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Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 16:31

Syndicat CGT ENERGIE PARIS

EDF-GDF

 

87 rue Damrémont - 75018 PARIS

01.42.62.55.25 - Fax 01.42.62.56.05

e.mail : egf.cgtenergieparis@laposte.net

Site : www.cgt-energie-paris.com


 

MOTION À L’ATTENTION DE THIERRY LEPAON

 

Le syndicat CGT Energie Paris tenait à te faire part de son indignation concernant la rencontre que tu as eue le 28 janvier 2014 avec le CRIF.

Nous tenions à te rappeler que cette organisation a parmi ses objectifs de soutenir l'Etat d'Israël et que depuis des années, elle a toujours soutenu toutes les agressions militaires Israéliennes contre le peuple Palestinien.

 

Cette organisation pro-sioniste légitime depuis des années la colonisation et tous les crimes de guerre commis par Israël en Palestine, et assimile tous les militant(e)s qui dénoncent la politique Israélienne à des antisémites.

 

De quel droit Thierry, parles-tu au nom de la CGT à cette organisation ? Qui t'a donné mandat de légitimer le CRIF alors que tant de militant(e)s de la CGT s'engagent partout en France pour les droits des Palestiniens à jouir d'un état souverain ?

 

La CGT se doit au regard de ses valeurs, d'être aux côtés de tous les peuples opprimés et donc du peuple Palestinien qui subit la colonisation, comme elle l'a été dans le passé au côté du peuple Algérien luttant pour son indépendance et au côté du peuple sud africain luttant contre l'apartheid.

 

A l'heure où la CGT intensifie sa campagne de lutte contre le front national et les dangers qu'il représente pour la république et la démocratie, ce que nous soutenons totalement, comment peux tu serrer la main au nom de la CGT au président actuel du Crif Roger Cukierman, qui déclarait le 22 avril 2002 au soir du premier tour des élections présidentielles «qu’il espérait que la victoire de Le Pen servirait à réduire l'antisémitisme musulman et le comportement anti-israélien, parce que son score est un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquilles." ?

 

Non vraiment Thierry, nous ne pouvons que dénoncer cette posture indigne d'un dirigeant de la CGT.

 

Si ton ambition était de rencontrer des représentants de la communauté juive et je te cite "d’évoquer les questions d’actualité et notamment la question de la montée de l’extrême droite et notre inquiétude commune face aux relents d’antisémitisme, d’islamophobie et plus globalement de racisme dans notre pays.", nous t'indiquons le nom d'associations juives progressistes beaucoup plus crédibles pour évoquer ces sujets telles l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix) ou l'UAVJ (Une Autre Voix Juive) ou l'UJRE (Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide) qui dénoncent toutes les trois la colonisation Israélienne en Palestine et qui oeuvrent réellement pour la paix entre les 2 peuples.

 

Pour conclure, en cette même période de janvier 2014, notre syndicat, comme beaucoup de militants CGT, aurait voulu te voir répondre favorablement à l'invitation des Goodyear le 17 et non à celle du CRIF le 28.

 

Salutations fraternelles.

 

Motion votée à l'unanimité des 23 présents lors de notre CE du 4 février 2014

 

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 14:20

de : RICHARD PALAO


vendredi 1er novembre 2013

Quelques mois avant mai 68 Henry KRAZUCKI déclarait "... rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classe , elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division . La lutte de classes au contraire , est la base de l’unité , son motif le plus puissant . C’ est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT . Or la lutte de classe n’est pas une invention , c’est un fait , il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement ..."

Tierry LE PAON lui à une autre vision puisque pour lui il n ’ y a plus de syndicalisme réformisme qui pratique la collaboration de classe , et en conséquence on peut donc pratiquer l’unité avec ce syndicalisme sans conditions et en toutes circonstances , c ’est d’ailleurs ce qu’il vient de confier au numéro 60 de la revue de la confédération " ENSEMBLE" :

"...je pense aussi qu’il ne faut rien lacher sur les questions unitaires , nous devons renouer les contacts avec l’ensemble des organisations syndicales . IL N Y A PAS D UN COTE UN POLE REFORMISTE ET DE L AUTRE UN POLE PLUS RADICAL OU CONTESTATAIRE . La réalité est plus compliquée que cela. Cette présentation est artificielle et nous avons interêt au contraire à rester sur le concret pour être en capacité de construire un syndicalisme utile aux salariés , car le syndicat doit leur rapporter ."

Alors que les syndicats CFDT , FO , UNSA ...SE PROCLAMENT OUVERTEMENT REFORMISTES , LE PAON nie cette réalité avec la volonté de faire croire que puisqu’ il n’ y a plus de différences entre syndicats , le syndicalisme rassemblé s ’impose , ce faisant il poursuit le glissement réformiste de la CGT initié par ses prédecesseurs VIANNET et THIBAULT avec comme finalité la liquidation du syndicalisme de classe .

LE PAON et la direction confédérale sont coupables d’une triple trahison :

ils insultent la mémoire de nos anciens , dont certains ont donné leur vie , sacrifiés leur vie familiale et leur carrière professionnelle subit la répression patronale et policière pour que le syndicalisme de classe existe en FRANCE ...

Il abandonnent ceux qui actuellement à la base continuent de donner un contenu de classe à leurs luttes , se battent dans leurs entreprises ne se résignent pas et ne cèdent pas devant le diktat du capitalisme ...

ils violent les statuts de la CGT votés par les adhérents qui indiquent que la CGT est un syndicat anticapitaliste , de masse et de classe ( voir le préambule et l’article 1 des statuts )

LE PAON et ses alliés de la direction ont le droit d ’être devenus réformistes , mais dans ce cas ils doivent quitter la CGT , rejoindre les organisations refromistes et cesser de casser de l ’intérieur notre syndicat de classe .

La direction confédérale n’ a que deux choix : se soumettre ou se demettre ...

Tous ceux qui sont attachés aux syndicalisme de classe , au respect de nos statuts, syndiqués, militants , responsables des UL , UD , regions , doivent se manifester et intervenir auprès de la confédération pour qu’elle effectue ce choix ...

Personne ne peut plus se cacher derrière son petit doigt et dire je ne savais pas , l’interwiew de LE PAON à ENSEMBLE est suffisemment clair pour que plus personne ne doute de la volonté de la confédération de liquider le syndicalisme de classe ... sous prétexte de créer un SYNDICALISME UNITAIRE , c est UN SYNDICALISME UNI A TERRE qui nous est proposé , et cela nous le refusons , nous le combattons !!!

dès à présent , la contestation doit se traduire dans un premier temps par des motions adressées à la confédération , il faut utiliser tous les moyens : courriers , pétitions , messages sur le site internet de la confédération, sur les réseaux sociaux ...MONTREUIL doit être submergé par les manifestations de réprobation de la base qui doit exiger que la CGT redevienne le grand syndicat de classe dont notre pays a besoin .

CAMARADES DE LA CGT REVEILLEZ-VOUS , QUE LES BOUCHES S’OUVRENT !!

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article137921

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 14:17

L'UNION DE LUTTES DES SYNDICATS CGT DU BASSIN MINIER OUEST DU PAS-DE- CALAIS ECRIT A THIERRY LEPAON, SECRETAIRE GENERAL DE LA CGT

 

5uls.cgt62@gmail.com

 

Chers(es) camarades du bureau confédéral, cher Thierry LEPAON,

 

Nous venons vers vous concernant la stratégie confédérale adoptée contre une réforme des retraites certes injuste mais déjà votée en 1ère lecture le 15 octobre à l’Assemblée Nationale.

 

Ce gouvernement sourd à nos revendications, aveugle sur notre situation, insensible sur nos réelles conditions de travail, reste inflexible dans sa marche antisociale au nom d’une dette qui n’est pas celle des travailleurs, qu’ils soient salariés, retraités ou demandeurs d’emplois.

 

Au travers de notre expérience de terrain et d’analyse d’une situation, notre impression ici en bas de la pyramide de la CGT, c’est-à-dire le socle historique composé de nos structures Unions Locales interprofessionnelles de la CGT nourries de l’expression crue et sans détour des camarades des syndicats, est que tout n’est pas mis en œuvre pour combattre une majorité présidentielle, un gouvernement et un Président qui poursuivent les bases œuvres du précédent gouvernement contre lequel nous avons lutté avec force et détermination en 2010.

 

Il est bien difficile de répondre à des camarades qui se sentent délaissés par une direction de confédération à laquelle ils ont adhéré pour être défendus et organisés sur la base des valeurs et des pratiques de luttes de notre CGT. Aussi, nous craignons une hémorragie liée au sentiment d’impuissance, même si dans notre territoire, nous proposons des luttes, nous proposons des débats et donnons des informations quasi quotidiennement.

 

Chers(es) camarades, nous ne pouvons pas être complaisants avec ce gouvernement et des députés qui « assassinent nos droits et acquis » et qui mettent en danger les travailleurs avec cette réforme qu’ils ont voté sans se soucier de nos revendications déposées lors des conférences sociales.

 

En 2010, nous avions déjà perdu une bataille que nous devions gagner, la mobilisation était là et les salariés étaient déterminés, mais la lutte s’est arrêtée d’un coup, et pour toute réponse, ce fût : « nous avons gagné la bataille des idées ». Aujourd’hui nous comprenons que cette victoire des idées a fait le bonheur des sociaux-démocrates (le mot socialiste étant usurpé) qui aujourd’hui se comportent économiquement, socialement et « sociétalement », comme les pires ultralibéraux.

 

Cette année 2013, nous avons déjà perdu avec l’ANI avec la complicité de syndicats jaunes et félons créés de toute pièce par le patronat pour juguler la CGT de 1917 à nos jours.

 

Cette loi est une des pires lois votées depuis 70 ans, elle se met en place dans les entreprises de notre territoire fortement impacté par la crise (sidérurgie-plasturgie-sous-traitance automobile-BTP…), et les salariés vont bientôt « goûter » aux effets de la « sécurisation » de leur emploi qui va les transformer en travailleurs précaires et corvéables, le temps que les délocalisations s’organisent selon la stratégie bien huilée d’un capitalisme décomplexé qui semble incontrôlable.

 

Et pour finir cette 13ème année du 21ème siècle, les mêmes s’apprêtent à voter la 5ème réforme de notre système de retraite issu de la résistance ouvrière et de la détermination du CNR.

 

Le sentiment partagé par beaucoup de militants dévoués et engagés, bénévoles avertis du syndicalisme, est que depuis quelques années, la confédération a délaissé les valeurs essentielles et les principes fondateurs et historiques de notre CGT… Beaucoup observent désormais que nous ne vivons plus dans la même maison, et considèrent que certains vivent dans le salon avec une vue panoramique et la tête dans les étoiles, quand d’autres sont dans les caves à remuer le charbon pour alimenter la chaudière.

 

La Direction Confédérale de la CGT n’a pas pu en si peu de temps, avoir oublié les réalités de la lutte de classes et de l’antagonisme capital/travail, n’a ou oublier l’impulsion de la grève générale quand cela s’impose, et le besoin de l’unité des travailleurs pour satisfaire les revendications et lutter contre des réformes antisociales…Nous demandons que la Direction de notre Confédération revienne rapidement aux fondamentaux.

 

Nos camarades de l’Union Locale CGT de Vendôme étaient présents à nos côtés le 7 octobre devant l’Assemblée Nationale, avec d’autres Unions Locales CGT de Normandie et de la région parisienne.

 

Nous sommes complétement d’accord quand ils écrivent dans la lettre qui vous a été adressée : « Les idées du front national commencent à entrer dans nos unions locales, ce qui est un frein pour l’action syndicale et source de division. Ici à Vendôme, bien qu’il s’agisse d’un phénomène marginal, nous en avons conscience. Nous le combattons par de l’information sur l’histoire du mouvement ouvrier, par des rappels de principe fondateur de la CGT, ainsi que par l’explication critique des positions du front national », c’est aussi notre pratique ici dans notre territoire du bassin minier du Pas-de-Calais, le laboratoire du FN depuis plusieurs années.

 

Notre territoire du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais est en déliquescence en termes d’emplois et en termes d’avenir, la misère grandit, nos permanences deviennent des lieux d’assistances sociales pour des travailleurs désœuvrés et exploités, humiliés et bafoués. Bien sûr nous répondons, nous écoutons, nous aidons, mais la solution individuelle ne doit pas passer au-dessus de l’action collective, le cas par cas n’est pas la solution quand des centaines, voire des milliers et des millions sont concernés.

 

Aussi, cette réforme honteuse et antisociale proposée par le gouvernement pour notre système de retraite doit être combattue, elle doit être retirée pour que nos revendications soient prises en compte, et ce n’est pas l’article soporifique sur la reconnaissance de la pénibilité qui fera que cette réforme ne soit pas nocive, car elle ne garantit par la survie du système par répartition intergénérationnelle ni une meilleure vie en retraite, au contraire.

 

D’autres réformes suivront, de plus en plus antisociales pour répondre aux exigences du patronat (il suffit de lire Gattaz), de l’Europe (il suffit de lire Barroso), du FMI (il suffit de lire Lagarde), du gouvernement français (il suffit de lire Sapin ou Touraine).

 

Donc, en bon relais de ces structures réactionnaires et conservatrices opposées au progrès social et au réel besoin des peuples, il suffit 1) de lire les déclarations des Ministres de ce gouvernement qui fait pire que le précédent (c’est là le sentiment de beaucoup de camarades), 2) d’analyser leurs pratiques et leur fonctionnement, pour comprendre simplement qu’il n’est pas de gauche et que le changement annoncé n’est que du vent.

 

En 1981, la CGT est restée l’arme au pied pour ne pas contrarier le 1er gouvernement de Gauche de la 5ème République, les anciens nous en parlent encore avec de l’amertume dans la voix.

 

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas rester l’arme au pied, les militants, les syndiqués, les salariés, le peuple en proie à un sentiment d’impuissance, attendent de nous, de la CGT, un appel fort sans ambiguïté.

 

Si nous le faisons, nous sommes persuadés que l’extrême-droite reculera, mais si nous ne le faisons pas, le pire reste à venir, c’est le sentiment partagé par les camarades qui disent « on ne sait pas vers où nous allons, mais nous y allons »

 

Vous trouverez en annexe, un appel qui est une proposition, nous y avons adhéré car c’est là la seule solution qu’il nous reste pour inverser la fuite en avant proposée par ce gouvernement qui a ignoré les organisations syndicales de progrès social, lors des pseudos conférences sociales qui ne sont que des chimères, pire des chevaux de Troie.

 

Nous ne sommes pas des ânes manipulés par la carotte et le bâton, nous ne sommes pas des politiciens, nous ne sommes pas des émissaires d’une quelconque mouvance, mais nous en avons assez. La CGT du haut en bas, les Fédérations de la Confédération, le CCN, le bureau confédéral doivent fermement s’opposer à ce gouvernement et à cette politique d’austérité qui conduit la France dans le mur et dans le fascisme, et nous pesons nos mots.

 

Ainsi, empêcher fermement que cette loi qui réforme nos retraites, soit votée telle quelle en 2ème lecture, passe par une mobilisation générale des forces de progrès et des syndicats de progrès, devant le lieu de décision qu’est l’Assemblée Nationale.

 

Quand une Loi est injuste, c’est un devoir de la combattre, car derrière cette loi de réforme, des dizaines d’autres sont en préparation, vous le savez, nous le savons, mais perdre aujourd’hui, c’est aussi perdre demain, la défaite de 2010 a été difficile à digérer et encore aujourd’hui, elle pèse, même quand l’enjeu est important et transversal à l’ensemble des travailleurs.

 

Alors imaginez-vous quand ce gouvernement s’attaquera à des acquis et des droits par profession, quand il démantèlera les services publics, ou quand il s’attaquera aux droits syndicaux ou aux structures de représentation du personnel… qui lèvera le petit doigt pour l’empêcher si aujourd’hui pour des raisons politiciennes, nous ne montrons pas aux travailleurs la voie d’un grand front social, syndical, progressiste contre les régressions sociales et sociétales ?

 

Nous avons pris nos responsabilités pour vous écrire, nous espérons que vous nous écouterez et que vous aussi vous prendrez vos responsabilités. Dans l’attente de votre appel, de vous lire et de nous rejoindre.

 

Recevez chers(es) camarades du bureau confédéral, reçois cher Thierry LEPAON, l’assurance de nos fraternelles salutations et de notre détermination à combattre « tous ensemble » les réformes antisociales de ce gouvernement et les pratiques décomplexées du patronat qui entend réduire en bouillie nos droits, nos acquis et notre histoire, pour nous sacrifier sur l’autel des profits. Nous refusons le retour à Germinal, car il résonne encore dans notre bassin minier sacrifié et martyrisé mais qui luttera, vivra et vaincra.

 

Les camarades représentants l’Union de Luttes des Syndicats CGT des Unions Locales CGT d’Auchel - de Béthune - de Bruay-la-Buissière - d’Isbergues - de Lillers.

 

Le 24 octobre 2013.

 

Copie aux structures fédérales, départementales et locales de la CGT à partir du 28 octobre à 12h00.

 

 

UNION DE LUTTES DES SYNDICATS CGT

 

 

DU BASSIN MINIER OUEST DU PAS-DE- CALAIS

 

5uls.cgt62@gmail.com

 

 

Compte-rendu de Jacques Tailleu, porte-parole de notre union de luttes des syndicats CGT des Unions Locales CGT du Bassin Minier Ouest, à la conférence européenne sur l’industrie du 23 octobre 2013 à Paris.

Après notre intervention, qui a marqué les esprits, le 7 octobre à l'Assemblée Nationale, le ministre du redressement productif Arnaud MONTEBOURG, a convié notre Union de luttes des syndicats CGT du Bassin Minier Ouest, Auchel-Bruay-Béthune-Isbergues-Lillers, pour assister à une conférence sur le thème de la politique industrielle de l'Europe (documents ci-joints).

C’est notre camarade Jacques Tailleu, de l’UL CGT du Bruaysis, qui a été chargé d’être notre porte-parole pour bien montrer que nous sommes déterminés à ne plus reculer.

Une centaine de personnes parmi les hommes d'affaires les plus influents, assistaient à cette conférence où dix ministres européens étaient invités à débattre sur les objectifs que les commissaires européens auront à mettre en place pour les dix prochaines années.

Les intervenants ont présenté les différents paliers pour atteindre les objectifs prioritaires et, comme, « de bien entendu » les ministres formatés par le grand capital pour se calquer sur le « grand rêve américain » ont étalé de grandes idées.

Et, l'un, le ministre polonais (conservateur) de prêcher la bonne parole des lobbyings pour le développement des industries du gaz de schiste dont on connaît les conséquences désastreuses pour l'être humain et la nature.

L’autre d'intervenir au secours des petites et moyennes entreprises en favorisant l'innovation mais rien sur la formation et le maintien des emplois.

Le vice-président européen insistait quant à lui sur le trop plein bureaucratique en Europe, ce qui revient à dire que les fonctions publiques d'états, et leurs fonctionnaires bien entendu, vont à nouveau souffrir de cette politique de casse déjà bien engagée ces dernières décennies.

Arnaud MONTEBOURG a été plus modéré dans ces propos insistant sur une de ses priorités : la reprise économique pour la création plus qu'urgente de milliers d'emplois et l’arrêt des licenciements.

Au cours des débats, et parmi toutes les interventions, la crise, l'austérité, la pauvreté grandissante, n’ont été évoquées, même pas l'avenir des peuples et des travailleurs des pays de l'Europe.

Seul le ministre italien du développement économique (ex secrétaire général provincial du PCI) a abordé la situation dramatique de certaines régions et d'une grande partie de la population.

Après la clôture des débats, Jacques Tailleu, notre porte-parole, a pu aborder sans problème le Ministre MONTEBOURG pour lui faire en cinq minutes, un résumé de la situation désastreuse du Bassin Minier et l'inviter à une table ronde dans notre territoire, avec les représentants syndicaux du territoire.

Le ministre apparemment conscient de la situation a donc annoncé qu'il se rendrait dans notre Bassin Minier pour entendre les travailleurs « Je viendrais » a-t-il répondu à deux reprises.

Donc affaire à suivre.

De : De la part d'Arnaud Montebourg <industrie-europeenne.conference@finances.gouv.fr>

Date : 22 octobre 2013 11:41

Objet : Arnaud Montebourg vous convie à assister à la réunion des ministres européens de l’industrie à Bercy

L'industrie européenne représente 34 millions d'emplois, 80 % de nos dépenses de recherche et de développement, 75 % de nos exportations et 25% de nos emplois. Elle a un effet d'entraînement sur tous les autres secteurs de l'économie et notamment les services. Une économie forte ne peut exister sans une industrie forte. Or, la part de l'industrie dans le PIB européen recule depuis plusieurs années.

Face à cette situation, l'Union européenne a pris plusieurs initiatives au cours des derniers mois. Mais l'Europe doit aujourd'hui prendre des mesures à la hauteur de la situation, comme les Etats-Unis et toutes les autres puissances industrielles mondiales l'ont fait. Toutes les options pouvant permettre de regagner de la croissance et créer des emplois en Europe doivent être explorées. Le besoin de renforcer notre politique industrielle européenne fait désormais l'objet d'un large consensus et le Conseil Européen de février 2014 y sera consacré.

C'est dans ce contexte que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, réunit à Paris dix de ses homologues (Italie, Espagne, Bulgarie, Grèce, Pologne, Royaume-Uni, Allemagne, Luxembourg, République Tchèque, Belgique), ainsi que le Vice-Président de la Commission européenne Antonio Tajani, pour la 1ère Conférence ministérielle des amis de l'Industrie.

Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement productif vous convie à la 1ère Conférence ministérielle des amis de l'Industrie le 23 octobre 2013, à partir de 13h30 au Centre Pierre Mendès-France, 139 rue de Bercy à Paris. Vous pouvez vous inscrire, ou vous faire représenter.

Programme - 1ère conférence ministérielle des Amis de l’industrie

« Restaurer la compétitivité industrielle de l’Europe dans une économie mondialisée »

13h30 – 14h00 : Café, accueil des participants

14h00 – 14h15 : Discours d’ouverture de M. Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif

14h15 – 14h30h : Discours de M. Antonio Tajani, Vice-président de la Commission européenne, Commissaire à l’industrie et à l’entrepreneuriat

14h30 – 15h25 : Première table ronde, « Quels leviers pour la politique industrielle européenne ? ».

Thèmes abordés :

- les objectifs et la gouvernance de la politique industrielle ;

- la conduite des politiques sectorielles ;

- l’innovation en soutien de la compétitivité ;

- la diversification des instruments de financements;

15h25 – 16h20 : Deuxième table ronde, « Pour une mondialisation équitable ».

Thèmes abordés :

- la politique commerciale;

- l’encadrement des aides d’État ;

- l’impact des politiques en matière d’environnement, climat et énergie sur la compétitivité industrielle.

16h20 – 16h30 : Mots de clôture par M. Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif

 

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-l-union-de-luttes-des-syndicats-cgt-du-bassin-minier-ouest-du-pas-de-calais-ecrit-a-thierry-lepaon-120854219.html

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 13:12

samedi 21 septembre 2013

 

Sans-titre-4-copier.jpgFrancis Smaïl est un délégué du personnel CGT chez Air France à Roissy. La répression dont il est victime de la part de la direction de la compagnie est de l’ordre du récit homérique. Les nombreux épisodes qui s’échelonnent depuis plusieurs années ne peuvent être rapportés ici. Nous nous en tiendrons aux événements les plus récents.

Air France cherche à licencier Francis, en poste à Roissy, pour son rôle dans une grève, dans une filiale d’Air France, qui a eu lieu à plus de 7 000 kilomètres de là, à Cayenne, en 2011. Originaire de Guyane, Francis y est connu pour ses nombreux combats aux côtés des pauvres et des exploités. Membre fondateur de l’Union des Travailleurs Guyanais, il a été sollicité par des grévistes de l’aéroport de Cayenne alors qu’il s’y trouvait pour raisons personnelles, en dehors de son temps de travail. Dans la demande de licenciement qui a été présentée à l’inspection du travail, la direction d’Air France affirme explicitement que le fait d’avoir animé cette grève est une faute justifiant un licenciement. La direction lui impute des dégradations – sans preuve. L’inspection du travail a refusé son licenciement. Mais le Ministère du Travail l’a autorisé.

Francis n’a pas baissé les bras et a porté l’affaire devant le Tribunal administratif. En décembre dernier, il a obtenu gain de cause et le tribunal a ordonné sa réintégration. Mais Air France ne s’embarrasse pas d’une décision de justice. En janvier, un mois après la décision du tribunal, Francis s’est présenté sur son poste en exigeant sa réintégration. Prise de court, la direction d’Air France lui a alors notifié une mise à pied invoquant des faits prescrits depuis deux ans ! Cette mise à pied illégale oblige Francis à mener un nouveau combat judiciaire.

Son salaire de base n’est plus versé depuis le début de la procédure

Air France mène à son encontre une guerre de représailles. Elle tente d’exploiter la moindre erreur de procédure et n’a pas hésité à porter plainte contre le médecin qui a prescrit à Francis un arrêt de travail ! En multipliant ces procédures, elle cherche à le briser moralement. N’ayant pas atteint cet objectif, elle lui inflige des dommages matériels. Elle ne lui verse plus son salaire de base depuis le début de la procédure. Il ne touche en général que quelques centaines d’euros – et la somme varie d’un mois sur l’autre. La situation matérielle de Francis est très précaire. Il a été plusieurs fois menacé d’expulsion de son logement.

La direction d’Air France agit en conscience. Cette soi-disant «  compagnie aérienne traditionnelle » n’a ici rien à envier aux méthodes antisyndicales d’un O’Leary, la brute qui dirige la compagnie Ryanair et s’illustre fréquemment par ses attaques musclées contre toute tentative d’implantation d’un syndicat dans son entreprise.

Des militants de l’envergure de Francis sont un problème particulièrement gênant pour les capitalistes, dans la période actuelle. En conséquence de la baisse du pouvoir d’achat de la population, en raison de la crise, et de la concurrence acharnée dans le secteur aérien, le patronat s’est engagé depuis plusieurs années dans une politique de baisse générale des coûts, qui signifie pour les salariés une régression sociale générale et permanente. Les acquis des salariés d’Air France sont en contradiction avec les intérêts des capitalistes qui possèdent la compagnie. Toutes les conventions d’entreprise ont été dénoncées et près de 8 000 emplois sont en train d’être supprimés.

Air France mène une guerre odieuse

Mais la direction d’Air France veut aller beaucoup plus loin. Elle a commencé à délocaliser la maintenance de ses avions et son escale de Roissy – précisément là où est employé Francis – est en voie d’être externalisée vers la sous-traitance. Des milliers de salariés seront concernés. Lorsque les décisions tomberont, la chute brutale d’un statut Air France à un statut de sous-traitant se traduira sans doute par des baisses de salaire de l’ordre de 20 à 30 %, à terme. La présence de militants comme Francis, capables d’organiser des centaines de salariés, représente une menace pour Air France. Voilà les véritables raisons du harcèlement dont il est victime.

Francis est de la trempe des militants forgés dans l’acier de la lutte des classes. Air France n’aura pas sa peau. Et en s’en prenant à sa famille, en le menaçant de finir à la rue, en lui faisant subir plainte après plainte, Air France mène une guerre odieuse qui dégoûte les salariés bien au-delà des rangs des militants. Nous relaierons les suites judiciaires et militantes de cette affaire. Pour tout message de solidarité :
contact@ulcgtroissy.fr

P.V. (CGT Roissy)

 

La Riposte : journal communiste

 

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 17:30

Extraits :

 

Dans sa réunion du 10 juin 2013, la CE Fédérale de la Chimie CGT considère qu’il y a « un problème de fonctionnement dans la CGT nationale, non-conforme aux règles de vie statutaire de cette organisation ».  

  …La loi dite « Sécurisation des emplois » (ANI)  a été votée après une mobilisation qui n’a pas été à la hauteur des enjeux.  L’UMP et le PS, le MEDEF et la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC l’ont négociée dans le dos des salariés.

  …Au 50ème congrès  le débat sur « le syndicalisme rassemblé et/ou l’union d’action » a été refusé. Il ne s’est pas terminé avec une journée nationale d’action telle qu’attendue par les délégués, à cause de démarches dites « unitaires » qui faisaient l’impasse sur les oppositions de fond concernant l’ANI.

 

Cette action a été renvoyée à la décision de la Commission Exécutive Confédérale, qui elle-même l’a renvoyée au Bureau Confédéral !!! Pour finir sur un appel de dernière minute pour le 16 mai, sans préparation, ni plan de travail. On ne peut pas dire que les conditions de réussite de la mobilisation aient été créées.

  Au Comité Confédéral National (CCN) des 22/23 mai 2013, la FNIC-CGT (Fédération Nationale des Industries Chimiques –CGT)  a porté l’exigence de construire le rapport de force CGT, avec une feuille de route claire, visible, perceptible pour les militants et salariés, avec au cœur une action nationale avant les congés, un plan de travail durant les congés, ainsi qu’une action pour la rentrée décidée dès maintenant,

 

...Le 29 mai, avant la réunion de la Commission Exécutive Confédérale du 4 juin, tombe une déclaration de la CGT avec l’ensemble des signataires de l’ANI, pour un rassemblement le 19 juin à Paris, excluant ceux qui hier, étaient avec la CGT dans la bataille soit, FSU, Solidaires, FO … Comment justifier cette déclaration, sachant que la veille, le 28 mai 2013, ces mêmes organisations signaient un livre de 165 pages de partage d’analyse avec nos adversaires que sont le MEDEF, l’UPA et la CGPME, sur des mesures partagées pour « améliorer la compétitivité des entreprises ».

  Le Comité Exécutif fédéral (CEF) de la FNIC CGT tient à exprimer son désaccord profond sur cette stratégie… Que dire à nos militants, aux syndicats CGT qui subissent au quotidien les conséquences de ces alliances et qui doivent expliquer « une fois blanc » « une fois gris », « une fois noir », en fonction d’alliances au sommet, c’est difficilement compréhensible

  Les pourfendeurs du Code du travail d’hier sont les seuls à y trouver un intérêt.

  Le Comité Exécutif Fédéral FNIC CGT en appelle à l’ensemble de la CGT, il y a urgence à renforcer l’unité de la CGT face au danger du repli.

  Il nous faut une CGT engagée résolument et en priorité sur la mobilisation, à partir de nos propositions revendicatives CGT, l’unité, à l’entreprise des salariés et de leurs organisations est le moteur de la construction du rapport de force sans lequel le mot « négociation » n’a aucun fondement.

 

Le Comité Exécutif  Fédéral demande la mise en place d’un plan de travail, d’actions, pour toute la CGT, avec une action nationale avec grèves et manifestations sur les enjeux, pour la rentrée, décidées dès maintenant.

  …Sachant que sur le dossier des retraites, le gouvernement veut limiter la durée de la concertation à deux mois, sans oublier la période des congés.

****

Cette adresse a été expédiée aux 1400 syndicats de la CGT-Chimie, aux UD et UL CGT et plus largement encore.

 

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 11:55

La déclaration faite par T. Lepaon en ouverture de la conférence porte la marque des contradictions dans lesquelles se trouve la direction confédérale.

 D’un côté il faut tenir compte du fort mécontentement et de la volonté de lutte qui monte des  syndicats et Unions locales, des bases de la CGT comme en atteste l’appel de la CGT Renault Cléon à une action nationale pouvant aller jusqu’au blocage économique du pays afin de s’opposer aux contre-réformes prévues. Et l’on a même timidement l’appel à 4 meetings de rentrée et à une journée nationale interprofessionnelle dans la première quinzaine de septembre.

 De l’autre côté la direction confédérale reste embourbée dans les orientations de ces 20 dernières années :

-  illusion de l’Europe sociale  qui se manifeste par un appel à "développer une nouvelle stratégie européenne basée sur la création d’emplois de qualité pour relancer la croissance " comme si le rôle de l’UE n’était pas justement d’imposer en Europe les politiques d’austérité et de régression sociale au profit des classes dominantes.
L’Europe sociale ce sont les ouvriers portugais sur un chantier de Clermont-Ferrand, payés 2,86 euros de l'heure, de Bulgares et Roumains rémunérés entre 3 et 7 euros de l'heure dans les abattoirs allemands.
Et tout cela n’est "réformable" que par la sortie de l’Union européenne et la mise en œuvre de véritables politiques de coopération à l’opposé total de la "concurrence libre et non-faussée et du dumping social consubstantiel à l’UE !"

 -  illusion du syndicalisme rassemblé et de la possible unité avec la direction de la CFDT.

Comme s’il n’était pas évident en particulier depuis la signature de l’accord sur la flexibilité du travail (ANI) que les dirigeants de la CFDT étaient fortement engagés dans l’accompagnement de la crise du capitalisme au profit du MEDEF et de la social-démocratie.
Et qu’ils vont poursuivre dans leur œuvre d’abandon (comme en 2003 et 2010) avec la contre-réforme prévue des retraites.

 Par conséquent pour s’opposer à ces contre-réformes et passer à la contre-offensive il n’y a pas d’autre choix que d’en appeler à la lucidité et à la combativité des travailleurs contre les pièges qui leur sont tendus.

 La récente expression des camarades de Renault Cléon dont la direction confédérale ne dit mot éclaire bien les enjeux de la période en proclamant de manière combative :

 

"Tout est à craindre de cette conférence sociale " et encore 

"C’est pas dans les salons qu’on obtiendra satisfaction, c’est par la grève, l’action, la mobilisation générale !"

 

                                                                                   Le Front Syndical de Classe

 

                                                                                  21 juin 2013

 

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 11:52

Contribution du Front syndical de Classe

En 2002, le sommet de Barcelone, auquel participaient Chirac et Jospin, adoptait le plan européen du patronat contre les retraites : 45 années de cotisations, recul de 5 ans de l'âge légal de départ, pensions réduites, développement de la capitalisation.

Pour fragmenter les résistances, la contre-réforme fut menée pays par pays1 et par étapes, "justifiée" à chaque fois par la même rengaine : allongement de la durée de vie, "déficits", dette, crise... Malgré nos luttes, nous avons perdu en 2003, 2007 et 2010, la CFDT y contribuant, en "partenaire loyal" du patronat.

Aujourd'hui, le gouvernement s'apprête à donner le coup de grâce à une des plus belles conquêtes issues de la Résistance.

 

Sa stratégie : désamorcer la riposte par la "concertation", obtenir l'aval de directions syndicales "raisonnables". La piégeuse conférence "sociale" de juin 2013 aggravera celle de juillet 2012 et son désastreux ANI : emploi et salaires en sont exclus. Le rapport Moreau est sans ambiguïté : cotisations portées par étapes à 43 et 44 ans, désindexation des retraites, hausse de la CSG en plus de la CASA pour les "retraités aisés", suppression d'abattements fiscaux, sur fond de hausse générale du coût de la vie, de licenciements et de récession. Si la mobilisation tardait, si la conciliation l'emportait, une loi serait déposée en urgence, transcrivant les directives sauvages de l'UE et du MEDEF: nouvelle hausse des cotisations, nouvelle baisse des pensions2, nouvelle dérégulation du système des retraites lui-même3. Objectif général le système par capitalisation comme les anglais entre autres !!!

Pour le mouvement syndical, le choix est clair :

soit parloter, perdre un acquis crucial de notre peuple et ouvrir les vannes à une situation espagnole ou grecque,

soit riposter à l'intox dominante, avancer de vraies alternatives, organiser efficacement les luttes ensemble sur le fond.

Non à l'intox des "experts" en sacrifices… pour les autres.

 

L’espérance de vie en bonne santé ? : Elle est de 63,1 pour les hommes et 64,2 pour les femmes en moyenne, quasi stationnaire depuis 1970, avec une différence de 10 ans selon les couches sociales. Vivre mieux, retraite incluse c'est notre objectif ; repousser nos retraites jusqu'à l'antichambre de la mort, c'est le leur, au nom de la "compétitivité".

Les déficits des comptes sociaux ? "Nous" avons vécu au dessus de "nos" moyens, "nous" dépensons trop pour la santé…" Enfumage ! Les "déficits" viennent principalement du chômage (5 millions de non cotisants). Il suffirait que la moitié cotise à nouveau pour que les "déficits" disparaissent. Les "décideurs" font mine de découvrir le "poids" des "charges", alors qu’ils n’ont jamais accepté les conquêtes issues de 1945 et du C.N.R 4:

Il n'y a pas de problème de financement des retraites en soi Il y a un choix d’affectation des richesses produites par le peuple ! Certes, le volume global des retraites augmente et le rapport actifs/retraités diminue5, mais le catastrophisme n'est qu'un chantage pour parvenir à des reculs sociaux6.

 

Des ressources, il y en a: La richesse nationale produite par le travail double tous les 40 ans, mais :

- La seule fraude fiscale, "dénoncée" tous les matins et plus florissante que jamais, coûte 60 à 80 milliards à la France 7 .

- La seule "rémunération"8 des actionnaires représente 100 milliards par an.

- Les seuls intérêts de leur dette auprès des "marchés financiers" constituent le 3ème poste de dépenses du budget.

- Depuis 1980, le capital a récupéré sur notre dos 200 milliards d'euros par an par l'augmentation de l’exploitation, la compression des salaires et les multiples cadeaux fiscaux. Le seul retour au "partage" de 1980 mettrait fin aux "déficits" organisés des retraites et de la Sécu.

 

Il n’y a donc pas de problème de financement des retraites. Il n’y a que la volonté des grands groupes capitalistes de :

1) mettre la main sur les sommes qui transitent aujourd’hui par le système par répartition

2) plus généralement, drainer le maximum de ressources sociales pour intensifier leur destructrice guerre économique.

Pour aller plus loin, ils veulent diviser !

Alors que les contre-réformes ont aggravé la situation de TOUS, comme toujours, les prédateurs veulent continuer à diviser : privé/public, actifs/retraités/privés d'emploi, jeunes/seniors, travailleurs français / travailleurs immigrés…9

En 1993, nous étions tous à 37,5 annuités pour un taux plein, c'est au nom de "l’équité" que Balladur porte la durée de cotisation du privé à 40 ans, ajournant l'attaque contre les fonctionnaires et les régimes spéciaux. En 2003, toujours "l'équité" en sens inverse pour poursuivre les régressions. Aujourd’hui, leur objectif reste inchangé : éviter le front commun de toutes les victimes de leurs choix économiques. L’égalité, il faut la reconquérir par en haut, contre les prédateurs !

 

La question des retraites, comme l'emploi ou les salaires, n'est ni une question "technique", ni électorale, c'est fondamentalement une question de lutte entre la classe dominante et le monde du travail sur :

 

- les choix économiques essentiels (toujours plus pour leur rentabilité, leur "compétitivité", toujours moins pour les besoins sociaux).

- le partage de plus en plus inégalitaire des richesses créées par le travail10.

 

Gagner la bataille des retraites suppose d'écarter les diversions (incantations sur la "croissance"11, aménagements techniques ou sursis concédés à tel ou tel secteur ou sous-catégorie, rabotage de quelques niches fiscales, taxation marginale de certains profits…) Cela passe par une plate-forme de lutte ancrée sur des revendications vraiment alternatives à l'attaque en cours.

 

 

- défense du système par répartition, pas seulement en façade, mais dans son contenu redistributif.

- abrogation des contre réformes antérieures, notamment celle des régimes spéciaux de 2007,

- refus de l’allongement de la durée de cotisation,

- maintien du droit effectif à la retraite à 60 ans et retour aux 37,5 annuités pour tous, privé et public,

- retour au calcul sur les 10 meilleures années dans le privé et les 6 derniers mois dans le public,

- indexation des pensions sur les salaires (avec indices non truqués),

- maintien du Code des pensions et des statuts particuliers,

- Les indispensables rectificatifs (femmes retraitées : 20% de discrimination ! 700.000 retraités au minimum vieillesse de 777€ ! carrières longues…) ne doivent pas servir de monnaie d'échange pour la régression d'ensemble. La souffrance accrue au travail, résultat de leur crise, justifie la retraite à 55 ans et 50 ans pour les travaux pénibles,

- arrêt des exonérations patronales (des dizaines de milliards par an) ; remboursement de ce qui n'a pas servi à l'emploi,

- faire cotiser le capital au même niveau que le travail rapporterait 20 milliards par an ; sans compter la mise à contribution des revenus financiers aujourd'hui exemptés,

- blocage des licenciements (prioritairement quand les boites gavent les actionnaires), de la précarisation et des flexibilités assassines12, des délocalisations,

- dénonciation des traités, "règle d'or" et autres diktats de la troïka,(appareil financier mis en place par l’UE).

 

Pour gagner une telle plateforme, ce n’est pas les réunions de salon que nous donneront satisfaction, mais une riposte tous ensemble, en même temps et sur le fond : Tirons les leçons des "promesses" politiciennes mystificatrices, des échecs du syndicalisme complaisant, "rassemblé" au sommet pour cogérer les reculs sociaux. Revenons aux méthodes gagnantes du syndicalisme de lutte: coordination inter pro sur le terrain, contrôle des négociations par la base militante, relais des mobilisations de pointe. Assez de l'austérité à sens unique, des choix antisociaux, du pillage des fonds publics, du renflouement continu du poker financier des Banksters, du carcan de l'UE. Ce ne sont pas les retraités qui coûtent cher à la France, c'est le capital : changement de cap ! 13

 

 

Pour adhérer au Front syndical de Classe

  - Adhésion individuelle : 30 euros par an (10 pour les bas revenus)

Chèque (à l'ordre de "Front Syndical de Classe") à envoyer au trésorier :

FSC / Jacky Omer  - 11 rue de Tivoli, 13005 Marseille

  - Adhésion de syndicats et d'organisations de base : contacter le trésorier ou nous écrire à frontsyndical.classe@laposte.net

 

Pour le développement de la lutte des classes, pour la défense de nos acquis sociaux, pour une société de progrès, soutenez le FSC. Versez et appelez à verser à la souscription nationale du FSC.

Etablir les chèques à l’ordre du FSC et les adresser à : FSC / Jacky Omer  -  11 rue de Tivoli 13005 Marseille

 

1 Certains gouvernements de droite ou de gauche, encore plus "compétitifs", étudient déjà le passage à 68 ans et la capitalisation intégrale.

2 Même le très inféodé Conseil d’Orientation des Retraites prévoit un recul du taux de remplacement moyen du niveau de la retraite par rapport au salaire, de 72% en 2007 à 59 % en 2050, alors que les richesses produites sont plus grandes que jamais !

3 Après les retraites complémentaires, la retraite par points, fragmentant le mode répartiteur? Ce sont les consignes de la BCE….

4 Dès 1956, Guy Mollet dressait ce tableau cataclysmique: "si on ne réforme pas, nous serons en cessation de paiement " et d’instaurer la vignette auto "pour les vieux", dont la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse n’a jamais vu un sou.

5 Pour la production de 3 actifs de1981, 2 suffisent aujourd'hui, 1 seul demain: ce que cache l'intox du COR & co pour "vendre" la contre-réforme.

6 Aujourd'hui 10 actifs, 4 retraités, production: 100, part de chacun: 100/14 = 7,14

Dans 40 ans, 10 actifs, 8 retraités, production: 200, part de chacun: 200/18 = 11,1 ; ça ne fait pas du tout les affaires du capital.

7 En s'en tenant à la présentation officielle. En réalité, le dumping fiscal, comme le dumping social, est constitutif de la guerre économique: plus de 50% des transactions légales passent par des "paradis fiscaux" ; toutes les grandes entreprises ont des structures "d'optimisation fiscale" (la seule BTP compte 360 filiales en "off shore") ; états et institutions supranationales sont les premiers paradis fiscaux des monopoles.

8 Les astronomiques dividendes, jetons de présence, stocks options, parachutes dorés… ne sont que la partie visible de l'iceberg du profit.

9 Le 1er ministre, pyromane déguisé en pompier, vient de faire de cette "solidarité" son slogan, comme son patron avec "la lutte contre la finance".

10 Non seulement ils n'entendent pas partager l'outil de production, mais ils veulent "redistribuer" de plus en plus mal les richesses produites.

11 Outre le bla-bla sur la "fin de la crise", leur croissance n'est pas la nôtre : en pleine récession, les profits du CAC40 - dont la taxation est bien inférieure à celle des PME- battent les records et nourrissent la croissance financière.

12 "Suicides" post-licenciement, "suicides" par surcharge de travail, "suicides" des fins de mois impossibles, des espoirs brisés, "suicides" par harcèlement …Ils ne peuvent plus, comme avant, les maquiller en faits divers.

13 Et si le rafiot capitaliste coule, construction d'un nouveau navire.

 

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 20:49

jeudi 20 juin 2013

La 50ème édition du salon du Bourget – le salon mondial de l’aéronautique et du spatial – se tient du 17 au 23 juin. C’est l’occasion pour les industriels de l’aéronautique et de l’armement d’enregistrer de grosses commandes. Les médias (propriétés des mêmes industriels) compteront les points dans la bataille que vont se livrer les constructeurs rivaux. Airbus assurera le spectacle avec les présentations du nouvel A350 et de l’avion de transport militaire A400M.

Pour avoir un autre point de vue, celui des enjeux pour les travailleurs du secteur aéronautique, La Riposte a interviewé Xavier Pétrachi, délégué syndical central CGT chez Airbus.


Récemment, le pacte des actionnaires du groupe EADS, dont fait partie Airbus, a été modifié. Qu’en penses-tu ?

La CGT Airbus a interpellé le président de la République à la suite de l’évolution du pacte des actionnaires. En effet, ce nouveau pacte est un pas de plus dans la financiarisation de l’entreprise. Pour mémoire, le 1er acte de la privatisation d’Airbus date de 1999, sous le gouvernement Jospin. Cette privatisation était pilotée par les ministres Strauss-Kahn (PS) et Gayssot (PCF). Le groupe Lagardère achetait alors l’entreprise publique Aérospatiale pour une bouchée de pain, créant le groupe européen EADS.

Le pacte initial avait réparti l’actionnariat en s’appuyant sur des actionnaires de référence : Daimler et Lagardère (ceux-là mêmes qui se sont totalement désengagés en 2013, douze ans après la création du groupe EADS). L’Etat français a conservé 15 % des parts et l’Etat espagnol 5,5 %, soit seulement 20,5 % de parts étatiques, le reste étant réservé pour 15 % à Lagardère, 30 % à Daimler et 34,5 % de capital flottant.

La nouvelle évolution du pacte des actionnaires est avant tout le désengagement de Daimler et Lagardère, mais aussi l’entrée de l’Etat allemand dans l’actionnariat, au même niveau que l’Etat français. Pour ce faire l’Etat français a réduit sa part de 15 à 12 %, ce qui lui a rapporté plus de 400 millions d’euros.

Bien que n’ayant pas de droit de véto, le niveau de l’engagement des Etats français, allemands et espagnols n’a jamais été aussi important : 12 + 12 + 4, soit 28 % de l’actionnariat. Les Etats restent les seuls actionnaires de référence. La part du capital flottant est passée à 72 %, ce qui accentue de fait la pression du marché sur une entreprise stratégique qui développe à la fois des activités civiles, mais aussi militaires.

Quel est l’impact de cette pression du marché pour les salariés ?

L’augmentation des cadences, liées aux fortes livraisons de l’A320 et de l’A330, modifient radicalement la vision industrielle au sein d’Airbus. L’évolution majeure porte sur le type de management, qui se rapproche de celui du secteur automobile. Le culte de la performance est de règle. La CGT Airbus s’est opposée (seule face aux autres syndicats) au nouveau système d’évaluation des cadres (P&D) qui prônait une évaluation des salariés en fonction des « valeurs de l’entreprise », comme « Agir avec courage ».

De même, la CGT Airbus a demandé l’arrêt du déploiement du LEAN au sein de l’entreprise, mais aussi au sein de la chaîne de sous-traitance. Cette méthode d’intensification du travail héritée de Toyota a fait irruption dans le secteur aéronautique pour soutenir l’augmentation des cadences. Airbus, comme d’autres donneurs d’ordres, impose le LEAN à ses sous-traitants comme vecteur d’une assurance de compétitivité et de productivité. Ce culte de la performance et le Lean Management conduisent à une pression constante sur les salariés et dégradent les conditions de travail.

La croissance des livraisons s’est accompagnée d’une externalisation des productions en zone dollar et low-cost. Par exemple, l’A320 est produit sur trois lignes d’assemblage, et bientôt quatre, dans le monde. La cadence actuelle est de 44 avions par mois. 16 avions par mois sont construits à Toulouse, 24 par mois à Hambourg, 4 par mois en Chine. A terme, la cadence A320 pourrait monter à 50 avions par mois avec l’ouverture d’une 4e chaîne aux Etats-Unis en 2014, à une cadence de 4 avions par mois.

Les usines délocalisées en zone low-cost montrent leurs limites, comme en Tunisie. En effet, la filiale du groupe Latécoère, Latelec, implantée en Tunisie, relocalise la production en France et au Mexique (câblage électrique pour Airbus) à la suite de mouvements répétés des salariés pour demander des augmentations de salaires et de meilleures conditions de travail. La CGT a condamné les méthodes de Latelec envers les travailleurs tunisiens.

Cette mondialisation de l’entreprise inquiète la CGT Airbus, car elle s’accompagne d’une délocalisation de la chaîne des fournisseurs au pied de l’avion. De plus, la recherche de baisse des coûts conduit Airbus à modifier ses rapports avec la chaîne des fournisseurs. Les contrats sont formalisés en dollar, les sous-traitants sont poussés à devenir des partenaires à risque (RSP), ce qui les conduit à avancer sur leurs propres trésoreries les coûts de développement, d’outillage, d’étude et de matière première.

La CGT Airbus a développé deux axes de revendications pour les salariés de la chaîne des fournisseurs : la création de comités inter-entreprises et la reconnaissance de la communauté de travail.

Les comités inter-entreprises pourraient donner de la visibilité aux salariés sous-traitants. En Midi-Pyrénées, nous constatons plusieurs faillites de sous-traitants alors que la croissance de l’aéronautique n’a jamais été aussi importante. Avec les comités inter-entreprises, les donneurs d’ordres seraient dans l’obligation de donner des informations aux institutions représentatives du personnel des entreprises sous-traitantes.

La reconnaissance de la communauté de travail est une avancée considérable. La CGT Airbus s’est totalement investie (seule face aux autres syndicats) pour que les salariés sous-traitants in situ ne soient pas les oubliés de la communauté aéronautique. Nous avons obtenu plusieurs décisions judiciaires pour que les sous-traitants in situ puissent être reconnus dans les effectifs du donneur d’ordre lors des élections professionnelles. La loi de modernisation sociale de 2008 intègre pour la première fois la reconnaissance de la communauté de travail, suite à la bataille que nous avons menée.

Je voudrais également parler des conséquences qu’a pour les salariés l’utilisation de nouveaux matériaux.

L’accouchement de l’A350 fut difficile, car la première version fut recalée par les compagnies aériennes. En effet, l’ex-PDG d’Airbus Noël Forgeard avait souhaité faire un avion low-cost : peu d’innovations, juste quelques évolutions à partir de l’A330 actuel. Il aura fallu les délits d’initiés et les déboires de l’A380 pour qu’Airbus reprenne en profondeur la première version et débouche sur un avion capable de concurrencer le « Dreamliner » de Boeing (B787).

Une des innovations de l’A350 reste le recours aux matériaux composites, qui représentent 53 % de la structure de l’avion : fuselage et voilure. Cela n’est pas sans conséquence sur la santé des salariés. Aussi, la CGT Airbus a engagé une réflexion dès le lancement de l’A350 sur les dangers potentiels des matériaux composites fibres de carbone.

La CGT Airbus (là encore seule face aux autres syndicats), avec l’appui du secteur confédéral CGT santé au travail, a obtenu une étude à l’AFSSET (Agence française de la santé et de l’environnement au travail) sur la dangerosité des fibres de carbone. Cette étude a été publiée en 2010 et préconise des recommandations lors du travail des matériaux composites. La CGT Airbus tente d’obtenir de la direction le respect de ces recommandations via ses représentants au CHSCT.

D’autre part, l’introduction massive du composite remet en cause la filière métallique. Aussi, le programme A350 a bousculé la chaîne des fournisseurs et le modèle industriel d’Airbus. Pour faire ces investissements, Airbus a poussé à la création d’une filière Aérostructure à partir des sites d’Airbus. Le plan ZEPHYR, issu du plan d’économie POWER 8, prévoyait la vente des sites d’Airbus Méaulte et Saint-Nazaire à Latécoère. Suite aux difficultés financières de Latécoère et à l’évolution négative du dollar, le plan ZEPHYR s’est transformé par la création de l’entreprise Aérolia à partir du site de Méaulte, de St Nazaire-ville et d’une partie du Bureau d’Etude de Toulouse, soit au total 2300 salariés. Aujourd’hui, Aérolia est la figure de proue de la filière Aérostructure en France, et certains souhaiteraient une consolidation de cette filière dans un assemblage Aérolia-Sogerma-Latécoère-Socata.

La CGT Airbus a mené une réflexion sur les Aérostructures en s’appuyant sur le cabinet SECAFI. La conclusion est qu’il n’y a pas d’empressement à avoir sur une telle consolidation, dans la mesure où les investissements de l’A350 ont déjà été réalisés et que les prochains investissements n’auront pas lieu avant 2030, avec le remplaçant de l’A320. La CGT Airbus souhaite que la Sogerma, comme Aérolia, reste 100 % EADS, voire que les anciens sites d’Airbus reviennent dans le giron d’Airbus.

Que penses-tu de l’idée que l’avenir d’Airbus passe par une bonne assise capitalistique et un bon soutien financier, comme le soutient la CGC dans une interview accordée à L’Humanité Dimanche ? Que penses-tu aussi de l’idée du patriotisme économique que défend le ministre Montebourg, idée reprise également par FO ? Enfin, que penses-tu de l’idée défendue par le journal La Riposte d’une industrie aéronautique 100 % publique pour garantir l’avenir de cette industrie et des salariés, qu’ils travaillent chez les donneurs d’ordre ou chez les sous-traitants ?

Rappelons que la CFE-CGC a soutenu le plan ZEPHYR. Quand la CGT Airbus tentait d’organiser des manifestations contre la vente des sites, la CFE-CGC faisait le tour des ministères pour obtenir les meilleures conditions de cession des sites à Latécoère.

L’évolution du pacte des actionnaires, avec un capital flottant de 72 %, signifie que l’entreprise va être soumise à la pression des marchés boursiers. La volonté de la direction du groupe est bien de satisfaire l’actionnaire, alors que Louis Gallois avait mis la priorité à satisfaire les clients, soit les compagnies aériennes et les passagers.

Quant au soutien financier, la CGT Airbus prône une transparence des aides publiques. Notamment que les aides publiques soient soumises à des contreparties : pas de délocalisation, priorité aux investissements et aux embauches, consultation des instances représentatives du personnel.

La CGT Airbus partage le souhait de voir réintégrer les sites cédés à Aérolia. Mais attention avec l’idée de « patriotisme économique ». Lors des déboires industriels de l’A380, le « patriotisme » a été utilisé pour détourner l’attention des salariés français et allemands, les diviser sur des lignes nationalistes. La CGT Airbus a publié avec succès une communication franco-allemande pour rapprocher les travailleurs d’Airbus, souligner leurs problèmes communs et s’opposer à la vague de chauvinisme.

Concernant votre idée d’une aéronautique 100 % publique, il faut préciser que la CGT Airbus s’est toujours opposée à la privatisation – et que nous partageons toujours cet objectif d’une industrie aéronautique publique.

Suite à l’évolution du pacte des actionnaires, les seuls actionnaires de références sont désormais les Etats français, allemands et espagnols. La création du groupe EADS était subordonnée à la privatisation d’Aérospatiale : on peut voir ce qu’il en reste aujourd’hui avec le désengagement total de Lagardère et Daimler. Airbus est dans une phase d’euphorie avec un carnet de commandes record, un niveau de production exceptionnel et une trésorerie de 12 milliards d’euros. Les prochains investissements lourds n’auront pas lieu avant 2030 avec le successeur de l’A320. Airbus va donc rentrer dans une période où la redistribution des dividendes risque d’être forte, avec un taux de rentabilité visé à deux chiffres. Les Etats ont perdu le droit de véto. La CGT Airbus restera très vigilante sur la gestion de l’entreprise tournée vers l’actionnaire et le marché boursier au détriment du produit, qui devrait rester le cœur de métier de la communauté aéronautique. Dans ce cadre, les Etats doivent peser dans le type de gestion qui doit rester centré sur l’innovation, la stratégie industrielle et le maintien d’un tissu industriel dans les territoires.

Enfin, le conseil d’administration actuel du groupe EADS est composé essentiellement de banquiers, comme J-C Trichet, ou d’industriels comme Mittal. Ce n’est pas de nature à nous rassurer pour assurer la pérennité de l’entreprise. Si ce secteur devait être 100 % sous la coupe de la puissance publique, cela devrait se faire en modifiant le conseil d’administration, et en donnant une place importante aux représentants des salariés, avec le même droit de vote que les autres représentants. La loi issue de l’ANI reste bien éloignée de cette revendication.

Interview réalisée par Hubert Prévaud

La Riposte : journal communiste

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:33

Quatre meetings et une journée de mobilisation. Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a annoncé ce lundi une rentrée choc pour sa centrale syndicale, contre une réforme des retraites dont les arguments sont de plus en plus puisés du côté du patronat.

"Nous n'accepterons pas une nouvelle diminution de la rémunération du travail et de remise en cause des droits à la retraite par une énième réforme de notre système de retraite", a affirmé Thierry Lepaon, lors d'une conférence de presse, au cours de laquelle il a exposé les positions de la CGT, en vue de la conférence sociale organisée à la fin de la semaine.

Régimes de retraite

Le leader de la CGT a réitéré son opposition à un allongement de la durée de cotisation, évoqué dimanche soir par le président François Hollande, et a renouvelé la demande de la CGT d'une contribution des revenus financiers pour assurer la protection sociale. Le syndicat propose par ailleurs un retour à l'âge légal à 60 ans et la constitution d'une "maison commune de la retraite" pour créer "une coordination entre les régimes de retraites" et "un socle de droits communs valables pour tous", a précisé Eric Aubin, secrétaire confédéral chargé de ce dossier.

"Le gouvernement est de plus en plus sensible à ce que peut dire le patronat", a-t-il ressenti lors des rencontres préliminaires avant la conférence sociale des 20 et 21 juin. Pour peser dans le débat, la centrale syndicale de Montreuil annonce donc la tenue de quatre meetings et d'une journée d'action dont la date sera décidée "en lien avec le calendrier parlementaire concernant les grands dossiers sociaux et notamment la réforme des retraites."

9 points de convergence avec les autres centrales

Le successeur de Bernard Thibault a appelé à la mobilisation "la plus unitaire possible" face à un Medef qui s'est soudé autour de la candidature de Pierre Gattaz, "pour peser sur le choix du gouvernement". Selon lui, compte tenu de la manière dont le candidat à la présidence du Medef "s'est exprimé ces dernières semaines sur des contenus et sur la méthode du dialogue social, il est prévu qu'il puisse y avoir un changement avec la période qui a été celle de Laurence Parisot".

D'où l'importance de présenter un front syndical le plus uni. Thierre Lepaon a décelé neuf "points de convergence" entre les positions de la CGT et celles des autres syndicats, dont la CFDT: "l'Europe sociale, l'égalité professionnelle, la qualité de vie au travail, la santé au travail, le refus de la baisse des pensions de retraites, la lutte anti-discrimination, le plan d'action pour l'emploi, les droits syndicaux, le droit de regard" des représentants syndicaux.

Question sur les aides publiques aux entreprises

La CGT demande aussi une "réorientation" des 200 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises. "On est passé d'une politique d'aide aux entreprises qui en ont besoin à une politique de droit des entreprises à disposer de l'argent public", a accusé Thierry Lepaon. Concernant l'emploi, la centrale demande notamment un bilan des contrats de génération et des contrats d'avenir. Thierry Lepaon reconnaît quelques "points positifs" à l'action gouvernementale - notamment la création de la banque publique d'investissement - "mais, aujourd'hui, c'est la déception qui domine", a-t-il jugé.

 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:28

La conférence sociale du 20 et 21 juin annoncée à grands cris serait censée être un espace de négociation entre le MEDEF et les syndicats.

A son ordre du jour : l’emploi et les retraites.

Décodons la mise en scène à partir de l’expérience de la première conférence qui a aboutit à la signature de l’accord sur la flexibilité du travail par la CFDT, la CGC et la CFTC le 11 janvier et à la loi votée par le parlement le 14 mai dernier.

Première phase, rapport préalable annoncé à grand son de trompette, piloté par des autorités soit-disant indépendantes (en fait des tenants de la pensée unique et des "indispensables et incontournables sacrifices à faire").

Commission Gandois pour le rapport sur la flexibilité du travail et rapport Moreau pour le rapport sur les retraites.
Pour repère signalons que, dans une brillante carrière technocratique Yannick Moreau a été nommée par décret du Premier ministre François Fillon au Haut Conseil du dialogue social en décembre 2008, où elle assure la présidence des sessions. Continuité donc assurée …

Seconde phase, matraquage médiatique
"
Il n’ y a pas d’autres solutions que d’accepter les reculs proposés" D’ailleurs les radio trottoir confirment la chose !

Troisième phase, les partenaires sociaux groupés autour du bloc réformiste dont on a organisé la représentativité majoritaire obtiennent des "compensations" aux mesures initialement annoncées ; et dans la foulée les médias proclament la signature de l’accord par les partenaires sociaux.

Quatrième phase, le gouvernement adopte le contenu de l’accord et le parlement (majorité PS flanqué du soutien critique de la droite) entérine le choix des partenaires sociaux et l’opinion publique matraquée est appelée à approuver les "réformes rigoureuses mais justes"

Nous ne prenons pas un grand risque à annoncer que le même schéma va s’appliquer à la conférence sociale des 20 et 21 juin et à ses suites pour faire approuver (c’est l’essentiel pour eux !:) une nouvelle contre-réforme des retraites déjà écrite par le grand patronat et la commission de Bruxelles.


Rien donc à attendre de cette conférence ! On ne négocie pas la régression sociale !

Pour les travailleurs et leurs organisations, l’essentiel c’est de préparer dès à présent la nécessaire lutte qui devra se développer sur la base du seul vrai levier : le rapport de forces, la construction du TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS et la bataille d’idées pour débusquer les mensonges et les véritables intentions des tenants de la "réforme".

 

Front Syndical de Classe

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