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Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 17:26

Jeudi 20 décembre 2012

Par Soad Baba Aïssa

Militante féministe laïque

(Initiative Féministe Européenne, Réseau Education Populaire

 

Texte prononcé - lors de la soirée du 18 décembre 2012, organisée par “Au Nom de la Mémoire” et Mediapart pour fêter la reconnaissance en 2012 par la France de la sanglante répression de la manifestation du 17 - par Soad BABA AISSA, militante féministe laïque (Parti pour la laïcité et la démocratie en Algérie)

 

Demain, Monsieur le Président, vous foulerez le sol algérien. Le pays de mes ancêtres, de la Kahina1, de Fadhma N’Soumer2 , Mamia Chentouf3 , Nefissa Hafiz, Hassiba Ben Bouali, Djemila Boupacha, Djemila Bouhired, Djemila Amrane et de ces milliers d’Algériennes anonymes. Ce pays où pendant 132 ans le joug du colonialisme a laissé des traces indélébiles. Les relations entre nos deux pays, demeurent douloureuses car le sang et les larmes ne sont pas encore taris. Ce XXIe siècle doit être celui où se construiront des relations entre pays basées sur le respect de la dignité et des intérêts réciproques des peuples. Nous venez de franchir un pas important en reconnaissant pour la première fois la responsabilité de la France dans la répression féroce des manifestations pacifiques d’Octobre 1961. La politique française doit être décolonisée. Plus que cela, elle ne doit pas, elle ne saurait se faire au détriment des droits humains et en particulier en ignorant le principe d’égalité des femmes et des hommes.

Ayant été les victimes du statut personnel musulman organisé par le colonisateur, les Algériennes ont toujours souhaité promouvoir une législation civile. En Europe comme dans les pays du Maghreb, les premiers mouvements féministes des années 1970 ont construit leurs revendications pour des droits égalitaires exemptés de toute référence au religieux. Pour les féministes algériennes le principe de laïcité n’a jamais été une valeur occidentale, c’est en se basant sur ce principe qu’elles combattent pour la reconnaissance de leur pleine citoyenneté et pour l’émergence d’une société démocratique.

s’agit d’une valeur importée qui doit s’effacer devant les sacro-saintes spécificités culturelles.

Notre spécificité culturelle, s’illustre par les stigmates que nous portons depuis plus d’un quart de siècle, ceux précisément du code de la famille algérien, fort justement rebaptisé, « code de l’infamie », outil d’oppression des femmes, d’idéologisation et d’instrumentalisation de la foi à travers lequel les dictateurs et les islamistes exercent leur domination contre les revendications de laïcité, d’égalité et de pleine citoyenneté. Ils imposent un carcan de souffrance et d’humiliation aux Algériennes en en faisant des mineures à vie, des sous-citoyennes.

La malédiction des femmes algériennes et bi-nationales continue jusqu’en France où soumises aux accords bilatéraux signés entre l’Algérie et la France discriminent les femmes françaises d’origine musulmane et les condamnent à vivre les injustices inspirées de la charia. Nous, citoyennes françaises d’origine musulmane ne sommes pas des citoyennes à part. Nous sommes des citoyennes à part entière et aspirons à vivre les valeurs de la République de liberté et d’égalité. Hélas, nous restons confrontées aux inégalités et à l’injustice sociale, au sexisme, à la xénophobie, et à la pression communautaire liée à la montée des intégrismes religieux.

Au-delà de l’Europe et du Maghreb, les droits des femmes sont un véritable enjeu planétaire :  il requiert toute notre détermination à combattre les politiques qui hypothèquent leur évolution, voire favorisent leur régression. Si la question de la laïcité et de l’égalité des droits ne sont pas posées comme une priorité politique, pour la garantie des libertés et des droits égalitaires, nous risquons de voir s’accélérer le processus de la montée des intégrismes qui menacent nos libertés. La solidarité internationale féministe a montré sa force dans le respect des droits humains universels donc indivisibles et non associables à telle ou telle culture.

Dans le monde arabe, les peuples, hommes et femmes, côte à côte, ont montré leur soif de liberté et de dignité. Hier, vous leur demandiez d’accepter des autocrates pour éviter les islamistes. Aujourd’hui, vous leur demandez de se faire bouffer à la sauce « light » de l’islamisme « modéré », la nouvelle sémantique des prestidigitateurs du verbe !

Qu’ils nous disent alors ce qu’est le tutorat « modéré » ? Serait-ce le fait que les femmes puissent désormais choisir celui, obligatoirement un homme, par lequel elles deviennent légalement des « incapables majeures » ? Qu’ils nous définissent ce qu’est la polygamie « modérée » ! La répudiation « modérée » ! La lapidation « modérée » ! Le crime d’honneur « modéré » ! Aucune politique ne pourra prétendre défendre l’humanité entière si elle ignore les droits des femmes.

La polygamie, la répudiation, la lapidation ne sont pas de l’ordre de l’humain. Elles sont une injure à l’humanité entière ! Non ! il n’y a pas et il ne peut y avoir d’alchimie heureuse entre la religion et la politique, entre l’islam et la politique.

Dans un pays démocratique, la coopération entre gouvernements doit être fondée, sur des rapports d’égalité, elle doit s’affranchir de tout soutien aveugle à des régimes autocratiques ou théocratiques régi par des calculs à court terme qui font fi du respect des droits humains pour les hommes et les femmes.

En Tunisie, en Egypte, en Syrie, au Maroc, en Algérie, les femmes se battent contre toute intrusion de la religion dans les législations et ses effets néfastes sur les droits des femmes. Elles veulent conquérir leur place dans l’espace public et dans l’espace privé. Par le contenu politique de leurs revendications pour la rédaction de nouvelles constitutions : inscription du principe d’égalité, séparation des sphères politique et religieuse, élimination de toutes les lois inégalitaires à l’égard des femmes, égalité des droits politiques, économiques, sociaux et culturels démontre à l’envie l’attachement des femmes des pays arabes aux valeurs universelles, à la démocratie égalitaire.

Le gisement des ressources pétrolifères et gazières ne pourront pas éternellement étouffer les ressources des forces démocratiques, des féministes.

« Ecoutez-le, entendez-le, le vent de la révolte gronde. Ce ne sont pas les gémissements de femmes battues, c’est le bruissement des femmes battantes. »

 

  1. Kahena (signifiant “prêtresse” , “devineresse” en arabe), de son vrai nom Dihya ou Damya (en tifinagh), est une reine guerrière berbère zénète des Aurès qui combattit les Omeyyades lors de l’expansion islamique en Afrique du Nord au VIIe siècle. []
  2. Lalla Fadhma N’Soumer (1830 - 1863), est une personnalité algérienne de la résistance des Kabyles (Igawawens : dénomination historique des Kabyles du Djurdjura) contre la conquête de la Kabylie par la France dans les années 1850. []
  3. Décédée ces derniers jours, elle fut la première sage-femme algérienne, militante nationaliste féministe au sein de l’Association des femmes musulmanes algériennes (AFMA), au côté de nombreuses autres femmes-courages à l’instar de Nefissa Hafiz, Malika Mefti, Baya Larab, Nassima Hablal, Meriem Benouniche, Zohra Tobiche, Izza Bouzekri, Zoreida Safir, Baya Nouari, Zoubida et Farida Saker, Manouba Khaked et tant d’autres « fidaiyates ».

 

Soad Baba Aïssa

Militante féministe laïque

(Initiative Féministe Européenne, Réseau Education Populaire

 

Voir tous les articles de Soad Baba Aïssa

 

http://www.gaucherepublicaine.org/combat-feministe/france-algerie-fraternite-et-memoire-ne-peuvent-laisser-de-cote-les-droits-des-femmes/5432

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 17:24

 

 aaa Vendemiaire Drapeau 2013

Cliquez sur le lien ci-dessous :

http://www.youtube.com/watch?v=iWUsT7r9Oo8

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 12:56

 Espaces "inutiles". Outre-Manche, le Guardian nous révèle que le gouvernement britannique a décidé de rétrécir de 15 % les écoles qui vont sortir de terre. Le gouvernement a pour objectif de ramener de 21 à 14 millions de livres le coût moyen d'un établissement scolaire. Pour cela, il part à la chasse aux espaces "inutiles" : halls , couloirs, amphithéâtres, salles de réunion, cantine. Les salles de classe devraient toutefois conserver une surface minimum de 54 m². La mesure fait bondir les syndicats enseignants. Dans le domaine de l'enseignement supérieur l'expérience anglaise qui consiste à réduire les subventions publiques aux universités pour les remplacer par des frais d'inscription élevés financés par des prêts contractés par les étudiants est suivie de près par toute l'Europe. Certains pays sont en effet tentés par l'expérience.

Triplement des droits. La rentrée est morose pour les étudiants britanniques, affirme Le Figaro. En cause, le triplement des droits d'inscription. Le coût des études passe de 3 300 livres (4 117 euros) à 9 000 livres (11 230 euros) par an. Ce chiffre, fixé à l'origine comme un plafond pour les universités publiques, a été adopté par les trois quarts d'entre elles. Résultat : nombre d'étudiants renoncent. Les universités anglaises ont enregistré une baisse de 14 % des inscriptions, soit 54 000 candidats de moins.

Recours au crédit. Le système fonctionne à la double condition que les étudiants obtiennent un prêt et s'endettent à un niveau "raisonnable" pour ne pas trop peser lorsqu'ils s'engageront dans le vie active. Le blog de l'université rappelle que le "niveau raisonnable" a été dépassé en Australie, pays pionnier qui a introduit dès 1989 le recours au crédit, mais aussi en Irlande et bien sûr aux Etats-Unis, où désormais 10 % des prêts sont impayés, un taux qui ruine le système !


Cliquez ici !
La toile de l’éducation (Le Monde électronique)

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 13:47

par l’équipe d’Avaaz - publié le 20 septembre 2012


La Une d’un magazine américain (ci-dessous) illustre parfaitement le message ressassé par les médias ces 15 derniers jours: le monde musulman s’embraserait d’une colère anti-occidentaux en réaction à un film islamophobe, et des hordes de protestataires violents nous menaceraient tous... Mais est-ce seulement vrai? Les citoyens et les réseaux sociaux réagissent, et le site en anglais Gawker vient de publier une satire mordante de ce battage médiatique accompagnée d’images parodiant la “rage musulmane”:


Sept infos sur la “rage musulmane” que vous ignoriez peut-être:

Comme tout le monde, la majorité des musulmans trouvent les 13 minutes de la vidéo islamophobe "L’Innocence des musulmans" ordurières et insultantes. Les protestations, qui se sont multipliées rapidement, sont notamment attisées par le néo-colonialisme des États-Unis et la politique étrangère occidentale au Moyen-Orient. De même, la sensibilité des croyants a aussi été piquée au vif par les représentations du Prophète Mahomet. Pourtant, la couverture médiatique a souvent éludé des informations importantes:

  1. On estime que 0,001% à 0,007% des 1,5 milliard de musulmans dans le monde ont participé aux protestations contre le film -– soit une infime proportion des citoyens pro-démocratie qui ont défilé lors du Printemps arabe.
  2. La grande majorité des manifestants étaient pacifiques. Les attaques visant les ambassades étrangères ont quasiment toutes été orchestrées ou appuyées par certains membres du mouvement salafiste, un groupe islamiste radical qui vise avant tout à salir la réputation de groupes islamistes modérés plus populaires.
  3. Les hauts représentants des États-Unis et de la Libye sont divisés sur la question de savoir si l’on avait projeté d’assassiner l’ambassadeur américain en Libye le jour du 11 septembre, auquel cas sa mort serait sans lien avec le film.
  4. Hormis des attaques de groupes radicaux en Libye et en Afghanistan, un rapport établi le 20 septembre chiffrait à zéro le nombre de victimes tuées par les manifestants.
  5. Quasiment tous les hauts dirigeants musulmans et occidentaux ont condamné le film, et quasiment tous les responsables musulmans et occidentaux ont condamné les violences perpétrées en réaction au film.
  6. La visite du Pape au Liban a coïncidé avec le pic des tensions. Cependant, les dirigeants du parti Hezbollah ont tenu à assister à son sermon, n’ont pas protesté contre la vidéo jusqu’à son départ et ont appelé à la tolérance religieuse. Oui, c’est bien ce qui s’est passé.
  7. Après l’attaque de l’ambassade américaine à Benghazi, des citoyens lambda se sont rendus dans les rues de Benghazi et Tripoli, avec des pancartes, souvent en anglais, pour s’excuser et dire que cette violence ne représente ni leur identité ni leur religion.


Ajoutez à cela tous les reportages et articles importants qui ont été écartés la semaine dernière pour laisser place à la Une sur les musulmans “énervés”, et ainsi surfer sur la vague démagogue du "choc des civilisations". En Russie, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Moscou en opposition au président Vladimir Poutine. Des centaines de milliers de Portugais et d’Espagnols se sont indignés lors de rassemblements anti-austérité; et plus d’un million de Catalans ont manifesté en faveur de l’indépendance.

Pas une "rage musulmane", mais une stratégie salafiste

"L’Innocence des musulmans" a été repris et promu avec des sous-titres par des salafistes extrémistes -- les adeptes radicaux d’un mouvement islamique soutenu depuis longtemps par l’Arabie Saoudite. Ce film était mal fagoté et faisait un bide sur YouTube, jusqu’à ce que le présentateur égyptien d’une chaîne salafiste, Sheikh Khaled Abdullah (à droite), n’en fasse la promotion auprès des téléspectateurs le 8 septembre. La plupart des musulmans insultés ont ignoré le film ou protesté pacifiquement, contrairement aux salafistes qui, reconnaissables à leur fameux drapeau noir, ont été à l’instigation des manifestations les plus agressives où les ambassades ont attaquées. Les chefs du parti salafiste égyptien ont participé aux protestations et à l’intrusion dans l’ambassade américaine au Caire.

À l’instar des partis d’extrême droite en Europe et outre-Atlantique, la stratégie du parti salafiste consiste à séduire l’opinion publique en surfant sur des occasions de faire monter la colère des radicaux et en diabolisant leurs opposants idéologiques. Cette approche n’est pas sans rappeler celle du pasteur américain islamophobe Terry Jones (celui-là même qui a assuré la promotion du film en Occident) et d’autres extrémistes occidentaux. Quoiqu’il en soit, les modérés sont bien plus nombreux (et de loin!) que les extrémistes dans les sociétés musulmane et occidentale. Un des dirigeants des Frères Musulmans en Égypte (bien plus puissants et populaires que leurs opposants salafistes égyptiens) a écrit au New York Times: "Nous n’avons pas tenu le gouvernement ou le peuple américain pour responsables des actes de cas isolés qui ont enfreint les lois protégeant la liberté d’expression".

Ce qu’ont indiqué les médias sérieux

Plusieurs journalistes et chercheurs ont analysé les manifestations pour chercher à mieux en comprendre les raisons. Parmi eux figurent Hisham Matar qui a décrit l’atmosphère de tristesse à Benghazi après l’attentat contre l’ambassadeur, Barnaby Phillips qui explore comment les conservateurs islamistes ont manipulé le film à leur avantage, ou encore Cédric Baylocq, chercheur et journaliste indépendant, qui s’attache à démonter les généralisations et stéréotypes qui sévissent en Occident et dans le soi-disant "monde musulman" . Quant à Odon Vallet, spécialiste français des religions, il explore les raisons pour lesquelles de nombreux musulmans sont si sensibles aux caricatures de l’Islam.

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 13:45

Une provocation a été montée de toute pièce par un citoyen étasunien d’extrême-droite, qui a déjà fait de la prison pour escroquerie, sous la forme d’un film d’une islamophobie grossière dont les acteurs n’étaient pas informés.

Ce film a été utilisé et traduit en arabe par une télévision intégriste égyptienne pour enflammer quelques milliers de ses partisans et les jeter dans la rue pour protester contre ce film qui circulait sur Youtube. Ensuite, la mèche allumée, les impérialistes et les intégristes pouvaient se réjouir : les médias aux ordres pouvaient illustrer la “guerre de civilisations”.

Les intégristes ne sont donc pas, contrairement à ce que certains musulmans de bonne foi peuvent croire, des ennemis de l’impérialisme américain. Ils en sont les meilleurs alliés.  

Pourquoi ?

Parce que les intégristes sont réactionnaires, obscurantistes et non pas progressistes et révolutionnaires. Nous parlons non seulement des intégristes se réclamant de l’Islam au risque de défigurer cette religion, mais des intégristes « néo-conservateurs » américains – partisans du lobby des armes, maladivement homophobes, partisans des croisades militaires à outrance, adeptes du millénarisme et dont les vues néolibérales plongent des continents entiers dans la misère et l’injustice.

Parce que les intégristes amènent les peuples dans des impasses politiques, la théocratie ne pouvant offrir la moindre issue aux peuples.

Parce que les intégristes ne combattent pas le capitalisme et donc l’impérialisme, au contraire ils combattent les communistes, les progressistes, croyants ou non croyants, les partisans de l’égalité des sexes, afin de défendre les milliardaires des pays musulmans: c’est pourquoi les oligarchies d’Arabie Saoudite ou du Qatar financent et arment les intégristes.

Parce que les dictatures réactionnaires arabes ou d’autres régions du monde ont utilisé les intégristes comme troupes de choc contre les progressistes, les communistes, les démocrates arabes ou pakistanais ou indonésiens.

Parce que les États-Unis d’Amérique ont soutenu les Ben Laden et autres “combattants de la liberté” tant qu’ils égorgeaient les Afghans progressistes ou les jeunes soldats de l’Armée soviétique. Pour faire saigner les “rouges”, puis pour déstabiliser l’Algérie indépendante, intégristes et CIA marchaient la main dans la main.

Quant au 11 septembre 2001 à qui a le crime a-t-il profité ? Aux impérialistes qui ont trouvé là un prétexte pour agresser l’Irak et l’Afghanistan, plongeant ces pays dans des guerres civiles chroniques, pour le plus grand profit du grand capital US et local.

Parce que les intégristes sont encore la force de frappe des impérialistes en Syrie, une Syrie menacée du même sort que l’Irak et que la Libye. S’appuyant sur le légitime mécontentement des masses contre des régimes brutaux et corrompus, les impérialistes introduisent, via leurs alliés locaux comme l’Arabie Saoudite et le Qatar, une fausse alternative qui ne remet pas en cause leurs intérêts : les intégristes.

Voilà de quoi les manifestations très minoritaires qui se déroulent dans certains pays arabes et en France sont le symptôme, sans oublier la volonté de lutte de ces peuples contre des impérialistes qui sont, alliés aux pétro-potentats locaux, les responsables de la misère et des guerres dans ces région du monde.

Face aux frères ennemis de la croisade et du djihad (avec à l’arrière-plan les projets bellicistes des intégristes et aventuristes qui dirigent actuellement Israël) la bonne réponse n’est évidemment pas de répondre à la provocation par la provocation, comme le fait la rédaction de Charlie Hebdo en toute irresponsabilité. Bien entendu, tout journaliste et tout dessinateur a le droit d’écrire ce que bon lui semble en vertu d’une liberté d’expression – et même d’un droit au « blasphème » que garantit par nature la laïcité des Etats séparés des religions. Mais la contrepartie est que les rédactions concernées n’ont pas le droit de pousser des cris d’orfraie quand les courants idéologiques ridiculisées ripostent – pourvu que ce soit dans le cadre du débat démocratique.

La vraie réponse de fond au jeu mortel des Croisés occidentaux et de leurs frères ennemis djihadistes, c’est, en France, en Europe et dans le monde entier, de développer le combat de classe anticapitaliste, antifasciste, laïque et anti-impérialiste en unissant les exploités et les démocrates croyants et non-croyants.

Dans l’immédiat, retrouvons-nous ensemble à la manifestation du 30 septembre contre le TSCG, contre l’euro, l’UE et la mondialisation capitaliste, pour la République une, laïque, sociale, souveraine et indivisible !

 

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=11621

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 13:29

« Faire converger les luttes pour mettre en échec les guerres impérialistes »

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Compte-rendu d'Ilda Figueiredo, député européenne et dirigeante du Parti communiste portugais et présidente du Conseil portugais pour la paix et la coopération (CPPC)

 

Faire converger la défense de la paix et la lutte contre l'impérialisme, par le progrès économique et social, c'est le défi posé aux peuples, explique Ilda Figueiredo, présidente du Conseil portugais pour la paix et la coopération (CPPC), dans une interview accordée à Avante ! Ce fut une des conclusions centrales de l'Assemblée du Conseil mondial de la paix, qui s'est tenue du 20 au 23 juillet à Katmandou, au Népal.

 

Cette analyse s'appuie sur l'aggravation de la crise capitaliste, qui suit une évolution recelant d'énormes dangers et reculs de civilisation pour les travailleurs et les peuples du monde entier.

 

La multiplication des foyers d'intervention militaire, « impliquant des moyens toujours plus importants pour dominer un nombre croissant de pays détenteurs de ressources précieuses telles que le pétrole, le gaz naturel, ou l'eau, ou qui jouissent d'une position géographique privilégiée », révèlent la réaction belliciste de l'impérialisme aux difficultés imposées par ses propres contradictions. « Les cas les plus récents de la Libye et de la Syrie, et, auparavant, de l'Irak et de l'Afghanistan, en sont illustratifs ».

 

Cela s'accompagne par des manœuvres d' « encerclement, d'affaiblissement et de déstabilisation de nations émergentes, telles la Russie et la Chine », estime également Ilda Figueiredo.

 

Dans ce contexte, à souligner le rôle des États-Unis et de l'Union européenne, « bloc impérialiste et pilier européen affirmé de l'OTAN depuis la signature du traité de Lisbonne. »

 

« Le réseau tentaculaire des bases militaires nord-américaines et de l'OTAN, et le nouveau concept stratégique adopté au Sommet de Lisbonne, permettent à l'impérialisme d'intervenir à l'échelle globale, représentant une menace permanente pour la paix », raison pour laquelle, à l'Assemblée, fut réaffirmée la nécessité de la dissolution de l'organisation, qualifiée d'ennemie des peuples.

 

Fut également« réaffirmé le droit des peuples à exiger la sortie de leurs pays respectifs de cette structure militaire », rappelle-t-elle.

 

Faire converger les luttes

 

A côté des guerres de rapine impérialistes – qui représentent par ailleurs un commerce florissant pour le complexe militaro-industriel des grandes puissances, que ce soit à travers la livraison d'armes, ou que ce soit ensuite par la voie de la « reconstruction » des pays attaqués, remarque Ilda Figueiredo – d'autres phénomènes s'intensifient.

 

D'une part, « les attaques contre les revenus et les droits des travailleurs, des jeunes, des petits agriculteurs ». D'autre part, « la défiguration de la démocratie par une intense opération de conditionnement idéologique. »

 

Les peuples du Portugal, d'Irlande, d'Italie ou d'Espagne sont victimes des mesures d'austérité, dont le but est « d'intensifier l'exploitation, de démanteler et de privatiser les services publics et de réduire le rôle social de l’État », avec comme conséquences « la dégradation des conditions de vie des populations, l'approfondissement des inégalités et des injustices sociales », comme cela est énoncé dans la déclaration citée par Ilda Figueiredo.

 

Dans le même temps, « le recours à la violence contre les manifestations et les luttes se généralise, tout comme progresse le révisionnisme historique, et que sont encouragées et tolérées des positions et des procédés anti-communistes, fascistes et fascisants, y compris par des États appartenant à l'Union européenne ».

 

Or pour la présidente du CPPC, cela démontre que « l'intégration capitaliste de l'UE ne représente pas une contribution à la prospérité des peuples, au contraire, elle signifie un recul pour ce qui est des acquis des travailleurs » ; que la crise capitaliste a déclenché « une escalade répressive interne très dangereuse », ce qui nécessite du côté des partisans de la paix qu'ils mènent « une bataille contre la réhabilitation du fascisme » et les régimes qui s'en réclament, déjà imposés à l'Europe lors d'une autre crise capitaliste, avec des conséquences tragiques pour la paix et pour les peuples.

 

Cela démontre, dans le fond, que « la lutte des travailleurs et des peuples pour la défense de leurs droits, de la démocratie et du progrès social ne peut se dissocier de la lutte pour la paix », avec comme tâche immédiate « de faire converger les différentes couches de la population, les divers courants d'opinion pour défendre la paix », étant donné que « les politiques économiques, sociales et culturelles agressives trouvent ensuite une manifestation dans le renforcement de l'appareil répressif et dans le déclenchement de guerres. »

 

« Nous sommes forcés de faire tous les efforts possibles pour empêcher que l'impérialisme domine les peuples du monde entier, en élargissant la conscience du fait que nous ne sommes pas condamnés à la barbarie et que les peuples peuvent construire un avenir fait de progrès social », puisque « sans une autre politique, de redistribution juste, on ne peut pas construire la paix », conclut Ilda Figueiredo.

 

Laissons les peuples décider de leur sort

 

Un aspect sur lequel l'Assemblée a beaucoup insisté, que ce soient dans des motions spécifiques, ou dans le texte final de la résolution politique, souligne la présidente du CPPC, c'est l'ingérence et les menaces contre les nations et les peuples qui « recherchent le progrès social, le renforcement de la démocratie, qui ont choisi la voie de la souveraineté, de la paix et de la coopération régionale »,et qui, pour ces raisons, se trouvent dans le camp de la lutte anti-impérialiste, notamment en Amérique latine.

 

« Le droit des peuples à choisir leur propre destin, à élever leurs conditions de vie et à vivre en paix, et la nécessité d'amplifier la solidarité internationale, chaque fois que ces objectifs sont remis en cause, sont partie intégrante de la lutte pour la paix », défend Ilda Figueiredo, pour qui les derniers coups d’État au Paraguay et au Honduras et les tentatives antérieures mises en échec au Vénézuela, en Bolivie et en Equateur, tout comme les pressions sur Cuba socialiste, révèlent que l'impérialisme ne peut accepter que « les peuples choisissent leur propre chemin, loin de son couperet ».

 

Empêcher de nouvelles guerres

 

« On occulte à la majorité des gens les conséquences d'une guerre pour des millions d'êtres humains, pendant des générations », ce qui est un sorti de la grande assemblée du Conseil mondial de la paix, dans une large mesure par la voix des organisations asiatiques, précise Ilda Figueiredo.

 

« Le cas du Vietnam, dont le peuple souffre encore des conséquences de l'utilisation de l'agent orange par les États-Unis »,notamment des enfants qui « continuent à naître avec des mal-formations congénitales »,attribués à cet agent chimique,« ou du Laos, ou les bombes qui n'ont pas explosé, lancées par les nord-américains ont mutilé et tué, encore aujourd’hui, des milliers de personnes », furent exposés en détail et firent l'objet de motions lors de l'Assemblée.

 

Pour corroborer l'idée de la prégnance dans le temps des effets destructeurs d'une guerre, on peut ajouter les exemples des populations martyrisées d'Irak et de Falloujah particulièrement, et il y a plusieurs décennies de cela, du Japon, « où les effets des deux seules bombes lancées dans un conflit, par les États-Unis sur Hiroshima et Nagazaki, se font encore sentir ».

 

Développer « la conscience des conséquences d'une guerre permet d'amplifier la mobilisation contre les nouvelles guerres impérialistes », insiste la présidente du CPPC qui, à cette fin, a mis l'accent sur la nécessité de faire obstacle au déroulement de l' « agression impérialiste contre la Syrie et, de façon prévisible, contre l'Iran », des aventures militaires aux répercussions imprévisibles.

 

« Je ne parle pas seulement de l'augmentation du prix du pétrole et des aliments, mais de la déstabilisation de l'ensemble du Moyen-Orient et des conséquences pour les peuples d'une éventuelle guerre dans la région », ce qui laisserait entrevoir « l'utilisation d'armements très dangereux, dont les effets perdurent et s'étendent », y compris aux régions voisines.

 

Dans le combat qu'il est nécessaire pour empêcher l'escalade de l'agression impérialiste contre la Syrie, Ilda Figueiredo a souligné également « l'importance de la bataille contre l’offensive médiatique dont la mission est de faciliter la vie à l'intervention impérialiste ».

 

A l'Assemblée, l'imperméabilité à la campagne d'intoxication publique déployée par l'impérialisme par rapport aux événements en Syrie fut absolue, de telle façon que la résolution politique adoptée insiste sur le « droit du peuple syrien à déterminer de son sort et de la direction de son pays, libre de quelque ingérence que ce soit », et dénonce « les manœuvres étrangères visant à miner la souveraineté de la Syrie », affirme Ilda Figueiredo.

 

 

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-un-compte-rendu-de-l-assemblee-du-conseil-mondial-de-la-paix-a-katmandou-faire-converger-les-lutt-109514905.html

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:54

 

L'OTAN, menace pour la paix mondiale!

 

Dans une situation internationale marquée par l'aiguisement de la crise du capitalisme et par l'offensive impérialiste violente contre les acquis et les droits des travailleurs et des peuples, se tenait le 20 et le 21 mai à Chicago, aux États-Unis, le Sommet de l'OTAN.

Dans un contexte d'approfondissement de crise du capitalisme, l'impérialisme se lance dans une escalade militariste et interventionniste.

Après avoir réformé son concept stratégique en 2010, ce qui représente un nouveau et dangereux bond qualitatif dans son ambition interventionniste – qu'illustre l'agression contre la Libye – les États-Unis et l'OTAN, dont l'UE est le pilier européen, cherchent à étendre leurs zones d'influence, défendent la course aux armements et les dépenses militaires, l'investissement dans de nouvelles armes et leur réseau mondial de bases militaires.

L'impérialisme militarise les relations internationales, poursuit les occupations, lance des menaces d'agression, défend conspirations et manœuvres d'ingérence contre les pays de tous les continents par une course aux armements permanente, viole les accords internationaux de désarmement existants. Les principes de la Charte des Nations unies sont remis en cause, s'accentue l'instrumentalisation de l'ONU pour légitimer la violence impérialiste. Le processus de destruction du Droit international, produit de la défaite du nazisme et du fascisme lors de la Seconde guerre mondiale, ouvre les portes à la réalisation des desseins impérialistes, le contrôle des ressources et la domination de la planète sur le plan militaire et géostratégique.

L'OTAN comme principal instrument de l'impérialisme dans son objectif de domination mondiale, constitue une énorme menace pour la paix et la sécurité mondiales.

Mais, comme la réalité nous le démontre, la réaction par la force de l'impérialisme à la crise du capitalisme se trouve confrontée à la lutte progressiste et révolutionnaires des peuples qui, partout dans le monde, prennent en main la défense de leurs droits et de la souveraineté ainsi que de l'indépendance de leurs pays, résistant par les moyens les plus variés et mettant en échec la stratégie de domination impérialiste.

Réaffirmant leur engagement dans la lutte pour la paix, le droit de chaque peuple à décider librement de son destin, pour le progrès social et le Socialisme, les Partis communistes et ouvriers signataires de cette déclaration :

-Exigent le retrait immédiat de tous les peuples étrangers d'Afghanistan, ainsi que de toutes les autres interventions impérialistes dans le monde ;

-Rejettent l'escalade de guerre au Moyen-Orient, notamment contre la Syrie et l'Iran ;

-Exigent la dissolution de l'OTAN et soutiennent le droit de chaque pays à décider de retirer leurs pays de cette alliance agressive ;

-Rejettent l'installation du nouveau système anti-missiles des États-Unis et de l'OTAN en Europe et réclament la fin des bases militaires étrangères ;

-Exigent la fin de la course aux armements, le désarmement nucléaire commençant par les plus grandes puissances nucléaires du monde – comme les États-Unis – et la complète destruction des armes chimiques et biologiques ;

-Expriment leur solidarité avec les peuples qui résistent aux occupations, agressions et ingérences de l'impérialisme, notamment au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique latine et en Afrique ;

Partis signataires de l'appel commun des Partis communistes et ouvriers :

1. Parti communiste Sud-africain

2. Parti communiste d'Argentine

3. Parti communiste d'Azerbaïdjan

4. Parti communiste d'Australie

5. Parti du travail de Belgique

6. Parti communiste de Biélorussie

7. Parti communiste du Brésil

8. Parti communiste d'Espagne

9. Parti communiste des peuples d'Espagne

10. Parti communiste des Etats-Unis

11. Parti communiste de Finlande

12. Parti communiste Français

13. Parti communiste unifié de Géorgie

14. Parti communiste de Grèce

15. Nouveau Parti communiste de Hollande

16. Parti du peuple d'Iran

17. Parti communiste d'Inde

18. Parti communiste d'Inde (Marxiste)

19. Parti communiste d'Irlande

20. Parti des travailleurs d'Irlande

21. Parti des communistes italiens

22. Parti communiste Libanais

23. Parti communiste Luxembourgeois

24. Parti communiste de Malte

25. Parti communiste du Mexique

26. Parti communiste Palestinien

27. Parti communiste Péruvien

28. Parti communiste de Pologne

29. Parti communiste Portugais

30. Parti communiste Britannique

31. Parti communiste de Bohême-Moravie

32. Parti communiste du Fédération de Russie

33. Parti communiste ouvrier Russie – Parti des communistes révolutionnaire

34. Parti communiste Syrien (unifié)

35. Parti communiste d'Ukraine

 

Traduction AC

Source : « Solidarité Internationale PCF »

 

http://eldiablo.over-blog.org/article-declaration-commune-de-35-partis-communistes-et-ouvriers-l-otan-une-menace-pour-la-paix-mondial-105851015.html

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:53

Ces 20 et 21 mai 2012, vient de se tenir un sommet de l’OTAN à Chicago. L'OTAN est une organisation militaire qui associe les Etats-Unis et le Canada à vingt-six pays d’Europe. Elle ne dispose pas, en tant que telle, d’unités combattantes, mais elle peut mobiliser des éléments des armées des pays membres qui sont alors placés sous un commandement intégré.

Le budget militaire de l’OTAN était de 1.876 millions d’euros en 2007 avec pour principal contributeur les Etats-Unis (25,9% du budget total).

GUERRE FROIDE

Lors de sa création, en 1949, l'OTAN a été présentée comme un traité d'entraide militaire visant à prévenir une supposée menace soviétique sur les pays de l’Europe de l'Ouest lesquels, en échange, se sont vus contraints d’accepter la présence de bases militaires américaines dont certaines dotées d’armes nucléaires.

En fait, l'OTAN a été essentiellement un outil des États-Unis leur permettant d'assurer le contrôle stratégique de l'Europe et de s'immiscer dans les affaires de ses alliés européens.

TERRORISME

Durant la « guerre froide », l’OTAN coordonne les réseaux clandestins (« stay behind ») mis en place en Europe occidentale par les services secrets anglo-saxons, CIA et MI6. Un de ces réseaux, nommé le « Gladio », est connu pour son activité en Italie dans les années 1970. Afin de contrer l’influence croissante du Parti communiste, il perpétue de nombreux attentats sanglants destinés à créer un climat de terreur favorable à l’instauration d’un gouvernement autoritaire.

En Grèce, le coup d’Etat de 1967 - programmé selon un plan de l’OTAN dénommé « Prométhée » - a été l’œuvre d'officiers agents des réseaux clandestins de l’OTAN et formés aux Etats-Unis. Il s’ensuivra sept années de terreur qui verront des milliers de Grecs arrêtés, torturés et exécutés.

LE BRAS ARME DES ETATS-UNIS

Avec la fin de l'Union soviétique, l’OTAN se trouvait sans adversaire désigné et perdait, en principe, sa raison d’être. Mais loin de se dissoudre, elle se donne, au contraire, les moyens de se renforcer considérablement, une manière d’avouer que, durant 40 années, la crainte affichée d’une invasion soviétique n’avait été qu’un prétexte.
Au moment de la réunification allemande, l’OTAN s’était engagée à ne pas s’étendre à l’Est de l’Europe mais, très rapidement, elle tourne le dos à cette promesse et fait en sorte d’intégrer rapidement la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie (plus tard, l’Albanie, la Bulgarie, la Croatie, l’Estonie, La Lituanie, la Lettonie, la Roumanie, la Slovénie).

Aujourd’hui, l’OTAN assume, sans fard, son rôle de bras armé de l’impérialisme américain en développant une stratégie offensive d’intervention tout azimut. En 1999, le bombardement impitoyable du territoire de la République de Yougoslavie a été la première illustration de cette nouvelle politique. Bilan : 2.000 victimes civiles serbes.
En 2003, les Etats-Unis entrainent l'OTAN dans leur guerre en Afghanistan. Cette première intervention de l'OTAN hors du cadre euro-atlantique a déjà coûté la vie à des milliers d'Afghans, mis le pays sous occupation et détruit toute possibilité pour le pays de se relever à court terme.

En Libye, l'OTAN a coordonné les bombardements des forces aéronavales françaises, britanniques, belges et américaines qui ont entrainé la mort de centaines de Libyens et détruit les infrastructures et les habitations de plusieurs villes et villages.

L’OTAN ET LA FRANCE

Membre à part entière de l’OTAN depuis sa création en 1949, la France en quitte le commandement intégré en 1966, sur décision de De Gaulle[1]. Toutefois la France participe aux opérations de l'OTAN en Bosnie (1993), au Kosovo (1999) et en Afghanistan (depuis fin 2001). Elle est aussi devenue le 4e contributeur de l'organisation en termes de forces.
En novembre 2007, Sarkozy met fin au non-alignement (relatif) français et annonce le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN[2]. Décision approuvée par l’Assemblée nationale le 17 mars 2009, en dépit de l’opposition de la gauche, y compris du Parti socialiste.

François Hollande, qui considérait à l'époque la décision de Sarkozy comme « fâcheuse », déclare maintenant qu’il est favorable au maintien de la France dans le commandement intégré de l’OTAN.

Quitter complètement et définitivement cette organisation si dangereuse pour la paix mondiale et oeuvrer à sa dissolution serait pourtant la seule option raisonnable.

Notes

[1] La gauche non-communiste s’en indigne craignant qu’une telle mesure conduise à un « retrait de toutes les forces américaines du continent européen ».
[2] Sans qu’elle intègre toutefois le comité des plans nucléaires.

Jean-Pierre Dubois http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2012/05/21/l-otan-une-machine-de-guerre-contre-les-peuples.html

 

http://www.collectif-communiste-polex.org/bulletin/bulletin_92_art2.htm

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 14:46

Ne nous laissons pas submerger par la « langue des affaires »

 

C’est la chronique d’une mort annoncée. Ou plutôt devrait-on dire d’un assassinat. Depuis l’adoption de la loi relative à la langue française, dite loi Toubon, en 1994, les principaux dirigeants de la France ont pris un certain nombre de décisions qui ont gravement affaibli la langue française.

De la signature du protocole de Londres sur les brevets par Lionel Jospin jusqu’aux dernières mesures scolaires prises par Luc Chatel, ou par l’« angliciseur » en chef de l’enseignement supérieur qu’était feu Richard Descoing, tout a été fait pour saborder délibérément la langue de la République.

Désormais, l’histoire ou les maths peuvent être enseignées en « langues étrangères » dès le collège. Formule hypocrite qui désigne la substitution de l’anglais au français comme langue de l’enseignement en contradiction avec la Constitution. Et il en va de même au lycée, dans plusieurs grandes écoles et dans certaines universités, sans évoquer les crèches ou les écoles maternelles (privées) où l’on s’adresse aux bambins dans une autre langue que celle de Victor Hugo et de Louise Michel.

Le monde du travail est aussi pleinement concerné puisque l’anglais y est maintenant obligatoire pour nombre d’offres d’emplois, y compris sans aucune relation avec l’étranger. Au point que la CFE-CGC vient de tenir colloque pour dénoncer cette dérive qui aggrave le mal-être de nombreux cadres et employés, désormais sommés de travailler en langue étrangère dans leur propre pays !

Il ne faut pas s’y tromper. Cela ne relève en aucune façon d’une nécessité. Des linguistes aussi renommés que Claude Hagège ou Alain Bentolila ont dénoncé cette inféodation. La récente publication du rapport « Apprendre les langues. Apprendre le monde », par un comité stratégique pour les langues, dont la composition laissait à elle seule deviner la conclusion, relève dans ce contexte d’une complète malhonnêteté. À l’inverse, le rapport de François Grin, publié en 2005 (« L’enseignement des langues étrangères comme politique publique »), qui prônait une diversification accrue de l’offre de langues, a été purement et simplement ignoré, de même que le rapport présenté au Sénat par Jacques Legendre. En effet, à l’heure de la soumission à l’ordre américain, il ne saurait être question d’apprendre autre chose que l’anglais. Et ce même si cela va à l’encontre des recommandations de la Commission européenne ! Pis, on en arrive à l’incohérence la plus complète puisque, dans le même temps, on prétend développer les baccalauréats bilingues avec l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie.

Et ne parlons pas de l’attitude du patronat de ces entreprises privées et « publiques » qui appliquent avec zèle la recommandation du syndicat patronal européen Business Europe, alors présidé par le baron Seillière, désignant l’anglais comme LA « langue de l’entreprise et des affaires » : systématiquement, tous les produits nouveaux et toutes les enseignes nouvelles sont nommés en anglais, y compris quand le marché français est le seul visé (la SNCF et France Telecom – sans trait d’union ni accents – battent tous les records en la matière).

Aucun programme politique, ou presque, ne comporte quelque disposition que ce soit en faveur de la langue française en France même. Certes la francophonie est évoquée. Mais quel sens cela revêt-il alors qu’il est de plus en plus difficile d’étudier en français certaines disciplines, notamment scientifiques, dans notre pays ? D’aucuns parleraient de schizophrénie. Et cela d’autant plus que nombre de mouvements régionalistes, appuyés par certains « présidentiables », exploitent la référence, légitime en elle-même, aux langues régionales, pour demander le dés-établissement de fait du français et pour promouvoir ce que le Medef nomme pudiquement « la reconfiguration des territoires » : en clair, l’éclatement de la République une et indivisible dans le cadre d’une Europe des régions, privée de toute défense face au « tout-marché ».

Les enjeux de ces attaques convergentes contre le français et les francophones – durement attaqués au nom de l’anglais en Suisse et au Québec (sans parler de la Belgique où le « ramina-globish pourrait bien avaler à la fois la « belette » francophone et le « petit lapin » néerlandophone !) – sont multiples : mise à mort de la diversité culturelle mondiale au nom d’une novlangue unique porteuse de politique et de pensée uniques (et qui, faut-il le dire, sera moins la langue de Shakespeare que le business globish), discriminations linguistiques massives frappant les gens modestes et les populations défavorisées, et plus globalement tous ceux qui ne sont pas « english mother tongue », destruction de ce premier service public de France qu’est la langue de Molière.

Alors, snobisme, cynisme, auto-colonisation ou inconséquence ? Ce qui est certain, c’est que les « élites » de l’Hexagone sont en passe d’assassiner en silence, sans le moindre débat public, donc de manière insidieusement totalitaire, la langue de la France et de la francophonie internationale. Il revient donc au peuple français de prendre la parole pour ne pas se laisser couper la langue.

L’heure est donc venue pour les vrais amis de la République et de sa langue si malmenée de briser l’omerta linguistique en imposant le débat sur la barbare politique d’arrachage du français que d’aucuns prétendent travestir en « ouverture sur la modernité ».

Par Georges gastaud, animateur du Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Émancipation Linguistique (courriel) (1).

(1) Autres signataires : Guillaume Baudouin, Gaston Pellet, animateurs du Courriel, André Bellon, ancien député, Jean-Jacques Candelier, député (PCF), Aurélien Djament, mathématicien au CNRS, Denys Ferrando-Durfort, président de l’ONG Le Français en partage, Georges Hage, président d’honneur du PRCF, ancien doyen de l’Assemblée nationale, Ivan Lavallée, professeur des universités, docteur d’État ès sciences, Annie Lacroix-Riz, historienne, Léon Landini, président de l’Amicale Carmagnole-Liberté des anciens FTP-MOI, Maurice Le Lous, militant associatif, Vincent Flament, Nadia Majdzerdzak, Laurent Nardi, Jany Sanfelieu, professeur de français, Dominique Mutel, agrégé d’anglais, Dominique Noguez, écrivain, Pierre Pranchère, ancien FTPF, ancien député, Jean-Luc Pujo, président des clubs Penser la France, Régis Ravat, délégué CGT à Carrefour, Noëlle Vesser, animatrice de l’Association Francophonie Avenir, Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique.

 

Georges Gastaud

http://www.humanite.fr/tribunes/ne-nous-laissons-pas-submerger-par-la-%C2%AB-langue-des-affaires-%C2%BB-496530

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 19:40

aaa logo Drapeau VQuel bilan des interventions armées occidentales?

 

Ces dix dernières années, les grandes puissances, Etats-Unis en tête, mais aussi la France sont intervenues militairement dans une série de pays : Afghanistan, Irak , Côte d’ivoire et plus récemment la Lybie.

En est-il résulté plus de démocratie ?

Plus de respect des droits de l’homme ?

Une amélioration de la situation des populations concernées et des droits de la femme ?

En est-il résulté plus de sécurité dans le monde pour les populations du Nord comme du Sud ?

Les gouvernements et les médias qui ont poussé à ces interventions et qui les ont justifié pour les faire acquiescer par l’opinion se gardent bien d’en faire le bilan !

 

Et pour cause : partout ce qu’on peut constater malgré l’omerta c’est que l’intervention étrangère a considérablement aggravé la situation :

 

·         morts et blessés par centaines de milliers

·         populations civiles soumises à des bombardements et l’utilisation d’armes interdites comme celles au phosphore blanc à Fallujah

·         "bavures" et "dégâts colatéraux"

·         Sociétés brisées et fractionnées sur la base de critères ethniques et religieux

·         Charia proclamée comme en Lybie par le CNT soutenu par la France, la Grande-Bretagne …

·         Pays livrés à l’arbitraire de bandes armées, des milices et de seigneurs de la guerre …

 

 

Tandis que la situation de chaos actuel au Mali est la conséquence directe de l’intervention sarkosienne en Lybie qui a déstabilisé toute la sous-région, permis la dissémination des armes et renforcé considérablement les groupes intégristes !

 

Mais comment s’en étonner ?

C’est que contrairement aux médias-mensonges l’objectif de ces interventions n’est pas l’instauration de la démocratie mais le remodelage de régions entières pour le contrôle et le pillage des ressources (pétrole, gaz, eau, terres rares, coltran …) au profit des multinationales (Total, Bolloré …) en appuyant un clan, une partie de la population contre une autre.

 

Et qu’à cette fin il faut déstabiliser les états et les gouvernements qui ne sont pas assez dociles ou conciliants !

Alliés de la veille comme Khadafi reçu il y a peu en grande pompe à l’Elysée ou Hafez el Assad au défilé du 14 juillet en 2008, ils sont subitement désignés comme des tyrans sanguinaires à écarter du pouvoir ou à éliminer physiquement !

 

Et nous ?

 

La propagande nous invite à soutenir ces interventions soi-disant humanitaires !

Est-ce à dire que condamner ces interventions faites en notre nom, et au nom des valeurs prétendues universelles c’est approuver les régimes en place ?

En descendant par millions dans les capitales des pays européens en 2003 contre l’intervention de Georges Bush en Irak est-ce que nous avons soutenu Saddam Hussein ?

A l’époque nous avons simplement dit avec force que cette intervention allait aggraver la situation et dans ce pays et dans la région et que les prétextes invoqués (armes de destruction massive) étaient mensongers et cachaient donc des objectifs inavouables.

Et nous avions raison ! Aujourd’hui, il en est de même !

 

Les intérêts communs des peuples du nord et du Sud

 

Ce sont les mêmes forces politiques et économiques, les mêmes oligarchies qui poussent aux interventions militaires à l’extérieur et veulent nous imposer des plans d’austérité draconiens et veulent anéantir toutes nos conquêtes sociales.

Comme dans les années 30, la crise profonde du système conduit l’étroite minorité ultra privilégiée à chercher une "solution" à leur crise :

 

·         en détruisant les conquêtes sociales et démocratiques chèrement acquises dans nos pays

·         en saccageant des pays et des régions entières en vue de reproduire une hégémonie économique mondiale menacée par l’émergence d’autres puissances et de s’assurer le contrôle des ressources stratégiques.

 

Les ingérences guerrières c’est la continuation à l’étranger de la guerre sociale que les oligarchies et les capitalistes mènent contre nous !

 

Et ce n’est pas un hasard si la souveraineté des peuples d’Europe est parallèlement mise en cause comme on a pu le constater avec la violation des referendums portant sur les traités comme en France, en Irlande et aux Pays Bas.

Et comme on peut le constater en Grèce et en Italie avec des dirigeants directement issus de l’oligarchie financière imposés aux peuples sans la moindre consultation !

 

Dans ce contexte, le rôle des organisations politiques progressistes et des organisations syndicales n’est donc pas d’emboîter le pas de leurs classes dirigeantes comme c’est malheureusement le cas jusqu’à présent !

Mais de dénoncer ces interventions et les mensonges qui les accompagnent et de travailler à la convergence des luttes des peuples au Nord comme au Sud.

Contre leurs propres exploiteurs, pour la paix et la recherche de solutions politiques aux situations conflictuelles et contre la gabegie des milliards engagés dans les dépenses militaires et le commerce des armes au détriment des dépenses utiles pour les populations !

 

Positions et initiatives internationales

 

Le secrétaire général de la Fédération Syndicale Mondiale, Georges Mavrikos, en février 2012 au cours de la réunion de la direction de la FSM qui s’est tenue en Afrique du Sud a réaffirmé:la position de principe de l’organisation :


"La position de la FSM est ferme. Les peuples sont les seuls responsables pour décider librement et démocratiquement de leur présent et de leur avenir. La FSM se dresse contre les plans impérialistes et  contre les guerres impérialistes et elle organise une campagne de solidarité internationale avec les peuples qui souffrent des impérialistes."

 

Par ailleurs,l’Appel d’Alger de décembre 2011 intitulé "Contre les guerres d’occupation, contre les ingérences étrangères, pour la défense de la souveraineté nationale et populaire" réaffirme également la nécessité du respect de la souveraineté des peuples.

.

Cette assemblée qui a regroupé responsables politiques et syndicaux, des universitaires, intellectuels, des avocats, des militants des droits de l’homme… venus des pays du Maghreb, du Sahel et autres parties du continent africain, d’Europe, des Amériques et d’Asie…affirme l’urgence que les peuples se mobilisent à la fois pour les droits socioéconomiques et démocratiques et pour la défense et l’intégrité des nations menacées.

 

Ce sont les grandes puissances, l’OTAN, l’existence de centaines de bases militaires dans le monde qui constituent une menace en aggravant l’insécurité et l’instabilité du monde !

Le texte de l’appel d’Alger déclare entre autre :

 

"Nous refusons que soient anéanties les réalisations de la civilisation humaine, dont l’existence des nations, condition pour la démocratie.

Nous considérons qu’il est de la responsabilité du mouvement ouvrier syndical international, d’organiser l’action unie et solidaire, en défense des droits socioéconomiques des travailleurs, des droits des peuples et de l’intégrité et la souveraineté des nations, contre les plans et politiques meurtriers des

institutions internationales, des gouvernements impérialistes et du G20.

 

Nous qui, dans nos pays respectifs, militons pour le droit des peuples à vivre en paix et dans la dignité, du produit de leurs ressources nationales, à décider librement de leur présent et leur avenir par l’exercice des droits démocratiques, proclamons notre détermination à combattre les atteintes à la souveraineté des nations et des peuples, le pillage de leurs richesses naturelles.

 

Nous qui condamnons fermement la répression à l’encontre des peuples et des militants qui luttent pour leurs droits politiques et socioéconomiques dans quelque pays que ce soit, déclarons notre rejet de toutes les guerres impérialistes d’occupation et de pillage porteuses de barbarie, de décomposition, de régression et de chaos…"

Plus que jamais l’heure est venue de renouer avec les grandes traditions de lutte du peuple français et des organisations syndicales de classe.

Hier, pour mener les guerres coloniales de prédation ils évoquaient la mission civilisatrice de l’Occident.

Aujourd’hui ils travestissent leurs appétits et leurs intérêts sordides derrière le droit d’ingérence et la défense des populations civiles.

Plus encore aujourd’hui qu’hier dans le crépuscule d’un système en déclin et en perdition la défense de nos intérêts passe par la lutte pour la paix, pour l’entente entre tous les peuples et la dénonciation de la volonté des classes dirigeantes de trouver une issue à leur crise dans la violence, dans la recherche de boucs émissaires et dans l’affrontement des civilisations !

 

Le Front Syndical de Classe, Avril 2012

 

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