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Site de recherche d'emploi

Le site http://jooble-fr.com/

vous propose des annonces d'offres d'emploi nationales et internationales.


Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

http://jooble-fr.com/

 

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 14:48

Déclaration de la CGT Cochin à Madame Mireille Faugère, Directrice Générale de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris
Paris le 13 septembre 2012


Madame la Directrice Générale,

Vous avez été nommée par un précédent gouvernement pour continuer la politique de restructuration de nos hôpitaux mise en place par vos prédécesseurs. Or vous n’êtes pas sans ignorer les effets néfastes de cette politique, tant pour votre personnel que pour le service public de Santé. Mais fidèle à votre credo libéral, vous avez choisi d’ignorer toutes les difficultés et les souffrances qu’engendrent vos décisions.

Entre autre effet délétère des mesures que vous imposez, la CGT Cochin dénonce la réduction générale de l’offre de soins publique. Cette réduction est directement due à la fermeture progressive des hôpitaux et à la mutualisation des services de l’AP-HP au profit des établissements privés de santé. Elle s’accompagne de la réduction des personnels, lesquels se trouvent de plus en plus dans des situations de surcharges de travail génératrices de stress, de dépression, d’épuisement physique et moral. En outre ces sous-effectifs accrus mettent nos patients de plus en plus souvent en danger, compromettant gravement leur sécurité et grevant lourdement la qualité des soins. Vous donnez l’apparence de vous préoccuper des « risques psycho-sociaux » au sein des établissements de l’AP-HP, mais en réalité c’est votre politique même qui en est la source. A l’AP-HP, on ne devrait pas parler de « risques » psycho-sociaux mais de « production » de risques psycho-sociaux…
En plus des surcharges de travail le personnel doit subir trop souvent une hiérarchie agressive. Ses perspectives d’avenir professionnel sont de plus en plus réduites, notamment à cause de la quasi-disparition des formations au sein de l’AP-HP, mais aussi en raison du blocage des carrières introduit par l’exigence de diplômes de l’Education Nationale. A cela s’ajoute la difficulté accrue de se loger en raison de la réduction du parc immobilier mis à disposition du personnel. La baisse effective de nos salaires (gel du point indiciaire et augmentation des prélèvements) accroît les difficultés quotidiennes. La suppression d’emplois budgétés au profit de l’embauche de CDI fragilise nos statuts de la Fonction Publique. La liste des méfaits de la politique que vous menez n’est pas ici exhaustive…

Vous justifiez cette politique par la « crise » ou la « dette publique » auxquelles notre pays serait confronté, alors que c’est une situation créée par les gouvernements libéraux qui vous ont nommée, vous et vos pairs. Cette situation financière difficile sur laquelle vous vous appuyez pour vous attaquer à notre service public n’est due en réalité qu’à des choix de gestion, toujours néfastes pour notre institution, comme par exemple le recours à des « emprunts toxiques ». Nous savons que le but final de votre entreprise de déstructuration systématique vise à la suppression pure et simple de l’AP-HP.

La CGT Cochin refuse que la Santé soit soumise à des logiques comptables imposées par des choix politiques qui pénalisent gravement la population de notre pays et aggravent les injustices sociales.
L’avenir que vous et vos pairs nous imposez est des plus sombres : d’ores et déjà, on ne se soigne plus en France selon ses besoins, mais selon ses moyens.


Marise Dantin, Secrétaire Générale CGT Cochin
Bernard Giusti, Secrétaire Général Adjoint CGT Cochin




Cette déclaration a été lue par Marise Dantin et Bernard Giusti à Mireille Faugère, venue à Cochin à l’occasion du pot de départ du Directeur Adjoint du Groupe Hospitalier Cochin-Hôtel Dieu-Broca, Stéphane Pardoux.
Suite à la déclaration, Mme Faugère a souligné qu’elle l’entendait comme « un procès d’intention » que lui faisait la CGT Cochin.
Au cours de l’échange verbal entre Marise Dantin,  Bernard Giusti et Madame Faugère, cette dernière a indiqué que la politique de santé, initiée par le précédent gouvernement,  qu’elle continuait à mettre en place avait l’aval du gouvernement actuel…

Pour la CGT Cochin, ceci confirme que les restructurations accompagnées de fermetures d’hôpitaux continueront comme cela était prévu. La CGT Cochin, quant à elle, ne s’est jamais fait d’illusions sur Marisol Touraine ou Jean-Marie Le Guen…

Pour la CGT Cochin, seule la mobilisation générale de la population et du personnel hospitalier pourrait faire encore reculer le gouvernement libéral actuel.


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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 13:32

 Vendredi, 31 août 2012

 

Confronté à une sévère baisse de popularité dans un contexte de crise qui s’aggrave, François Hollande devrait dire vendredi qu’il veut "démultiplier" son action, à l’occasion d’un discours prononcé depuis la foire de Châlons-en-Champagne.
A son arrivée sous un ciel gris, accompagné du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, l’accueil a été aussi froid que la température (13 degrés), avec quelques dizaines de militants CGT venus lui signifier leur impatience.
Sur un panneau brandi par les manifestants, on pouvait lire : "Le changement c’est pour quand ?". Et lorsque le président est sorti de sa voiture, les militants ont entonné : "On veut du changement !". L’un d’eux lui a aussi lancé : "Ne nous faites pas regretter le 6 mai".
Sur un stand, François Hollande a ensuite été interpellé par des salariés de Sodimédical, entreprise de fabrication de matériel médical, qui ne sont plus rémunérés depuis fin 2011 malgré une décision de justice enjoignant à leur maison-mère de les payer. Il s’est entretenu quelques minutes avec eux.
Interrogé par la presse sur l’accueil qui lui a été réservé, le chef de l’Etat a rétorqué : "c’est à vous d’en juger. Le but d’une visite est d’entendre l’exaspération des salariés qui ne sont pas payés depuis longtemps, d’autres qui attendent des solutions depuis des semaines".
"Ils espèrent beaucoup dans le changement, c’est à moi de leur dire les étapes qui permettront d’y parvenir", a ajouté M. Hollande.
Le chef de l’Etat devait prononcer vers 11H30 un discours qualifié d’important par son entourage, au moment où les nuages s’accumulent sur la nouvelle majorité.
"Ce sera un discours politique, une mise au point, dans un contexte économique international difficile", commente-t-on à l’Elysée, en évoquant "les attentes fortes du moment" et "l’urgence sociale". "Il dira qu’il a un cap et s’y tient et qu’il passe à la puissance supérieure", selon un proche.
Une explication de texte que certains dans la majorité appellent de leurs voeux, comme le maire PS de Paris Bertrand Delanoë.
"Les Français sont malheureux", a déclaré ce dernier sur RTL et "il y a peut-être à rajouter de l’explication sur le cap qui est donné, sur la direction qui est prise, les initiatives qui sont prises".
"Le redressement ne peut se faire en trois mois et demi, en revanche peut-être peut-on faire mieux sur l’explication du chemin du redressement", a insisté le maire de la capitale.
Une série d’enquêtes d’opinion publiées ces derniers jours témoignent toutes de la même chute de popularité de l’exécutif. La plus sévère, le baromètre Ipsos pour Le Point paru lundi, l’a chiffrée à onze points perdus entre la fin juillet et la fin août avec 44% de satisfaits contre 47% d’insatisfaits.


(31 août 2012 - Avec les agences de presse)

 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 14:26

Lors des dernières élections présidentielles, la CGT COCHIN a appelé, comme un grand nombre d’autres organisations de gauche, à voter Hollande. Il s’agissait avant tout, comme nous l’avons expliqué alors dans des articles, de virer Sarko.
Pour autant, la CGT COCHIN ne s’est jamais fait d’illusions sur ce que l’on peut attendre du nouveau gouvernement. En effet, le gouvernement Hollande est un gouvernement libéral. Si ses méthodes et ses objectifs  diffèrent du précédent gouvernement, le fond reste le même. Preuve en est de la volonté de Hollande de rembourser la fameuse « dette », dont nous rappelons qu’elle est due uniquement à des décisions politiques favorisant les banques et les actionnaires. Cette dette est due au fait que les décideurs européens, dont le PS, ont décrété sans consultation des peuples qu’un Etat n’a pas le droit d’ emprunter directement à la BCE (la banque européenne), qu’il doit emprunter à des banques privées. Celles-ci, elles, empruntent à la BCE à des taux très bas de l’argent qu’elles prêtent ensuite aux Etats à des taux élevés..!  La BCE est financée par… notre argent ! Donc en clair les banques privées prennent notre argent pour le prêter à notre Etat, et en fin de compte nous devons rembourser l’argent que nous avons prêté aux banques privées ! C’est un scandale inadmissible, et pourtant c’était la politique de Sarko-Merkel et aujourd’hui c’est la politique de Hollande-Merkel.
Ce prétexte de devoir « rembourser la dette » permet au gouvernement Hollande de limiter ou refuser les nécessaires mesures sociales, pourtant indispensables après des décennies de régression. Que dire de la mesure dérisoire consistant à baisser  le prix du carburant de 6 centimes pendant 3 mois ? Dans le même temps, on nous annonce des augmentations importantes pour des produits de première nécessité : pain, viande, fruits et légumes…

La CGT COCHIN milite entre autres pour le retour de la retraite à 60 ans à taux plein pour tout le monde, de réelles augmentation de salaires, l’arrêt des suppressions d’emplois (notamment dans les hôpitaux, avec des embauches à hauteur des besoins dans les services), des logements à prix décents, etc., etc.

Quel est l’avenir pour notre jeunesse ? Avec des diplômes, ils sont la plupart du temps sous-payés (quand ils trouvent du travail), sans qualification nombre d’entre eux survivent comme ils peuvent… Dans nos hôpitaux, « l’ascenseur social » est complètement bloqué. Les formations professionnelles ont quasiment disparu. Un jeune qui rentre en tant qu’Agent Hospitalier n’a aucune perspective d’évolution interne et a toutes les chances de finir sa carrière au même grade. Comment se projeter dans l’avenir dans ces conditions ?
Tout cela n’est pas la conséquence d’une nécessité économique due à l’état général de l’économie occidentale comme on voudrait nous le faire croire. Le choix d’un système économique, c’est un choix politique. Tout ce que nous subissons est la conséquence de choix politiques, donc de choix que nous, le peuple, nous pouvons changer.

La CGT COCHIN refuse cette Europe du Capital qui ruine les peuples. Elle la refuse sous toutes ses formes, car elle n’est dominée que par la cupidité du patronat et de la finance. Souvenons-nous de 1936 : si le gouvernement du socialiste Léon Blum a pris les décisions permettant l’instauration des congés payés, de la semaine de 40 heures, etc., c’est parce qu’il a dû céder à la pression populaire. Sans les grèves générales, sans doute très peu aurait été fait…

La CGT COCHIN milite pour une Europe sociale, réellement démocratique, respectant l’indépendance des nations et consacrée uniquement à améliorer les conditions de vie des peuples.

 

Bernard Giusti, Secrétaire Général Adjoint CGT Cochin

Marise Dantin, Secrétaire Générale CGT Cochin

Front Syndical de Classe Santé

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 12:11

La Direction PSA annonce 8300 suppressions d’emplois, avec 3 volets :

 

1) Arrêt de la production de voitures à Aulnay en 2014

3300 emplois directs concernés, et d’après les élus locaux, environ 10 000 avec les soustraitants.

La Direction prétend que :

• La moitié des 3300 pourrait se voir proposer un poste à Poissy (la création d’une

équipe complémentaire sur C3/DS3 générerait 750 emplois, ça ne fait pas le compte).

• L’autre moitié se verrait proposer un reclassement dans le bassin d’emplois d’Aulnay.

Ainsi que nous l’avions dit, la direction PSA tente de camoufler la fermeture sous un vocabulaire de reclassement, dont nous savons qu’il a pour seul but de démobiliser les salariés et de tromper l’opinion publique. Quand on connait la situation de la Seine St Denis, département sinistré du point de vue de l’emploi, on voit le peu de crédit qu’il faut accorder à ces promesses de reclassement.

Ces suppressions d’emploi ne s’inscrivent pas dans le cadre du GPEC (volontariat) mais dans le cadre d’un PSE avec une période de volontariat (jusqu’à mi-2013) puis phase de licenciements économiques.

 

2) Suppressions de 1400 emplois sur le site de Rennes.

Comme pour Aulnay, cela se fera dans le cadre du PSE : période de volontariat jusqu’à mi2013 puis phase de licenciements économiques.

Pour Rennes c’est une véritable saignée : près d’1/4 de l’effectif !

La direction PSA promet un nouveau véhicule … en 2016, et sans dire si ce sera dans le cadre de l’alliance avec GM ou pas.

 

3) Suppressions de 3600 emplois dans les autres usines et établissements.

Dans le cadre d’un PREC (volontariat) de juillet 2012 au 30 juin 2013. . La prime d’incitation pour congés de reclassement est portée à 4 mois, celle pour projet personnel est portée à 6 mois.

 

Commentaires CGT :

C’est une déclaration de guerre contre nos emplois et nos conditions de travail.

Les salariés ne sont plus devant un plan de départs plus ou moins volontaires. Nous sommes devant un plan de fermeture d’usine et de licenciements économiques.

Depuis 1 an, la CGT avait dévoilé ce plan secret et la volonté de la direction de ne rien dire avant les échéances politiques.

Après une année de mensonge de la direction PSA, les cartes sont maintenant sur la table. Un combat s’engage pour défendre les emplois à Aulnay, à Rennes et dans tout le groupe car c’est tout l’avenir des emplois industriels dans nos régions qui est en question.

Dès l’annonce, les salariés d’Aulnay ont arrêté le travail.

 

CGT PSA

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 12:04

Le consensus ronronnant

 

9 et 10 juillet, 2 jours de déclarations, d’échanges, de mise au point d’une méthode et d’un calendrier.

Culture de la négociation sociale, compromis positif, dialogue, inscription du dialogue social dans la Constitution appelée d’ailleurs de ses vœux par Parisot et le MEDEF afin de rendre le contrat supérieur à la loi, installation du Haut Conseil pour le financement de la protection sociale en septembre…

 

Certes, certaines mesures prises par la droite abandonnées (comme les accords compétitivité-emploi) et des problèmes ont été listés : salaires, emploi dans la fonction publique, précarité, RGPP, indemnisation du chômage, emplois d’avenir (100.000), contrats aidés…

Les grands médias ne cessent de célébrer le climat nouveau, l’entente, le respect, le "diagnostic partagé " ; une nouvelle conférence sociale prévue dans un an pour tirer le bilan du processus engagé.

Le nouveau pouvoir veut se donner du temps et donner du temps au « dialogue social »...

 

Le choc PSA

 

Mais dès jeudi matin, les réalités de terrain sont venues rappeler à tous qu’aujourd'hui comme hier, les décisions patronales sont pilotées exclusivement par la recherche du profit et se foutent du sort des travailleurs : le couperet du bourreau tombe, la fermeture du site de PSA Aulnay est annoncée pour 2014, le site de Rennes est aussi touché par ce plan de restructuration.1 400 emplois concernés sur un total de 5 600 salariés. Au total ce sont 8000 emplois qui passeraient à la trappe ; sans compter tous les emplois induits par cette activité industrielle !

Dès jeudi matin l’urgence est venue télescoper cette stratégie d’enfumage consistant à gagner du temps pour conduire les organisations syndicales à accepter quoiqu’on en dise des décisions déjà prises sous couvert de concertation dans la durée !

 

D’une manière générale, sur les questions d’urgence comme les plans de licenciement massifs programmés dès l’élection passée dans l’automobile, comme dans les télécoms (SFR et Bouygues), Carrefour, Air France, la Société générale, Arcelor-Mittal, Sanofis...) au total 80.000 emplois directement menacés, silence radio !!!

C’est "l’Etat ne peut rien !" du Jospin de 97 qui revient sur le devant de la scène !

 

Après les effets d’estrade électoraux sur la démondialisation et la résistance aux plans de licenciements viendrait le temps du « réalisme », c’est-à-dire de la soumission aux intérêts patronaux, à ceux des privilégiés et des marchés financiers ?

 

Tandis que sur d’autres plans, l’avenir se présente de manière sombre, concernant par exemple les retraites et la CSG dont l’augmentation est bel et bien prévue, les retraités étant si l’on peut dire en première ligne.
D’autant que sur ces questions, le gouvernement socialiste pourra compter sur Chérèque qui se déclare partisan de la retraite par points et de l’allègement des charges patronales par un report sur la CSG !

Entre F. Hollande, le MEDEF et les dirigeants de la CFDT, il y a, au-delà des postures de façade, accord sur l’idée que les problèmes de compétitivité de l’économie française résulteraient des rigidités du marché du travail et du "coût du travail", le président de la République déclarant en ouverture de la conférence que « la détérioration de notre compétitivité est aussi une conséquence de certaines rigidités dans la structure des coûts, notamment concernant le coût du travail ».

 

Comment à partir de là s’opposer réellement aux plans dits "sociaux", aux fermetures d’entreprises, aux licenciements ?

 

Pas d’autre alternative que la lutte et le TOUS ENSEMBLE !

 

Certes le ton a changé par rapport au pouvoir antérieur mais qu’en est-il du changement de politique ?

Tout en appelant à chasser Sarkozy, nous n’avons cessé de dire que le gouvernement socialiste ne mettrait pas en œuvre une autre politique pour des raisons fondamentales, qu’il ne fallait se faire aucune espèce d’illusion sur sa volonté de changement et que c’était sur nos propres forces et sur nos propres luttes qu’il fallait compter ! Comme en 36, en 68 et à toutes les époques de conquête sociale !

Parce que le nouveau pouvoir, les socialistes acceptent les diktats de l’Union Européenne,

·         parce qu’ils acceptent la domination des marchés financiers,

·         parce qu’ils acceptent de payer une dette que nous avons déjà payer 100 fois,

·         parce-qu’ils acceptent le pouvoir sans partage des patrons des entreprises du CAC 40,

·         parce qu’ils s’apprêtent à ratifier le scandaleux traité européen TSCG et qu’ils acceptent des pas supplémentaires dans la remise en cause de notre souveraineté nationale et de la souveraineté populaire bafouée comme à la suite du referendum européen de 2005

·         parce qu’ils n’osent pas s’attaquer à la finance qui aggrave son emprise sur les Etats et renforce ses positions dans les paradis fiscaux...

 

… ils n’ont pas l’intention ni la volonté de se mettre en travers des décisions de fermeture de PSA par exemple qui implique la rupture avec toutes ces entraves dressées contre les intérêts du peuple !

 

Pour cela, il leur faudrait remettre en cause ce pouvoir, donner des droits de suspension des plans aux travailleurs, contraindre ces dirigeants et les actionnaires à faire prévaloir l’intérêt général contre leurs sordides intérêts particuliers.

Il faut donc se battre dès aujourd'hui et rouvrir la perspective du changement réel de société par le contrôle des travailleurs sur les grands moyens de production et d'échanges.

Lucidité et détermination !

 

Il nous faut être lucide sur cette situation !

Nous notons le fait que la CGT a maintenu sa plate-forme revendicative (la retraite à 60 ans pour tous sans précision toutefois sur la durée de cotisation, le refus de l’augmentation de la CSG, la demande de nouveaux droits pour les travailleurs, la revendication d’un Etat stratège…).

Mais lorsque B. Thibault considère comme un simple "loupé" le fait que la conférence sociale n’ait rien dit des urgences de l’heure, c’est entretenir les illusions sur la politique que le pouvoir va mener et c'est par conséquent désarmer les travailleurs.

Ce positionnement "raisonnable" et mesuré "d’en haut" laisse découvrir un fossé béant avec la révolte et les cris de colère qui montent des entreprises agressées !

 

Pour contrer la politique du patronat et passer à l’offensive sur les revendications pour lesquelles nous nous battons depuis des années, pour les salaires, pour l’emploi, pour les retraites, pour l'égalité professionnelle femmes/hommes, contre les fermetures d’hôpitaux et de services, contre la marchandisation de l’enseignement supérieur, contre la démolition des services publics de manière générale … il n’est pas d’autre voie que la lutte en plaçant le nouveau pouvoir devant ses contradictions et son inconséquence vis-à-vis de son propre électorat !

 

Partout, le soutien politique et moral doit s’organiser à l’égard des travailleurs les plus menacés, afin d’expliquer que les choix de fermeture ne sont pas inéluctables, et partout apprêtons nous à construire le "tous ensemble en même temps !" plus que jamais indispensable !

Avec les formes de lutte les plus élevées possibles que requiert la situation et qui rassembleront les salariés !

Car comme l’a si bien dit le délégué CGT de PSA Aulnay Jean-Pierre Mercier : « ils nous ont bel et bien déclaré la guerre ! »

 

Le Front Syndical de Classe

Jeudi 12 juillet 2012

 

 

********************************

* Le 24 février 2012 sur le parking des Goodyear d’Amiens Arnaud Montebourg déclarait, qu'il faudrait voter une loi pour vérifier les plans de licenciement des entreprises et suspendre les plans dans les entreprises bénéficiaires, "face aux entreprises qui manifestement ne perdent pas d'argent."

 

http://www.frontsyndical-classe.org/article-conference-sociale-enfumage-et-choc-des-realites-108077113.html

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 10:06

 Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Dans le Morning Star, le dirigeant syndical, membre de la coalition « No2EU – Non à l'Union européenne », Brian Denny analyse de nouvelles législations qui représentent une escalade dans la stratégie anti-syndicale des promoteurs d'un marché unique européen dérégulé.

 

 

Élaboré par le premier ministre Italien non-élu « technocratique » Mario Monti, un nouveau règlement porte sur la controverse qui a fait rage autour de deux fameux jugements anti-syndicaux – les affaires Viking et Laval – rendus par la Cour de justice européenne (CJE), récemment renommée Cour de justice de l'Union européenne (à ne pas confondre avec la Cour européenne des droits de l'Homme, qui n'est pas un organe de l'UE).

 

Membre éminent du très secret Groupe Bilderberg, ce club fermé rassemblant l'élite des financiers, industriels et politiciens occidentaux, et conseiller international de Goldman Sachs, Monti a soutenu fort logiquement les jugements de la CJE et les a désormais inscrit dans le droit communautaire.

 

Comme la directrice de l'Institut pour les droits liés à l'emploi (IER), Carolyn Jones, l'explique, dans les affaires de la CJE, la Cour a décidé que le droit des employeurs à parcourir le globe à la recherche d'une main d'oeuvre bon marché afin d'offrir des « biens et des services » l'emportait sur le droit fondamental des travailleurs à l'action de grève visant à protéger leurs contrats et conditions de travail.

 

« Ainsi, dans le cas Viking, une entreprise de ferry Finlandaise a remis en cause les contrats des marins Finlandais en adoptant le pavillon Estonien et en embauchant des travailleurs Estoniens moins chers.

 

Dans le cas Laval, une entreprise Lettone a remis en cause les termes d'une convention collective Suédoise en embauchant des travailleurs Lettons moins chers afin de travailler sur un chantier Suédois », a-t-elle affirmé.

 

Dans les deux cas, les syndicats concernés ont lancé des actions de grève afin de défendre leurs conventions et leurs conditions. Et dans les deux cas, la CJE a décidé que l'article 43 (liberté d'établissement) et l'article 49 (liberté à offrir des services) du Traité CE étaient plus fondamentaux que le droit de grève.

 

L'application de Viking et Laval dans les tribunaux nationaux des Etats-membres de l'UE a fait l'objet de plaintes auprès des organismes de contrôle de l'Organisation internationale du travail (OIT), qui à son tour a fait savoir très clairement que le droit élaboré par la CJE n'était pas conforme aux obligations relevant des conventions 87 et 98 de l'OIT.

 

Parmi ces plaintes, celles émises par le syndicat des pilotes Balpa, qui lors d'une lutte avec British Airways a été menacé d'une action légale et d'amendes illimitées – non car le syndicat avait enfreint la loi nationale mais parce que son action constituait une violation du droit de l'employeur garanti par l'article 43 du Traité CE (désormais article 49 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne), à la suite de la décision prise dans l'affaire Viking.

 

En réponse, le comité d'experts de l'OIT a jugé que les effets de l'affaire Viking, tels que reflétés dans la décision contre Balpa, ne faisaient que placer la Grande-Bretagne encore plus en contradiction avec la Convention 87.

 

Selon le comité, « la menace omniprésente d'une action pour dommages et intérêts qui pourraient démolir financièrement le syndicat, possible désormais à la lumière des jugements Viking et Laval, crée une situation où les droits garantis par la Convention ne peuvent être appliqués ».

 

Désormais Monti II, signé le 21 mars, remet en cause le droit des syndicats à s'engager dans des négociations collective lors d'un mouvement de grève.

 

Il restreint le droit à l'action collective de bien des manières.

 

Il garantit que les « libertés » économiques auront la priorité sur les droits sociaux fondamentaux.

 

Il renforce le test de « proportionnalité » élaboré dans le cas Viking, permettant aux juges nationaux et de la CJE de décider si l'action collective des travailleurs est « nécessaire ».

 

Il renforce l’interprétation donnée par la CJE dans les cas Viking et Laval et ne résout pas les problèmes causés par ces jugements.

 

Le professeur à l'IER Keith Ewing affirme que le règlement Monti II « échoue à traiter l'évolution des droits de l'Homme relatifs au droit de grève.

 

Au lieu de cela, le règlement ferait entrer les décisions de la CJE dans le droit communautaire, laissant aux juges nationaux et de la CJE le recours à un test de proportionnalité étroit et biaisé dans les intérêts du capital.

 

Il n'y aura de solution au problème Viking et Laval tant qu'il n'y aura pas de règles claires indiquant que l'action collective puisse être entreprise dans le respect des droits de l'Homme, et tant que la menace de dommages illimités pesant sur les syndicats pour le simple exercice d'un droit social fondamental ne sera pas levée », a déclaré Ewing.

 

Carolyn Jones souligne que l'échec du règlement à corriger le déséquilibre de plus en plus important entre les droits économiques des employeurs et les droits humains des travailleurs souligne les limites de l' « Europe sociale » telle que la présentait Delors et telle que l'a adopté le mouvement syndical en 1988.

 

« Le Traité pour la stabilité, la coordination, et la gouvernance signé par les gouvernements de la zone euro en mars 2012 promet de porter l'Europe encore plus loin sur la voie de l'austérité en imposant des coupes draconiennes aux États-nations au nom de la réduction des déficits.

 

Si les syndicats continuent à être restreints dans la manière dont ils peuvent répondre légalement à ces coupes, alors peut-être une action alternative deviendrait nécessaire.

 

Une action qui aiderait à bousculer les esprits européens serait de soutenir les appels venant de toute l'UE à des référendums questionnant l'idée même de l'adhésion à l'UE », a-t-elle affirmé.

 

RMT [NdT : Syndicat des transports, cheminots et dockers, connu pour ses positions de lutte de classe et anti-européennes] est un syndicat qui affirme depuis longtemps que l' « Europe sociale » est un écran de fumée déployé pour aspirer la classe ouvrière organisée dans les structures de l'UE tout en ne donnant que des miettes aux travailleurs.

 

S'exprimant récemment à une rencontre du mouvement « People's Pledge » [NdT : Campagne pour un référendum portant sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l'UE] à Thurrock appelant à un référendum sur l'adhésion à l'UE, le secrétaire général du RMT Bob Crow a mis en garde sur le fait que des institutions de l'UE non-élues, représentant directement les plus grandes banques Européennes et leurs intérêts, allaient renverser des gouvernements élus et imposer le chômage de masse, le dumping social et l'austérité à perpétuité partout.

 

« Il est temps pour le mouvement syndical d'exiger un référendum afin de construire la résistance à l'avidité capitaliste, que ce soit à l'UE ou à son partenaire de rang inférieur, ce gouvernement Conservateur-démocrate complètement pourri », a-t-il conclu.

 

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-reglement-monti-ii-quand-l-union-europeenne-relance-l-offensive-contre-le-droit-de-greve-107951178.html

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 16:29

Aujourd'hui la protection sociale (Sécu, retraite) est financée par les cotisations sociales ouvrières et patronales à 55% et cela est insuffisant pour couvrir les besoins.

Il nous faut donc réfléchir à quelle protection sociale, nous voulons pour le monde du travail et surtout quel financement et bien sûr revenir sur les exonérations patronales.

Les maîtres-mots employés par les uns et les autres sont : paiement de la dette, baisse du coût du travail, compétitivité... Et ce malgré le changement de majorité, c'est vraiment le leitmotiv récurrent de ceux qui nous dirigent.

Au temps des esclaves, on déplaçait ceux-ci vers les lieux de production au nom de la compétitivité, au temps de la mondialisation, on déplace les lieux de production vers les pays dont les coûts de main d'œuvre sont les plus bas.

Pour nous, FRONT SYNDICAL DE CLASSE,  c'est toute notre protection sociale qui est remise en cause.

Et en aucun cas, nous ne pouvons accepter le revirement de la C.G.T.  concernant la C.S.G.

Depuis toujours la C.G.T.  avait pris position pour dire haut et fort que la C.S.G. devait être supprimée, qu'elle était néfaste, injuste, et qu'elle avait été créée en faveur du patronat, car c'est un réel impôt qui touche tous les revenus... La C.G.T. avec raison  s'y était donc opposée en menant l'action avec les salariés(ées), en les invitant à signer des pétitions.

Aujourd'hui, la C.G.T.  déclare qu'elle veut « transformer » de fond en comble la CSG...

Que se passe-t-il ? Quel revirement de situation ? Pourquoi la C.G.T.  trouvait cette mesure mauvaise, alors qu'aujourd'hui  dans ses écrits, elle approuverait cet impôt que les salariés paient deux fois (une fois par une cotisation sociale supplémentaire et une 2ème fois, car cette retenue est réintégrée pour déterminer le salaire imposable).

 

Chérèque, au nom de la C.F.D.T. et de la « compétitivité » indique sa préférence pour une augmentation de la CSG pour financer la politique familiale. Une telle proposition exonère le patronat des cotisations correspondantes. Le Medef revendique la suppression de 5.4 % de cotisations allocations familiales afin de relancer la compétitivité des entreprises ! Une belle similitude de point de vue, n'est-ce-pas ?

LA C.G.T. a démontré  à maintes reprises que la CSG de 2009 a rapporté 82 milliards d'euros qui ont été payés par 82 % des salariés(ées), retraités, demandeurs d'emplois, malades et invalides.

Et en 2010, avec 84 milliards d'euros, ce sont les mêmes catégories sociales qui à 88 % ont payé cette C.S.G. !

Il est évident que cette C.S.G a des conséquences dramatiques pour l'accès aux soins et sur le pouvoir d'achat. Les trois quarts du produit de la C.S.G, créé par le gouvernement Rocard sont issus des revenus d'activité (ce qui veut dire que si on ajoute les retraites, les indemnités journalières etc.) ce sont bien les salariés(ées) qui une fois de plus casquent. et lorsque cette C.S.G. fut mise en place, cette création a rompu avec la logique originelle et a réduit la part de cotisations du mode de financement patronal. 

N'oublions pas que notre système de protection sociale est encore une exception dans le monde, par rapport a beaucoup de pays où rien n'existe.

La situation actuelle du financement est l'héritage des ordonnances de 1945, mises en application par le CNR dans une situation plus difficile qu'aujourd'hui.

Nous ne pouvons laisser détruire cela au nom du marché et du profit.

Dans tous les cas, ne cédons sur le financement de notre protection sociale en acceptant la C.S.G. ou la TVA dite sociale : l'une comme l'autre doivent être mises au placard.

Un syndicat digne de ce nom, ne doit en aucun cas, entrer dans cette mascarade d'échanger l'une pour l'autre. Face à nos adversaires de classe, nous devons rester ferme, et bec et ongle, préserver notre système social, basé sur la solidarité.

 

La classe ouvrière et les syndicats sensés la représenter ont un rôle important dans cette lutte.

Ne perdons jamais le cap, nos adversaires de classe, le patronat et la finance avec ses alliés des gouvernements successifs, nous ont déjà fait subir de nombreux reculs.

Rappel :

-  nous sommes les 99 % qui faisons vivre le 1 % des plus riches, qui sans le travail créateur de richesses, ce 1 % ne pourrait vivre.

- les exonérations de cotisations sociales pour le patronat par l'état depuis leurs créations en 91 jusqu'en 2010, représentent  318,8 milliards d'euros, l'état qui depuis cette date devait reverser à la sécurité sociale cette somme, n'en a reversé que 276,7 milliards d'euros. Alors que nous, travailleurs, retraités, depuis l'origne nos cotisations sont toujours retenues sur nos paies, ou retraites.

Toutes et tous ensemble, condamnons fermement le financement de la protection sociale par la TVA, la CSG ou par l'impôt (dont les tauliers rêvent d'effectuer le prélèvement à la source directement sur les salaires).

 

D. G. (CGT) pour le FSC

 

http://www.frontsyndical-classe.org/article-tva-sociale-csg-attention-danger-107762911.html

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 16:27

 Communiqué de presse:


L’Association nationale des DRH d’entreprises vient de proposer la suppression de 3 jours fériés en mai, juin et août pour les transformer en journées volantes prises sur demande des salariés. Sous couvert de « pluralisme religieux », l’Association des DRH indique que cela rendrait plus facile, pour les non-chrétiens,

la prise de congés pourmotif religieux. Ceci est une apparence.

 

Derrière les mots, les faits

Dans la réalité, les DRH indiquent clairement que leur souci réel est d’en finir avec les ponts qui sont engendrés par certains jours fériés. Il s’agit pour eux d’augmenter le nombre de jours travaillés pour augmenter la productivité dans les entreprises.

C’est, en quelque sorte, la RGPP(Révision Générale des Politiques Publiques) appliquée aux salariés du privé : diminution des acquis et des postes de travail,

augmentation de la productivité (exploitation), flexibilité, mutualisation des moyens.

En aucun, il ne s’agit de « laïciser » le calendrier des jours fériés qui l’est depuis longtemps. Il convient de noter cette bourde monumentale dans les propositions

de l’ANDRH : « En effet, dans l’entreprise, tous lesjours fériés sont d’origine chrétienne ». Le 8 mai et le 11 novembre : des fêtes chrétiennes ? Il s’agit de mettre en oeuvre, au niveau des entreprises, une politique d’austérité et de surexploitation, qui n’ose pas dire son nom.

 

Un fichage généralisé ?

Cette question de la prise de « journées volantes » pour les fêtes religieuses est le prélude à un fichage généralisé dans les entreprises. Voici ce que l’on peut lire (page 16) : «Objectif : avoir des indicateurs permettant de mesurer les minorités visibles (origine, genre apparent, handicap visible,…) et non visibles (conviction religieuse, handicap non visible, orientation sexuelle, engagement syndical, âge,..). La cartographie d’un état des lieux permettra de mesurer les progrès réalisés ». Tout ceci est parfaitement illégal.

 

C’est le totalitarisme communautariste en marche

Si le souci des DRH d’entreprises était de permettre le respect absolu de la liberté de conscience des salariés, il suffirait au Patronat de prendre des mesures dans le secteur privé, analogue aux dispositions de la Fonction publique, qui autorisent des journées

d’absence, dans le respect de la vie privée des fonctionnaires, pour quelque motif que ce soit, dont les motifs de fêtes religieuses.

 

Refusant de s’associer à cette duperie, la Fédération nationale de la Libre Pensée repousse cette proposition et demande aux pouvoirs publics de ne pas y donner suite.

 

Paris, le 3 juillet 2012

La FÉDÉRATION NATIONALE

DE LA LIBRE PENSÉE

 

http://eldiablo.over-blog.org/article-suppression-de-3-jours-feries-ce-n-est-ni-au-patronat-ni-aux-dirigeants-d-entreprise-de-decider-107801054.html

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 11:09

Constat : la succession du secrétaire général de la CGT aboutit à une crise de direction et donne lieu à des combats de chef sans que soient abordés les véritables enjeux auxquels la CGT est confrontée.

 

Le texte ci-après est mis à disposition afin que les militants et les structures de base de la CGT fassent entendre leur voix et le fassent savoir !

 

*************

Proposition d’adresse aux instances confédérales de la CGT

 

Voilà plusieurs semaines que la succession du secrétaire général de notre organisation aboutit à une impasse.

Nous regrettons d’en être principalement informé par voie de presse.

Le débat devant fixer le calendrier et les procédures de cette désignation est reporté à la rentrée de septembre.

 

Les informations qui filtrent laissent apparaître que pour l’heure seuls circulent des jugements et des appréciations concernant le profil des dirigeants dont les noms sont cités.

Donnant la désagréable impression d’une course aux places entre dirigeants qui partagent la même orientation.

 

Cette situation affaiblit l’organisation et perturbe les militants alors que, derrière la promesse fallacieuse du changement, les travailleurs vont avoir à affronter l'euro-austérité que subissent déjà les peuples grecs, espagnols, portugais !

Ce dont la CGT a besoin dans l’immédiat et dans la perspective du 50ème congrès de mars 2013, c’est à la fois d’un bilan de l’organisation des 15 dernières années et d’un véritable débat d’orientation pour les années qui viennent dans le nouveau contexte politique.

 

Nous demandons donc que ce débat soit organisé en préalable et en parallèle à l’élection d’un(e) nouveau(elle) secrétaire général(e).

 

En cessant de considérer que les débats de fonds y compris critiques sur l’orientation définie par les derniers congrès de la CGT portent atteinte à notre unité. Comme cela s’est par exemple produit à la Fédération du Commerce où les camarades qui ont légitimement exprimé des doutes sur la manière dont la fédération est dirigée sont réprimés (et pour certains abusivement licenciés) par ladite fédération. Ces pratiques affaiblissent la CGT et la privent de militants lucides et combatifs !

 

Au contraire, l’exigence de débat et d’analyses critiques se situe dans le prolongement des plus grandes traditions démocratiques de notre organisation.

 

Militant : ……………………………………………………………………..

 

Organisation : ……………………………………………………………………..

 

 

**********************

 

 

Adresses pour l’envoi du message :

 

 

  • Confédération Générale du Travail, 263, rue de Paris, 93 516, Montreuil cedex Tél : 01 48 18 80 00 Fax : 01 49 88 18 57
  • presse@cgt.fr

 

 

copie de l’envoi à : frontsyndical.classe@laposte.net

 

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 18:51

Nous avons contribué avec beaucoup d’autres à chasser Sarkozy.

Il s’agissait de condamner sans équivoque la plus grave attaque contre le monde du travail depuis la Libération et de pointer le danger pour le mouvement populaire que soit reconduit le fascisant Sarko-Medef.

Cela, sans un gramme d’illusion sur la politique et les mesures qu’une "gauche" lui succédant allait mettre en œuvre.

 

Cela pour une raison fondamentale : la politique envisagée valide et s’inscrit complètement dans le cadre imposé par les marchés financiers et l’Union européenne.

Et cette politique exige la réduction massive des dépenses publiques, donc la poursuite des attaques contre les services publics !

Et cette politique exige le paiement rubis sur l’ongle de la dette et donc la soumission au capital financier !

Et cette politique exige –au nom de la compétitivité des entreprises- la "réduction des coûts salariaux", autrement dit, à nouveau,  la baisse du pouvoir d’achat !

Et cette politique exige toujours au nom de la compétitivité la "flexibilité du marché du travail", c’est-à-dire un nouveau développement de la précarité, des CDD et des contrats du travail jetables !

 

En d'autres termes, au nom de la dette et de l'Euro, il s'agit ni plus ni moins de condamner les travailleurs et les peuples à la camisole forcée de l'austérité et des régressions sociales.

 

D’ailleurs, dès dimanche soir, les lampions des législatives à peine éteints, les commentateurs autorisés, les experts et le directeur du monde passaient à l’aveu :

 

- "durant les élections la France s’était enfermé dans le déni"

- "l’heure de la vérité était venue"

"les mesures d’austérité et la baisse du pouvoir d’achat étaient inéluctables"

 

Le directeur du Monde ajoutant que tout cela le Parti socialiste n’en avait pas fait état et que le "défi pour Hollande, c’est de rendre acceptable cette austérité".

En la présentant –la vendant ?- comme juste !

 

Nous voilà donc prévenus !

 

Quel est dans cette situation le rôle du mouvement syndical ?

On nous fait lourdement miroiter les bienfaits du "dialogue social", de la concertation, de la collaboration entre "partenaires sociaux"… Une conférence sociale est prévue pour les 9 et 10 juillet prochains.

Chérèque comme à son habitude se précipite aux avant-postes dès qu’il s’agit de prêter la main aux trahisons du monde du travail en se contentant bruyamment d’un léger "coup de pouce" au SMIC et d’un départ limité en retraite à 60 ans qui tourne complétement le dos à ce pourquoi nous sommes descendus dans la rue à l’automne 2010 !

De son côté la direction confédérale de la CGT se félicite de la tenue de cette réunion et se prononce pour la relance de l’économie et la sortie du cadre de la rigueur. Dans un 4 pages, à partir des thémes prévus : emploi, salaires, politique industrielle, elle formule toute une série de propositions et de revendications qui incluent le retour au droit à la retraite à 60 ans pour tous et une nette augmentation du SMIC vers les 1700 euros bruts, de nouveaux droits pour les salariés…

 

Le piège

 

Soit, mais il convient d’abord de faire mesurer aux travailleurs le piège majeur que recèle la situation.

Faute de s’attaquer aux réelles causes de la crise, c’est-à-dire à la domination sans partage des marchés financiers, des multinationales, le nouveau gouvernement va appliquer la politique de rigueur exigée par les classes dominantes qui détiennent le pouvoir.

Le travail de la nouvelle majorité est donc de faire accepter par les travailleurs et les organisations syndicales les mesures d’austérité qu’elle entend mettre en œuvre en les présentant comme un sacrifice mieux réparti qu’avant !

 

Pour les organisations syndicales et pour la CGT en particulier le choix essentiel demeure :

OU accompagner les mesures à venir OU résister farouchement en ne renonçant à aucune des revendications portées par les plates-formes syndicales et par les luttes.

OU la soumission aux diktats des marchés et de l’Union européenne OU la résistance et l’organisation de la lutte, plus que jamais "TOUS ENSEMBLE".

 

De la même manière, il est indispensable de prendre rapidement position sur le fameux traité européen sur la stabilité (TSCG) et de le combattre sans tomber dans le panneau « rose » d'une acceptation en écchange d'un « volet croissance ». Les organisations du mouvement ouvrier doivent prendre position afin que ce traité ne soit pas ratifié, sa ratification impliquant les suppressions d'emplois, les blocages de salaires, la rigueur,...

 

Il est du devoir des organisations et de toutes les structures à tous les niveaux de dire la vérité parce que le pire serait de laisser s’installer les illusions et de laisser la place aux désillusions de demain avec un Front national en embuscade prêt à pointer du doigt l’immigré, le fonctionnaire … afin d’épargner les véritables "fauteurs de crise".

 

Comme en Espagne avec ses courageux mineurs, les luttes ne vont pas s'éteindre. A nous de les rendre offensives et gagnantes par le tous ensemble contre le pouvoir du capital et les régressions sans fin auquel il condamne les peuples.

 

Le Front Syndical de Classe

18 juin 2012

 

http://www.frontsyndical-classe.org/article-et-maintenant-107112076.html

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