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Le site http://jooble-fr.com/

vous propose des annonces d'offres d'emploi nationales et internationales.


Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 17:53

Pour créer des emplois, gouvernement socialiste, MEDEF, éditorialistes des grands médias et économistes médiatiques sont d’accord : les entreprises doivent être "sécurisées", c’est-à-dire qu’elles doivent pouvoir licencier à volonté ; ce sont les "contraintes" du code du travail, les procédures juridiques et les coûts des plans sociaux qui gênent nos licencieurs !

 

En gros donc, ce n'est pas leur système économique qui génère crise et misère : ce sont les garanties et droits conquis par les travailleurs au long de décades de luttes parfois sanglantes qui seraient responsables du chômage de masse ! 

 

Et les syndicats sont priés de consentir à un accord soi-disant gagnant-gagnant comme y poussent les dirigeants de la CFDT, le recul essentiel sur les garanties encore existants étant camouflé derrière des "avancées" en matière de sécurité pour les travailleurs seulement évoquées (extension des complémentaires santé, « portabilité » des droits en cas de changement d'entreprise, amélioration de la formation et de l'information des salariés sur la stratégie de l'entreprise, droits des chômeurs renforcés …).

 

En camouflant de surcroît que derrière les acteurs de façade ce sont l'UE, les « marchés financiers » et les agences de notation qui trouvent trop rigide le marché français du travail et qui exigent sa flexibilisation !

 

En réalité, l’argument selon lequel le marché français du travail serait "cadenassé", trop rigide est un pur mensonge :

 

·         les CDD intérim c’est déjà 15% des emplois (plus qu’en Allemagne)

·         le taux de rotation trimestriel de la main d’œuvre dans les entreprises de plus de 10 salariés n’a cessé d’augmenter des dernières années (de 9 à 13%)

·         les CDD de moins d’1 mois, les contrats hyper courts ont augmenté de 90% en 10 ans

·         la rupture conventionnelle a fêté aujourd’hui son millionième salarié quittant une entreprise, cette rupture conventionnelle constituant la plupart du temps un licenciement déguisé, libérant l’employeur de ses obligations et laissant le salarié sans véritable défense.

 

Ce qui est donc planifié dans notre pays par le patronat, les multinationales, le gouvernement et l'UE, c’est encore plus de flexibilité et de précarité pour les travailleurs –dans le privé comme dans le public où a explosé le nombre de précaires, auxiliaires, contractuels…- non pas afin de créer des emplois et sécuriser les parcours professionnels, mais pour engranger encore plus de profits et briser toute volonté de résistance en aggravant et la précarité et la concurrence entre les salariés !

 

Là réside l’enjeu de classe du soi-disant "compromis historique" c'est -à-dire la poursuite de la guerre de classe menée depuis 30 ans au profit d’une infime minorité, avec la mise en cause de toutes les conquêtes sociales issues des luttes (1936, 1945 et le programme du Conseil national de la Résistance,1968 …).

 

Et ils veulent aller plus loin encore au nom de leur crise et de leur volonté d’en faire payer le prix aux travailleurs et aux couches populaires !

 

Pour sauver leurs profits et leurs privilèges, pour sauver l’euro, pour sauver la construction européenne, véritable outil de leur domination et de remise en cause de la souveraineté des peuples.

 

Nous devons savoir qu’il n’y a pas d’issue à la crise en acceptant de nouveaux sacrifices, le recul du pouvoir d’achat, la remise en cause du code du travail.

 

Ils veulent que les syndicats avalisent une politique déjà mise en œuvre sur le terrain comme c’est le cas à Sevelnord de PSA ou chez Air France, ou encore chez Renault en Espagne fondée sur le chantage : "ou vous acceptez les reculs sociaux où nous fermons l’entreprise, ou nous délocalisons !".

 

C’est cela même la mondialisation et la concurrence dans l’union européenne : la guerre de tous contre tous au profit d’une minorité d’exploiteurs qui tirent les marrons du feu !

 

C’est ce chantage qu’il faut briser par l’union dans la lutte !

Et c’est avec tout cela qu’il faut rompre pour commencer à sortir de la crise et du marasme !

Et pas d’autre issue que la lutte "TOUS ENSEMBLE en même temps" pour commencer à triompher de la mise en concurrence et du dumping social !

 

Les organisations syndicales au pied du mur

 

La CFDT par la bouche du successeur de Chérèque (récompensé pour ses bons et loyaux services en étant nommé en conseil des ministres inspecteur général de l’Inspection générale des affaires Sociales et héritant de la présidence de la boîte à idées sociale-libérale Terra Nova) fait le forcing en vue de la signature de l’accord à l’issue des réunions de ce 10 et 11 janvier et condamne par avance toute résistance authentique ("Nous ne sommes pas en guerre" dixit Laurent Berger), ce qui en clair signifie en fait le refus de tout positionnement de classe et de lutte de classes sur ce sujet comme sur d’autres (les retraites par exemple).

 

La position de FO n’est pas encore fixée tandis que la CGT semble s’orienter vers un refus de signature de l’accord.

 

Il reste à appeler les travailleurs à l’action et à la résistance et pour les travailleurs et les syndicats de base eux-mêmes à faire triompher dans la pratique et dans leurs propres organisations (congrès prochains de la CGT et de la FSU) les principes gagnants qui ont fait leurs preuves : le rapport de force, la résistance pied à pied, l’union sur des bases de classes dans le concret des propositions et dans les idées !

 

Le Front Syndical de Classe

9 janvier 2013

*******************

On peut lire dans "Valeurs actuelles du 3 au 9 janvier" :"La perspective d'avoir à payer des indemnités exorbitantes en cas de licenciement ou de voir un plan social annulé après plusieurs années pour vice de forme a amené les entreprises à recourir à des expédients qui, en définitive, leur sont préjudiciables comme à leurs salariés. "

 

La lutte des Goodyear d’Amiens –au-delà des difficultés actuelles qui montrent que rien n’est définitivement réglé- qui a empêché durant 5 ans la direction multinationale de fermer l’entreprise et entraîné la condamnation devant les tribunaux du plan social prévu, illustre l’obstacle que représente la législation actuelle à la stratégie de restructuration, de délocalisation et de liquidation industrielle.

C’est cela que le patronat, les classes dirigeantes et la social démocratie à leur service veulent contourner avec leur "compromis historique"!

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 13:06

vendredi 4 janvier 2013 par Bernard Giusti Secrétaire Général Adjoint CGT Cochin
Le conseil des ministres a adopté les mesures individuelles suivantes

Sur proposition de la ministre des affaires sociales et de la santé et du ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social :

•  M. François CHEREQUE est nommé inspecteur général des affaires sociales, à compter du 7 janvier 2013.

J’ai signé avec Fillon, j’avance avec Hollande...... Elle est pas belle la Vie !!!!!!!!

 

 

http://www.cgtcochin.fr/Le-dirigeant-de-la-CFDT-continue.html  

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 17:21

Logo FSCaaa logo Drapeau VFront Syndical de Classe
Créé par des militants CGT et FSU

Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net

 

« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »

H. Krasucki ancien secrétaire général de la CGT.

Le Front Syndical de Classe est affilié à la Fédération Syndicale Mondiale

 

« …la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait… »

 

                                                           Appel à Souscription

 

Le Front Syndical de Classe (FSC) est né il y a trois ans de la volonté de syndicalistes CGT et FSU de travailler ensemble, afin d'aider les militants à se réapproprier leurs organisations et à les remettre sur les rails du syndicalisme de classe et de masse.

Au cours de ces trois années, le FSC a développé des interventions continues et sans relâche. Préparations de congrès, matériels (dossiers, déclarations, soutiens), nombreuses réunions locales, journées d’étude, meeting et distribution de dizaines de milliers de tracts ainsi que le soutien financier à des salariés en lutte (comme les Fralib). Il a aussi développé des liens avec la FSM à laquelle il est affilié. Aujourd'hui, le FSC joue un rôle actif dans la bataille idéologique et le combat à mener, tous ensemble, contre le capitalisme.

 

Ce capitalisme en crise et ses institutions attaquent tous les acquis sociaux et démocratiques depuis plus de 30 ans. Depuis des mois, l'Union Européenne expérimente en Grèce ou en Espagne… la destruction totale des conditions de vie du peuple et se prépare à l'étendre un peu partout (à travers la camisole de force antisociale que représentent le « Mécanisme Européen de Stabilité » et le « Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance » -TSCG).

Face à cette offensive sans limite, les travailleurs ont un pressant besoin, pour se défendre, d'organisations qui les regroupent sur la base de leurs intérêts. Surtout contre les Parisot et autres Mittal qui gouvernent !!

Une question vitale se pose donc au mouvement syndical et à ses bases combatives : les travailleurs peuvent-ils faire l'économie d'organisations syndicales retournant à leurs fondamentaux de classe, exprimés pendant une longue période par les statuts confédéraux de la CGT ?

 

Pour notre part, alors que les congrès de la CGT et de la FSU se tiendront début 2013, nous réaffirmons la nécessité pour nos organisations de renouer avec la lutte de classe, base de l'unité et des victoires des travailleurs, et à sortir de la fausse unité que représente le syndicalisme rassemblé pour revenir à la seule unité qui vaille : celle réalisée d’abord en bas et surtout dans la lutte !

 

Toutes celles et tous ceux qui font vivre le FSC, qui le soutiennent, doivent poursuivre leur action et amplifier leur présence sur le terrain, dans les entreprises, devant les établissements scolaires et universitaires. Dans chacune de nos structures syndicales en entreprises comme dans les U.L. et jusque dans les congrès, à quelque niveau que ce soit, nous devons faire entendre nos revendications et la justesse de nos positions de classe.

                                                           LE NERF DE LA GUERRE !

 

Poursuivre cette bataille impose d’avoir des moyens financiers à la hauteur des objectifs à atteindre.C'est nécessaire pour diffuser notre matériel et notre journal, assurer la tenue des réunions locales ou régionales, participer à des réunions internationales avec la FSM, organiser les journées d’études syndicales comme le 15 décembre à Paris et prochainement à Nice puis Marseille.

 

Pour le développement de la lutte des classes, pour la défense de nos acquis sociaux, pour une société de progrès, soutenez le FSC. Versez et appelez à verser à la souscription nationale du FSC, merci.

                                   Etablir les chèques à l’ordre du FSC, les adresser à :

                                   FSC / Jacky Omer  -  11 rue de Tivoli, 13005 Marseille

                       

                        Bonne fête de fin d’année et meilleurs vœux de luttes pour 2013.

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 22:20

 Il est inconnu du grand public ainsi que de beaucoup de militants, et pourtant, il devrait succéder à Bernard Thibault, l’actuel secrétaire général de la centrale. Une personnalité atypique au sein du principal syndicat français.

Le Parisien Catherine Gasté | Publié le 15.10.2012


ZENITH DE PARIS, LE 31 JANVIER 2012. Ex-salarié de Moulinex et leader du conflit social  dans l'entreprise au début des années 2000, Thierry Lepaon a, depuis, rapidement gravi les échelons au sein de la CGT.

  
Le psychodrame de la succession de Bernard Thibault en 2013, touche-t-il à sa fin?

A moins d'un nouveau rebondissement, le secrétaire général doit dévoiler le nom de  son successeur, Thierry Lepaon, devant la commission exécutive ( le gouvernement  de la CGT ) chargée de l'adouber.

Mais la décision finale reviendra au parlement de la centrale qui doit se réunir le 7 novembre. Le candidat du dernier recours n'est donc pas au bout de ses peines. Car il devra recueillir la majorité des voix du comité confédéral national, une instance qui s'est déjà montrée imprévisible... avec le rejet inattendu de la candidature de  Nadine Prigent.

L'homme s'est fait très discret ces derniers mois. Thierry Lepaon, chaudronnier-soudeur de profession,  inconnu du grand public, comme de beaucoup de militants cégétistes, a su attendre son heure. Il le sait maintenant. C'est lui, le joker de Bernard Thibault, l'homme du "compromis acceptable", le candidat du dernier recours, dont le nom devrait sortir demain du chapeau. "A 99% de chance", murmure-t-on dans  les couloirs de la centrale de Montreuil.
En embuscade de longue date pour devenir n°1 de la CGT, son habileté l'a amené à savoir se tenir à l'écart de la guerre fratricide des prétendants à la succession.
"Moi, j'ai toujours eu le souci de l'organisation, de n'avoir jamais été candidat à rien et d'accepter les responsabilités qui me sont confiées", se plaît-il à expliquer. Une intelligence pragmatique et tactique ajoutée à de la pugnacité. Des qualités pour cet encarté du PCF "pas idéologue", que lui reconnaissent volontiers ceux qui l'ont côtoyé.
A 52 ans, cet ex-leader du conflit des Moulinex au début des années 2000 a vite grimpé les échelons.
Après avoir siégé sept ans sous les couleurs de son syndicat au sein du Conseil d'orientation pour l'emploi, il dirige aujourd'hui le groupe CGT du Conseil économique, social et environnemental.

Sur la ligne réformiste de Thibault

Ses appuis, il les a trouvés au sein de la confédération ( la maison mère ) , où ses faits d'armes chez Moulinex l'ont propulsé rapidement dans le "premier cercle de Bernard Thibault".
"C'est un homme de confiance", dit-on dans l'entourage de Thibault. Sur la même ligne réformiste. Un syndicaliste déterminé qui a, certes, délaissé le terrain, mais qui sait être très à l'aise dans les fonctions de représentations où il a étoffé son carnet d'adresses.

Raymond Soubie, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, lui donne du "mon ami" et lui a même sauvé la mise lors de son premier discours au Cese, qui a failli coûter à la CGT sa vice-présidence.
"Il présente bien, sait être distingué et à l'aise avec les grands élus et les flonflons. Lui au moins a 50 000 mots à son vocabulaire et sait bien parler..." confie un haut fonctionnaire qui l'a bien connu chez Moulinex et le présente comme un "homme de réseaux". Il peut compter sur l'"appui des frères" (NDLR : francs-maçons) selon ce grand commis de l'Etat, très étonné de "voir Lepaon arriver bizarrement à la tête de la CGT" et qui tient à rester anonyme, comme la plupart de nos interlocuteurs.

Selon nos informations, Thierry Lepaon fait aussi parti d'un club très fermé créé par l'UIMM (le patronat de la métallurgie ) appelé Quadrilatère, qui réunit patrons, DRH, syndicalistes, journalistes et experts. Ce que ses détracteurs au sein de la CGT ne manquent pas de dénoncer comme "un problème majeur pour l'indépendance de la CGT".

 

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 13:00

Cela fait maintenant plus d'un an qu'à Montreuil, le siège de la CGT est dans la tourmente au sujet de la « succession » de B. Thibault à la tête de ce qui est toujours la première organisation syndicale de France.

Les réunions succèdent au réunions, les médias se saisissent de l'aubaine pour réduire la question à une opposition d'égos alors que depuis maintenant plus de 10 ans et son adhésion à la Confédération Européenne des Syndicats financée par l'Ue de Bruxelles, la direction confédérale tente de jeter par dessus bord son héritage de classe.

Pourtant au moment de l'adhésion à la CES, on allait voir ce qu'on allait voir, la CGT allait transformer en organisation de lutte cette héritière de la Confédération européenne des syndicats libres fondée par la CIA et de l’Organisation européenne de la Confédération Internationale des Syndicats Chrétiens fondée par le Vatican !

En réalité, l'adhésion à la CES puis la participation à sa direction (Joël Decaillon, secrétaire général adjoint) a permis de réaliser ce qui semblait impossible (et qui avait échoué en 1947 avec la création de FO) : le « syndicalisme rassemblé » et la réunification syndicale française par le haut sur une ligne réformiste et d’alliance avec la direction de la CFDT .

 

Ralliement à l'Europe, perte d'indépendance et actions seulement dans le « cadre unitaire », toutes ces dérives passent de moins en moins : lorsque dans la préparation du 49ème congrès, le bureau confédéral lança une enquête dans toutes ses UD et fédés, les remontées furent : « nous on est d'accord avec la ligne de la Conf' mais sur le terrain et dans les syndicats, ça ne passe pas » ; pendant ce même congrès pourtant cadenassé, la visite prévue de Chérèque dut même être annulée au dernier moment par peur du chahut !

 

Ce qui passe de moins en moins, c'est aussi la gouvernance calquée sur le syndicalisme anglo-saxon à l'opposé de la démocratie syndicale réelle, avec des organismes élus (Commission exécutive et Bureau confédéral) concurrencés par un cabinet de « collaborateurs » plus ou moins discrets dont le chef de file n'est autre que JC Le Duigou, qui n'a décidément jamais eu autant de pouvoir dans la CGT que depuis qu'il a quitté le Bureau Confédéral.

 

Pourtant, ce « camarade » ne présente pas toutes les garanties d'indépendance que les travailleurs attendent d'un dirigeant syndical. Il participe notamment depuis des années à la direction de l'association « Confrontations-Europe » dirigée par Philippe Herzog, toute entière dédiée à la construction européenne et à l'association capital-travail, aux côtés de toute la fine fleur du capitalisme, de ses grands patrons et de ses serviteurs : Jean-Paul BAILLY (Président du Groupe La Poste), Jean GANDOIS (Vice-Président du Conseil d’Administration de Suez), Marcel GRIGNARD (Secrétaire général adjoint de la CFDT), Francis MER (Président de SAFRAN, ancien ministre de l’économie, des finances et de l’industrie), Michel PEBEREAU (Président du Conseil de surveillance de BNP-Paribas), Franck RIBOUD (Président Directeur Général du Groupe DANONE), Alain LAMASSOURE (Membre du Parlement européen), Michel ROCARD, Alexandre ADLER, Henri DE CASTRIES, Jacques DELORS, Pierre GADONNEIX, Louis GALLOIS, Denis KESSLER, Pascal LAMY, Anne LAUVERGEON, Gérard MESTRALLET, Mario MONTI, Pierre MOSCOVICI, Guillaume PEPY, Henri PROGLIO, Louis SCHWEITZER, Jean-Cyril SPINETTA, Dominique STRAUSS-KAHN...

 

Négation de la lutte des classes, engagement pour le dialogue entre partenaires sociaux, soutien à l'UE et à tous ses textes, le résultat est que le monde du travail n'a jamais connu de tels reculs de toute son histoire.

 

La question n'est donc pas aujourd'hui pour la CGT de savoir si le successeur de Bernard Thibault doit être un homme ou une femme venant de telle ou telle fédé, désigné en novembre et ratifié par un congrès sous contrôle ; la question essentielle est celle de l'orientation à donner à la Grande Dame pour faire renaître un syndicalisme victorieux.

 

Il faut donc être clair : si, au sommet de l’organisation, le clivage qui dure depuis un an se présente comme une opposition et une compétition de personnes, dans toute la CGT, le débat de fonds, qui concerne le bilan des 15 dernières années et l'orientation à modifier en profondeur, arrive à maturité après notamment l’échec de la lutte de 2010 sur les retraites.


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Dans la grave crise que nous traversons avec ses graves conséquences pour de plus en plus de travailleurs, la question centrale pour notre CGT est décisive aussi pour l'ensemble des travailleurs :

 

- ou la CGT sous l'égide de la Confédération européenne des Syndicats se calque sur le syndicalisme à l'anglo-saxonne contrôlé et rassemblé par en haut, rompant avec le fédéralisme

 

- ou elle renoue d’une part avec la défense intransigeante des revendications immédiates et d’autre part avec le syndicalisme des structures de base, d’entreprises et le fédéralisme sur la base de l’objectif commun, au-delà des revendications spécifiques, de la fin de l'exploitation et de la socialisation des moyens de production et d'échange.

Avec les adaptations nécessaires aux évolutions du monde du travail, sans confondre l’intelligence dans le combat avec le renoncement à ses exigences et aux impératifs de ce qui ne change pas : les intérêts des travailleurs … et la lutte des classes !

 

Le 50ème congrès confédéral à venir doit connaître une intense confrontation d'idées et être un congrès souverain. Pour cela, il appartient à tous les militants de préparer ce congrès en exigeant que la désignation des congressistes –mandatés après débat sur les orientations et les revendications- ne soit pas imposée par en haut comme c'est devenu la coutume et qu'aucun délégué, même jugé « peu sûr », ne soit accueilli par les lacrymogènes d'un service d'ordre musclé comme ce fut le cas lors du dernier congrès de la Fédé du Commerce à Poitiers.

 

Dans toutes les sphères de la vie collective, le besoin de démocratie grandit ; la CGT doit s’inscrire pleinement dans ce courant et dans cette volonté populaire, la candidature Delannoy lors du 49ème congrès, illustrant cette exigence malgré le rejet autoritaire dont il a été victime.

 

Alors oui, le 50è congrès doit constituer un nouveau départ !

 

 

Front Syndical de Classe

Le 10 octobre 2012

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 12:50

L’actualité récente a mis en avant les procès concernant l’amiante et visant l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). La CGT Cochin a elle-même porté plainte en 2010.

Les risques liés à l’amiante (connus depuis longtemps puisque les premiers cas décrits datent des années 30), n’ont cependant pas été traités immédiatement à l’AP-HP. L’interdiction en France de l’utilisation de l’amiante date de 1996, et pourtant il faudra attendre 2005 pour que l’AP-HP se décide à mettre en place un « Plan Amiante » et fasse les premiers prélèvements à Cochin. Il est vrai qu’il s’agit d’une véritable maladie de classe, puisque les effets néfastes (atteintes pulmonaires, cancers…) touchent principalement les ouvriers…

Luc Czyrykowski, ouvrier à Cochin, peut témoigner des difficultés qu’il a rencontrées pour que l’Administration reconnaisse sa maladie professionnelle (toujours non reconnue à ce jour) : « A l’époque, j’ai demandé pour tous les ouvriers de Cochin un suivi spécifique à la Médecine du Travail, qui a été très réticente. Par exemple, on m’a dit que les scanners étaient dangereux et qu’il fallait attendre d’avoir 50 ans pour en passer un ! » Or comme il s’agit d’une maladie sournoise (dont les effets sont à retardement et se déclarent sur le long terme) et que de plus les carrières des ouvriers ne sont plus linéaires (on passe relativement souvent d’un poste à un autre), il devient très difficile sans suivi régulier de détecter une pathologie liée à l’amiante... Pourtant, le résultat de prélèvements effectués à Cochin en 2005 avait déjà doublé trois ans plus tard, en 2008. Rappelons en outre qu’entre l’interdiction (1996) et le premier Plan Amiante (2005) l’Administration a continué à faire travailler les ouvriers dans des milieux particulièrement dangereux. La Direction les envoyait au casse-pipe sans protection ni même la moindre information…

L’impact de l’amiante sur la santé des ouvriers de l’AP-HP est important. A l’hôpital Saint-Louis par exemple, plus de la moitié des agents des services techniques ont été atteints. A Cochin, un de nos camarades a succombé des suites de sa contamination. Il s’agit du seul cas reconnu officiellement… Sur l’ensemble de l’AP-HP il est très difficile de comptabiliser les décès, car d’une part on oppose le secret médical à nos demandes de renseignements, et d’autre part un certain nombre des collègues concernés sont déjà partis en retraite et ne sont plus suivis.

« Nos nombreux collègues touchés par l’amiante appréhendent l’avenir », nous dit François Sénac, infirmier et membre CGT du CHSCT (1) de Cochin, « car les pathologies liées à l’amiante sont irréversibles et à terme entraînent très fréquemment le décès. Pour la France, il est officiellement prévu une véritable hécatombe, plusieurs centaines de milliers de victimes d’ici une vingtaine d’années. »

Consciente des risques encourus par nos camarades ouvriers, la CGT Cochin s’est constituée partie civile contre l’AP-HP en 2010 afin de défendre et faire valoir les droits de 18 agents. L’Administration fait tout pour retarder les procès en cours. Récemment, des directeurs mis en examen ont tenté d’invalider les plaintes par un tour de passe-passe juridique…

Le combat syndical contre les dangers de l’amiante est quotidien sur Cochin. Le Dossier Technique Amiante (DTA), qui vise à localiser les locaux amiantés au sein de l’hôpital, ne relève que la présence d’amiante de surface visible à l’œil nu. Les ouvriers qui doivent par exemple percer un mur tombent souvent sur de l’amiante non référencée parce que cachée... De plus, l’évolution des diagnostics révèle la présence d’amiante dans des matériaux jusque là supposés ne pas en contenir... A l’évocation de ces risques, la Direction des Travaux a répondu avec une certaine condescendance que « les ouvriers n’ont qu’à porter des masques en permanence ». Il est vrai que les conditions de travail ne sont sans doute pas sa priorité…

Pour la CGT Cochin, le « dossier amiante » est caractéristique de la lutte des classes et en est une illustration : d’un côté une classe exploitante qui a réalisé des profits en utilisant en toute connaissance de cause une matière dangereuse et mortelle, classe qui minimise tout à la fois l’incidence de l’utilisation de l’amiante sur la Santé publique et sa responsabilité d’employeur. De l’autre côté, un prolétariat victime d’agissements cupides, contraint de travailler dans des conditions destructrices.

Aux côtés des ouvriers, la CGT Cochin lutte non seulement pour la reconnaissance des dommages qu’ils ont subis, mais aussi pour qu’ils puissent travailler dans des conditions qui ne mettent pas leur vie en danger. Nous avons pour objectif d’améliorer les conditions de vie des travailleurs au détriment des profits capitalistes grâce à un système nouveau de répartition juste des richesses. L’équilibre financier de l’AP-HP ne doit plus se faire sur le dos des agents !


Marise Dantin & Bernard Giusti (CGT Cochin, FSC)

François Sénac (Infirmier) & Luc Czyrykowski (Ouvrier)

 

CHSCT : Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail. François Sénac, ancien Secrétaire du CHSCT de Cochin, a été l’un des initiateurs de la plainte déposée contre l’AP-HP par la CGT Cochin.

 

Article paru dans l’Huma Dimanche du 11-10-12

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 12:48

vendredi 28 septembre 2012, par Comité Valmy

 

Le 11 ème Congrès national de la confédération syndicale de classe sud-africaine, la COSATU, se tenait du 17 au 20 septembre 2012.

Avec le spectre du massacre de Marikana planant sur le Congrès, le débat a tourné essentiellement autour de la position à adopter vis-à-vis de l’ « alliance tri-partite » formée avec le Parti communiste, allié historique de la COSATU, et surtout l’ANC, force dirigeante du processus de libération nationale.

 

L’unité réaffirmée mais sur des engagements à des « transformations radicales »

Le Congrès a finalement opté par une solution de compromis, réaffirmant la nécessité de l’unité du syndicat derrière le soutien à la coalition gouvernementale menée par l’ANC mais aussi l’urgence de luttes pour l’augmentation des salaires et pour des « transformations radicales » dans le pays.

Ainsi le discours de clôture du président réélu de la COSATU, Sdumo Dlamini, a mis l’accent avant tout sur l’unité :

« Dans les trois prochaines années, l’Afrique du sud connaîtra l’unité dans l’action. Les rues sud-africaines seront couvertes de tee-shirts rouges, ceux de la COSATU et du Parti communiste, ceux noir, vert et or de l’ANC ».

Mais le président a mis en garde contre les paroles qui ne sont pas suivies d’actes révolutionnaires conséquents, et a appelé à regarder vers les processus révolutionnaires latino-américains

« Nous voulons une action résolue et non juste des paroles en l’air ; nous voulons des transformations radicales concrètes en faveur de la classe ouvrière comme trait saillant de la seconde phase de la transition.

La seconde phase radicale de la transition nécessite un engagement ferme à rendre le pouvoir économique au peuple. Les progrès que l’on observe au Brésil, à Cuba, au Vénézuela et dans d’autres pays d’Amérique latine et du monde sont une conséquence à la fois de luttes de plus en plus aiguës et de la détermination d’une direction révolutionnaire ».

 

Quand la COSATU quitte la CSI pour rejoindre la FSM

Moment fort du Congrès, le débat autour du retrait de la COSATU de la Confédération syndicale internationale (CSI), issue de la filiation avec les « syndicats libres » anti-communistes, et de son adhésion à la Fédération syndicale mondiale (FSM), héritière de la tradition d’un syndicalisme de classe et révolutionnaire.

L’adhésion à la FSM avait déjà été préparée ses dernières années par la décision de quatre syndicats influents : celui de la chimie (CEPPWAWU), de l’éducation et de la santé (NEHAWU) et surtout de la métallurgie (NUMSA) qui avaient tous rejoint la FSM. La procédure d’adhésion du syndicat des mineurs (NUM) était elle en cours.

Confrontés à une joute verbale entre les discours du secrétaire-général de la FSM, George Mavrikos, et celui de la secrétaire-générale de la CSI, Susan Barrow, les délégués de la COSATU, avec le poids décisif joué par les cadres du Parti communiste ont finalement décidé de quitter la CSI et de se rallier à la FSM. 

Une décision qualifiée par la résolution de la FSM d’un retour à la maison : la « COSATU revient dans sa famille, cette grande famille qui lutte contre l’exploitation de classe et la barbarie impérialiste ».

 

Source :
Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 12:40

Soutien massif ce matin à Colmar de la part des camarades, en particulier la CGT Transgourmet, dans ce combat qui oppose Yucel Basarslan à la Fédération CGT du Commerce.

Tout comme à Alès, la base se rebelle face aux licenciements de militants pratiqués par la Fédé CGT du Commerce, pour la plus mauvaise raison qui soit, avoir osé s'opposer.

Quand on voit le fonctionnement de cette Fédération, s'opposer est sans nul doute la seule réaction possible pour tous ceux qui croient aux valeurs de la CGT.

Alors CGT contre CGT?

Pas vraiment...

Ce serait plutôt militants CGT contre le patronat CGT, voilà qui est plus conforme à la triste réalité.

Nous reprendrons cette Fédération, sans gazage (méthode utilisée lors du dernier congrès à Poitiers), mais par la transparence et la démocratie.

Le mouvement ouvrier à la CGT ne se laissera pas barrer la route par quelques apparatchicks, qu'on se le dise, que la CGT en parle, et plus elle en parlera, plus elle tremblera sur ses fondements révolutionnaires qui reprendront le dessus, bon sang ne saurait mentir !

 

Cyril LAZARO

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 12:32

mardi 9 octobre 2012

 

L’appel de la Fédération Européenne de l’Industrie, s’est traduit en France à l’initiative de la CGT par des arrêts de travail et des manifestations.

La CGT recense plus de 90 000 participants issus de nombreux secteurs professionnels, privés et publics, à l’ensemble des initiatives qui se sont déroulées sur le territoire.

La CGT se félicite de cette forte mobilisation pour l’emploi et l’avenir de nos industries, pour une Europe Solidaire et sociale et pour une réponse aux urgences sociales.

En France, les salariés ont manifesté ce 9 octobre, leur solidarité et leurs convergences avec les travailleurs en lutte en Grèce, au Portugal, en Espagne… Le monde du travail, partout en Europe, se rassemble et fait entendre sa voix contre les politiques d’austérité généralisées par le Traité Européen.

Dans chaque pays l’idée fait son chemin que la rigueur est le pire des remèdes. Relancer une politique industrielle, est un levier essentiel pour le développement et le progrès social.

Les salariés des entreprises, sont en attente d’une loi protégeant leurs sites industriels, leurs emplois et les conditions de relance de la production.

Le monde du travail, principalement les jeunes et les femmes, sont victimes d’une crise dont ils ne sont pas responsables mais dont ils paient lourdement les conséquences. En témoigne les chiffres du chômage et du nombre d’emplois précaires. Un salarié sur deux tente de vivre avec moins de 1 500 euro par mois.

Ce n’est pas le coût du travail qu’il faut réduire c’est le coût du capital. 

Les richesses créées par le travail doivent être mises au service de l’investissement dans l’appareil productif, du développement « bas-carbone », de l’emploi, de la formation professionnelle, de la satisfaction des besoins sociaux et de la protection de l’environnement.
Les aides publiques doivent être conditionnées au respect de critères portant sur les créations d’emplois et les politiques salariales.

Depuis plus de 30 ans, le travail a été la variable d’ajustement. Pour accroître la rentabilité du capital, les dividendes des actionnaires, les entreprises ont mis une pression sans précédent pour réduire le coût du travail, en organisant la dégradation des conditions de travail, de la qualité du travail et de son efficacité. En dévalorisant les qualifications, en développant la précarité et la pression salariale, en accentuant la pression sur les normes de travail et d’emploi, les systèmes de protection sociale et de santé.

Le développement industriel et des services publics est indissociable d’une meilleure sécurisation de l’emploi et de droits d’intervention des salariés sur leur travail, leur emploi et la stratégie de leur entreprise. La CGT revendique ainsi des droits attachés à la personne transférables d’une entreprise à l’autre, c’est-à-dire une Sécurité Sociale Professionnelle constitutive d’un nouveau statut du travail salarié. La CGT va s’appuyer sur le succès de la journée du 9 octobre pour porter plus fort les revendications des salariés pour sécuriser leur emploi. C’est cela que le patronat doit prendre en compte dans les négociations interprofessionnelles en cours.

Cette journée de grève et de manifestations pour la défense de l’emploi et de l’industrie s’adresse aussi au gouvernement et aux parlementaires. Ils doivent prendre rapidement de bonnes mesures pour trancher avec la logique patronale.

La CGT appelle les salariés à rester vigilants, mobiliser et à rejoindre plus nombreux les rangs de la CGT pour que ça change dès maintenant dans les entreprises et sur tous les lieux de travail.


Montreuil, le 9 octobre 2012

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 13:05

La question du choix du successeur de Bernard Thibault à la tête de la CGT a fait naître des dissensions au sein de la direction confédérale. LaCommission Exécutive Confédérale (CEC) s’est divisée autour de trois candidats : Nadine Prigent,Eric Aubin et Agnès Naton.

Au sein de cette instance, Nadine Prigent l’a emporté d’un cheveu et sa candidature a été proposée au vote du Comité Confédéral National (CCN) le 31 mai. Par 255 voix pour et 304 contre, le CCN a rejeté cette proposition de la CEC. Le débat reprendra en septembre.

Dans sa première intervention devant le CCN, Bernard Thibault a parlé en des termes graves d’une « crise de la direction confédérale », évoquant une situation dans laquelle « il n’est quasiment plus une initiative (…) qui ne fasse polémique », « il n’y a pratiquement plus de sujet qui puisse être abordé sereinement ». De quelles initiatives et de quels sujets s’agit-il ? On ne sait pas. Ces propos ne peuvent qu’étonner la base militante de la CGT qui se demande ce qui oppose au juste ces trois candidats et provoquerait une telle crise ?

Dans son édition de juillet, l’organe officiel de la CGT, Le Peuple, a publié un compte-rendu du dernier CCN. On y lit que Nadine Prigent considère que la direction sortante a « un bon bilan ». Qu’Eric Aubin précise que sa candidature «ne porte pas sur les orientations de la CGT, mais sur une conception de la direction». Qu’Agnès Naton dit qu’elle n’a « pas de démarche programmatique individuelle, car [je suis] à la CGT et que, donc, [je fais miennes] les propositions de la CGT ».

Ces propos viennent confirmer l’insignifiance de leurs divergences supposées. Une discussion sur la manière dont la confédération doit être dirigée n’est pas négligeable, mais à six mois de notre congrès il est impensable que les débats se limitent à cette seule question.

Plusieurs interventions de membres du CCN vont dans ce sens. La FNME (Mines et Energie) parle de « guerre de pouvoir », le Rhône de « lutte de pouvoir », l’Agroalimentaire d’« ambitions personnelles ». La meilleure formule revient à Caroline Ferreira, pourtant membre de l’équipe dirigeante, et qui parle de « lutte des places en lieu de la lutte des classes ».

L’expression « mettre la charrue avant les bœufs » est utilisée par trois orateurs du CCN pour qualifier ce débat sur le nom du futur Secrétaire Général. Pour l’UD de Paris, il faut en effet que se dégage « d’abord une conception de la direction confédérale ». Pour celle du Pas-de-Calais, il faut « concentrer notre énergie sur (…) la bataille que l’on doit mener ». Pour les Bouches-du-Rhône, on « est passé un peu vite sur ce qui ne marche pas, [notamment] sur les raisons pour lesquelles ont ne pouvait pas engager toutes nos forces dans la bataille des retraites ».

Les UD du Nord, de l’Essonne, des Hauts-de-Seine et de la Gironde vont dans le même sens. Les Fédérations de la Métallurgie, des Finances, des Cheminots, de la Chimie et la FAPT soulignent également qu’il faut discuter de l’orientation générale et « arrêter d’avoir un faux débat sur les personnes ».

Le dernier CCN témoigne ainsi du décalage qui existe entre les préoccupations de la base de la CGT et celles des membres de la CEC. Aucun d’eux, et notamment parmi les trois candidats, n’aborde de façon critique le bilan des luttes menées ces dernières années, alors que cette question occupe largement l’esprit des militants.

Dans ces conditions, quel enjeu y a-t-il à soutenir une candidature plutôt qu’une autre parmi celles proposées par la CEC sortante ?

Il faut recentrer les débats sur les questions cruciales pour les travailleurs : comment construire une mobilisation interprofessionnelle qui mette un terme à la régression sociale ?

Quel programme revendicatif devons-nous adopter pour briser la gestion capitaliste de l’économie qui nous conduit à la ruine ? Voilà ce qui doit occuper l’essentiel de l’ordre du jour des instances dirigeantes de notre confédération.

 

P.V. (CGT93)

 

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