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Le site http://jooble-fr.com/

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Quelques conférences

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L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 20:49

jeudi 20 juin 2013

La 50ème édition du salon du Bourget – le salon mondial de l’aéronautique et du spatial – se tient du 17 au 23 juin. C’est l’occasion pour les industriels de l’aéronautique et de l’armement d’enregistrer de grosses commandes. Les médias (propriétés des mêmes industriels) compteront les points dans la bataille que vont se livrer les constructeurs rivaux. Airbus assurera le spectacle avec les présentations du nouvel A350 et de l’avion de transport militaire A400M.

Pour avoir un autre point de vue, celui des enjeux pour les travailleurs du secteur aéronautique, La Riposte a interviewé Xavier Pétrachi, délégué syndical central CGT chez Airbus.


Récemment, le pacte des actionnaires du groupe EADS, dont fait partie Airbus, a été modifié. Qu’en penses-tu ?

La CGT Airbus a interpellé le président de la République à la suite de l’évolution du pacte des actionnaires. En effet, ce nouveau pacte est un pas de plus dans la financiarisation de l’entreprise. Pour mémoire, le 1er acte de la privatisation d’Airbus date de 1999, sous le gouvernement Jospin. Cette privatisation était pilotée par les ministres Strauss-Kahn (PS) et Gayssot (PCF). Le groupe Lagardère achetait alors l’entreprise publique Aérospatiale pour une bouchée de pain, créant le groupe européen EADS.

Le pacte initial avait réparti l’actionnariat en s’appuyant sur des actionnaires de référence : Daimler et Lagardère (ceux-là mêmes qui se sont totalement désengagés en 2013, douze ans après la création du groupe EADS). L’Etat français a conservé 15 % des parts et l’Etat espagnol 5,5 %, soit seulement 20,5 % de parts étatiques, le reste étant réservé pour 15 % à Lagardère, 30 % à Daimler et 34,5 % de capital flottant.

La nouvelle évolution du pacte des actionnaires est avant tout le désengagement de Daimler et Lagardère, mais aussi l’entrée de l’Etat allemand dans l’actionnariat, au même niveau que l’Etat français. Pour ce faire l’Etat français a réduit sa part de 15 à 12 %, ce qui lui a rapporté plus de 400 millions d’euros.

Bien que n’ayant pas de droit de véto, le niveau de l’engagement des Etats français, allemands et espagnols n’a jamais été aussi important : 12 + 12 + 4, soit 28 % de l’actionnariat. Les Etats restent les seuls actionnaires de référence. La part du capital flottant est passée à 72 %, ce qui accentue de fait la pression du marché sur une entreprise stratégique qui développe à la fois des activités civiles, mais aussi militaires.

Quel est l’impact de cette pression du marché pour les salariés ?

L’augmentation des cadences, liées aux fortes livraisons de l’A320 et de l’A330, modifient radicalement la vision industrielle au sein d’Airbus. L’évolution majeure porte sur le type de management, qui se rapproche de celui du secteur automobile. Le culte de la performance est de règle. La CGT Airbus s’est opposée (seule face aux autres syndicats) au nouveau système d’évaluation des cadres (P&D) qui prônait une évaluation des salariés en fonction des « valeurs de l’entreprise », comme « Agir avec courage ».

De même, la CGT Airbus a demandé l’arrêt du déploiement du LEAN au sein de l’entreprise, mais aussi au sein de la chaîne de sous-traitance. Cette méthode d’intensification du travail héritée de Toyota a fait irruption dans le secteur aéronautique pour soutenir l’augmentation des cadences. Airbus, comme d’autres donneurs d’ordres, impose le LEAN à ses sous-traitants comme vecteur d’une assurance de compétitivité et de productivité. Ce culte de la performance et le Lean Management conduisent à une pression constante sur les salariés et dégradent les conditions de travail.

La croissance des livraisons s’est accompagnée d’une externalisation des productions en zone dollar et low-cost. Par exemple, l’A320 est produit sur trois lignes d’assemblage, et bientôt quatre, dans le monde. La cadence actuelle est de 44 avions par mois. 16 avions par mois sont construits à Toulouse, 24 par mois à Hambourg, 4 par mois en Chine. A terme, la cadence A320 pourrait monter à 50 avions par mois avec l’ouverture d’une 4e chaîne aux Etats-Unis en 2014, à une cadence de 4 avions par mois.

Les usines délocalisées en zone low-cost montrent leurs limites, comme en Tunisie. En effet, la filiale du groupe Latécoère, Latelec, implantée en Tunisie, relocalise la production en France et au Mexique (câblage électrique pour Airbus) à la suite de mouvements répétés des salariés pour demander des augmentations de salaires et de meilleures conditions de travail. La CGT a condamné les méthodes de Latelec envers les travailleurs tunisiens.

Cette mondialisation de l’entreprise inquiète la CGT Airbus, car elle s’accompagne d’une délocalisation de la chaîne des fournisseurs au pied de l’avion. De plus, la recherche de baisse des coûts conduit Airbus à modifier ses rapports avec la chaîne des fournisseurs. Les contrats sont formalisés en dollar, les sous-traitants sont poussés à devenir des partenaires à risque (RSP), ce qui les conduit à avancer sur leurs propres trésoreries les coûts de développement, d’outillage, d’étude et de matière première.

La CGT Airbus a développé deux axes de revendications pour les salariés de la chaîne des fournisseurs : la création de comités inter-entreprises et la reconnaissance de la communauté de travail.

Les comités inter-entreprises pourraient donner de la visibilité aux salariés sous-traitants. En Midi-Pyrénées, nous constatons plusieurs faillites de sous-traitants alors que la croissance de l’aéronautique n’a jamais été aussi importante. Avec les comités inter-entreprises, les donneurs d’ordres seraient dans l’obligation de donner des informations aux institutions représentatives du personnel des entreprises sous-traitantes.

La reconnaissance de la communauté de travail est une avancée considérable. La CGT Airbus s’est totalement investie (seule face aux autres syndicats) pour que les salariés sous-traitants in situ ne soient pas les oubliés de la communauté aéronautique. Nous avons obtenu plusieurs décisions judiciaires pour que les sous-traitants in situ puissent être reconnus dans les effectifs du donneur d’ordre lors des élections professionnelles. La loi de modernisation sociale de 2008 intègre pour la première fois la reconnaissance de la communauté de travail, suite à la bataille que nous avons menée.

Je voudrais également parler des conséquences qu’a pour les salariés l’utilisation de nouveaux matériaux.

L’accouchement de l’A350 fut difficile, car la première version fut recalée par les compagnies aériennes. En effet, l’ex-PDG d’Airbus Noël Forgeard avait souhaité faire un avion low-cost : peu d’innovations, juste quelques évolutions à partir de l’A330 actuel. Il aura fallu les délits d’initiés et les déboires de l’A380 pour qu’Airbus reprenne en profondeur la première version et débouche sur un avion capable de concurrencer le « Dreamliner » de Boeing (B787).

Une des innovations de l’A350 reste le recours aux matériaux composites, qui représentent 53 % de la structure de l’avion : fuselage et voilure. Cela n’est pas sans conséquence sur la santé des salariés. Aussi, la CGT Airbus a engagé une réflexion dès le lancement de l’A350 sur les dangers potentiels des matériaux composites fibres de carbone.

La CGT Airbus (là encore seule face aux autres syndicats), avec l’appui du secteur confédéral CGT santé au travail, a obtenu une étude à l’AFSSET (Agence française de la santé et de l’environnement au travail) sur la dangerosité des fibres de carbone. Cette étude a été publiée en 2010 et préconise des recommandations lors du travail des matériaux composites. La CGT Airbus tente d’obtenir de la direction le respect de ces recommandations via ses représentants au CHSCT.

D’autre part, l’introduction massive du composite remet en cause la filière métallique. Aussi, le programme A350 a bousculé la chaîne des fournisseurs et le modèle industriel d’Airbus. Pour faire ces investissements, Airbus a poussé à la création d’une filière Aérostructure à partir des sites d’Airbus. Le plan ZEPHYR, issu du plan d’économie POWER 8, prévoyait la vente des sites d’Airbus Méaulte et Saint-Nazaire à Latécoère. Suite aux difficultés financières de Latécoère et à l’évolution négative du dollar, le plan ZEPHYR s’est transformé par la création de l’entreprise Aérolia à partir du site de Méaulte, de St Nazaire-ville et d’une partie du Bureau d’Etude de Toulouse, soit au total 2300 salariés. Aujourd’hui, Aérolia est la figure de proue de la filière Aérostructure en France, et certains souhaiteraient une consolidation de cette filière dans un assemblage Aérolia-Sogerma-Latécoère-Socata.

La CGT Airbus a mené une réflexion sur les Aérostructures en s’appuyant sur le cabinet SECAFI. La conclusion est qu’il n’y a pas d’empressement à avoir sur une telle consolidation, dans la mesure où les investissements de l’A350 ont déjà été réalisés et que les prochains investissements n’auront pas lieu avant 2030, avec le remplaçant de l’A320. La CGT Airbus souhaite que la Sogerma, comme Aérolia, reste 100 % EADS, voire que les anciens sites d’Airbus reviennent dans le giron d’Airbus.

Que penses-tu de l’idée que l’avenir d’Airbus passe par une bonne assise capitalistique et un bon soutien financier, comme le soutient la CGC dans une interview accordée à L’Humanité Dimanche ? Que penses-tu aussi de l’idée du patriotisme économique que défend le ministre Montebourg, idée reprise également par FO ? Enfin, que penses-tu de l’idée défendue par le journal La Riposte d’une industrie aéronautique 100 % publique pour garantir l’avenir de cette industrie et des salariés, qu’ils travaillent chez les donneurs d’ordre ou chez les sous-traitants ?

Rappelons que la CFE-CGC a soutenu le plan ZEPHYR. Quand la CGT Airbus tentait d’organiser des manifestations contre la vente des sites, la CFE-CGC faisait le tour des ministères pour obtenir les meilleures conditions de cession des sites à Latécoère.

L’évolution du pacte des actionnaires, avec un capital flottant de 72 %, signifie que l’entreprise va être soumise à la pression des marchés boursiers. La volonté de la direction du groupe est bien de satisfaire l’actionnaire, alors que Louis Gallois avait mis la priorité à satisfaire les clients, soit les compagnies aériennes et les passagers.

Quant au soutien financier, la CGT Airbus prône une transparence des aides publiques. Notamment que les aides publiques soient soumises à des contreparties : pas de délocalisation, priorité aux investissements et aux embauches, consultation des instances représentatives du personnel.

La CGT Airbus partage le souhait de voir réintégrer les sites cédés à Aérolia. Mais attention avec l’idée de « patriotisme économique ». Lors des déboires industriels de l’A380, le « patriotisme » a été utilisé pour détourner l’attention des salariés français et allemands, les diviser sur des lignes nationalistes. La CGT Airbus a publié avec succès une communication franco-allemande pour rapprocher les travailleurs d’Airbus, souligner leurs problèmes communs et s’opposer à la vague de chauvinisme.

Concernant votre idée d’une aéronautique 100 % publique, il faut préciser que la CGT Airbus s’est toujours opposée à la privatisation – et que nous partageons toujours cet objectif d’une industrie aéronautique publique.

Suite à l’évolution du pacte des actionnaires, les seuls actionnaires de références sont désormais les Etats français, allemands et espagnols. La création du groupe EADS était subordonnée à la privatisation d’Aérospatiale : on peut voir ce qu’il en reste aujourd’hui avec le désengagement total de Lagardère et Daimler. Airbus est dans une phase d’euphorie avec un carnet de commandes record, un niveau de production exceptionnel et une trésorerie de 12 milliards d’euros. Les prochains investissements lourds n’auront pas lieu avant 2030 avec le successeur de l’A320. Airbus va donc rentrer dans une période où la redistribution des dividendes risque d’être forte, avec un taux de rentabilité visé à deux chiffres. Les Etats ont perdu le droit de véto. La CGT Airbus restera très vigilante sur la gestion de l’entreprise tournée vers l’actionnaire et le marché boursier au détriment du produit, qui devrait rester le cœur de métier de la communauté aéronautique. Dans ce cadre, les Etats doivent peser dans le type de gestion qui doit rester centré sur l’innovation, la stratégie industrielle et le maintien d’un tissu industriel dans les territoires.

Enfin, le conseil d’administration actuel du groupe EADS est composé essentiellement de banquiers, comme J-C Trichet, ou d’industriels comme Mittal. Ce n’est pas de nature à nous rassurer pour assurer la pérennité de l’entreprise. Si ce secteur devait être 100 % sous la coupe de la puissance publique, cela devrait se faire en modifiant le conseil d’administration, et en donnant une place importante aux représentants des salariés, avec le même droit de vote que les autres représentants. La loi issue de l’ANI reste bien éloignée de cette revendication.

Interview réalisée par Hubert Prévaud

La Riposte : journal communiste

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:33

Quatre meetings et une journée de mobilisation. Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a annoncé ce lundi une rentrée choc pour sa centrale syndicale, contre une réforme des retraites dont les arguments sont de plus en plus puisés du côté du patronat.

"Nous n'accepterons pas une nouvelle diminution de la rémunération du travail et de remise en cause des droits à la retraite par une énième réforme de notre système de retraite", a affirmé Thierry Lepaon, lors d'une conférence de presse, au cours de laquelle il a exposé les positions de la CGT, en vue de la conférence sociale organisée à la fin de la semaine.

Régimes de retraite

Le leader de la CGT a réitéré son opposition à un allongement de la durée de cotisation, évoqué dimanche soir par le président François Hollande, et a renouvelé la demande de la CGT d'une contribution des revenus financiers pour assurer la protection sociale. Le syndicat propose par ailleurs un retour à l'âge légal à 60 ans et la constitution d'une "maison commune de la retraite" pour créer "une coordination entre les régimes de retraites" et "un socle de droits communs valables pour tous", a précisé Eric Aubin, secrétaire confédéral chargé de ce dossier.

"Le gouvernement est de plus en plus sensible à ce que peut dire le patronat", a-t-il ressenti lors des rencontres préliminaires avant la conférence sociale des 20 et 21 juin. Pour peser dans le débat, la centrale syndicale de Montreuil annonce donc la tenue de quatre meetings et d'une journée d'action dont la date sera décidée "en lien avec le calendrier parlementaire concernant les grands dossiers sociaux et notamment la réforme des retraites."

9 points de convergence avec les autres centrales

Le successeur de Bernard Thibault a appelé à la mobilisation "la plus unitaire possible" face à un Medef qui s'est soudé autour de la candidature de Pierre Gattaz, "pour peser sur le choix du gouvernement". Selon lui, compte tenu de la manière dont le candidat à la présidence du Medef "s'est exprimé ces dernières semaines sur des contenus et sur la méthode du dialogue social, il est prévu qu'il puisse y avoir un changement avec la période qui a été celle de Laurence Parisot".

D'où l'importance de présenter un front syndical le plus uni. Thierre Lepaon a décelé neuf "points de convergence" entre les positions de la CGT et celles des autres syndicats, dont la CFDT: "l'Europe sociale, l'égalité professionnelle, la qualité de vie au travail, la santé au travail, le refus de la baisse des pensions de retraites, la lutte anti-discrimination, le plan d'action pour l'emploi, les droits syndicaux, le droit de regard" des représentants syndicaux.

Question sur les aides publiques aux entreprises

La CGT demande aussi une "réorientation" des 200 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises. "On est passé d'une politique d'aide aux entreprises qui en ont besoin à une politique de droit des entreprises à disposer de l'argent public", a accusé Thierry Lepaon. Concernant l'emploi, la centrale demande notamment un bilan des contrats de génération et des contrats d'avenir. Thierry Lepaon reconnaît quelques "points positifs" à l'action gouvernementale - notamment la création de la banque publique d'investissement - "mais, aujourd'hui, c'est la déception qui domine", a-t-il jugé.

 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:28

La conférence sociale du 20 et 21 juin annoncée à grands cris serait censée être un espace de négociation entre le MEDEF et les syndicats.

A son ordre du jour : l’emploi et les retraites.

Décodons la mise en scène à partir de l’expérience de la première conférence qui a aboutit à la signature de l’accord sur la flexibilité du travail par la CFDT, la CGC et la CFTC le 11 janvier et à la loi votée par le parlement le 14 mai dernier.

Première phase, rapport préalable annoncé à grand son de trompette, piloté par des autorités soit-disant indépendantes (en fait des tenants de la pensée unique et des "indispensables et incontournables sacrifices à faire").

Commission Gandois pour le rapport sur la flexibilité du travail et rapport Moreau pour le rapport sur les retraites.
Pour repère signalons que, dans une brillante carrière technocratique Yannick Moreau a été nommée par décret du Premier ministre François Fillon au Haut Conseil du dialogue social en décembre 2008, où elle assure la présidence des sessions. Continuité donc assurée …

Seconde phase, matraquage médiatique
"
Il n’ y a pas d’autres solutions que d’accepter les reculs proposés" D’ailleurs les radio trottoir confirment la chose !

Troisième phase, les partenaires sociaux groupés autour du bloc réformiste dont on a organisé la représentativité majoritaire obtiennent des "compensations" aux mesures initialement annoncées ; et dans la foulée les médias proclament la signature de l’accord par les partenaires sociaux.

Quatrième phase, le gouvernement adopte le contenu de l’accord et le parlement (majorité PS flanqué du soutien critique de la droite) entérine le choix des partenaires sociaux et l’opinion publique matraquée est appelée à approuver les "réformes rigoureuses mais justes"

Nous ne prenons pas un grand risque à annoncer que le même schéma va s’appliquer à la conférence sociale des 20 et 21 juin et à ses suites pour faire approuver (c’est l’essentiel pour eux !:) une nouvelle contre-réforme des retraites déjà écrite par le grand patronat et la commission de Bruxelles.


Rien donc à attendre de cette conférence ! On ne négocie pas la régression sociale !

Pour les travailleurs et leurs organisations, l’essentiel c’est de préparer dès à présent la nécessaire lutte qui devra se développer sur la base du seul vrai levier : le rapport de forces, la construction du TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS et la bataille d’idées pour débusquer les mensonges et les véritables intentions des tenants de la "réforme".

 

Front Syndical de Classe

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 16:01

Déclaration du secteur Hôpital du Front Syndical de Classe

 

Les gouvernements libéraux de droite et de gauche n’ont de cesse de détruire le système de Santé publique français mis en place par le Conseil National de la Résistance (CNR) il y a 70 ans.


Au nom de la crise de leur système capitaliste, financiers et patrons, gouvernements et Union européenne multiplient les attaques contre les peuples et les travailleurs en saccageant tous les acquis sociaux. Au nom de la réduction des coûts et de la « dette », les politiques publiques, les services et l’emploi public continuent d’être laminés. La recherche effrénée de profits par les capitalistes appauvrit l’ensemble de la population en confisquant les richesses créées par le travail des salariés.

 

Les politiques gouvernementales euro-libérales visent à organiser et généraliser l’insécurité sociale. Dans notre pays, la Sécurité Sociale, l'Hôpital Public comme les travailleurs de la Santé et l’Action Sociale sont particulièrement dans la ligne de mire des profiteurs :

- Fermeture des établissements de santé de proximité ;

- Réduction massive des personnels de santé ;

- Gel des salaires ;

- Dégradation des conditions de travail ;

- Privatisation accélérée dans les hôpitaux publics ;

- Précarisation accrue des emplois…

 

Avec la loi Bachelot, la Santé est devenue une entreprise. Les conséquences de cette politique sont désastreuses : extension des déserts médicaux, saturation des services hospitaliers, suppression des services sociaux (SAMU social, associations, etc.), augmentation sensible de la mortalité maternelle et infantile, augmentation des suicides parmi le personnel, personnels contraints faute de moyens de dormir dehors ou dans leur voiture, privatisation des maisons de retraite… L’appauvrissement généralisé de la population interdit aux "travailleurs pauvres" l’accès aux soins élémentaires puisqu’ils n’ont pas les moyens de payer une mutuelle… En 2012, plus de 30% de la population a renoncé à des soins nécessaires. Loin des idéaux du CNR, on est de plus en plus souvent soigné non en fonction de nos besoins, mais en fonction de nos moyens.

 

C’est qu’avec la dictature capitaliste imposée en Europe, la Santé doit être rentable…

Le gouvernement de Hollande reste sourd aux aspirations et aux revendications légitimes du peuple, alors qu’il accorde une oreille très attentive aux desiderata de Bruxelles et du MEDEF.

L’Accord National Interprofessionnel scélérat voté récemment, dynamite par exemple 40 ans de droits du travail en France et les garanties collectives des travailleurs !

 

Le seul moyen de sortir de cette politique infernale, c’est de changer de système !

 

Le 15 juin, la Santé et l’Action Sociale seront dans la rue pour exiger :

- L’abrogation de l’ANI ;

- L’abrogation de la Loi HPST (loi Bachelot) ;

- La défense et la reconquête de la protection sociale solidaire et universelle ;

- Le retour à l’ancien système des retraites avec la retraite à 60 ans pour tous ;

- L’augmentation générale et substantielle des salaires

 

Le 15 juin nous manifesterons pour la reconstruction et le développement des structures de santé et d’action sociale pour tous.

Le "syndicalisme rassemblé" n’est pas la solution. Notre unité ne sera efficace que dans le cadre d’un syndicalisme de lutte des classes.

Seul un rapport de forces conséquent permettra d’arrêter les prédateurs capitalistes !

 

"Les opprimés n’ont jamais rien obtenu des oppresseurs que par la force."

Victor Schoelcher

 

Le secteur hôpital du Front Syndical de Classe

 

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 22:04

 Le 17 avril 1943, "l’accord du Perreux", du nom de cette ville du Val-de-Marne, ouvre la voie à la réunification de la CGT.

Accord signé  sous l’occupation par Robert Bothereau et Louis Saillant pour les ex-confédérés (CGT), Henri Raynaud et André Tollet pour les ex-unitaires (CGT-U)

Accord qui reconstituant la CGT « en respectant la physionomie qui était la sienne en septembre 1939 » ne fut couché sur le papier qu’à la Libération le 5 octobre 1944.

 

Accord conclu donc sans déclaration écrite, initié par un dialogue entre Benoît Frachon et Léon Jouhaux.

Outre la défense immédiate des intérêts des travailleurs il indique la volonté de rassembler l’ensemble des forces de la résistance à l’occupant et sera en quelque sorte le prélude au programme du Conseil national de la Résistance (CNR).

Sur le plan syndical il ne s’agit pas d’une simple unité d’action mais d’une visée à la réunification à l’instar de 1936.

Au-delà de la conjoncture de l’époque cet accord illustre la profonde volonté unitaire des syndicalistes se référant à la lutte de classes qu’exprime le sigle lui-même choisi au moment de la scission de 1921 : CGT- Unitaire.

Ces derniers considérant que face au patronat, au capital, aux exploiteurs le pluralisme, la division sont des facteurs d’affaiblissement et de défaite dans le combat de classe.

 

Quel sens donner à cet anniversaire en 2013 ?

 

Impossible de comprendre le sens profond de cet accord sans en référer à un personnage majeur de la période : Benoît FRACHON !

 

L’homme a connu 3 scissions syndicales (1921 et la création de la CGTU, 1939 le bannissement et la clandestinité, 1947 et l’ingérence américaine dans le cadre de la guerre froide).

Il a connu aussi et a été un acteur essentiel de 2 réunifications : celles de 1936 et du congrès de Toulouse et précisément celle de la clandestinité en avril 1943 avec les accords du Perreux.

En conséquence il a la passion de l’unité, de l’unité organique de la classe ouvrière, passion chevillée au corps !

C’est ainsi que dans son ouvrage "Au rythme des jours" il peut dire : "la lutte pour l’unité c’est en fin de compte le fil conducteur de toute l’action de la CGT, car c’est aussi la question primordiale pour changer réellement la situation et conduire les travailleurs au succès".

 

La volonté unitaire est en effet profondément ancrée dans l’aspiration des travailleurs eux-mêmes.

On est plus fort face à un patronat lui-même coalisé pour revendiquer, pour se défendre.

Et d’ailleurs les moments de grande victoire ouvrière et de grandes conquêtes sociales coïncident avec les moments de lutte, d’unité et d’afflux massif des travailleurs dans l’organisation syndicale comme en 1936 et en 1945 en particulier (des millions de syndiqués).

 

Il est donc parfaitement légitime de commémorer ce moment historique de rassemblement de la classe ouvrière et des travailleurs en soulignant cette constante de l’aspiration ouvrière et des considérables efforts unitaires de la CGT pour parvenir à cette réunification.

La recherche de l’unité des travailleurs, de l’unité d’action, de leur rassemblement dans une seule centrale syndicale est en effet un des traits identifiants de la CGT qui parcoure toute son histoire.

 

Mais cette recherche passionnée et ces efforts ce n’est pas le syndicalisme rassemblé !

 

Car dans le même mouvement de recherche unitaire, dans le contexte de l’époque où il s’exprime (les années 50 après la scission qui a vu naître FO et se reconstituer la CFTC et la CGC), Frachon indique : "L’unité ne se gagne pas seulement. Il faut la défendre en permanence contre ceux qui sont toujours tentés de servir les manœuvres de division de l’ennemi de classe. Chaque tentative de nuire à l’unité, surtout au cours d’une action ou de sa préparation, doit être immédiatement et publiquement démasquée, soumise au jugement des travailleurs intéressés , des adhérents et des militants des organisations de base dont les dirigeants trahissent les engagements pris. C’est là une des conditions importantes nous permettant de consolider l’unité".

 

C’est que pour Benoît Frachon et la CGT dans son ensemble, l’unité n’est pas une alliance de sommet où l’on édulcore les différences d’orientation et de revendication comme a pu le faire Thierry Lepaon au 50e congrès minimisant gravement le désaccord avec les dirigeants de la CFDT sur l’ANI (flexibilité de l’emploi et des travailleurs), couvrant ainsi une grave atteinte au code du travail et à la protection des travailleurs.

 

Les désaccords doivent en effet être traités en bas, sous l’arbitrage et le jugement des travailleurs, sans quoi comme en 2003, comme en 2010 on permet le sabotage des luttes et on recouvre d’un voile pudique une véritable trahison des intérêts des travailleurs !

 

C’est essentiellement que pour Benoît Frachon comme pour la CGT dans son ensemble à l’époque le caractère de masse de l’organisation, la recherche permanente de l’unité des travailleurs, de l’unité d’action sans renoncer à la réunification se fonde sur des conceptions de classes, de lutte des classes.

Car à y regarder de près toutes les scissions et les divisions ont pour fondement essentiel au-delà des arguments invoqués (l’indépendance syndicale, le pacte de non-agression Hitler/Staline, le plan Marshall) l’attitude à l’égard d’un positionnement de classes sans compromission : les partisans de la collaboration de classes et de l’accompagnement du système épaulé par les classes et les médias dominants masquant leur orientation et leurs pratiques sous des accusations diverses selon les périodes, mais qui toutes éludent la question centrale !

Et ce sont toujours les réformistes qui ont pris l’initiative des scissions et qui virent les tenants d'un syndicalisme sans compromission des organisations comme malheureusement on peut encore le constater actuellement dans de trop nombreuses fédérations de la CGT, et notamment celle du commerce !

L’objectif unitaire ne se sépare par du contenu des revendications sur lesquelles il faut rassembler qui correspondent aux aspirations des travailleurs et à la nécessité de s’unir contre la classe capitaliste par-delà les opinions politiques, les origines, la religion.

La division, les scissions sont organisées par les ennemis de la classe ouvrière pour imposer une politique au service exclusif des possédants et du patronat.

 

Mais renoncer à mener le combat pour un contenu conforme aux intérêts des travailleurs, renoncer aux objectifs transformateurs anticapitalistes, c’est à coup sûr préparer la défaite.

Et dans la situation présente marquée par la crise la plus grave et la plus durable du système, par l’offensive globale de l’oligarchie, de l’Union européenne pour nous imposer des reculs sans précédents comment poursuivre des objectifs unitaires sans dénoncer les trahisons des dirigeants de la CFDT aujourd’hui sur le code du travail et demain sur les retraites ?

Sans en appeler au jugement des travailleurs eux-mêmes , sans l’activité indépendante de la CGT sur des bases de classes et sans compromission avec le capital ?

 

Sans conteste cette exigence est celle de nombreuses bases et de nombreux militants de la CGT.

C’est donc cette orientation qu’il convient de faire triompher et de mettre en œuvre contre la tendance conciliatrice de la direction confédérale figée sur le syndicalisme rassemblé, le dialogue social et l’intégration dans la Confédération Européenne des Syndicats.

 

L’unité c’est en bas, dans les entreprises, dans les branches en s’adressant sans sectarisme à tous les salariés, sur des revendications précises, ne laissant la place à aucune manœuvre et aucun reniement, au quotidien et dans la durée.

Et ça nous fait belle jambe que les dirigeants de la CFDT signataires d’un accord scélérat ne manifestent pas avec nous le 1er mai !

 

Le Front Syndical de Classe

15 avril 2013

 

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 11:20

26/03/2013

 

A LA UNE

10 semaines de grève, et toujours debout ! 

Nous sommes en grève depuis le 16 janvier. Et à l’époque, bien peu d’entre nous auraient parié que cela devait durer autant. Depuis, nous avons fait face à tout : les vigiles et les dizaines de cadres déployés par la direction pour nous intimider ; le licenciement de camarades, pour des motifs aussi lamentables que « jet d’œuf » ou « joue du tambour » ; la presse, qui nous a traités de « voyous » ; le gouvernement, solidaire de la direction de PSA ; les convocations de copains à la sûreté territoriale, avec la menace de poursuites judiciaires ; les CRS qui nous accompagnent dans tous nos déplacements, etc.

Mais rien de cela ne nous fait céder, pour une raison simple et juste : nous cherchons à sauver nos emplois, et nous défendons nos camarades sanctionnés par des patrons aussi dénués de scrupules que cupides.

La production toujours paralysée 

Depuis le 16 janvier, aucune C3 n’est sortie des chaînes de production. La direction en a perdu plus de 21 000.

Vendredi 22 mars, elle a annoncé qu’à partir du 8 avril, elle allait mettre au chômage l’équipe du soir pour quatre semaines. Une décision qui masque difficilement son échec de remettre en route la production depuis le 16 janvier. Du coup, elle voudrait faire payer la moitié des salaires d’avril par l’Etat. 

C’est pourtant simple, si elle veut sa production, la direction n’a qu’à nous garantir un CDI et lever toutes les sanctions disciplinaires. 

« Cinq syndicats sur six », vraiment ? 

La direction de PSA et le ministre Montebourg ont répété que cinq syndicats sur six auraient validé le plan social de PSA. Vraiment ? Au Comité central d’entreprise du 18 mars, la CFTC, FO, la CGC et le SIA ont en effet approuvé le plan de la direction, tandis que la CGT votait contre. Mais la CFDT s’est divisée, deux de ses représentants votant non, tandis qu’un s’abstenait – une petite gifle pour la direction de PSA. 

Surtout, les représentants centraux des syndicats ne représentent pas les salariés d’Aulnay, où les organisations engagées dans la grève contre la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois totalisent 55 % des voix dans le 1er collège (ouvriers et employés) : CGT 36,5 %, SUD 12,5% et CFDT 6%. En deux jours, une pétition à Aulnay a recueilli 1000 signatures contre le plan social. Les notions de « majoritaire » et de « minoritaire » sont donc à revoir ! 

Rassemblement devant le siège PSA 

Lundi 18 mars, c’est à plusieurs centaines que nous nous sommes rendus devant le siège de PSA à l’occasion du Comité central d’entreprise qui s’y tenait. Afin de dire que pour nous, le PSE (« Plan de sauvegarde de l’emploi »), c’est-à-dire le plan de licenciements, c’est toujours non !

Montebourg rate le train de l’Innovation

Mardi 19 mars, une centaine de grévistes ont profité de l’occasion de l’inauguration du « train de l‘innovation » pour interpeller Montebourg sur le silence complice du gouvernement concernant la préparation de milliers de licenciements à PSA et concernant le refus du gouvernement de nommer un médiateur dans le conflit d’Aulnay.

Courageusement, Montebourg s‘est réfugié dans un restaurant de la gare de Lyon. Les salariés réclamaient simplement qu’il s’explique naturellement devant eux ou au moins qu’il les reçoive en présence de la presse. 

Refus du ministre, qui préfère visiblement les plateaux de télé au dialogue avec les salariés en grève depuis 10 semaines, en présence de la presse. 

La caisse de grève

Au 24 mars, 220 000 euros étaient dans la caisse de grève. Un grand merci aux nombreux travailleurs qui nous soutiennent et qui nous aident, ainsi, à tenir bon face à PSA !

Assignation au tribunal de Versailles

A la demande des syndicats CGT de toutes les usines PSA, la Fédération CGT de la Métallurgie a attaqué PSA en justice pour insuffisance du PSE. L’audience aura lieu mardi 26 à 10h, au tribunal de grande instance de Versailles (5 place André Mignot). A cette occasion, nous organisons un rassemblement. Tous les amis de la grève sont invités. Venez nombreux !

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 11:19

 J’interviens au nom du syndicat CGT de FRALIB et des salariés de notre entreprise en lutte depuis 903 jours contre la fermeture de notre site, pour le maintien de notre activité industrielle et de nos emplois.

Nous voulons mettre en débat trois sujets tirés de notre expérience sur le terrain et de ce que nous voulons que notre syndicat de classe la CGT se saisisse.

Durant 3 ans de lutte, nous avons reçu beaucoup de soutien des syndicats de notre profession et de l’interprofessionnel.

L’Agroalimentaire est concerné par de nombreuses luttes. Des conflits importants sont en cours. D’autres conflits se développent aussi dans toutes les industries, le commerce, la santé, les services publics.

Nous avons participé et organisé nombre d’actions communes avec d’autres camarades menant des luttes, et portons ensemble nos exigences communes.

Avec les Continental Nutrition, le Grand Conseil de la Mutualité des Bouches du Rhône, Pilpa, Goodyear, Ford, les Trois Suisses, Sanofi, Sodimédical, Arcelor et encore bien d’autres.

Nous voulons que notre CGT partage cette démarche de coordination des luttes et des entreprises en luttes pour la défense de l’emploi et du potentiel industriel national.

Pour cela nous proposons que soient mis en place des moyens où toutes nos structures participent pour coordonner les entreprises en luttes.

Les deux autres sujets que nous voulons soulever et qui sont totalement absents du document d’orientation et pourtant bien d’actualité et qui correspondent à de réelles exigences pour un vrai changement de société. Ce sont la réappropriation par les travailleurs des moyens de production et la Nationalisation qui doit être un des moyens pour y parvenir.

Il n’y a que les luttes qui peuvent nous permettre de reprendre aux patrons ce qu’ils nous ont pris ! La preuve en est faite avec notre lutte.

Notre Eléphant résiste et avance doucement mais sûrement vers la mise en œuvre de notre solution alternative et le démarrage de notre SCOP T.I

Nous avons obtenu l’annulation par la justice des trois plans de sabordage de l’emploi présentés par UNILEVER.

A l’évidence la lutte paie.

Le dernier Arrêt rendu par la Cour d’Appel d’Aix le 28 février, est très clair. Le 3ème plan patronal est annulé ainsi que les licenciements.

Les salariés ont été licenciés deux fois et deux fois les licenciements auront été annulées !

Nous exigeons que nous soient cédés la marque « Eléphant » ainsi que les volumes de production nécessaires à la reprise de notre activité.

 

François HOLLANDE et le gouvernement doivent maintenant être conséquents, et faire vivre leur volonté affichée d’être aux côtés des salariés de FRALIB.

 

Nous voulons leur imposer qu’ils prennent toutes les dispositions pour que soient données toutes les suites concrètes au plan politique, économique et social et faire sauter « le verrou d’UNILEVER » qui bloque la solution alternative.

 

Les experts du Comité d’Entreprise ont confirmé la viabilité et la rentabilité de notre entreprise. Nous relevons le défi avec détermination et courage, autour de notre projet alternatif qui est la seule solution sérieuse et crédible pour le maintien de notre activité industrielle et nos emplois.

 

Le combat pour la poursuite de l’activité de production et de conditionnement de thé et d’infusions sur le site de Gémenos, le maintien de la marque « Eléphant » implantée depuis 120 ans en Provence et commercialisée uniquement en France, des tonnages de production en sous- traitance, sont des exigences qu’il faut concrétiser.

 

UNILEVER doit assumer toutes ses responsabilités.

Il en a les moyens, L’Etat en a la responsabilité !

 

Nous avons obtenu par notre lutte que les bâtiments et les terrains soient rachetés par la Communauté Urbaine de Marseille. Nous avons imposé qu’UNILEVER cède l’ensemble de l’outil Industriel pour l’Euro symbolique.

 

Cela nous permet de fortifier notre projet pour le maintien de l’activité industrielle autour, avant tout, de la perspective de production de thés et infusions.

 

Cette nouvelle situation se construit autour de la volonté de « réappropriation ouvrière et publique des moyens de production ».

 

En septembre 2011, le Ministre du Redressement Productif Arnaud MONTEBOURG, alors en campagne au primaire socialiste pour l’élection Présidentielle est venu nous rencontrer dans notre usine. Il s’exprimait ainsi en ce qui concerne la défense de notre patrimoine industriel et la question posée par les Fralibs. Il proposait de prendre possession de la marque, d’exproprier Unilever, de l’indemniser à la hauteur de ce qu’il indemnise les salariés et il disait qu’il ferait une loi pour cela !!!

 

Alors, si l’exigence de réappropriation des moyens de production et de nationalisation fait parti des promesses d’un candidat du parti socialiste devenu Ministre aujourd’hui, cela doit être une revendication forte portée par notre syndicat CGT dans le combat de classe qui nous oppose au Grand Capital.

 

Pour conclure, et comme depuis hier je n’ai pas ou peu entendu parler dans les références internationales de l’évolution des pays en Amérique Latine, je finirai par un : HASTA LA VICTORIA SIEMPRE CAMARADES !

 

Olivier Leberquier

CGT Fralib

 

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:21

Nouvel épisode de la saga "On va vous faire un dessin" où l'ANI décrypté en 4 minutes chrono

http://www.dailymotion.com/video/xyb8vc_on-vous-fait-un-dessin-ani_news

A faire connaître autour de vous

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 08:11

 Les choses ont mal commencé, en réduisant le temps d’intervention des délégués de 4 minutes à 2 minutes, cela a conduit le meneur de jeu et les organisateurs à couper fréquemment la parole aux intervenants, provoquant ainsi des tensions au fur et à mesure du déroulement des débats.

Par exemple, Henri retraité Energie de Midi Pyrénées qui intervient sur la mise à mal de l’outil industriel chez EGF et GDF sous la direction de Proglio et qui a alerté et la direction confédérale et les dirigeants de la fédération de l’énergie s’est vu répondre que le rapport des forces n’était pas favorable et que donc on ne faisait rien s’indignant « C’est grave, c’est la première fois que j’entends cela » et souhaitant poursuivre son argumentation s’est vu couper le micro !

 

Le débat sur le document d’orientation commencé la veille s’est poursuivi toute la journée.

La discussion va se cristalliser sur le syndicalisme rassemblé, c’est-à-dire l’alliance privilégiée avec la CFDT, le positionnement par rapport au gouvernement socialiste,  l’appréciation de l’acte III de la régionalisation, le financement de la protection sociale.

De même que l’exigence des nationalisations s’est également fortement manifesté comme réponse stratégique aux licenciements massifs, aux délocalisations …

 

Sur le syndicalisme rassemblé plusieurs délégués vont demander qu’un vote séparé du vote global sur différentes parties du document d’orientation ait lieu.

Ce qui sera refusé par la commission qui organise les débats. L’amendement proposait de remplacer l’expression « syndicalisme rassemblé » par « unité syndicale sur des revendications claires et précises ».

 

On retiendra que d’une manière générale la plupart des intervenant demandent un durcissement des positions initiales contenues dans le document d’orientation proposé, par exemple le retrait de la loi sur la flexibilité du travail, l’abrogation de la loi Bachelot dite HPST sur l’hôpital public ou le retrait du projet de loi sur la décentralisation.

On retiendra donc que la commission qui ordonne les débats tout en refusant de prendre en compte certains amendements refuse aussi tout vote particulier pourtant soutenu  par de nombreux intervenants.

Les commissions du congrès fonctionnent comme un filtre qui accepte ou refuse des amendements des syndicats sans que les congressistes puissent trancher en dernière instance. Ce qui dans les faits revient à contester la souveraineté du congrès et des congressistes. Si bien qu’un des intervenants (François du 93) en colère a pu dire « La commission est une commission du congrès et le congrès n’est pas un congrès des commissions ! » exigeant l’exercice du vote séparé sur l’acte III de la décentralisation.

Rien n’y fera !

Ces pratiques renforcent notre sentiment déjà exprimé d’un notable décalage entre la direction et ce qui monte de la base de l’organisation mais qui est contenu par des mécanismes de contrôle et des manœuvres d’appareil.

 

L’attachement des militants à la CGT est très fort.

Le sentiment juste, vérifié en bas dans les luttes et les rapports avec les autres organisations syndicales que seule la CGT compte-tenu de son histoire, de sa culture et de ses traditions est le seul recours syndical sur lesquels les travailleurs peuvent compter, imprègne nombre d’expressions et de propositions.

Cette aspiration continue de se heurter aux choix opérés il y a une quinzaine d’années rendus compatibles avec l’intégration dans la CES et la poursuite de l’illusion d’une Europe sociale, la mise en œuvre d’un syndicalisme d’accompagnement sous couleur de conjuguer la protestation et les « propositions constructives  ».

 

Nul doute que la confrontation au sein de la cgt,  qui n’est pas nouvelle, et qui a dès le 19e siècle partagé le mouvement ouvrier entre réformisme et courant révolutionnaire se donnant pour objectif à partir de la défense des revendications immédiates des travailleurs le changement de la société et la fin de l’exploitation capitaliste va se poursuivre.

 

Nul doute que la référence à un syndicalisme de classes sans compromission, sans illusion sur le « dialogue social » est majoritaire dans la cgt mais ne trouve pas encore sa traduction dans toutes les orientations de l’organisation et dans ses directions.

 

La tâche des années qui viennent sans nul doute !


Paroles de congressistes 

 

« les orientations proposées s’apparentent davantage à un syndicalisme d’accompagnement »

« ce qu’il faut c’est une mobilisation pour le retrait pur et simple de l’accord scélérat » [il s’agit de l’accord sur la fléxibilité du travail]

« aujourd’hui la cgt doit radicaliser sa position, seul le rapport de force peut changer la société »

Parlant  des attaques actuelles contre les acquis des travailleurs

« Face à un char d’assaut on ne brandit pas un opinel ! »

« La recherche de l’unité fait partie de nos gènes ; mais quelle unité : unité d’appareils et d’apparence » et « changer la société c’est aussi dans nos gènes »

Le même camarade dénonçant l’échec flagrant de la CES à coordonner les luttes en Europe et préconisant de se rapprocher de la FSM

« Le texte devrait condamner plus fermement les rapaces du MEDEF et les rénégats de la CFDT »

 

« Il y a une volonté du gouvernement d’associer les organisations syndicales aux reculs sociaux et l’indépendance syndicale est donc nécessaire »

« notre amendement sur l’Europe a été vidé de son sens : Nous avons parlé de l’Europe dans son ensemble et pas du seul TSCG … l’Europe est un instrument qui dépossède les peuples de leurs droits essentiels et c’est l’UE qui impose un carcan aux peuples ! »

 

« le drapeau brûlé de la CFDT illustre le ras-le-bol des camarades »

« Qu’il est loin le discours du Bourget ! » et « si l’avenir n’est pas rose peignons le en rouge ! »

« sur une posture d’opposition on cristallise et on exclue »

« la défense du code du travail et des conventions collectives doit être au centre des revendications de la cgt »

 

« Le maintien de la santé c’est le capital de ceux qui n’en ont pas ! »

« l’abrogation de la loi dite HPST [loi Bachelot] doit figurer dans l’appel du congrès ! »

« Le gouvernement est manipulé par le MEDEF, que reste-t-il aux salariés si ce n’est la cgt ? »

« dans les hôpitaux 40.000 emplois sont menacés ; c’est pernicieux mais c’est 1à fois plus que chez Goodyear « 

« Il faut supprimer la CSG qui est un transfert du financement de la protection sociale sur les seuls salariés »

 

 

                                                           Le Front Syndical de Classe

                                                           21 mars 2013

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 08:09

Interventions sur le rapport d’activité et début de la discussion sur le rapport d’orientation.

Donnons la parole aux intervenants qui donnent le ton des débats:

  

Isabelle du secteur santé « le congrès CGT doit engager un combat franc et résolu contre le gouvernement et la CGT doit quitter le COR »

 

Un camarade des ports et docks de Bordeaux  « Revenir aux fondamentaux de lutte de classes et en finir avec le syndicalisme rassemblé qui nous a coûté cher » et « la CGT doit changer d’orientation »

 

Ludovic  métallurgie du Nord Pas de Calais « les retraites en 2010 c’était l’occasion d’aller plus loin, encore aurait-il fallu le vouloir » et rappel de la déclaration de B. Thibault selon lequel la cgt n’avait pas vocation de bloquer le pays et « une autre orientation et une autre stratégie de lutte sont nécessaires » et « nous devonsréffirmer le Tous ensemble et notre identité de classe »

 

Karine « pas d’autre alternative que le retour au syndicalisme de classe … nous sommes en guerre, c’est eux ou nous ! »

 

Sébastien cheminot d’Epernay sur la lutte des retraites en 2010, « si la confédération avait voulu éteindre le mouvement elle ne s’y serait pas pris autrement » et sur l’unité syndicale parlant de la CFDT « avec eux la question ce n’est pas de savoir s’ils vont rompre l’unité, mais quand ils vont le faire » et « brûler un drapeau c’est moins grave que de brûler le code du travail ! »

 

Camarade de la santé des Vosges répondant à ceux qui valorisent les propositions à la contestation «  pour avancer il ne faut pas reculer »

Etienne de la FAPT Loire et Cher et Eure et Loire « l’unité ne se décrète pas au sommet » et « rassembler passe par des revendications claires, ce qui n’est pas le cas actuellement »i

 

Benjamin Education du 94 « Il ne s’agit pas d’avoir raison tout seul, mais il s’agit de proposer une unité syndicale, un syndicalisme offensif et non pas rassemblé »

 

Alain de l’INRA «  nous ne pouvons en rester à des formulations ambiguës sur le gouvernement »

 

On le voit, la grande majorité des interventions a été de tonalité très combative et critique à l’égard de la stratégie de la direction confédérale en particulier concernant le "syndicalisme rassemblé ».

Les débats du congrès reflètent bien ce qui se passe en profondeur dans la CGT : la volonté de résistance et de confrontation directe avec le gouvernement et le MEDEF bien loin du "dialogue social" entre sages "partenaires sociaux" aboutissant à des reculs sociaux et d’un syndicalisme de sommet pour ne pas dire de salon!

 

Comment donc dans ces conditions peut-on aboutir à un vote d’approbation massive d’une stratégie aussi décriée puisque le vote du rapport d’activité (par mandats des délégations) donne 87,5% de pour, 12,5% de contre et 7% d’abstentions) ?

 

Ce décalage incontestable pose la question des procédures qui structurent l’expression des syndiqués et des militants et en particulier l’organisation du vote des délégations par mandats.

Une interrogation qui concerne tous les militants et adhérents.

 

Le débat sur le document d’orientation a commencé et nous y reviendrons dans nos appréciations ultérieures.

                                                           Le Front Syndical de Classe

                                                           Mardi 19 mars 2013

 

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