du sud de l’Europe (non compris la Grèce car les relevés n’ont pu être effectués).

Précisons que la productivité (PIB/nombre d’heures travaillées), calculée par l’OCDE2 est d’environ 55 euros pour l’Allemagne, la France et les Etats-Unis (42 euros pour la Grande-Bretagne et l’Italie). Cela montre, si l’on relie ce chiffre à la série précédente, que l’Allemagne, qui est encensée par les médias néolibéraux, est plus inégalitaire que la France. D’autre part, cette productivité est près de trois fois supérieure (20 euros) à son niveau de 1970, ce qui montre une impressionnante intensification du travail par le mouvement réformateur néolibéral. Ajoutons que ce chiffre de la productivité française est sans doute optimiste car, comme la France a un taux de chômage plus élevé que les États-Unis et l’Allemagne, on remarque un décrochage français dû à la forte augmentation du chômage de personnes peu qualifiées ; il faudrait alors faire une correction des séries utilisées. Cette faiblesse pourrait s’expliquer par la faiblesse du taux de recherche-développement en France et par l’effondrement de son système éducatif, professionnel compris.

Que faire ?

Une vidéo qui constitue un extraordinaire cours de lutte de classe et fait actuellement le buzz dans la mouvance CGT sur les réseaux sociaux montre Fillon s’adressant aux patrons pour préparer la guerre sociale qui devrait suivre son élection. Si Fillon gagne la présidentielle, ce qui n’est pas une hypothèse d’école malheureusement, c’est bien le mouvement syndical revendicatif qui sera en première ligne.
Notre rôle sera alors de mener à ses côtés la campagne pour une nouvelle hégémonie culturelle avec nos outils d’éducation populaire refondée, à modifier d’ailleurs au préalable pour les rendre plus efficaces.

 

  1. Le plan A est le plan des européistes qui estiment que l’UE et la zone euro peut permettre une politique progressiste suite à une simple mobilisation importante.
    Le plan B est le plan de ceux qui estiment souhaitable et possible de quitter à tout moment la zone euro et l’UE par une simple mobilisation volontaire.
    Le plan A/B est le plan de ceux qui veulent commencer par demander un changement des traités et en cas de refus (pourrait-il en être autrement quand on sait que l’Allemagne vieillissante doit se procurer des excédents pour financer la protection sociale de ses seniors ?) de déclencher la sortie de l’UE et de la zone euro.
    Le plan C est celui de ceux qui pensent qu’une sortie gauche de gauche est plus difficile qu’une sortie néolibérale de type Brexit) tout en étant impérative pour une politique progressive. Mais elle ne pourra avoir lieu que lors d’une crise paroxystique de type de celle de 2007-2008 ou lors de la suivante. []
  2. Tous les chiffres sont exprimés en parité de pouvoir d’achat et en euros 2015, c’est-à-dire après prise en compte de l’inflation et du niveau des prix dans les différents pays. Ce sont des chiffres de l’OCDE, corroborés par des résultats similaires du Bureau of Labor Statistics du gouvernement fédéral américain. []

 

http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/regression-catastrophique-pour-le-peuple-spectacle-mediatique-insense-une-alternative-vite/7399860 

 

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 13:06


 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 16:45



Le 22 janvier 2017.

C’est le vendredi 20 janvier, à Lens, que le Parti de la démondialisation (Pardem), lors d’une conférence de presse, a présenté ses 12 candidats aux législatives dans le Pas-de-Calais. Il s’agit du premier département dans lequel le PARDEM présente des candidats dans toutes les circonscriptions. Dans les jours qui viennent, d’autres annonces seront faites…

Jacques NIKONOFF, président du PARDEM et candidat à la présidence de la République, a présenté les enjeux des élections de 2017, la présidentielle comme les législatives.

 


Jean-Claude DANGLOT, ancien sénateur et premier secrétaire de la fédération du Parti communiste français, a expliqué les raisons de sa candidature pour le PARDEM.

Michèle DESSENNE, vice-présidente du PARDEM et candidate, a insisté sur le fait que le Pas-de-Calais était un département martyr de la mondialisation néolibérale. La démondialisation est donc un objectif vital pour les habitants de cette région. Le PARDEM se fixera donc comme priorité pendant cette campagne électorale la question de l’emploi.

Enfin, Jean-Luc FLAHAUT, responsable départemental du PARDEM et également candidat, a donné les raisons de la création récente de ce jeune parti – le PARDEM – et remis aux journalistes la liste des candidats du PARDEM dans les 12 circonscriptions du Pas-de-Calais.

 


Citoyennes, citoyens de toute la France, si vous partagez le combat du PARDEM, vous pouvez devenir candidat aux législatives. Prenez contact avec nous : secretariat@pardem.org

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 20:09

Le 8 février prochain aura lieu la commémoration pour le 55ème anniversaire du massacre commis au métro Charonne. Elle aura lieu à 11h30 à l'entrée de la station, à l'initiative du Comité Vérité et Justice pour Charonne et l'URIF-CGT.


Philippe Martinez, pour la CGT, et Pierre Laurent, pour le PCF, prendront la parole.

 

Pour le 55ème anniversaire :

  • le Comité Vérité et Justice pour Charonne publie un livre, avec notamment de nombreux témoignages,
    qui retrace les évènements de cette période (ci-joint le flyer de l'éditeur) ;
  • une soirée aura lieu à 18h à l'hôtel de ville de Paris avec la projection du film produit par le comité,
    suivie d'un débat sur la répression et la présentation du livre (invitation ci-jointe).

 

Nous vous invitons à diffuser ces informations le plus largement possible.

Fraternellement,



Emilie Lecroq
Responsable Vie du Parti

vie-militante@pcf.fr 

 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 19:06
 

Le froid qui touche la France n'a rien d'exceptionnel même si les médias semblent découvrir que l'hiver, il peut faire...froid ! Cela leur permet simplement de faire croire que l'insupportable situation des usagers et des personnels des hôpitaux est exceptionnelle.

 

Mais pour le peuple, pour les 20 % de la population en état de « précarité énergétique » et qui ne peuvent se chauffer, pour ceux dont l'accès aux soins passe par des urgences hospitalières asphyxiées par des années de rigueur budgétaires et de fermetures de services et de lits, pour ceux qui meurent de froid dans les rues, pour les agents des services publics qui par exemple se dévouent pour rétablir l'électricité alors que les équipes ont été réduites drastiquement, le froid saisonnier ne faire que rendre plus insupportable encore l'état d'urgence sociale dans lequel « ils » ont mis le pays.

 

« Ils », ce sont tous les représentants de la classe dominante, les 300 familles qui dirigent l'économie et le pays, les barons du Medef, les politiques de droite comme de « gauche » qui se succèdent au gouvernement, les « journalistes » et autres « experts » de tous poils grassement payés pour expliquer au peuple qu'il doit en finir avec ses privilèges et se serrer toujours davantage la ceinture... Bref, tous ceux qui depuis des années appliquent et justifient les politiques de guerre sociale définies au niveau européen et par le Medef dans le seul but de favoriser le profit maximum (68 milliards de dividendes versés en 2016 pour les gros actionnaires du CAC 40, un record depuis 2008 !) et de casser les solidarités que les travailleurs avaient su construire dans la lutte et le rapport de forces (Sécu, retraites, conventions collectives et droit du travail...).

Et nos services publics, du fait de leur casse systématique sous l'impulsion des directives européennes, ne peuvent plus répondre aux besoins vitaux de toute la population dont le niveau de vie régresse de jour en jour, ce qui mène notre pays dans une paupérisation toujours plus importante ouvrant une voie à l’extrême-droite et/ou au repli sur soi même. Le silence sur la politique néfaste européenne par la Confédération Européenne des Syndicats est une fois de plus déplorable.

 

Dans le même temps, les syndicalistes sont poursuivis partout dans le pays surtout s'ils sont à la CGT (Chérèque lui ayant eu droit à des hommages appuyés de la part des chiens de garde médiatiques pour services rendus à la cause patronale) et les blanchiments judiciaires se succèdent dans les affaires de corruption ou de délinquance financière tandis que rien de sérieux n'est entrepris pour lutter contre les 80 milliards annuels d'évasion fiscale qui permettent aux puissants d'éviter l'impôt grâce aux paradis fiscaux qu'ils ont créés tout en affirmant vouloir les combattre !

 

Oui, il y a quelque chose de pourri dans la République de France et ce quelque chose, c'est le pouvoir des riches qui dissout le pays dans l'empire européen en formation, qui étrangle le peuple et prétend le tenir en laisse, reniant les promesses du Conseil National de la Résistance de construire une société de fraternité débarrassée du pouvoir des féodalités financières.

 

Alors que les médias nous vendent du Fillon, du Macron, du Le Pen, ou du Valls tous au service des intérêt dominants (n'oublions pas Montebourg, Peillon, Hamon eux aussi anciens ministres de Hollande), l'espoir ne peut renaître que de la mobilisation populaire, de la mobilisation des travailleurs et de la classe ouvrière pour la défense de la Sécu, de la Santé publique, des services publics, du droit du travail, des emplois, des libertés syndicales, des retraites…

 

Pour cela, soutenons et participons aux nombreuses luttes qui se développent dans le pays, organisons la solidarité autour de nos camarades poursuivis en justice, faisons monter la nécessité de la convergence des luttes et inscrivons d’ores et déjà sur nos agendas l'importante journée du 7 mars 2017 de grève nationale de la santé et de l’action sociale avec manifestation nationale à Paris.

 

Front Syndical de Classe, 19 janvier 2017

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 17:37

Le dernier Conseil National a témoigné des difficultés considérables dans lesquelles se débattent les communistes alors que les campagnes de la présidentielle et des législatives s’amorcent.

Le renoncement à une candidature communiste à la présidentielle continue d’affaiblir considérablement notre visibilité nationale et handicape nos candidats aux législatives. Dans ces conditions, la campagne autonome annoncée tient de la prouesse.

Notre soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon se heurte à son indifférence apparente. Il est clair que celui-ci, sur le terreau de la décomposition politique, s’installe dans une démarche présidentiable et personnelle visant entre autres à dépasser les partis et tout particulièrement le PCF, avec l’objectif de s’approprier notre électorat achevant ainsi le projet entamé par François Mitterrand.

La vieille union de la gauche, issue du programme commun, agonise des renoncements de la social-démocratie et d’une conception renvoyant au sommet la transformation sociale. Certains espèrent pourtant toujours profiter de l’intransigeance de Jean-Luc Mélenchon et agitent la chimère d’une candidature de rassemblement issue de la primaire socialiste, alors que les communistes ont largement rejeté cette hypothèse et que le Parti socialiste est au bord de la décomposition/recomposition.

Dans ces conditions, de très nombreux camarades s’interrogent sur la stratégie suivie depuis plusieurs années et la légitimité de la direction nationale. Le refus de l’effacement du PCF est de plus en plus largement partagé, c’est un point d’unité qui peut être le fil rouge d’un renouveau de notre parti. Le respect du choix des communistes pour la présidentielle et la mobilisation de toutes nos forces pour les législatives sont essentiels.

Nous prenons date pour un débat stratégique, bilan, perspectives et responsabilités de la direction nationale, qui devra s’ouvrir après la période électorale qui se terminera par les sénatoriales. Ce débat ne peut se limiter aux présidentielles, il doit aborder autant la question de l’Union européenne que celle des grandes réformes nationales nécessaires, en passant par la bataille pour la Paix. Nous avons besoin de construire le chemin de la conquête du pouvoir et de la révolution populaire dans un pays capitaliste développé, alors que de plus en plus de citoyens mesurent les limites d’une démocratie renvoyée au seul système électoral.

Avec la présidentielle, le capitalisme n’a qu’un objectif : créer les conditions d’une nouvelle aggravation de l’exploitation des salariés, de la marchandisation de la vie humaine et de sa domination sur toute la planète. Il ne peut y parvenir avec un gouvernement en faillite et lance donc ses pions pour garder la main : droite dure avec Fillon, fascisme avec Marine Le Pen, ainsi que le leurre Macron, celui qui promet que « quand on croit à ses rêves, ils finissent par se réaliser », le comble du cynisme quand on sait les rêves brisés par la misère, la guerre et le pillage de la planète de millions d’êtres humains.

Notre combat, c’est de construire la résistance à ce nouveau recul social et démocratique qui s’annonce, jusqu’à l’empêcher et à ouvrir une nouvelle perspective. Nous appelons les communistes à refuser la paralysie, le renoncement et les vieilles combines d’appareil qui ne peuvent que nous enfoncer dans l’effacement du PCF. Soyons nous-mêmes et travaillons ensemble à une campagne communiste appuyée sur l’ancrage de nos militants dans les entreprises et les quartiers, le travail et le rayonnement de nos élus. Par nos propositions, nos actions et nos initiatives politiques, redonnons confiance au peuple dans sa force et sa capacité à transformer la société. Plus que jamais notre pays a besoin d’un parti communiste qui joue pleinement son rôle.

Déclaration signée par :

Caroline Andreani, Danielle Trannoy, Gilles Gourlot, Jean-Pierre Meyer, Jean-Jacques Karman, Paul Barbazange, Anne Manauthon, Marie-Christine Burricand, Michaele Lafontant, membres du Conseil National et Hervé Poly, secrétaire départemental du Pas-De-Calais

Michelle Bardot (67), Floriane Benoît (38), Gilbert Rémond (69), Laurent Santoire (93), Sandrine Minerva (34), Hervé Fuyet (92), Pascal Brula (69), Robert Brun (26), Pierre-Alain Millet (69), Bernard Trannoy (33), Guillaume Sayon (62), Clara Gimenez (34), Rémy Ferront (73), Michel Dechamps (06), Nicolas Peyraud (13), Christian Harquel (34), Danielle Bleitrach (13), Willy Pepelnjak (38), Luc Basin (26), Aimé Couquet (34), Amandine Lampin (31), Danièle Viallet (34), Pierre Viallet (34), Olga Touitou (13)

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 14:02
 


 

Les convulsions du capitalisme - Edito du n°14
 

A l’occasion du centième anniversaire de la révolution russe, la bourgeoisie du monde entier va mobiliser son armée d’historiens et de journalistes pour qu’ils nous disent, une nouvelle fois, à quel point les révolutions en général sont mauvaises – et en particulier celle qui porta au pourvoir le parti bolchevik.
 

On connait d’avance leurs arguments. Ce sont toujours les mêmes, creux et mensongers. Ils nous expliqueront que les horreurs du stalinisme étaient en germe, déjà, dans la révolution d’Octobre 1917, dans le parti de Lénine, voire dans le cerveau de ce dernier. Ils parleront d’Octobre comme d’un « coup d’Etat ». Ils disserteront sur l’effondrement des régimes staliniens, au début des années 90, qu’ils désigneront comme le tombeau de toute alternative au système capitaliste.
 

« Risque politique maximal »


Nous répondrons à cette propagande. Mais d’ores et déjà, on peut observer que les chantres du capitalisme n’ont plus la même flamme, plus le même optimisme qu’au lendemain de la chute de l’URSS, il y a moins de 30 ans. Ils broient du noir. Depuis la crise de 2008, rien ne va plus. Le « retour de la croissance » est comme un mirage : sans cesse annoncé, toujours reporté. Et les perspectives sont chargées d’« incertitude », comme le signalait Le Figaro du 30 décembre, qui citait ces propos d’Ulrich Grillo, le chef de l’organisation patronale allemande : « Le niveau d’incertitude mondiale a augmenté, tout comme l’imprévisibilité. Malheureusement, je crains que cela ne change pas beaucoup en 2017 ».
 

Oui, le « niveau d’incertitude » a augmenté, en 2016. Le Brexit et l’élection de Donald Trump, par exemple, n’avaient pas été anticipés – ni souhaités – par les stratèges les plus avisés du grand Capital. Il faut dire que ces deniers sont complètement déconnectés des conditions de vie et de l’humeur réelles des masses, qui subissent la crise de plein fouet et cherchent désespérément une issue. Le Brexit et Donald Trump, bien sûr, ne seront pas une solution aux problèmes des travailleurs britanniques et américains. Mais ces deux événements n’en signalent pas moins un profond rejet du « système ». En Italie, l’ex-Premier ministre Matteo Renzi vient lui aussi d’en faire l’amère expérience.
 

En retour, ces crises politiques – et leurs conséquences – déstabilisent un peu plus les fondements de l’économie mondiale. Le Brexit est loin d’avoir produit tous ses effets sur l’UE et son économie. Les vociférations protectionnistes de Donald Trump, avant son élection, font redouter une guerre commerciale avec la Chine, entre autres. La chute de Renzi aggrave les pressions sur un système bancaire italien au bord du gouffre. Or d’autres crises politiques de cet ordre sont inévitables. L’article du Figaro que nous avons cité a pour titre : Risque politique maximal pour l’économie mondiale. On ne saurait mieux dire.
 

Désordre mondial


A cela s’ajoutent les risques liés à l’énorme instabilité des relations internationales. Les peuples martyrisés du Moyen-Orient n’en ont pas fini avec les guerres impérialistes. Les médias occidentaux accusent Vladimir Poutine. Leur hypocrisie n’a pas de limites. Certes, en Syrie, Poutine défend uniquement les intérêts de l’oligarchie réactionnaire russe. Mais les impérialistes américains, français et britanniques sont très mal placés pour lui donner des leçons de pacifisme. Ils interviennent militairement dans cette région depuis des décennies. Ils sont les premiers responsables du chaos sanglant qui y règne – et du fondamentalisme, qu’ils ont armé et financé. Ils versent des larmes de crocodile sur la population d’Alep, mais ne trouvent que des vertus à l’offensive contre Mossoul. Ils passent sous silence la guerre monstrueuse que mène leur allié saoudien au Yémen, dont la moitié de la population se trouve exposée au risque de famine.
 

Face à la domination des Russes en Syrie, Donald Trump annonce qu’il veut davantage collaborer avec Poutine, lequel s’en félicite. Mais les déclarations diplomatiques sont une chose. Autre chose est la réalité des intérêts objectivement divergents des impérialismes américain et russe. L’establishment américain le rappellera fermement à Donald Trump. En attendant, son « isolationnisme » proclamé signifie sans doute qu’il se concentrera sur les zones d’influence traditionnelles de l’impérialisme américain. C’est lourd de dangers pour les peuples d’Amérique latine – et en particulier pour ceux de Cuba et du Venezuela.
 

La présidentielle et la campagne de Mélenchon


Dans son Programme de transition, écrit en 1938, Léon Trotsky écrivait : « la bourgeoisie marche maintenant les yeux fermés à la catastrophe ». De nos jours, elle y marche les yeux grands ouverts, instruite par toute une série de crises. Mais reste que, chaque fois, les événements la prennent par surprise. Elle les enregistre dans la stupeur de l’après-coup – et n’anticipe pas mieux ceux qui se préparent. Elle est profondément désorientée.
 

La situation politique française en est un bon exemple. Si l’on en croit les « experts » des médias bourgeois, le vainqueur de l’élection présidentielle est connu d’avance : ce sera François Fillon, après un deuxième tour face à Marine Le Pen. N’est-ce pas ce qu’annoncent tous les sondages ?
 

Il est bien possible qu’il en soit ainsi. Les politiques réactionnaires du gouvernement Hollande – et en particulier la loi Travail – ont porté un coup sévère à la crédibilité du PS, dont le candidat aura le plus grand mal à susciter de l’enthousiasme. Pour canaliser les électeurs réticents à voter Fillon, les médias feront la promotion du chevalier Macron, si beau, si frais, si faux. Quant à Marine Le Pen, elle sera promue comme vote « protestataire » sans danger pour le système – puis serait l’épouvantail idéal, au deuxième tour, pour que Fillon l’emporte facilement.
 

Sur le papier, ce scénario n’est pas absurde. Mais il n’est pas du tout certain, car il fait abstraction de la volatilité et de la polarisation extrêmes de l’« opinion publique », qui sont elles-mêmes l’expression de la colère et de la frustration explosives qui travaillent les profondeurs de la société française. C’est précisément cela que les « experts » ne perçoivent pas concrètement, car ils sont eux-mêmes déconnectés des conditions de vie et des souffrances de la grande majorité de la population. Aussi n’anticipent-ils pas tout le potentiel de la candidature de Mélenchon, qui offre la possibilité d’infliger au « système » un coup venant de la gauche, à partir d’un programme hostile aux politiques d’austérité, aux inégalités sociales et à la corruption de la démocratie bourgeoise.
 

Au moment où nous bouclons ce journal, le 3 janvier, les sondages attribuent à Mélenchon 13 à 15 % d’intentions de vote, soit déjà davantage que son résultat de 2012 (11 %). A l’issue des primaires du PS, il est bien possible que son vainqueur soit toujours moins bien placé que Mélenchon, dans les intentions de vote. Alors, le candidat de la France insoumise deviendrait, de facto, ce que les dirigeants du PS appelaient le « vote utile » face à la droite – lorsqu’ils en étaient les bénéficiaires. Cela ne manquerait pas de piquant. Mais au-delà de l’arithmétique des sondages, dont la valeur est limitée, il y a l’indiscutable élan d’enthousiasme dont la campagne de Mélenchon bénéficie dans de larges couches de la jeunesse et du salariat. Cet élan ne cesse de se développer. Il est tout à fait possible qu’il franchisse des seuils décisifs, dans les mois qui viennent. Révolution y contribuera à la hauteur de ses moyens, avec ses idées et son programme marxistes, et appelle tous ses lecteurs et sympathisants à faire de même.

 

www.marxiste.org

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 12:54

Paris, le 30 décembre 2016

 

 

Cher Arnaud, Cher Benoît,

Le Comité national d’organisation ou La Haute Autorité n’ont pas validé ma candidature légitime aux primaires citoyennes ouvertes à la gauche et aux écologistes des 22 et 29 janvier.

Le nombre significatif de mes soutiens : celui de nombreux élus socialistes, celui des quelque 13 500 citoyens de gauche, puis des 5 500 signataires du recours mobilisés en 48 h ont légitimé le discours de campagne que je tenais depuis le mois de juin 2016. C’est parce que ma candidature répondait à un besoin social profond (la défense des petits salaires et des petites retraites) que Jean-Christophe Cambadélis s’est montré déterminé à empêcher que je puisse parler aux électeurs de gauche. Ils ont fait exploser les critères de sélection des postulants candidats en cours de route : parrainages ou pas, BAP ou pas, « wild card » ou pas…

Le juge des référés a ouvert la porte à cette reconnaissance de l’éclatement scandaleux des règles mais il a refusé de s’engager plus loin en tant que tel.

Malgré mon éviction, mes amis et moi, et ceux qui nous ont rejoint, nous voulons plus que jamais sanctionner le bilan du quinquennat incarné aujourd’hui par Manuel Valls : c’est le TSCG, le CICE, les lois Sapin (ANI) , les 6 trimestres supplémentaires pour la retraite, les lois Macron, El Khomri et six 49.3 scélérats. Nous voulons faire réussir les primaires et faire gagner la gauche socialiste.

La gauche pour repartir et regagner une confiance de masse ne peut faire autrement que de rompre avec cet échec de 5 ans, qui nous a fait perdre 5 élections, qui a produit 1,3 million de chômeurs de plus, qui a donné 41 milliards de CICE au patronat au lieu d’aider l’emploi direct, une austérité qui cassait la relance, et enfin ils ont brisé 100 ans de droit du travail – même le dimanche !… Sans oublier le refus de l’amnistie des syndicalistes, le projet de déchéance de nationalité après le rejet des Roms et la stigmatisation des musulmans, ni les voyages en Chine pour dénigrer les 35 h ou en Arabie Saoudite pour dénigrer les salariés d’Air France traités, depuis là-bas, de « voyous ».

Après tant de déceptions, et disons-le d’un sentiment de trahison qui fait si mal, la reconquête de l’électorat, à la présidentielle et d’abord aux primaires, passe forcément par une bataille pour l’unité de la gauche autour d’un projet convaincant, répondant clairement à ses attentes et à une exigence sociale exacerbée.

Le projet que je souhaitais présenter à nos concitoyens porte le social au cœur avec des mesures phares à satisfaire dès le début du quinquennat et parmi elles : une hausse significative du SMIC et des plus bas revenus, la réduction du temps de travail à 32 h hebdomadaires, la limitation du travail précaire, le contrôle des licenciements boursiers, le plafonnement légal des rémunérations annuelles des dirigeants d’entreprises, l’extension des conditions de retour à la retraite à 60 ans, une réforme fiscale, une réforme bancaire, une transition écologique, une marche vers la VI° République.

L’espoir du succès de la gauche à la présidentielle passe par le rassemblement de ses composantes autour d’un socle commun porté par une candidature unique, que j’appelle inlassablement de mes vœux depuis plus d’un an.

J’ai l’intention, avec tous mes amis de Démocratie & Socialisme, avec tous ceux qui m’ont soutenu, de poursuivre cette bataille politique. Nous souhaitons que cette bataille pour battre Valls et mettre le social au cœur soit le fait d’un rassemblement large afin que les 22 et 29 janvier, le renouveau socialiste l’emporte et que le mieux placé de vous deux gagne la bataille face à Manuel Valls et son bilan antisocial.

Au départ, vous vous en souvenez, puisque je vous ai écrit et contacté à plusieurs reprises depuis septembre, j’avais voulu qu’on fasse des gestes clairs de rassemblement entre nous quatre - avec Marie-Noëlle Lienemann. Je vous le propose de nouveau.

Je vous suggère de l’accepter car il y a deux tours, et il va falloir additionner impérativement nos voix, les vôtres et celles qui s’apprêtaient à venir spécifiquement me soutenir, il faut pour cela une dynamique politique.

Je suis prêt à faire campagne avec vous pour battre Manuel Valls et je souhaite, pour cela, que vous apportiez des précisions dans le débat public sur :

  • la hausse des salaires et la façon de prendre sur les dividendes (qui n’ont jamais été aussi élevés) ,
  • la façon dont vous envisagez l’abrogation de la loi El Khomri,
  • la façon dont vous comptez tous deux proposer en cas de victoire, dès le 30 janvier un programme de gouvernement commun à Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon, car nous le savons, sans dynamique unitaire la gauche sera écartée le 23 avril à 20 h,
  • les initiatives que vous comptez prendre pour parvenir à une candidature unique sur la base d’une plateforme commune afin d’aborder au mieux non seulement la présidentielle mais aussi les législatives.

Dans l’attente de vous lire et de nous rencontrer, je vous adresse, cher Arnaud, cher Benoît, l’expression de mon amitié socialiste, unitaire et combattante et aussi celle de tous mes amis organisés autour de la revue mensuelle « Démocratie & socialisme. »

Gérard Filoche

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 13:47

Résistance et victoires pour 2017



Le Front Syndical de Classe adresse à tous les travailleurs et à toutes les travailleuses, ainsi qu'à leurs familles et leurs proches, ses meilleurs vœux pour l'année 2017.

L'année 2016 aura été marquée par la poursuite de l'offensive contre tous les acquis du monde du travail ainsi que par la poursuite des guerres impérialistes.

Loi travail, déclinaison de la loi NOTRe et du PPCR dans la Fonction publique, criminalisation de l'action syndicale dans le contexte de l’État d'urgence prolongé indéfiniment (plus de 1000 syndicalistes poursuivis en 2016 !), réforme du collège et casse de la santé et de l'Hôpital public, ubérisation brisant toutes les garanties collectives… Le MEDEF, le CAC 40 et l'Ue sont aux manettes et déclinent via le PS les politiques définies au niveau européen pour formater les sociétés au tout profit capitaliste et pour détruire les souverainetés populaires et nationales.

Dans le même temps, les luttes n'ont pas cessé et le grand mouvement du printemps 2016 contre la casse du code du travail a montré la volonté de combattre de nombreuses bases syndicales CGT et a permis d'infléchir discours de la Confédération CGT grâce à l'intervention de ces mêmes bases.

Mais l'année qui s'ouvre est lourde de dangers pour le monde du travail et les candidats aux ordres du système et du MEDEF, de Le Pen à Valls en passant par Fillon et Macron se bousculent aux portillons de l'élection présidentielle…

Pour éviter le piège mortel de l'extrême droite, de la droite versaillaise et catholique traditionaliste ou du social-libéralisme, le mouvement syndical aura son mot à dire en revenant aux fondamentaux qui lui ont permis d'obtenir de grand succès comme en témoigne le film La sociale de Gilles Perret sur la Sécurité sociale portée par la CGT et ses 5 millions d'adhérents et un parti communiste (alors) révolutionnaire à près de 30% .

Ces fondamentaux ont été en partie résumés par la belle formule d'Henri Krasucki : «  la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »

Ce qui renvoyait à Marx expliquant que « si la classe ouvrière lâchait pied dans son conflit quotidien avec le capital, elle se priverait elle-même de la possibilité d'entreprendre tel ou tel mouvement de plus grande envergure. » et que parallèlement «  il faut que les ouvriers comprennent que le régime actuel, avec toutes les misères dont il les accable, engendre en même temps les conditions matérielles et les formes sociales nécessaires pour la transformation économique de la société. Ils doivent inscrire sur leur drapeau le mot d'ordre révolutionnaire: "Abolition du salariat". »

Alors que les luttes se multiplient dans beaucoup d'entreprises et de secteurs, les travailleurs doivent mettre la campagne électorale qui s'annonce sous la pression du mouvement social afin de résister à l’oligarchie et son système, au CAC 40, à l'Ue et à l'OTAN et afin de construire un rapport de force global posant la perspective du changement de société par l’appropriation collective des moyens de production et le pouvoir populaire.

Que l'année 2017 soit celle de la Résistance et de la Renaissance de l'espoir populaire !

 

Front Syndical de Classe, 30 décembre 2016

 
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