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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:37

par Pr Chems Eddine Chitour

mardi 13 décembre 2011, par Comité Valmy

 

« Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées permanentes. Si le peuple américain permet aux banques privées de contrôler l’émission de leur monnaie, d’abord par l’inflation, puis par la déflation, les banques et les sociétés priveront le peuple de toute propriété jusqu’à ce que leurs enfants se réveillent sans-abri sur le continent que leurs pères avaient conquis. »  

Thomas Jefferson, président des Etats-Unis d’Amérique


Après l’implosion de l’empire soviétique, ce fut comme on le sait, « la fin de l’histoire » selon le mot de Fukuyama avec une « pax americana » qui paraissait durer mille ans. Le peuple américain se voulant lui aussi, « peuple élu » comme le martèle « la destinée manifeste », c’est à lui d’éclairer le monde au besoin par le napalm. (...)Dans une conjoncture caractérisée par la rareté des matières premières, 90% des terres rares sont en Chine qui ne les vend qu’avec parcimonie. La débâcle financière des Etats-Unis et de l’Europe a amené les Etats-Unis et l’Europe à ne plus s’embarrasser de « principes », ils prennent par la force aux pays faibles leurs ressources comme c’est le cas de Kadhafi crucifié par l’Occident qui ne s’arrête pas de déstabiliser sous des dehors de démocratie qui ne trompent plus personne.


Pourquoi le maillage mondial de la planète ? 

On sait que la marine américaine sillonne les mers et accoste de temps à autre pour montrer sa puissance comme au bon vieux temps de la guerre froide et tissant un réseau de plus en plus dense de bases américaines en dehors du territoire des Etats-Unis. En effet, la plupart des sources de renseignements sur cette question (notamment C. Johnson, le Comité de surveillance de l’Otan, l’International Network for the Abolition of Foreign Military Bases, etc.) révèlent que les Étatsuniens possèdent ou occupent entre 700 et 800 bases militaires dans le monde. Un document de 2002 permet de constater la présence de militaires étatsuniens dans 156 pays, de leur présence sur des bases étatsuniennes dans 63 pays, des bases récemment construites (depuis le 11 septembre 2001) dans sept pays et un total de 255.065 effectifs militaires. Selon Gelman, en se basant sur les données officielles du Pentagone de 2005, les USA possèderaient 737 bases à l’étranger. (1)

Pour le professeur Jules Dufour, l’emprise de la puissance militaire des États-Unis dans le monde est considérable et ne cesse d’augmenter. Les Étatsuniens considèrent la surface terrestre comme un terrain à conquérir, à occuper et à exploiter. La division du monde en unités de combat et de commandement illustre fort bien cette réalité. Dans ce contexte, il nous semble que l’humanité se trouve ainsi contrôlée, voire attachée à des chaînes dont les maillons constituent les bases militaires. Le processus de redéploiement des installations militaires est conduit sous la gouverne de la force, de la violence armée, de l’intervention à travers des accords de « coopération » dont les velléités de conquête sont sans cesse réaffirmées dans le design des pratiques du commerce et des échanges. Le développement économique est assuré par la militarisation ou le contrôle des gouvernements et des sociétés et des ressources immenses sont sacrifiées pour permettre ce contrôle dans la plupart des régions dotées de richesses stratégiques pour consolider les bases de l’Empire. (1)

On l’aura compris, cette mainmise sur les matières premières de plus en plus rares va susciter des tensions de plus en plus vives. Cependant, la situation n’est plus la même que celle qui prévalait après la chute de l’empire soviétique il y a vingt ans. Souvenons-nous à l’ époque, George Bush père avait annoncé un nouvel ordre. L’empire n’avait personne en face. Hubert Védrine, ministre français des Affaires étrangères, a pu parler d’hyperpuissance.

C’est dans ce cadre que l’on apprend que les Chinois ne sont pas contents du sort du Pakistan bombardé et qui a perdu 26 soldats. De plus, il voit d’un très mauvais oeil la tentative d’encerclement par le déploiement jusqu’à 2 500 marines en Australie. Selon une dépêche de l’AFP, le président chinois Hu Jintao a appelé mardi 6 décembre à la marine de se préparer pour le combat militaire, au milieu de la montée des tensions régionales sur les différends maritimes et d’une campagne américaine de s’affirmer comme une puissance du Pacifique. S’adressant à la puissante Commission militaire centrale, Hu a déclaré : « Notre travail doit étroitement encercler le thème principal de la défense nationale et la construction militaire. » L’agence de nouvelles officielle Xinhua a cité le président que de dire la marine chinoise devrait « faire des préparatifs pour la guerre prolongée ». (2)

« Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a averti le mois dernier contre l’ingérence des « forces extérieures » dans les différends territoriaux régionaux, y compris ceux de la mer de Chine méridionale. Alors qu’Hillary Clinton est arrivée le 30 novembre au Myanmar pour une visite de deux jours, la Chine a d’ores et déjà pris les devants. Le vice-président chinois Xi Jinping a reçu lundi à Pékin le chef des forces armées birmanes, Min Aug Hlaing, et lui a rappelé combien la Chine souhaite oeuvrer à un « partenariat stratégique » avec le Myanmar, rapporte le South China Morning Post. Le quotidien de Hong Kong précise que « l’intention du Myanmar est de montrer qu’il ne laissera pas ses relations avec la Chine se détériorer... et qu’il cherche toujours à équilibrer ses intérêts entre l’Orient et le camp occidental ». L’armée chinoise a effectué de grandes manoeuvres militaires près du Pakistan en réponse à l’installation des troupes américaines dans la région. En réponse à la montée de l’hostilité occidentale envers l’Iran, le major général Zhang Zhaozhong a remarqué que « la Chine n’hésiterait pas à protéger l’Iran même si cela doit déclencher une troisième guerre mondiale », des commentaires qui ont suscité beaucoup de débats en Chine même. (...) L’ambassadeur de la Chine à l’ONU a prévenu le directeur de l’Aiea, Yukiya Amano, de ne pas fabriquer de preuve ´´sans fondement´´ afin de justifier une attaque sur l’Iran au nom d’arrêter son programme nucléaire controversé. »(2)

Du côté russe, la même inquiétude amène là aussi à une mobilisation notamment avec le déploiement du bouclier en Europe. Le général russe Nikolaï Makarov a déclaré la semaine dernière : « Je n’exclus pas des conflits armés locaux et régionaux en développement vers une guerre à grande échelle, y compris en utilisant des armes nucléaires. » Les tensions mondiales entre l’Orient et l’Occident ont explosé ces quinze derniers jours quand l’ambassadeur de Russie, Vladimir Titorenko et 2 de ses adjoints en provenance de Syrie, ont été brutalement agressés par les forces de sécurité du Qatar soutenu par la CIA et des agents du MI6 britannique. Ces derniers ont tenté d’accéder à une valise diplomatique contenant des informations des services de renseignement syriens à propos de l’invasion de la Syrie et l’Iran par les États-Unis. (...) Un journaliste américain, Greg Hunter, explique pourquoi « le monde est-il devenu hors de contrôle ? ». Il révèle que la totalité de l’économie occidentale s’effrite sous le poids de plus de 100.000 milliards de $ de dette qu’ils ne sont pas en mesure de rembourser : « Jamais dans l’histoire, le monde n’a été aussi proche d’un chaos financier total et la guerre nucléaire dans le même temps. » (3)

Enfin, un bulletin du ministère de la Défense publié par le Premier ministre Poutine déclare aujourd’hui que le président Medvedev ainsi que le président Hu ont « validé un accord de principe » sur le fait que la seule façon d’arrêter l’agression de l’Occident dirigée par les États-Unis se fera par « action militaire directe et immédiate » et que le dirigeant chinois a ordonné à ses forces navales de se « préparer à la guerre ». (4)

Claude Jacqueline Herdhuin résume bien cette tentation permanente de l’empire en écrivant que la vraie guerre est d’ordre financier :

« Les États-Unis veulent rester le chien de garde du monde, peu importe si ce chien, aujourd’hui galeux et aveugle, n’est plus à la hauteur. Parfois, la sagesse et l’intelligence veulent qu’on se replie, mais l’Administration étatsunienne, sous la houlette des industries de la finance et militaire, continue de prétendre dominer la planète. Il suffit cependant d’un peu de perspicacité et de bon sens pour constater que cette puissance moribonde ne fait plus trembler le monde. » (5)


La coalition de la Chine et de la Russie 

« Après avoir décapité et mis à genoux la Libye, dans le but de fragiliser la région et d’isoler l’Iran, force est de constater que l’Occident est en très mauvaise position. (...) Les pays membres de l’Otan sont pris à la gorge. Leur économie subit les conséquences d’une crise savamment orchestrée par le monde de la finance.... L’économie américaine va mal, l’Europe « tient encore le coup » sous la houlette d’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, mais le chien de garde moribond ne s’avoue pas vaincu et menace de mordre : (...) L’intervention armée est certes utilisée, mais la véritable guerre se joue dans le monde de la finance. La menace de Standard & Poor’s en est la preuve flagrante. Et les populations sont les otages et les principales victimes de cette guerre.(...) Après la Libye, l’Otan a un oeil sur la Syrie. Cela lui permettra d’isoler davantage l’Iran. Mais la République islamique d’Iran est une cible beaucoup plus difficile. En s’attaquant à cette dernière, l’Occident se mettra à dos les pays de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), créée en 2001 par les présidents de cinq pays eurasiatiques : la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, auxquels s’est joint l’Iran en 2005. L’OCS représente clairement une volonté de ces pays de s’unir face à l’Occident. Cela peut être interprété comme un nouveau bloc de l’Est. Et cela représente un avantage indéniable : le retour à un équilibre après la chute du bloc de l’Est qui a permis une « dictature » mondiale des États-Unis. (...) Une fois de plus, les pays dominants appliquent deux poids, deux mesures : Israël (soutenu par Washington) a le droit de menacer l’Iran avec son arme nucléaire, mais Téhéran n’a pas le droit à cette arme sous prétexte que cela serait une menace pour la sécurité d’Israël et du monde dit civilisé ».(5)

Pour Bani Sadr, ancien président iranien, l’Occident clame que le programme atomique iranien pose problème car il aurait une dimension militaire. Mais vous savez que WikiLeaks a publié des rapports secrets. Certains de ces rapports concernent ce Monsieur Yukika Amano, le Japonais qui dirige l’AEIA : selon ces rapports, ce sont les Américains qui l’ont soutenu pour devenir directeur de l’Aiea et il s’est engagé à agir dans le sens de la stratégie des Etats-Unis. (...) Ce dont les responsables occidentaux ne veulent pas parler c’est que la question essentielle pour eux est de contrôler l’ensemble de la région. M. Bush avait ce projet d’amener la démocratie au Grand Moyen-Orient. Ce Grand Moyen-Orient vise en réalité à établir un contrôle par les Etats-Unis de l’Afrique du Nord jusqu’au Pakistan. (...) Ils sont intervenus en Libye, ils ont détruit un pays pour établir une démocratie, mais personne ne voit cette démocratie. Ce qu’on voit est une insécurité et une pauvreté plus grandes. Ils cherchent, en réalité, à détruire pour reconstruire, payant très cher ensuite les compagnies occidentales qui vont là-bas pour reconstruire.(...) Je ne crois pas que les Etats-Unis aient les moyens d’imposer leur hégémonie à la Chine, ou même aux pays plus petits de la région du Pacifique, ou encore, à l’Inde. Parce qu’à mon avis, les Etats-Unis ne sont plus une superpuissance, ils sont en train de devenir un pays comme un autre. » (6)

« Avec le Japon et les autres pays asiatiques, ils sont plus importants aujourd’hui que l’ensemble de l’Occident. (...) Ce qu’ils cherchent, par contre, c’est contrôler le pétrole et le gaz. Ils pensent qu’en contrôlant les deux centres que sont l’Asie centrale et le Golfe persique, ils pourront dialoguer d’égal à égal, voire établir une supériorité marginale sur l’Asie. Ce qu’ils veulent, c’est contrôler le pétrole et le gaz. Leur justification : après le départ des Etats-Unis d’Irak, l’Iran deviendrait la puissance hégémonique dans la région, en raison de la fameuse ceinture verte du chiisme [ndR] Changer le régime en Syrie, rétablir un régime sunnite signifie un Iran coupé du Liban ».(6) Concluant son interview, Bani Sadr reprend les mêmes arguments que l’ambassadeur Kishore Mahboubani : « Il y a plusieurs grandes raisons à la crise de l’Occident paniqué face à la perspective d’une perte de son hégémonie au profit des nouveaux centres de puissance asiatiques ou euro-asiatiques, tels que la Chine, l’Inde, d’abord la baisse du niveau de vie des populations. (...) Autre problème essentiel : l’Occident a abandonné le contrôle de son économie aux marchés financiers. Selon des sources, aux Etats-Unis, l’argent est beaucoup plus investi sur les marchés financiers que dans l’économie réelle sur un rapport de 1 à 7 ».(6)

Kishore Mahbubani, il décrit le déclin occidental aussi par la perte de ses propres valeurs. Pour lui, « le moment est venu de restructurer l’ordre mondial, l’Occident est dans l’incapacité à maintenir, à respecter et encore plus à renforcer les institutions qu’il a créées. Et l’amoralité avec laquelle il se comporte trop souvent sape davantage les structures et l’esprit de la gouvernance mondiale. C’est cette incapacité à exercer convenablement un leadership qui fait que l’Occident est aujourd’hui davantage le problème que la solution.

« Les civilisations, disait Arnold Toynbee, ne sont pas assassinées, elles se suicident. » L’empire américain subit-il le même déclin que son prédécesseur britannique ?. (...) Les Etats-Unis comprendront-ils cette leçon ? Ou chercheront-ils à maintenir une domination globale par la seule puissance politique et militaire, engendrant ainsi toujours plus de désordre, de conflits et de barbarie ? » A terme, on s’apercevra que les slogans creux des droits qui sont ceux exclusifs de l’homme blanc en Occident - encore qu’il faille noter que même dans ces sociétés la fracture est totale entre les nantis et les pauvres - vont s’effriter au fur et à mesure de la disparition de la puissance matérielle. « A Beastly Century », « un siècle bestial » est le terme, utilisé par Margaret Drabble, pour décrire le XXe siècle ». (7)

Si la guerre éclate, le premier mouvement de l’Iran serait de fermer le détroit d’Ormuz. 40% de pétrole du monde y transite. Entre la guerre et les sanctions, les prix du pétrole monteront en flèche peut-être à 300 $ et pousseront dans l’abîme une économie occidentale au bord du gouffre. La guerre nucléaire ne sera plus une vue de l’esprit. Elle devient une option sérieuse. On prête à Einstein cette boutade : « Je ne sais pas ce qui se passera après la troisième guerre mondiale, mais je suis sûr que la quatrième guerre se fera avec des pierres, des arcs et des flèches. » Nous sommes avertis.

 

Pr Chems Eddine Chitour 

 

Notes

1. Pr Jules Dufour http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=5314

2. Joseph Watson et Yi Han : L’armée chinoise, programme de grosses manoeuvres militaires près du Pakistan. Mondialisation.ca, le 2 décembre 2011

3. http://gold-up.blogspot.com/2011/12/la-chine-rejoint-la-russie-la-solution.html

4. http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gAez8SIMfjSbwOXzFSBLxNzlZrFgdocId=CNG.858b1c9b4e61e65eb7764010c93e843b.2a

5. Claude Jacqueline Herdhuin : Les Etats-Unis : le chien de garde du monde

http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=28101

6. http://www.solidariteetprogres.org/Abolhassan-Bani-Sadr-Non-a-une-guerre-contre-l-Iran_08363

7. C.E. Chitour www.legrandsoir.info/Declin-de-sens-ou-declin-de-puissance-le-dilemme

Source : http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=28157

 

Publié par le Comité Valmy http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2096

 

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Published by Vendémiaire - dans International
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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 12:49

par Francis Arzalier et Danielle Bleitrach

 

Je partage bien des points de cette intervention de Francis Arzalier mais il me semble qu’il y a du   »manque ». . Le tableau que brosse Francis Arzalier, à partir du moment où il ne s’agit pas de donner des leçons, a le mérite d’être d’un grand réalisme et ce qui en ressort est :

 

- D’un côté des partis qui face à l’effondrement de l’Union soviétique ont accepté l’analyse de la bourgeoisie et du capital. Ils ont fait leur  cette analyse au point de céder à tous les opportunismes. Leurs directions se sont engouffrées dans la lutte des places au rythme de l’autoflagellation, l’avantage de l’une aidant à l’amertume de l’autre, amertume d’autant plus légère que ces directions qui avaient fait carrière dans ce qu’ils définissaient comme « le stalinisme » se sont évité toute autocritique… Plus grave, ils ont accepté le carcan européen. Ce carcan avait un double effet: un,  il  imposait aux peuples le néo-libéralisme et deux, il se transformait en formidable appareil à consensus, aspirant les directions dans les privilèges, les avantages financiers pour leurs organisations. La machine européenne a donc été et reste plus que jamais mortifère pour les peuples, elle étouffe leurs voix et désormais les étrangle dans leur vie quotidienne. Mais toujours motus. Le parti communiste français, non content de glisser pour son propre compte sur cette voie, a désormais franchi une nouvelle étape - à l’occasion de cette présidentielle – en renonçant de fait à son existence au profit d’un candidat et d’un parti de gauche toujours plus en accord avec cette Europe, approuvant les expéditions de l’OTAN. Si je dis que le PCF est mort c’est que je pense que nous avons laissé l’histoire être submergée au point que son efficacité ne dépend même plus d’un quelconque témoignage mais relève de l’archéologie, ce qui n’est certainement pas le cas du parti communiste grec.On aura rarement vu un ensevelissement d’une organisation être menée avec un tel acharnement tandis que la victime se débattait avec non moins d’acharnement; est-ce que cela laisse selon l’hypothèse de francis Azarlier un vide insupportable pour la France alors qu’il y a une offensive du Capital ? personne n’en sait rien mais il est évident qu’aucune des solutions actuelles ne répondent à la dite offensive…

 

Donc en partant d’une faute initiale, celle d’avoir refusé de faire face à une situation historiquen la contrerévolution née de la crise du capitalisme dans un contexte particulièrement opportun pour lui, l’effondrement de l’URSS, le PCF s’est condamné à la mort. Il ne faut pas attribuer à Mélenchon qui n’est que le syndic de faillite l’issue mais bien en voir les racines. Mélenchon est ce qu’il est : un social démocrate, il n’a jamais prétendu être chose et sa référence politique est françois Mitterrand, c’est dire. On ne peut rien lui attribuer mais il est indispensable de remonter plus avant et s’interroger sur ce qui a fait que le PCF a été incapable de faire face. Pour une part importante il faut avoir le courage de reconnaître que cette incapacité est de même nature que celle qui bloque aujourd’hui les autres partis que décrit Arzalier et qui ont mieux résisté parce qu’ils ont fait face sur des bases de classe.

 

De l’autre côté, il y a en effet des partis et mêmes des militants du PCF qui ont refusé cette dérive et ils ont pris pied dans leurs peuples, dénoncé ce vers quoi l’Europe et toutes les autoflagellations injustes et révisionnistes les entraînaient.

 

Je ne reprendrai pas l’analyse de Francis elle est très juste, et elle insiste sur le butoir. Je dirai simplement qu’elle bute selon moi sur le même problème, le refus d’analyser ce sur quoi s’est faite la crise qui a frappé l’Union Soviétique et le mouvement ouvrier.

 

Plus ou moins, ce qui est juste, cet effondrement est attribué à l’offensive du capital, par exemple à la manière dont l’URSS a été contrainte à la course aux armements qui à la fin pesait pour 40% sur son PIB. Et il y a là quelque chose de structurel à la fois dans la crise de l’impérialisme mais aussi dans la manière dont cette crise est transférée sur les pays du tiers monde et sur les tentatives socialistes. cela mérite une analyse de fond qui est rarement faite. Par parenthèse, l’absence d’analyse laisse la place à une ânerie le complot mené par Gorbatchev et plus encore Elstine, une ânerie non pas parce que des gens n’ont pas pu se vendre mais parce que pour un marxiste donner un tel poids à un individu sans voir ce qui permet le complot est une dégenerescence de la pensée et même étendre cette malveillance à un groupe dirigeant mérite un minimum d’approfondissement. ce qui est vrai pour l’URSS l’est également pour le PCF et les autres partis. En revanche la militarisation que l’impérialisme impose au socialisme et à la planète hier comme aujourd’hui mérite analyse.

 

Mais cela n’est pas le seul point qui explique que la contrerévolution ait pu s’imposer , il y en a un qui n’a jamais été pris en compte au niveau ou il devait l’être c’est la scission entre la Chine et l’URSS. Il ne s’agit pas d’un événement lié au hasard, au mauvais caractère des dirigeants, ni même à des exapérations nationales mais à des problèmes de fond sur par exemple, les rapports nord-sud en tant que rapports anti-impérialistes. A partir de Kroutchev la compétition mais aussi le rapprochement de fait avec l’occident et le leadersheap devenu plus dictatorial ? Tout cela reste à analyser non seulement pour revoir le passé mais pour comprendre notre temps avec la montée d’un certain nombre de pays de ce tiers monde. Qu’est qu’une hégémonie au sein d’un mouvement révolutionnaire ?

 

Enfin, le plus important revoir et inventer de fond en comble, la démocratie, ne pas négliger les procédures aux quelles sont attachées les peuples, semblables et différentes mais les révoir toutes à la lumière de la question prioritaire du moment: comment développer l’initiative populaire. Sans cette référence à la finalité démocratique nous tombons dans l’opportunisme du PCF, inertie, dévoiement des problèmes, ou dans l’autoritarisme de certains partis qui bloque le rassemblement qu’ils provoquent par leur position de classe.

 

Danielle Bleitrach

 

 

 

texte de Francis Arzelier :

Jeudi 24 novembre 2011


En tant que communistes français, nous ne sommes vraiment pas qualifiés pour nous poser en donneurs de leçons.

 

Les mêmes dérives ont produit partout en Europe le même déclin : le PCF lui aussi a payé très cher ses tendances à l’opportunisme électoral et au carriérisme ministériel. Mais nous devons, ensemble, réfléchir à la crise qui a profondément secoué les partis communistes : l’avenir des peuples du continent dépend de leur capacité à combattre le capitalisme et l’impérialisme, à en finir avec la contre-révolution qui sévit en Europe depuis plus de 20 ans.

 La France n’est certes pas, en matière de déliquescence de la force communiste organisée, un cas unique. Parmi ceux des PC qui jouaient dans la cour des grands dans un pays capitaliste, la dégringolade italienne est plus spectaculaire encore : une influence énorme en 1960, la mutation en une chose (« a cosa) à peine réformiste en fin de siècle, et l’effondrement des communistes de « Rifondazione », punis d’avoir cédé au crétinisme ministériel en compagnie d’une gauche convertie au « marché », à l’Europe des capitaux, voire au cléricalisme. Pour la première fois depuis l’exécution de Mussolini, il n’y a plus aucun communiste au parlement à Rome, et l’héritage de la résistance antifasciste est tous les jours démantelé.

 Certains PC européens tentent la renaissance en se diluant dans un fourre-tout politique où des communistes côtoient écolos antinucléaires, sociaux-démocrates de gauche et pacifistes prédicants. Cela peut marcher électoralement un temps comme en Allemagne, Die Linke s’y nourrit des souvenirs nostalgiques de la défunte RDA.

Mais cela n’a qu’un temps : déjà l’alignement opportuniste de Die Linke sur les sociaux-démocrates à Berlin s’est traduit par une baisse de son influence, notamment dans les milieux ouvriers de l’Est de la capitale.

 En fait, on fait le même constat de déclin partout où la tactique dite « d’union de la gauche » a abouti à une allégeance au réformisme : en Espagne, « Izquierda Unida », avatar opportuniste du PC espagnol d’autrefois, fait des scores électoraux infimes.

 Les manifestations dites « d’indignés » en Espagne sont révélatrices à plusieurs titres : certes, elles expriment une prise de conscience des méfaits du capitalisme, mais elles ont été surmédiatisées par les télés dévouées au capital parce qu’elles se disaient réfractaires à tout syndicat, à toute organisation politique. Elles révèlent en tout cas l’incapacité des communistes espagnols de mobiliser des volontés anticapitalistes (1)

 Les seuls PC européens qui conservent une influence forte sont ceux ancrés dans leur identité communiste, et qui savent aussi animer les luttes sociales et politiques, au-delà des compétitions électorales : c’est le cas avant tout aujourd’hui du PC grec (KKE), acteur essentiel à Athènes face à un gouvernement d’austérité imposé par l’Europe supranationale. C’est le cas aussi du PC portugais, actif dans les luttes malgré quelques difficultés électorales ; c’est le cas aussi du Parti Belge du Travail, au passé maoïste, mais devenu un parti marxiste très présent dans les luttes sociales et contre le séparatisme d’extrême droite en Flandre, même si le système électoral en vigueur lui donne peu d’élus.

 Dans les pays qui ont restauré le capitalisme après 1989, les ex-PC au pouvoir d’Europe de l’Est se sont convertis pour la plupart au réformisme européen le plus plat, aux vertus conjuguées du marché et de l’OTAN, et certains de leurs cadres ont endossé sans états d’âme les habits de manager du capital. De Sofia à Varsovie, en passant par Budapest ou Tallin, ces « ex » avides de pouvoir disposés à tous les reniements, ont donné des arguments à l’extrême droite, et disqualifié pour des décennies l’idéal communiste. En Pologne, en Bulgarie, en Ukraine, en Yougoslavie, Albanie, Croatie, Slovénie, les organisations réellement communistes sont des petits groupes courageux, sans grande influence. En Hongrie, le PCH renaissant est encore très impuissant face aux « ex-communistes » qui, par leur soutien à l’Europe supranationale et à la régression sociale ont préparé le terrain à le droite xénophobe, aujourd’hui au pouvoir.

 De ce naufrage surnagent pourtant les PC Tchèque et de Russie, qui parviennent parfois à 20% des électeurs. Mais ils sont souvent tiraillés entre un rôle efficace d’animateurs des luttes populaires et pour la paix, et les nostalgies inefficaces d’un « socialisme réel » qui avait, certes, bien des qualités mises à mal depuis (le plein emploi par exemple) mais ne fait guère rêver les jeunes générations : ses erreurs bureaucratiques ont durablement discrédité l’idée même du communisme dans une partie des peuples d’Europe ; de plus, les communistes sont criminalisés par les gouvernements d’Europe centrale et de l’Est et les médias à leurs services. Dans cette partie de l’Europe, citons le cas particulier du PC de Moldavie qui conserve une forte influence et frôle la majorité électorale, parce qu’il incarne la défense de l’indépendance moldave menacée par le nationalisme roumain.

 Dans ce contexte, on ne peut prévoir les échéances d’une renaissance nécessaire des PC d’Europe ; on peut simplement l’affirmer possible si nous nous en donnons la peine ensemble. Quelques signes positifs apparaissent timides : de bons résultats électoraux récents en Lettonie ; les tentatives qui se dessinent en Italie de la reconstruction d’un parti communiste.

 Le chemin du renouveau est encore très long et ardu : raison de plus pour ne pas snober les efforts courageux de tous ceux qui se battent partout en Europe pour la reconstruction d’une force communiste. En ce sens, on ne peut que regretter le choix politique de la direction du PCF de refuser systématiquement de participer aux rencontres internationales des organisations communistes. Ainsi, les 11 et 12 Avril 2011, 37 organisations communistes d’Europe se sont retrouvées à Bruxelles pour condamner l’agression impérialiste contre la Lybie, sans le PCF. Les arguments avancés par les responsables du PCF pour refuser sont inacceptables : « on ne mêle pas sa voie à celle des groupuscules non représentatifs ». Absurde : comment parler de groupuscules quand il s’agit du PC de Biélorussie, du PTB de Belgique, de l’AKEL de Chypre dont le président de la République Chypriote est membre, du PC Tchèque, du KKE Grec, du PC de Russie, du Parti du Travail de Suisse, du PC Ukrainien… « Nous avons des désaccords » m’a-t-on dit. Mais depuis quand les divergences entre communistes empêchent-elles la discussion et l’action commune pour la paix ?

 En fait, ce refus du PCF relève d’un choix politique dramatiquement erroné, confirmé par sa participation au « Parti de la Gauche Européenne », qui approuve dans ses statuts « l’Europe supranationale », alors que depuis sa naissance, elle n’est que l’instrument du capitalisme contre les peuples. De plus, ce PGE se fixe pour objectif de réunir avec des partis communistes, d’autres qui relèvent de la social-démocratie ou des verts, sur des objectifs politiques communs, qui ne peuvent être que réformistes.

Un choix politique que les communistes soucieux de promouvoir leur idéal ne peuvent accepter. La solidarité militante entre les communistes d’Europe et du monde, pour combattre et vaincre le capitalisme et l’impérialisme, est un impératif absolu.

(1) Les élections législatives espagnoles du 20 novembre 2011 l’ont malheureusement confirmé, quoi qu’on en ait dit. Le Parti socialiste, coupable d’avoir parrainé le chômage et la régression sociale a perdu 4 millions et demi d’électeurs. Izquierda Unida, « Front de gauche » réunissant écologistes et communistes, n’en a récupéré qu’une petite partie (environ 500.000 voix) même si cela a quasiment doublé son pourcentage (passé de 3,6% à plus de 6%).

 

http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-reflechir-a-la-crise-qui-a-profondement-secoue-les-partis-communistes-par-francis-arzalier-et-daniel-90303606.html

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 15:20

 

La guerre impérialiste ou coloniale est toujours comme il y a cinquante ans une réalité, et a le même objectif : soumettre un peuple par la force des armées, de façon à pouvoir exploiter ses richesses, quitte à rétribuer pour cela les collaborateurs que leurs appétits de lucre et de pouvoir rendent dociles aux conquérants. Elle a aussi ses limites et ses échecs, quand l’opposition résolue du peuple occupé se traduit par une guérilla quotidienne, impossible à vaincre, qui transforme les victoires militaires sur le terrain en défaites politiques. C’est le cas aujourd’hui en Afghanistan, malgré les occupants occidentaux, comme ce fut le cas il y a cinquante ans en Algérie pour les troupes françaises.

Mais si cette guerre impérialiste n’a pas changé de nature, elle a largement évolué dans ses méthodes et sa tactique, et sa technologie. L’aventure libyenne de l’OTAN et de la France en 2011 le montre : d’abord elle n’est plus menée par une armée de conscription, de jeunes appelés comme ceux qui en 1960 à Alger surent briser le soulèvement factieux qu’avaient organisé leurs généraux. En Afghanistan, en Libye, les soldats français sont des professionnels, engagés par goût de l’aventure exotique ou pour échapper au chômage. Même si la majorité d’entre eux n’a pas une âme de criminel, ils ne sont pas liés comme autrefois à leur peuple. La masse des Français trouve absurde la mort de 70 d’entre eux près de Kaboul, pour rien, mais on est loin des mobilisations pacifistes comme au temps des guerres d’Algérie ou du Vietnam. La technologie actuelle de repérage des cibles a énormément progressé, et rend les bombardements extrêmement précis, comme sur les infrastructures militaires et économiques de Libye. Certes, ces frappes « chirurgicales » tuent beaucoup, même si on le cache, mais on a pu ainsi annihiler l’armée libyenne et casser l’économie de ce pays, aplanir le terrain devant les insurgés amis de l’Occident, sans pour cela détruire l’essentiel des zones urbaines. Rien à voir avec les bombardements américains de 1944, qui rasaient à chaque fois des villes entières, au Havre ou à Dresde (les avions lâchaient alors leurs bombes de plusieurs milliers de mètres en altitude). Une autre nouveauté militaire essentielle est l’usage des drones, en Afghanistan comme en Libye, porteurs de mort ciblés, pilotés depuis de lointains laboratoires… Cette « guerre des lâches » a pour le conquérant l’intérêt essentiel de ne pas entraîner de victimes en ses rangs : en France, l’opinion, chloroformée par les médias, ne s’est ainsi guère émue de la guerre en Libye, perçue par la majorité comme une aventure sans risques, pour des raisons prétendument humanitaires.
Mais il faut aujourd’hui s’interroger sur une nouvelle tactique de la guerre impérialiste, d’autant plus pernicieuse qu’elle se prétend libératrice, voire « révolutionnaire ».
Nous a-t’on seriné les vertus démocratiques d’internet, des « réseaux sociaux » comme facebook et twitter, supposés apporter enfin la liberté d’expression à chaque individu, malgré tous les pouvoirs d’état et les politiciens professionnels ? Cette vision néo-libérale, directement importée des USA, n’est bien sûr qu’une fable absurde.

Notons d’abord que si quelques milliers de révolutionnaires ont bien raison de s’exprimer et communiquer par ce biais d’un pays à l’autre, leurs analyses sont noyées dans quelques millions de messages anodins, infantiles, d’élucubrations mensongères, de discours commerciaux ou criminels, de manipulations politiciennes, notamment d’extrême droite raciste et xénophobe, de terrorismes les plus divers, etc … Cette « liberté » est d’autant plus significative de la jungle capitaliste et « libérale » que, contrairement à une légende naïve, aucune communication par internet n’est secrète à ceux qui ont les moyens financiers, technologiques et humains d’interception, états, services secrets, pouvoirs financiers. Les « hackers » de la CIA ont la possibilité matérielle de contrôler tout courrier électronique, notamment parce que l’essentiel des serveurs mondiaux est aux USA, et de supprimer celui qui présenterait un danger pour leurs sponsors. Seule difficulté pour eux, le volume est trop grand pour être analysé en détail, et les appels au terrorisme sur la toile sont bien utiles pour justifier les politiques répressives.

Depuis des années maintenant, les « réseaux sociaux » censés organiser « l’amitié sans frontières » deviennent un outil de la guerre impérialiste. Nous a-t-on assez dit depuis janvier 2011 le rôle joué par facebook et twitter dans la propagation des « révolutions arabes » ? Et il est vrai que les textes et les images véhiculés par des opposants aux régimes autoritaires en Moyen Orient ont un succès croissant, notamment parmi les foules de diplômés chômeurs qui foisonnent dans ces pays sans industries, réduits à exporter leurs matières premières. Ces jeunes sont évidemment contestataires, souvent apolitiques, et fascinés par l’Occident qu’ils rêvent de rejoindre. Ils ont été souvent le noyau initial des mobilisations, en Tunisie, en Egypte, au Yémen, un peu comme les étudiants du campus de Nanterre le furent du défoulement social de 1968 en France. Mais cela ne doit pas cacher un autre aspect, plus secret, devenu pourtant évident à qui ne se gargarise pas du mot « révolution » à propos de tout et de rien. Il y a cinquante ans, l’impérialisme US au sommet de sa force, avait pour objectif de déstabiliser les pays du « camp socialiste », et utilisait pour cela les radios comme « Free Europe », appelant, parfois avec succès, au soulèvement contre les communistes, en 1956 notamment, en Hongrie. En 2011, le même impérialisme affaibli, patelin, mais aussi agissant, rétribue de véritables bataillons de « spécialistes » de l’informatique, plusieurs dizaines de milliers d’hommes et de femmes aux USA, pour déstabiliser les états « ennemis », parce qu’ils ne se situent pas toujours dans la mouvance de Wall Street. Des appels à manifester, voire à l’insurrection armée, ont fleuri ces dernières années, relayés par des contacts locaux, bien à l’abri dans leurs bureaux aux USA ou en Europe, en direction de l’Europe de l’Est (Ukraine, Géorgie, pays Baltes), de Chine (Sin-Kiang et Tibet) et d’Iran l’an dernier. Dans ce dernier pays « menace », les hackers de la CIA (et du Mossad israélien semble-t’il) ont même réussi à rendre inutilisable un certain temps le système de gestion informatique des usines nucléaires !

Au Moyen Orient, où les USA ont programmé de mettre en place des régimes à leur dévotion, plus sûrs que les corrompus précédents, plus stables parce que réconciliés avec les courants intégristes pro-occidentaux, les services spécialisés étasuniens ont multiplié depuis un an leurs actions subversives, relayant et organisant depuis le continent américain ou l’Europe, images et discours enflammés des opposants, et les appels même à l’insurrection armée.

Evidemment, un détonateur ne suffit à provoquer l’embrasement que si les conditions sociales et politiques y sont mûres : en Tunisie, en Egypte, l’opposition sociale et politique le permet, et on ne sait encore si le « plan américain » réussira, car les forces démocratiques et progressistes résistent de leur mieux à cette manipulation. En Libye, les appels à l’insurrection armée n’ont réussi à entraîner une partie du peuple que grâce à l’intervention armée de bombardiers de l’OTAN. En Syrie, les mêmes appels ont eu un écho parmi les divers opposants au régime autoritaire du Baath, au risque d’une guerre civile de grande ampleur, mais l’opposition de la Chine et de la Russie à l’ONU a jusqu’à présent empêché les Occidentaux de rééditer l’ingérence armée comme en Libye.
Certains de nos lecteurs vont crier à la paranoïa, à l’obsession du complot. Qu’ils lisent alors le journal algérien El Watan du 18/09/2011, qui décrit la rumeur qui a agité Alger la veille : un appel au soulèvement contre le pouvoir sur facebook, anonyme et collectif, a été suivi de dénonciations par SMS de la part du Ministre de l’Intérieur, dénonçant des auteurs liés aux services occidentaux et sionistes ( ?). Provocation, on ne sait de qui, mais réalité en tout cas qui a peu de chance de réussir dans une Algérie qui sort à peine de dix ans de guerre civile intégriste et l’a payé très cher.
On est en tout cas au début seulement de cette nouvelle forme de guerre impérialiste, qui menace le monde autant qu’autrefois.


Francis Arzalier

Collectif Communiste Polex, http://www.collectif-communiste-polex.org/bulletin/bulletin_85_art1.htm

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:22

La crise qui secoue, depuis 2008, le capitalisme mondial provoque de violentes secousses dans l’Union européenne et plus particulièrement dans la zone euro. Sur fond de profonde et durable crise économique systémique perce une tout aussi profonde crise politique. De sommets européens en G20, de réunions en conciliabules du directoire germano-français, les gouvernements affichent le marasme dans lequel ils évoluent avec l’unique objectif d’être les meilleurs serviteurs possibles de leur Maître : le Capital que les médias domestiqués s’obstinent à appeler les marchés financiers.

Cette situation illustre à merveille que « le gouvernement moderne n’est qu’un comité qui gère les affaires communes de la classe bourgeoise tout entière. » [1] Comme de quelconques actionnaires mécontents qui virent les membres du Conseil d’administration d’une entreprise, les fantomatiques marchés financiers virent les gouvernements dans lesquels ils n’ont plus confiance. La mesure de cette confiance est déterminée « scientifiquement » par les agences de notation. Malheur à celui qui est rétrogradé !

C’est ce que viennent de subir en quelques semaines la Grèce et l’Italie. Pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté sur ce qui va suivre : à Prométhée nous n’avons aucune sympathie pour le social-libéral Papandreou ou pour le réactionnaire Berlusconi. Mais force est de constater que le renversement de deux gouvernements issus du suffrage universel porte un nom : il s’agit de coups d’État. Ces derniers ont été pilotés par Angela Merkel et son second Nicolas Sarkozy, ressuscitant ainsi la théorie de la souveraineté limitée de Leonid Brejnev en 1968.

La démocratie, même formelle, devient un obstacle à la volonté supérieure du capitalisme. Cette volonté est renforcée par la peur de la mobilisation des masses populaires qui sont contraintes au sacrifice pour que vive le veau d’or du capital. Qu’on se souvienne de l’angoisse qui a envahi le maître et ses principaux serviteurs à la seule annonce d’un possible référendum en Grèce.

La réaction ne s’est pas fait attendre trop longtemps : il faut remplacer les gouvernements incapables de maîtriser la classe ouvrière par des gouvernements dits «techniques» et si possible d’union nationale. La crise dans la zone euro est si profonde que les bourgeoisies retrouvent les accents de… 1914.

Les nouveaux chefs de gouvernements ont prouvé dans le passé qu’ils avaient une réelle expertise se situant au dessus des choix politiques partisans. Mario Monti, en Italie, fut de 1995 à 2004 commissaire européen à la concurrence et au marché intérieur. Cerise sur le gâteau il a exercé son expertise auprès de la banque Goldman Sachs. Loukas Papademos, en Grèce – avant d’oeuvrer comme vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) – fut de 1994 à 2002 gouverneur de la Banque de Grèce, à l’époque où la Grèce préparait le passage à l’euro avec l’aide d’un expert de Goldman Sachs (encore !), un dénommé Mario Draghi, aujourd’hui président de la BCE. Voilà ce qui se cache sous l’appellation « gouvernement technique » : c’est les pleins pouvoirs au capitalisme financier. Autrement dit : donner les clés de la caserne de pompiers aux pyromanes !

L’autre aspect de l’histoire qui s’écrit en Europe porte le nom d’union nationale. La situation est si grave qu’il faut impliquer le maximum possible de partis. Et cette union nationale n’a pas de limites, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Ainsi en Grèce le LAOS, parti nostalgique de la dictature des colonels vient d’entrer au gouvernement. Pour ceux qui ne comprendraient pas très bien le sens d’un tel gouvernement, il faut imaginer, en France, un gouvernement qui irait du PS au FN en passant par le centre et l’UMP.

Pour le capital tout doit être mis en oeuvre pour que la classe ouvrière renonce, si possible en faisant sienne l’objectivité des sacrifices. Pas si sûr qu’il y parvienne !

 

 

1.- Marx & Engels, Le Manifeste de parti communiste.

 

Prométhée, journal communiste militant pour la construction du parti pour le socialisme, numéro 86, novembre 2011

 

Site Internet : http://promcomm.wordpress.com

contact:

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 21:07

Le piège est en place.

Pour imposer leur politique antisociale expérimentée en Grèce à tous les pays européens (plans de rigueur en place et en préparation en Espagne, Italie, Portugal, France, Irlande, Grande-Bretagne…), ils manient bien sûr le chantage à la dette (alors qu’ils ont eux-mêmes créé cette dette pour enrichir les grandes compagnies financières et se gaver de profits mirobolants, ils osent dire aux peuples condamnés depuis des années qu’ils ont trop dépensé !). Mais ils ont aussi besoin que les travailleurs et les peuples soient désorientés par ceux qui prétendent défendre leurs intérêts.

 

Depuis des années, les forces dites syndicales financées directement par les Etats-Unis et l’Union Européenne travaillent ainsi à détourner la colère populaire vers des mots d’ordre compatibles avec l’intérêt des grands capitalistes. Ces agents de la bourgeoisie au sein du monde ouvrier viennent de franchir une nouvelle étape lors de G20 de Cannes.

 

Ils avaient déjà, par la voix de la Confédération Européenne des Syndicats, rappelé le 2 novembre leur soutien inconditionnel à l’UE et remercié Sarkozy et Merkel pour leur action ( !). Ils ont récidivé et réalisent leur rêve de cogestion du capitalisme avec la déclaration commune du Labour 20 (L20, en réalité la CSI et la CES) et du Business 20 (B20) reprise en partie par la déclaration finale du G20. On comprend donc bien pourquoi Mme Parisot , la présidente du MEDEF déclare à qui veut l'entendre : « nous sommes prêts à travailler main dans la main avec les syndicats ».

 

Sous couvert d’une formule sur la nécessité d’un « socle de protection sociale » (formule suffisamment floue et sans traduction concrète pour que le grand patronat y consente), ceux qui se proclament représentants des travailleurs espèrent donner un sérieux coup de pouce aux dirigeants en difficulté du G20, au FMI et à l’UE en évoquant la nécessité que les  populations ne perdent pas confiance dans "l’économie mondiale", c'est-à-dire dans le capitalisme!

 

Dans la période actuelle de reculs sans précédent pour le monde du travail, Chérèque (comme Mailly) se réjouissait dès le 2 novembre d’une telle « avancée » : "Si nous arrivons dans la déclaration finale du G20 à ce que ces sujets soient repris de façon claire, je crois qu'on aura fait une avancée qui n'a jamais été faite au niveau international, c'est très positif". Quant à B. Thibault,refusant de participer au G20 à Cannes, il ne dépare pourtant pas dans le paysage officiel de cette réunion bunkerisée. Comment interpréter autrement sa déclaration : "Je ne me prêterai pas à cet exerciceen laissant à la délégation syndicale de la CSI le soin de porter les revendications communes à l’ensemble du mouvement syndical international et que nous partageons."?

 

Pouvoir se réclamer ainsi de la collaboration de classe et en venir à l’union sacrée capital/travail pour sauver « l’économie mondiale », alors que les peuples sont saignés à blanc et qu’Angela Merkel annonce maintenant 10 ans de rigueur à venir, en dit long sur ces dirigeants qui se compromettent et se corrompent chaque jour davantage !

 

Le système capitaliste en crise ne peut plus se survivre qu’en dégradant en permanence les conditions de vie du peuple, qu’en revenant sur tous les acquis sociaux et démocratiques arrachés par les luttes.

 

Mais à la base, les travailleurs ne l’entendent pas de cette oreille. Dans ce contexte, les luttes vont se développer, comme en Grèce, comme au Portugal ou une grève générale est annoncée pour le 24 novembre pour dire non au racket des banksters et à la dette, non à l’étranglement des peuples.

 

C’est en les portant par un syndicalisme qui mène consciemment la lutte de classe et pose la nécessité de changer de pouvoir et de société que les travailleurs montreront tous ensemble en même temps que l’avenir n’est pas le sang et le fer promis par les grands banquiers, les grands industriels et tous leurs larbins.

 

Le Front Syndical de Classe, le 6 novembre 2011

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 13:40

C'est incroyable. Le G20 - le sommet rassemblant les gouvernements les plus puissants du monde - se réunit [] pour discuter de la crise économique mondiale, et qui sponsorisent l'événement? Les banques et les entreprises !

Aussi, rien d'étonnant à ce que le site du sommet - la ville de Cannes en France - soit totalement verrouillé, empêchant les citoyens d'y accéder alors que les PDG des banques et des grandes entreprises ont tous des cartes d'accès pour dire aux gouvernements ce qu'ils doivent faire.

Les entreprises ont pris en otages nos gouvernements, bénéficiant de vastes plans de sauvetage financier tout en détruisant notre économie. Aujourd'hui elles achètent leur accès à un sommet qui pourrait décider de l'avenir financier d'une bonne partie du monde.Ensemble, nous pouvons persuader l'hôte du sommet Nicolas Sarkozy d'annuler le sponsonariat. Lançons un gigantesque appel citoyen capable de déclencher une tempête médiatique et qui forcera Sarkozy à mettre les entreprises "sponsors" dehors et à assainir le G20. Signez la pétition et diffusez-la largement:

http://www.avaaz.org/fr/occupy_g20_fr/?vl

La frontière entre les entreprises puissantes et des gouvernements responsables s'est brouillée considérablement. Les politiciens prennent l'argent des entreprises pour financer leurs campagnes, lancent des politiques qui les récompensent quand ils arrivent au pouvoir, puis trouvent des emplois très bien payés chez elles une fois leur mandat terminé. C'est de la corruption pure et simple.

Or, la Société Générale, la banque française qui a reçu 12 milliards de dollars américains lors du plan de sauvetage il y a 3 ans, et qui a un intérêt direct et large dans la réponse de l'Europe à la crise de l'Euro - le principal sujet de ce sommet - a payé pour avoir son logo bien en vue comme soutien officiel. La Chambre du Commerce des Etats-Unis et ses homologues dans les autres pays sont invités à un confortable 'Sommet du B20' pour dire aux leaders ce qu'ils pensent.

La seule façon d'obtenir des politiques qui protègent les emplois, s'attaquent à la spéculation et garantissent un avenir à chacun d'entre nous, c'est de rejeter fermement les lobbies et d'éloigner nos dirigeants des intérêts défendus par les entreprises. Indiquons au Président Nicolas Sarkozy et aux autres dirigeants que leur avenir dépend du rejet des sponsors aujourd'hui et d'un accord sur le refus de toute prise en otages des gouvernements par les entreprises. Signez la pétition et faites-la suivre à tout le monde:

http://www.avaaz.org/fr/occupy_g20_fr/?vl

La crise économique mondiale résulte de la cupidité et de la défense d'intérêts étroits. Mais lorsque les citoyens sont sous pression, ils peuvent agir ensemble d'une manière incroyable, comme on a pu le voir tout au long de l'année. De Wall Street à Londres et Melbourne, des dizaines de milliers de personnes occupent les villes -- nous pouvons rejoindre leur appel à des gouvernements responsables et au rejet de la mainmise des entreprises !

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 16:24

10/09/2011 - Des avions attaquent et détruisent un bâtiment qui symbolise l’ère nouvelle du pays.  Ces avions ne détruisent pas que des murs : ils espèrent détruire un symbole.

A la suite de cette attaque lâche il y aura des milliers de morts.


11 septembre 1973: le Président légal du Chili, Salvador ALLENDE, meurt,

il se suicide à son poste pour ne pas tomber dans les mains des fascistes , la Moneda, le palais présidentiel bombardé. L’armée des généraux félons avec Pinochet à sa tête se met à assassiner, pourchasser,  torturer, emprisonner les « marxistes » comme ils disent. L’Unité Populaire chilienne est écrasée sur ordre du gouvernement des États-Unis de Nixon et Kissinger eux-mêmes au service des trusts yankee menacés par sa politique sociale et patriotique ..

Ce 11 septembre là qui l’honore dans nos médias ? Qui à la télévision, dans les radios, qui dans les journaux, rappelle, ne serait ce qu’une minute, sur une seule colonne, cet assassinat d’une espérance. Qui rappelle ces milliers d’innocents massacrés par la soldatesque fasciste. Des innocents ces femmes et ces hommes qui à l’image du musicien    communiste Victor Jara  auquel les fascistes coupèrent les doigts des deux mains, furent abattus parce qu’ils voulaient une vie meilleure pour leur peuple et la souveraineté de leur patrie. Peu de temps après, Pablo Neruda, l’un des plus grands poètes du siècle, mourait dans une ambiance de fascisme fondant sur son pays.

Nous, nous ne l’oublions pas.

Et nous sommes d’autant plus émus que nous voyons cette magnifique jeunesse chilienne se lever et lutter avec à sa tête une jeune fille, militante des Jeunesses Communistes du Chili, dont les parents, militants du PC du Chili, ont combattu le régime Pinochet dans la clandestinité.

Bien entendu nous, communistes, avons aussi condamné le terrorisme qui a frappé New-York et Washington avec son cortège de victimes, de familles endeuillées.

Cuba socialiste fut un des premiers pays à condamner ces odieux attentats.

Mais pouvons-nous ne pas dire que l’incroyable déferlement de propagande pro étasunienne à l’occasion du 10° anniversaire des attentats a quelque chose d’indécent. Comme l’assassin en série, le criminel de masse, le terroriste G.W.Bush et sa clique, nos médias exploitent ces attentats pour une vulgaire et pernicieuse propagande impérialiste et belliciste. Comme Goering exploitant l’incendie du Reichstag, comme Néron celui de Rome, nos médias répandent  documentaires, films, émissions pour effrayer nos concitoyens et leur faire croire que ce 11 septembre là,  a « changé le monde ».

Mais posons-nous une question : 500.000 enfants irakiens sont morts du fait du blocus américain contre l’Irak. Madame Albright, ancienne Ministre des Affaires Étrangères de l’Administration Clinton, responsable de ce crime de masse, interpelée sur un campus par un étudiant sur ce fait lui répondit : « Cela valait la peine. » Cette horrible anecdote est vérifiable par tout un chacun. En avez-vous entendu parler à la télé ?….
Alors comparer les crimes n’est pas pour justifier l’un par l’autre. Mais simplement aider à garder la mesure, le bon sens, la tête froide et ne pas présenter un attentat terroriste sans dire un mot sur le terrorisme d’état du gouvernement des États-Unis qui a ensanglanté notre globe sous toutes les latitudes.

Nos médias nous rappellent-ils chaque année combien de millions de morts le terrorisme d’état des USA a entraîné depuis 60 ans en Corée, au Viêt-Nam et dans toute l’Indochine, En Indonésie , en Argentine, en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak ?… Cessons là ces rappels.

Ce qu’il faut retenir de cette nausée mémorielle c’est que la propagande la plus vulgaire est à l’œuvre pour camoufler les plus grands crimes, ceux des impérialismes.

Exigeons des médias qu’ils fassent leur travail avec un peu plus d’honnêteté et de sérieux., et partout où nous le pouvons rétablissons la vérité sur les crimes du capitalisme depuis qu’il existe !

Trop c’est trop !


AM

Affiché sous Accueil, Histoire Mémoire

 

Article publié par Dragan MIRIANOVIC, le 11 septembre 2011

Publié par le PRCF http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=9779

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 16:15

par
Jean Lévy

samedi 10 septembre 2011, par Comité Valmy

 

Ca s’est passé le 11 septembre, là-bas en Amérique.

Une action terroriste de grande ampleur, mise au point à l’étranger, s’en est prise à une démocratie, à son gouvernement, au peuple qui l’a librement élu. Des avions ont lâché des bombes sur la ville et sur les immeubles, symboles de son pouvoir.

L’opération a coûté la vie à plus de 3.000 citoyens et 35.000 ont été torturés.

Et combien d’autres victimes… ?

Mais ce 11 septembre-là, personne ne le célèbre dans les médias.

C’était en 1973, à Santiago, au Chili

La puissance étrangère incriminée, dans la préparation et le soutien de cet acte

terroriste, c’est les Etats-Unis. Et dans le rôle de meneur de jeu, son Secrétaire d’Etat, Henry Kissinger et ses services, la CIA en premier lieu.

Le Monde n’a pas titré, pour l’occasion : « Nous sommes tous Chiliens ! ».

Et dix ans, vingt ans, trente ans plus tard, France Inter n’a pas déplacé ses studios sur place pour célébrer l’évènement, et mobilisé l’antenne tout le jour durant.

Cependant, le Président du Chili, Salvador Allende est mort, ce jour-là, les armes à la main, alors que les chars de Pinochet sillonnaient les villes et cernaient les bidonvilles, alors que s’emplissaient les stades d’hommes, de femmes et d’enfants, d’ouvriers, d’étudiants coupables d’avoir soutenu leur président,

Le Chili s’installait dans la nuit glacée de la dictature pour 17 ans.

La vie de dizaines de milliers de civils était menacée, sans que ceux-ci réclament, pour les secourir, l’intervention armée de l’étranger.

Le peuple chilien ne le demandait pas, comptant sur ses seules forces pour organiser la résistance.

A Paris, la tête de Pinochet n’était pas mise à prix. Et notre gouvernement ne comptait pas les jours du dictateur, avec lequel de juteuses affaires étaient réalisées. L’Elysée ne clouait pas au pilori la Maison Blanche, pour son coup d’Etat et le meurtre de Salvador Allende.

Nous demeurions « les plus fidèles alliés » des USA ».

Comme aujourd’hui.

Et en 2011, en France, la classe politique, des allées du pouvoir jusqu’à l’opposition, ne se contente pas de « célébrer » le 11 septembre 2001, les deux tours jumelles ensevelies de Manhattan sous un manteau épais de mensonges.

Ensemble, Washington et Paris soutiennent militairement des « rebelles » contre le gouvernement légal de Tripoli.

Ensemble, les deux capitales écrasent de leurs missiles les villes de Libye.

Imaginons, un instant, Nicolas Sarkozy en 1973. Aurait-il bombardé Santiago et le Chili pour aider les « rebelles » de Pinochet ?


http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-11-septembre-un-crime-contre-l-humanite-par-jean-levy-83804167.html

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 12:50

mardi 9 août 2011, par Comité Valmy

 

Lagarde.GIFAinsi, une enquête de la Cour de justice de la République (CJR) vise Christine Lagarde pour « "complicité de détournement de biens publics et de faux", pour son rôle dans l’affaire Tapie, alors qu’elle était ministre de l’Economie.

Le Fonds monétaire international s’est dit persuadé, jeudi, que sa nouvelle directrice générale « Christine Lagarde serait à même de remplir ses fonctions malgré l’enquête dont elle va faire l’objet ».

Le FMI a raison : en quoi un « détournement de biens publics » serait considéré par lui, comme un délit, alors que lui-même s’évertue en permanence à détourner le maximum de biens publics en faveur du « privé », au niveau de chaque Etat auquel il apporte son « aide ».

Nous l’avons vu dernièrement en Grèce. On parlait même de privatiser des îles grecques, et aussi, le port du Pirée.

Il s’agit bien là d’un « détournement de biens publics », et personne n’a eu l’outrecuidance d’accuser, en l’occurrence, le FMI, d’un délit.

Alors, pourquoi «  enquêter » sur cette pauvre Christine Lagarde ?

La ministre de l’Economie d’alors n’a fait qu’appliquer la même politique. Certes, le « litige » en question n’avantageait qu’une seule personne, Bernard Tapie, et la « privatisation » dont ce dernier a bénéficié, ne porte que sur 350 millions d’euros, « détournés » du Trésor «  public » en faveur d’un individu « privé ».

Une peccadille à côté des centaines de milliards d’euros, qui passent, grâce au FMI et à l’Union européenne, des budgets (publics) des Etats dans les caisses des Banques privées…

Pourquoi, dans ces conditions, chercher tant d’histoires à Christine Lagarde ?

Elle a bien expliqué qu’il ne s’agissait pas, dans le cas de Bernard Tapie, de favoritisme de sa part, martelant pour se faire comprendre : « Vous me voyez, moi, Christine Lagarde, copine avec un Bernard Tapie ? ».

C’est évident.

Il ne s’agit donc pas d’un cas personnel, mais de l’application d’une règle générale, qu’elle était chargée de mettre en oeuvre : « dégraisser l’Etat au profit du privé »

Pourquoi le Fonds Monétaire International lui tiendrait-il rigueur d’une mesure politique conforme à ses propres orientations ?

Et puis quoi ? Pour le FMI, question prestige, l’accusation la plus grave est-elle de violer une femme de chambre ou de violer les lois de son pays ?

 

Jean Lévy

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 12:07

On vient d’apprendre la mort de Ben Laden, assassiné ou exécuté si l’on préfère, par un commando de l’armée américaine.

Que l’on ne compte pas sur nous pour pleurer sur le sort de Ben Laden qui fit ses premières armes dans les rangs de la CIA et contre l’Armée Rouge appelée au secours du gouvernement progressiste de l’Afghanistan. Instrumentalisé quand il était entraîné et armé par les États-Unis, Ben-Laden le fut encore lorsqu’il se retourna contre le Docteur Frankenstein qui l’avait fabriqué.

 En effet les actions terroristes de Ben Laden et de ses affidés ont servi parfaitement les intérêts de l’impérialisme américain et nul besoin des stupides théories du complot pour analyser le fait que les méthodes, les buts, l’idéologie d’ Al-Qaïda et de son chef ne pouvaient que servir objectivement les buts de l’impérialisme. Le 11 septembre, au delà de son impact symbolique et émotionnel organisé par les appareils idéologiques de l’impérialisme, a servi de prétexte pour lancer des guerres impérialistes contre l’Afghanistan et l’Irak, guerres programmées par les USA bien avant l’attentat contre les tours jumelles de New-York, qui n’attendait que l’occasion qui fut offerte par Ben Laden.

De plus l’idéologie et la politique rétrograde, raciste, religieuse, ultra réactionnaire, hystériquement anti-communiste de la mouvance Al-Qaïda ne pouvaient que fourvoyer les luttes des peuples arabes et d’orient vers des impasses politiques sanglantes ou des dictatures cléricalo-réactionnaires. Le courant anti-laïque et anti-progressiste de Ben Laden offre aux impérialistes les occasions qu’il cherche pour intervenir dans tout le Moyen Orient et les luttes populaires sont stérilisées par les actions faussement anti impérialistes de Ben Laden et sa mouvance intégriste ultra réactionnaire.

On peut dire que Ben Laden est mort une première fois avec le mouvement populaire tunisien. Parce que l’intervention populaire de masse, sa dimension sociale (dimension niée par Ben Laden, issu d’une famille richissime d’Arabie Saoudite), son caractère laïc ont soudainement démasqué le caractère d’allié objectif des impérialiste des terroristes d’ Al-Qaïda.

Ceci dit la mort de Ben Laden, c’est-à-dire d’un cadavre politique, ne change rien au développement impétueux des luttes des peuples arabes et d’orient. Seule la lutte de masse et de classe pourra permettre à ces peuples d’envisager de nouvelles victoires décisives. L’obscénité du triomphalisme us et de ses complices, ici comme ailleurs, ne changera rien au cours de l’histoire.

AM

En Post Scriptum qu’on nous permette un rappel chiffré : Al-Qaïda: 8000 morts à son actif.

 USA: 500.000 enfants irakiens morts du seul fait de l’embargo US…..

Article publié par Dragan MIRIANOVIC, le 3 mai 2011

PRCF http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=9338

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Published by Vendémiaire - dans International
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