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Site de recherche d'emploi

Le site http://jooble-fr.com/

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 17:20

Le syndic de faillite....

François Fillon nous annonce que la France est en faillite. Déclaration grave. Car la caractéristique d'une société ou d'un Etat en faillite est qu'ils ne peuvent plus faire face à leurs obligations ni rembourser leurs créances. Une telle déclaration est donc totalement irresponsable :
1°) elle nuit gravement au crédit de la France sur les places financières internationales. Au pire, la France risque de ne pas trouver d'argent pour boucler ses échéances, au mieux le coût du crédit risque de s'élever. Il y a quelques années, un gouverneur de la Banque de France qui se serait laissé aller à une telle déclaration aurait été révoqué sur le champ.
2°) elle ruine définitivement la crédibilité de la majorité au pouvoir ainsi que celle de tout le gouvernement dont chaque membre (à commencer par le Président de la République qui fut ministre des finances voici deux ans) fut ministre dans l'un ou l'autre des gouvernements précédents. Aux mieux ces ministres sont totalement irresponsables, au pire ceux qui nous ont conduit à cette situation de faillite risquent de l'aggraver, notamment en distribuant des "paquets cadeaux fiscaux" à ceux qui n'en ont pas besoin (réduire les recettes de 15 à 20 milliards d'euros alors que le déficit budgétaire s'élève déjà à 42 milliards et contribue notoirement à la "faillite" annoncée est une attitude irresponsable ou pour le moins complètement schizophrène...)
Heureusement, non la France n'est pas en faillite. En tout cas pas plus que l'immense majorité des pays occidentaux (n'oublions pas que plus de 50% de la dette française est due à des créanciers... français, banques ou particuliers...). Il s'agit évidemment d'une antienne typique du discours de droite et destinée à nous préparer à un tour de vis fiscal après avoir distribué des cadeaux pour satisfaire sa base idéologique. François Fillon nous avait habitué ces dernières semaines à un effacement - à une inanité complète diraient certains - nous savons désormais que c'est un dangereux jobastre : ces gens-là se sentent tant investis de leur idée de rupture quasi mystique qu'ils effacent de leur mémoire le fait que depuis 15 ans ils ont gouverné 10 ans et que leurs deux quinquennats furent désastreux au regard de la gestion de la dette et des déficits.
Dans ces conditions, il est effectivement temps de supprimer le poste de premier ministre qui s'apparente plus à celui de syndic de faillite... intellectuelle.

Xavier Théry

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16 août 2007 4 16 /08 /août /2007 14:52
L'Ours Blanc tiendra son stand au Village du Livre, lors de la Fête de l'Humanité 14-15-16 septembre prochains
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16 août 2007 4 16 /08 /août /2007 14:46

Valère Staraselski animera un débat avec le philosophe italien Domenico Losurdo  à la Fête de l'Humanité le vendredi 14 septembre  à 18 heures au Village du Livre.

Valère dédicacera ses livres le samedi 15 et le dimanche 16.

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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 17:32
DECLARATION
LE GROUPE COMMUNISTE DISSOUT
Le 3 juillet 2007
Les faits : au lendemain des élections législatives, l’Assemblée nationale compte 18 députés communistes et républicains, 4 verts et 2 députés d’Outre-mer. Une bataille s’engage pour abaisser à 15 le nombre de députés nécessaires afin de constituer un groupe politique – bataille importante car un groupe politique dispose de moyens importants.
Au lieu de quoi, le groupe communiste et républicain a été dissout.
Un mini complot a été organisé avec Patrick Braouezec et Noël Mamère pour sortir le président Alain Bocquet. Un groupe dit de gauche démocratique et républicaine, présenté comme un groupe « technique », a été mis en place.
Il abandonne de fait la référence communiste et vole aux 18 députés les moyens auxquels ils ont droit puisque la répartition prévue est de un tiers pour les communistes, un tiers pour les verts et un tiers pour les députés d’Outre-mer.
A signaler une attitude méprisante et odieuse vis-à-vis des collaborateurs du groupe qui ont été virés sans délai pour laisser la place à ces nouveaux seigneurs de l’ouverture que sont les refondateurs et les verts.
Tout cela s’est fait avec la bénédiction de Marie-George Buffet.
Chaque communiste de France doit connaître cette vérité cachée jusqu’à aujourd’hui, qui masque cette entreprise de démolition et efface l’identité communiste.
Cinq députés, André GERIN, Jacques DESALLANGRE, Jean- Pierre BRARD, Jean-Jacques CANDELIER et Maxime GREMETZ ont décidé de créer une composante communiste et républicaine.
 
A n d r é G E R I N
Maire de Vénissieux
Député du Rhône
 

mardi 3 juillet 2007
COMMUNIQUE DE PRESSE
Groupe de la Gauche Démocratique et Républicaine
Ce mardi matin, cinq députés du groupe GDR ont décidé de constituer une composante à part entière, marquant ainsi leur attachement à la sensibilité républicaine et à l’identité communiste.
Dans le cadre du pluralisme reconnu et mis en oeuvre par le groupe, ils apporteront leur contribution loyale et efficace dans la recherche d’une société plus juste, humaniste et solidaire.
Ils attendent du groupe de la gauche démocratique et républicaine, dans les tout prochains jours, qu’il reconnaisse leur existence en son sein avec les droits, les devoirs et les moyens qui en découlent.
 
Les Députés soussignés :
Jacques DESALLANGRE
Jean-Pierre BRARD
Jean-Jacques CANDELIER
André GERIN
Maxime GREMETZ
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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 17:15

Salutations victorieuses,
Pascal SACAU, leader syndical réintégré.

Au 50e jour de grève de la faim citoyenne et militante,
VICTOIRE contre GAN ASSURANCES...

Des complicités acharnées.
Malgré la complicité de FO dans mon licenciement, malgré la décision de FO de radier mon dossier aux Prud'hommes, malgré le retrait de mon défenseur FO, cinq minutes avant la nouvelle audience, au 5e jour de ma grève de la faim, malgré la notification publique m'interdisant toute forme d'organisation dans une section FO tout en se payant sur mes allocations,
j'ai gagné !

Le gan* est condammé à me réintégrer et à me payer 96.000 euros d'indemnités.
*Je viens de prendre rendez-vous avec leur avocat pour négocier l'abandon du recours au droit d'appel.

Le gan, comme nombre de groupes financiers, s'offre, en toute illégalité, le droit de licencier un "salarié protégé" puisque j'étais délégué syndical national FO pour le groupe Gan assurances, contrôlé par GROUPAMA, et initiateur des "Assises nationales de défense de notre métier"

Un soutien syndical exemplaire de portée nationale :

Quel n'a pas été mon émoi quand j'ai découvert le soutien de la CGT- E, par la voix de son secrétaire général qui m'a autorisé à le diffuser ! Merci...
Aux donneurs de conseils qui cherchent à nous imposer leur incompréhension de la situation et leur propre capitulation, je dis que cette prise de position a démultiplié ma détermination à continuer alors que d'autres s'acharnaient à me faire "terminer ma grève".

site CGT-E : http:www.cgtedalkia.com

Prochains messages :

"Une réunion réussie" et "Dépôt de plainte contre FO pour "FAUX et usage de FAUX" et licenciement abusif d'une camarade enceinte par le patron de FO."

Merci à celles et ceux qui m'ont accompagné d'un geste, d'une attention, d'un mot, d'un acte, d'une prise de position.
Merci aux commerçants de mon quartier qui, quotidennement, me soutiennent dans mon action.
Merci aux auteurs, écrivains, musiciens et passagers des mots qui sont venus, hier soir, au Cabaret des mOts dans ce lieu historique de l'hôtel Astoria qui appartenait à la MGEN. Il y avait comme une portée de soutien.
Cette victoire leur appartient autant qu'à mon combat depuis quatre décennies.
Merci aussi à celles et ceux qui, par leur irresponsabilité, m'ont obligé à trouver les voix et les moyens de gagner malgré eux et contre leur façon de baisser le pantalon. Ils se font complices de la situation que doit subir la population. Analysons les élections...

Mon émotion est si forte, ma joie est si grande, que je ne peux que partager cet instant

D'autant qu'il fait suite à une réunion de grande qualité avec tous les responsables du transport et de l'environnement de l'agglomération dont dépend la Cité où je vis, Aix-les- Bains. La demande d'une partie de la population d'implanter devant notre nouvelle gare une station de MULTI"Voiturages (autopartage + covoiturages + VOITURAGES GRATUITS du Comité de ville et d'initiatives de quartiers), dans le cadre du concept de la mObilité partagé, est officieusement intégrée, avec une communauté de moyens humains en liaison avec la station vélo. C'est l'annonce du Président de la Communauté d'agglomération du Lac du Bourget, Maire de la commune voisine de Drumettaz.
Un compte-rendu de réunion, destiné à 200 correspondants et signataires, est en cours de rédaction avec le comité de ville et d'initiatives de quartiers que nous avons constitué entre habitants.
Une réunion où je serai invité se prépare avec l'agglomération voisine, celle de Chambéry, pour harmoniser les modalités de notre mobilité malgré les décisions contraires aux besoins de la population dans les transports publics, trains et bus, récemment programmées.
A la SNCF-Grève la semaine passée contre la réduction des horaires d'ouverture des guichets et la suppression de trains de jour qui va précéder la suppression totale des trains de nuit- Réalité en contradiction avec les discours du pouvoir central et des régions.
Avec le comité de ville et d'initiatives de quartiers, l'action est engagée de façon irréversible, quartier par quartier, pour prendre en main les moyens de réaliser nos besoins en matière de mobilité, première activité de l'espèce humaine.

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 08:01

(Repris hier matin sur RMC Info par JJ BOURDIN)

Les élus de la gauche à la droite sont tous d'accord !
J'en suis écœuré ; je vais voter pour un parti sans députés !!!
Et la plupart des médias ne pipent pas mot !!!
Et à l'issue des 5 ans, ils percevront "à vie" 20 % de ce traitement !!!
Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impôts qui serviront à payer les "golden parachutes" de nos députés.

5 ans d'indemnité "chômage" pour les députés = parachute en or de 417.120 Euros !

Mais pourquoi 5 ans ? C'est précisément le temps d'une alternance législative.

C'est scandaleux ! Au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et qu'ils dénoncent le train de vie dispendieux de l'état !!!

Profession : politique = menteur professionnel !

L'information sur la nouvelle indemnité "chômage" des députés a d'abord été révélée par "Le Canard Enchaîné" du 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre le 1er Mars 2007. Curieusement à part ces deux medias, silence du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement toujours prompts à dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison...). Pourquoi pas plus d'écho sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi votée en douce, l'a été à l'unanimité de tous les groupes politiques : UMP, PS, UDF et PCF, qui pour s'octroyer des avantages savent parfaitement s'entendre.


Pour chaque député non réélu les Français devront payer 417.120 Euros = 60 mois x 6 952 euros d'indemnités !

La confiance règne sur l'issue du prochain scrutin et les coquins et les copains s'organisent : JL Debré avant de partir a fait voter une loi adoptée à l'unanimité et dans le silence complet afin qu'un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour selon info sur site Assemblée nationale en net mensuel 5178 euros, brute 6 952 euros.

Le total de 60 mois d'inactivité en brut mensuel coûte 417 180 euros par député non réélu !

Les indemnités attribuées aux députés ont été définies par l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L’indemnité de base est calculée "par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie", ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade. S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée : "L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction". Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence). Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
- Indemnité de base :5 400, 32 €
- Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 €
- Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58 € Soit brut mensuel 6 952, 91 €

Retenues obligatoires
Doivent être déduites du brut mensuel diverses retenues :
- Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 €
- Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 €
- Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 €
- Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 €

Soit net mensuel 5 177, 66 €"
Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis : une loi, votée en catimini par tous les groupes, permettant à tous les députés non réélus en juin prochain, de continuer à percevoir leur indemnité parlementaire pendant encore 60 mois, au lieu de 6 actuellement (et oui les temps sont durs!)

Bien entendu cette généreuse "indemnité chômage" est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 4 ans et demi, n'est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une activité justifiant cette "aide sociale", bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.

Voilà de quoi crève la République, de la corruption de ses élites, car évidemment aucun parti n'a protesté, vu que tous bénéficieront des largesses de M. Debré.

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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 09:55

A paraître dans le n°25 de Vendémiaire
À propos de Guy Môquet et de l’instrumentalisation de l’histoire nationale

Le candidat faisait de la lettre de Guy Môquet un usage incantatoire. Dès son avènement, le président persiste et signe.
On ne regrettera pas que l’exemple du jeune résistant communiste soit ainsi proposé aux lycéens, qui sans doute, dans leur majorité, l’ignorent.
Mais, écartant toute supputation sur le rapport personnel du président à notre histoire, on ne peut que s’interroger (le mot est faible) sur la place de l’Histoire dans la rhétorique qui a convaincu une majorité de citoyens.
Depuis quelques années, collectivement ou individuellement, nombre d’historiens dénoncent l’officialisation de l’Histoire : contrôle de la mémoire, histoire revisitée à l’aune des « valeurs » d’une colonisation dont le candidat disait qu’elle rêvait plus de civilisation que de conquête. On conçoit facilement quelles couches de la population sont, au premier chef, courtisées dans cette apologie de la « grandeur impériale », dont elles participent par expérience vécue ou par mémoire familiale.
Pour autant, notre histoire nationale ne semblait pas devoir être convoquée à la barre des témoins dans une campagne qui, par sa condamnation de l’assistanat, son apologie de la réussite individuelle, balayait les valeurs de solidarité et de justice sociale, héritées de deux siècles de luttes, et les compromis positifs arraché par ces luttes. Une campagne où la nouvelle donne du capitalisme se justifiait plus de références aux Etats-Unis qu’à « la vieille Europe ». Dans ce contexte, on aurait pu penser que la référence historique n’aurait pas sa place.
Et pourtant, hommage opportuniste à un sentiment national profondément enraciné, la campagne du candidat n’en a pas moins été soutenue par un recours permanent au passé, inscrivant les perspectives de « la rupture » dans la continuité de l’Histoire de France. Vision démagogiquement œcuménique, totalisante, qui n’omet significativement de son Panthéon que les Bonaparte et Pétain, et n’exorcise que 1968.
À nouveau, la réaction déontologique et citoyenne de nombreux historiens (en particulier celle du Comité de vigilance sur les usages de l’histoire) a mis en garde contre cette manipulation.
Les réactions « à gauche » ont été également vives contre une captation d’héritage qui utilise les grandes figures du socialisme sans craindre le contresens historique. Réactions bien plus vives et spontanées dans la masse citoyenne, chez les militants et élus « de base » que chez la candidate et dans l’état-major vibrionnant du parti socialiste, dont la campagne, incapable d’enraciner les aspirations populaires d’aujourd’hui dans ce qu’il y a d’opérant dans notre histoire, se gardait de faire appel aux souvenirs de 1789, de 1848, de 1871, de 1936 ou de la Libération. Et c’est paradoxalement par la voix de Nicolas Sarkozy que de jeunes électeurs de gauche ont entendu parler des grands ancêtres… Débordement apparemment sur la gauche, dans la grande tradition de Louis Napoléon et du général Boulanger, qui a pris par surprise la candidate et ses conseillers, tout autant que les amis du candidat conservateur, les uns et les autres fort peu préoccupés de la « République démocratique et sociale ».
Ne s’en étonneront que ceux qui refusent de voir la porosité, pour ne pas dire l’osmose, entre les deux facettes de « l’élite » politique, osmose dont les récentes péripéties autour de la formation du gouvernement ont donné des exemples édifiants.
Répondant à mon billet du 7 mai, Rémy Pergoux, qui mène depuis longtemps en Haute-Savoie un efficace travail d’éducation populaire, m’écrit notamment :
« Cette élection avait été manipulée de longue date pour obtenir une sorte de coup d’état « légal ». En somme c’est à la fois le coup lui-même et le plébiscite qui était, dans le passé, chargé de créer la « légitimité ».
Et en plus je pense que, si Ségolène Royal avait été élue, j’aurai pensé la même chose !
Parce qu’au fond, l’objet de ce coup d’état « light » est d’installer le système de bipartisme à l’américaine, le libéralisme sans retenue, la liquidation de « l’esprit de résistance à l’oppression ».
Je fais miennes ces quelques lignes.

René Merle
17 mai 2007

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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 17:21

Une République à reconstruire

de Michel Strausseisen
par
Christian Rome  

A quelques semaines du premier tour de l'élection présidentielle, l'opuscule de Michel Strausseissen, Une République à reconstruire, paru il y a quelques mois, prend un sens qui éclaire l'actualité politique d'une lumière crue et sans concession. Dans ce texte d'une trentaine de pages, l'auteur se livre à un diagnostic argumenté sur la situation politique et sociale et le climat de malaise qui a saisi le pays après les événements survenus dans les banlieues à l'automne  2005, résultat conjoint des coups de butoir de la droite libérale contre les acquis de la République et de l'incapacité de la gauche dans son ensemble - et plus particulièrement le parti socialiste -  à proposer un projet de société alternatif, noyée qu'elle est à la fois par sa complaisance, voire sa collaboration, avec le libéralisme et ses incurables divisions internes.

L'auteur pointe l'incapacité des gouvernants depuis plusieurs décennies, de droite comme de gauche,  à résoudre les problèmes de fond de la société française, identitaires, sociaux, économiques, laquelle a eu pour consé-quence pour la majeure partie de nos concitoyens, et pas seulement pour les populations résidant en banlieue ou les classes sociales les moins favorisées, le sabotage de toute perspective d'avenir pour eux-mêmes et leurs enfants et l'installation d'un désintérêt croissant pour la politique. Cette dépolitisation s'accompagnant d'une défiance à l'égard du personnel politique dans son ensemble - dont plus personne ne croit aux discours tant il est perçu comme une caste complètement déconnectée de la réalité des citoyens - a ouvert la porte à des risques d'aventures politiques (cf avril 2002) et d'éclatement  communautariste de la société, mettant en danger l'exis-tence même de notre démocratie républicaine.

Pour M. Strausseisen, c'est donc la République elle-même qu'il faut reconstruire en s'attaquant en profondeur aux causes du problème et tout d'abord au dysfonctionnement ou à l'insuffisance des rouages institutionnels, politiques, économiques, sociaux, judiciaires, éducatifs, sanitaires et également syndicaux qui ne jouent plus leur rôle de courroies de transmissions. Pour accomplir ces réformes, il est nécessaire de redonner à l'Etat, avec une revalorisation de ses missions de service public, toute sa place dans son rôle de contre-pouvoir face au rouleau compresseur libéral, de la loi du profit et des puissances d'argent qui broient la vie de nombre de nos conci-toyens et démantèlent par pans entiers les protections acquises de haute lutte sur la santé, l'éducation et le droit du travail.

Un tel projet, résolument anti-libéral, ne peut être conduit que par un vrai mouvement de gauche. Mais qui, aujourd'hui à gauche, nous dit Strausseisen, se trouve dans la capacité d'incarner légitimement, en étant crédible,  la mise en oeuvre de ce projet ? Le non au référendum sur la constitution européenne aurait dû être la ligne de partage apte à rassembler, de l'extrême gauche au parti socialiste, tous ceux qui refusent le compromis avec l'idéologie libérale. Le congrès socialiste du Mans a tout fait exploser. Les sociaux libéraux, emmenés par François Hollande ont transformé la victoire de la gauche au référendum en défaite. Dès lors, pour M. Strausseisen, il n'y a plus que deux stratégies possibles : soit on réédite le scénario d'une « gauche plurielle » dont l'objectif utile sera uniquement de tenter de barrer la route à la droite ; soit on essaie de reconstruire une vraie gauche non libérale. Dans le premier cas, ce serait redonner la prééminence au parti socialiste - c'est-à-dire à sa mouvance social-démocrate - ; nous aurions alors une gestion libérale du pays un peu plus soft ou « à visage humain », une situation « à l'américaine » avec une droite ultra-libérale et un centre un peu plus progressiste,  qui serait dans les faits une capitulation devant la marchandisation du monde et en même temps la mort assurée de la gauche par asphyxie. Dans le deuxième cas, seul le parti communiste, de par son histoire et sa position inchangée face au capitalisme, pourrait prétendre et être en mesure de rassembler autour de lui. Cette prise d'indépendance vis-à-vis du PS risquerait certes de donner la victoire à la droite, mais assurerait une chance, même minime, et avec une marge très étroite, à une survie de la gauche en France qui devrait se reconstruire dans l'opposition. La position du PC est délicate et sa responsabilité énorme, car de son choix risque de dépendre la vie ou la mise en sommeil pour longtemps, pour ne pas dire la mort, d'une vraie gauche anti-libérale en France.

A quelques encablures du premier tour des élections présidentielles, alors qu'a succédé à la valse des présidentiables le début du menuet entre Nicolas Sarkosy et Ségolène Royal, avec l'entrée sur scène en arrière-plan de François Bayrou et dans l'ombre des coulisses la menace incertaine mais toujours présente de l'extrême droite, alors, qu'à l'accoutumée, la gauche de la gauche part au combat en ordre dispersé, il est conseillé de lire attentivement le texte  de M. Strausseisen qui invite tous les républicains démocrates porteurs des vraies valeurs de gauche à réfléchir profondément sur notre choix d'électeur : faut-il sacrifier tous ses pions aujourd'hui pour tenter de gagner la bataille, au risque d'une compromission fatale, ou conserver des forces en réserve pour être en mesure de continuer le combat ?
Le choix n'est pas facile et il est vrai que le pire n'est jamais sûr.

Christian Rome

Michel Strausseisen, Une République à reconstruire, éditions Bérénice (Collection Alix), 3 euros

 

 

 

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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 13:43

En notre automne les feuilles continuent de tomber. Jean-Pierre Vernant vient de mourir, et l'abbé Pierre aussi. Etrange mais réelle coïncidence. Celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas.

En tout cas l'un et l'autre (se sont-ils croisés ?) meurent à point nommé. L'un et l'autre ont mené tous les combats et mis leurs vies en jeu pour l'inaccessible étoile. L'un et l'autre surtout - c'est leur particularité - l'ont fait autant que de besoin, c'est-à-dire jusqu'à la fin de leurs jours.
L'un a cherché chez les Grecs la figure de l'homme. L'autre interrogeait l'Esprit sur la même question. L'un et l'autre menèrent une réflexion permanente de la pensée à l'action et de l'action à la pensée. Chez l'un et l'autre cette certitude, ou cette inquiétude, que le sens de l'Homme est que seul l'Homme donne du sens à l'Homme. Et alors on se trouve tout nu devant non plus l'Homme mais les hommes. Jean-Pierre Vernant et l'abbé Pierre ont en commun d'avoir toujours combattu dans cette effroyable déclinaison : l'Homme, les hommes, des hommes.
Entre ces degrés n'existe aucune hiérarchie palpable, utilisable. La juste position des humains entre les Dieux et les Bêtes, pointée par Vernant,  s'oppose et épouse la fraternité mise en oeuvre (à coups de pieds dans le cul) par l'abbé Pierre, expression de la Charitas, la charité. Terme dévoyé par l'Eglise « moderne », qu'elle avait hérité du stoïcisme antique pour lui servir de morale civique, puisque les Evangiles n'en ont point. Charitas désignait la fraternelle communauté des humains contre les bêtes et les dieux ; c'est-à-dire contre la création même.

Borges écrit qu'un homme n'est jamais tout a fait mort aussi longtemps qu'il survit dans la mémoire d'un autre. Jean-Pierre Vernant et l'abbé Pierre font partie de notre mémoire joyeuse. Que ce rapprochement n'insulte les mânes ni de l'un ni de l'autre.


Jean Maffioletti

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Published by Michel Strausseisen - dans France-Politique - société
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28 novembre 2006 2 28 /11 /novembre /2006 22:12

par René Merle

Ce n’est pas l’actuelle campagne médiatique qui corrigera une évidente double ignorance de l’opinion : ignorance de l’histoire de l’institution et ignorance de la nature des pouvoirs
L’ignorance de l’histoire de l’institution (1) fait considérer comme naturelle, depuis 1969 et le départ du Général de Gaulle, la pérennité bancale d’une institution née de circonstances exceptionnelles, où, à tort ou à raison, un homme pouvait prétendre, en s’élevant au dessus des partis, représenter la grande majorité des citoyens pour écarter les périls.
Il serait d’ailleurs très intéressant, pour qui en a le temps et l’envie, de plonger dans les débats passionnés des années 1945-1946, qui virent les citoyens préférer la république parlementaire à la république présidentielle, et ceux des années 1958-1962, où ils se rallièrent majoritairement au régime présidentiel.
Dans l’intense médiatisation actuelle autour des deux candidats prédésignés d’office, on use et abuse de la fameuse formule gaullienne, « l’élection présidentielle est la rencontre d’un homme et d’un peuple ». Aujourd’hui un miracle se serait produit, qui aurait transformé un homme et d’une femme aux responsabilités politiques depuis 25 ans et plus (mais jouant sur la lassitude citoyenne devant l’autoperpétuation de la classe politique), en une femme et un homme nouveaux, rencontrant charnellement notre peuple...
En l’occurrence, on pourrait rappeler la formule de Marx, sur ces événements historiques majeurs qui se rejouent en farce.
Ce double avènement de la femme et de l’homme providentiels intervient alors même où le système apparaissait usé. Il importait donc à ceux qui en profitent de le perpétuer.
Je ne ferai pas l’affront d’expliquer longuement à des citoyens avertis l’efficace perversité de ce système. Non seulement l’élection présidentielle impose aux citoyens un choix par défaut, binaire par définition. Mais sa logique modifie profondément les conditions de la vie politique française : par sa binarité, elle tend à effacer la nécessaire diversité politique et transforme les deux principaux partis en clubs de supporters « people ». Et cette logique est telle qu’accepter d’entrer dans le jeu entraîne, de gré ou de force, l’adhésion au système, y compris de ceux qui l’ont le plus violemment condamné : de l’auteur du « Coup d’État permanent » aux militants pour la VI° République...
Cerise sur le gâteau, la personnalisation (choisir le ou la plus emblématique, sinon médiatique) vient pervertir les choix même de ceux qui se réclament d’une vraie vie politique citoyenne. Les débats dans la gauche de la gauche en témoignent à l’évidence.
Désormais, la persistance des appareils politiques ne doit pas nous tromper sur leur efficacité supposée (voir les débats dans la gauche de la gauche) et leur vraie finalité. Le Front National n’a pratiquement pas d’appareil, et fera pourtant sans doute un score très important.
Ainsi assistons-nous à la mise à mort programmée d’une vraie vie politique française, qui fait de plus en plus figure d’anachonisme dans une Europe gagnée aux bipartisme consensuel et institutionnel, quand ce n’est pas à l’union des deux grandes formations (voir l’Allemagne).
L’ignorance de la nature des pouvoirs vient encore renforcer cette mise à mort de la vie politique citoyenne, tant est répandue la conviction que le président, détenteur du pouvoir exécutif, détient en fait tous les pouvoirs.
Et nos deux candidats pré-désignés le confirment, non seulement en affirmant ne pas être ligotés par des programmes, mais encore en disposant déjà du pouvoir législatif. On a pu lire des formules du type : « Si je suis élue, ma première loi sera... ».
Or, pour régaliens que soient les pouvoirs du président, ils n’en sont pas moins contrebalancés par ceux des deux Assemblées. Les récentes et durables périodes de cohabitation l’ont bien montré.
En inversant l’ordre du calendrier électoral, le gouvernement Jospin avait voulu réaliser une réforme mettant fin à cette possibilité de cohabitation.
Dans la foulée de l’élection présidentielle, le président sollicite du pays une majorité qui le soutiendra sans état d’âmes. C’était indirectement renforcer le rôle du Président.
Mais c’était aussi renforcer la dépolitisation du pays : voter avant l’élection présidentielle pour élire l’Assemblée aurait signifié s’engager sur des choix politiques, sur des programmes. Voter après l’élection présidentielle pour élire l’Assemblée ne serait plus qu’entériner le choix premier, dans l’accentuation de la réduction binaire.
Aussi ne s’étonnera-t-on pas de l’absence totale des perspectives électorales de l’après présidentielle dans la médiatisation actuelle.
Ce qui n’empêche pas que, le système électoral aidant, les « petits » partis, pour s’assurer la manne de quelques dizaines de députés, de négocier déjà leur ralliement au second tour à l’un des deux postulants principaux.


René Merle - lundi 27 novembre 2006

Point Gauche, bimestriel, 82210 Angeville (Tarn-et-Garonne), décembre 2006, http://www.rene-merle.com/article.php3?id_article=469 

 (1) Sur cette question, je me permets de renvoyer à l’article « - René Merle - 1848 - 2006. À propos de l’élection présidentielle ». http://www.rene-merle.com/article.php3?id_article=468

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