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Site de recherche d'emploi

Le site http://jooble-fr.com/

vous propose des annonces d'offres d'emploi nationales et internationales.


Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

http://jooble-fr.com/

 

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 11:04

CGT chômeurs rebelles du Morbihan

Soldes monstres sur la valeur travail : Offrez-vous un allocataire RSA pour 50 euros par mois ! Le Medef, syndicat des gros patrons de France, l’a rêvé. Sarkozy (représentant à temps complet du Medef) l’a fait. A sa manière, il "encourage la valeur travail". Ca prend la forme d’une gigantesque braderie :

Il est désormais possible de "s’offrir" un travailleur français pour... 50 euros par mois ! Ceci pour une embauche de sept heures par semaine, dans le cadre d’un CUI-CAE. En effet, avec toutes les exonérations de cotisations et les aides, ça ne coutera que 50 euros par mois à la structure publique ou associative, dans les onze "département-tests" qui osent mettre en place cette humiliation.

Le salarié, lui, touchera 170 euros par mois. Tant qu’il gardera sa patience. Un jour peut-être le salarié à 7 heures par semaine en aura marre d’être patient, marre de passer de structure d’insertion à l’interim d’insertion, de temps partiel subi au CDD court, de petit boulot en petit boulot. De salaires de misère... A salaires de misère.

Et alors il réclamera son dû, c’est à dire un emploi décent à salaire décent. La vraie valeur du travail, n’est-elle pas celle qu’on veut bien lui donner ?

Alors, quelle valeur donner au travail ? Celle donnée par la bande du Fouquets ? :

La valeur pour les actionnaires, le travail en miettes pour le peuple ?

Ca fait quarante ans que ça dure : Les patrons veulent un monde où les travailleurs seraient toujours moins payé, pour augmenter la plus-value versée aux actionnaires. Ce qui implique de s’attaquer au SMIC, aux conventions collectives, aux accords de branches, et aussi... Aux cotisations sociales payées par les patrons.

Une autre stratégie patronale consiste à établir comme NORME le recours au temps partiel subi. Il serait donc, selon le Medef et ses laquais du gouvernement, NORMAL de travailler pour un demi-smic, un tiers de smic, ou, encore mieux : 7 heures par semaine.

L’argent de la fraude fiscale, l’argent des exonérations et aides de toutes sortes, permettrait de renflouer toutes les caisses de sécurité sociale, et de relancer l’emploi en France. Sarko et ses tueurs préfèrent s’en prendre à des proies plus faciles dans l’opinion publique. Les immigrés, les roms, les fonctionnaires, les chômeurs, les allocataires du RSA d’être des fraudeurs, des feignants, des parasites.

L’aubaine est fabuleuse pour le Medef : Les patrons peuvent continuer à mettre la pression sur les travailleurs en poste qui ont peur de se retrouver au Pôle emploi. Les salaires stagnent, les conditions de travail se durcissent. Certains font faire des heures supplémentaires pas payées à leurs salariés. La sécurité au travail diminue. L’évolution de carrière est de plus en plus aléatoire. Les syndicalistes, les fortes têtes, sont matées.

Conséquence : Ca paie de moins en moins de travailler ! Le problème de fond est le salaire des travailleurs. Il est plus que temps de redistribuer les richesses dans ce pays. Il est plus que temps que tous les travailleurs puissent vivre dignement de leur travail. Si les travailleurs étaient mieux payés, ils pourraient consommer plus, et donc relancer l’économie. Nous avons en France les moyens de payer tout le monde à 1700 euros bruts par mois. Mais pour ça il faudrait bloquer les hauts revenus à 30.000 brut par mois... Et la bande du Fouquets ne veut pas lâcher ses privilèges.

Quand allons-nous nous réveiller, et défendre, enfin, nos intérêts ?

Allocataires RSA, salariés privés d’emploi indemnisés ou non, CDD, CDI, temps partiels : Nous sommes tous des travailleurs. Nous voulons tous EXISTER dans la société. Nous voulons une VRAIE place dans cette société.

Battons-nous, tous ensemble, pour un emploi décent, un salaire décent

Car nous le valons bien !

 

http://www.frontsyndical-classe.org/article-soldes-monstres-offrez-vous-un-allocataire-rsa-pour-50-euros-par-mois-97968420.html

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 09:17

 De : Le SNJ-CGT

La direction de France télévisions n’a pas peur des contradictions. Alors qu’elle se flatte dans la presse d’avoir rétabli la sérénité dans l’entreprise (sic !) elle inflige à l’issue du conseil de discipline du 9 janvier une mise à pied de 3 jours à un monteur de Locale du Pôle Nord-est qui a subi un « nervous breakdown ». Cette forme de réaction dépressive, due à la surcharge de travail, a été diagnostiquée par un médecin et fait l’objet d’un arrêt de travail de 15 jours.

Des heures d’argumentations n’auront pas suffi aux représentants des salariés pour fléchir une direction dont la décision était prise à l’avance. Un procès entièrement à charge, une sanction pour l’exemple, de la part d’une hiérarchie manifestement débordée par l’ampleur de la désorganisation, et qui fait payer aux salariés les conséquences de ses propres lacunes, voire de ses incompétences.

L’audition du salarié, professionnel exemplaire, a permis de faire entendre la voix de l’entreprise réelle face à un management qui semble en ignorer totalement la réalité. Un descriptif précis et objectif d’un quotidien fait de souffrance et d’un mal vivre au travail qui est celui de très nombreux salariés des Locales. La direction n’en a tenu aucun compte.

Tous nos arguments ont buté contre un mur. « Je ne suis pas là pour avoir des sentiments » a déclaré la RRH à l’origine de la sanction. La mise à pied du monteur a donc été approuvée par les 17 voix de la direction contre 12, celles des 10 représentants de la CGT et des 2 représentants de FO. A la surprise générale, les représentants de la Cfdt (5voix) ont préféré s’abstenir, sans aucune explication. La Cfdt a donc refusé de s’opposer à cette sanction disciplinaire particulièrement injuste, une première de la part de ce syndicat.

Cette décision de la direction est lourde de conséquences. Elle aggrave le climat de défiance qui est en train de gagner du terrain. Elle est d’autant plus choquante dans le Pôle Nord Est, privé de CHSCT depuis plus d’un an, où la prévention des risques psycho sociaux est restée lettre morte face aux dérives managériales maintes fois dénoncées et qui ont déjà provoqué la première grève de pôle de l’histoire de France télévisions.

La CGT appelle les salariés à s’opposer à ces pratiques qui sont en train de se généraliser.

Mise à pied disciplinaire à la Locale de Mulhouse, sanction contre un journaliste de la rédaction de Nancy, licenciement pour insuffisance professionnelle à l’antenne de Dijon. Comme à France Télécom, l’entreprise s’attaque à son personnel avec une violence inédite.

La direction peut être assurée que la CGT ne la laissera pas faire.

 

Paris, le 10 janvier 2012

http://bellaciao.org/fr/spip.php?page=article_txt&id_article=124217

 

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 21:36

le 14 décembre 2011

Section CGT Finances publiques Charente-Maritime

Camarades,

Je voudrais ici vous dire quelques mots de ce qui fait notre métier, mais qui est aussi un des principaux enjeux des débats de société en cours et de ceux qui vont avoir lieu en 2012, à savoir la fiscalité, puisque notre syndicat des Finances publiques regroupe aujourd'hui les deux anciennes administrations des impôts et du trésor public.

Il ne s'agit pas ici de vous expliquer le détail technique ce que nous faisons, mais de donner aux camarades quelques informations et quelques arguments sur la réalité de la fiscalité dans ce pays.

Avec la crise, que tous les défenseurs du capital appellent « la crise de la dette », la question du budget devient centrale, et c'est aussi la question du rôle de l'État dans l'économie, et de la nature de classe de l'État, c’est‑à‑dire de : au service de quelle classe sociale est cet Etat ? Parce que ce que les différents gouvernements cherchent à faire, c'est sauver le capital financier en faisant payer les travailleurs, sous une forme ou sous une autre. Quant à nous, notre syndicat l'a dit et nous le répétons : « Cette dette n'est pas la nôtre, cette crise n'est pas la nôtre, nous ne paierons pas leurs dettes ». Car en effet, cette crise c'est celle de l'ensemble du système capitaliste, et la politique des différents gouvernements, crise ou pas crise, consiste toujours à transférer les richesses du travail vers le capital, et à faire payer les dettes par les travailleurs.

Ici intervient la fiscalité, c'est à dire les ressources de l'État, que notre administration est chargée d'asseoir, d'encaisser et de contrôler.

Ce qu'il faut dire tout d'abord, c'est que quand on parle des « impôts », on pense le plus souvent à l'impôt sur le revenu. Or il faut préciser tout de suite que l'impôt sur le revenu, qui est sans doute (dans son principe) le plus juste des impôts (parce que progressif : plus le revenu est élevé, plus le taux de prélèvement est important), ne représente (en 2010) que 52 milliards d'Euros, soit 12 % des recettes fiscales, alors que la CSG, qui est beaucoup plus injuste puisque proportionnel et non progressif représente 94 milliards d'Euros, soit 22 % des recettes fiscales.

Mais je voudrais surtout souligner que la majeure partie des impôts que vous payez, ce n'est pas à la perception que vous les payez, c'est au supermarché et à la pompe à essence, avec la TVA et la TIPP (Taxe intérieure sur les produits pétroliers), qui représentent 52 % des recettes fiscales avec 224 milliards d'Euros. Or les taxes sur la consommation sont les plus injustes qui soient. Pourquoi ? Parce que plus vous êtes pauvres plus grande est la part de votre revenu que vous dépensez en consommation, donc plus grande est la part des droits indirects que vous payez. Par exemple, si vous dépensez la totalité de ce que vous gagnez, 100 %, la TVA représentera environ 13 % de votre revenu (en gros pour un salaire de 1000 Euros nets vous allez payer sans même vous en apercevoir 130 Euros de TVA chaque mois). En revanche si vous gagnez 10 000 Euros par mois et que vous n'en dépensez que 30 %, vous paierez 390 Euros de TVA, soit seulement 3,9 % de taxes.

Autrement dit, avec la TVA, plus vous gagnez au moins vous êtes taxé, parce que plus vous gagnez, au moins vous dépensez. Au sommet de la pyramide des revenus, ce n'est plus du salaire que vous recevez mais du capital, que vous allez d'ailleurs « réinvestir » effectivement comme du capital. En fait, on peut dire que la TVA est un impôt qui frappe surtout les plus pauvres et que plus vous êtes pauvres plus vous payez. N'oubliez pas : lorsque vous entendez parler de « TVA sociale », c'est « TVA antisociale » qu'il faut entendre.

  La TVA c'est la Gabelle de notre temps.

  Maintenant, je voudrais dire un mot d'un autre impôt, qui, là encore, montre bien le caractère de classe de la fiscalité et de l'État. Je veux parler de l'ISF, l'« impôt de solidarité sur la fortune ».

Pendant les vacances, en juillet 2011, Sarkozy a fait voter une première loi de finances rectificative pour 2012, qui montrait bien que la rigueur, ce n'est pas pour tout le monde. D'ailleurs, la rigueur c'était pour septembre, dans la 2ème LFR et là il s'agissait de s'en prendre aux salariés. Donc, en juillet Sarkozy a « réformé » l'ISF en utilisant le prétexte de la suppression du « bouclier fiscal ». En fait, l'impôt sur la fortune a été totalement vidé de sa substance, et pour tout dire, quasiment réduit à néant.

  Les plus riches (patrimoine supérieur à 16 790 000 Euros) supportaient jusqu'en 2010, un taux marginal de 1,80 %. À compter de 2012, ils ne paieront plus que 0,5 %. Autrement dit leur ISF sera divisé par plus de trois. Les 560 000 contribuables, qui, en 2010 payaient l'ISF voient en 2011 et 2012, leur nombre divisé par deux. Ils sont moins de 300 000. La prétendue contrepartie de la suppression du « bouclier fiscal » n’est qu’un leurre en réalité. Il n’y a absolument pas égalité entre les « deux plateaux » de la balance. L’ISF représentait (en 2010) 4,1 milliards d’euros (plus de 560 000 contribuables), contre 679 millions pour le « bouclier » (19 000 bénéficiaires), soit un  rapport de un à six en valeur et de un à trente pour le nombre de « foyers » concernés. La suppression du « bouclier » apparaît donc comme un prétexte pour en finir avec l’ISF. D'autant plus que le « bouclier » ne disparaîtra en fait qu'en 2013.

Depuis quatre ans nous avons subi une politique fiscale tout entière dirigée pour favoriser les plus riches, la fortune et le capital.

Dès son élection, Sarkozy a abaissé très fortement les droits de succession (Coût : 6,6 milliards d'euros depuis 2007), sous prétexte de loi dite « TEPA » (la mal-nommée : « Travail, Emploi, Pouvoir d’Achat », car de travail et d’emploi il n’y en eut pas, et de pouvoir d’achat, ce ne fut que celui des plus fortunés qui fut favorisé). Et ceci était applicable dès la date de l’élection de sa majesté, pour que ses favoris n’oublient pas à qui ils le devaient.

  Comment s’en étonner de la part d’un président qui s’est fait élire en clamant dans ses meetings électoraux : « Je ne conçois pas qu’il puisse exister un impôt sur les héritages ».

  Et tout est allé à l'avenant depuis quatre ans :

  • Réduction de la TVA des bars et restaurants de 19,6 % à 5,5 %. Coût : 3 milliards d’euros par an. Résultat nul sur les prix et l’emploi, mais augmentation considérable des marges bénéficiaires de ces professions déjà largement juteuses, une des clientèles électorales favorites de la droite.
  • Suppression de la Taxe professionnelle, payée par les entreprises, coût pour le budget de l’État : 5 milliards d’euros.
  • Nombreux coups de hache dans l’ISF, à commencer par la réduction d’impôt pour « investissements dans les PME » (75 % des sommes investies en réduction d’impôt à l’ISF !), sachant que l’immense majorité des redevables ISF sont ou ont été des capitalistes (qu’ils peuvent donc « investir » dans leur propre entreprise), et que les sommes investies sont elles-mêmes exonérées d’ISF. Coût : 840 millions d’euros en 2010.

Au total de tous ces cadeaux concédés depuis 2007 aux classes possédantes, ce sont près de 23 milliards d’euros qui ont été perdus par le Budget de l’État, mais pas « perdus pour tout le monde », en tout cas pour les profits et les revenus des plus riches.

Mais cette politique fiscale s'en est prise, dans le même temps, et avec la plus grande brutalité, au plus démunis :

  • En 2010 la demi-part supplémentaire d’impôt sur le revenu pour les personnes seules ayant élevé des enfants imposés séparément, a été supprimée. Nombre de personnes âgées, souvent des femmes retraitées, autrefois « non-imposables » se sont de ce fait retrouvées à devoir acquitter l’Impôt sur le Revenu, la CSG et les impôts locaux au taux plein, et ont perdu nombre d'avantages sociaux qui leur permettaient de survivre.
  • On peut aussi citer la suppression de l’abattement de 10 % sur les pensions et retraites qui frappe les vieux travailleurs.
  • De même, l'introduction du RSA (à la place du RMI) n’exonère plus automatiquement les allocataires du paiement de la taxe d’habitation.

Car s’agissant des impôts des pauvres, il n’y a plus ni cadeaux ni réductions, mais « chasse aux niches fiscales » (à croire qu’ils ont tellement l’habitude de nous traiter comme des chiens que les mots les trahissent). En fait de « niches », ce sont le plus souvent autant de mesures redistributives à l’avantage des foyers modestes, voire des catégories les plus défavorisés, qui sont ainsi annulées.

  En conclusion, je dirais que sous l'actuelle présidence le déficit budgétaire a augmenté de 40 %, avec pour conséquence de transférer encore plus largement la richesse produite des salariés vers les plus riches. Et maintenant on veut faire payer ce même déficit par les salariés et les catégories les plus modestes. Nous devons donc, plus que jamais réaffirmer :

  « Cette crise n'est pas notre crise. Cette dette n'est pas notre dette, nous ne paierons pas pour elle ».

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 20:56


 

Bonjour.

 

Un acharnement judiciaire sans précédent à l'encontre de Xavier Mathieu ex leader CGT des Conti. de Clairoix est imposé par ce pouvoir rétrograde afin de mater la juste revendication contre des patrons voyous. Comme par hasard la justice est plus que clémente, voire totalement absente pour punir les exactions des naufrageurs de l'économie française. Lorsque après avoir perçu des sommes importantes pour s'installer et travailler en France, ils décident sans aucune vergogne de délocaliser dans des contrées à bas coût de salaires et où les normes environnementales ne sont pas très contraignantes, et ce pour assurer à leurs actionnaires de substantiels bénéfices, les poursuites pénales sont très rares, les lettres de cachet ne les concernent pas car ce sont eux qui les distribuent. De leur part, ce pillage en règle s'apparente plus à la pratique coloniale qu'à un développement des pays où ils s'implantent.

 

La justice donc, sans paraphraser Jean de La Fontaine est douce avec les puissants et très dure avec les autres. Cela ressemble à s'y méprendre à une justice de classe.

 

Jugez par vous même!  Après avoir été condamné avec d'autres camarades pour le saccage de la préfecture de Compiègne suite à la fermeture sans raisons économique de l'usine "Continental" de Clairoix, Xavier Mathieu a été traduit devant la justice  pour avoir refusé le prélèvement de son ADN, comme la loi le permet dans le cadre de la protection de la liberté individuelle. Il a été relaxé lors du jugement en correctionnelle le 3 mai 2011 par le tribunal de Compiègne. Mais l'acharnement judiciaire, voulu par les puissants, a fait appel de cette décision pour mater cet homme libre afin de criminaliser l'action syndicale et en prime d'installer la peur dans la tête de tous, pour que les pires régressions puissent se réaliser sans heurts. Le jugement en appel se tiendra donc à Amiens le 4 janvier 2012.

 

La date est très curieuse, elle me fait penser à une autre date assassine pour notre modèle social, il s'agit du 3 janvier 1973 où une loi votée dans une indifférence totale par une assemblée très clairsemée a permis aux ultrariches de reprendre la main en interdisant à l'état de créer sa propre monnaie. La dette publique a commencé à cette époque et n’a cessé de croître depuis, jusqu’à devenir aujourd’hui l’arme suprême pour imposer toutes les régressions. Ce que l'on nous présente comme inéluctable fut en fait un choix politique délibéré.

 

Ce 4 janvier 2012, Xavier Mathieu sera à nouveau devant les juges afin d’essayer de le faire plier. Ce qui est souhaité avec cet énième procès inique, c'est d’emporter avec sa possible condamnation,  nos espoirs de résistance à ce nouvel ordre mondial qui dévaste la planète.

 

Pour participer à cette légitime indignation, je vous propose de signer la pétition en ligne demandant la relaxe de cet homme courageux, (elle date du précédent jugement, mais garde toute sa pertinence). 

 

Je vous propose aussi de participer, de la façon que vous jugerez appropriée, au soutien nécessaire le jour du procès. Cela peut être, soit de faire circuler ce message, soit de relayer massivement cette pétition où, si vous le pouvez vous rendre sur place ou appeler à s'y rendre.

Ce combat est nécessaire, Xavier Mathieu nous représente tous dans cet acte courageux de Résistance.

 

Je propose à votre réflexion un autre domaine rarement évoqué, mais très important, il s’agit des lanceurs d'alerte qui se trouvent soit dans la police, soit dans l'armée, soit dans la gendarmerie ou soit dans d'autres administrations sensibles. Il nous faut être très attentif  à leurs actions. Ils nous renseignent sur les atteintes aux libertés auxquelles nous ne prendrions pas garde sans leur courage, sans leur sens aigu de la liberté individuelle,  sans leur souci de l'intérêt général et sans leur éthique personnelle. Ces personnes prennent également de grands risques pour préserver notre état de droit.

 

Vous trouverez ci après évoqué, le cas du commandant de police Philippe PICHON qui a voulu démontrer les dangers encourus par la population à cause du fichier "STIX" (Le vrai nom est "STIC"). Ce dernier a remplacé le fameux fichier "Edwige" que le ministre de l'intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie a retiré en 2008 sous la pression populaire. Le nouveau  comporte des failles, le commandant Pichon a voulu alerter ses supérieurs et devant leur silencieux mépris a choisi d'informer l'opinion d'une façon originale. Vous trouverez exposé ci après cet intéressant combat pour la liberté.

 

Il faut également se souvenir d'un cas semblable, celui du Colonel de gendarmerie Jean Hugues Matelli, qui avait été mis à pied d'une façon très curieuse car il avait osé signer en tant que chercheur au CNRS une thèse sur les dangers que comportaient le rapprochement police-gendarmerie sous le même ministère voulu par l’actuel président. Il avait deux fonctions, une classique dans la gendarmerie et une autre où il collaborait avec d'autres chercheurs du CNRS à des études de sociologie sur la sécurité et la délinquance. C'est sous cette deuxième responsabilité qu'il avait cosigné la thèse avec ses collègues chercheurs. Devant la grande indignation soulevée par cet acte relevant du fait du prince, il a été réintégré dans ses fonctions. Cet abus de pouvoir ignoble avait été  dénoncé avec force par ses collègues et par beaucoup d'autres citoyens.

 

Ce dernier exemple montre s'il en était nécessaire, que les oukases et l'arbitraire peuvent être combattus par une forte mobilisation citoyenne pour défendre notre état de droit.

 

 

 

 

DONC

 

AGISSONS !!!

 

 

            I.      Une vidéo très intéressante.

 

Xavier Mathieu l'ex leader CGT des conti. sera à nouveau jugé le 4 janvier par la cour d'appel d'Amiens pour avoir refusé de donner son ADN après le saccage de la sous-préfecture de Compiègne.

http://www.youtube.com/watch?v=d9z0HxgXf5A&feature=share

 

 

 

           II.      La pétition à signer et à faire circuler

 

Une nouvelle fois Xavier Mathieu, un des porte-parole des travailleurs de Continental Clairoix en lutte contre leurs licenciements, est convoqué devant le tribunal correctionnel d'Amiens. Cette fois c’est pour avoir refusé de se soumettre au relevé de son empreinte ADN, après la condamnation de la cour d’appel d’Amiens, aux côtés de cinq autres camarades, à une simple amende, suite à la manifestation à la sous-préfecture de Compiègne en Avril 2009.

Cette demande de soumettre à un tel test, dans un fichier qui à l’origine ne devait concerner que les délinquants sexuels les plus graves (pédophiles, violeurs), est en soi une humiliation et une atteinte à la dignité de tous les militants à qui cela est demandé.

Si cette affaire de test ADN qui avait été classée il y a un an, au moment des fortes mobilisations, est ressortie aujourd’hui à l’initiative du parquet, sous le contrôle du gouvernement, c’est que le pouvoir veut s’acharner sur les travailleurs de Continental, et en quelque sorte les punir d’avoir tenu tête jusqu’au bout à la coalition implicite entre ce géant de l’industrie et le gouvernement. Et au-delà il s’agit de considérer comme des délinquants méritant un fichage systématique les travailleurs qui refusent de baisser la tête et entendent se battre pour leurs droits.

Aussi les soussignés demandent qu’on mette fin à ces discriminations insupportables, à cet acharnement indigne, que le parquet arrête ses poursuites, et qu’au moins le tribunal prononce la relaxe et qu’on arrête de vouloir transformer en délinquants qui doivent être fichés ceux qui ont le courage de se battre pour leurs droits et leur dignité.

http://www.mesopinions.com/Petition-pour-la-relaxe-de-Xavier-Mathieu-petition-petitions-4bd70fe8a599a35d4dba90d91287e6a7.html

 

 

 

     III.      La victoire cela se construit   (Message de Xavier Matthieu)

Ce  mercredi 4 janvier 2012, en soutien et pour animer coté musique il y aura du beau monde.

·         La présence guitare voix de LA RABIA,

·         HK et les Saltimbank.

·         La compagnie jolie Môme !!! J'attend une autre confirmation ... Ça va Peter le son !!!!

 

       IV.      Une autre forme d'intimidation contre les "Lanceurs d'Alerte"

Le fichage généralisé dans notre monde post moderne. 

http://libertes.blog.lemonde.fr/2010/05/27/entre-promethee-et-frankenstein-le-stic-nouvelle-croyance-policiere/

 

 

         V.      Libertés surveillées – Garantir les droits dans un monde inquiet. Le blog de Franck Johannès, journaliste au Monde.  (Le 24 novembre 2011).

Le commandant Pichon, victime du STIC. « Il faut soutenir le policier Pichon, courageux lanceur d’alerte »

 Philippe Pichon, policier atypique, est menacé de révocation. Le Syndicat de la magistrature a dénoncé « l’acharnement du ministère de l’intérieur contre le policier », en vif conflit avec sa hiérarchie et mis en examen pour avoir divulgué les fiches de police de deux personnalités. « Quand un policier parle aujourd'hui de manière critique de son institution, on le bâillonne », a observé Mathieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat.

Le commandant Pichon a été renvoyé devant un tribunal correctionnel, dont l’audience est prévue en 2012, après avoir été mis en examen pour « détournement de données confidentielles » contenues dans le Système de traitement des infractions constatées (Stic) et « violation du secret professionnel ». Il lui était reproché d'avoir rendues publiques et consulté les fiches de Jamel Debbouze et Johnny Hallyday.

Le policier a reconnu les faits, arguant d’un « geste citoyen » afin de dénoncer un fichier controversé. En mars 2009, il a été mis à la retraite d’office mais a déposé un référé devant le tribunal administratif pour contester cette décision. Le tribunal administratif de Melun a ordonné la suspension de la décision et réintégré Philippe Pichon, en le suspendant de ses fonctions. Il a demandé sa réintégration, le commissaire du gouvernement s’y est opposé, la décision sera rendue demain, vendredi 25 novembre. Le syndicat de la magistrature se dit « choqué » que cette décision soit rendue avant celle qui sera rendue au pénal.

 http://sympa.yanninfo.fr:8888/wws/arc/1030_yanninfo/2011-12/msg00074.html

 

 

       VI.      Le fichage généralisé dans notre monde post moderne.

http://libertes.blog.lemonde.fr/2010/05/27/entre-promethee-et-frankenstein-le-stic-nouvelle-croyance-policiere/


 

Lucien PONS

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 15:28

Les travailleurs vivent un véritable ouragan de mesures anti populaires mises en œuvre par le gouvernement, le patronat, l’État capitaliste, l’UE, la BCE, le FMI : chômage, précarisation des conditions de vie et de travail, baisse des salaires et des pensions de retraite, augmentation de l’âge du départ à la retraite, nouveaux impôts de classe, plans sociaux, licenciements massifs, hôpitaux démantelés, éducation nationale bradée à partir d’un discours de culpabilisation sur la dette publique.

Les travailleurs savent qu’ils n’ont aucune responsabilité dans cette dette : celle-ci résulte avant tout des exonérations des grandes entreprises, d’une fiscalité au service des plus riches, des dépenses improductives, notamment militaires, mais aussi depuis plus de 30 ans de la privatisation de la fonction monétaire au bénéfice des banques et des marchés financiers et de notre insertion dans l’Union européenne, véritable carcan politique et institutionnel au service de l’oligarchie.

Il en est d’ailleurs de même de la dette des pays du « Sud » : n’est-ce pas les pays colonisateurs qui sont endettés vis-à-vis des ex-colonies ?

À l’instar de ce qui se passe en Grèce, et qui s’étend déjà à d’autres pays européens, ces mesures visent à faire porter durablement le fardeau de la crise du système capitaliste par les travailleurs. C’est le sens du passage en force du nouveau Traité européen et de la « règle d’or » sur l’équilibre budgétaire .

Ces plans sont aussi appliqués ou préconisées par les forces sociales-démocrates. N’oublions pas qu’en France ces mêmes forces ont défendu le « OUI » au TCE en 2005 ainsi que le Traité de Lisbonne adopté contre la volonté populaire, aujourd’hui, apparus comme des outils d’appauvrissement des peuples d’Europe, d’agression et de domination des peuples du « Sud ».

Les directions syndicales réformistes en France, en Europe (CES) et dans le monde (CSI), ont accompagné les mesures anti-sociales cédant au chantage à la dette et aux déficits, elles ont appuyé les guerres impérialistes, leur orientation détournant les luttes vers des protestations et des manifestations sans perspective…

Pas de succès dans nos luttes sans s’inscrire dans une stratégie contre le capitalisme, contre les politiques de l’UE, contre les guerres impérialistes prolongement international des politiques d’austérité. Il ne s’agit pas seulement de politiques gouvernementales, de changement d’équipe : il s’agit de lutter pour l’élimination des mécanismes de l’exploitation capitaliste et la domination impérialiste !

Parce que la crise est une crise sans précédent du système lui-même et qu’elle ne connaîtra d’issue positive pour les travailleurs et les peuples que si les travailleurs et les peuples se donnent pour objectif une sortie du système et un véritable détricotage de toutes les mesures qui ont abouti à la situation de chaos actuel.

L’histoire et l’expérience du mouvement syndical et ouvrier nous renseignent sur l’alternative qui s’offre aux travailleurs et syndicalistes : soit bâtir des syndicats comme organisations auxiliaires des capitalistes, soit bâtir un syndicat pour se libérer de l’exploitation .

Car le système n’est ni moralisable ni régularisable et plus que jamais à l’heure de sa crise globale et dans le contexte actuel l’attente du résultat des présidentielles serait mortel !

 Amplifions, élargissons, coordonnons les protestations qui se sont déjà manifesté et qui ne manquerons pas de continuer, contre les plans d’austérité en intervenant davantage dans nos syndicats de base !

 Agissons pour des revendications collectives (salaires et emploi, luttes contre les fermetures et contre les plans dits sociaux) et unifiantes au niveau national !

 Intensifions la lutte contre les courants dominants du réformisme au sein des centrales syndicales et refusons « les diagnostics partagés avec les partenaires sociaux » et l’unité syndicale au sommet qui revient à emprisonner les travailleurs dans la collaboration de classe prônée par la CFDT notamment !

 Agissons pour la sortie de la CGT de la CES véritable appendice de l’UE et de la mondialisation capitaliste !

 Développons la solidarité contre les violences et la répression anti-syndicale, dans les entreprises comme dans les services publics !

 Développons la solidarité internationaliste envers les peuples victimes des agressions impérialistes !

 

Paris le 20 décembre 2011

 

Front Syndical de Classe

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 15:22

de : LE REBOURSIER

mercredi 21 décembre 2011 - 17h04

 

SYNDICAT CGT COMMERCE ET SERVICES DU BASSIN ALESIEN.

Bourse du Travail,Place Georges Dupuy,30100 Alès.

Tel:04 66 30 04 57 . Fax:04 66 30 10 37.

ADRESSE AUX SYNDIQUES et SYNDICATS CGT GARDOIS

Chers Camarades,

Réunis en AG le 8/12/2011,notre syndicat vous appelle à réagir à nos côtés pour sortir notre secrétaire général adjoint,Olivier BIREAUD,de la situation dramatique dans laquelle il se trouve depuis le 13ème congrès de la Fédération du commerce et des services CGT de Mai 2011.

Cette situation fait suite à une longue série d’évènements qui révèlent un véritable acharnement de son employeur,La Fédération du Commerce et des services CGT.Il a subi,et subit toujours :

 Une véritable mise au placard.

 Une insupportable suppression de toutes ses tâches de travail ( situation depuis le mois de juin 2011,juste après le congrès ).

 Une dramatique mutation arbitraire à Montreuil avec un délai de prévenance de 3 jours (à 800 Kms de son domicile).

 une incroyable convocation à un entretien préalable en vue d’un éventuel licenciement.

PIRE ENCORE !

A bout de souffle,Olivier est victime d’un malaise.Le médecin le place en accident de travail.Malgré ce,la Fédération ose renouveler sa convocation à l’entretien préalable au licenciement.

Sa seule "FAUTE" : avoir exprimé un point de vue différent lors du congrès fédéral,et avoir appliqué les décision de congrès de la CGT depuis des années,en particulier la fameuse résolution N°4 du 49ème congrès confédéral.

Nous le répétons encore,nous n’avons pas de désaccord avec les orientations confédérales.

La position de notre syndicat est très claire.Nous vous appelons à agir à nos côtés pour combattre cette véritable chasse aux sorcières qui est menée à l’encontre de notre camarade.

Pour cela,nous devons interpeller Bernard THIBAULT !!!

C’est pour toutes ces raisons,ET EN ACCORD AVEC L’UNION LOCALE d’ALES,que nous vous appelons :

 A participer massivement à l’AG de l’UL CGT d’Alès le 5 JANVIER 2012 à 17h30 à la bourse du travail d’Alès,pendant laquelle notre syndicat vous exposera clairement la situation d’Olivier.

 A signer la pétition concernant Olivier (pour ceux qui ne l’ont pas encore fait).Sachez enfin,que pour notre syndicat,cette invraisemblable situation est un profond traumatisme et perturbe grandement notre activité syndicale et fait le jeu du patronat (ouverture des magasins le dimanche à Alès).

Comptant sur votre solidarité et votre action,

Pour les syndiqués du Syndicat CGT du Commerce et des Services du bassin alésien,

Martine PAGES

Secrétaire du syndicat

 

Publié par Bellaciao https://bellaciao.org/fr/spip.php?article123648

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:54

mercredi 14 décembre 2011, par Comité Valmy

 

Cette prise de position date du 12 décembre 2007

et reste d’une brûlante actualité

Extraits des statuts adoptés par le Congrès d’Unité de 1936 :

Fidèle à ses origines, à la charte d’Amiens de 1906, héritière des valeurs humanistes et internationalistes qui ont présidé à sa constitution... la Confédération Générale du Travail défend les intérêts de tous les salariés sans exclusive, en tous temps et en tous lieux...

Par son analyse, ses propositions et son action, elle agit pour que prévalent dans la société les idéaux de libertés, d’égalité, de justice, de laïcité, de fraternité et de solidarité...

Elle agit pour une société démocratique, libérée de l’exploitation capitaliste et des autres formes d’exploitation capitaliste et des autres formes d’exploitation et de domination, contre les discriminations de toutes sortes, le rascisme, la xénophobie et toutes les exclusions...

Soumise à la logique du profit, la société actuelle est traversée par la lutte des classes et à de multiples contradictions...

Ouvert à toutes les diversités, riche des différences d’opinion, le syndicalisme dont l’ambition est d’être solidaire, uni et rassembleur, constitue pour les salariés un moyen essentiel pour relever les défis comtemporains.

Les principes d’égalité, de solidarité, d’écoute, de tolérance et d’épanouissement des diversités pour lesquelles elle oeuvre, animent la vie démocratique en son sein.

 

PREAMBULE DE 1936

Le mouvement syndical, à tous ses échelons, s’administre et décide de son action dans l’indépendance absolue à l’égad du patronat, des gouvernements, des partis politiques...

...estimant que sa neutralité à l’égard des partis politiques ne saurait impliquer son indifférence à l’égard des dangers qui menaceraient les libertés publiques comme les réformes en vigueur ou à conquérir.

Telle est la conception du syndicalisme CGT, fidèle aux idéaux du Programme du CNR (Conseil National de la Résistance) adopté le 15 mars 1944. Le Résistant Louis Saillant sera le représentant de la CGT au CNR dont il prend la présidence le 11 septembre 1944.

Tout un passage du Programme est consacré au rétablissement des libertés démocratiques telles :

*        L’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

*        - La liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

*        - La liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;

*        - La liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

*        - L’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

*        - Le respect de la personne humaine ;

*         - L’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi.

Suivaient toute une série de réformes économiques et de réformes sociales parmi lesquelles :

"l’éviction des grandes féodalités économiques et financières ", " le retour à la nation de tous les grands moyens de production monopolisés, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques", " le droit au travail et au repos", " un plan complet de sécurité sociale", " un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité effective pour les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la fortune de leurs parents".

Voilà pourquoi les patriotes de France ont combattu. Nombre de nos camarades de la CGT ont sacrifié leur vie pour la liberté. Il est impossible de les citer tous tant ils sont nombreux.

 

Quelques noms :

Suzanne Masson, de la Fédération de la métallurgie, décapitée à la hache le 1er novembre 1943.

Georges Woodli, dirigeant cheminot d’Alsace-Lorraine, pendu au Struthof le 2 mai 1943.

Jean-Pierre Timbaud, responsable du syndicat des Métaux, fusillé avec 26 autres patriotes dont le jeune Guy Môquet à Châteaubriant, le 22 octobre 1941.

Jean Catelas, secrétaire du syndicat des cheminots d’Amiens, guillotiné le 24 septembre 1941.

Lucien Sampaix, ouvrier métallurgiste, fusillé le 15 décembre 1941.

Auguste Delaune, ouvrier soudeur, éminent dirigeant de la FSGT ( Fédération Sportive et Gymnique du Travail), mort sous la torture le 12 septembre 1943.

Pierre Semard, secrétaire général de la Fédération des cheminots, fusillé le 7 mars 1942.

En octobre 1945 est créée la FSM (Fédération Syndicale Mondiale). Notre camarade Louis Saillant en deviendra le secrétaire général. En 1975, la CGT quitte la direction de la FSM et se désaffilie en 1995. Dès 1931, Benoît Frachon devient le porte parole convaincu de la lutte pour l’unité syndicale, sous la bannière de la CGTU.

Dirigeant de premier plan de la CGT après la réunification syndicale de 1935, Frachon participe à la rencontre CGT/Patronat du 6 juin 1936 à l’hôtel Matignon. Le rapport de force est tel que les négociations ne s’éternisent pas.

Lors de la seconde Guerre mondiale, Benoît Frachon sera un Résistant de tout premier plan. Après la guerre, il sera élu secrétaire général de la CGT le 5 septembre 1945.

A la Libération, des militants de la CGT deviendront ministres du gouvernement de Gaulle.

Marcel Paul, enfant de l’assistance publique, Résistant de la première heure est arrêté le 13 novembre 1941, déporté à Buchenwald. Il jouera un rôle important dans l’insurrection du camp en avril 1945.

Marcel Paul sera ministre de la production industrielle dans le Gouvernement provisoire de la République française. Il fera voter la loi de nationalisation de l’électricité et du gaz le 8 avril 1946 créant Electricité et Gaz de France.

Ambroise Croizat, secrétaire général de la Fédération des travailleurs de la métallurgie sera à la Libération ministre du Travail et de la Sécurité sociale.

Surnommé le "ministre des travailleurs", son nom reste attaché aux grandes lois relatives à la Sécurité sociale. En 28 mois, il accomplit une oeuvre considérable.

La classe ouvrière a eu de grands militants parmi nos aînés..

En raison de ses activités révolutionnaires, notre camarade cheminot Gaston Monmousseau connaîtra la prison. Ecroué à la santé en 1920, libéré en 1921. Il y retournera en 1923, 1927, 1929 et 1931. Clandestin

dès 1939, il participe à la reconstitution du mouvement syndical dans les batailles contre l’occupant nazi.

A la Libération, le 29 mars 1945, il est réélu secrétaire de la CGT réunifiée. Gaston Monmousseau était apprécié pour son humour parfois féroce.

Le titi parisien André Tollet, apprenti tapissier-ébéniste adhère à la CGTU à l’âge de 15 ans. En 1936, il organise les grèves et devient l’un des secrétaires de l’Union Régionale des syndicats parisiens. Pendant la seconde Guerre mondiale, en contact avec Benoît Frachon, André Tollet organise des Groupes de sabotage et destruction recrutés par le biais syndical.

Au niveau de la Résistance parisienne, dans le droit fil de l’unification,au sein du CNR de toutes les forces luttant contre l’occupant allemand, André Tollet est porté à la présidence du Comité parisien de libération (CPL).

Georges Seguy, ouvrier imprimeur et militant syndical est un responsable des Francs -Tireurs et Partisans Français (FTPF) pendant la seconde Guerre mondiale. Il est arrêté en 1944 et déporté au camp de Mauthausen.

Après la Libération, il est membre du syndicat de Toulouse. Secrétaire général de la Fédération des cheminots de 1961 à 1965, il devient secrétaire général de la CGT de 1967 à 1982.

Successeur de Georges Séguy à la tête de la Confédération, l’ancien Résistant et ancien déporté Henry Krasucki fut incontestablement une des grandes figures de l’histoire de la CGT avec Georges Séguy et Benoît Frachon.

Ma conception du syndicalisme de lutte des classes n’a rien à voir avec le "syndicalisme" d’accompagnement des actuels dirigeants de la CGT concernant les néfastes réformes décidées par Sarkozy. Pas une seule journée sans que l’Arrogant ne nous assène de mauvais coups. Après le rachat des jours de congés, le travail le dimanche, la réforme du logement, les contrôles techniques automobiles qui vont encore davantage paupériser les personnes les plus vulnérables financièrement, voilà qu’il veut achever, le mot n’est pas trop fort les personnes en longue maladie parce qu’elles sont "coupables" d’être handicapées, de coûter trop cher à la Sécurité sociale.

Parce qu’ils refusent la casse de leur régime de retraite, les salariés de la RATP et les cheminots ont fait 10 jours de grève. Les directions syndicales ont accepté d’aller discuter de cette réforme et d’en récolter qu’elles miettes qu’elles brandissent déjà comme un trophée. Sarkozy s’en accomode et en profite pour enfoncer le clou. Les grèves sont morcelées, isolées, les coups de matraques tombent sur notre jeunesse étudiante et lycéenne esseulée dans son combat parce qu’elle est trahie, comme l’ont été les traminots et les cheminots par des dirigeants carpettes qui, au train que mène Sarkozy vont avoir des comptes à rendre car en refusant la lutte contre la dictature de Sarkozy, les Chérèque, les Thibault vont être responsables des drames humains inévitables que vont engendrer les réformes de Sarkozy. Je ne vois pas comment la population laborieuse va pouvoir faire face à cette avalanche de mauvais coups.

Nos "grands stratèges" ont réussi l’exploit de faire traîner les négociations jusqu’en février, et après...

Les travailleurs savent maintenant à quoi s’en tenir, passer outre les directions syndicales comme viennent de le faire les salariés des sections CGT de 7 dépôts de bus de la RATP dans une lettre ouverte à leurs directions syndicales CGT-BUS, à l’ Union CGT RATP, à la Fédération des Transports et à la Confédération CGT.

Un cheminot retraité CGT
Jacques Tourtaux

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-la-cgt-a-laquelle-j-aspire-91682209.html

publié par Comité Valmy http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2105

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 12:07
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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 11:27

Discours de Bernard Giusti

Secrétaire Général du syndicat CGT de l'hôpital Saint-Vincent de Paul

Le 31 mai 2011 au Congrès du syndicat CGT de l'hôpital Saint-Vincent de Paul

 

 

Mes cher(e)s camarades,

 

 

Nous voici réunis pour ce qui sera le dernier Congrès du syndicat CGT de notre hôpital, Saint-Vincent de Paul. Ce syndicat existe depuis 1973, et beaucoup de luttes s'y sont déroulées. Beaucoup de victoires y ont été obtenues, et nous avons dû faire face à des défaites aussi. Mais la solidarité et la cohésion des syndiqués et des sympathisants a toujours été ce qui a permis les victoires et atténué les défaites. Aussi je tiens à saluer en premier lieu tous les camarades, présents et passés, sans lesquels rien n'aurait été possible.

 

Dans un contexte économique, politique et syndical difficile, notre hôpital fermera ses portes dans quelques mois, sacrifié au nom d'un capitalisme toujours plus sauvage et arrogant. C'est un crève-cœur pour nous tous, pour nous qui y travaillons depuis des années, pour certains qui y ont fait leur carrière, mais un crève-cœur aussi pour tous les usagers qui étaient attachés à un hôpital à taille humaine qui dispensait une médecine de très haute qualité. Un hôpital qui avait su développer un savoir-faire et une relation patients-soignants exceptionnels qui dépassaient le cadre de nos frontières. Il n'y avait pas de nécessité économique ou médicale qui justifiait la fermeture de Saint-Vincent de Paul. Seule la volonté politique des gouvernements de droite successifs (droite dure comme l'UMP ou droite centriste comme le PS) a conduit à cette fermeture et à ce gâchis.

La fermeture de notre hôpital s'inscrit dans ce que d'aucuns appellent "la restructuration" de l'AP-HP[1]. Cette « restructuration » qui touche tous les hôpitaux de l’AP-HP - et dont Marise Dantin[2] et Catherine Cochain[3] vous parleront tout à l'heure - nous savons tous ce qu’elle signifie en réalité : la casse pure et simple de l’hôpital public, sacrifié sur l’autel des profits privés. L’argument si souvent avancé pour justifier une telle politique, à savoir la nécessité de « faire des économies », ne résiste pas une seconde à l’analyse. Quiconque connaît un tant soit peu le fonctionnement de l’AP-HP est en mesure de constater qu’il ne s’agit pas de faire des économies, mais bel et bien de réduire le personnel et l’offre de soin.

Bien entendu, nous sommes contre la gabegie sous toutes ses formes, mais nous refusons cette idée si souvent brandie comme un étendard par les fossoyeurs des services publics, selon laquelle il faudrait « rentabiliser la santé ».

Rentabiliser : cette idée est déjà une aberration pour l’ensemble des services publics, dans la mesure où précisément le principe du service public est bien que les secteurs rentables doivent servir à alimenter les secteurs non rentables (et non à payer des actionnaires), de telle sorte que tout citoyen de la République, où qu’il se trouve, y compris bien sûr dans les DOM[4] (voir le texte de Viviane Membrilla), puisse bénéficier partout des mêmes services. Le service public est un des piliers sur lesquels est fondée notre République, et en s'y attaquant les capitalistes attaquent notre nation.

Mais ce qui vaut pour les services publics en général (par exemple le fait qu'une ligne de chemin de fer de campagne doit être financée par les grandes lignes rentables) est encore plus vrai pour ce qui concerne la santé. La santé est un domaine à part, dans la mesure où, si l’on pourrait toujours choisir entre le train, l’avion ou la voiture par exemple, on ne choisit pas d’être malade ou non (sauf rares exceptions !). L’hôpital n’est pas un bien de consommation, c’est une nécessité, et la qualité des soins dispensés ne doit pas dépendre de la localisation ou des ressources financières des patients.

Il n’y a pas d’argent nous dit-on ? Les doses de vaccin de Bachelot (achetés suite à une campagne lancée par des responsables de l’OMS dont certains, par la suite, ont été mis en examen pour avoir touché des pots-de-vin des laboratoires...) ont coûté plus cher que l’ensemble des déficits des hôpitaux... Nos impôts directs ou indirects augmentent sans cesse, à quoi passent-ils ? A payer des cigares aux ministres ou des voyages en jets privés ? Nos salaires non seulement n’augmentent pas mais, au vu de l’inflation, régressent depuis de nombreuses années, tandis que « la noblesse hospitalière » empoche primes et augmentations et bénéficie d’avantages... Etc., etc.

C’est dans ce contexte général que se déroule la restructuration et la fermeture imminente de notre hôpital.

 

Attaque généralisée contre les services publics et contre tous les fondements de la République, incompatibles avec les objectifs de l’Europe capitaliste ; appauvrissement de la population (en 2005, l’ONU annonçait 7,5 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté en France ; début 2010, on atteignait  les 13 millions, ce qui n’inclut pas toutes les personnes qui survivent à peine juste au-dessus du seuil de pauvreté...) ; incertitude généralisée sur l’avenir, renforcée par la méfiance, voire la défiance, trop souvent justifiée, à l’égard des partis politiques et des représentants élus... ; remise en cause de nos retraites, quand les plus huppés s’octroient des retraites dorées après avoir pillé la République..

Certains voudraient nous faire croire que ce sont les effets de la crise, mais d’une part ces soi-disant effets étaient déjà présents avant la crise (et puis, comme le dit souvent un de mes amis chanteurs, « Pour nous, ça fait un bail que c’est la crise tous les mois ! »). D’autre part ce que nous vivons plus particulièrement à l’AP-HP était déjà annoncé dans le Plan Directeur de 2000... Ce que nous vivons n’est pas la conséquence de « la crise », ce que nous vivons est la conséquence d’un choix : le choix politique d’un modèle économique. D’autres choix sont possibles. Ils ont fait un choix, celui d'une politique qui nous prive progressivement de l'essentiel. Nous, nous faisons le choix d'une autre politique, celle de l'équité, du partage et de la solidarité.

Certes, à notre modeste niveau local et à nous seuls nous ne saurions inverser la tendance de cette politique capitaliste. Mais nous ne sommes pas isolés : il suffit de parler un peu avec nos collègues, avec les gens dans la rue, pour savoir que nous sommes nombreux à refuser le fatalisme, à refuser ce que le capitalisme veut nous imposer. On cherche à nous convaincre que pour ça aille mieux il faut que nous soyons plus pauvres. Travailler plus longtemps pour gagner moins. Nous le savons et nous le voyons bien tous les jours : nous appauvrir ne sert qu’à enrichir les plus riches.

 

L’action syndicale ne saurait faire abstraction de ce contexte et nous devons en tenir compte. Je parlais à l'instant de la méfiance à l'égard des élus. Les doutes et interrogations de nos camarades sont malheureusement légitimes : rarement un pouvoir en place n’a été aussi méprisant face aux aspirations du peuple. Ils sont légitimes aussi parce qu’au fil des années, l’écart s’est creusé entre la base, ceux qui sont sur le terrain et qui triment, et leurs représentants élus. Nombre de nos camarades estiment aujourd’hui que les décisions prises dans les principaux états-majors politiques et syndicaux ont empêché le vaste mouvement populaire autour des retraites d’aboutir. Et de fait, si la tactique consistant à organiser des grèves et manifestations par intermittence a permis de démontrer la force des organisations syndicales et des partis politiques, cette même tactique poursuivie obstinément à un moment où la mobilisation des citoyens, qui clamaient leur exaspération mais aussi leurs espoirs dans la rue et sur leurs lieux de travail, cette même tactique, parce qu’elle a été poursuivie alors qu’il aurait fallu en changer en décrétant le blocage du pays, s’est révélée contre-productive et a conduit la plupart des militants, et des citoyens en général, au découragement et à l’incertitude. Notre syndicat n'échappe pas aux remous engendrés par ce contexte général, et il serait puéril, voire néfaste, de l'ignorer ou de feindre de l'ignorer.

 

Certains dirigeants syndicaux et certains de nos camarades ont choisi, ouvertement ou tacitement, la voie de la collaboration avec le capitalisme. Ils nous présentent certaines réformes comme inéluctables. Il conviendrait donc en quelque sorte de négocier afin d’en limiter les dégâts. Ou encore, ils voient l'avenir de notre syndicat dans la participation à la structure réformiste, européenne et donc capitaliste, de la CES[5].

Pour notre part, nous nous souvenons de ces paroles d’Henri Krasucki : « Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement»

Nous ne devons pas baisser les bras, nous ne devons pas nous laisser bercer par les sirènes de la collaboration avec le capitalisme. Oui, la lutte est dure. Elle est aujourd’hui d’autant plus dure qu’après l’imposition des réformes libérales malgré l’opposition massive des citoyens, les tenants du pouvoir et leurs sbires sont plus que jamais agressifs et méprisants - nous le voyons tous les jours en tant que délégués syndicaux. Elle est d’autant plus dure que l’idéologie capitaliste est diffusée à longueur de médias, dont la très grande majorité sont aux ordres. Mais particulièrement en cette période si difficile, nous avons le devoir d’affirmer et de réaffirmer nos idéaux, de défendre et d’imposer nos valeurs, qui reposent sur la justice sociale, le partage et la solidarité, sur l’égalité et la fraternité, et donc sur la liberté.

Alors, camarades : affirmons nos valeurs !

Affirmons-les parce qu'il n'y a pas de troisième voie entre la collaboration de classe et la lutte des classes. Affirmons-les, parce qu'en les affirmant nous ne pouvons que renforcer notre action syndicale. Affirmons-les, parce qu'ainsi nous faisons obstacle à tous les tenants de l'économie libérale, et parce qu'ainsi nous maintenons vivante la flamme de l'espoir.

Pour ma part, et avec mes camarades de Saint-Vincent de Paul et d'autres hôpitaux, nous avons choisi notre camp, celui de la lutte des classes.

 

Voilà un an, chers camarades, que vous m'avez élu au poste de Secrétaire Général. J'ai eu la chance d'être entouré par des camarades motivés et dévoués, sans lesquels je n'aurai pas pu faire grand-chose, des camarades qui ont toujours été présents pour me soutenir ou me conseiller. Je tiens à les remercier aujourd'hui.

Vous le savez, mon souci premier a toujours été de défendre au mieux le personnel de notre hôpital, particulièrement malmené par la direction en cette période de fermeture, et nous avons eu notamment à résoudre de nombreux cas particuliers. La plupart ont été résolus avec succès, notamment grâce au soutien des camarades de Cochin. Mais n'oublions pas que chaque cas particulier nous renvoie à ce qui motive notre action syndicale. Il y a dans notre CGT des camarades qui ont malheureusement perdu de vue que derrière les mots, derrière les mots d'ordre et des slogans, derrière les stratégies syndicales, il y a une base qui souffre. L'un de mes professeurs à la Fac, juif argentin et marxiste, avait coutume de me dire que "la théorie c'est de la pratique". Et en effet, si toute pratique syndicale doit se soutenir d'une théorisation, la théorisation syndicale qui ne repose pas ou ne repose plus sur la pratique devient inefficace parce qu'en décalage avec la réalité de terrain. Chaque cas particulier illustre donc ce que nous pensons, et en même temps il nous permet de nous adapter sans cesse à la réalité du terrain. Je ne considère donc pas, comme d'aucuns pourraient le faire, que la défense des cas particuliers soit une activité syndicale mineure. Au contraire, je le répète, c'est la base même de notre action.

Ensuite, l'un de mes soucis a été d'anticiper au mieux une fermeture qui, lorsque j'ai pris mes fonctions, était devenue inéluctable. Il s'est donc agi de batailler sans cesse avec la direction afin que nos collègues puissent être réaffectés dans les meilleures conditions possibles. Les exemples que nous avons eus avec le départ de la Pédiatrie sur Necker, puis ceux sur le Kremlin-Bicêtre, ont malheureusement démontré si besoin en était que la direction, pour parvenir à ses fins, est prête à tout. Notre combat aujourd'hui porte sur les collègues qui iront sur Cochin et le PR1[6].

Avant même ma prise de fonction effective, j'ai décidé de rétablir la confiance et la fraternité avec nos camarades de Cochin. En effet, pour défendre aux mieux nos collègues de SVP, il était évident qu'il nous fallait l'appui de Cochin, ne serait-ce qu'en terme de rapport de force avec la direction. D'autre part, ma vision de la CGT est celle de l'unité et de la solidarité, et non de la division entre les syndicats CGT. Je voudrais donc remercier maintenant Marise Dantin ainsi que tous nos camarades de Cochin, car lorsque j'ai fait cette démarche de rapprochement entre nos deux syndicats, ils m'ont accueilli avec chaleur et franchise. J'ai pu constater très vite que tous les ragots qui avaient jadis mené à la division et à la suspicion entre nos syndicats étaient sans fondements. Tout au contraire, j'ai trouvé des camarades opposés aux compromissions, attachés à la lutte des classes et à une véritable démocratie syndicale. Je suis heureux de voir  qu'aujourd'hui l'entente entre tous les camarades des deux syndicats est totale.

Un grand merci spécial à Marise, qui est quelqu'un de droit et de généreux et qui, de camarade, est devenue une amie.

Grâce à ce rapprochement, nous avons pu défendre plus efficacement les collègues en difficulté. Nous avons pu mener des actions communes. Par exemple, une expertise est en voie d'achèvement sur le PR1, et si le Secrétaire Général de SVP pilote cette expertise c'est bien grâce aux camarades mandatés au CHSCT[7], de SVP et Cochin réunis.

Tout cela a permis à notre syndicat CGT de SVP de rester présent et offensif au moment où le personnel a particulièrement besoin de nous.

 

Je voudrais à présent revenir sur la démocratie syndicale. Comme je le disais tout à l'heure, un fossé grandissant s'est creusé entre la base et les élus de la CGT. Ce qui jadis faisait la force de la CGT, c'était une idéologie claire basée sur le principe de la lutte des classes. Ces dernières décennies, l'évolution politique et syndicale a fait que les principes idéologiques qui sous-tendent les décisions et les actions sont de plus en plus flous, voire parfois soumis à des intérêts particuliers au détriment de l'intérêt général du syndicat. Cet état de fait aboutit à mon sens à des atteintes de plus en plus manifestes à la démocratie syndicale. Beaucoup de camarades mandatés, par exemple, estiment ne plus avoir de comptes à rendre à ceux qui les ont élus. Certains mandats peuvent être attribués sans même que la base en soit informée et sont en quelque sorte attribués "pour services rendus", comme des médailles du mérite. Des camarades mandatés semblent penser qu'ils sont seuls décideurs des actions ou des orientations à donner aux actions. Pour beaucoup, les commissions exécutives ne sont là que pour entériner des décisions prises en comités restreints dans les Bureaux, alors que ce devrait être l'inverse. Bref, les exemples sont nombreux. Pour notre part, ici à SVP, mais aussi à Cochin, à Broca ou à l'Hôtel Dieu, nous veillons particulièrement à ce que cette démocratie syndicale soit respectée, et nous continuerons à le faire. La CGT ne doit pas être comme l'UMP ou le PS, à savoir que si la base dit non, les dirigeants ne doivent pas dire oui et mener une politique contraire à celle décidée par le peuple. A l'UMP et au PS, ils ont sans cesse les mots de "démocratie" et de "liberté" à la bouche, mais c'est pour mieux les bafouer. Alors ne jugez pas les camarades mandatés sur leurs paroles, mais jugez-les sur leurs actes. Ne les jugez pas sur leurs mérites passés, mais sur leurs actes actuels.

 

Les militants ne sont pas des militaires.

 

J'ai beaucoup insisté dans ce discours sur la nécessité de respecter la démocratie syndicale, sur le fait que les décisions ne devaient pas être prises unilatéralement par des mandatés coupés de leur base, et qui pensent que "la base suivra". C'est que la démocratie est le fondement même de l'unité et de la solidarité au sein de notre syndicat. En effet, il ne saurait y avoir ni l'une ni l'autre sans l'adhésion massive des syndiqués aux orientations et aux décisions prises, et pour cela il est impératif que tous les syndiqués soient associés aux décisions. Faute de quoi, la base continuera à se désolidariser de ses dirigeants, les divisions intra-syndicales ne feront que s'accentuer, les intérêts particuliers prendront le pas sur l'intérêt général, et en fin de compte l'action syndicale proprement dite sera réduite à la portion congrue. En cette période d'offensive généralisée contre les droits et les intérêts des travailleurs, cela ne pourra qu'être catastrophique pour l'ensemble des travailleurs et cela ne fera qu'affaiblir notre CGT.

 

Alors chers camarades, renforçons la démocratie syndicale au sein de la CGT, affirmons nos valeurs, et vive la lutte des classes !

 

Merci à vous tous.

 

 Bernard Giusti



[1] Assistance Publique – Hôpitaux de Paris

[2] Marise Dantin, Secrétaire Générale CGT de l'hôpital Cochin

[3] Catherine Cochain, Secrétaire Générale CGT de l'hôpital Broca

[4] DOM : Départements d'Outre-Mer

[5] CES : Confédération Européenne des Syndicats ; structure rassemblant les syndicats réformistes (ou syndicats d'accompagnement du capitalisme) de l'Europe du capital

[6] PR1 : Port Royal 1 ; bâtiment situé à Port-Royal et dépendant de l'hôpital Cochin. Il est destiné à regrouper les maternités de Saint-Vincent de Paul, Baudelocque et Port-Royal. A l'occasion de cette restructuration, la direction en profite bien sûr pour supprimer des postes et dégrader les conditions de travail, le but avoué étant d'accoucher plus de femmes avec moins de personnel. Le personnel a surnommé ce nouveau bâtiment "l'usine à bébés"…

SYNDICAT CGT

HOPITAL COCHIN

 

                                                                               Paris le, 31 Mai 2011

 

 

Discours de Marise Dantin

Secrétaire Générale du syndicat CGT de l'hôpital Cochin

le 31 mai 2011 au Congrès du syndicat CGT de l'hôpital Saint-Vincent de Paul

 

La politique gouvernementale de droite déploie une économie libérale en attaquant les salariés au plus prés de leur quotidien, de leur pouvoir d’achat.

Ainsi, pour l’année 2011 les dividendes en France se chiffrent à plus de 40 milliards d’euros et que les nouvelles règles de l’ISF retireront encore 1 Milliard à contribution nationale auxquels s’ajoute les 600 millions du bouclier fiscal.

A la question des salaires le gouvernement répond par une prime obligatoire de 1000 euros dans les entreprises de plus de 50 salariés. C’est l’arbre qui cache la forêt. Pendant ce temps ce même gouvernement annonce pour la troisième année consécutive le gel du point d’indice pour plus de 5 millions de fonctionnaires. L’inflation ne cesse d’augmenter et la perte sur les salaires oscille entre 175 et 400 euros selon l’indice.

Ce mépris envers les salariés teinté de « démagogie populiste », alors qu’aucune véritable négociation sur les salaires n'a été entamée, dit à quel point ce gouvernement entend accélérer sa politique d’austérité.

Les salariés français payent aujourd’hui le renflouement des banques et la crise du système bancaire spéculatif de 2009. Une dette publique provoquée par ce choix de renflouer les banques, en creusant le déficit public remboursé par les impôts.

Les reformes sur les retraites de 2010 n’ont pas tardées à être mises en application. La perte de la reconnaissance de la pénibilité pour le personnel soignant, le passage pratiquement obligatoire pour les IDE de la catégorie B à la catégorie A depuis le 1er décembre 2010 : une lutte est menée avec les IDE contre l’inscription dans les ordres. Rappelons que la constitution des ordres professionnels date d’un gouvernement fasciste qui a laissé de bien mauvais souvenir (gouvernement de Vichy sous la direction du Maréchal Pétain).

Que dire de notre Direction Générale qui suit les mêmes contenus politiques que celui du gouvernement Sarkozy avec des plans d’économie de 300 millions d’euros jusqu’en 2012 et la suppression de 25000 emplois dans la fonction publique hospitalière, dont plus de 4000 à l’APHP.

Nous sommes devenus un service public de santé soumis aux lois du marché avec des recettes et des dépenses, mis en concurrence avec le secteur privé par le biais de la convergence tarifaire et son indicateur, la T2A.

Cette politique et cette gestion sont contraires aux fondements des missions du service public hospitalier.

La santé doit rester financée par nos cotisations sociales ce qui donne la garantie à chaque citoyen d’accéder à des services de soins de qualité selon les besoins et non selon les moyens.

Pour financer la santé, il faut améliorer les recettes de sécurité sociale non en faisant intervenir l’Etat comme cela s’est fait pour les banques, mais par l’augmentation des salaires, la création d’emplois qualifiés, l’arrêt des exonérations patronales, la mise en place de cotisations sur les revenus financiers.

Que dire aussi de la situation de nos hopitaux et des futures répercussions de la loi HPST, du plan stratégique 2010-2014 qui va modifier et dénaturer le service public de santé en général, et en particulier celui de l’APHP ?

Cette loi permet au gouvernement de reprendre la main sur l’institution dans l’unique but de démanteler et de privatiser une grande partie de ses activités. L’élection d’un haut fonctionnaire à la solde de l’Elysée pour présider l’ARS en est le symbole.

La constitution des 12 g    roupes hospitaliers au lieu des 37 établissements est une véritable bombe à retardement. En témoignent la fermeture des hopitaux, le transfert et les fermetures de services et d’activités. Cette loi ne répond pas aux enjeux de service public de santé, mais va accélérer le processus d’un nouveau rééquilibrage des comptes, un surcroît de pénibilité au travail et une aggravation sans précédent de la qualité et de l’accès aux soins pour l’ensemble de la population. Ne passons pas sous silence l’escalade du harcèlement et du mépris que subit le personnel pour faire passer coûte que coûte ces projets dévastateurs.

 

Le groupe hospitalier COCHIN/SAINT VINCENT DE PAUL en est un exemple probant.

Après des années de luttes comme dans les précédentes fermetures d’hôpitaux, les Directeurs successifs de l’AP-HP sont arrivés à leur fins, les hôpitaux ferment, dont Saint-Vincent de Paul.

Le personnel de SVP a été dispatché dans d’autres établissements, mais une grande partie d'entre eux vont intégrer la maternité de Port Royal à Cochin.

C’est ainsi que la CGT de Cochin et de Saint Vincent de Paul se sont unis depuis plusieurs mois afin d’aider les agents en difficulté, soit pour trouver un poste à leur convenance, soit pour une aide psychologique car, pour avoir moi-même vécu une fermeture d’hôpital, je comprends le désarroi du personnel.

Ce rapprochement vous le devez à votre secrétaire général car les rapports entre Cochin et Saint-Vincent de Paul n’ont pas toujours été au beau fixe. En effet, depuis mon arrivée à Cochin je ressentais une certaine animosité de part et d’autre. En plus de l’aide que l’on peut apporter, car ensemble nous sommes plus forts, je m’en félicite car une réelle amitié est née.

Nos combats, nos luttes sont les vôtres. Dans un avenir pas très lointain, la CGT de Cochin espère vous accueillir et vous joindre à toutes nos revendications afin qu’à l’hôpital Cochin, tous, vous puissiez trouver une aide, un appui, un conseil et surtout la solidarité qui est indispensable dans une société ou de plus en plus l’individualisme prime.

 

DONC BIENVENUE A TOUS DANS VOTRE NOUVEL ETABLISSEMENT  !  

 

 Marise Dantin

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 20:29

Décision d’adhésion de la FSU à la CES : non démocratique, non légitime !

 

Le 19 janvier 2011 au soir, un étrange verdict est tombé à l’issue du Comité délibératif de la FSU : 79,75 % de ses syndiqués, consultés par leurs syndicats respectifs, approuvent l’adhésion de la FSU à la Confédération Européenne des Syndicats (CES).

 

L’explication de ce résultat, particulièrement laconique et peu transparente, est à lire sur le site de la FSU ( http://www.fsu.fr/spip.php?article2703) :

 

Conformément au mandat du congrès de Lille, la question de la demande d’adhésion à la CES a été posée.

« Afin de participer à la construction d’un rapport de forces en faveur des salariés au niveau européen, la FSU se donne jusqu’à décembre 2010 pour mener les débats en son sein en fournissant tous les éléments aux syndiqués. Elle organise une consultation de ses adhérents par les syndicats nationaux selon des modalités déterminées par le CDFN et en accord avec ceux-ci ».

Certains syndicats ont pointé la difficulté de la mise en œuvre de cette décision.
Les syndicats de la FSU ont consulté leurs adhérents sous des formes diversifiées.

Rapporté au nombre d’adhérents/SN, cela se traduit par :

Pour : 79.75%

Contre : 17.12%

Abstention : 3.13%

En dehors de ces exprimés 13.84% se sont portés en NPPV.

Le CDFN prend acte de ce résultat et en conséquence mandate la Secrétaire générale pour entreprendre les démarches d’adhésion de la FSU à la CES. ]

 

Adhérer à une confédération ne relève pas du simple mandat : c’est une décision qui impose que chaque syndiqué se prononce par un vote, puisqu’une partie de sa cotisation ira financer ladite confédération.

Comme elle l’exige pour n’importe quel scrutin (à commencer par les prochaines élections professionnelles…), la FSU a-t-elle veillé à ce que chaque syndiqué reçoive le matériel nécessaire à un tel vote (documents présentant la CES - statuts, mandats, bilan d’activité… -, éléments du débat contradictoire, bulletin de vote, infos sur modalités et période du vote) ?

 

Non, bien sûr ! Nous l’avons déjà démontré dans notre article du 28 novembre (http://www.frontsyndical-classe.org/article-adhesion-de-la-fsu-a-la-ces-les-syndiques-ont-ils-leur-mot-a-dire-61933712.html).

 

D’où cette caricature de procès-verbal de consultation, produite par le CDFN des 18 et 19 janvier, qui se contente d’évoquer des « difficultés de mise en œuvre » et « des formes diversifiées » de la consultation, sans préciser lesquelles, ni pour quel syndicat, ni avec quels résultats.

Enfin, cerise sur le gâteau de l’imposture démocratique, la phrase « Rapporté au nombre d’adhérents/SN, cela se traduit par… » signifie clairement que le mandat de Lille n’a pas été respecté : certains syndicats (voire la plupart ?) se sont contentés de « rapporter » le résultat d’un vote d’instance à leur nombre d’adhérents.

 

En fin de compte, combien d’adhérents de 2010 ont sérieusement été consultés sur une adhésion à la CES envisagée pour 2011 ? La direction de la FSU le sait-elle seulement ? Si oui, qu’elle donne ces chiffres, concernant chacun de ses 24 syndicats !

 

Pour sa part, et en l’état actuel des informations fournies par la FSU, le FSC considère comme non valide le résultat affiché le 20 janvier 2011 : il en exige l’annulation et demande qu’une nouvelle consultation soit réalisée dans de réelles conditions démocratiques auprès de tous les adhérents.

 

En tout état de cause, les syndiqués de la FSU attachés au syndicalisme de lutte de classe ne cesseront pas de dénoncer la CES comme le versant syndical de l’UE, au service des politiques de régression sociale subies par les travailleurs français et européens.

 

Front Syndical de Classe

Le 22 janvier 2011

 

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