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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 13:13

Communiqué aux syndicats Cgt 38

Contact : UD-CGT 04.76.09.65.54   / e.mail : accueil@cgtisere.org

 

Délibération à la Commission Exécutive de l’Union Départementale d’Isère du 19 décembre 2014

 

 

Nous traversons une période inédite, une crise pour notre organisation qui  a des effets graves sur l’activité de la Cgt aux cotés des salariés. 120 ans c’est l’histoire sociale française, écrite en grande partie par la Cgt. Nous avons confiance en la capacité collective de notre organisation à prendre les décisions responsables.

 

Ce qui nous semble évident c’est que la confiance des syndiqués est entamée et qu’elle est à reconquérir.

 

Nous sommes convaincus que la démocratie est l’issue dans cette séquence douloureuse et il n’y aura pas d’autres portes de sortie que de s’écouter, de se parler et de décider ensemble de ce qui est le plus efficace pour la Cgt et ses militants.

 

Dans un contexte de confusion globale, la Cgt doit être claire, lisible et aucune zone d’ombre ne doit l’entacher. Sinon comment pourrait-on participer à l’élévation du mouvement social, dans un moment de crise profonde de la représentation ?

 

La CE de l’Ud réunie le 19 décembre 2014, propose :

 

la mise en œuvre des procédures et de règles de vie, garantissant que les décisions soient prises collectivement (et non par quelques-uns)

la cohérence de travail entre le Bureau confédéral, la Commission Exécutive Confédérale (Cec) et le Comité Confédéral National (Ccn)

le lien renforcé entre la maison confédérale et les organisations (Unions départementales, Fédérations et les Syndicats qui les composent)

le départ anticipé de notre Secrétaire Général au regard de sa perte de crédibilité et dans le respect du militant qu’il est

que le Ccn, sur proposition de la Cec, élise un  nouveau Bureau Confédéral (conformément à l’art 30 des statuts) puisque ces faits mettent en lumière une défaillance collective

l’engagement des organisations de la Cgt à faire vivre ses statuts, ses chartes et ses orientations de congrès

engager un débat de fond sur :

la mise en place des conditions pour améliorer  la démocratie

les orientations de la Cgt, en vue de la préparation du prochain congrès confédéral

le respect des décisions collectives

l’obligation de rendre compte aux structures

la visibilité sur  les mandats de tous les permanents et leur rémunération

le fonctionnement des comités régionaux au sein de la Cgt

 

La Ce exige que toute la lumière soit faite sur les dysfonctionnements constatés. Ces propositions visent à gagner une Cgt forte, revendicative, combative et unie, rassemblée autour d’objectifs communs et clairs.

 

C’est dans un esprit constructif que notre Ce de l’Ud de l’Isère a débattu des enjeux.                                                                    

Grenoble, le 19 décembre 2014

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 14:57

Ça fait des années que se produisent dans cette fédération des faits inadmissibles :

  • licenciements de militants du seul fait qu'ils ont une opinion critique ( Olivier BIREAUD d'Alès, Yücel Basarslan d'Alsace, Serge CRIMET de l'UL de Coutances)

La fédération sera d'ailleurs condamnée devant les prud'hommes et devra s'acquitter de lourdes amendes.

  • Au congrès fédéral de Poitiers en 2011 les opposants serons gazés et privés de leurs mandats, la majorité obtenue au congrès devenant dès lors suspecte.

  • L'Union Syndicale de Paris forte de plusieurs milliers d'adhérents, menant des luttes victorieuses exemplaires qui existe depuis 30 ans , qui a doublé le nombre de ses cotisations entre 2003 et 2009 verra en 2012 la contribution de la fédération supprimée (merci Cogetise et le contrôle des structures de base par les bureaucrates!)

etc etc

A présent c'est à l'appartenance même à la CGT que les responsables de la fédération s'en prennent en prétendant désaffilier de la CGT et l'US de Paris et le nouveau syndicat parisien du commerce et des services (cf le communiqué ci-après).

 

Des faits graves couverts par le dirigeants

confédéraux

Des faits graves.

Des faits néfastes aux intérêts des travailleurs du secteur.

Des faits graves néfastes au renforcement de la CGT et à son influence dans un secteur de plusieurs millions de salariés.

Des faits donc qui peuvent gravement nuire à la représentativité de la CGT au plan national.

Des faits couverts par les dirigeants confédéraux car ils ne peuvent les ignorer :

  • Michèle Chay la secrétaire de la fédération est membre de la Commission exécutive après avoir été membre du Bureau confédéral.

  • Michel DONNEDU membre du Bureau confédéral suivait le congrès de Poitiers de 2011 et n'a pas condamné les agissements qu'il ne pouvait ignorer

  • Le 12 janvier 2012 une manifestation de militants CGT du commerce au nombre de 250 s'est déroulé devant le siège même de la CGT à Montreuil au moment de la tenue d'une CE fédérale afin de protester contre la répression organisée dans cette fédération.
    Sans qu'aucun dirigeant, ni fédéral, ni confédéral ne daigne venir s'adresser et dialoguer avec ces militants en colère mais profondément attachés à la CGT

On peut d'ailleurs encore visionner leur initiative et prendre connaissance de leurs motivations dans la vidéo en ligne à l'adresse :

http://www.dailymotion.com/video/xnrh2r_manifestation-contre-les-pratiques-de-la-federation-cgt-du-commerce-le-12-janvier-2012_news

 

Que cherche -t-on donc?

Voilà des militants qui se battent, qui renforcent de manière considérable la CGT dans leur secteur, qui entendent faire vivre la démocratie, qui ne se situent pas eux mêmes dans une ligne d'opposition aux orientations confédérales puisqu'ils se réclament explicitement des 49e et 50e congrès et la répression et des manœuvres indignes s'abattent sur eux !

Pour garder contre vents et marées le contrôle de la fédération ses dirigeants sont prêts à faire le vide.

Ils sont prêts à affaiblir considérablement l'organisation.

Ils sont prêts à pousser des militants fortement engagés dans les luttes écœurés par tant de manœuvres aussi contraires à la fraternité et à la solidarité entre militants qui a marqué toute l'histoire de la CGT, à les pousser donc dehors !

Ces agissements sont un mauvais coup contre les travailleurs, contre les luttes et contre la CGT.

Cette situation est insupportable !

C'est pourquoi avec d'autres nous la portons sur la place publique et faisons appel aux militants pour qu'ils fassent connaître leur réprobation et exigent le respect de la démocratie et des règles de vie de la CGT.

La responsabilité des dirigeants de la CGT est également engagée et le CCN, instance majeure entre deux congrès, qui se rèunit les 13 et 14 mai prochain doit se saisir de cette question.

Le congrès de cette fédération doit avoir lieu en novembre 2014.

Sa tenue n'est sans doute pas étrangère à l'offensive actuelle contre tous ceux qui à un moment ou à un autre peuvent avoir un avis critique sur l'attitude et l'activité des dirigeants fédéraux.

Exigeons qu'il se tienne conformément aux valeurs dont se réclame la CGT !

Exigeons que justice soit rendue à ces militants en leur rendant confiance dans la CGT!


Le Front Syndical de Classe

le 9 mai 2014

*********************************************

COMMUNIQUE DE L'US CGT COMMERCE ET SERVICES DE PARIS ET DU SPACS CGT

La fédération du commerce et des services désaffilie ses syndicats à  tours de bras.

Le 23 avril 2013, la direction de la fédération a envoyé un courrier recommandé avec AR à l'US Commerce et Services de Paris, lui signifiant qu'elle refusait son affiliation à la fédération. Cette décision s'inscrit dans une longue série d'exclusions, inacceptables dans notre organisation et qui mettent en question la survie même de notre syndicalisme.

Après plus de 30 ans d'existence, l'US Paris, ses 2800 adhérents directs et les 6000 adhérents parisiens se retrouveraient donc sans structure d'accueil ou de coordination !

Nos 200 délégués syndicaux n'auraient plus de mandat, toutes nos actions pour l'emploi,  contre le travail de nuit et du dimanche n'auraient plus de légitimité!

Dans le même courrier, la direction fédérale annonce son refus d'affilier le nouveau syndicat parisien du commerce et des services, que les syndiqués parisiens ont décidé de créer à  l'unanimité, lors d'une AG constitutive tenue le 6 février dernier. Cette création est issue des orientations et résolutions prises à  l'occasion des 49 et 50e congrès confédéraux auxquelles les militants parisiens adhèrent pleinement. Tous les syndiqués parisiens ont été conviés à  cette AG, tenue à  la demande de l'UD de Paris :  syndiqués directs de l'US, des UL et des syndicats d'établissement ou d'entreprise parisiens.

Une lettre, deux refus d'affiliation, le tout sur des motifs aussi surprenants que  " le respect des valeurs républicaines " (!) ; ou celui des champs de compétence d'autres syndicats (il est quasiment impossible de créer un syndicat à  la fédération sans heurter  le champ de compétence d'un autre syndicat. Faut-il alors cesser de créer des syndicats ?); ou encore le fait que la fédération n'aurait pas reçu la liste des membres dirigeants...

La fédération a essayé de tuer l'US de Paris dès le lendemain du congrès fédéral de mai 2011, lors duquel, l'actuelle direction s'est fait élire après avoir gazé la moitié des délégués et organisé une tricherie sur les votes à  une échelle industrielle.
Elle a commencé par réduire de 75% la subvention annuelle de l'US Paris, jusqu'à  la supprimer complètement l'année suivante (2012). Elle a licencié, sous différentes formes, les anciens responsables fédéraux qui avaient porté une position critique lors du congrès.

Elle a retiré le mandat de ceux qui ne courbaient pas l'échine.
Loin de régler les problèmes qu'elle prétendait résoudre en faisant porter le poids de ses dysfonctionnements à des boucs émissaires, la direction de la fédération s'est déchirée très vite autour d'une guerre de clans qui perdure sur des bases personnelles et autour de luttes de pouvoir.

Absente ou à la traîne dans tous les grands dossiers revendicatifs, elle est devenue, plus que jamais, la fédération que l'on appelle lorsque l'on a besoin de rien.
Sa principale activité aujourd'hui, c'est d'exclure Yücel Basarslan. Car les cas de l'US Paris, de nos camarades YUCEL BASARSLAN, OLIVIER BIREAUD ou THIERRY BRANDT sont loin d'être isolés : condamnée régulièrement devant les tribunaux, la fédération s'en prend à  tous, tous azimuts!

Procès devant la Cour de cassation perdu face au syndicat FIDUCIAL (ex NEO), désaffiliation du syndicat MC DO Ile de France (affilié depuis 1999 !), du syndicat ACCOR Ile de France, refus d'affilier le syndicat CASTORAMA, etc. sans compter les chantages à l'affiliation et aux mandats pour d'autres.

Dans un contexte de structuration anarchique, nul parmi nous n'est, bien sûr, parfait : tous, dans nos choix de structuration, nous avons été confrontés à cette anarchie (pour rester poli) qui fait que les syndiqués du commerce et des services ne se voient jamais proposer des choix de structuration cohérents, qui garantissent l'efficacité revendicative et un fonctionnement démocratique. Mais, ce système " D " est, d'abord et avant tout le résultat d'une politique fédérale désastreuse qui s'est accentuée ces trois dernières années en raison de choix de copinage : tel syndicat départemental créé en catimini mais affilié par la FD alors que l'on refuse à un autre son affiliation, tel syndicat national dont l'eMichel DONNEDUxistence est acceptée alors que d'autres se voient refuser leur affiliation, tel syndicat régional désaffilié (parce que l'échelle régionale " ne garantit pas la proximité " (!) au moment où des secrétaires fédéraux président à la création d'autres syndicats régionaux ! Nous ne citons pas de noms pour ne stigmatiser personne pourtant les exemples sont nombreux : mais personne, à la CGT, ni dans la fédération ni dans l'interpro ne peut sortir gagnant de ce bazar.

Ce qui oppose aujourd'hui les adhérents parisiens et d'autres à leur fédération, ce ne sont pas des querelles de personnes et de pouvoir : ce sont nos conceptions du syndicalisme qui divergent. Il est facile de se faire une idée de l'activité syndicale réelle des uns et des autres. Facile de voir qui mène la bagarre contre les patrons et qui se finance avec l'argent du paritarisme sans que personne n'en voie les résultats syndicaux.

Tout cela ne peut plus durer, sans que l'existence même de notre syndicalisme ne soit remise en cause. La fédération a diffusé largement son refus d'affilier l'US de Paris avant même de nous avoir écrit et ce courrier est, sans doute, déjà dans les mains des patrons. Or, la CGT toute entière n'est plus en position de force en termes de représentativité. Elle sortirait encore plus affaiblie d'un effondrement dans le commerce et les services.

Plus que jamais, nous pensons qu'un redressement doit venir à la fois des syndiqués de notre fédération, mais aussi de l'interpro qui, souvent, organise les salariés de nos professions et qui est aussi victime des agissements de la fédération. C'est toute la CGT qui est concernée par ce qui se passe car, livrée à  elle-même, notre fédération va malheureusement dans le mur.

 

Pour L'union Syndicale            Pour le SPCS CGT                                     

La Secrétaire Générale             Le Secrétaire générale                                

Céline CARLEN                      Didier DEL REY

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 10:33

Congrès de la Fédération Nationale des Mines et de l’Energie

Besançon le 17 avril 2014

Intervention de Thierry LEPAON

 

Chères et chers Camarades,

Merci d’abord à la Fédération Nationale des Mines et de l’Energie pour son invitation.

Permettez-moi d'exprimer toute la satisfaction et le plaisir qui sont les miens d'être aujourd'hui parmi vous à l'occasion de votre congrès fédéral, et d’avoir pu hier être présent et débattre avec les jeunes et nouveaux syndiqués, réunis en marge de votre congrès en compagnie de Virginie.

J’ai cru comprendre que cette rencontre d’hier soir a été présentée aux participants comme un moment privilégié à saisir pour débattre à bâtons rompus avec le Secrétaire général de la CGT, sans tabous et sans complaisance aucune.

Je dois vous dire que tout le privilège était pour moi. Les rencontres militantes sont au cœur de notre engagement. Cela fait partie de la fraternité et du débat d’idées.

Discuter à bâtons rompus avec une centaines de jeunes et nouveaux syndiqués sur ce qu’ils attendent de notre CGT et sur la façon dont ils aimeraient pouvoir se l’approprier est pour moi d’une grande importance.

Cela participe des engagements que nous avons pris collectivement lors de notre dernier congrès confédéral : comment rendre la CGT utile, accessible et solidaire.

Une CGT utile, accessible et solidaire, ce n’est pas seulement un slogan, c’est une volonté, une démarche syndicale et de conquête sociale.

C’est la condition nécessaire pour une syndicalisation massive qui permette aux salariés de se rencontrer, de débattre, de revendiquer et d’agir ensemble, c’est renforcer notre volonté d’être un syndicat de masse.

Rendre la CGT utile, accessible et solidaire, c’est l’objet des travaux poursuivis depuis maintenant plusieurs mois par la Confédération pour renforcer notre outil CGT, pour répondre au sentiment d’abandon et d’impuissance ressenti par de nombreux salariés et retraités.

C’est aussi nos efforts pour adapter notre travail revendicatif aux attentes et aux réalités des salariés, non pas pour renoncer mais pour avancer ensemble.

Dans cette démarche, notre approche sur le travail et l’exigence de sa transformation peuvent être un point d’appui considérable.

Nous sommes la Confédération générale du Travail.

Car à part nous, quand on le fait, qui écoute les salariés aujourd’hui sur leur travail ?

Se mettre en situation d’écoute des salariés, n’est-ce pas mettre la CGT elle-même dans une meilleure situation d’écoute de la part de l’ensemble de ces salariés ?

N’est-ce pas être plus crédibles dans ce que nous affirmons ? Vouloir changer le travail pour changer la société.

Notre syndicalisme, parce qu’il s’appuie sur les aspirations des salariés et leur intervention sociale, a la faculté, pour peu qu’il le décide, de redonner la voix aux salariés, au singulier et au pluriel.

Notre syndicalisme peut réconcilier les aspirations individuelles et l’action collective. C’est le sens de notre appel à une irruption des salariés sur la scène sociale.

A travers cette démarche, nous donnons à la syndicalisation CGT un sens immédiat et concret pour tous les salariés, quels que soient leurs catégories, leurs métiers, ou leurs sensibilités.

Cette ambition pose évidemment la question de véritables syndicats structurés, et du déploiement de la CGT là où elle n’est pas implantée, qu’il s’agisse de catégories, de métiers, ou d’entreprises.

La syndicalisation des techniciens, agents de maîtrise et cadres, qui représentent 40% du salariat, et beaucoup plus dans certaines entreprises, est posée en grand.

Elle est posée dans toute la CGT.

La CGT dispose d’un crédit parmi ces catégories, une nouvelle écoute. Ce crédit, il faut le transformer.

Comme dans d’autres grandes entreprises où nous étions fortement implantés, les derniers résultats professionnels ont placé la CGT en fort recul dans le champ de l’énergie.

La tendance était déjà installée depuis plusieurs élections.

Je veux le répéter ici, ce n’est pas seulement le problème de la FNME, de ses syndicats..

Les résultats de la représentativité syndicale au niveau interprofessionnel place la CGT première organisation syndicale mais elle est deuxième dans le 2ème collège, celui des techniciens et agents de maîtrise, et 2ème dans le 3ème collège, celui des cadres, des populations qui sont en constante augmentation.

Rester la première organisation syndicale en France n’est pas une question d’honneur et de lauriers. Ce n’est pas une question de place sur un podium.

C’est une question d’efficacité pour les salariés dans la construction de leurs revendications et la réussite des luttes sociales.

Depuis 20 ans, votre secteur professionnel, celui de l’industrie en général a subi de profondes transformations :

-              Des transformations, en termes de stratégie industrielle avec l’introduction de la concurrence, de la financiarisation et du court terme dans une filière professionnelle qui nécessite au contraire de s’inscrire dans le long terme et dans une optique de service public.

-              Des transformations en termes de structuration des entreprises, avec comme dans tous les autres secteurs industriels, l’automobile, l’aéronautique, les chantiers navals, le rail, mais également le numérique, le recours à la sous-traitance et des réorganisations permanentes.

-              Des transformations en termes de travail, de management, et de sociologie du salariat avec le départ en retraite de générations entières de salariés et l’arrivée progressive de salariés plus qualifiés, diplômés, qui investissent de nouveaux métiers, dans le commerce, l’informatique ou la gestion de projets.

Ces transformations ont forcément des incidences sur le travail, son organisation, les rapports sociaux dans l’entreprise, et le rapport que les salariés entretiennent avec le travail et donc avec le syndicalisme.

La place et le rôle historique de la CGT en sont forcément bousculés.

Je vous le dis, nous avons besoin d’y réfléchir ensemble pour que notre CGT réponde aux aspirations de tous les salariés, comme ils sont, là où ils sont.

Cette situation interroge la structuration de notre CGT qui est encore, et ce n’est pas spécifique à votre Fédération, structurée par les périmètres juridiques des entreprises.

Posons-nous la question : ces périmètres sont-ils encore pertinents vis-à-vis de la façon dont les projets industriels se structurent aujourd’hui ?

Nous avons besoin de réfléchir au salariat tel qu’il est et aux restructurations des entreprises et des groupes.

Il en va de notre crédibilité, de notre capacité à organiser un rapport de force face au patronat, il en va aussi de la représentativité interprofessionnelle de la CGT comme première organisation syndicale française.

J’ai proposé de constituer un groupe de travail confédéral avec les principales fédérations de l’industrie percutées par ces transformations.

L’objectif est d’analyser ensemble, de façon détaillée et franche, les problématiques qui nous sont posées pour pouvoir y apporter une réponse confédérale, c'est-à-dire solidaire et cohérente.

Ce groupe de travail se réunira avant l’été. Il devra faire des propositions concrètes à toute la CGT.

Faire grandir le rapport de force en faveur des salariés dans notre pays est indispensable.

L’insatisfaction du monde du travail et de la jeunesse est grande.

L’élection de François Hollande en 2012, après les engagements du candidat lors de son discours de campagne au Bourget avait fait renaître l’espoir.

Les français, et singulièrement la jeunesse, attendaient des améliorations dans leur travail et dans leur vie, une nouvelle espérance.

L’aggravation de la situation sociale conduit aujourd’hui une grande partie d’entre eux à ne rien attendre de la politique.

Une autre partie a envoyé un signal de détresse en votant pour l’extrême droite lors des dernières élections municipales.

C’est une sanction sévère des choix politiques faits pendant la première partie du quinquennat et accentués par le président de la République lors de ses vœux.

Le nouveau Premier Ministre Manuel Valls vient de confirmer qu’il n’entend pas les aspirations des salariés.

Les mesures annoncées en matière de pouvoir d’achat consistent en une promesse à réduire les impôts pour les ménages modestes d’ici à 2017 et supprimer une partie des cotisations sociales, pour les salariés payés au SMIC.

En fait, il s’agit de détourner le mécontentement lié aux bas salaires vers de nouvelles mesures de détricotage du financement de la sécurité sociale.

Sachons le dire et le dire encore : notre salaire, c’est le haut de la feuille de paie.

Augmenter le salaire en bas sans augmenter le salaire en haut, c’est comprimer notre protection sociale, le financement et les droits.

Progressivement, par touches successives, notre système solidaire, ses principes de mutualisation et d’universalité sont mis à mal.

Et les groupes privés voudraient opérer un glissement vers l’individualisation, la privatisation, le recours aux assurances privées.

Nous devons nous opposer résolument à ces transferts totalement contraires au système de solidarité que nous avons construit.

Nous exigeons au contraire une protection sociale assise sur le système des cotisations sociales.

Mes chers Camarades, ce qui se joue est particulièrement important.

Il s’agit de savoir si le travail peut payer le hors travail.

A la CGT, nous répondons résolument oui !

Notre campagne sur le coût du capital doit être l’occasion de porter plus haut la question de la rémunération du travail dans le débat public.

Car la question du « coût du travail » portée par le MEDEF et le gouvernement dissémine les doutes dans la tête des salariés.

Certes, les salariés ne sont pas prêts à davantage de sacrifices ; certes, ils connaissent les ravages de cette politique d’austérité sociale dans l’ensemble des pays européens.

Mais la question qui est dans toutes les têtes est : peut-on faire autrement dans ce contexte de crise ?

N’est-ce pas utopique de revendiquer des augmentations salariales ?

Il nous faut répondre à ces questions pour pouvoir ouvrir des perspectives revendicatives et d’action.

Baisser la rémunération du travail, c’est déqualifier le travail et c’est assécher la demande.

C’est contraindre les salariés aux bas salaires, à la précarité, au mal vivre, et à la pauvreté. 20% des SDF ont un travail.

C’est priver l’entreprise du levier essentiel de son développement : la qualification et l’engagement des salariés.

C’est un non-sens social et économique.

Le gouvernement se focalise sur les exigences patronales en matière d’exonérations de charges fiscales et sociales qui contribuent à redresser les marges des entreprises sans aucune garantie sur la création d’emplois et le financement des investissements.

Aucun engagement du MEDEF mais par contre de nombreuses exigences.

La CGT a proposé au gouvernement de prendre des initiatives concrètes :

- Poursuivre le travail engagé par Jean Marc Ayrault dans l’objectif d’une remise à plat de la fiscalité afin de déterminer quelle est la contribution des uns et des autres à notre vivre ensemble et construire une fiscalité plus juste.

- Faire un bilan complet des aides publiques accordées aux entreprises à chaque niveau territorial, et construire une politique d’aide soumise à des critères et à des engagements contractuels de la part des entreprises.

- Donner aux représentants des salariés les moyens de connaître l’origine des aides et contrôler leur utilisation.

Je rappelle qu’aujourd’hui le montant annuel de ces aides est de 200 milliards d’euros et que le gouvernement propose de les porter à plus de 230 milliards d’euros par an.

200 milliards d’euros, c’est 10 fois le déficit annuel de nos régimes de retraites, c’est 30 fois celui de l’assurance maladie, dont on nous dit qu’ils sont abyssaux.

Dans ce contexte, la question de l’emploi est une priorité pour les salariés.

Elle est affichée comme telle par le gouvernement et le patronat.

Mais, même la très modeste loi dite Florange a été retoquée par le Conseil Constitutionnel.

Elle obligeait seulement les entreprises de plus de 1 000 salariés à chercher un éventuel repreneur.

Le motif invoqué par le Conseil Constitutionnel, le sacro-saint droit de propriété et la liberté d’entreprendre, est particulièrement révélateur.

Il pose deux questions ce fameux Conseil :

D’abord, celle de la démocratie car ce n’est pas la première fois que le Conseil Constitutionnel censure des dispositions sociales adoptées par le Parlement.

Ensuite, celle du statut l’entreprise, de sa nature, de la place centrale qu’occupent les salariés au sein de cette communauté économique.

Au nom du droit à la propriété économique, le Conseil Constitutionnel consacre ainsi un droit à la destruction économique !

Destruction du potentiel industriel et destruction des emplois, destruction de la création de richesses.

Face au pouvoir des actionnaires, nous revendiquons la légitimité des salariés et de leur droit au travail.

C’est la troisième proposition que nous avons faite au Premier Ministre : analyser l’ensemble des leviers à disposition de l’entreprise pour assurer  le développement de l’emploi dans son environnement territorial.

S’appuyer sur l’expression directe des salariés sur leur travail, donner des droits d’intervention aux représentants des salariés dans la stratégie de l’entreprise, y compris le droit de véto en cas de licenciements boursiers, voilà ce que nous sommes en droit d’attendre d’un gouvernement de gauche !

Nous revendiquons le rôle du syndicalisme dans la démocratie sociale.

Et c’est précisément cela aujourd’hui que l’on veut nous contester dans le cadre du procès intenté contre 10 responsables de la CCAS, la FNME, de la Confédération et la NVO.

La justice parle à ce stade « d’abus de confiance » ou de « recel d’abus de confiance » au détriment des intérêts des salariés de la branche IEG.

Le chef d’accusation s’est d’ailleurs singulièrement dégonflé au fur et à mesure de l’instruction.

Des moyens de la CCAS auraient été utilisés à d’autres fins que le seul fonctionnement de l’institution sociale.

La CGT, ses militants investis dans la CCAS, n’ont pas la même vision que le juge d’instruction des intérêts des salariés du secteur de l’énergie.

C’est une vision large et plus substantielle des intérêts des travailleurs dont les élus et responsables se sont de tout temps inspirés.

Il a été démontré que les initiatives contestées ont été prises dans l’intérêt des agents, pour la défense de leurs emplois et pour l’expression de solidarités légitimes.

L’annonce du procès risque d’être l’occasion d’une nouvelle offensive des médias.

L’enjeu de cette énième campagne de dénigrement est clair : non seulement discréditer la CGT, le syndicalisme, mais tenter de peser sur la capacité des salariés à défendre leurs droits et leurs revendications dans un contexte de crise.

Plus que jamais, dans cette période où « l’argent est roi », la CGT défendra les institutions sociales gérées par les salariés tout comme une vision exigeante de l’action sociale et culturelle, et des solidarités salariales concrètes.

La Fédération peut compter sur le soutien, la solidarité de toute la CGT.

Rémunération du travail et démocratie sociale pour sortir de la crise …, il manque un troisième volet, essentiel, celui de la nécessaire relance de la politique industrielle.

L’emploi industriel, c’est ce qui permet de produire des biens matériels d’équipement et de consommation, c’est l’équilibre de notre balance commerciale, ce sont des millions d’emplois induits dans le commerce, la logistique, les services publics, les infrastructures, c’est une politique de recherche et développement, c’est le financement de notre protection sociale.

La reconquête et le développement de l’emploi industriel sont la condition du redressement productif, du redressement du pays, de la création de richesses, de la possibilité d’ouvrir une ère de progrès, d’offrir un avenir à la jeunesse face aux adeptes de la croissance.

C’est aussi un combat acharné contre la financiarisation de l’économie, la spéculation, l’évasion fiscale et sociale.

Mes Chers Camarades, nous avons perdu 2 millions d’emplois industriels en 30 ans.

Ce chiffre masque des réalités très diverses.

Il occulte la nature des emplois et les transformations des organisations dans les entreprises.

La sous-traitance en chaîne et les externalisations ont modifié le périmètre des entreprises et des emplois industriels.

Cependant, le recul industriel est incontestable.

Depuis plusieurs années, la CGT est engagée dans ce combat pour l’industrie.

Souvenons-nous des luttes contre les fermetures des mines, des luttes contre la casse de la sidérurgie, des chantiers navals, de l’automobile, de l’électro-ménager …

Vous avez-vous-mêmes, dans votre secteur, lutté contre les privatisations, pour le financement d’investissements utiles.

Vous avez, dans vos territoires, construit des projets hydrauliques, thermiques, et d’accompagnement de développement industriel ou de reconversion énergétique de sites industriels pour les rendre plus efficaces économiquement.

Nous avons besoin d’une relance de la politique industrielle, appuyée  sur les filières existantes, le développement de  la recherche et la qualification des salariés.

Notons au passage qu’en 2012, la part du travail non qualifié était de 22,7% en France alors qu’elle n’est que de 14% en Allemagne.

Relancer une politique industrielle, cela demande d’abord de retrouver une vision de long terme qui fait défaut aujourd’hui aux industriels eux-mêmes, au système de crédit bancaire et à l’action publique.

Si le jeu du marché, de la mise en concurrence généralisée des salariés et des territoires permettait de maintenir et développer le potentiel de production industriel dans notre pays, cela se saurait et il ne serait pas nécessaire de lutter pour une reconquête.

L’Etat doit donc pleinement jouer son rôle pour organiser le bien commun et disposer des moyens politiques et réglementaires pour le faire.

Après le Conseil Constitutionnel, c’est le Conseil d’Etat qui vient d’annuler la décision du gouvernement de limiter la hausse des tarifs de l’électricité à 2% entre août 2012 et août 2013.

Et dans le même temps où le Conseil de simplification, mis en place par le président de la République et présidé par un patron, promet aux patrons de ne pas avoir recours aux mesures fiscales rétroactives, le Conseil d’Etat va demander aux 28 millions d’usagers de rattraper une année de factures d’électricité !

Deux poids, deux mesures pour mesurer que le Conseil d’Etat comme le gouvernement est faible avec les durs et dur avec les faibles.

Disons-le d’emblée, face aux intérêts privés, aux grands groupes, aux prédateurs et spéculateurs, nous avons besoin d’un Etat acteur, d’un Etat développeur, d’un Etat stratège ainsi que le reconnaît dans un avis, le Conseil Economique Social et Environnemental.

Disons-le aussi, le mot planification n’est pas tabou, en particulier s’il s’agit des intérêts vitaux et des secteurs stratégiques pour la Nation comme celui de l’énergie.

La France doit bientôt se doter d’une loi sur la transition énergétique, qui engagera des choix structurants pour l'avenir.

Il s’agit de se fixer une trajectoire ambitieuse de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’accès pour tous à l’énergie et de viser dans le même temps la compétitivité de notre énergie pour l’industrie.

L’énergie, c’est à la fois un secteur industriel structuré et un secteur stratégique pour toute l’industrie.

C’est ce que nous irons dire ensemble à Fessenheim et à Mulhouse le 15 mai prochain dans le cadre de la campagne confédérale de défense et de développement de l’emploi et de l’industrie.

Cela demande à la fois de consolider les filières existantes et de consacrer un gros effort dans la recherche : pour économiser les ressources naturelles, limiter les pollutions, réduire les risques, réduire la pénibilité du travail et économiser la santé des salariés, faire évoluer les procédés, en mettre au point de nouveaux.

Les atouts de la France nous le savons, sont de ce point de vue considérables.

Notre pays dispose déjà d’une énergie électrique peu émettrice de gaz à effet de serre, à base de nucléaire et d’énergies renouvelables, en grande partie hydraulique.

Elle peut s’appuyer sur l’expérience de groupes de taille mondiale comme EDF, GDF-SUEZ, AREVA, ALSTOM, d’organismes renommés comme le CEA, le BRGM, l’ANDRA, l’IRSN.

Elle dispose d’un vivier de savoir-faire exceptionnels.

Mais ces atouts sont aujourd’hui mis à mal.

Les normes bruxelloises n’apportent pas les bienfaits prétendus ni en termes de prix, ni en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Le soutien nécessaire aux énergies renouvelables est souvent capté par des acteurs privés attirés par de forts retours sur investissement.

La déréglementation affaiblit les grands énergéticiens du continent.

Les à-coups dans les décisions d’investissement ont fragilisé les filières.

C’est patent du côté du solaire.

Mais c’est aussi évident pour le  nucléaire en provoquant des pertes de compétences, des ruptures technologiques.

La complexité de l’organisation du secteur fait exploser les coûts de gestion et de commercialisation, ce qui participe de manière conséquente à la hausse des tarifs.

La France n’a pas les moyens d’un tel gâchis économique et humain.

Dans ce contexte, il serait désastreux que le débat sur la transition énergétique se concentre sur le seul  paramètre exprimant la  part du nucléaire dans le mix électrique et que cela signifie la fermeture d’installations autrement que pour des raisons de sécurité, bien évidemment !

La préparation de l’avenir ne doit pas être sacrifiée.

La loi de transition énergétique ne doit pas toutefois se cantonner au périmètre de l’énergie électrique.

Elle doit aborder tous les vecteurs et notamment celui du gaz, qui a un rôle à jouer dans la transition énergique.

Elle doit traiter de l’enjeu majeur de la conversion du secteur des transports qui représente plus du quart de la consommation d’énergie.

C’est également le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre.

Il est donc aujourd’hui grand temps de remettre ces questions essentielles au centre du débat.

Economiser l’énergie relève du bon sens, mais pas au point de sous-estimer les besoins de développement et la démographie dynamique du pays, et oui, nous allons continuer à vouloir vivre ensemble et plus nombreux.

Face aux besoins massifs d’investissements nécessaires pour financer la transition énergétique, il est urgent de bousculer de fond en comble les dogmes qui menacent gravement la compétitivité de nombreux secteurs industriels qui délocalisent un a un pour des cieux supposés plus « accueillants ».

Plutôt que de s’acharner à offrir aux entreprises de coûteux allègements de cotisations sociales, le gouvernement serait mieux inspiré de proposer au pays et aux entreprises un autre pacte, un pacte de sécurité et de compétitivité énergétique, qui s’articulerait autour d’objectifs sociaux et économiques en termes de tarification de l’énergie et de financement.

Cet effort renouvelé doit pouvoir s’appuyer sur un pôle public de l'énergie, une revendication que la CGT met en avant depuis plusieurs années.

Il implique aussi des coopérations européennes aux antipodes d’une Europe de la concurrence et du dumping social.

L’engagement du candidat Hollande de renégocier le pacte européen de stabilité s’il était élu avait suscité un réel espoir, y compris parmi nos homologues syndicalistes européens.

On sait ce qu’il en est malheureusement advenu.

Mais la nouveauté réside dans la capacité du syndicalisme européen à engager un processus autonome d’analyses et de propositions économiques alternatives en faveur d’une Europe sociale.

C’est ce qui a donné naissance à la proposition d’un plan d’investissements sur 10 ans, égal à 2% du PIB européen, et potentiellement créateur de 11 millions d’emplois de qualité.

L’Europe est composée de syndicats très divers, 80 organisations du nord au sud, mais qui ont réussi à dégager une vision commune des grandes caractéristiques de la crise et des alternatives sociales et économiques à construire pour développer les droits sociaux et l’emploi.

C’est ce qui a donné lieu à la manifestation remarquée à Bruxelles le 4 avril dernier mais aussi à un certain nombre d’initiatives dans les territoires en France et sur les zones transfrontalières.

Mes chers Camarades, rassembler le syndicalisme, en France, en Europe comme dans le monde, c’est ce qui donne des perspectives pour changer le quotidien des salariés et construire une société de progrès social, une société humaine !

Alors, vive le 5ème congrès de la Fédération Nationale des Mines et de l’Energie !

Merci de votre accueil.

Amitiés sincères à Virginie et à toute l’équipe de votre Fédération.

Rendez-vous le 1er Mai, on manifestera gratuitement.

Vive la CGT !¢

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 16:31

Syndicat CGT ENERGIE PARIS

EDF-GDF

 

87 rue Damrémont - 75018 PARIS

01.42.62.55.25 - Fax 01.42.62.56.05

e.mail : egf.cgtenergieparis@laposte.net

Site : www.cgt-energie-paris.com


 

MOTION À L’ATTENTION DE THIERRY LEPAON

 

Le syndicat CGT Energie Paris tenait à te faire part de son indignation concernant la rencontre que tu as eue le 28 janvier 2014 avec le CRIF.

Nous tenions à te rappeler que cette organisation a parmi ses objectifs de soutenir l'Etat d'Israël et que depuis des années, elle a toujours soutenu toutes les agressions militaires Israéliennes contre le peuple Palestinien.

 

Cette organisation pro-sioniste légitime depuis des années la colonisation et tous les crimes de guerre commis par Israël en Palestine, et assimile tous les militant(e)s qui dénoncent la politique Israélienne à des antisémites.

 

De quel droit Thierry, parles-tu au nom de la CGT à cette organisation ? Qui t'a donné mandat de légitimer le CRIF alors que tant de militant(e)s de la CGT s'engagent partout en France pour les droits des Palestiniens à jouir d'un état souverain ?

 

La CGT se doit au regard de ses valeurs, d'être aux côtés de tous les peuples opprimés et donc du peuple Palestinien qui subit la colonisation, comme elle l'a été dans le passé au côté du peuple Algérien luttant pour son indépendance et au côté du peuple sud africain luttant contre l'apartheid.

 

A l'heure où la CGT intensifie sa campagne de lutte contre le front national et les dangers qu'il représente pour la république et la démocratie, ce que nous soutenons totalement, comment peux tu serrer la main au nom de la CGT au président actuel du Crif Roger Cukierman, qui déclarait le 22 avril 2002 au soir du premier tour des élections présidentielles «qu’il espérait que la victoire de Le Pen servirait à réduire l'antisémitisme musulman et le comportement anti-israélien, parce que son score est un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquilles." ?

 

Non vraiment Thierry, nous ne pouvons que dénoncer cette posture indigne d'un dirigeant de la CGT.

 

Si ton ambition était de rencontrer des représentants de la communauté juive et je te cite "d’évoquer les questions d’actualité et notamment la question de la montée de l’extrême droite et notre inquiétude commune face aux relents d’antisémitisme, d’islamophobie et plus globalement de racisme dans notre pays.", nous t'indiquons le nom d'associations juives progressistes beaucoup plus crédibles pour évoquer ces sujets telles l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix) ou l'UAVJ (Une Autre Voix Juive) ou l'UJRE (Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide) qui dénoncent toutes les trois la colonisation Israélienne en Palestine et qui oeuvrent réellement pour la paix entre les 2 peuples.

 

Pour conclure, en cette même période de janvier 2014, notre syndicat, comme beaucoup de militants CGT, aurait voulu te voir répondre favorablement à l'invitation des Goodyear le 17 et non à celle du CRIF le 28.

 

Salutations fraternelles.

 

Motion votée à l'unanimité des 23 présents lors de notre CE du 4 février 2014

 

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 14:20

de : RICHARD PALAO


vendredi 1er novembre 2013

Quelques mois avant mai 68 Henry KRAZUCKI déclarait "... rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classe , elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division . La lutte de classes au contraire , est la base de l’unité , son motif le plus puissant . C’ est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT . Or la lutte de classe n’est pas une invention , c’est un fait , il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement ..."

Tierry LE PAON lui à une autre vision puisque pour lui il n ’ y a plus de syndicalisme réformisme qui pratique la collaboration de classe , et en conséquence on peut donc pratiquer l’unité avec ce syndicalisme sans conditions et en toutes circonstances , c ’est d’ailleurs ce qu’il vient de confier au numéro 60 de la revue de la confédération " ENSEMBLE" :

"...je pense aussi qu’il ne faut rien lacher sur les questions unitaires , nous devons renouer les contacts avec l’ensemble des organisations syndicales . IL N Y A PAS D UN COTE UN POLE REFORMISTE ET DE L AUTRE UN POLE PLUS RADICAL OU CONTESTATAIRE . La réalité est plus compliquée que cela. Cette présentation est artificielle et nous avons interêt au contraire à rester sur le concret pour être en capacité de construire un syndicalisme utile aux salariés , car le syndicat doit leur rapporter ."

Alors que les syndicats CFDT , FO , UNSA ...SE PROCLAMENT OUVERTEMENT REFORMISTES , LE PAON nie cette réalité avec la volonté de faire croire que puisqu’ il n’ y a plus de différences entre syndicats , le syndicalisme rassemblé s ’impose , ce faisant il poursuit le glissement réformiste de la CGT initié par ses prédecesseurs VIANNET et THIBAULT avec comme finalité la liquidation du syndicalisme de classe .

LE PAON et la direction confédérale sont coupables d’une triple trahison :

ils insultent la mémoire de nos anciens , dont certains ont donné leur vie , sacrifiés leur vie familiale et leur carrière professionnelle subit la répression patronale et policière pour que le syndicalisme de classe existe en FRANCE ...

Il abandonnent ceux qui actuellement à la base continuent de donner un contenu de classe à leurs luttes , se battent dans leurs entreprises ne se résignent pas et ne cèdent pas devant le diktat du capitalisme ...

ils violent les statuts de la CGT votés par les adhérents qui indiquent que la CGT est un syndicat anticapitaliste , de masse et de classe ( voir le préambule et l’article 1 des statuts )

LE PAON et ses alliés de la direction ont le droit d ’être devenus réformistes , mais dans ce cas ils doivent quitter la CGT , rejoindre les organisations refromistes et cesser de casser de l ’intérieur notre syndicat de classe .

La direction confédérale n’ a que deux choix : se soumettre ou se demettre ...

Tous ceux qui sont attachés aux syndicalisme de classe , au respect de nos statuts, syndiqués, militants , responsables des UL , UD , regions , doivent se manifester et intervenir auprès de la confédération pour qu’elle effectue ce choix ...

Personne ne peut plus se cacher derrière son petit doigt et dire je ne savais pas , l’interwiew de LE PAON à ENSEMBLE est suffisemment clair pour que plus personne ne doute de la volonté de la confédération de liquider le syndicalisme de classe ... sous prétexte de créer un SYNDICALISME UNITAIRE , c est UN SYNDICALISME UNI A TERRE qui nous est proposé , et cela nous le refusons , nous le combattons !!!

dès à présent , la contestation doit se traduire dans un premier temps par des motions adressées à la confédération , il faut utiliser tous les moyens : courriers , pétitions , messages sur le site internet de la confédération, sur les réseaux sociaux ...MONTREUIL doit être submergé par les manifestations de réprobation de la base qui doit exiger que la CGT redevienne le grand syndicat de classe dont notre pays a besoin .

CAMARADES DE LA CGT REVEILLEZ-VOUS , QUE LES BOUCHES S’OUVRENT !!

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article137921

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 14:17

L'UNION DE LUTTES DES SYNDICATS CGT DU BASSIN MINIER OUEST DU PAS-DE- CALAIS ECRIT A THIERRY LEPAON, SECRETAIRE GENERAL DE LA CGT

 

5uls.cgt62@gmail.com

 

Chers(es) camarades du bureau confédéral, cher Thierry LEPAON,

 

Nous venons vers vous concernant la stratégie confédérale adoptée contre une réforme des retraites certes injuste mais déjà votée en 1ère lecture le 15 octobre à l’Assemblée Nationale.

 

Ce gouvernement sourd à nos revendications, aveugle sur notre situation, insensible sur nos réelles conditions de travail, reste inflexible dans sa marche antisociale au nom d’une dette qui n’est pas celle des travailleurs, qu’ils soient salariés, retraités ou demandeurs d’emplois.

 

Au travers de notre expérience de terrain et d’analyse d’une situation, notre impression ici en bas de la pyramide de la CGT, c’est-à-dire le socle historique composé de nos structures Unions Locales interprofessionnelles de la CGT nourries de l’expression crue et sans détour des camarades des syndicats, est que tout n’est pas mis en œuvre pour combattre une majorité présidentielle, un gouvernement et un Président qui poursuivent les bases œuvres du précédent gouvernement contre lequel nous avons lutté avec force et détermination en 2010.

 

Il est bien difficile de répondre à des camarades qui se sentent délaissés par une direction de confédération à laquelle ils ont adhéré pour être défendus et organisés sur la base des valeurs et des pratiques de luttes de notre CGT. Aussi, nous craignons une hémorragie liée au sentiment d’impuissance, même si dans notre territoire, nous proposons des luttes, nous proposons des débats et donnons des informations quasi quotidiennement.

 

Chers(es) camarades, nous ne pouvons pas être complaisants avec ce gouvernement et des députés qui « assassinent nos droits et acquis » et qui mettent en danger les travailleurs avec cette réforme qu’ils ont voté sans se soucier de nos revendications déposées lors des conférences sociales.

 

En 2010, nous avions déjà perdu une bataille que nous devions gagner, la mobilisation était là et les salariés étaient déterminés, mais la lutte s’est arrêtée d’un coup, et pour toute réponse, ce fût : « nous avons gagné la bataille des idées ». Aujourd’hui nous comprenons que cette victoire des idées a fait le bonheur des sociaux-démocrates (le mot socialiste étant usurpé) qui aujourd’hui se comportent économiquement, socialement et « sociétalement », comme les pires ultralibéraux.

 

Cette année 2013, nous avons déjà perdu avec l’ANI avec la complicité de syndicats jaunes et félons créés de toute pièce par le patronat pour juguler la CGT de 1917 à nos jours.

 

Cette loi est une des pires lois votées depuis 70 ans, elle se met en place dans les entreprises de notre territoire fortement impacté par la crise (sidérurgie-plasturgie-sous-traitance automobile-BTP…), et les salariés vont bientôt « goûter » aux effets de la « sécurisation » de leur emploi qui va les transformer en travailleurs précaires et corvéables, le temps que les délocalisations s’organisent selon la stratégie bien huilée d’un capitalisme décomplexé qui semble incontrôlable.

 

Et pour finir cette 13ème année du 21ème siècle, les mêmes s’apprêtent à voter la 5ème réforme de notre système de retraite issu de la résistance ouvrière et de la détermination du CNR.

 

Le sentiment partagé par beaucoup de militants dévoués et engagés, bénévoles avertis du syndicalisme, est que depuis quelques années, la confédération a délaissé les valeurs essentielles et les principes fondateurs et historiques de notre CGT… Beaucoup observent désormais que nous ne vivons plus dans la même maison, et considèrent que certains vivent dans le salon avec une vue panoramique et la tête dans les étoiles, quand d’autres sont dans les caves à remuer le charbon pour alimenter la chaudière.

 

La Direction Confédérale de la CGT n’a pas pu en si peu de temps, avoir oublié les réalités de la lutte de classes et de l’antagonisme capital/travail, n’a ou oublier l’impulsion de la grève générale quand cela s’impose, et le besoin de l’unité des travailleurs pour satisfaire les revendications et lutter contre des réformes antisociales…Nous demandons que la Direction de notre Confédération revienne rapidement aux fondamentaux.

 

Nos camarades de l’Union Locale CGT de Vendôme étaient présents à nos côtés le 7 octobre devant l’Assemblée Nationale, avec d’autres Unions Locales CGT de Normandie et de la région parisienne.

 

Nous sommes complétement d’accord quand ils écrivent dans la lettre qui vous a été adressée : « Les idées du front national commencent à entrer dans nos unions locales, ce qui est un frein pour l’action syndicale et source de division. Ici à Vendôme, bien qu’il s’agisse d’un phénomène marginal, nous en avons conscience. Nous le combattons par de l’information sur l’histoire du mouvement ouvrier, par des rappels de principe fondateur de la CGT, ainsi que par l’explication critique des positions du front national », c’est aussi notre pratique ici dans notre territoire du bassin minier du Pas-de-Calais, le laboratoire du FN depuis plusieurs années.

 

Notre territoire du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais est en déliquescence en termes d’emplois et en termes d’avenir, la misère grandit, nos permanences deviennent des lieux d’assistances sociales pour des travailleurs désœuvrés et exploités, humiliés et bafoués. Bien sûr nous répondons, nous écoutons, nous aidons, mais la solution individuelle ne doit pas passer au-dessus de l’action collective, le cas par cas n’est pas la solution quand des centaines, voire des milliers et des millions sont concernés.

 

Aussi, cette réforme honteuse et antisociale proposée par le gouvernement pour notre système de retraite doit être combattue, elle doit être retirée pour que nos revendications soient prises en compte, et ce n’est pas l’article soporifique sur la reconnaissance de la pénibilité qui fera que cette réforme ne soit pas nocive, car elle ne garantit par la survie du système par répartition intergénérationnelle ni une meilleure vie en retraite, au contraire.

 

D’autres réformes suivront, de plus en plus antisociales pour répondre aux exigences du patronat (il suffit de lire Gattaz), de l’Europe (il suffit de lire Barroso), du FMI (il suffit de lire Lagarde), du gouvernement français (il suffit de lire Sapin ou Touraine).

 

Donc, en bon relais de ces structures réactionnaires et conservatrices opposées au progrès social et au réel besoin des peuples, il suffit 1) de lire les déclarations des Ministres de ce gouvernement qui fait pire que le précédent (c’est là le sentiment de beaucoup de camarades), 2) d’analyser leurs pratiques et leur fonctionnement, pour comprendre simplement qu’il n’est pas de gauche et que le changement annoncé n’est que du vent.

 

En 1981, la CGT est restée l’arme au pied pour ne pas contrarier le 1er gouvernement de Gauche de la 5ème République, les anciens nous en parlent encore avec de l’amertume dans la voix.

 

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas rester l’arme au pied, les militants, les syndiqués, les salariés, le peuple en proie à un sentiment d’impuissance, attendent de nous, de la CGT, un appel fort sans ambiguïté.

 

Si nous le faisons, nous sommes persuadés que l’extrême-droite reculera, mais si nous ne le faisons pas, le pire reste à venir, c’est le sentiment partagé par les camarades qui disent « on ne sait pas vers où nous allons, mais nous y allons »

 

Vous trouverez en annexe, un appel qui est une proposition, nous y avons adhéré car c’est là la seule solution qu’il nous reste pour inverser la fuite en avant proposée par ce gouvernement qui a ignoré les organisations syndicales de progrès social, lors des pseudos conférences sociales qui ne sont que des chimères, pire des chevaux de Troie.

 

Nous ne sommes pas des ânes manipulés par la carotte et le bâton, nous ne sommes pas des politiciens, nous ne sommes pas des émissaires d’une quelconque mouvance, mais nous en avons assez. La CGT du haut en bas, les Fédérations de la Confédération, le CCN, le bureau confédéral doivent fermement s’opposer à ce gouvernement et à cette politique d’austérité qui conduit la France dans le mur et dans le fascisme, et nous pesons nos mots.

 

Ainsi, empêcher fermement que cette loi qui réforme nos retraites, soit votée telle quelle en 2ème lecture, passe par une mobilisation générale des forces de progrès et des syndicats de progrès, devant le lieu de décision qu’est l’Assemblée Nationale.

 

Quand une Loi est injuste, c’est un devoir de la combattre, car derrière cette loi de réforme, des dizaines d’autres sont en préparation, vous le savez, nous le savons, mais perdre aujourd’hui, c’est aussi perdre demain, la défaite de 2010 a été difficile à digérer et encore aujourd’hui, elle pèse, même quand l’enjeu est important et transversal à l’ensemble des travailleurs.

 

Alors imaginez-vous quand ce gouvernement s’attaquera à des acquis et des droits par profession, quand il démantèlera les services publics, ou quand il s’attaquera aux droits syndicaux ou aux structures de représentation du personnel… qui lèvera le petit doigt pour l’empêcher si aujourd’hui pour des raisons politiciennes, nous ne montrons pas aux travailleurs la voie d’un grand front social, syndical, progressiste contre les régressions sociales et sociétales ?

 

Nous avons pris nos responsabilités pour vous écrire, nous espérons que vous nous écouterez et que vous aussi vous prendrez vos responsabilités. Dans l’attente de votre appel, de vous lire et de nous rejoindre.

 

Recevez chers(es) camarades du bureau confédéral, reçois cher Thierry LEPAON, l’assurance de nos fraternelles salutations et de notre détermination à combattre « tous ensemble » les réformes antisociales de ce gouvernement et les pratiques décomplexées du patronat qui entend réduire en bouillie nos droits, nos acquis et notre histoire, pour nous sacrifier sur l’autel des profits. Nous refusons le retour à Germinal, car il résonne encore dans notre bassin minier sacrifié et martyrisé mais qui luttera, vivra et vaincra.

 

Les camarades représentants l’Union de Luttes des Syndicats CGT des Unions Locales CGT d’Auchel - de Béthune - de Bruay-la-Buissière - d’Isbergues - de Lillers.

 

Le 24 octobre 2013.

 

Copie aux structures fédérales, départementales et locales de la CGT à partir du 28 octobre à 12h00.

 

 

UNION DE LUTTES DES SYNDICATS CGT

 

 

DU BASSIN MINIER OUEST DU PAS-DE- CALAIS

 

5uls.cgt62@gmail.com

 

 

Compte-rendu de Jacques Tailleu, porte-parole de notre union de luttes des syndicats CGT des Unions Locales CGT du Bassin Minier Ouest, à la conférence européenne sur l’industrie du 23 octobre 2013 à Paris.

Après notre intervention, qui a marqué les esprits, le 7 octobre à l'Assemblée Nationale, le ministre du redressement productif Arnaud MONTEBOURG, a convié notre Union de luttes des syndicats CGT du Bassin Minier Ouest, Auchel-Bruay-Béthune-Isbergues-Lillers, pour assister à une conférence sur le thème de la politique industrielle de l'Europe (documents ci-joints).

C’est notre camarade Jacques Tailleu, de l’UL CGT du Bruaysis, qui a été chargé d’être notre porte-parole pour bien montrer que nous sommes déterminés à ne plus reculer.

Une centaine de personnes parmi les hommes d'affaires les plus influents, assistaient à cette conférence où dix ministres européens étaient invités à débattre sur les objectifs que les commissaires européens auront à mettre en place pour les dix prochaines années.

Les intervenants ont présenté les différents paliers pour atteindre les objectifs prioritaires et, comme, « de bien entendu » les ministres formatés par le grand capital pour se calquer sur le « grand rêve américain » ont étalé de grandes idées.

Et, l'un, le ministre polonais (conservateur) de prêcher la bonne parole des lobbyings pour le développement des industries du gaz de schiste dont on connaît les conséquences désastreuses pour l'être humain et la nature.

L’autre d'intervenir au secours des petites et moyennes entreprises en favorisant l'innovation mais rien sur la formation et le maintien des emplois.

Le vice-président européen insistait quant à lui sur le trop plein bureaucratique en Europe, ce qui revient à dire que les fonctions publiques d'états, et leurs fonctionnaires bien entendu, vont à nouveau souffrir de cette politique de casse déjà bien engagée ces dernières décennies.

Arnaud MONTEBOURG a été plus modéré dans ces propos insistant sur une de ses priorités : la reprise économique pour la création plus qu'urgente de milliers d'emplois et l’arrêt des licenciements.

Au cours des débats, et parmi toutes les interventions, la crise, l'austérité, la pauvreté grandissante, n’ont été évoquées, même pas l'avenir des peuples et des travailleurs des pays de l'Europe.

Seul le ministre italien du développement économique (ex secrétaire général provincial du PCI) a abordé la situation dramatique de certaines régions et d'une grande partie de la population.

Après la clôture des débats, Jacques Tailleu, notre porte-parole, a pu aborder sans problème le Ministre MONTEBOURG pour lui faire en cinq minutes, un résumé de la situation désastreuse du Bassin Minier et l'inviter à une table ronde dans notre territoire, avec les représentants syndicaux du territoire.

Le ministre apparemment conscient de la situation a donc annoncé qu'il se rendrait dans notre Bassin Minier pour entendre les travailleurs « Je viendrais » a-t-il répondu à deux reprises.

Donc affaire à suivre.

De : De la part d'Arnaud Montebourg <industrie-europeenne.conference@finances.gouv.fr>

Date : 22 octobre 2013 11:41

Objet : Arnaud Montebourg vous convie à assister à la réunion des ministres européens de l’industrie à Bercy

L'industrie européenne représente 34 millions d'emplois, 80 % de nos dépenses de recherche et de développement, 75 % de nos exportations et 25% de nos emplois. Elle a un effet d'entraînement sur tous les autres secteurs de l'économie et notamment les services. Une économie forte ne peut exister sans une industrie forte. Or, la part de l'industrie dans le PIB européen recule depuis plusieurs années.

Face à cette situation, l'Union européenne a pris plusieurs initiatives au cours des derniers mois. Mais l'Europe doit aujourd'hui prendre des mesures à la hauteur de la situation, comme les Etats-Unis et toutes les autres puissances industrielles mondiales l'ont fait. Toutes les options pouvant permettre de regagner de la croissance et créer des emplois en Europe doivent être explorées. Le besoin de renforcer notre politique industrielle européenne fait désormais l'objet d'un large consensus et le Conseil Européen de février 2014 y sera consacré.

C'est dans ce contexte que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, réunit à Paris dix de ses homologues (Italie, Espagne, Bulgarie, Grèce, Pologne, Royaume-Uni, Allemagne, Luxembourg, République Tchèque, Belgique), ainsi que le Vice-Président de la Commission européenne Antonio Tajani, pour la 1ère Conférence ministérielle des amis de l'Industrie.

Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement productif vous convie à la 1ère Conférence ministérielle des amis de l'Industrie le 23 octobre 2013, à partir de 13h30 au Centre Pierre Mendès-France, 139 rue de Bercy à Paris. Vous pouvez vous inscrire, ou vous faire représenter.

Programme - 1ère conférence ministérielle des Amis de l’industrie

« Restaurer la compétitivité industrielle de l’Europe dans une économie mondialisée »

13h30 – 14h00 : Café, accueil des participants

14h00 – 14h15 : Discours d’ouverture de M. Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif

14h15 – 14h30h : Discours de M. Antonio Tajani, Vice-président de la Commission européenne, Commissaire à l’industrie et à l’entrepreneuriat

14h30 – 15h25 : Première table ronde, « Quels leviers pour la politique industrielle européenne ? ».

Thèmes abordés :

- les objectifs et la gouvernance de la politique industrielle ;

- la conduite des politiques sectorielles ;

- l’innovation en soutien de la compétitivité ;

- la diversification des instruments de financements;

15h25 – 16h20 : Deuxième table ronde, « Pour une mondialisation équitable ».

Thèmes abordés :

- la politique commerciale;

- l’encadrement des aides d’État ;

- l’impact des politiques en matière d’environnement, climat et énergie sur la compétitivité industrielle.

16h20 – 16h30 : Mots de clôture par M. Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif

 

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-l-union-de-luttes-des-syndicats-cgt-du-bassin-minier-ouest-du-pas-de-calais-ecrit-a-thierry-lepaon-120854219.html

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 13:12

samedi 21 septembre 2013

 

Sans-titre-4-copier.jpgFrancis Smaïl est un délégué du personnel CGT chez Air France à Roissy. La répression dont il est victime de la part de la direction de la compagnie est de l’ordre du récit homérique. Les nombreux épisodes qui s’échelonnent depuis plusieurs années ne peuvent être rapportés ici. Nous nous en tiendrons aux événements les plus récents.

Air France cherche à licencier Francis, en poste à Roissy, pour son rôle dans une grève, dans une filiale d’Air France, qui a eu lieu à plus de 7 000 kilomètres de là, à Cayenne, en 2011. Originaire de Guyane, Francis y est connu pour ses nombreux combats aux côtés des pauvres et des exploités. Membre fondateur de l’Union des Travailleurs Guyanais, il a été sollicité par des grévistes de l’aéroport de Cayenne alors qu’il s’y trouvait pour raisons personnelles, en dehors de son temps de travail. Dans la demande de licenciement qui a été présentée à l’inspection du travail, la direction d’Air France affirme explicitement que le fait d’avoir animé cette grève est une faute justifiant un licenciement. La direction lui impute des dégradations – sans preuve. L’inspection du travail a refusé son licenciement. Mais le Ministère du Travail l’a autorisé.

Francis n’a pas baissé les bras et a porté l’affaire devant le Tribunal administratif. En décembre dernier, il a obtenu gain de cause et le tribunal a ordonné sa réintégration. Mais Air France ne s’embarrasse pas d’une décision de justice. En janvier, un mois après la décision du tribunal, Francis s’est présenté sur son poste en exigeant sa réintégration. Prise de court, la direction d’Air France lui a alors notifié une mise à pied invoquant des faits prescrits depuis deux ans ! Cette mise à pied illégale oblige Francis à mener un nouveau combat judiciaire.

Son salaire de base n’est plus versé depuis le début de la procédure

Air France mène à son encontre une guerre de représailles. Elle tente d’exploiter la moindre erreur de procédure et n’a pas hésité à porter plainte contre le médecin qui a prescrit à Francis un arrêt de travail ! En multipliant ces procédures, elle cherche à le briser moralement. N’ayant pas atteint cet objectif, elle lui inflige des dommages matériels. Elle ne lui verse plus son salaire de base depuis le début de la procédure. Il ne touche en général que quelques centaines d’euros – et la somme varie d’un mois sur l’autre. La situation matérielle de Francis est très précaire. Il a été plusieurs fois menacé d’expulsion de son logement.

La direction d’Air France agit en conscience. Cette soi-disant «  compagnie aérienne traditionnelle » n’a ici rien à envier aux méthodes antisyndicales d’un O’Leary, la brute qui dirige la compagnie Ryanair et s’illustre fréquemment par ses attaques musclées contre toute tentative d’implantation d’un syndicat dans son entreprise.

Des militants de l’envergure de Francis sont un problème particulièrement gênant pour les capitalistes, dans la période actuelle. En conséquence de la baisse du pouvoir d’achat de la population, en raison de la crise, et de la concurrence acharnée dans le secteur aérien, le patronat s’est engagé depuis plusieurs années dans une politique de baisse générale des coûts, qui signifie pour les salariés une régression sociale générale et permanente. Les acquis des salariés d’Air France sont en contradiction avec les intérêts des capitalistes qui possèdent la compagnie. Toutes les conventions d’entreprise ont été dénoncées et près de 8 000 emplois sont en train d’être supprimés.

Air France mène une guerre odieuse

Mais la direction d’Air France veut aller beaucoup plus loin. Elle a commencé à délocaliser la maintenance de ses avions et son escale de Roissy – précisément là où est employé Francis – est en voie d’être externalisée vers la sous-traitance. Des milliers de salariés seront concernés. Lorsque les décisions tomberont, la chute brutale d’un statut Air France à un statut de sous-traitant se traduira sans doute par des baisses de salaire de l’ordre de 20 à 30 %, à terme. La présence de militants comme Francis, capables d’organiser des centaines de salariés, représente une menace pour Air France. Voilà les véritables raisons du harcèlement dont il est victime.

Francis est de la trempe des militants forgés dans l’acier de la lutte des classes. Air France n’aura pas sa peau. Et en s’en prenant à sa famille, en le menaçant de finir à la rue, en lui faisant subir plainte après plainte, Air France mène une guerre odieuse qui dégoûte les salariés bien au-delà des rangs des militants. Nous relaierons les suites judiciaires et militantes de cette affaire. Pour tout message de solidarité :
contact@ulcgtroissy.fr

P.V. (CGT Roissy)

 

La Riposte : journal communiste

 

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 17:30

Extraits :

 

Dans sa réunion du 10 juin 2013, la CE Fédérale de la Chimie CGT considère qu’il y a « un problème de fonctionnement dans la CGT nationale, non-conforme aux règles de vie statutaire de cette organisation ».  

  …La loi dite « Sécurisation des emplois » (ANI)  a été votée après une mobilisation qui n’a pas été à la hauteur des enjeux.  L’UMP et le PS, le MEDEF et la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC l’ont négociée dans le dos des salariés.

  …Au 50ème congrès  le débat sur « le syndicalisme rassemblé et/ou l’union d’action » a été refusé. Il ne s’est pas terminé avec une journée nationale d’action telle qu’attendue par les délégués, à cause de démarches dites « unitaires » qui faisaient l’impasse sur les oppositions de fond concernant l’ANI.

 

Cette action a été renvoyée à la décision de la Commission Exécutive Confédérale, qui elle-même l’a renvoyée au Bureau Confédéral !!! Pour finir sur un appel de dernière minute pour le 16 mai, sans préparation, ni plan de travail. On ne peut pas dire que les conditions de réussite de la mobilisation aient été créées.

  Au Comité Confédéral National (CCN) des 22/23 mai 2013, la FNIC-CGT (Fédération Nationale des Industries Chimiques –CGT)  a porté l’exigence de construire le rapport de force CGT, avec une feuille de route claire, visible, perceptible pour les militants et salariés, avec au cœur une action nationale avant les congés, un plan de travail durant les congés, ainsi qu’une action pour la rentrée décidée dès maintenant,

 

...Le 29 mai, avant la réunion de la Commission Exécutive Confédérale du 4 juin, tombe une déclaration de la CGT avec l’ensemble des signataires de l’ANI, pour un rassemblement le 19 juin à Paris, excluant ceux qui hier, étaient avec la CGT dans la bataille soit, FSU, Solidaires, FO … Comment justifier cette déclaration, sachant que la veille, le 28 mai 2013, ces mêmes organisations signaient un livre de 165 pages de partage d’analyse avec nos adversaires que sont le MEDEF, l’UPA et la CGPME, sur des mesures partagées pour « améliorer la compétitivité des entreprises ».

  Le Comité Exécutif fédéral (CEF) de la FNIC CGT tient à exprimer son désaccord profond sur cette stratégie… Que dire à nos militants, aux syndicats CGT qui subissent au quotidien les conséquences de ces alliances et qui doivent expliquer « une fois blanc » « une fois gris », « une fois noir », en fonction d’alliances au sommet, c’est difficilement compréhensible

  Les pourfendeurs du Code du travail d’hier sont les seuls à y trouver un intérêt.

  Le Comité Exécutif Fédéral FNIC CGT en appelle à l’ensemble de la CGT, il y a urgence à renforcer l’unité de la CGT face au danger du repli.

  Il nous faut une CGT engagée résolument et en priorité sur la mobilisation, à partir de nos propositions revendicatives CGT, l’unité, à l’entreprise des salariés et de leurs organisations est le moteur de la construction du rapport de force sans lequel le mot « négociation » n’a aucun fondement.

 

Le Comité Exécutif  Fédéral demande la mise en place d’un plan de travail, d’actions, pour toute la CGT, avec une action nationale avec grèves et manifestations sur les enjeux, pour la rentrée, décidées dès maintenant.

  …Sachant que sur le dossier des retraites, le gouvernement veut limiter la durée de la concertation à deux mois, sans oublier la période des congés.

****

Cette adresse a été expédiée aux 1400 syndicats de la CGT-Chimie, aux UD et UL CGT et plus largement encore.

 

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 11:55

La déclaration faite par T. Lepaon en ouverture de la conférence porte la marque des contradictions dans lesquelles se trouve la direction confédérale.

 D’un côté il faut tenir compte du fort mécontentement et de la volonté de lutte qui monte des  syndicats et Unions locales, des bases de la CGT comme en atteste l’appel de la CGT Renault Cléon à une action nationale pouvant aller jusqu’au blocage économique du pays afin de s’opposer aux contre-réformes prévues. Et l’on a même timidement l’appel à 4 meetings de rentrée et à une journée nationale interprofessionnelle dans la première quinzaine de septembre.

 De l’autre côté la direction confédérale reste embourbée dans les orientations de ces 20 dernières années :

-  illusion de l’Europe sociale  qui se manifeste par un appel à "développer une nouvelle stratégie européenne basée sur la création d’emplois de qualité pour relancer la croissance " comme si le rôle de l’UE n’était pas justement d’imposer en Europe les politiques d’austérité et de régression sociale au profit des classes dominantes.
L’Europe sociale ce sont les ouvriers portugais sur un chantier de Clermont-Ferrand, payés 2,86 euros de l'heure, de Bulgares et Roumains rémunérés entre 3 et 7 euros de l'heure dans les abattoirs allemands.
Et tout cela n’est "réformable" que par la sortie de l’Union européenne et la mise en œuvre de véritables politiques de coopération à l’opposé total de la "concurrence libre et non-faussée et du dumping social consubstantiel à l’UE !"

 -  illusion du syndicalisme rassemblé et de la possible unité avec la direction de la CFDT.

Comme s’il n’était pas évident en particulier depuis la signature de l’accord sur la flexibilité du travail (ANI) que les dirigeants de la CFDT étaient fortement engagés dans l’accompagnement de la crise du capitalisme au profit du MEDEF et de la social-démocratie.
Et qu’ils vont poursuivre dans leur œuvre d’abandon (comme en 2003 et 2010) avec la contre-réforme prévue des retraites.

 Par conséquent pour s’opposer à ces contre-réformes et passer à la contre-offensive il n’y a pas d’autre choix que d’en appeler à la lucidité et à la combativité des travailleurs contre les pièges qui leur sont tendus.

 La récente expression des camarades de Renault Cléon dont la direction confédérale ne dit mot éclaire bien les enjeux de la période en proclamant de manière combative :

 

"Tout est à craindre de cette conférence sociale " et encore 

"C’est pas dans les salons qu’on obtiendra satisfaction, c’est par la grève, l’action, la mobilisation générale !"

 

                                                                                   Le Front Syndical de Classe

 

                                                                                  21 juin 2013

 

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 11:52

Contribution du Front syndical de Classe

En 2002, le sommet de Barcelone, auquel participaient Chirac et Jospin, adoptait le plan européen du patronat contre les retraites : 45 années de cotisations, recul de 5 ans de l'âge légal de départ, pensions réduites, développement de la capitalisation.

Pour fragmenter les résistances, la contre-réforme fut menée pays par pays1 et par étapes, "justifiée" à chaque fois par la même rengaine : allongement de la durée de vie, "déficits", dette, crise... Malgré nos luttes, nous avons perdu en 2003, 2007 et 2010, la CFDT y contribuant, en "partenaire loyal" du patronat.

Aujourd'hui, le gouvernement s'apprête à donner le coup de grâce à une des plus belles conquêtes issues de la Résistance.

 

Sa stratégie : désamorcer la riposte par la "concertation", obtenir l'aval de directions syndicales "raisonnables". La piégeuse conférence "sociale" de juin 2013 aggravera celle de juillet 2012 et son désastreux ANI : emploi et salaires en sont exclus. Le rapport Moreau est sans ambiguïté : cotisations portées par étapes à 43 et 44 ans, désindexation des retraites, hausse de la CSG en plus de la CASA pour les "retraités aisés", suppression d'abattements fiscaux, sur fond de hausse générale du coût de la vie, de licenciements et de récession. Si la mobilisation tardait, si la conciliation l'emportait, une loi serait déposée en urgence, transcrivant les directives sauvages de l'UE et du MEDEF: nouvelle hausse des cotisations, nouvelle baisse des pensions2, nouvelle dérégulation du système des retraites lui-même3. Objectif général le système par capitalisation comme les anglais entre autres !!!

Pour le mouvement syndical, le choix est clair :

soit parloter, perdre un acquis crucial de notre peuple et ouvrir les vannes à une situation espagnole ou grecque,

soit riposter à l'intox dominante, avancer de vraies alternatives, organiser efficacement les luttes ensemble sur le fond.

Non à l'intox des "experts" en sacrifices… pour les autres.

 

L’espérance de vie en bonne santé ? : Elle est de 63,1 pour les hommes et 64,2 pour les femmes en moyenne, quasi stationnaire depuis 1970, avec une différence de 10 ans selon les couches sociales. Vivre mieux, retraite incluse c'est notre objectif ; repousser nos retraites jusqu'à l'antichambre de la mort, c'est le leur, au nom de la "compétitivité".

Les déficits des comptes sociaux ? "Nous" avons vécu au dessus de "nos" moyens, "nous" dépensons trop pour la santé…" Enfumage ! Les "déficits" viennent principalement du chômage (5 millions de non cotisants). Il suffirait que la moitié cotise à nouveau pour que les "déficits" disparaissent. Les "décideurs" font mine de découvrir le "poids" des "charges", alors qu’ils n’ont jamais accepté les conquêtes issues de 1945 et du C.N.R 4:

Il n'y a pas de problème de financement des retraites en soi Il y a un choix d’affectation des richesses produites par le peuple ! Certes, le volume global des retraites augmente et le rapport actifs/retraités diminue5, mais le catastrophisme n'est qu'un chantage pour parvenir à des reculs sociaux6.

 

Des ressources, il y en a: La richesse nationale produite par le travail double tous les 40 ans, mais :

- La seule fraude fiscale, "dénoncée" tous les matins et plus florissante que jamais, coûte 60 à 80 milliards à la France 7 .

- La seule "rémunération"8 des actionnaires représente 100 milliards par an.

- Les seuls intérêts de leur dette auprès des "marchés financiers" constituent le 3ème poste de dépenses du budget.

- Depuis 1980, le capital a récupéré sur notre dos 200 milliards d'euros par an par l'augmentation de l’exploitation, la compression des salaires et les multiples cadeaux fiscaux. Le seul retour au "partage" de 1980 mettrait fin aux "déficits" organisés des retraites et de la Sécu.

 

Il n’y a donc pas de problème de financement des retraites. Il n’y a que la volonté des grands groupes capitalistes de :

1) mettre la main sur les sommes qui transitent aujourd’hui par le système par répartition

2) plus généralement, drainer le maximum de ressources sociales pour intensifier leur destructrice guerre économique.

Pour aller plus loin, ils veulent diviser !

Alors que les contre-réformes ont aggravé la situation de TOUS, comme toujours, les prédateurs veulent continuer à diviser : privé/public, actifs/retraités/privés d'emploi, jeunes/seniors, travailleurs français / travailleurs immigrés…9

En 1993, nous étions tous à 37,5 annuités pour un taux plein, c'est au nom de "l’équité" que Balladur porte la durée de cotisation du privé à 40 ans, ajournant l'attaque contre les fonctionnaires et les régimes spéciaux. En 2003, toujours "l'équité" en sens inverse pour poursuivre les régressions. Aujourd’hui, leur objectif reste inchangé : éviter le front commun de toutes les victimes de leurs choix économiques. L’égalité, il faut la reconquérir par en haut, contre les prédateurs !

 

La question des retraites, comme l'emploi ou les salaires, n'est ni une question "technique", ni électorale, c'est fondamentalement une question de lutte entre la classe dominante et le monde du travail sur :

 

- les choix économiques essentiels (toujours plus pour leur rentabilité, leur "compétitivité", toujours moins pour les besoins sociaux).

- le partage de plus en plus inégalitaire des richesses créées par le travail10.

 

Gagner la bataille des retraites suppose d'écarter les diversions (incantations sur la "croissance"11, aménagements techniques ou sursis concédés à tel ou tel secteur ou sous-catégorie, rabotage de quelques niches fiscales, taxation marginale de certains profits…) Cela passe par une plate-forme de lutte ancrée sur des revendications vraiment alternatives à l'attaque en cours.

 

 

- défense du système par répartition, pas seulement en façade, mais dans son contenu redistributif.

- abrogation des contre réformes antérieures, notamment celle des régimes spéciaux de 2007,

- refus de l’allongement de la durée de cotisation,

- maintien du droit effectif à la retraite à 60 ans et retour aux 37,5 annuités pour tous, privé et public,

- retour au calcul sur les 10 meilleures années dans le privé et les 6 derniers mois dans le public,

- indexation des pensions sur les salaires (avec indices non truqués),

- maintien du Code des pensions et des statuts particuliers,

- Les indispensables rectificatifs (femmes retraitées : 20% de discrimination ! 700.000 retraités au minimum vieillesse de 777€ ! carrières longues…) ne doivent pas servir de monnaie d'échange pour la régression d'ensemble. La souffrance accrue au travail, résultat de leur crise, justifie la retraite à 55 ans et 50 ans pour les travaux pénibles,

- arrêt des exonérations patronales (des dizaines de milliards par an) ; remboursement de ce qui n'a pas servi à l'emploi,

- faire cotiser le capital au même niveau que le travail rapporterait 20 milliards par an ; sans compter la mise à contribution des revenus financiers aujourd'hui exemptés,

- blocage des licenciements (prioritairement quand les boites gavent les actionnaires), de la précarisation et des flexibilités assassines12, des délocalisations,

- dénonciation des traités, "règle d'or" et autres diktats de la troïka,(appareil financier mis en place par l’UE).

 

Pour gagner une telle plateforme, ce n’est pas les réunions de salon que nous donneront satisfaction, mais une riposte tous ensemble, en même temps et sur le fond : Tirons les leçons des "promesses" politiciennes mystificatrices, des échecs du syndicalisme complaisant, "rassemblé" au sommet pour cogérer les reculs sociaux. Revenons aux méthodes gagnantes du syndicalisme de lutte: coordination inter pro sur le terrain, contrôle des négociations par la base militante, relais des mobilisations de pointe. Assez de l'austérité à sens unique, des choix antisociaux, du pillage des fonds publics, du renflouement continu du poker financier des Banksters, du carcan de l'UE. Ce ne sont pas les retraités qui coûtent cher à la France, c'est le capital : changement de cap ! 13

 

 

Pour adhérer au Front syndical de Classe

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Etablir les chèques à l’ordre du FSC et les adresser à : FSC / Jacky Omer  -  11 rue de Tivoli 13005 Marseille

 

1 Certains gouvernements de droite ou de gauche, encore plus "compétitifs", étudient déjà le passage à 68 ans et la capitalisation intégrale.

2 Même le très inféodé Conseil d’Orientation des Retraites prévoit un recul du taux de remplacement moyen du niveau de la retraite par rapport au salaire, de 72% en 2007 à 59 % en 2050, alors que les richesses produites sont plus grandes que jamais !

3 Après les retraites complémentaires, la retraite par points, fragmentant le mode répartiteur? Ce sont les consignes de la BCE….

4 Dès 1956, Guy Mollet dressait ce tableau cataclysmique: "si on ne réforme pas, nous serons en cessation de paiement " et d’instaurer la vignette auto "pour les vieux", dont la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse n’a jamais vu un sou.

5 Pour la production de 3 actifs de1981, 2 suffisent aujourd'hui, 1 seul demain: ce que cache l'intox du COR & co pour "vendre" la contre-réforme.

6 Aujourd'hui 10 actifs, 4 retraités, production: 100, part de chacun: 100/14 = 7,14

Dans 40 ans, 10 actifs, 8 retraités, production: 200, part de chacun: 200/18 = 11,1 ; ça ne fait pas du tout les affaires du capital.

7 En s'en tenant à la présentation officielle. En réalité, le dumping fiscal, comme le dumping social, est constitutif de la guerre économique: plus de 50% des transactions légales passent par des "paradis fiscaux" ; toutes les grandes entreprises ont des structures "d'optimisation fiscale" (la seule BTP compte 360 filiales en "off shore") ; états et institutions supranationales sont les premiers paradis fiscaux des monopoles.

8 Les astronomiques dividendes, jetons de présence, stocks options, parachutes dorés… ne sont que la partie visible de l'iceberg du profit.

9 Le 1er ministre, pyromane déguisé en pompier, vient de faire de cette "solidarité" son slogan, comme son patron avec "la lutte contre la finance".

10 Non seulement ils n'entendent pas partager l'outil de production, mais ils veulent "redistribuer" de plus en plus mal les richesses produites.

11 Outre le bla-bla sur la "fin de la crise", leur croissance n'est pas la nôtre : en pleine récession, les profits du CAC40 - dont la taxation est bien inférieure à celle des PME- battent les records et nourrissent la croissance financière.

12 "Suicides" post-licenciement, "suicides" par surcharge de travail, "suicides" des fins de mois impossibles, des espoirs brisés, "suicides" par harcèlement …Ils ne peuvent plus, comme avant, les maquiller en faits divers.

13 Et si le rafiot capitaliste coule, construction d'un nouveau navire.

 

 

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