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Site de recherche d'emploi

Le site http://jooble-fr.com/

vous propose des annonces d'offres d'emploi nationales et internationales.


Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

http://jooble-fr.com/

 

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Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 16:27

 Communiqué de presse:


L’Association nationale des DRH d’entreprises vient de proposer la suppression de 3 jours fériés en mai, juin et août pour les transformer en journées volantes prises sur demande des salariés. Sous couvert de « pluralisme religieux », l’Association des DRH indique que cela rendrait plus facile, pour les non-chrétiens,

la prise de congés pourmotif religieux. Ceci est une apparence.

 

Derrière les mots, les faits

Dans la réalité, les DRH indiquent clairement que leur souci réel est d’en finir avec les ponts qui sont engendrés par certains jours fériés. Il s’agit pour eux d’augmenter le nombre de jours travaillés pour augmenter la productivité dans les entreprises.

C’est, en quelque sorte, la RGPP(Révision Générale des Politiques Publiques) appliquée aux salariés du privé : diminution des acquis et des postes de travail,

augmentation de la productivité (exploitation), flexibilité, mutualisation des moyens.

En aucun, il ne s’agit de « laïciser » le calendrier des jours fériés qui l’est depuis longtemps. Il convient de noter cette bourde monumentale dans les propositions

de l’ANDRH : « En effet, dans l’entreprise, tous lesjours fériés sont d’origine chrétienne ». Le 8 mai et le 11 novembre : des fêtes chrétiennes ? Il s’agit de mettre en oeuvre, au niveau des entreprises, une politique d’austérité et de surexploitation, qui n’ose pas dire son nom.

 

Un fichage généralisé ?

Cette question de la prise de « journées volantes » pour les fêtes religieuses est le prélude à un fichage généralisé dans les entreprises. Voici ce que l’on peut lire (page 16) : «Objectif : avoir des indicateurs permettant de mesurer les minorités visibles (origine, genre apparent, handicap visible,…) et non visibles (conviction religieuse, handicap non visible, orientation sexuelle, engagement syndical, âge,..). La cartographie d’un état des lieux permettra de mesurer les progrès réalisés ». Tout ceci est parfaitement illégal.

 

C’est le totalitarisme communautariste en marche

Si le souci des DRH d’entreprises était de permettre le respect absolu de la liberté de conscience des salariés, il suffirait au Patronat de prendre des mesures dans le secteur privé, analogue aux dispositions de la Fonction publique, qui autorisent des journées

d’absence, dans le respect de la vie privée des fonctionnaires, pour quelque motif que ce soit, dont les motifs de fêtes religieuses.

 

Refusant de s’associer à cette duperie, la Fédération nationale de la Libre Pensée repousse cette proposition et demande aux pouvoirs publics de ne pas y donner suite.

 

Paris, le 3 juillet 2012

La FÉDÉRATION NATIONALE

DE LA LIBRE PENSÉE

 

http://eldiablo.over-blog.org/article-suppression-de-3-jours-feries-ce-n-est-ni-au-patronat-ni-aux-dirigeants-d-entreprise-de-decider-107801054.html

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 11:09

Constat : la succession du secrétaire général de la CGT aboutit à une crise de direction et donne lieu à des combats de chef sans que soient abordés les véritables enjeux auxquels la CGT est confrontée.

 

Le texte ci-après est mis à disposition afin que les militants et les structures de base de la CGT fassent entendre leur voix et le fassent savoir !

 

*************

Proposition d’adresse aux instances confédérales de la CGT

 

Voilà plusieurs semaines que la succession du secrétaire général de notre organisation aboutit à une impasse.

Nous regrettons d’en être principalement informé par voie de presse.

Le débat devant fixer le calendrier et les procédures de cette désignation est reporté à la rentrée de septembre.

 

Les informations qui filtrent laissent apparaître que pour l’heure seuls circulent des jugements et des appréciations concernant le profil des dirigeants dont les noms sont cités.

Donnant la désagréable impression d’une course aux places entre dirigeants qui partagent la même orientation.

 

Cette situation affaiblit l’organisation et perturbe les militants alors que, derrière la promesse fallacieuse du changement, les travailleurs vont avoir à affronter l'euro-austérité que subissent déjà les peuples grecs, espagnols, portugais !

Ce dont la CGT a besoin dans l’immédiat et dans la perspective du 50ème congrès de mars 2013, c’est à la fois d’un bilan de l’organisation des 15 dernières années et d’un véritable débat d’orientation pour les années qui viennent dans le nouveau contexte politique.

 

Nous demandons donc que ce débat soit organisé en préalable et en parallèle à l’élection d’un(e) nouveau(elle) secrétaire général(e).

 

En cessant de considérer que les débats de fonds y compris critiques sur l’orientation définie par les derniers congrès de la CGT portent atteinte à notre unité. Comme cela s’est par exemple produit à la Fédération du Commerce où les camarades qui ont légitimement exprimé des doutes sur la manière dont la fédération est dirigée sont réprimés (et pour certains abusivement licenciés) par ladite fédération. Ces pratiques affaiblissent la CGT et la privent de militants lucides et combatifs !

 

Au contraire, l’exigence de débat et d’analyses critiques se situe dans le prolongement des plus grandes traditions démocratiques de notre organisation.

 

Militant : ……………………………………………………………………..

 

Organisation : ……………………………………………………………………..

 

 

**********************

 

 

Adresses pour l’envoi du message :

 

 

  • Confédération Générale du Travail, 263, rue de Paris, 93 516, Montreuil cedex Tél : 01 48 18 80 00 Fax : 01 49 88 18 57
  • presse@cgt.fr

 

 

copie de l’envoi à : frontsyndical.classe@laposte.net

 

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 18:51

Nous avons contribué avec beaucoup d’autres à chasser Sarkozy.

Il s’agissait de condamner sans équivoque la plus grave attaque contre le monde du travail depuis la Libération et de pointer le danger pour le mouvement populaire que soit reconduit le fascisant Sarko-Medef.

Cela, sans un gramme d’illusion sur la politique et les mesures qu’une "gauche" lui succédant allait mettre en œuvre.

 

Cela pour une raison fondamentale : la politique envisagée valide et s’inscrit complètement dans le cadre imposé par les marchés financiers et l’Union européenne.

Et cette politique exige la réduction massive des dépenses publiques, donc la poursuite des attaques contre les services publics !

Et cette politique exige le paiement rubis sur l’ongle de la dette et donc la soumission au capital financier !

Et cette politique exige –au nom de la compétitivité des entreprises- la "réduction des coûts salariaux", autrement dit, à nouveau,  la baisse du pouvoir d’achat !

Et cette politique exige toujours au nom de la compétitivité la "flexibilité du marché du travail", c’est-à-dire un nouveau développement de la précarité, des CDD et des contrats du travail jetables !

 

En d'autres termes, au nom de la dette et de l'Euro, il s'agit ni plus ni moins de condamner les travailleurs et les peuples à la camisole forcée de l'austérité et des régressions sociales.

 

D’ailleurs, dès dimanche soir, les lampions des législatives à peine éteints, les commentateurs autorisés, les experts et le directeur du monde passaient à l’aveu :

 

- "durant les élections la France s’était enfermé dans le déni"

- "l’heure de la vérité était venue"

"les mesures d’austérité et la baisse du pouvoir d’achat étaient inéluctables"

 

Le directeur du Monde ajoutant que tout cela le Parti socialiste n’en avait pas fait état et que le "défi pour Hollande, c’est de rendre acceptable cette austérité".

En la présentant –la vendant ?- comme juste !

 

Nous voilà donc prévenus !

 

Quel est dans cette situation le rôle du mouvement syndical ?

On nous fait lourdement miroiter les bienfaits du "dialogue social", de la concertation, de la collaboration entre "partenaires sociaux"… Une conférence sociale est prévue pour les 9 et 10 juillet prochains.

Chérèque comme à son habitude se précipite aux avant-postes dès qu’il s’agit de prêter la main aux trahisons du monde du travail en se contentant bruyamment d’un léger "coup de pouce" au SMIC et d’un départ limité en retraite à 60 ans qui tourne complétement le dos à ce pourquoi nous sommes descendus dans la rue à l’automne 2010 !

De son côté la direction confédérale de la CGT se félicite de la tenue de cette réunion et se prononce pour la relance de l’économie et la sortie du cadre de la rigueur. Dans un 4 pages, à partir des thémes prévus : emploi, salaires, politique industrielle, elle formule toute une série de propositions et de revendications qui incluent le retour au droit à la retraite à 60 ans pour tous et une nette augmentation du SMIC vers les 1700 euros bruts, de nouveaux droits pour les salariés…

 

Le piège

 

Soit, mais il convient d’abord de faire mesurer aux travailleurs le piège majeur que recèle la situation.

Faute de s’attaquer aux réelles causes de la crise, c’est-à-dire à la domination sans partage des marchés financiers, des multinationales, le nouveau gouvernement va appliquer la politique de rigueur exigée par les classes dominantes qui détiennent le pouvoir.

Le travail de la nouvelle majorité est donc de faire accepter par les travailleurs et les organisations syndicales les mesures d’austérité qu’elle entend mettre en œuvre en les présentant comme un sacrifice mieux réparti qu’avant !

 

Pour les organisations syndicales et pour la CGT en particulier le choix essentiel demeure :

OU accompagner les mesures à venir OU résister farouchement en ne renonçant à aucune des revendications portées par les plates-formes syndicales et par les luttes.

OU la soumission aux diktats des marchés et de l’Union européenne OU la résistance et l’organisation de la lutte, plus que jamais "TOUS ENSEMBLE".

 

De la même manière, il est indispensable de prendre rapidement position sur le fameux traité européen sur la stabilité (TSCG) et de le combattre sans tomber dans le panneau « rose » d'une acceptation en écchange d'un « volet croissance ». Les organisations du mouvement ouvrier doivent prendre position afin que ce traité ne soit pas ratifié, sa ratification impliquant les suppressions d'emplois, les blocages de salaires, la rigueur,...

 

Il est du devoir des organisations et de toutes les structures à tous les niveaux de dire la vérité parce que le pire serait de laisser s’installer les illusions et de laisser la place aux désillusions de demain avec un Front national en embuscade prêt à pointer du doigt l’immigré, le fonctionnaire … afin d’épargner les véritables "fauteurs de crise".

 

Comme en Espagne avec ses courageux mineurs, les luttes ne vont pas s'éteindre. A nous de les rendre offensives et gagnantes par le tous ensemble contre le pouvoir du capital et les régressions sans fin auquel il condamne les peuples.

 

Le Front Syndical de Classe

18 juin 2012

 

http://www.frontsyndical-classe.org/article-et-maintenant-107112076.html

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 14:05

 Publié le 15 juin 2012 par promadmin


Il était une fois, un paisible royaume où le bon roi Bernard voulait achever son règne sur une action spectaculaire. Pour lui succéder sur le trône il présenta la princesse Nadine. Mais le prince Eric ne l’entendait pas de cette oreille. C’est alors que le conseil du royaume, composé de barons ombrageux, fut ébranlé par un véritable pugilat. Une telle description de la crise de direction qui secoue la CGT en choquera certains. Malheureusement, c’est bien le spectacle pitoyable que donne à voir la direction confédérale.

Le conflit déchire un groupe dirigeant qui, depuis de nombreuses années, s’auto-sélectionne et qui est d’accord sur l’essentiel. Le conflit porte sur qui sera le plus capable de poursuivre une stratégie marquée par une longue série de défaites pour la classe ouvrière ; la dernière en date – et non des moindres – étant celle sur la contre-réforme Sarkozy des retraites.

Les déclarations de plusieurs dirigeants confédéraux attestent qu’on ne change pas aussi facilement de politique dans la grande maison de Montreuil. Dans Options de mai 2012 (1), Jean-François Bolzinger se place délibérément dans le cadre fixé par le nouveau Président en affirmant que « l’urgence est à investir les débats de contenu du changement ». Voilà un dirigeant syndical qui enfume les salariés sur la politique de François Hollande et vante les mérites du « dialogue social » en dit-il « visant des conquêtes sociales » à l’heure de l’austérité permanente dans tous les États membres de l’Union européenne.

Encore plus fort, dans le bulletin Ensemble de juin 2012 destiné aux adhérents de la CGT, Michel Doneddu – secrétaire confédéral – écrit à propos de l’élection de François Hollande que : « la CGT s’en félicite ». Car cette élection « ouvre un contexte plus favorable à la satisfaction de nos revendications ». Illusions, aveuglement ? Toujours est-il que Michel Doneddu se félicite que « notre détermination revendicative y a été pour quelque chose ». Que la CGT toute entière se soit mobilisée pour battre Nicolas Sarkozy c’était le minimum syndical; mais ce n’est pas une raison pour que la direction confédérale entonne le refrain de 1981 : « la CGT syndicat du changement ».

L’orientation du nouveau Président est particulièrement claire pour tout le monde. En voulant parvenir à l’équilibre budgétaire dans cinq ans et en respectant les contraintes du capital il n’y a pas d’autres moyens que l’austérité. Une organisation syndicale comme la CGT n’a pas le droit de faire l’impasse sur cette vérité élémentaire. Rien ne sert de lancer des menaces en l’air comme le fait Michel Doneddu lorsqu’il affirme que « personne ne devrait oublier » la part prise par la CGT dans la défaite de Nicolas Sarkozy. Cela s’apparente à « retiens moi ou je fais un malheur ! »

Telle est la politique concrète de la direction confédérale qui, avec la gestion loyale des collectivités territoriales, constitue un des principaux piliers du Front de gauche.

Le rôle de la CGT, de la base au sommet, ne peut pas être autre chose que la construction patiente et sûre de la mobilisation du monde du travail qui subit de plein fouet les effets de la crise généralisée du capitalisme.

Si les dirigeants actuels de la CGT ne se sentent pas capables d’impulser une telle politique alors qu’ils cèdent la place. C’est le condition pour que la CGT devienne – enfin – cet indispensable syndicat dont la classe ouvrière a besoin dans l’affrontement avec le capital. Comme l’écrivait Karl Marx, en 1865, : « Les syndicats agissent utilement en tant que centres de résistance aux empiètements du capital. Ils manquent en partie leur but dès qu’ils font un emploi peu judicieux de leur puissance. Ils manquent entièrement leur but dès qu’ils se bornent à une guerre d’escarmouches contre les effets du régime existant, au lieu de travailler en même temps à sa transformation et de se servir de leur force organisée comme d’un levier pour l’émancipation définitive de la classe travailleuse, c’est-à-dire pour l’abolition définitive du salariat » (2).

Emile Fabrol

1.- Mensuel de l’Union Générale des Ingénieurs Cadres et Techniciens (UGICT)
2.- Conclusion de Salaire, prix et profit. Éditions sociales, 1969, page 74.

 

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 19:01

 Les faits sont connus : après plusieurs semaines et plusieurs réunions la direction de la CGT (CE et CCN) n’est pas parvenu à un accord à propos de la succession du secrétaire général de l’organisation. La décision étant repoussée à l’automne puis soumise au vote des participants du 50ème congrès de mars 2013.

Il y a bel et bien crise au sommet de la CGT, pour la plus grande joie de beaucoup de médias et pour le plus grand désarroi de nombreux militants et travailleurs qui voient qu'il se passe quelque chose "là-haut" sur lequel ils n'ont semble-t-il pas de prise ou de pouvoir.

 

Mais de quelle nature est cette crise? Question de personnes, d’ego ? Simple question de méthode et de calendrier ? Ou bien d’autres questions beaucoup plus déterminantes ne sont-elles pas en jeu ?

 

Question de démocratie syndicale

 

Pour quelles raisons, y compris compte tenu du blocage actuel, le débat devrait-il être confiné aux seuls organes de direction ? Alors que le 50è congrès se profile, l’ensemble des structures (UL, UD, Fédé, Unions syndicales, retraités, chômeurs …, l’ensemble des militants) n’ont-ils pas leur mot à dire et ne devraient-ils pas être consultés au lieu d’être confinés au rôle de spectateur informés le plus souvent par des médias externes à l’organisation ? Qu'est-ce qui oppose sur le fond les différents candidats officiels ou présentés comme tels ? Qu’est-ce qui en matière d’orientation sépare la candidature soutenue par le secrétaire général et celle qui aurait le soutien de plusieurs fédérations ?

 

Et la question concerne-t-elle d'abord le nom ou le visage du remplaçant de Thibault ou plus largement l'orientation de la première confédération du pays ? Allons-nous nous conformer à notre tour à la détestable peopolisation et personnalisation du débat dont l’élection présidentielle offre le lamentable spectacle ?

 

D'ailleurs, quels sont les critères qui ont présidé au choix des candidatures ?

 

Pourquoi la recherche de nouveaux dirigeants ne concerne-t-elle que des négociateurs de ministères et d'institutions officielles qui n'ont pas vraiment été choisis pour leur engagement sur le terrain? En cette heure de crise extrêmement grave et profonde du système, de l’affrontement inévitable dans les entreprises menacées par les fermetures et les plans de licenciements massifs, la CGT ne doit-elle pas se tourner vers les militants de terrain et de classe qui ont fait la preuve et de leur détermination et d’une intelligence certaine dans le combat de classe ?

 

Question d’orientation

 

Quelles orientations, quelle appréciation du bilan de l’organisation en matière de résultats revendicatifs pour les travailleurs et en matière de renforcement de l’organisation doivent guider ce choix ?

 

Pourquoi les différents communiqués émis insistent-ils sur la continuité des orientations dans laquelle le 50éme congrès devrait se situer et dans laquelle le choix d’un(e) nouveau (elle) dirigeant(e) devrait rester encadré ?

Alors que chaque congrès est totalement souverain !

N’est-ce pas essentiellement pour éviter tout débat et sur le bilan des 15 dernières années et sur l’orientation de la CGT pour les années qui viennent ?

 

La question centrale pour notre CGT est décisive aussi pour l'ensemble des travailleurs :

 

ou la CGT sous l'égide de la Confédération européenne des Syndicats se calque sur le syndicalisme à l'anglo-saxonne contrôlé par en haut

ou elle renoue en le vivifiant avec le syndicalisme des structures de base, d’entreprises et le fédéralisme.

Cela sur la base de l’objectif commun, au-delà des revendications spécifiques, de la fin de l'exploitation et de la collectivisation des moyens de production et d'échange.

En calant son activité sur une totale indépendance du pouvoir politique, du patronat et des puissances financières.

Toutes choses à l'inverse de la centralisation et de l’accompagnement issus des précédents congrès !

 

Le bilan de 15 ans de reculs sociaux dramatiques et sans précédent doit être fait.

Plus que jamais, le débat sur la nécessité d’organiser la lutte des travailleurs sur la base d’orientations de lutte de classes et non de collaboration doit avoir lieu.

Plus que jamais l’intégration de la CGT dans les institutions européennes et dans les structures syndicales internationales d’accompagnement du capitalisme doit faire l’objet d’une interpellation à l’heure où l’appartenance à l’Union européenne et à la zone euro sert de levier à la mise en œuvre des politiques d’austérité et à la flexibilisation mortelle du marché du travail et donc de l’emploi.

 

Au-delà des annonces pré-electorales du nouveau pouvoir issu de la présidentielle les politiques de rigueur et la ʺguerre socialeʺ contre nos droits vont se poursuivre.

Pour une raison fondamentale qui contribuerait à désarmer les salariés si on la taisait : tout porte en effet à estimer que ce nouveau pouvoir n’a ni le courage, ni l’audace de s’attaquer aux mécanismes et aux privilégiés qui ont déclenché la crise !

Les politiques d’austérité que nous avons connu vont donc être aggravées, mâtinées de "justice sociale",au nom des déficits, de l'euro et du "Pacte européen de stabilité", véritable camisole anti-sociale !

Et les mêmes causes entraînant les mêmes effets … !

L’appel au "dialogue social" enfant chéri des dirigeants de la CFDT, synonyme le plus souvent de soumission aux objectifs du MEDEF et aux contraintes budgétaires de la Commission européenne et qui vise à entraîner les syndicats dans l’acceptation des politiques d’austérité doit recevoir une réponse sans ambiguïté : la CGT est totalement indépendante du nouveau pouvoir, fut-il de ʺgaucheʺ et ne renoncera à aucune des revendications de son programme, ni à aucune des revendications portées par les travailleurs et les luttes !

Démocratiquement, actifs et retraités, intervenons pour que ce débat devienne incontournable, pour qu'ilcesse d’être cantonné à un affrontement de personnes et que d’autres propositions nominatives émergent en phase avec des orientations de luttes et de pratiques démocratiques dont la CGT et les travailleurs plus généralement ont un impératif besoin.

 

Le Front Syndical de Classe, 3 juin 2012

 

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:59

 

Interpellation aux candidats aux élections législatives

 

Madame, Monsieur,

 

Vous êtes candidat-e aux prochaines élections législatives. Comme l'ont montré les

débats lors des récentes élections présidentielles, les questions d'éducation sont au coeur

des projets de société que dessineront les politiques à venir.

Objet, à juste titre dans un contexte de crise, de fortes attentes de la part des familles

inquiètes pour l'avenir de leurs enfants, l'Ecole doit, plus que jamais, être une priorité dans

un monde du XXI siècle dans lequel les connaissances sont en constante évolution.

Ces dernières années ont vu une avalanche de réformes qui ont largement déstabilisé le

système éducatif. L'objectif de réussite de tous les élèves est loin d'être atteint, et les

inégalités ont été creusées par de nombreuses mesures. La rupture avec les choix

budgétaires et l'assèchement à tous les niveaux du système éducatif, est nécessaire. Le

renoncement à une réelle ambition éducative pour tous est une impasse pour chaque

élève, pour notre société entière.

De nouvelles lois devront être votées. Elles devront faire l'objet d'un véritable dialogue

social, et prendre en compte, notamment, l'avis et l'expérience des professionnels de

l'éducation.

La FSU, première fédération de l'éducation, tient à vous faire connaître ses propositions

pour l'Ecole. Elles se déclinent par des mesures d'urgence notamment pour la rentrée

2012 ainsi que par des axes forts pour la future loi de programmation.

Pour la FSU, une réelle démocratisation de l'accès aux savoirs passe par l'allongement de

la scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans, une réflexion sérieuse sur les modifications des

contenus à enseigner, sur l'évaluation des élèves, du système, des enseignants, sur les

conditions matérielles d'enseignement pour diversifier les pratiques pédagogiques...

Permettre à tous les jeunes, grâce à une culture scolaire commune de poursuivre leurs

études, s'insérer dans un emploi, accéder à toutes les dimensions de la vie citoyenne...

Telle est notre ambition, et nous ne doutons pas qu'elle soit partagée.

Si vous êtes élu-e, vous serez appelé-e à voter les futures lois : c'est pourquoi il nous a

semblé utile de vous communiquer ci-joint nos propositions.

 

Nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, en l'expression de nos sincères

salutations,

 

FSU : 12 mesures urgentes pour l'éducation

Un plan d’urgence dès le printemps 2012, symbole d’une autre politique

pour mettre un terme à la destruction de l’École publique française :

 

1. Rupture avec le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ;

annonce de l’arrêt des suppressions de classes et de postes, du gel des postes dans les

universités et les organismes de recherche et d’un plan pluriannuel de recrutements ; arrêt du

recours à l’emploi précaire et annonce d’un véritable plan de titularisation (qui intègre notamment

les nouveaux métiers statutaires à créer).

2. Mise en oeuvre d’une politique de prérecrutements ; à titre transitoire, établissement de listes

complémentaires pour les concours de recrutement pour la session 2012.

3. Annonce de l’abandon de la réforme actuelle et mise en chantier d’une autre formation initiale

des enseignants, articulant formation professionnelle, accès à la recherche, et formation «

académique » de haut niveau au sein d’IUFM rénovés et au rôle conforté ; développement de la

formation continue des personnels.

4. Fin de l’assouplissement de la carte scolaire, et engagement d’une réflexion sur une carte

scolaire repensée pour viser une réelle mixité sociale et scolaire.

5. Abandon du programme ECLAIR et annonce d’une véritable refondation de la politique

d’éducation prioritaire.

6. Premières mesures pour témoigner la volonté de scolariser en maternelle les moins de trois ans

pour les familles qui le souhaitent, en priorité dans les zones qui concentrent les plus grandes

difficultés.

7. Abandon du livret personnel de compétences ; abandon, au collège, de la structuration de la

scolarité par le « socle ».

8. Annonce d’une remise à plat des réformes des trois voies du lycée, en actant notamment le

retour à une définition nationale de tous les horaires d’enseignement, en confortant la valeur

nationale des diplômes ; arrêt du développement de l’Apprentissage et maintien sous statut

scolaire - et sous la tutelle de l’État - des formations initiales professionnelles.

9. Réaffirmation du rôle des COPsy et des DCIO dans la réussite, dans le cadre d’un service

public d’orientation scolaire à conforter et élargir au champ du ministère de l’agriculture.

10. Engagement d’abrogation de la loi LRU et du pacte Recherche, et rupture avec la logique

d’établissements ou de projets dits « d’excellence » ; engagement de ne pas accroître les droits

d’inscription à l’université.

11. Collectif budgétaire pour donner une assise aux décisions et annonces.

12. Droit à l’éducation pour tous les élèves et étudiants sans stigmatisation et sans fichage ; fin

des reconduites aux frontières des jeunes sans papiers.

 

http://www.fsu.fr/IMG/pdf/actu_120522_interpellation_candidats_legislatives.pdf

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 14:55

 Depuis 5 ans et plus dans les entreprises contre les délocalisations, les fermetures et les « licenciement boursiers », contre la désindustrialisation, nous n’avons cessé de lutter !

Depuis 5 ans et plus dans les villes, nous nous sommes opposés aux fermetures de services dans les hôpitaux et aux fermetures d’hôpitaux.

Depuis 5 ans et plus, et en 2010 par millions, nous nous sommes battus contre la réforme euro-sarkozienne des retraites.

En 2009 nous nous sommes battus en masse contre la réforme des universités qui a mis en acte l’autonomie des universités et donc une concurrence mortelle pour le service public d’enseignement supérieur et de recherche ! etc etc

Après avoir battu Sarkozy, c’est sa politique qu’il faut battre !

Et ce sont donc toutes les contre-réformes dont il s’est encore récemment vanté qu’il faut remettre en question.

Remettre en question résolument, sans finasser !

En toute indépendance, sans avoir à s’en tenir au programme de François Hollande qui en fait ne s’est engagé sur pas grand-chose et qui renvoie à plus tard (après les législatives) les mesures concrètes de rigueur qui seront dans la continuité des politiques appliquées depuis 30 ans, même si elles sont prises au nom de la « justice ».

Les mesures de rigueur et d’austérité, qu’elles soient brutalement imposées comme jusqu’à présent ou que demain elles le soient avec un "volet de croissance" n’en sont pas moins des mesures d’austérité, qui feraient payer au peuple la crise dont il n’est pas responsable et qui ne nous sortiraient pas de la crise du système ! C'est encore et toujours la politique euro-formatée du capital qui étrangle les peuples au nom de l'euro et des déficits.

Et dans sa première rencontre avec Angela Merkel, François Hollande tout en réclamant des mesures de relance pour le peuple grec n’en a pas moins réaffirmé d'abord la nécessité pour ce peuple d’accepter le Memorendum (qui comporte entre autre : diminution du salaire minimum de 22%, suppression de 150 000 emplois publics, diminution des pensions de retraites …), ce que précisément le peuple grec vient de refuser au cours des récentes élections !

Ce que nous n’avons pas accepté de Sarkozy, nous ne devons pas l’accepter d’un pouvoir de "gauche " ! C’est cela même l’indépendance syndicale !

Pas d’illusion donc : pour éviter ce scénario, l’intervention du peuple et des travailleurs est absolument indispensable !

C’est pourquoi il est nécessaire d’engager tout de suite l’action pour :

  • la retraite à 60 ans pour tous sans conditions
  • l’augmentation immédiate du SMIC qui dépend exclusivement du gouvernement (le SMIC à 1600 euros nets)
  • l’interdiction des licenciements boursiers des fermetures d’entreprises et le blocage des PSE (PSA, Renault, Sanofi-Aventis, Petroplus, Fralib, les Goodyear d’Amiens …) en intervenant en urgence par exemple pour les Fralib et ArcelorMittal Florange
  • L’attribution de nouveaux droits pour les salariés et le droit de veto en cas de fermeture ou de délocalisation
  • l’abrogation de la loi sur l’autonomie des universités
  • l’arrêt de la politique de démantèlement du système public de santé et des structures de soin de proximité !
  • l’arrêt de la suppression des emplois dans la fonction publique (enseignants, infirmières …) le recrutement d’agents dans l’éducation nationale ne devant pas être "contrebalancées" par des suppressions ailleurs comme le prévoit la création de 60000 postes qui devrait être supportée par des coupes sombres dans d’autres secteurs publics ! On appelle ça "déshabiller Pierre pour habiller Paul !" etc, etc



Bien d’autres revendications sont sur la table.

Mais il convient de ne pas en rabattre !

Sur les retraites il est très important de mener la bataille pour que le décret sur le départ à 60 ans de ceux qui ont cotisé depuis l’âge de 18 ans ne s’en tienne pas aux trimestres cotisés mais prennent réellement en compte les trimestres validés !

Mais on ne peut s’en tenir là ! Dès à présent il convient de rappeler et de mobiliser pour l’ensemble de la plate-forme revendicative sur laquelle nous nous sommes battus à l’automne 2010 et qui implique de remettre en cause vraiment la contre-réforme des retraites de Balladur-Fillon-Sarkozy !

Indépendance syndicale, pas d’attentisme et pas d’illusions sur le nouveau pouvoir et n’oublions pas comme nous n’avons cessé de le répéter que toutes les conquêtes sociales ont résulté des luttes des travailleurs et qu’en 36 ce sont les grèves et les occupations d’usines qui ont donné les congés payés !



Retrouvons le chemin du syndicalisme de lutte de classes et de masse !



Interview récente de Michel Sapin ex ministre socialiste de l’économie et proche conseiller de François Hollande par François Ruffin*:

A la question de savoir comment lutter contre les marchés financiers que F. Hollande a déclaré être son adversaire au meeting du Bourget, M. Sapin répond : "On n’est pas en 1981 ou avant… Alors comment est-ce qu’on agit ? Non par des outils tels que ceux que vous nommiez : la nationalisation ou la régulation des mouvements de capitaux ; on agit en luttant contre les déficits publics …mais la vrai réponse elle est dans la détermination, elle est dans la capacité de dire aux marchés, voilà quel est le trajet, quel est le nôtre, quelle est la voie que nous voulons emprunter, quelle est en particulier la trajectoire des finances publiques…" Ce qu’en commentaire serge Halimi définit comme "pour combattre la finance il faut satisfaire la finance !" et c’est exactement la même politique que celle menée par Sarkozy ! Singulière manière en effet de "combattre la finance !!!!!!"

* diffusion dans l’émission de Daniel Mermet, "Là-bas si j’y suis" du mardi 15 mai 2012

 

Front Syndical de Classe, 18 mai 2012

 

Également sur le site du FSC :
 
- Déclaration du Front Syndical de Classe du Nord-Pas-de-Calais 11 mai 2002
 
- La CGT COCHIN reçoit le journaliste politique américain Mike Elk
 
- Les étudiants du Québec sont très massivement en grève depuis plus de trois mois
 
- CAMIVA A St ALBAN LEYSSE : LA DIRECTION IVECO VEUT FERMER !
 
- La solidarité et la lutte sont les armes des salariés !
 
- 1ère COORDINATION NATIONALE DES ÉTABLISSEMENTS SCIENTIFIQUES ET UNIVERSITAIRES (C.N.E.S.U.) - 21 mai 2012 - APPEL

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 11:06

Les électeurs ont désigné François Hollande comme Président de la République. Exit Nicolas Sarkozy !

Si la victoire de Hollande est nette, l’écart entre lui et Sarkozy n’est cependant pas considérable. En regard de décennies de politique de droite, et particulièrement des cinq dernières années, on pouvait s’attendre à une plus grande avance du candidat socialiste soutenu par le Front de Gauche. Malgré les atteintes sévères portées contre les citoyens durant le dernier quinquennat, près d’un votant sur deux a néanmoins donné sa voix au Président sortant.

 

Pour nous cela signifie entre autre qu’il n’est pas question de nous croiser les bras : le combat doit continuer et le travail d’information se poursuivre, notamment pour les législatives (voir article http://cgtcochin.fr/Presidentielles-et-legislatives-un.html ). Il est important pour tous les travailleurs, et tous les citoyens en général, qu’une grande majorité de gauche siège à l’Assemblée Nationale, afin que le droit du travail soit non seulement respecté, mais aussi rétabli (la majorité sortante de droite a en effet largement réduit les droits des salariés au cours des 5 dernières années).

Les députés doivent en grande majorité être ancrés à gauche : cela signifie en clair que nous allons devoir œuvrer pour que le nouveau Président Hollande infléchisse sa politique vers la gauche. Pour cela, il est nécessaire que le Front de Gauche ait le plus possible de députés.

 

Cela est important pour nous, notamment en matière de Santé publique en général et pour ce qui concerne nos hôpitaux en particulier. En effet, un « silence assourdissant » a régné tout au long de la campagne présidentielle : qui a entendu parler des hôpitaux au cours de cette campagne ? Seuls Mélenchon, Poutou et Artaud ont évoqué ce problème à plusieurs reprises (et aussi bien sûr notre site http://www.cgtcochin.fr. ainsi  que celui du Front Syndical de Classe). Les autres candidats se sont bien gardés d’aborder le sujet…

Et pour cause : nous savons que le PS, notamment à travers des déclarations de Jean-Marie Le Guen, chargé de la Santé au PS, que le gouvernement de François Hollande n’a pas l’intention de remettre en cause les « restructurations » (que lui nomme « modernisations », et que nous, nous nommons « casse des hôpitaux »). Simplement, a-t-il dit, il faut « faire attention aux gens »… Tout un programme !

En clair cela veut dire que la disparition des hôpitaux à taille humaine et leur regroupement en méga-pôles déshumanisés, la réduction des personnels, l’augmentation des charges de travail et la réduction de l’offre de soins, la privatisation progressive, etc., vont se poursuivre. De façon moins brutale sans doute, mais se poursuivre quand même..

C’est pourquoi nous resterons mobilisés afin de défendre notre outil de travail (les hôpitaux).

 

Il ne s’agit pas de faire un procès d’intention au nouveau gouvernement.

Cependant l’expérience passée nous a montré que la politique hospitalière a une fâcheuse tendance à se poursuivre quel que soit le gouvernement en place. Un exemple parmi d’autres a été celui l’Agence Régionale d’Hospitalisation (ARH), véritable officine dictatoriale, instaurée par le gouvernement de « la gauche plurielle » d’alors. ARH plus tard transformée en ARS et qui a beaucoup servi la droite pour l’aider au démantèlement des services publics de santé.

Nous ne demandons qu’à être rassurés par ce nouveau gouvernement. Mais nous savons que pour que la Santé publique reste une Santé qui soit au service de tous, pour qu’elle soit dispensée selon les besoins de chacun et non selon les moyens financiers des uns et des autres, pour que cesse l’hémorragie de personnel dans les hôpitaux – ce qui met en danger à la fois les patients et les personnels -, bref, pour que cesse une politique de Santé assujettie à des logiques comptables(la CGT Cochin s’est toujours opposée à cette conception, et défend une Santé en fonction de la logique médicale ; ce qui n’exclut pas une gestion saine…) il faudra que les personnels restent mobilisés aux côtés de la CGT Cochin.

Et il faudra que les citoyens accordent leur confiance aux députés du Front de Gauche afin que celui-ci appuie les revendications des travailleurs.

Tout autre vote irait à l’encontre des intérêts des salariés. Voter PS ou Verts, c’est voter le statu quo dans les hôpitaux. Voter UMP et consorts, y compris l’extrême droite, c’est voter pour le démantèlement des hôpitaux publics.

 

Avec la CGT Cochin, refusez la casse programmée de nos hôpitaux !

 

 

Bernard Giusti

Secrétaire Général Adjoint CGT Cochin

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 10:58

Le député-maire de Nice, Christian  Estrosi, a annoncé jeudi 3 mai 2012 qu’il ne souhaitait plus que l’union départementale de la CGT réintègre la Bourse du travail de la place Saint-François, dans le Vieux-Nice. 

 

L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy a fait cette déclaration lors d’une conférence de presse improvisée au cours de laquelle il a annoncé ses projets de restauration des bâtiments de la Bourse du travail, dont certains datent du moyen-âge. Un musée de l’histoire locale doit notamment y prendre place. La CGT, « locataire » des lieux depuis 1896, soit 116 ans, avait dû les quitter l’an dernier en raison de travaux de sécurité. Mais une convention la liant à la mairie permettait au syndicat d’y revenir. Or, Christian Estrosi a annoncé également qu’il comptait faire annuler cette convention par le conseil municipal. L’union départementale CGT estime que son syndicat paye ses prises de positions et son engagement. Elle envisage une action en justice.

Ce cas n’est pas isolé. Xavier Bertrand, maire de Saint Quentin dans l’Aisne a récemment contesté la présence CGT dans les locaux de la Bourse du travail.

 

Vendredi 4 mai 2012, par Sabine Ferry

source : Confédération CGT

 

http://eldiablo.over-blog.org/article-vengeance-de-classe-le-sarkozyste-estrosi-expulse-la-cgt-de-la-bourse-du-travail-de-nice-104765705.html

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 17:38


 

C’est par la presse extérieure à l’organisation que les militants sont finalement informés des désaccords sur la succession annoncée du premier responsable de la CGT !

Un nom, sur proposition du secrétaire général, devait émerger de la Commission exécutive de ce mardi 17 avril !

Faute de consensus sur cette proposition - illustration du trouble qui se manifeste dans notre organisation - , c’est au 25 mai, dans la perspective du Comité Consultatif National des 30 et 31 mai que la décision est reportée.

Démocratie syndicale 

Les difficultés rencontrées dans le débat, l’échec de cette tentative, ne résultent-ils pas de la procédure choisie elle-même et du refus de débattre sur le fond, de faire le bilan de l’action de la direction sortante et des orientations à venir de la confédération ?

A quoi sert-il en effet d’avancer des noms sans débat d’orientation si ce n’est à transformer la direction de la CGT en une écurie de prétendants au pouvoir et à la course aux places à l’instar de ce qui se passe malheureusement trop souvent dans le monde politique ?

Et ce n’est pas un hasard si une série de fédérations et d’UD (selon la presse) auraient fait le choix de ne pas faire de choix en refusant de proposer des noms et en avançant un certain nombre de critères pour la succession envisagée!

Et pourquoi le choix et le débat devrait-il être circonscrits à une consultation au seul sein de l’appareil de direction ?

Déjà lors du dernier congrès la proposition de candidature de Jean-Pierre DELANNOY avait été repoussée sans débat de fonds en évoquant le respect statutaire.

En réalité pour éviter ce débat et imposer les choix d’accompagnement du système et de sa crise. Choix concrétisés par l’adhésion à la CES réformiste et à la CSI, présentés comme irréversibles, et comme ne pouvant pas faire l’objet d’une interrogation et d’une contestation !

Pourtant, plus que jamais, le bilan de 15 ans de reculs sociaux dramatiques doit être fait !

Pourtant,plus que jamais, à l’heure d’une crise sans précédent du capitalisme et de la "guerre sociale" qui s’annonce au-delà du résultat des présidentielles, le débat sur la nécessité d’organiser la lutte des travailleurs sur la base d’orientations de lutte de classes et non de collaboration doit avoir lieu !

Pourtant, plus que jamais l’intégration de la CGT dans les institutions européennes doit faire l’objet d’une interpellation à l’heure où l’appartenance à l’Union européenne et à la zone euro sert de levier à la mise en œuvre des politiques d’austérité et à la flexibilisation mortelle du marché du travail et donc de l’emploi!

Voilà les critères qui selon le FSC doivent présider au choix du ou de la futur(e) dirigeant(e) de la CGT !

La démocratie syndicale exige que chaque syndiqué compte pour UN. Toute l’organisation doit être associée à ce débat en faisant appel aux propositions de toutes les structures de l’organisation : UD, UL, fédés, Unions, syndicats …

Les adhérents ne doivent pas rester spectateurs d’un débat de sommet dans les semaines qui viennent dans la perspective du prochain CCN (30 et 31 mai 2012) mais également dans la perspective du prochain congrès (50éme en mars 2013).

Rapidement, démocratiquement, actifs et retraités, intervenons pour que ce débat devienne incontournable et que d’autres propositions nominatives émergent en phase avec des orientations de luttes et de pratiques démocratiques !

 

Le Front Syndical de Classe

mi-avril 2012

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