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Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 10:51

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 27 avril 2014.

Les manifestations du 1er Mai revêtent cette année une signification particulière.

D’abord, elles se déroulent dans un contexte marqué par l’aggravation de la situation sociale : accentuation des inégalités, montée du chômage et de la précarité... Le gouvernement Hollande-Valls, qui a décidé de se soumettre à l’Union européenne, a mis tous les moyens de l’Etat au service du MEDEF. Il fabrique ainsi le vote Front national. La revendication de l’annulation du « Pacte de responsabilité » doit devenir l’élément unificateur du mouvement social.
 
Ensuite, les manifestations du 1er Mai se dérouleront à trois semaines de l’élection européenne. Le lien entre les revendications sociales comme les salaires, l’emploi, le droit du travail… et l’Union européenne doit être clairement établi et reconnu par tous. L’Union européenne est un système mis en place pour écraser le monde du travail. Aucune revendication sociale ne peut être garantie dans ce système. Non seulement il faut sortir de l’Union européenne, de l’euro et annuler la dette publique, mais il faut boycotter cette mascarade électorale.

Le M’PEP appelle à participer massivement aux rassemblements du 1er Mai, ses militants seront présents.

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 10:39

 

D’aucun prétendent que l’abstention n’est que l’expression de citoyens dilettantes et irresponsables peu soucieux d’utiliser un droit de vote conquis de haute lutte ou de participer à la vie politique du pays. L’abstention serait anti-citoyenne, la négation de l’engagement politique. Avant d’aller plus loin, constatons que ce sont les même médiacrates qui n’avaient pas du tout cette analyse au sujet des chiffres de l’abstention lors du récent référendum de Crimée…

Cela n’est pas du tout exact.

L’abstention est bien souvent une expression politique qui exprime en premier lieu et de la façon la plus claire la reconnaissance ou non de la légitimité et de l’utilité de l’institution qui organise l’élection.

Chacun le sait, pour dénoncer l’Union Européenne du capital qui détruit la France et ses acquis sociaux, comme il l’avait fait en 2009, avec plusieurs autres organisations, le PRCF s’est engagé dans une campagne de boycott de l’élection européenne, pour l’abstention citoyenne.

Les militants du PRCF sont ainsi mobilisés pour mener cette campagne à travers les actions militantes propres au PRCF pour la sortie de l’UE, de l’Euro, de l’OTAN et du capitalisme, mais également en soutennant l’appel du CNR-RUE – appel national au boycott de l’élection européenne par un très large rassemblement de personnalités d’organisations et d’horizons très divers – pour mener avec un large rassemblement de citoyen une campagne nationale pour le boycott de l’élection européenne dans une démarche 100% démocratique, citoyenne et désintéressée :

  • Démocratique car il s’agit de faire entendre la voix du peuple, de dénoncer cette farce d’un « parlement fantoche », sans pouvoir, sans légitimité qui est un trompe l’œil visant à masquer la nature profondément dictatoriale de l’UE. Le MEDEF, l’UMP, le PS ont commis une forfaiture en passant outre le NON du peuple souverain le 29 mai 2005 et, en adoptant le traité de Lisbonne copie conforme de ce que 55% des Citoyennes et des citoyens avaient rejeté, ils ont boycotté notre décision souveraine. Et bien nous boycotterons leur fausse élection : quoi de plus normal?
  • Citoyenne, car nous refusons de légitimer par notre vote une UE qui détruit la souveraineté populaire et l’indépendance nationale, une UE qui impose une concurrence sans merci entre les salariés, qui les condamne au chômage, qui prive la jeunesse d’avenir et qui mène au délitement rapide de la République française, une UE qui partout, alignée sur la politique des USA, pousse à la guerre comme on a pu le voir en Yougoslavie, comme on le constate aujourd’hui à Kiev où l’Europe atlantique associée à l’OTAN pousse à une conflagration avec la Russie qui peut conduire l’humanité aux portes du gouffre. L’abstention est une démarche citoyenne aussi car il s’agit de permettre que s’épanouisse enfin une vraie et grande politique de progrès social plaçant le monde du travail en son centre. Cela est impossible avec l’UE dont l’objet est de détruire les conquêtes sociales ; la tromperie de ceux qui parlent « d’Europe sociale » depuis maintenant des décennies doit être démasquée : on ne transforme pas un crocodile en doux végétarien !
  • Désintéressée car il ne s’agit ni de défendre un intérêt partisan, ni de prétendre à profiter des généreuses subsides attribuées aux potiches du parlement européen mais de faire entendre le rejet massif de l’UE par un tsunami d’abstentions citoyennes, de mobiliser les citoyens dans la perspective de l’affrontement qui vient entre l’oligarchie capitaliste et la masse des travailleurs de notre sous-continent.

Certains voudraient faire croire que cela ne concerne qu’une petite minorité, et que seuls ceux qui votent sont des citoyens conscients et actifs. Alors qu’en est il vraiment? Eh bien regardons les chiffres.

Retour sur les chiffres de l’abstention :

Le discours ambiant, celui des médiacrates c’est à dire celui des chiens de garde du Système capitaliste, est de décrire l’abstention comme un phénomène de société qui frappe l’ensemble des élections et qui est en perpétuelle augmentation, et ce afin de lui retirer systématiquement tout contenu politique, de disculper les élites politiques et de culpabiliser les « petites gens. Ce n’est pas vrai. L’abstention et son évolution sont très différentes selon l’élection.

Le plus simple pour caractériser l’abstention est de s’intéresser aux chiffres de l’abstention pour les différentes élections nationales depuis 1958.

En moyenne, toutes élections confondues, l’abstention s’élève à près de 29% et elle est en moyenne de  :

  • 50,1% pour les européennes
  • 19,1 % pour les présidentielles
  • 28,3 % pour les législatives
  • 33,8% pour les référendums

On peut déjà ici faire le constat que l’abstention est particulièrement massive uniquement pour les élections européennes. S’agissant des référendums, ce sont les scrutins au sujet du statut de la Nouvelle Calédonie et celui sur le passage au Quinquennat qui tire la moyenne nettement à la hausse (sans ces référendums dont les objets étaient très particuliers, l’abstention référendaire ne serait plus que de 25,7%). Ce premier constat grossier fait état d’une abstention « normale » entre 20% et 30%, à l’exception très notable des européennes boycottées par nos concitoyens.

On peut s’intéresser à l’évolution dans le temps des chiffres de l’abstention aux élections nationales depuis 1958. Là encore le constat est édifiant comme le montrent les graphiques qui suivent :

  • Stabilité de l’abstention aux élections présidentielle ainsi que pour les référendum (aux deux exceptions signalées ci avant)
  • Relative stabilité aux élections législatives dans une fourchette de 20 à 30%) avec une nette augmentation à partir du passage au quinquennat qui de fait donne un intérêt secondaires aux législatives par rapport à la présidentielle, le quinquennat étant fait pour projeter mécaniquement la majorité présidentielle sur la majorité législative.
  • et augmentation constante et nette de l’abstention aux européennes

abstention-référendums

 

abstention-européenne

abstention-legislative.jpg

abstention-presidentielles.jpg

 

En terme d’évolution historique de l’abstention aux élections nationales, hors européennes, il semble qu’il faille distinguer deux périodes. Jusqu’à la victoire de François Mitterrand en 1981 et après. De 1958 à 1981, les taux d’abstention moyens aux élections de chaque décennies sont d’environ 21.5%. A partir de 1986, ils augmentent nettement à 30% puis 32%… La trahison de la gauche par le PS aura porté ses fruits en convaincant une bonne partie de la population ouvrière que le vote ne sert à rien. Difficile ici de ne pas donner de continu politique à une rupture aussi nette dans le comportement électoral de nos concitoyens!

 

abstention-par-decennies.jpg

 


Il est intéressant de rapprocher le taux d’abstention d’avant 1981 avec celui des législatives sous la IIIe République entre 1914 et 1936 qui en moyenne s’élève à 21,5% également. on observera que c’est avec l’effort pour porter la gauche au pouvoir, avec le Front Populaire que l’abstention diminue. Alors qu’au sortir de la première guerre mondiale, alors que la majorité des partis se sont engagés dans une tragique union nationale autour de l’impérialisme capitaliste français, le taux d’abstention est alors plus élevé. Là encore ces chiffres tordent le cou à ceux qui affirment un peu péremptoirement que « aujourd’hui les gens ne votent plus, alors qu’avant ils votaient plus, parcequ’ils ont oublié le prix du droit de vote ».

 

abstention-legislative-1914-1936.jpg

 


Cela confirme bien un taux d’abstention nominal résultat à la fois de la difficulté pour une partie de la population de voter et également du refus de l’élection ou du désintérêt pour la chose publique. On peut ici donner l’exemple de l’abstention des 18-30 ans qui bien souvent sont encore inscrits dans la commune de leur parents alors qu’ils travaillent ou étudient ailleurs.
Grossièrement et en toute hypothèse, sur la base des taux d’abstention aux législatives puis à la présidentielle (y compris les résultats récents), il est tout à fait raisonnable de considérer un taux d’abstention nominal de 20% en France.

La signification très politique de l’abstention croissante aux européennes

Venons en au cas particuliers des européennes pour là aussi tordre le cou à quelques poncifs. Les chiens de garde médiatique, les partis composant le Parti Maastrichtien Unique (UMP, PS, EELV, UDI, MODEM….) et bien sûr les pontes de la Commission Européennes sont très embêtés par les chiffres stratosphériques de l’abstention aux européennes. A tel point d’ailleurs qu’ils ne cessent de mener campagne pour la participation en dépensant des fortunes pour conjurer les gens de voter ( peu importe ce qu’ils voteront, pourvu qu’ils créditent la « construction » européenne en votant !). Et pour cause, si personne ne vote, comment faire croire que les diktats que l’on impose depuis Bruxelles et Francfort sont légitimes alors qu’ils vont à l’encontre de ce qu’à voter le peuple. Bien évidemment, le parlement européen est une farce. Une simple chambre d’enregistrement, totalement verrouillée par l’alliance PSE/PPE (nom de la droite libérale européenne) et qui peut résister aux turbulences affectant tels ou tel pays particulier permettant de garantir la stabilité et la permanence de la dictature de l’oligarchie capitaliste. Que l’abstention soit massive, et l’illégitimité de cette UE du capital tout à fait totalitaire qui s’est assis sur le NON de 2005 apparaîtra immédiatement dans toute son horreur, au risque d’alimenter la révolte populaire qui gronde partout, de l’Espagne à la Bulgarie en passant par la Grèce et même par l’Allemagne (grandes grèves pour les salaires) !

Alors, nous avons droit à un bourrage de crâne visant à faire croire que l’augmentation continue du taux d’abstention est général et qu’il ne s’agit donc pas d’un rejet politique de l’UE mais d’un manque d’éducation et de citoyenneté, alors que autant les niveaux que la vitesse de croissance sont strictement propres aux européennes/
La comparaison des chiffres de l’abstention aux présidentielles et aux européennes est de ce point de vue plus que frappante : le taux d’abstention à la présidentielle reste stable à 20% alors que celui des européennes explose à près de 60% en 2009.

On nous dit alors que cela est dû à un désintérêt pour la chose européenne, à une incompréhension -c’est bien connu quand un citoyen refuse de se mener à l’abattoir, c’est qu’il est bête et qu’un peu de pédagogie lui fera comprendre son intérêt ! – de cette chose si compliquée qu’est l’UE…. Que nenni !

La comparaison entre élections européennes et deux derniers référendums sur l’UE le prouve. Les scrutins au sujet du Traité de Maastricht en 1992 et au sujet du Traité Constitutionnel Européen en 2005 sont marqués par un taux d’abstention de 30%. Moitié moins que les élections européennes. On ne peut s’empécher de constater, en principe que rien ne se perd, que rien ne se crée et tout se transforme, que ces 30% d’abstentionnistes en plus sont bien à chercher parmi ceux dont le vote non a été piétiné ! C’est de l’arithmétique. Pas besoin de sortir de Sciences po pour le voir.

  • Nombre de OUI exprimés en 200 5 : 12,808 millions de voix
  • Nombre de voix pour l’UMP, le PS, EELV, le MODEM et alliance écologique indépendante : 12,396 millions de voix

A l’évidence, sans que malheureusement ils puissent s’en rendre compte étant donné la censure qui frappe les franchement communistes, nos concitoyens partagent largement l’analyse que le PRCF a exprimé en 2009 et qu’il renouvelle pour ces élections européennes 2014 en opposant à la dictatoriale UE du capital leur refus de vote, dans un acte civique d’abstention citoyenne.

Ces élections sont une farce et pour botter le cul de l’oligarchie capitaliste, il faut montrer que nous ne sommes pas dupes. Il convient donc que, ignorant les consignes social-maastrichtiennes du P.G.E. (social en paroles, maastrichtien en réalité !), chacun s’investissent dans la campagne de boycott militant, avec le PRCF et plus largement en répondant à l’appel du CNR-RUE Comité National de Résistance Républicaine à l’Union Européenne.

 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 10:36

17/04/2014

 

Sous les applaudissements à peine discrets de la droite et du MEDEF., Valls annonce un gravissime plan d’austérité contre notre peuple. Ce plan s’ajoute aux coupes claires successivement décidées par Sarkozy et par Ayrault au nom du « remboursement de la dette » et du « sauvetage de l’euro ». Si notre peuple ne se dresse pas très fort contre ces mesures, de nouveaux plans de misère se succèderont sans fin une fois que le MEDEF aura empoché les 50 milliards prélevés sur les Français sans que les capitalistes se soient sérieusement engagés à créer un seul emploi !

Déjà, tout y passe : le salaire des fonctionnaires, déjà bloqué depuis 2009, et dans la foulée, celui des travailleurs du privé, les pensions de retraite déjà lourdement grevées, les prestations sociales et les remboursements maladie, et bien entendu, les services publics déjà exsangues, à commencer par l’hôpital public. Bien entendu, les prix fileront fortement dans l’intervalle (cf les tarifs de l’électricité, qui va augmenter encore plus vite que prévu en raison d’une directive européenne relayée par les nantis du Conseil d’Etat !) sans quoi la guerre menée contre les revenus directs ou indirects du travail (salaires, pensions, indemnités chômages, remboursements maladies, allocations familiales…) ne produirait aucune « économie » pour le capital et pour son Etat de classe. Les annonces de Valls sur le maintien des créations de postes dans l’Education nationale, alors que dans les faits les suppressions de postes frappent de nombreuses académies, visent à éviter qu’à travers la défense de l’Education nationale, la jeunesse et les salariés du public et du privé ne fassent leur jonction dans la lutte. Des millions de gens qui vivent mal ou qui survivent à grand peine, vont perdre pied avec leurs enfants pendant que les actionnaires du CAC-40 voient leurs revenus augmenter de 20% par an et que des centaines de milliards sont expatriés dans les paradis fiscaux qui prospèrent dans la maudite UE du capital  !

Non seulement les mesures Valls n’ont rien de « juste », puisqu’elles ne frappent que le peuple, qu’elles épargnent les grandes fortunes et qu’elles rapportent très gros aux capitalistes, non seulement elles déshonorent les parlementaires « de gauche » qui les voteront en trahissant sans fin leurs électeurs, non seulement elles ouvrent un boulevard au FN qui profite de la désorientation du peuple pour usurper le masque du tribun du peuple, mais ces mesures enfonceront encore plus notre pays dans la récession. En effet, elles plomberont la consommation populaire déjà en chute libre et leur seul effet réel sera de doper les profits du grand patronat privé et spécialement, ceux des grandes firmes qui se servent de l’argent public pour financer les délocalisations (notamment dans l’automobile) et faire main basse sur le secteur jadis non-marchand de l’économie.

stopper l’euro-austérité de Valls

Dans ces conditions, soutenir ces mesures, ce ne serait pas faire preuve d’ « esprit de sacrifice » et de « patriotisme », comme le prétend Valls. Au contraire, ce serait accepter que les classes populaires et la majeure partie des couches moyennes françaises s’appauvrissent, voire se marginalisent gravement. Ce serait accepter que la France s’humilie une nouvelle fois devant les diktats des usuriers de la finance internationale, de la Commission européenne, de la Banque de Francfort et du grand capital allemand et « français ». Ce serait se résigner à voir la République une et indivisible héritière pour une part de 1789, de 1936 et du CNR, se dissoudre irréversiblement pour s’aligner sur les normes régressives des contre-modèles allemand et anglo-saxons : sans la moindre consultation populaire, et en ayant attendu la fin des municipales pour révéler ses plans, le duo Hollande-Valls a en effet annoncé l’arrêt de mort des Communes, des Départements et de l’Etat-nation lui-même, le but étant de leur substituer des euro-métropoles, des euro-régions transfrontalières et une mortifère « Union transatlantique » couplée aux va-t-en-guerre de l’OTAN. Pas étonnant que ce démontage républicain, réclamé à cor et à cris par le MEDEF dans son Manifeste « besoin d’aire » (déc. 2011) soit soutenu par l’UMP, l’UDI et par une bonne partie d’EEL-V qui soutient les pires euro-régionalistes patronaux ennemis de la République.

associer le drapeau rouge des travailleurs au drapeau de la Nation pour défendre à la fois le pays, le monde du travail et la jeunesse

C’est pourquoi le patriotisme ne consiste pas à ramper devant les diktats de l’UE atlantique, anticommuniste, fascisante et belliqueuse (Ukraine, Syrie…). Au contraire, dans la grande tradition qui fut celle du Parti Communiste Français aussi longtemps qu’il combattit de front l’Europe supranationale, il convient d’associer le drapeau rouge des travailleurs au drapeau de la Nation pour défendre à la fois le pays, le monde du travail et la jeunesse. Cela impose à tous les communistes, à tous les syndicalistes, à tous les républicains véritables, de se prononcer contre la maudite Union européenne du grand capital qui broie toutes les conquêtes populaires et qui détruit toutes les nations d’Europe. Il faut en finir au plus tôt avec le mensonge MORTEL de l’Europe sociale, dont se repaissent les chefs de file du Front de gauche et leur nouvelle « star », le pseudo-« antilibéral » grec A. Tsipras. Il faut en finir avec les « ripostes » purement symboliques des syndicats, bousculer les états-majors complices du Parti de la Gauche Européenne et de la Confédération Européenne des Syndicats, ces amortisseurs de l’euro-austérité. Il faut proclamer que les peuples n’ont pas à rembourser la dette illégitime « due » aux banques qui vampirisent l’argent public. Il faut réaffirmer que la souveraineté de la France passe par la sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN par la voie progressiste, et cela sans implorer le feu vert préalable de l’Allemagne comme le fait la présidente du front « national » avec sa « sortie concertée de l’euro ».

 

Dans cet esprit, le PRCF :

 La marche arrière vers la régression sociale sans fin, mais aussi vers le démantèlement de la France issue de 1789, de 1936, de 1945 et de mai 68, sont lancées par ce gouvernement de destruction sociale et nationale. La solution n’est pas dans une confiance béate ou résignée dans les états-majors politiques et syndicaux faillis qui nous ont menés dans le mur. La solution est dans l’engagement unitaire des communistes 100% opposés à l’UE, elle est dans l’union combative et dans la coordination sans entraves des syndicalistes de classe, elle est dans le Front de Résistance Antifasciste, Patriotique et Populaire (F.RA.P.P.) des patriotes républicains, des amis de la paix, de la démocratie dans la perspective du socialisme pour notre pays.

Déclaration du secrétariat national du POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 15:55

La première réunion du bureau politique du Front de libération nationale a eu lieu ce lundi. Au programme : les relations entre Saâdani et Sellal, la victoire de Bouteflika et la révision de la Constitution.

Le bureau politique du Front de libération nationale (FLN) s’est réuni ce lundi au siège du parti à Hydra, à la demande du secrétaire général Amar Saâdani. Le rassemblement a été l’occasion d’évoquer la victoire du Président Abdelaziz Bouteflika à la Présidentielle du 17 avril, arrivé en tête avec 81,53% des voix, ainsi que les « questions liées à l’évolution de la scène politique ».

Le FLN, qui a défendu la candidature du Président Abdelaziz Bouteflika, souhaite préserver son rôle de « leadership afin de contribuer effectivement et positivement aux côtés du dirigeant algérien dans les étapes qui suivent, notamment l’application de son programme », selon le communiqué sanctionnant cette réunion.

Amar Saâdani a saisi l’occasion pour dissiper tout malentendu qui existerait entre lui et Abdelmalek Sellal. Dans une déclaration à TSA, Saâdani a indiqué que « le FLN n’a aucun problème avec Abdelmalek Sellal ». « M. Sellal est militant du FLN. Il détient une carte d’adhésion depuis 1988 », a ajouté le dirigeant du parti.

Révision de la Constitution en automne

A propos de la demande de nommer un Premier ministre issu du parti majoritaire, Amar Saâdani affirme qu’elle est liée à la révision de la Constitution. Il affirme même que « le FLN et moi-même ne visons pas une personne à travers cette revendication ». En d’autres termes, « le FLN ne cible pas Sellal », indique-t-il.

La révision de la Constitution « devrait intervenir en septembre ou octobre », d’après Saâdani. Elle sera « le premier chantier politique » qu’entamera le Président Bouteflika. Etant donné son état de santé, Abdelaziz Bouteflika aura-t-il les capacités à chapeauter ce projet ? Certains se posent la question de la nomination d’un Vice-président, auquel cas Bouteflika pourrait ne pas « recourir à la révision de la loi fondamentale », précise Saâdani. Cette révision a pour objectif, selon ce dernier, de définir la nature du régime politique algérien. « Pour ce quatrième mandat, le Président est appelé à poursuivre les réformes entamées » à travers, notamment, « la séparation des pouvoirs, la définition du rôle du Parlement et des différentes institutions ».

Après de nombreux faits de répression, de plaintes liées à la restriction de la liberté de la presse, selon Saâdani, Bouteflika fera un pas en avant en faveur de « la liberté de la presse », mais aussi de « la réconciliation nationale, tamazigh ». La prochaine Constitution définira aussi les mécanismes ayant trait à la « désignation du Premier ministre ».

 

http://www.afrik.com/algerie-apres-la-presidentielle-la-revision-de-la-constitution

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 15:51
Par
Co-animateur du Réseau Education Populaire. Auteur avec M. Zerbato de « Néolibéralisme et crise de la dette » et avec C. Jousse et Ch.Prudhomme de « Contre les prédateurs de la santé ».
http://wwww.reseaueducationpopulaire.info

« Dans les moments de crises, les théories économiques harmonistes et équilibristes ne savent plus quoi suggérer pour s’en sortir », nous dit Omer Moussaly. Nous y sommes. Méfiez-vous donc des économistes néolibéraux. Mais devant la profondeur de la crise, nous sommes obligés de mettre en garde contre toutes les illusions idéalistes, volontaristes, déterministes, surplombantes ou autres.
Non ! il ne suffit pas de vouloir la transformation sociale et politique pour l’avoir. Tout simplement parce que l’économie et l’histoire sont soumises à des lois qui s’imposent à notre propre volonté. Méfiez-vous donc des économistes anti-libéraux keynésianistes altercapitalistes, souvent atterrés et atterrants.
Mais il ne suffit pas d’attendre « la chute finale » pour engager la transformation sociale et politique car les lois de l’économie et de l’histoire sont des lois tendancielles et non des lois déterministes ou relativistes. Méfiez-vous donc des marxistes vulgaires et simplistes. De l’illusion qu’une seule idée, déconnectée du modèle politique global, résout à elle seule tous les problèmes de l’humanité.
Nous connaissons bien toutes les prééminences surplombantes qui font florès sur le « marché » des idées, qui amplifient le désarroi et polluent certaines têtes militantes : euro-fédéralisme, l’Europe sociale qui surgit par enchantement de l’actuelle construction européenne, sortir à froid de l’euro, sortie du nucléaire, revenu universel, tirage au sort, Constituante, décroissance, croissance verte, etc.
Et même si ces idées peuvent être intéressantes si, et seulement si, elles sont intégrées à un nouveau modèle politique alternatif mais global, elles sont nocives car elles détournent les militants de la complexité du réel et éloignent l’humanité d’une transformation politique et sociale. Méfiez-vous donc des idées surplombantes simplistes qui ne sont au mieux, et même pas toujours (!), qu’un altercapitalisme.

Mon hypothèse est que nous sommes, à l’échelle de l’histoire – et non à l’échelle humaine – à la fin d’un pli historique né en Europe au XVIe siècle qui a enfanté le mode de production capitaliste dans une succession de formations sociales capitalistes (une formation sociale capitaliste est une formation sociale dans laquelle le mode de production capitaliste est dominant). Toute transformation sociale et politique ne peut s’effectuer que dans le cadre d’une crise profonde libérant les potentialités du changement.
Mais dans chaque crise, le conflit politique se situe entre ceux qui veulent maintenir la formation sociale capitaliste précédente (les réactionnaires, principalement néolibéraux de droite et de gauche), ceux qui veulent un altercapitalisme dans une formation sociale capitaliste différente (les conservateurs, principalement à gauche, y compris certains antilibéraux atterrés et atterrants et y compris les directions des grandes organisations se disant anti-libérales) et ceux qui souhaitent utiliser les opportunités de la crise pour engager la transformation sociale et politique. Mais ces derniers sont inopérants, démobilisants et déprimants s’ils ne travaillent pas toutes les conditions nécessaires et suffisantes pour y parvenir : liens sociaux et politiques avec la classe populaire ouvrière et employée au lieu de pratiquer l’entre-soi à l’intérieur de la portion radicalisée des couches moyennes supérieures, prise en compte militante du phénomène de la « gentrification » qui ghettoïse les responsables et les militants loin des couches sociales qui ont intérêt au changement, nécessaire priorisation de l’éducation populaire en lieu et place de la militance traditionnelle qui n’est qu’un catéchisme « descendant » dans les meetings, dans les tractages sur les marchés, dans les réunions publiques où on délivre une vérité révélée dans l’entre-soi militant, etc.
Il faut combattre l’incapacité des militants à comprendre qu’il n’y aura pas de transformation sociale sans co-construction à l’intérieur de l’alliance de la classe populaire ouvrière et employée et des couches moyennes intermédiaires, etc. Méfiez-vous donc de la vieille militance !


Tout cela pour vous engager à lire le texte d’Omer Moussaly ci-après.

 

http://www.gaucherepublicaine.org/economie/critique-de-leconomie-politique/les-crises-ne-provoquent-pas-a-elles-seules-des-revolutions/81108

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 15:47

Nous étions aux alentours de 70 000, le 12 avril dernier, à participer à la « marche contre l’austérité » organisée par le Front de gauche, le NPA et de nombreuses associations et structures syndicales. C’est un chiffre nettement plus important que lors de la précédente manifestation du Front de gauche, le 1er décembre 2013.

Ce fait s’explique dans une large mesure par la participation, cette fois-ci, de milliers de militants syndicaux – ou de travailleurs défilant sous bannière syndicale. Ils étaient bien plus nombreux que le 1er décembre dernier. La CGT, Sud et la FSU avaient d’importants cortèges. C’est une excellente chose, qui rappelait les grands meetings et mobilisations du Front de gauche pendant la campagne électorale de 2012. Plusieurs associations avaient également bien mobilisé.

Notons qu’il y avait très peu de militants d’Europe-Ecologie-Les-Verts, ce qui conforte notre position à ce sujet : au lieu de rechercher sans cesse des alliances électoralistes avec les Verts, la direction du Front de gauche doit se tourner résolument vers la masse des travailleurs et des syndicalistes – qui étaient dans la manif, eux.

Lepaon sème la confusion

La participation des militants syndicaux à cette manifestation n’avait pas le soutien de Thierry Lepaon, secrétaire confédéral de la CGT. Quelques jours avant le 12 avril, il déclarait : « Je me mets à la place des gens qui vont regarder la télévision le soir du 12 avril, qui vont voir des banderoles et des drapeaux CGT dans le cortège et qui auront entendu Thierry Lepaon sur RTL ou vu sur France 2 dire : “la CGT n’appelle pas à la manifestation”. Je pense qu’on ajoute à la confusion et que des camarades se réfugient derrière le syndicat, la CGT, pour ne pas s’engager politiquement. »

En réalité, la confusion est uniquement dans la tête du camarade Lepaon. L’opposition entre syndicalisme et politique est une aberration et une hypocrisie. Il n’y aura pas de solution « syndicale » à la crise du capitalisme. En conséquence, les dirigeants qui résistent à la mobilisation politique de leurs syndicats contre le capitalisme et ses conséquences font le jeu du gouvernement « socialiste » et de ses maîtres : la classe capitaliste. Ils cachent leur propre réformisme impuissant – qui est une position politique – derrière l’écran de fumée de « l’autonomie syndicale ».

La déclaration ci-dessus du chef de la CGT doit être liée à une autre de ses déclarations, en mars 2013, dans une interview accordée au Nouvel Economiste : « il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés. Ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté ». N’est-ce pas une idée incroyable, à l’heure où le patronat licencie massivement et renforce l’exploitation des salariés, dans le seul but de sauvegarder ses marges de profit ? La collaboration de classe : tel est le fondement de la prétendue « autonomie syndicale » que défend Lepaon.

Les mots d’ordre

Heureusement, de nombreux militants ont ignoré les consignes de Lepaon et ont déployé le drapeau de la CGT sur la manifestation du 12 avril. Encore une fois, cette politisation du mouvement syndical est un phénomène très positif et qui va d’ailleurs se développer, à l’avenir. La crise du capitalisme condamne l’action strictement « syndicale » à des luttes défensives qui, au mieux, limitent la casse. La nécessité d’une solution politique – qui vise à en finir avec les causes de la crise et de la régression sociale – va faire son chemin dans l’esprit d’un nombre sans cesse croissant de syndicalistes.

Mais c’est ici que le bât blesse, du côté du Front de gauche. Les mots d’ordre de la manifestation du 12 avril avaient souvent un caractère confus et abstrait. Par exemple : « Pour l’égalité et le partage des richesses ». Or les travailleurs « partagent » déjà les richesses qu’ils créent avec les capitalistes. Ou plutôt, forts de leur contrôle des moyens de production, les capitalistes s’approprient une large fraction des richesses créées par les salariés. Faut-il simplement mieux partager les richesses, c’est-à-dire demander aux exploiteurs de moins nous exploiter ? On connaît leur réponse : « impossible ! Il y va de nos profits : s’ils baissent, on fermera nos entreprises – ou on les délocalisera. Et du fait de la crise, il nous faut accroître l’exploitation des salariés, baisser les salaires, remettre en cause les acquis sociaux, etc. ». Quant à « l’égalit é » entre exploiteurs et exploités, elle est impossible, par définition. C’est un vœu pieux, sous le capitalisme.

Il manquait, sur cette manifestation, des mots d’ordre qui s’attaquent à la racine de la crise et de l’exploitation : la propriété capitaliste des grands leviers de l’économie. Nous devons apporter une réponse claire, sous la forme d’un programme de rupture avec le système capitaliste, aux aspirations politiques qui montent dans le mouvement syndical et, au-delà, dans la masse des travailleurs. Les élections européennes sont l’occasion de lancer une grande campagne pour la nationalisation du secteur bancaire, par exemple. Cela rencontrerait un large écho parmi les millions de jeunes et de salariés qui cherchent une alternative au capitalisme en crise.

Jérôme Métellus (PCF Paris)

 


La Riposte : journal communiste

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 19:22

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 26 janvier 2014.

Le « Pacte d’avenir pour la Bretagne » a été présenté le 4 décembre 2013 et signé le 13 entre le Premier ministre JM. Ayrault et le président de la région Bretagne Pierrick Massiot. Approuvé à une courte majorité par le Conseil régional (élus PS et communistes), il s’inscrit dans une logique ultra-libérale et de destruction des fondamentaux de la République.

Une vision économique au service des intérêts patronaux

D’emblée, le pacte situe son orientation en affirmant qu’il faut « des mesures de soutien à la compétitivité des entreprises et des territoires », alors que la nécessité est aujourd’hui de mettre fin à la concurrence entre les peuples et les Etats. En outre, le gouvernement admet qu’il faut licencier et entend à ce titre assurer « un accompagnement des restructurations économiques », alors qu’il faut mettre d’urgence un terme à la destruction de l’outil de travail et des emplois.

Le pouvoir socialiste garantit les intérêts patronaux par le biais de « l’activité partielle » et la « gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) » afin de maintenir les bénéfices réalisés par les entreprises, au détriment des salaires et de l’emploi : 15 millions d’euros sont ainsi dépensés pour « aider les entreprises agroalimentaires des filières élevage à financer leurs investissements (modernisation, automatisation, robotisation, adaptation au marché...) ». Autrement dit l’Etat subventionne les licenciements !

A cela il faut ajouter que pour assurer « un soutien effectif à l’activité économique », l’Etat et les collectivités locales s’engagent « à mettre en place en 2014 les financements de toutes les opérations dont l’état d’avancement permet une réalisation rapide, notamment dans le cadre du CPER 2007-2013. » Autrement dit la dépense publique va servir à alimenter les profits privés. Cette attitude ne manque par ailleurs pas de constituer un paradoxe lorsque le gouvernement affirme au niveau national que les dépenses publiques doivent être comprimées pour le bien de tous… Le texte égrène également toutes les dépenses d’infrastructure (très haut débit, chemins de fer…) qui seront aussi aidées par l’Etat.

Dans la logique de mise au service des intérêts privés de fonds publics, le Pacte ne manque pas de promouvoir la « recherche partenariale public / privé ». Nul ne doute au vu des résultats des partenariats public-privé mis en œuvre dans la construction de bâtiments publics que ce seront les acteurs privés qui tireront profit de cette organisation.

De même, le texte situe le problème économique au niveau de l’insuffisance des profits puisqu’il faut « contribuer à la croissance des entreprises et au développement de l’emploi par la régénération des marges ». Comme si les patrons de l’agroalimentaire ne s’étaient pas enrichis au cours des dernières années.

On voit apparaître également une veine libérale, pour ne pas dire poujadiste, dans le « volet de simplification des procédures », notamment « de simplification et de sécurisation du cadre juridique envers les entreprises ». Rappelons que les procédures administratives ne sont pas des gadgets de technocrates ; ce sont des garanties de démocratie et de transparence, qui devraient être renforcées et non supprimées afin de conforter l’Etat de droit ; ce sont également des moyens indispensables pour protéger notre santé, en particulier alimentaire. Le remplacement de ces procédures par une « obligation de résultat », même « renforcée », constitue une véritable attaque contre la démocratie, car elles ne sont pourvues d’aucune sanction légale et ouvre la porte à tous les abus.

Le gouvernement s’est une fois de plus plié aux volontés du Medef et de la FNSEA

Rien de cela ne fonctionnera, car personne ne veut envisager un seul instant de remettre en cause le « modèle breton » qui n’a d’ailleurs de breton que le nom. Ce « modèle breton », largement représenté par l’agriculture et l’industrie agroalimentaire est basé sur le productivisme, l’agriculture industrielle intensive, privilégiant la quantité sur la qualité, et l’exportation. Cela a fonctionné grâce aux bas salaires, aux exonérations de cotisations sociales et aux subventions à l’export de l’UE.

L’agriculture pratiquée ici est coincée dans une chaine de production infernale. En amont, dominée par les fabricants d’intrants – engrais, graines, aliments pour les animaux - de matériels agricoles de plus en plus gros et coûteux, voraces en énergie fossile. En aval par les transformateurs de l’agroalimentaire, eux-mêmes dépendants de la grande distribution qui impose des prix bas au nom de la défense du pouvoir d’achat des consommateurs. Ce mode de production complètement dépendant a conduit de façon mécanique à la disparition de nombreuses exploitations et à l’impossibilité pour les jeunes de s’installer, le ticket d’entrée étant trop élevé. Pour résister à la grande distribution, les industriels de l’agroalimentaire se sont regroupés, ont pratiqué du développement externe, sans que leurs investissements se traduisent par une modernisation de l’outil industriel ni d’innovation dans les produits. Dans ce contexte économique et politique libéral, la concurrence libre et particulièrement faussée joue à plein contre les salariés et les petits agriculteurs.

C’est tout ce système qu’il faut remettre en cause. Il faut développer une agriculture qui s’affranchisse d’intrants qui plombent les coûts et détruisent la terre. Sortir de la spécialisation des exploitations pour mettre en place des productions complémentaires, sources d’économies, de meilleure qualité, d’autonomie des exploitations. Il faut sortir de la politique des prix bas qui oppose agriculteurs et consommateurs. Il faut sortir de la politique de l’exportation pour réinvestir le marché national (70% des volailles consommées par la restauration collectives sont importées). Il faut sortir du libre-échange et introduire des mesures protectionnistes pour combattre le dumping social.

Une attaque sans précédent contre les principes républicains

Sous couvert de décentralisation, le gouvernement Ayrault mène une attaque frontale contre le principe d’égalité des citoyens devant la loi.

On peut d’abord noter une hypocrisie dans la posture du Premier ministre et des élus de Bretagne. Si d’un côté ils souhaitent plus de décentralisation, de l’autre ils ne manquent pas de mobiliser les ressources de l’Etat. Par exemple, le gouvernement va installer des institutions nationales en Bretagne : « Le Pacte affirme l’engagement de l’Etat à créer en Bretagne un pôle d’excellence en cyber-défense, priorité nationale inscrite au Livre Blanc pour la Défense et la Sécurité Nationale de 2013. » Le CNAM est lui aussi mis à contribution.

Mais ce paradoxe n’empêche pas le projet d’être marqué par une orientation très claire. Il s’agit de défaire les institutions héritées de la Révolution française en mettant en place une organisation à la carte des régions. Ainsi le pacte affirme-t-il : « les propositions innovantes que les acteurs bretons, et notamment les collectivités locales, pourraient bâtir en termes d’organisation différenciée des institutions publiques en Bretagne (transferts de compétences, délégations de compétences, mutualisations de compétences et de moyens, regroupements institutionnels etc...) seront étudiées avec attention, notamment en mobilisant les possibilités ouvertes par la future loi de modernisation de l’action publique ».

Cette volonté se manifeste aussi par « une convention spécifique sur les langues de Bretagne [qui] portera notamment sur la formation et le recrutement d’enseignants des langues de Bretagne, sur le développement de l’enseignement bilingue ainsi que sur le soutien à l’action de l’Office de la langue bretonne, établissement public de coopération culturelle. La convention encouragera le développement de l’usage de ces langues dans la vie quotidienne ». Lors du déplacement du Premier ministre en Bretagne le 13 décembre 2013, celui-ci a dévoilé ce que cache cette affirmation : la volonté de faire ratifier la Charte des langues régionales et minoritaires qui conduirait à réintroduire en France la conception ethnoculturelle de la nation, au détriment de son acception politique issue de 1789. C’est l’objectif que poursuivent les autonomistes de tout poil, Bretons, Basques, Corses ou Alsaciens qui, bien que très minoritaires dans leur région, veulent imposer à travers le lobbying de la Fédération peuples et ethnies solidaires auprès de l’Union européenne, une Europe des régions et la destruction des Etats-nations.

La possibilité d’adapter la législation va conduire à une mise en concurrence des territoires et à un nivellement par le bas. On peut en avoir un début d’illustration : le pacte prévoit une dérogation aux interdictions de circulation des poids lourds. Outre que cela est contradictoire avec le souci, affirmé de façon récurrente, de protéger l’environnement, on se demande ce qui empêchera d’autres régions et d’autres secteurs de réclamer les mêmes dérogations.

On voit poindre les risques que cette « décentralisation » peut comporter à terme pour les normes sociales et environnementales. Le Pacte d’avenir pour la Bretagne est dans la droite ligne de l’acte III de la décentralisation dont la première partie concernant la mise en place des Métropoles a été votée par l’Assemblée nationale et dont les deux autres lois, concernant l’une les régions et l’autre les intercommunalités sont en discussion. Il s’agit à travers ces textes de lois de détruire à terme les Etats-nations et les communes au profit d’euro-régions et d’euro-métropoles « compétitives » au sein de l’Union européenne libérale, dans lesquelles les salariés qui seront en concurrence pour le plus grand profit des entreprises multinationales qui s’empareront de toutes les activités y compris les services publics.

De façon significative, alors même que cela constituait un argument phare en matière de décentralisation, le terme de démocratie ne figure pas une seule fois dans le texte.

Conclusion

Le Pacte d’avenir se situe dans la droite ligne de la politique ultra-réactionnaire menée par le gouvernement du Parti socialiste depuis l’arrivée de F. Hollande au pouvoir : les problèmes de la France résident dans le manque de compétitivité de notre économie. La spécificité du Pacte est qu’il met également l’accent sur le volet institutionnel : à l’évidence, il faut pour le PS reconfigurer les territoires pour les mettre au service des intérêts du capital, les mettre en concurrence et préparer l’avènement des euro-régions, soumises inconditionnellement au droit de l’UE mais plus au droit national.

Le Premier ministre a annoncé vouloir aller plus loin en matière de décentralisation lors de son déplacement du 13 décembre 2013. Ce n’est pas anodin : c’est un véritable changement de régime qui est en cours de préparation. Les principes d’unité et d’indivisibilité de la République, celui d’égalité des citoyens devant la loi sont battus en brèche. Ce sont des acquis fondamentaux de la Révolution française qui sont en passe d’être effacés. Le gouvernement PS est en train de ramener notre pays à l’avant 1789. Il s’agit purement et simplement d’un retour à l’Ancien régime.

Les vrais ennemis que les salariés, petits agriculteurs, artisans, citoyens de notre pays, y compris les Bretons, doivent combattre ne sont pas les salariés des autres pays d’Europe dans une compétition acharnée. Ce sont le libre-échange et le libéralisme que défendent si bien le Medef et la FNSEA. C’est l’Union européenne qui est leur bras armé.

Le M’PEP appelle à dénoncer et combattre les lois de décentralisation en cours de discussion, à sanctionner les socialistes et leurs alliés lors des élections municipales, à boycotter les élections au parlement européen pour délégitimer l’Union européenne et ses institutions.

 

http://www.m-pep.org/spip.php?article3519 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 17:19

Un compte-rendu du Front Syndical de Classe 

 

Ni T. Lepaon, ni L. Berger n'étaient auprès des Goodyear à Amiens

Mais de nombreux travailleurs et orgas CGT de base, si !

 

Il est vrai que tous deux se préparent à se rendre au Conseil Economique et Social le 22 janvier prochain pour y débattre avec Gattaz du NOUVEAU VISAGE DU SYNDICALISME*!

Vous avez dit syndicalisme d'accompagnement et de collaboration ?

Entre parking et salons feutrés, nos "dirigeants" ont vite faits leur choix!

Pourtant le leader de la lutte des Goodyear, Mikaël Wamen s'était directement adressé à Thierry Lepaon pour l'inviter à être présent au rassemblement de solidarité de ce vendredi 17 janvier devant l'usine bradée par la multinationale du pneu, sans que même on daigne lui répondre!

Heureusement nombreux sont les travailleurs, les syndicats et les structures de base de la CGT qui eux ont répondu présents !

 

Présents :

les Unions locales CGT du Pas de Calais, l'Ud de Paris, l'union locale de Compiègne, les camarades de Renault Cléon, les métallos de Florange dans leur tenue de travail si typique, des salariés de Moselle dont le délégué central des associations de paralysés de France, des camarades de Valenton ...

 

Présents :

 

des étudiants d'Amiens ... et du Val de Marne venus spécialement pour exprimer leur soutien aux travailleurs de Goodyear et plus généralement aux luttes de la classe ouvrière.

Présents également des militants connus pour leur engagement dans les luttes menées ces derniers mois : Xavier Mathieu des Conti, Jacques Mercier de PSA, Philippe Poutou de Ford.

Et nous en oublions beaucoup !

 

Mikaël Wamen au nom de l'ensemble des salariés de Goodyear et de ceux qui occupent actuellement l'usine a remercié tous ceux qui se sont mobilisés pour les soutenir.

Il a fustigé ceux dont le rôle était d'être à leur côté et qui se défilent!

Il a dénoncé la politique d'une multinationale qui accumule les profits et distribue largement les dividendes aux actionnaires comme la complicité du pouvoir et de François Hollande qui candidat aux présidentielles, en quête des voix populaires promettait une loi pour empêcher les licenciements boursiers.

Les Goodyear fiers de leur combat pour avoir tenu tête pendant 7 ans à la plus grande multinationale du pneu et avoir refusé durant des mois les offres de primes comme contre-partie à leur approbation de la fermeture de l'entreprise et de la perte de leur emploi.

 

Les donneurs de leçon es-lutte de classes pourront donner leurs conseils après la bagarre ! Pour l'heure, ce qui compte c'est la solidarité avec les Goodyear sans oublier qu'ils subissent la vindicte de tout ce qui est réactionnaire ou social-démocrate dans notre pays avec accusation de terrorisme de la part des plumitifs du Figaro,  sans oublier que la lutte qu'ils mènent depuis 7 ans est justement celle du refus de consentir aux reculs sociaux contre le chantage à la fermeture!

 

 

NON : c'est d'abord et avant tout pour conserver leur emploi et leur dignité qu'ils se sont battus.

C'est en désespoir de cause, lâchés par la justice qu'ils se battent à présent pour arracher l'indemnisation de départ la plus élevée possible.

 

Les travailleurs, la classe ouvrière peuvent eux aussi être fiers de leur combat, car les seuls combats que l'on perd vraiment c'est ceux que l'on ne mène pas!

 

Un combat et un rassemblement qui préfigure ce à quoi beaucoup aspirent dans ce pays : une levée en masse, un TOUS ENSEMBLE, une résistance unie qui bloque enfin toutes ces contre-réformes au service du patronat et de la finance et qui inaugure une contre-offensive et une reconquête du monde du travail contre les prédateurs et les forces à leur service.

 

Un rassemblement auquel il nous faut travailler en urgence!

 

Enfin, sourions un peu :

Notre sympathique et provocateur ami François Ruffin, de l'équipe à Mermet et de Fakir, auteur de "la guerre de classe" se faisant faussement passer pour un représentant de la fédération de la Somme du parti socialiste, au moment des prises de parole a voulu tester la réaction de l'assistance à la "popularité" du PS.

Il a été servi puisqu'à l'énoncé du vocable"socialiste", la température est effectivement montée de plusieurs degrés et il a fallu calmer les ardeurs de quelques camarades.

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 17:15
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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 17:12

 Par l'UFAL

Mercredi 15 janvier 2014

 

Le Président de la République François Hollande vient d’annoncer le contenu du pacte de responsabilité qu’il entend mettre en œuvre dans le cadre de sa politique de l’emploi. Il prévoit de supprimer à l’horizon 2017 la cotisation patronale d’allocations familiales, soit l’équivalent de 35 milliards d’euros qui financent actuellement la branche famille de la Sécurité sociale.

De la sorte, François Hollande fait renaître le projet de l’ancien Président Sarkozy qui avait créé la TVA sociale afin de compenser intégralement la baisse des cotisations familiales à travers une ponction injuste sur le revenu de consommation des familles. Le gouvernement Ayrault avait pourtant décidé d’abroger in extremis cette mesure inique lors de son arrivée au pouvoir. Or c’est la même politique anti-sociale dictée par la même idéologie néo-libérale que le gouvernement PS-EELV-PRG décide d’appliquer.

Pour l’UFAL cette décision sans précédent comporte des risques économiques et politiques considérables. Cet allègement de 35 milliards d’euros devra être compensé par un nouveau mouvement d’économies drastiques sur les dépenses sociales qui affecteront les familles déjà fortement fragilisées par la crise. De plus, une nouvelle augmentation des impôts et taxes sur la consommation ou sur les revenus du travail sera inévitable et aggravera durablement la crise actuelle dont les conséquences dramatiques se font sentir chaque jour. Mais surtout, en décidant d’appliquer une politique identique à celle de son prédécesseur de droite, François Hollande contribue à renforcer chez les classes populaires le malaise politique actuel et le sentiment de rejet de la classe politique qui se traduit par l’abstentionnisme et le vote anti-républicain d’extrême droite.

L’UFAL rappelle que la cotisation sociale (salariale ou patronale) est une part socialisée du salaire des travailleurs, prélevée directement sur la richesse créée par le travail. Ainsi, la cotisation patronale d’allocations familiales reconnaît et rémunère l’apport indispensable des familles à l’éducation des enfants et au renouvellement de la main-d’œuvre productive. À l’inverse, la suppression de la cotisation sociale familiale ne fera que renforcer l’emprise de la finance sur l’économie réelle et nourrit la ponction privée sur l’économie réelle. C’est pourquoi l’UFAL s’engage fermement aux côtés des salariés pour que cette part de leur salaire reste prélevée sur la richesse créée dans l’entreprise.

 

http://www.ufal.info/sante-protection-sociale/sante-protection-sociale-communiques-de-presse/hollande-conclut-un-pacte-avec-le-medef-contre-les-citoyens-et-les-familles/8376

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