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Le site http://jooble-fr.com/

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Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 21:06

Premier coup dur, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (Plfss) reprend la proposition d’une baisse de remboursement, de 35 % à 30 %, pour les médicaments dont le service médical rendu (Smr) est jugé « modéré » (vignette bleue). Une décision dont les effets pour les patients s’ajouteront au déremboursement déjà intervenu en avril dernier, avec la baisse du remboursement à 15 % de quelque 150 médicaments (vignette orange). Les patients devront également faire face à l’augmentation du ticket modérateur (le reste à charge pour l’assuré social) dans les hôpitaux. L’assuré paye aujourd’hui 20 % des actes, dans la limite de 91 euros. Ce seuil sera relevé à 120 euros.

Autres sources d’économies  : la création d’un forfait de remboursement pour les dispositifs d’autocontrôle du diabète non insulinodépendant, la fin de la prise en charge systématique des dépenses de transports pour les patients en affection de longue durée (Ald), la sortie de l’Ald pour les personnes atteintes d’hypertension artérielle non compliquée… Ces mesures d’économies supplémentaires reprennent la quasi-totalité des annonces distillées depuis la rentrée. Les baisses des tarifs de spécialistes (radiologues et biologistes) sont confirmées, comme les baisses de prix de médicaments. 860 millions ­devraient être économisés sur ces chapitres. Seule l’augmentation, un temps envisagée, du ticket modérateur de certaines consultations (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes) n’a pas été retenue. Le gouvernement voulait baisser la prise en charge d’une consultation de 70 % à 69,5 %. Mais cela aurait entraîné de lourds problèmes techniques, pour des économies limitées. Sans même parler de la levée de boucliers des associations de patients et des mutuelles.

Les mutuelles s’insurgent

Les mutuelles ont d’ailleurs vivement dénoncé l’instauration d’une «  taxe sur les conventions d’assurance (Tca)  » par ce Plfss (voir Viva d’octobre 2010). Pour la Fédération des mutuelles de France, cette taxe qui s’ajoute «  à celles de la Cmu et de la grippe  » va rendre «  l’accès à des soins de qualité encore plus difficile  ». Ce que Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française, confirme. «  Derrière les répercussions tarifaires pour les assurés, c’est l’accès au système de soins qui est en jeu  », a-t-il déclaré, nombre de personnes ne pouvant plus assumer le coût d’une complémentaire. Actuellement en fin de parcours au Parlement, le Plfss 2011 prévoit un déficit de la Sécu, toutes branches confondues, de 21,4 milliards d’euros l’an prochain, contre 23,1 milliards en 2010. La croissance de l’Objectif national de dépenses d’assurance-maladie (Ondam) est fixée à 2,9 %.

 

 Publié par Viva http://www.viva.presse.fr/Secu-les-assures-passent-a-la_14409.html

 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 19:31

Communiqué de presse

 

« LE MEILLEUR DES MONDES»

 

 

L’ensemble des associations suivantes :

 

A DIRE D’ELLES (France), ANTIPEDO ANTICRIMINEL, COLLECTIF INCESTE (BORDEAUX - France), LE DROIT DES ENFANTS (Belgique), ÎLOT DE BIEN ÊTRE (Liège, Belgique), LE MONDE A TRAVERS UN REGARD (France), NO HUMAN TOYS (France), « Parents d'Enfants Disparus ou Assassinés » (groupe restant actif des Comités Blancs Belges), SOS LES MAMANS (France)

 

rassemblent des victimes et ex-victimes du viol et de l’inceste.

 

Le but des associations est de contribuer à remédier aux lacunes de l’ensemble des services de santé nationaux et de procurer aux victimes un lien de contacts, d’aide et d’informations primordiales à la survie de leurs protégé(e)s. Ces victimes, en effet (80% d’agressions sexuelles dans le milieu familial ou entourage proche), se trouvent dans la majorité des cas complètement abandonnées à elles-mêmes alors qu’elles souffrent d’une profonde désorientation personnelle et sociale quel que soit leur âge au moment de leur prise de conscience du ou des viols répétés subis dans la période de la petite enfance, de la pré adolescence ou de l’adolescence.

 

Il s’agit d’un devoir urgent pour nous d’avertir le public en général sur le fait que des abus, viols ou crime d’inceste sont maintenant considérés par les spécialistes en victimologie comme « meurtres psychiques» : dans la majorité des cas (sauf prise en charge immédiate et correcte de l’enfant victime), la personne survivante ne pourra plus s’épanouir dans des liens affectifs et/ou professionnels considérés comme « normaux» avec la société. La grande majorité de ces enfants souffriront toute leur vie d’énormes difficultés relationnelles, affectives, identitaires. Ils seront en plus accablés de maux qui peuvent aller des maladies chroniques du système digestif jusqu’à la maladie mentale en passant par d’autres lésions de type structurel s’appliquant au squelette, aux fonctions de l’équilibre ou au système nerveux. La grande majorité d’entre eux souffriront tôt ou tard d’une profonde dépression qui peut devenir chronique.

 

Un problème majeur dans le parcours des victimes et dans les options de soins qui leur sont offertes, réside dans le déni de leur vécu, soit l’oubli réalisé par la mémoire dans le but de pouvoir s’adapter malgré tout au quotidien (homéostasie). Ces personnes sans aide peuvent devenir irrémédiablement caractérielles et ne plus jamais trouver à s’insérer dans des fonctions professionnelles pour lesquelles elles auront été éventuellement formées; elles peuvent tout aussi bien sombrer dans l’errance, se déconnecter de tout lien affectif et tomber dans la prostitution ou devenir SDF, soit encore se mutiler systématiquement ou chercher avec détermination à se suicider. L’alcool et la drogue sont hélas aussi des subterfuges qu’elles utilisent souvent pour s’évader de leurs tourments intérieurs.

Le public doit comprendre qu’un enfant est rarement abusé une seule fois : le prédateur en effet manipule et s’approprie la personnalité de l’enfant dans la fascination que la domination lui apporte et, s’il a violé pour la première fois, il se grise alors de ce nouveau pouvoir et reviendra toujours, plus tôt ou plus tard, se repaître de ce nouveau vice.

 

La société traditionnelle, longtemps ignorante de ces conséquences pathologiques, a toujours minimisé la mesure de ces crimes sur les enfants. Ainsi, encore aujourd’hui, les infrastructures de nos Institutions ne sont pas adaptées et ce type de criminalité est souvent protégé.

Le recours principal pour un enfant victime est l’écoute totalement confiante, progressive et continue de sa parole, malgré les contradictions qui peuvent apparaître : l’enfant, de lui seul, ne fabule jamais sur ces thèmes car son innocence l’empêche d’accéder à une connaissance aussi approfondie du vice sexuel. Néanmoins, il capte vite la honte sociale qui entoure ces faits et il peut rapidement sombrer dans une culpabilité ruineuse et définitive qui renforcera le mystère mais également le pouvoir et l’impunité des prédateurs.

 

Tous ces éléments contribuent à définir les actes de pédophilie comme des crimes lourds perpétrés sur ces enfants victimes qu’on définissait jusque il y a peu comme enfants « pervertis» car l’érotisation créée chez eux faisait penser aux adultes que l’enfant était vicieux et qu’il cherchait ou provoquait des occasions de rencontre…

 

UN ENFANT N’EST JAMAIS UN PARTENAIRE SEXUEL POUR UN ADULTE !!

Jusque l’âge de 17 ans pour l’adolescent, l’adulte est tenu de garder sa réserve sous peine de poursuites judiciaires (éphèbophilie).

La propriété de son corps revient toujours et absolument à l’enfant ou à l’adolescent, tout autant que doivent être préservées toutes ses chances à l’épanouissement personnel : un enfant est un trésor qu’il ne faut pas ternir car « l’Enfance est le sol sur lequel nous marchons toute notre vie». (Lya Luft)

 

Ce communiqué a été rédigé en approbation collective en juillet 2010.

 

Liste des signataires qui s’associent volontairement à ce texte pour dénoncer :

 

Sandrine Apers (France), Richard Badoc (France), Brigitha Ballet (Suisse allemande), Patricia Bayle Duffieux (France), Yveline Bergé (France), Henri Chartier (Belgique), Sylvie Chiousse (France), Noémi Clavières (France), Adeline Daugé (France), Chantal Debucquois (Belgique), Louis De Jonghe d’Ardoÿe (Belgique), Marie-Hélène Delteil (France), Maritée Demers (Québec Ca), Richard Destrez (France), Laurence Dréano (France), Pascale Evieux (France), Csilla Felfoldi (Belgique), Aude Fiévet (France), Antonietta Fiorillo (France), Véronique Galluzzi (France), Jessica Harbon (France), Carine Hutsebaut (Belgique), Aimée Ingeveld (Belgique), Victor Khagan (Belgique – Espagne), Danielle Lachance (Canada Québec), Béatrice Lefrancq (Belgique), Anne Lemaire (Portugal), François Louboff (France), Patricia Massari (France), Micaëlla Moran (France), Patricia Perez (France), Amelia Piñero (Suisse), Katya Prédine (France), Pascal Roucour (Belgique), Marie Rousseau (France), Cé Roustide (France), Jenny Ann Rydberg (France), SAETA (Alfredo Hernando – Espagne), Muriel Salmona (France), Christine Slimani (France), Jean Wathelet (Belgique), liste actualisée.

 

 

Pour la rédaction, la publication et les réactions :

Victor KHAGAN victorkhagan@yahoo.com

Novembre 2010

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 17:33

par Jean Lévy

Par millions, les salariés ont arpenté, par sept fois, les rues de nos villes. Ils ont crié, haut et fort, leur colère face au hold-up contre leur droit à une retraite à 60 ans – un repos pourtant bien gagné.

Dans plus de 250 villes, dans tous les départements, des foules, chaque fois fidèles aux rendez-vous, ont scandé leur attachement à une vie libre attendue après une vie de travail de plus en plus harassante. Les rues vibraient de la détermination populaire de s’opposer à une réforme qui s’inscrit dans une offensive généralisée. Une offensive qui vise en réalité toutes les conquêtes sociales arrachées par une lutte permanente, menée tout au long du XXème siècle.

Car la rage ouvrière dépassait largement la seule question des retraites.

Le chômage qui brise les vies ; les « petits boulots » qui vous interdisent toutes perspective et tous projets ; les salaires au pouvoir d’achat dramatiquement réduit depuis trois décennies ; la santé menacée sur les lieux de travail par des cadences inhumaines ; le droit de se soigner revu fois à la baisse ; des hôpitaux conçus pour être d’abord rentables ; le bagne dans l’entreprise, où le patron fait régner la terreur sur les salariés, privés de tout droit de se défendre – tout concourt à générer l’angoisse et la colère.

D’où les manifestations massives se succédant depuis début septembre et l’embrasement d’un peuple, solidaire des révoltes, quand il ne peut y participer.

Mais, au-delà des manifestations, débordant les mots d’ordre confédéraux, le nouveau de cette immense bataille sociale, ce sont les multiples initiatives prises « à la base », les barrages sur les routes, autour des raffineries, bloquant ports et dépôts de marchandises, les « actions coup de poing » de collectifs de salariés en lutte, des coordinations qui maintiennent la pression du nord au midi, hors de directives des centrales syndicales.

Les grèves professionnelles ont peut-être cessé, mais l’action démultipliée, qui se poursuit, démontre que la très grande mobilisation populaire continue sous d’autres formes.

Mais une question se pose :

pourquoi les mouvements de septembre-octobre, d’une telle ampleur, n’ont-ils pas débouché sur une victoire sociale ?

La raison en est simple : les confédérations, dont la CGT, et les partis qui se revendiquent de la « gauche », qui disent soutenir les salariés mobilisés, ont tout fait pour restreindre la cible, au-delà d’un simple aménagement d’un texte, seulement qualifié « d’injuste », au seul pouvoir politique en place, à Nicolas Sarkozy personnellement, et à son gouvernement. En jouant du naturel réflexe des colères accumulées contre l’hôte de l’Élysée.

Mais l’offensive antisociale n’est-elle qu « hexagonale », ne touche-t-elle que la France ? Bien sûr que non. De Madrid comme de Rome, de Lisbonne comme de Bruxelles, de Lisbonne ou d’Athènes montent les mêmes clameurs des travailleurs contre les plans d’austérité mis en place dans les 27 Etats de l’Union européenne.

Rien d’étrange à cette concordance d’offensives tout azimut contre les salaires, la protection sociale, et bien entendu, la retraite. Tous ces plans ont été concocté dans le cadre de l’UE par tous les gouvernements concernés, qu’ils se disent de droite ou affectent d’être « de gauche ». Cela vaut en particulier pour le recul de l’âge de la retraite, orientation européenne scellée à Barcelone en 2002, paraphée par Lionel Jospin et Jacques Chirac.

Cette unanimité européenne s’explique aisément : l’UE a été mise en place pour satisfaire les exigences du grand patronat. Le syndicat de celui-ci – Business Europe – est présidé par notre baron Seillière. En effet, le grand patronat vise, au plus vite, rentabiliser le capital dans le contexte d’une concurrence mondiale effrénée.

Pour atteindre ces objectifs, les grandes entreprises pèsent sur le prix de leur main d’œuvre et imposent aux gouvernements européens, très « compréhensifs », de détourner l’argent public (Santé, Education, Services public) à leur profit exclusif.

Tel est le but des privatisations transférant les biens de la Nation au capital privé.

Tel est le fond de la « crise », qui sert de justificatif à l’offensive antisociale généralisé.

Et rien de ces questions n’effleure dans les manifestations. Pas un mot sur « l’Europe ». Pas un mot d’ordre mettant en cause les responsabilités de l’Union européenne.

Cette absence pèse lourdement sur la suite du conflit, qui demeure confiné dans les simples rapports entre les citoyens de notre pays et Nicolas Sarkozy.

Cette approche restreinte fait bien sûr le jeu politicien du PS, qui peut envoyer ses leaders dans les manifestations, en pensant aux suffrages à engranger en 2012. La direction confédérale de la CGT ne pense pas autrement depuis son « recentrage » de collaboration de classe. Rappelons-nous la position de Bernard Thibault, lors du référendum de 2005, refusant de répondre NON à l’Europe.

Rien pour nous étonner, donc.

Mais ce qui pose problème, c’est le silence parallèle de la soi-disant « extrême gauche », qui a beau s’appeler « anticapitaliste », c’est le mutisme du PCF (opposition interne incluse) sur l’Europe.

Tous limitent la batille sociale à un combat anti-Sarkozy.

Certes, des groupes de militants, ceux du PRCF, du Front Syndical de Classe, du Comité Valmy et de l’Arc Républicain de Progrès, de divers blogs amis, tentent d’éclairer l’opinion populaire sur les responsabilités de l’Union européenne.

Nous posons publiquement la question aux milliers de communistes, toujours membres du parti :

Pourquoi ce silence de votre part ?

Pourquoi cette absence de référence à l’Europe dans vos analyses, vos débats intérieurs, vos réunions publiques ?

Seulement ainsi nous gagnerons la bataille !

Jean Lévy

1er novembre 2010, par Comité Valmy

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 12:10

Les journées de Villejuif - 30 et 31 octobre 2010

Introduction de Fabienne POURRE

 

 

Cher-e-s camarades,

 

Nous vivons une époque formidable ! Une période extrêmement stimulante pour les militants communistes que nous sommes. Un moment de tension extrêmement intéressant entre les forces du capital, les libéraux, ceux qui prédisaient la fin de l’histoire et les mouvements des peuples qui contredisent cette vision d’enfermement dans l’ordre existant. Le capitalisme est sur la sellette.

La crise du capitalisme rebat les cartes. La crise est économique bien évidemment, idéologique, politique et sociale, écologique et morale…Elle incite tout le monde à tourner les pages de l’histoire, à en ouvrir un nouveau chapitre. La question est : quelle place prendront les communistes dans cette avancée de l’histoire ?

Ce qui nous réunit ce week-end c’est notre volonté d’être présents dans celle-ci, notre ambition de réinventer le communisme politique pour le 21 ème siècle. Et de le faire à partir de notre enracinement dans ce pays la France bouleversée par la crise conjuguée à la violence politique d’une droite déterminée à étouffer toute contestation, offensive pour casser ce qui reste de progressiste dans le contrat social et l’architecture démocratique national. Droite déterminée à construire un pays pièce du légo de la mondialisation capitaliste .

Depuis 1995 dont on parle beaucoup comme année repaire de luttes et d’aspirations nouvelles , multiples ont été les initiatives de résistances, de refus, de rassemblements. en vrac : CPE, Poste et votation citoyenne, NON au référendum, Bataille pour les hôpitaux de proximité, pas de zéro de conduite pour les moins de 3 ans, et toujours les batailles des « Sans » papiers, logement….Certaines furent victorieuses d’ailleurs. Toutefois aucune n’a autant interrogé le système, la société, la politique comme le mouvement social, populaire en cours qui depuis des mois se mobilise pour la retraite à 60 ans et ce qu’elle veut dire.

Dans ce moment de retour 5 ans en arrière sur le « émeutes » de banlieues nous pouvons peut être observer que si tous les ingrédients de ce cocktail explosif sont réunis pour les reproduire même les provocations ne font pas « émeutes, ». Pourtant l’exaspération demeure qui produit révolte et émeute .Profondément, globalement n’est-on pas passé à autre chose ?

Le mouvement en cours en travaillant à partir de l’espoir qu’il est possible et nécessaire de vaincre ne sème-t-il pas un autre germe : celui qui fait révolution ?

Sans aller plus avant dans cette introduction à nos débats n’y a-t-il pas dans ce qui se passe en France et aussi et autrement en Europe et dans le monde matière à produire de nouvelles analyses approfondies en mesurant que ce qui bouge dans la société ébranle « ses plaques tectoniques » ( je n’ai pas trouvé de meilleure expression).

Le mouvement actuel, pour faire vite, interroge rien moins que le changement de société, le capitalisme financier mondialisé, il fait bouger les curseurs dans le rapport mouvement social et politique jusqu’à proposer de le ré-inventer lui aussi. Il y a envie et besoin d’alternative. (voir Le Duigou, HD de cette semaine).

C’est tout cela fondamentalement - et bien d’autres choses encore - qui justifient ici notre besoin d’analyses LIBRES, de confrontations de point de vue à partir de nos expériences et expérimentations diverses SANS PRESSION, notre conviction qu’il faut emprunter de nouveaux chemins pour la transformation sociale, sortir des sentiers battus et oser répondre à l’appel à la demande de neuf. C’est notre responsabilité comme communiste de le faire.

Et pour cela - malheureusement peut être nous nous dotons de ce nouvel espace politique parce qu’il n’en existe pas. Avoir cette démarche, nous qui sommes militants du PCF et avons décidé de le rester, ne va pas de soi. Aussi il faut dire pourquoi nous sommes là. Ce que nous sommes et ce que nous ne sommes pas, quelle est notre ambition. Bref quelques règles « du jeu » qui partent d’une règle d’or : la parole de chacun est libre et libérée ici. Elle est OFF pour faire ON pas secrète, ni instrumentalisable. La parole de chacun est utile et précieuse donc. Notre réunion n’a pas pour objectif de structurer une nième opposition à la direction du PCF, ce n’est pas un rassemblement destinée a comptabilisé nos désaccords : cela nous écarteraient de nos objectifs et seraient vain. La direction du PCF applique une politique elle a été légitimée pour le faire. Chacun de nous, là où il est , militants en responsabilité ou non intervient dans les débats ?. Nous savons tous que les points de vues exprimés alors peuvent être écoutés voire entendus par nombre de camarades et...nous savons aussi qu’ils peuvent se perdre dans les sables des mutismes et indifférences...Nous savons tous que n’être pas d’accord expose aux relégations, humiliations…Nous connaissons tous des camarades blessés. Bref il y a beaucoup de souffrances. Alors loin de toutes ce qui aussi est petites mesquineries et attitudes d’un âge révolu nous voulons prendre la mesure de ce qui se passe dans la « vraie vie. »Remarquons d’ailleurs au passage que cette expression fait florès chez les camarades lassés de la marmite interne. Tirons donc avec les acteurs de la vraie vie les analyses pour produire des idées nouvelles à mettre en débat public. Et le moment s’y prête pleinement. Le désaccord profond avec la manière de faire et penser ce mouvement et notre rapport à celui-ci est exprimé dans le rapport au dernier conseil National. Que dit - en substance - le rapporteur :

Les communistes sont pleinement investis dans le mouvement social…le mouvement pour la retraite à 60 ans…et participent à l’amplification de celui-ci… ( en gros les communistes sont comme des poissons dans l’eau avec leurs camarades de luttes)…c’est bien…Mais et tout est dans le Mais.. Il faut bien reconnaitre que cela ne permet pas (freine ? retarde ?) la mise en œuvre de notre stratégie de PUP avec le Front de Gauche… Je ne commente pas comme je l’ai dis au congrès : ils pensent à l’envers. A partir de là l’ordre du jour c’est le Pacte d’Union Populaire et le programme partagé et les 10 thématiques retenues avec les partenaires politiques du Front de Gauche, les cahiers du changement que nous avons pré-écrits, pré –mâchés ( il reste 4 lignes à renvoyer Place du colonel fabien) , le meeting du PCF à Japy le 8 novembre avec Pierre Laurent, Marie George Buffet ( ?) André Chassaigne pour lancer le travail des communistes pour le PUP. On nous dit donc mouvement social c’est bien maintenant n’oublions pas nos engagements politiques mettons en œuvre notre stratégie. A lui seul le gouffre entre nos propositions et cette attitude justifierait notre rencontre. Le mouvement interpelle tous les partis, ceux-ci doivent tous revoir leur copie…sauf le PCF... ? Il faut bien autre chose.

Pour moi – pardonnez la personnalisation - parler inventer une stratégie différente, nouvelle, autre ce n’est pas appeler à la définition de nouvelles normes dogmatiques ou s’enfermerait, s’enliserait rapidement l’action engagée ou à engager pour les changements nécessaires. C’est même du contraire qu’il s’agit. Et ce moment est propice à une telle attitude.

Nous avons besoin d’inventer un nouveau chemin, de défricher, donc de comprendre concrètement la crise, ce qu’elle génère, la France, : ce formidable mouvement populaire et les résistances multiples qui convergent, le rapport des forces politiques donc ce qui se passe à gauche et au PS, pour ouvrir ( et non fermer comme c’est le cas) des pistes de réflexions à soumettre au débat du rapport mouvement social et politique à la question du devenir du communisme politique. L’arc est grand et tendu !

C’est cela l’objet des rencontres organisées par « communisme 21 » ce week-end. L’objectif est de « sortir » de celles-ci avec des éclairages, des éléments de connaissance, d’interventions offensifs dans le débat d’idées, des propositions d’initiatives politiques aussi.

Les rencontres de Villejuif peuvent ouvrir une nouvelle page de notre histoire. Aussi il y aura des actes publics de ces rencontres, des notes prises de nos interventions, pour aérer le débat interne certes mais surtout pour ouvrir un débat public à la mesure des enjeux de transformation sociale, avec une ambition et une politique communiste nouvelle.

 

Fabienne Pourre

Le 30 octobre 2010

 

 Publié sur http://www.communisme21.fr/

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 14:18

 

Par Michaël Hajdenberg et Mathilde Mathieu  

 

Raymond Soubie s’est oublié. L’architecte de la réforme des retraites n’a pas touché au système des pensions du Conseil économique et social et environnemental (CESE) où il a été nommé mercredi.

 Pierre Charon, la navigatrice Maud Fontenoy et tous les amis du président et du gouvernement qui l’accompagneront peuvent dormir tranquilles : non seulement ils vont rejoindre une institution connue pour être une des meilleures planques de la République. Mais leur avenir est assuré.

Car si les parlementaires ont fini par consentir à réviser leur régime de retraite, ils n’ont pas dit un mot de celui des membres du CESE, dont le régime est pourtant l’un des plus avantageux qui soit. Le fait que d’anciens ministres, députés mais aussi syndicalistes y siègent, expliquerait-il que le gouvernement les ait oubliés?

Il y a 1000 raisons de se retrouver un jour membre du CESE. On peut, comme Hervé Marseille, maire-conseiller général de Meudon, avoir laissé son siège d’administrateur de l’Epad à Jean Sarkozy. Ou alors, tel Yves Urieta, l’ancien maire socialiste de Pau, avoir rallié Nicolas Sarkozy pour faire obstacle à François Bayrou.

On peut également, comme Pierre Charon, ancien conseiller du président, être nommé au CESE au titre du développement durable pour avoir pris particulièrement soin de la faune et la flore du château de Chambord. Ou encore, telle Danièle Dussaussois, avoir accepté de laisser son siège de conseiller général à Isabelle Balkany à Levallois-Perret.

Bref. Outre leurs immenses mérites, tous ces futurs serviteurs du «dialogue entre les catégories socioprofessionnelles» au sein de cette assemblée consultative censée «suggérer les adaptations économiques ou sociales rendues nécessaires notamment par les techniques nouvelles», ont un point commun : les 233 toucheront 3768 euros brut mensuels pendant les cinq années qui viennent. Ou dix, voire quinze, si leur mandat est renouvelé, selon l’humeur et les besoins du prochain président.

La Cour des comptes appelle à une «réforme de fond» du système

Et après? Il ne faudrait tout de même pas que la République oublie du jour au lendemain tous les sacrifices consentis: non seulement les réunions en section, une fois par semaine, mais aussi celles en Assemblée plénière (18 réunions en 2009). Parfois, le Conseil émet même des «avis» (26 en 2009), et on ne se remet pas si facilement de telles responsabilités. Sur leurs vieux jours, il se dit que certains se tournent parfois un quart d’heure dans leur lit sans parvenir à s’endormir, se remémorant un mot qu’ils auraient pu écrire à la place d’un autre dans un rapport qui a fini au fond d’un tiroir.

D’où, en récompense, un régime spécial de retraite, dès l’âge de 60 ans. Une pension additionnelle, bien sûr, puisque les ex-membres du CESE touchent déjà une retraite due à leur activité principale.

Dans son rapport annuel de 2010, la Cour des comptes appelle donc à une «réforme de fond» du système de retraite du CESE. Elle juge «indispensable» que «soient reconsidérés les modalités et les paramètres de ce régime (âge de départ à la retraite et/ou montant des cotisations)» et souligne que la dépense pour 550 anciens conseillers, 228 pensions de réversion (pour les veuf(ve)s des membres), et 11 pensions d’orphelin s’élève à près de 11 millions d’euros (avant le renouvellement de mercredi). Les dix plus fortes pensions vont de 7405 euros à 10.552 euros par trimestre.

Seul problème: leur financement n’est pas assuré. En effet, pendant leur mandat, sur les 3768 euros brut de revenus mensuels, les membres du CESE acquittent une cotisation de 7,85% (contre 10,55% pour les fonctionnaires), soit 293 euros. Le règlement prévoit, sur un modèle proche de celui des députés, que les cinq premières années, l’affilié cotise double: 15,70 % (587 euros) au lieu de 7,85 %. Au bout d’un mandat de cinq ans, il valide donc dix annuités au lieu de cinq. Et touchera, à la retraite, environ 800 euros par mois; 1200 euros s’il fait deux mandats (contre une pension moyenne de 1122 euros pour les Français).

Vers un gouffre financier

Grand seigneur, le CESE a accepté de voir le taux de réversion chuter à 50% alors que jusqu’en juillet 2009, il était équivalent à celui des parlementaires, soit 66,6%. En dépit de cet effort intense, la Cour des comptes n’a pas pu taire les difficultés financières qui attendent la Caisse de retraite.

Le régime est en effet financé à seulement 14,52% par les bénéficiaires, ce qui le rend structurellement déficitaire: en 2008, les dépenses de la Caisse s’élevaient à 10 millions d’euros. Mais les cotisations des bénéficiaires n’ont fourni que 1,3 million d’euros. Les cotisations patronales versées par le CESE: 2,6 millions d’euros. 2,4 millions ont été pris de la poche du contribuable via une subvention de l’Etat. Enfin, environ 3 millions d’euros ont été prélevés sur le fonds de réserve de la Caisse.

Mais ce fonds s’amenuise: 29 millions d’euros en 2003, 14 millions d’euros en 2008 et… 0 euro en 2013 selon les prévisions du CESE. Le cabinet Adding, cité par la Cour des comptes, a réalisé un rapport dans lequel il estime que le risque budgétaire pour l’Etat est de 218 millions d’euros d’ici 2040.

Comment faire alors pour sauver le système de retraite de ce Conseil dont Dominique-Jean Chertier, président du Conseil d’administration de Pôle Emploi, jugeait dans un rapport rendu en janvier 2009 à Nicolas Sarkozy qu’il travaillait «en vase clos», et à qui il reprochait d’être, «trop consensuel», de ne «pas refléter fidèlement la société contemporaine» et d’être «insuffisamment réactif»?

Le président du CESE, Jacques Dermagne, qui sera très prochainement remplacé, a répondu à la Cour des comptes que «nombre de conseillers ont fait de réels sacrifices de leurs revenus professionnels durant et après leur mandat au CESE, en particulier les agriculteurs et les artisans». Dès 2008, selon lui, le CESE avait proposé une «solution»: que l’Etat rajoute un million d’euros pendant quatre ans au fonds de réserve, histoire de préserver le régime jusqu’en 2020. Tout simplement.

 

Michaël Hajdenberg et Mathilde Mathieu  

 

Publié sur http://www.gaullisme.fr/?p=10299

 

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 15:16

par José Fort le vendredi 22 octobre 2010

 

C’est au sommet européen de Barcelone, au mois de mars 2002, que Jacques Chirac et Lionel Jospin avaient signé ce qui allait devenir force de loi dans de nombreux domaines et pas seulement sur l’ouverture du marché au gaz et à l’électricité, voie royale pour la déréglementation et l’introduction des critères de rendements financiers dans les secteurs publics. Le texte prévoyait aussi une " flexibilisation " renforcée du marché du travail, c’est-à-dire la possibilité de licencier sans aucune contrainte. Il annonçait une modification en profondeur des retraites en recommandant la fin des préretraites, l’augmentation de cinq ans de l’âge moyen de la cessation d’activité, la mise en place des fonds de pension. Il se prononçait en faveur d’un " allongement " du temps de travail et pour des mesures fiscales bénéficiant aux entreprises disposant de salariés payés à bas prix. A l’époque, ces décisions étaient passées sous silence et les deux futurs candidats à l’élection présidentielle s’étaient bien gardés d’y faire référence dans leurs programmes. Voici le paragraphe consacré aux retraites ratifié par Jacques Chirac et Lionel Jospin à l’issue du sommet européen de Barcelone en 2002.

« Il convient de réduire les incitations individuelles à la retraite anticipée et la mise en place par les entreprises de système de préretraites, d’intensifier les efforts destinés à offrir aux travailleurs âgés davantage de possibilités de rester sur le marché du travail, par exemple par des formules souples de retraite progressive et en garantissant un véritable accès à l’éducation et à la formation tout au long de sa vie. IL FAUDRAIT RECHERCHER D’ICI A 2010 A AUGMENTER PROGRESSIVEMENT D’ENVIRON CINQ ANS L’AGE MOYEN EFFECTIF AUQUEL CESSE, DANS L’UNION EUROPEENNE, L’ACTIVITE PROFESSIONNELLE. LES PROGRES A CET EGARD SERONT EXAMINES CHAQUE ANNEE AVANT LE CONSEIL EUROPEEN DE PRINTEMPS. » Outre cet allongement du temps de cotisation, le sommet européen de Barcelone préconisait la montée en puissance des fonds de pension pour financer les retraites via la Bourse. Pour Jacques Chirac à l’époque cela s’appelait « les fonds de pension à la française », pour Lionel Jospin « des modalités d’épargne salariale. »

 

José Fort

 

Source : Le Grand Soir

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 12:55

 aaa Vendemiaire 2010 drapeauvendredi 29 octobre 2010, par Comité Valmy

Le 15 mars 1944, dans la France occupée, les Résistants se sont unis sur le programme du Conseil National de la Résistance, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération , un ordre social plus juste, comprenant notamment « une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ».

A la libération, le système par répartition est mis en place sur le principe simple de la solidarité des générations : c’est le travail des actifs qui finance les retraites.

En donnant du travail aux jeunes, on augmente la richesse globale et on crée le financement pour les retraites. Voilà comment le niveau de vie a pu augmenter régulièrement pendant les trente années de croissance, "les Trente Glorieuses". Cette façon de pérenniser le système de retraite hérité de la Libération est la meilleure, elle implique de réindustrialiser notre pays et de recréer les emplois détruits par l’oligarchie financière.

Le projet du gouvernement, c’est exactement l’inverse !

Reculer l’âge de départ à la retraite n’aboutit pas à augmenter le nombre des actifs, mais à ajouter au chômage des jeunes le chômage des vieux. Ceux-ci n’auront pas plus de travail et resteront deux ans de plus au chômage. Au final, le système ne sera pas plus financé, il faudra encore abaisser les pensions, voire reculer encore et encore l’âge de départ.

Si c’est la meilleure façon de casser le système, pourquoi le gouvernement fait-il ça ?

Il le fait d’une part sur injonction européenne, où les lobbys des banques dictent la politique ultra-libérale de la Commission : remplacer le système par répartition par des fonds de pension, les « retraites par capitalisation », pour créer des profits énormes aux banques et aux assureurs.

Il le fait aussi parce que la famille Sarkozy s’est organisée pour remporter ce pactole : pendant que Nicolas Sarkozy détruit les acquis sociaux, son frère Guillaume Sarkozy a construit un monstre financier en réunissant la Caisse des Dépôts & Consignations avec le groupe Malakoff-Médéric. Il attend entre 40 et 110 milliards de bénéfices, dès que la loi imposée par son petit frère Nicolas sera mise en oeuvre.

Les casseurs, ce ne sont pas les jeunes, ce sont les Sarkozy et Cie !

Comme les Français de tous âges, les jeunes se battent pour le bien public, pour la solidarité des générations. Ils veulent vivre libres, dans un pays qui ne soit ni soumis à des intérêts étrangers, ni gouverné par des corrompus.

Voilà pourquoi il ne faut pas céder. Nous ne céderons pas.

La Constitution dit que le principe de la République est "le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple". Sarkozy n’est par un roi omnipotent, il n’a pas le droit de casser la France et son principe de solidarité. Il doit choisir : soit se soumettre au peuple souverain, soit partir.


COMITÉ VALMY Site : www.comite-valmy.org – Courriel : info@comite-valmy.org

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 18:56

par Jean- Paul Le Marec

mardi 19 octobre 2010, par Comité Valmy

Si DSK avait été à Bruxelles le 29 septembre, jour de la manifestation européenne des salariés contre les politiques d’austérité qui affectent la protection sociale, l’emploi et les salaires, il aurait certainement été sifflé par les manifestants. Cela me fait penser à une amie qui, à chaque manifestation contre la réforme des retraites dans les rues de Paris, interpelle les socialistes qui manifestent : "DSK est-il présent ? Strauss-Kahn est-il dans la manif ?".

Par contre, DSK a été applaudi à Bruxelles à plusieurs reprises par les ministres de l’économie et des finances de l’Union européenne ou par les chefs d’Etat et de gouvernement à chaque fois qu’il participe à leurs réunions pour leur livrer analyses et conseils. "La crise est une opportunité", proclame-t-il en approuvant les coupes sombres dans les budgets nationaux. DSK a aussi été applaudi à Madrid par le gouvernement espagnol "qui a bien réagi à la crise mais il reste beaucoup à faire en terme de réformes structurelles, notamment d’assainissement du marché du travail". Réponse des salariés et de leurs syndicats à cette provocation : grève générale le 29 septembre !

A Dublin, le FMI (Fonds monétaire international), sous la houlette de DSK, juge que le gouvernement irlandais, qui a déjà opéré d’importantes coupes budgétaires et imposé des baisses de salaires et des prestations sociales, n’en a pas encore fait assez et lui demande de "procéder à de nouvelles coupes budgétaires pour garder la confiance des marchés". Garder ou gagner la confiance des marchés semble être le seul véritable objectif du FMI, avant comme après l’arrivée de son nouveau directeur. Comme le soulignait l’éditorialiste du "Monde", Pierre-Antoine Delhomais, le 10 mai 2010 : "Il faut des lunettes en 3D pour déceler des différences entre le FMI d’avant DSK et sous DSK".

A Budapest en 2008, l’aide du FMI de 20 milliards d’euros n’a été attribuée qu’en respectant certaines conditions très contraignantes : relèvement de la TVA de 5%, report de l’âge légal du départ à la retraite, gel des salaires des fonctionnaires pendant deux ans. Résultat : les sociaux-démocrates, qui ont appliqué cette potion amère du FMI, ont perdu les élections législatives en mars 2010 et ouvert un boulevard à l’entrée de l’extrême-droite au parlement. La liste est longue des pays où le FMI, le plus souvent avec l’aide de l’Union européenne, a conditionné son "aide" financière à des plans d’austérité et des réformes antisociales (Grèce, Lettonie, Roumanie, Ukraine...) et mis ces pays à genoux.

En pleine bataille sur les retraites en France, la FMI a expliqué qu’une "augmentation de deux ans de l’âge de départ à la retraite suffisait à stabiliser la part des pensions dans le PIB entre 2010 et 2030". Nicolas Sarkozy ne doit pas regretter d’avoir appuyé la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI ! Réponse du peuple français à Sarkozy et DSK : plus de 3 millions de manifestants et une lutte qui continue pour le rejet du projet de réforme des retraites. Plus généralement, ne faudrait-il pas exiger la suppression du FMI qui est, avec la Banque mondiale, une véritable machine de guerre contre les peuples ? Le FMI supprimé, DSK pourrait revenir en France comme ... ministre de Sarkozy ! Une récompense pour services rendus ! 

Jean- Paul Le Marec

 

publié par Comité Valmy

Source : www.collectif-communiste-polex.org

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 17:53

 

En lisant cette affirmation sans appel du Ministre de l’Intérieur Boutefeux, j’ai espéré, un très court instant, un éclair de lucidité et de bon sens de sa part et un début de repentance venant d’un pouvoir qui s’est enfermé dans une logique de confrontation et de mépris vis-à-vis du peuple français qui conteste de plus en plus massivement un projet inique de casse du système de retraites.

Un mouvement de contestation général qui reçoit le soutien d’une très large majorité de citoyens de ce pays, toutes les enquêtes d’opinion, d’où qu’elles viennent, le démontrent sans équivoque.

 

Un pouvoir, ayant perdu la bataille politique, qui se mure dans une logique de surdité et d’intransigeance totale faisant preuve d’une irresponsabilité dangereuse. Car cette posture s’accompagne de remises de plus en plus graves des libertés fondamentales comme le droit de grève ou de manifestation, de provocations caractérisées incitant aux dérapages, d’un usage disproportionné de la répression dans une fuite en avant lourde de dangers.

 

C’est à cette voyoucratie que je pensais en lisant cette phrase mais il n’en est rien, le Ministre Boutefeux faisant référence aux dérapages déplorables de quelques bandes de casseurs sans rapport avec le puissant mouvement de contestation sociale.

Essayer de susciter des incidents de ce type pour disqualifier le mouvement social n’est pas vraiment une nouveauté dans les méthodes utilisées par des pouvoirs confrontés à une forte contestation, mais le pouvoir actuel passe un cap en misant sur une stratégie de tension comme seule planche de salut pour masquer sa faillite politique et prospérer sur la peur.

Réquisitionner des travailleurs en grève, casser des grèves et des occupations en faisant appel aux C.R.S. ou à la Protection Civile, gazer et faire tirer au flashball sur des lycéens en ayant déjà provoqué des blessures graves, mépriser la représentation parlementaire, n’avoir pour toute réponse au mouvement social que l’arrogance, la menace et l’intimidation, voilà l’affligeant bilan de ce pouvoir qui s’éloigne chaque jour un peu plus des valeurs républicaines.

 

Car il prétend pour imposer cette régression sociale sans précédent se prévaloir de la légitimité que lui auraient donnée les urnes en l’opposant à celle de « la rue », qui serait selon son avis illégitime par nature.

 

C’est oublier que dans une démocratie de représentation comme le régime présidentiel et  parlementaire de la Vème République, la légitimité des urnes provient d’un mandat confié au représentant lors du scrutin l’ayant désigné comme représentant. Ce mandat se fonde sur les engagements pris par les candidats au moment de leur élection.

Un Président qui ne cesse de mentir et tourne le dos à ses engagements perd dès lors la légitimité que lui avaient conféré les électeurs. Un candidat qui, par exemple, s’était engagé à ne pas reculer l’âge de la retraite, à ne pas privatiser le service public de l’énergie qu’il a depuis bradé au privé, à aller chercher « la croissance avec ses dents » quand, sous son mandat le chômage a explosé sans que sa dentition en souffre, qui avait promis que ceux qui travailleraient plus gagneraient plus alors que chacun constate que son pouvoir d’achat s’est gravement détérioré depuis qu’il a été élu pendant que les entreprises du CAC40 flambent, ce candidat devenu président a perdu toute légitimité. Comme la majorité parlementaire qui le soutient lui et son gouvernement qui a subi une déroute électorale lors du dernier scrutin organisé.

 

C’est aussi oublier que le cœur de la démocratie est un équilibre entre représentation et participation et ne saurait se résumer à mettre un bulletin dans une urne à intervalles réguliers.

La « rue », pour reprendre ce terme qu’ils crachent comme une insulte, est précisément l’expression de la participation citoyenne.

 

Face à ce pouvoir dénué de toute légitimité aujourd’hui, contre un projet de régression sociale tout aussi illégitime, le mouvement social qui s’exprime aujourd’hui est infiniment plus légitime. Et en effet, ceux qui mettent à mal aujourd’hui les valeurs de la République, les droits constitutionnels pour s’accrocher au pouvoir devront un jour rendre des comptes.

Ceux qui ont piétiné le vote souverain du peuple lors du référendum de 2005 sur la Constitution Européenne en passant outre en 2008 auront des comptes à rendre.

 

Ce jour-là, la démocratie retrouvera certainement quelques couleurs et du sens pour une grande partie de la population qui s’en sent aujourd’hui dépossédée.

 

Pedro DA NOBREGA

20/10/2010

 

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 16:51

 

aaa Vendemiaire 2010 drapeauDepuis le 12 octobre, le mouvement contre la casse des retraites a franchi un seuil décisif. Les grandes journées d’action n’en forment plus le centre de gravité, bien qu’elles soient toujours aussi massives et sans cesse plus combatives, comme l’a montré le 19 octobre. Désormais, l’axe central de la lutte s’est déplacé sur le terrain des grèves illimitées et des différentes opérations de blocage de l’économie. Dans tout le pays, le mouvement prend la forme d’un foisonnement d’initiatives : débrayages, piquets, blocages, manifestations... Dans la meilleure tradition du mouvement ouvrier français, la grève se développe à l’initiative des syndicats d’entreprise, des Unions Locales, des Assemblées Générales interprofessionnelles, etc. – malgré la passivité des directions confédérales, qui dans ce domaine ne « dirigent » rien du tout. A cela s’ajoute l’intervention croissante de la jeunesse, avec désormais l’entrée en scène des étudiants, dans la foulée des lycéens massivement mobilisés. Le sol se dérobe chaque jour un peu plus sous les pieds du gouvernement Sarkozy.

Dans le pays de Juin 36 et de Mai 68, personne n’est en mesure de dire où le mouvement gréviste s’arrêtera. D’ores et déjà, toutes sortes de revendications – sur les salaires, les conditions de travail, l’emploi – se greffent à l’exigence du retrait de la réforme Woerth. Le mouvement se nourrit de toute la colère et toute la frustration accumulées dans la masse de la population, ces dernières années. L’autorité du gouvernement est en chute libre. Eric Woerth est l’homme le plus discrédité de France. Et pourtant, Sarkozy l’envoie sur les plateaux de télévision nous expliquer que cette réforme incarne l’« intérêt général », deux mots qui résonnent étrangement dans la bouche du Ministre du Travail et de la Corruption.

Les faits ne cessent de contredire les affirmations successives du gouvernement. Woerth affirme que le mouvement « décélère » alors qu’il se renforce de jour en jour. Il y a peu, Dominique Bussereau affirmait qu’il n’y aurait pas de pénurie d’essence, alors que les automobilistes constatent le contraire, sur le terrain, à une vaste échelle. Fillon jurait qu’il ne laissera pas les blocages se développer, dans le pays, et voilà qu’ils se multiplient. Et ainsi de suite. Le gouvernement s’enfonce dans une dénégation grotesque de la réalité. Son impuissance s’étale au grand jour. Cela mine encore plus son autorité – et renforce le moral des jeunes et des travailleurs en lutte.

Récemment, l’UMP Xavier Bertrand appelait la prétendue « majorité silencieuse » à exprimer son soutien à la réforme Woerth. Cet appel s’est évidemment perdu dans le néant. On a manifestement oublié d’informer le chef de l’UMP de tous les sondages qui, depuis plusieurs mois, soulignent que seule une petite minorité de la population soutient le projet du gouvernement. La grande majorité s’y oppose, de même qu’elle s’oppose au gouvernement dans son ensemble et à Nicolas Sarkozy en particulier. Elle s’y oppose malgré la fanfare médiatique permanente – et assez peu « silencieuse » – qui tente, en vain, de nous convaincre que cette réforme est « indispensable », etc.

La servilité de l’industrie médiatique est flagrante. Les journaux télévisés distillent tous les mensonges du pouvoir. Ils tentent de discréditer le mouvement en diffusant, en boucle, des images d’affrontements entre les forces de l’ordre et « des bandes de jeunes » (qui sont infiltrées par des agents provocateurs). Ils font silence sur le puissant mouvement qui se développe, dans de nombreux secteurs de l’économie. Mais cela a des limites. Au lieu de discréditer le mouvement, les grands médias se discréditent eux-mêmes.

La puissance de la classe ouvrière

Ce mouvement est la réponse à tous les sceptiques qui, ces 30 dernières années, dissertaient sur « l’impuissance » et « l’atomisation » de la classe ouvrière, voire même sa « disparition ». En réalité, les travailleurs disposent d’un pouvoir potentiel absolument colossal. Ils constituent l’écrasante majorité de la population active. Rien ne fonctionne sans leur permission. Or, la première conséquence d’un grand mouvement de grève, c’est précisément de faire prendre conscience aux travailleurs de leur propre force. « Le pays, c’est nous ! », s’exclamait récemment un gréviste d’une raffinerie, face aux caméras de télévision. Cette vérité a des implications révolutionnaires. Une fois que les travailleurs, dans l’action, ont pris conscience de leur grande force collective, il n’est pas facile de les arrêter !

En France comme dans toute l’Europe, l’intégration et l’interdépendance croissantes des différentes branches de l’économie ont considérablement renforcé le pouvoir potentiel des salariés. On le voit aujourd’hui avec la grève dans les ports et les raffineries, dont l’impact sur l’ensemble de l’économie nationale est très important. De même, une grève générale des routiers, des cheminots et de tous les salariés des transports paralyseraient complètement le pays. Il y a un autre appel à la grève illimitée qui doit alourdir l’ambiance déjà pesante, au sommet de l’Etat : celui des syndicats de convoyeurs de fonds. En 2001, déjà, une puissante grève des convoyeurs avait paralysé la circulation et l’approvisionnement de billets de banque.

Le mardi 19 octobre, François Fillon a annoncé un « plan d’acheminement du carburant », qui permettrait un « retour à la normale » d’ici « quatre ou cinq jours ». Cette annonce intervient 48 heures après celle, déjà oubliée, selon laquelle il n’y aurait pas de pénuries. Toujours est-il que le Premier Ministre n’est pas très bavard sur les détails de ce « plan ». Car à moins que les membres du gouvernement n’aillent eux-mêmes acheminer l’essence dans les stations-service, il faudra bien que des travailleurs le fassent. Or, les salariés de ce secteur ne semblent pas très bien disposés à l’égard du gouvernement ! Les réquisitions de grévistes – assorties de menaces de cinq ans de prison – sont une atteinte scandaleuse au droit de grève. Leur principal effet sera de renforcer la colère et la détermination des travailleurs mobilisés. Il n’y aura aucun « retour à la normale » tant que la grève des raffineries, la grève des ports et le blocage des dépôts seront aussi solides.

L’utilisation de la force pour débloquer les lycées, les routes et les dépôts de carburant est une autre atteinte flagrante à nos droits démocratiques. Mais ici, le gouvernement joue avec le feu. La répression pourrait encore radicaliser le mouvement. La mort d’un jeune, par exemple, déclencherait une réaction de colère massive. La semaine dernière, le représentant CGT d’une raffinerie en grève prévenait que si le gouvernement réprime la jeunesse, « on ira à l’insurrection ».

Développer une grève illimitée

A de nombreuses reprises, La Riposte a expliqué que la détermination du gouvernement à casser nos retraites ne serait pas entamée par des « journées d’action », même massives. Tout le monde en est désormais conscient. L’obstination de Sarkozy est parfaitement normale, du point de vue de la classe dont il défend les intérêts. Confrontée à une crise économique majeure et à une dette publique record (plus de 80% du PIB), la classe capitaliste n’a d’autre choix que de s’attaquer à toutes nos conquêtes sociales. Aujourd’hui, ce sont les retraites. Demain, ce sera l’assurance maladie, l’éducation nationale, le logement social, l’assurance chômage – et à nouveau les retraites. Après avoir versé des milliards d’euros dans les coffres des banques et des multinationales, l’Etat veut retrouver cet argent au détriment de la grande majorité de la population. Le capitalisme signifie désormais la régression sociale permanente.

Dans ce contexte, seule une généralisation du mouvement de grève reconductible est susceptible de faire reculer Sarkozy. Il est vrai qu’un tel mouvement ne se « décrète » pas. On ne doit pas lancer à la légère le mot d’ordre de grève générale illimitée. Il ne s’impose que dans des circonstances particulières : lorsque c’est le seul qui puisse faire avancer le mouvement – et lorsque que l’état d’esprit de la classe ouvrière s’y prête. Aujourd’hui, ces conditions sont clairement réunies. Une grève générale illimitée serait le prolongement direct, logique, de la multiplication de grèves qui, chaque jour, paralysent un peu plus le pays. Des appels dans ce sens émergent de nombreuses structures syndicales – non seulement de fédérations syndicales, mais aussi d’Assemblées Générales interprofessionnelles qui se sont tenues, au niveau départemental, dans les Ardennes et la Haute-Loire. Par ailleurs, les sondages montrent que face à l’obstination du gouvernement, toutes les forces vives de la classe ouvrière et de la jeunesse sont prêtes à un long et vaste mouvement de grève.

Le développement d’une grève générale illimitée doit s’accompagner d’une centralisation et d’une coordination démocratiques du mouvement. Les sites en grève devraient se coordonner aux niveaux local et national, sur la base de délégués élus en Assemblées Générales – et révocables. Une coordination nationale interprofessionnelle pourrait centraliser l’information, la faire circuler, discuter du mouvement au jour le jour et prendre les initiatives nécessaires pour renforcer la grève. L’intersyndicale nationale, dont plusieurs membres parlent de cesser le mouvement après le vote du Sénat, ne peut pas jouer ce rôle.

Le gouvernement affirme que le Parlement incarne la « représentation nationale », et qu’à ce titre il peut légitimement voter la réforme Woerth. Mais en réalité, la majorité parlementaire est le porte-voix d’une poignée de grands capitalistes qui tournent autour du « marché » des retraites comme autant de vautours. En face, il y a une écrasante majorité de jeunes et de travailleurs opposés à la réforme. Cette contradiction entre le Parlement et le mouvement ouvrier sera tranchée dans la lutte. Selon un sondage BVA publié aujourd’hui, 20 octobre, 59 % des sondés se disent « favorables à ce que les syndicats poursuivent leurs appels à des mouvements de grève et à des manifestations après l’adoption du texte de la réforme des retraites par le Parlement ». Les dirigeants syndicaux qui affirment que le vote du Sénat « changera la donne » cherchent à couvrir leur capitulation d’un voile institutionnel. Le mouvement est ascendant. Il faut le renforcer et le développer – quoi qu’en pense la majorité réactionnaire qui contrôle le Parlement.

Jérôme Métellus (PCF Paris 18e)

Publié par La Riposte

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