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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 15:55

La première réunion du bureau politique du Front de libération nationale a eu lieu ce lundi. Au programme : les relations entre Saâdani et Sellal, la victoire de Bouteflika et la révision de la Constitution.

Le bureau politique du Front de libération nationale (FLN) s’est réuni ce lundi au siège du parti à Hydra, à la demande du secrétaire général Amar Saâdani. Le rassemblement a été l’occasion d’évoquer la victoire du Président Abdelaziz Bouteflika à la Présidentielle du 17 avril, arrivé en tête avec 81,53% des voix, ainsi que les « questions liées à l’évolution de la scène politique ».

Le FLN, qui a défendu la candidature du Président Abdelaziz Bouteflika, souhaite préserver son rôle de « leadership afin de contribuer effectivement et positivement aux côtés du dirigeant algérien dans les étapes qui suivent, notamment l’application de son programme », selon le communiqué sanctionnant cette réunion.

Amar Saâdani a saisi l’occasion pour dissiper tout malentendu qui existerait entre lui et Abdelmalek Sellal. Dans une déclaration à TSA, Saâdani a indiqué que « le FLN n’a aucun problème avec Abdelmalek Sellal ». « M. Sellal est militant du FLN. Il détient une carte d’adhésion depuis 1988 », a ajouté le dirigeant du parti.

Révision de la Constitution en automne

A propos de la demande de nommer un Premier ministre issu du parti majoritaire, Amar Saâdani affirme qu’elle est liée à la révision de la Constitution. Il affirme même que « le FLN et moi-même ne visons pas une personne à travers cette revendication ». En d’autres termes, « le FLN ne cible pas Sellal », indique-t-il.

La révision de la Constitution « devrait intervenir en septembre ou octobre », d’après Saâdani. Elle sera « le premier chantier politique » qu’entamera le Président Bouteflika. Etant donné son état de santé, Abdelaziz Bouteflika aura-t-il les capacités à chapeauter ce projet ? Certains se posent la question de la nomination d’un Vice-président, auquel cas Bouteflika pourrait ne pas « recourir à la révision de la loi fondamentale », précise Saâdani. Cette révision a pour objectif, selon ce dernier, de définir la nature du régime politique algérien. « Pour ce quatrième mandat, le Président est appelé à poursuivre les réformes entamées » à travers, notamment, « la séparation des pouvoirs, la définition du rôle du Parlement et des différentes institutions ».

Après de nombreux faits de répression, de plaintes liées à la restriction de la liberté de la presse, selon Saâdani, Bouteflika fera un pas en avant en faveur de « la liberté de la presse », mais aussi de « la réconciliation nationale, tamazigh ». La prochaine Constitution définira aussi les mécanismes ayant trait à la « désignation du Premier ministre ».

 

http://www.afrik.com/algerie-apres-la-presidentielle-la-revision-de-la-constitution

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 15:51
Par
Co-animateur du Réseau Education Populaire. Auteur avec M. Zerbato de « Néolibéralisme et crise de la dette » et avec C. Jousse et Ch.Prudhomme de « Contre les prédateurs de la santé ».
http://wwww.reseaueducationpopulaire.info

« Dans les moments de crises, les théories économiques harmonistes et équilibristes ne savent plus quoi suggérer pour s’en sortir », nous dit Omer Moussaly. Nous y sommes. Méfiez-vous donc des économistes néolibéraux. Mais devant la profondeur de la crise, nous sommes obligés de mettre en garde contre toutes les illusions idéalistes, volontaristes, déterministes, surplombantes ou autres.
Non ! il ne suffit pas de vouloir la transformation sociale et politique pour l’avoir. Tout simplement parce que l’économie et l’histoire sont soumises à des lois qui s’imposent à notre propre volonté. Méfiez-vous donc des économistes anti-libéraux keynésianistes altercapitalistes, souvent atterrés et atterrants.
Mais il ne suffit pas d’attendre « la chute finale » pour engager la transformation sociale et politique car les lois de l’économie et de l’histoire sont des lois tendancielles et non des lois déterministes ou relativistes. Méfiez-vous donc des marxistes vulgaires et simplistes. De l’illusion qu’une seule idée, déconnectée du modèle politique global, résout à elle seule tous les problèmes de l’humanité.
Nous connaissons bien toutes les prééminences surplombantes qui font florès sur le « marché » des idées, qui amplifient le désarroi et polluent certaines têtes militantes : euro-fédéralisme, l’Europe sociale qui surgit par enchantement de l’actuelle construction européenne, sortir à froid de l’euro, sortie du nucléaire, revenu universel, tirage au sort, Constituante, décroissance, croissance verte, etc.
Et même si ces idées peuvent être intéressantes si, et seulement si, elles sont intégrées à un nouveau modèle politique alternatif mais global, elles sont nocives car elles détournent les militants de la complexité du réel et éloignent l’humanité d’une transformation politique et sociale. Méfiez-vous donc des idées surplombantes simplistes qui ne sont au mieux, et même pas toujours (!), qu’un altercapitalisme.

Mon hypothèse est que nous sommes, à l’échelle de l’histoire – et non à l’échelle humaine – à la fin d’un pli historique né en Europe au XVIe siècle qui a enfanté le mode de production capitaliste dans une succession de formations sociales capitalistes (une formation sociale capitaliste est une formation sociale dans laquelle le mode de production capitaliste est dominant). Toute transformation sociale et politique ne peut s’effectuer que dans le cadre d’une crise profonde libérant les potentialités du changement.
Mais dans chaque crise, le conflit politique se situe entre ceux qui veulent maintenir la formation sociale capitaliste précédente (les réactionnaires, principalement néolibéraux de droite et de gauche), ceux qui veulent un altercapitalisme dans une formation sociale capitaliste différente (les conservateurs, principalement à gauche, y compris certains antilibéraux atterrés et atterrants et y compris les directions des grandes organisations se disant anti-libérales) et ceux qui souhaitent utiliser les opportunités de la crise pour engager la transformation sociale et politique. Mais ces derniers sont inopérants, démobilisants et déprimants s’ils ne travaillent pas toutes les conditions nécessaires et suffisantes pour y parvenir : liens sociaux et politiques avec la classe populaire ouvrière et employée au lieu de pratiquer l’entre-soi à l’intérieur de la portion radicalisée des couches moyennes supérieures, prise en compte militante du phénomène de la « gentrification » qui ghettoïse les responsables et les militants loin des couches sociales qui ont intérêt au changement, nécessaire priorisation de l’éducation populaire en lieu et place de la militance traditionnelle qui n’est qu’un catéchisme « descendant » dans les meetings, dans les tractages sur les marchés, dans les réunions publiques où on délivre une vérité révélée dans l’entre-soi militant, etc.
Il faut combattre l’incapacité des militants à comprendre qu’il n’y aura pas de transformation sociale sans co-construction à l’intérieur de l’alliance de la classe populaire ouvrière et employée et des couches moyennes intermédiaires, etc. Méfiez-vous donc de la vieille militance !


Tout cela pour vous engager à lire le texte d’Omer Moussaly ci-après.

 

http://www.gaucherepublicaine.org/economie/critique-de-leconomie-politique/les-crises-ne-provoquent-pas-a-elles-seules-des-revolutions/81108

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 15:47

Nous étions aux alentours de 70 000, le 12 avril dernier, à participer à la « marche contre l’austérité » organisée par le Front de gauche, le NPA et de nombreuses associations et structures syndicales. C’est un chiffre nettement plus important que lors de la précédente manifestation du Front de gauche, le 1er décembre 2013.

Ce fait s’explique dans une large mesure par la participation, cette fois-ci, de milliers de militants syndicaux – ou de travailleurs défilant sous bannière syndicale. Ils étaient bien plus nombreux que le 1er décembre dernier. La CGT, Sud et la FSU avaient d’importants cortèges. C’est une excellente chose, qui rappelait les grands meetings et mobilisations du Front de gauche pendant la campagne électorale de 2012. Plusieurs associations avaient également bien mobilisé.

Notons qu’il y avait très peu de militants d’Europe-Ecologie-Les-Verts, ce qui conforte notre position à ce sujet : au lieu de rechercher sans cesse des alliances électoralistes avec les Verts, la direction du Front de gauche doit se tourner résolument vers la masse des travailleurs et des syndicalistes – qui étaient dans la manif, eux.

Lepaon sème la confusion

La participation des militants syndicaux à cette manifestation n’avait pas le soutien de Thierry Lepaon, secrétaire confédéral de la CGT. Quelques jours avant le 12 avril, il déclarait : « Je me mets à la place des gens qui vont regarder la télévision le soir du 12 avril, qui vont voir des banderoles et des drapeaux CGT dans le cortège et qui auront entendu Thierry Lepaon sur RTL ou vu sur France 2 dire : “la CGT n’appelle pas à la manifestation”. Je pense qu’on ajoute à la confusion et que des camarades se réfugient derrière le syndicat, la CGT, pour ne pas s’engager politiquement. »

En réalité, la confusion est uniquement dans la tête du camarade Lepaon. L’opposition entre syndicalisme et politique est une aberration et une hypocrisie. Il n’y aura pas de solution « syndicale » à la crise du capitalisme. En conséquence, les dirigeants qui résistent à la mobilisation politique de leurs syndicats contre le capitalisme et ses conséquences font le jeu du gouvernement « socialiste » et de ses maîtres : la classe capitaliste. Ils cachent leur propre réformisme impuissant – qui est une position politique – derrière l’écran de fumée de « l’autonomie syndicale ».

La déclaration ci-dessus du chef de la CGT doit être liée à une autre de ses déclarations, en mars 2013, dans une interview accordée au Nouvel Economiste : « il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés. Ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté ». N’est-ce pas une idée incroyable, à l’heure où le patronat licencie massivement et renforce l’exploitation des salariés, dans le seul but de sauvegarder ses marges de profit ? La collaboration de classe : tel est le fondement de la prétendue « autonomie syndicale » que défend Lepaon.

Les mots d’ordre

Heureusement, de nombreux militants ont ignoré les consignes de Lepaon et ont déployé le drapeau de la CGT sur la manifestation du 12 avril. Encore une fois, cette politisation du mouvement syndical est un phénomène très positif et qui va d’ailleurs se développer, à l’avenir. La crise du capitalisme condamne l’action strictement « syndicale » à des luttes défensives qui, au mieux, limitent la casse. La nécessité d’une solution politique – qui vise à en finir avec les causes de la crise et de la régression sociale – va faire son chemin dans l’esprit d’un nombre sans cesse croissant de syndicalistes.

Mais c’est ici que le bât blesse, du côté du Front de gauche. Les mots d’ordre de la manifestation du 12 avril avaient souvent un caractère confus et abstrait. Par exemple : « Pour l’égalité et le partage des richesses ». Or les travailleurs « partagent » déjà les richesses qu’ils créent avec les capitalistes. Ou plutôt, forts de leur contrôle des moyens de production, les capitalistes s’approprient une large fraction des richesses créées par les salariés. Faut-il simplement mieux partager les richesses, c’est-à-dire demander aux exploiteurs de moins nous exploiter ? On connaît leur réponse : « impossible ! Il y va de nos profits : s’ils baissent, on fermera nos entreprises – ou on les délocalisera. Et du fait de la crise, il nous faut accroître l’exploitation des salariés, baisser les salaires, remettre en cause les acquis sociaux, etc. ». Quant à « l’égalit é » entre exploiteurs et exploités, elle est impossible, par définition. C’est un vœu pieux, sous le capitalisme.

Il manquait, sur cette manifestation, des mots d’ordre qui s’attaquent à la racine de la crise et de l’exploitation : la propriété capitaliste des grands leviers de l’économie. Nous devons apporter une réponse claire, sous la forme d’un programme de rupture avec le système capitaliste, aux aspirations politiques qui montent dans le mouvement syndical et, au-delà, dans la masse des travailleurs. Les élections européennes sont l’occasion de lancer une grande campagne pour la nationalisation du secteur bancaire, par exemple. Cela rencontrerait un large écho parmi les millions de jeunes et de salariés qui cherchent une alternative au capitalisme en crise.

Jérôme Métellus (PCF Paris)

 


La Riposte : journal communiste

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 19:22

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 26 janvier 2014.

Le « Pacte d’avenir pour la Bretagne » a été présenté le 4 décembre 2013 et signé le 13 entre le Premier ministre JM. Ayrault et le président de la région Bretagne Pierrick Massiot. Approuvé à une courte majorité par le Conseil régional (élus PS et communistes), il s’inscrit dans une logique ultra-libérale et de destruction des fondamentaux de la République.

Une vision économique au service des intérêts patronaux

D’emblée, le pacte situe son orientation en affirmant qu’il faut « des mesures de soutien à la compétitivité des entreprises et des territoires », alors que la nécessité est aujourd’hui de mettre fin à la concurrence entre les peuples et les Etats. En outre, le gouvernement admet qu’il faut licencier et entend à ce titre assurer « un accompagnement des restructurations économiques », alors qu’il faut mettre d’urgence un terme à la destruction de l’outil de travail et des emplois.

Le pouvoir socialiste garantit les intérêts patronaux par le biais de « l’activité partielle » et la « gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) » afin de maintenir les bénéfices réalisés par les entreprises, au détriment des salaires et de l’emploi : 15 millions d’euros sont ainsi dépensés pour « aider les entreprises agroalimentaires des filières élevage à financer leurs investissements (modernisation, automatisation, robotisation, adaptation au marché...) ». Autrement dit l’Etat subventionne les licenciements !

A cela il faut ajouter que pour assurer « un soutien effectif à l’activité économique », l’Etat et les collectivités locales s’engagent « à mettre en place en 2014 les financements de toutes les opérations dont l’état d’avancement permet une réalisation rapide, notamment dans le cadre du CPER 2007-2013. » Autrement dit la dépense publique va servir à alimenter les profits privés. Cette attitude ne manque par ailleurs pas de constituer un paradoxe lorsque le gouvernement affirme au niveau national que les dépenses publiques doivent être comprimées pour le bien de tous… Le texte égrène également toutes les dépenses d’infrastructure (très haut débit, chemins de fer…) qui seront aussi aidées par l’Etat.

Dans la logique de mise au service des intérêts privés de fonds publics, le Pacte ne manque pas de promouvoir la « recherche partenariale public / privé ». Nul ne doute au vu des résultats des partenariats public-privé mis en œuvre dans la construction de bâtiments publics que ce seront les acteurs privés qui tireront profit de cette organisation.

De même, le texte situe le problème économique au niveau de l’insuffisance des profits puisqu’il faut « contribuer à la croissance des entreprises et au développement de l’emploi par la régénération des marges ». Comme si les patrons de l’agroalimentaire ne s’étaient pas enrichis au cours des dernières années.

On voit apparaître également une veine libérale, pour ne pas dire poujadiste, dans le « volet de simplification des procédures », notamment « de simplification et de sécurisation du cadre juridique envers les entreprises ». Rappelons que les procédures administratives ne sont pas des gadgets de technocrates ; ce sont des garanties de démocratie et de transparence, qui devraient être renforcées et non supprimées afin de conforter l’Etat de droit ; ce sont également des moyens indispensables pour protéger notre santé, en particulier alimentaire. Le remplacement de ces procédures par une « obligation de résultat », même « renforcée », constitue une véritable attaque contre la démocratie, car elles ne sont pourvues d’aucune sanction légale et ouvre la porte à tous les abus.

Le gouvernement s’est une fois de plus plié aux volontés du Medef et de la FNSEA

Rien de cela ne fonctionnera, car personne ne veut envisager un seul instant de remettre en cause le « modèle breton » qui n’a d’ailleurs de breton que le nom. Ce « modèle breton », largement représenté par l’agriculture et l’industrie agroalimentaire est basé sur le productivisme, l’agriculture industrielle intensive, privilégiant la quantité sur la qualité, et l’exportation. Cela a fonctionné grâce aux bas salaires, aux exonérations de cotisations sociales et aux subventions à l’export de l’UE.

L’agriculture pratiquée ici est coincée dans une chaine de production infernale. En amont, dominée par les fabricants d’intrants – engrais, graines, aliments pour les animaux - de matériels agricoles de plus en plus gros et coûteux, voraces en énergie fossile. En aval par les transformateurs de l’agroalimentaire, eux-mêmes dépendants de la grande distribution qui impose des prix bas au nom de la défense du pouvoir d’achat des consommateurs. Ce mode de production complètement dépendant a conduit de façon mécanique à la disparition de nombreuses exploitations et à l’impossibilité pour les jeunes de s’installer, le ticket d’entrée étant trop élevé. Pour résister à la grande distribution, les industriels de l’agroalimentaire se sont regroupés, ont pratiqué du développement externe, sans que leurs investissements se traduisent par une modernisation de l’outil industriel ni d’innovation dans les produits. Dans ce contexte économique et politique libéral, la concurrence libre et particulièrement faussée joue à plein contre les salariés et les petits agriculteurs.

C’est tout ce système qu’il faut remettre en cause. Il faut développer une agriculture qui s’affranchisse d’intrants qui plombent les coûts et détruisent la terre. Sortir de la spécialisation des exploitations pour mettre en place des productions complémentaires, sources d’économies, de meilleure qualité, d’autonomie des exploitations. Il faut sortir de la politique des prix bas qui oppose agriculteurs et consommateurs. Il faut sortir de la politique de l’exportation pour réinvestir le marché national (70% des volailles consommées par la restauration collectives sont importées). Il faut sortir du libre-échange et introduire des mesures protectionnistes pour combattre le dumping social.

Une attaque sans précédent contre les principes républicains

Sous couvert de décentralisation, le gouvernement Ayrault mène une attaque frontale contre le principe d’égalité des citoyens devant la loi.

On peut d’abord noter une hypocrisie dans la posture du Premier ministre et des élus de Bretagne. Si d’un côté ils souhaitent plus de décentralisation, de l’autre ils ne manquent pas de mobiliser les ressources de l’Etat. Par exemple, le gouvernement va installer des institutions nationales en Bretagne : « Le Pacte affirme l’engagement de l’Etat à créer en Bretagne un pôle d’excellence en cyber-défense, priorité nationale inscrite au Livre Blanc pour la Défense et la Sécurité Nationale de 2013. » Le CNAM est lui aussi mis à contribution.

Mais ce paradoxe n’empêche pas le projet d’être marqué par une orientation très claire. Il s’agit de défaire les institutions héritées de la Révolution française en mettant en place une organisation à la carte des régions. Ainsi le pacte affirme-t-il : « les propositions innovantes que les acteurs bretons, et notamment les collectivités locales, pourraient bâtir en termes d’organisation différenciée des institutions publiques en Bretagne (transferts de compétences, délégations de compétences, mutualisations de compétences et de moyens, regroupements institutionnels etc...) seront étudiées avec attention, notamment en mobilisant les possibilités ouvertes par la future loi de modernisation de l’action publique ».

Cette volonté se manifeste aussi par « une convention spécifique sur les langues de Bretagne [qui] portera notamment sur la formation et le recrutement d’enseignants des langues de Bretagne, sur le développement de l’enseignement bilingue ainsi que sur le soutien à l’action de l’Office de la langue bretonne, établissement public de coopération culturelle. La convention encouragera le développement de l’usage de ces langues dans la vie quotidienne ». Lors du déplacement du Premier ministre en Bretagne le 13 décembre 2013, celui-ci a dévoilé ce que cache cette affirmation : la volonté de faire ratifier la Charte des langues régionales et minoritaires qui conduirait à réintroduire en France la conception ethnoculturelle de la nation, au détriment de son acception politique issue de 1789. C’est l’objectif que poursuivent les autonomistes de tout poil, Bretons, Basques, Corses ou Alsaciens qui, bien que très minoritaires dans leur région, veulent imposer à travers le lobbying de la Fédération peuples et ethnies solidaires auprès de l’Union européenne, une Europe des régions et la destruction des Etats-nations.

La possibilité d’adapter la législation va conduire à une mise en concurrence des territoires et à un nivellement par le bas. On peut en avoir un début d’illustration : le pacte prévoit une dérogation aux interdictions de circulation des poids lourds. Outre que cela est contradictoire avec le souci, affirmé de façon récurrente, de protéger l’environnement, on se demande ce qui empêchera d’autres régions et d’autres secteurs de réclamer les mêmes dérogations.

On voit poindre les risques que cette « décentralisation » peut comporter à terme pour les normes sociales et environnementales. Le Pacte d’avenir pour la Bretagne est dans la droite ligne de l’acte III de la décentralisation dont la première partie concernant la mise en place des Métropoles a été votée par l’Assemblée nationale et dont les deux autres lois, concernant l’une les régions et l’autre les intercommunalités sont en discussion. Il s’agit à travers ces textes de lois de détruire à terme les Etats-nations et les communes au profit d’euro-régions et d’euro-métropoles « compétitives » au sein de l’Union européenne libérale, dans lesquelles les salariés qui seront en concurrence pour le plus grand profit des entreprises multinationales qui s’empareront de toutes les activités y compris les services publics.

De façon significative, alors même que cela constituait un argument phare en matière de décentralisation, le terme de démocratie ne figure pas une seule fois dans le texte.

Conclusion

Le Pacte d’avenir se situe dans la droite ligne de la politique ultra-réactionnaire menée par le gouvernement du Parti socialiste depuis l’arrivée de F. Hollande au pouvoir : les problèmes de la France résident dans le manque de compétitivité de notre économie. La spécificité du Pacte est qu’il met également l’accent sur le volet institutionnel : à l’évidence, il faut pour le PS reconfigurer les territoires pour les mettre au service des intérêts du capital, les mettre en concurrence et préparer l’avènement des euro-régions, soumises inconditionnellement au droit de l’UE mais plus au droit national.

Le Premier ministre a annoncé vouloir aller plus loin en matière de décentralisation lors de son déplacement du 13 décembre 2013. Ce n’est pas anodin : c’est un véritable changement de régime qui est en cours de préparation. Les principes d’unité et d’indivisibilité de la République, celui d’égalité des citoyens devant la loi sont battus en brèche. Ce sont des acquis fondamentaux de la Révolution française qui sont en passe d’être effacés. Le gouvernement PS est en train de ramener notre pays à l’avant 1789. Il s’agit purement et simplement d’un retour à l’Ancien régime.

Les vrais ennemis que les salariés, petits agriculteurs, artisans, citoyens de notre pays, y compris les Bretons, doivent combattre ne sont pas les salariés des autres pays d’Europe dans une compétition acharnée. Ce sont le libre-échange et le libéralisme que défendent si bien le Medef et la FNSEA. C’est l’Union européenne qui est leur bras armé.

Le M’PEP appelle à dénoncer et combattre les lois de décentralisation en cours de discussion, à sanctionner les socialistes et leurs alliés lors des élections municipales, à boycotter les élections au parlement européen pour délégitimer l’Union européenne et ses institutions.

 

http://www.m-pep.org/spip.php?article3519 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 17:19

Un compte-rendu du Front Syndical de Classe 

 

Ni T. Lepaon, ni L. Berger n'étaient auprès des Goodyear à Amiens

Mais de nombreux travailleurs et orgas CGT de base, si !

 

Il est vrai que tous deux se préparent à se rendre au Conseil Economique et Social le 22 janvier prochain pour y débattre avec Gattaz du NOUVEAU VISAGE DU SYNDICALISME*!

Vous avez dit syndicalisme d'accompagnement et de collaboration ?

Entre parking et salons feutrés, nos "dirigeants" ont vite faits leur choix!

Pourtant le leader de la lutte des Goodyear, Mikaël Wamen s'était directement adressé à Thierry Lepaon pour l'inviter à être présent au rassemblement de solidarité de ce vendredi 17 janvier devant l'usine bradée par la multinationale du pneu, sans que même on daigne lui répondre!

Heureusement nombreux sont les travailleurs, les syndicats et les structures de base de la CGT qui eux ont répondu présents !

 

Présents :

les Unions locales CGT du Pas de Calais, l'Ud de Paris, l'union locale de Compiègne, les camarades de Renault Cléon, les métallos de Florange dans leur tenue de travail si typique, des salariés de Moselle dont le délégué central des associations de paralysés de France, des camarades de Valenton ...

 

Présents :

 

des étudiants d'Amiens ... et du Val de Marne venus spécialement pour exprimer leur soutien aux travailleurs de Goodyear et plus généralement aux luttes de la classe ouvrière.

Présents également des militants connus pour leur engagement dans les luttes menées ces derniers mois : Xavier Mathieu des Conti, Jacques Mercier de PSA, Philippe Poutou de Ford.

Et nous en oublions beaucoup !

 

Mikaël Wamen au nom de l'ensemble des salariés de Goodyear et de ceux qui occupent actuellement l'usine a remercié tous ceux qui se sont mobilisés pour les soutenir.

Il a fustigé ceux dont le rôle était d'être à leur côté et qui se défilent!

Il a dénoncé la politique d'une multinationale qui accumule les profits et distribue largement les dividendes aux actionnaires comme la complicité du pouvoir et de François Hollande qui candidat aux présidentielles, en quête des voix populaires promettait une loi pour empêcher les licenciements boursiers.

Les Goodyear fiers de leur combat pour avoir tenu tête pendant 7 ans à la plus grande multinationale du pneu et avoir refusé durant des mois les offres de primes comme contre-partie à leur approbation de la fermeture de l'entreprise et de la perte de leur emploi.

 

Les donneurs de leçon es-lutte de classes pourront donner leurs conseils après la bagarre ! Pour l'heure, ce qui compte c'est la solidarité avec les Goodyear sans oublier qu'ils subissent la vindicte de tout ce qui est réactionnaire ou social-démocrate dans notre pays avec accusation de terrorisme de la part des plumitifs du Figaro,  sans oublier que la lutte qu'ils mènent depuis 7 ans est justement celle du refus de consentir aux reculs sociaux contre le chantage à la fermeture!

 

 

NON : c'est d'abord et avant tout pour conserver leur emploi et leur dignité qu'ils se sont battus.

C'est en désespoir de cause, lâchés par la justice qu'ils se battent à présent pour arracher l'indemnisation de départ la plus élevée possible.

 

Les travailleurs, la classe ouvrière peuvent eux aussi être fiers de leur combat, car les seuls combats que l'on perd vraiment c'est ceux que l'on ne mène pas!

 

Un combat et un rassemblement qui préfigure ce à quoi beaucoup aspirent dans ce pays : une levée en masse, un TOUS ENSEMBLE, une résistance unie qui bloque enfin toutes ces contre-réformes au service du patronat et de la finance et qui inaugure une contre-offensive et une reconquête du monde du travail contre les prédateurs et les forces à leur service.

 

Un rassemblement auquel il nous faut travailler en urgence!

 

Enfin, sourions un peu :

Notre sympathique et provocateur ami François Ruffin, de l'équipe à Mermet et de Fakir, auteur de "la guerre de classe" se faisant faussement passer pour un représentant de la fédération de la Somme du parti socialiste, au moment des prises de parole a voulu tester la réaction de l'assistance à la "popularité" du PS.

Il a été servi puisqu'à l'énoncé du vocable"socialiste", la température est effectivement montée de plusieurs degrés et il a fallu calmer les ardeurs de quelques camarades.

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 17:15
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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 17:12

 Par l'UFAL

Mercredi 15 janvier 2014

 

Le Président de la République François Hollande vient d’annoncer le contenu du pacte de responsabilité qu’il entend mettre en œuvre dans le cadre de sa politique de l’emploi. Il prévoit de supprimer à l’horizon 2017 la cotisation patronale d’allocations familiales, soit l’équivalent de 35 milliards d’euros qui financent actuellement la branche famille de la Sécurité sociale.

De la sorte, François Hollande fait renaître le projet de l’ancien Président Sarkozy qui avait créé la TVA sociale afin de compenser intégralement la baisse des cotisations familiales à travers une ponction injuste sur le revenu de consommation des familles. Le gouvernement Ayrault avait pourtant décidé d’abroger in extremis cette mesure inique lors de son arrivée au pouvoir. Or c’est la même politique anti-sociale dictée par la même idéologie néo-libérale que le gouvernement PS-EELV-PRG décide d’appliquer.

Pour l’UFAL cette décision sans précédent comporte des risques économiques et politiques considérables. Cet allègement de 35 milliards d’euros devra être compensé par un nouveau mouvement d’économies drastiques sur les dépenses sociales qui affecteront les familles déjà fortement fragilisées par la crise. De plus, une nouvelle augmentation des impôts et taxes sur la consommation ou sur les revenus du travail sera inévitable et aggravera durablement la crise actuelle dont les conséquences dramatiques se font sentir chaque jour. Mais surtout, en décidant d’appliquer une politique identique à celle de son prédécesseur de droite, François Hollande contribue à renforcer chez les classes populaires le malaise politique actuel et le sentiment de rejet de la classe politique qui se traduit par l’abstentionnisme et le vote anti-républicain d’extrême droite.

L’UFAL rappelle que la cotisation sociale (salariale ou patronale) est une part socialisée du salaire des travailleurs, prélevée directement sur la richesse créée par le travail. Ainsi, la cotisation patronale d’allocations familiales reconnaît et rémunère l’apport indispensable des familles à l’éducation des enfants et au renouvellement de la main-d’œuvre productive. À l’inverse, la suppression de la cotisation sociale familiale ne fera que renforcer l’emprise de la finance sur l’économie réelle et nourrit la ponction privée sur l’économie réelle. C’est pourquoi l’UFAL s’engage fermement aux côtés des salariés pour que cette part de leur salaire reste prélevée sur la richesse créée dans l’entreprise.

 

http://www.ufal.info/sante-protection-sociale/sante-protection-sociale-communiques-de-presse/hollande-conclut-un-pacte-avec-le-medef-contre-les-citoyens-et-les-familles/8376

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 17:10

 Le fascisme a toujours avancé dissimulé.

 

Jamais il n’a dit « je suis la dictature terroriste du grand capital ».

Pour la bonne raison qu’il n’aurait pu tromper qui que ce soit en annonçant la couleur. Pour acquérir une base de masse le fascisme doit mentir. Et il ment avec effronterie. Citons en exemple des bribes du programme des nazis en 1920:

 
« 7. Nous exigeons que l’État s’engage à procurer à tous les citoyens des moyens d’existence.

11. La suppression du revenu des oisifs et de ceux qui ont la vie facile, la suppression de l’esclavage de l’intérêt.

13. Nous exigeons la nationalisation de toutes les entreprises appartenant aujourd’hui à des trusts.

14. Nous exigeons une participation aux bénéfices des grandes entreprises.

15. Nous exigeons une augmentation substantielle des pensions des retraités.

17. Nous exigeons une réforme agraire adaptée à nos besoins nationaux, la promulgation d’une loi permettant l’expropriation, sans indemnité, de terrains à des fins d’utilité publique – la suppression de l’imposition sur les terrains et l’arrêt de toute spéculation foncière. »

 

Et encore on pourrait citer des milliers de pages où les fascistes utilisent un vocabulaire de gauche ou d’extrême gauche pour semer la confusion et le doute sur ce qu’ils sont. Les Soral, Dieudonné, les Identitaires, « Riposte laïque », et autres groupuscules fascistes ne peuvent pas ne pas tenter de camoufler leur racisme, leur antisémitisme, leur vocation à être les troupes de choc de la grande bourgeoisie.

Sinon, qui se tournerait vers eux ? A l’heure où, du fait de l’auto liquidation du PCF par ses directions et du trouble idéologique que cette mutation du PC en vulgaire satellite du PS a provoqué, des citoyens désorientés peuvent être séduits par les proclamations démagogiques des fascistes camouflés en révolutionnaires, tentons d’éclairer la mouvance « bruns-rouges ».

 

Savoir lire la prose fasciste et voir derrière les masques le visage hideux du fascisme n’est pas un exercice bien difficile. Il faut simplement constater que ces gens là ne soutiennent jamais le mouvement populaire en lutte. Jamais ils ne soutiennent les grèves. Jamais ils ne s’attaquent aux racines économiques et sociales du capitalisme. Ils dénoncent un capitalisme abstrait mais déclarent comme Soral : « la grève ne gène que les pauvres ». Au contraire, ils divisent les travailleurs entre noirs et blancs, arabes ou non, fils d’esclaves ou de maîtres, c’est la guerre de tous contre tous pour le seul profit du grand capital. Et pour ce faire il faut truquer : le fasciste Soral veut « un Chavez français », le fasciste Dieudonné veut lutter contre le sionisme, le fasciste ….défend la laïcité ! Jamais  ils ne se baladeront avec des croix celtiques ou gammées, cela c’est pour les fascistes à l’ancienne, les Gollnisch ou JM Le Pen. Non, nos fascistes « new look » à la Pierre Cassen ou Serge Ayoub veulent une « troisième voie », « une quatrième », s’unissent entre eux, se divisent, se retrouvent  mais surtout parviennent à tromper des républicains sincères qui vont jusqu’à faire des conférences dans les bouges de ces néo-fascistes.

 

Ces dangereux aventuriers déguisés en rebelles, ces conspirationnistes camouflés en anti impérialistes, ces anti sémites masqués en anti sionistes, dissimulent mal que leur seul maître est le MEDEF et que leur rôle consiste à établir des passerelles entre progressistes et fascistes pour entraîner les premiers vers le sombre, le mortifère chemin emprunté par bien des jeunes sans formation, sans éducation politique, vers la SA, la LVF ou la Milice, Occident, les Skinheads fascisants ou « Egalité et Réconciliation ».

 

Le devoir des communistes est de mettre en garde contre ces leurres, ces pièges que constitue cette mouvance baptisée « Bruns-Rouges » mais qui ne sont que bruns et noirs comme la bête immonde dont ils ne sont qu’une nouvelle incarnation et un nouveau masque.

 

NO PASARAN !

 

http://jrcf.over-blog.org/article-camouflage-trucage-masquage-les-trois-mamelles-de-la-bete-62064499.html  

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 17:01

Pour l’année qui vient, meilleurs vœux de luttes et de victoires !

 

Logo FSCLe Front Syndical de Classe adresse ses vœux à tous les travailleurs de France et du monde, avec une pensée particulière pour les peuples subissant les assauts de l’impérialisme en Afrique et au Moyen Orient.

En 2014, le FSC fera toujours son maximum pour soutenir ceux qui souffrent et ceux qui luttent, pour contribuer à développer solidarité et lucidité afin de résister aux terribles coups qui sont portés sans répit par un gouvernement et une Union européenne aux ordres des intérêts capitalistes.

Il faudra dans le même mouvement déjouer les pièges visant à diviser et affaiblir le monde du travail. Un des enjeux de l’année qui s’ouvre est en effet de parvenir à unir les mécontentements et les luttes innombrables qui ne parviennent pas à trouver le chemin de l’unité, faute d’appareils et d’organisations menant de façon ouverte et déterminée la lutte des classes.

Alors que le grand patronat est quant à lui parfaitement uni dans sa lutte contre les droits et les acquis populaires, s’appuyant sur ses institutions étatiques et médiatiques, les travailleurs sont soumis à la fois à la division syndicale et à la domination du syndicalisme de renoncement directement corrompu par le capital (Confédération Européenne des Syndicats, CFDT…).

Pour mettre fin aux reculs qui se succèdent depuis plus de 20 ans et qui menacent aujourd’hui le cœur des acquis historiques issus de la Résistance et du Front Populaire, les travailleurs devront donc aussi trouver les forces et les moyens de se battre contre ce syndicalisme jaune, en refusant l’unité au sommet sans principe et en construisant l’unité en bas sur la base des revendications et des intérêts réelles de la classe laborieuse. En renouant avec l’héritage anti-capitaliste, anti-fasciste, anti-impérialiste du mouvement syndical français, incarné essentiellement par la CGT de classe et de masse, et du mouvement syndical international autour de la Fédération Syndicale Mondiale.

Le Front Syndical de Classe continuera à se battre en ce sens.

Que cette année 2014 apporte à chacun bonheur et courage, et à tous la force collective forgée dans le combat victorieux pour le changement de société.

 

Front Syndical de Classe 

 

« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »

« La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! »

H. Krasucki

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 16:54

 Sauf à assumer la posture directement militante, l’intérêt d’un blog n’est pas, me semble-t-il, de se faire directement chambre d’écho de ce que l’on trouve dans les médias.

C’est bien pourquoi, en ce qui concerne la conférence de presse du Président, j’éviterai cette redondance. Partis, syndicats, MEDEF, éditorialistes, etc., ont déjà largement commenté l’assomption par François Hollande de son social-libéralisme. À chacun d’en faire son miel.

Pour mon compte, et ce ne sera pas une découverte pour les lecteurs de ce blog, ce social-libéralisme ne me paraît pas être la bonne voie, et je renvoie aux analyses qui vont dans le sens de la condamnation…

Par contre, je dirai volontiers un mot de ce que j’ai ressenti en tant que téléspectateur, en tant qu’individu, devant la prestation de cet homme qui s'était proclamé « normal »,  « comme vous et moi » donc, et qui n’en doit pas moins assumer (il l’a bien voulu) la charge écrasante de diriger seul la France. Personnellement, en tant qu’individu « normal » moi aussi (enfin, je l’espère), je me suis immédiatement demandé en le voyant arriver d'un pas déterminé sur le long tapis cérémoniel ce que je ferais, comment je me comporterais si j’étais à sa place… Et le simple fait de se poser cette question suffisait à démystifier la posture de l’intervenant, boosté par l’épreuve sentimentale révélée publiquement, et manifestement désireux d’apparaître comme l’énergique capitaine du vaisseau France (du Titanic ?). « Moi je… ». "Toi je" n'est qu'un acteur qui s'efforce de jouer au mieux son rôle, comme nous le ferions tous (sauf les paranos), en sachant parfaitement qu'il n'y a pas coïncidence entre ce rôle et nous...

Trois heures, c’est bien long, et bien lassant, n’importe quel pédagogue vous le dira…Trois heures de « Moi je », devant le parterre digne d’un Daumier des ministres et ministresses, trois heures et plus qui me révélaient un homme seul, tragiquement responsable de décisions qu’il dit prendre seul. Trois heures qui, dans le droit fil de l’esprit Ve République, entérinaient le refus de la démocratie des Partis (le sien au premier chef, manifestement non sollicité sur cet apparent changement de cap), et renvoyaient à des concertations nébuleuses alors que tout était déjà joué dans la tête du grand petit homme, dûment conseillé par le MEDEF.

Dès le début, quand j’ai entendu cet homme nous déclarer qu’il était là pour acter « la mise en mouvement de la société française », j’ai été terrifié. C’est sur les épaules de ce type « normal », - un type comme vous et moi -, et néanmoins un homme que les Français ont choisi pour les représenter, que reposerait donc pareil chantier ? C’est donc lui tout seul qui peut décider d’affirmer une chose en 2012, et son contraire en 2014 ? Non que je nie ses qualités humaines, mais je n’arrivais pas en l’écoutant à projeter sur cet ancien de l'ENA passé directement aux responsabilités PS, la confiance que je ressens devant tout professionnel sérieux auquel je peux avoir affaire, du chirurgien au plombier (je les donne seulement par ordre alphabétique). D’autant qu’il nous présentait comme des découvertes ce que tout le monde sait, par exemple qu’en régime capitaliste, ce sont surtout les entreprises qui créent de l’emploi, et qui en suppriment.

Bref, tout ceci me fait prendre la mesure de la dure rançon de l’acceptation par notre peuple d’une quasi totale délégation constitutionnelle de pouvoir personnel, avec comme corollaire la ringardisation des partis, la dévalorisation de la libre confrontation des opinions, l'oubli du respect élémentaire des engagements devant les électeurs… Le Front de Gauche peut toujours en appeler à une inflexion à gauche de la politique hollandiste. Hollande fait ce qu'il veut, tant qu'un rapport de forces ne l'obligera pas à faire autre chose.

À propos du régime présidentiel, cf. ce que j'en écrivais en 2003 :

[ René Merle, À propos du régime présidentiel - 2003 ]

 

 

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-apres-la-conference-de-presse-122070818.html

 

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