Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Site de recherche d'emploi

Le site http://jooble-fr.com/

vous propose des annonces d'offres d'emploi nationales et internationales.


Les offres qui vous seront envoyées par mail proviennent de différentes sources, et ne préjugent en rien des conditions de travail et des salaires. Il vous appartient de vous en assurer le cas échéant.

 

Le site est d'utilisation simple et l'inscription est gratuite.

 

http://jooble-fr.com/

 

Merci de signaler à Vendémiaire tout dysfonctionnement que vous pourriez constater.

Rechercher

Quelques conférences

Chansons

  Avant d'écouter les enregistrements ci-dessous, attendez la fin de la musique de fond du blog...

 

L'Affiche rouge / Catherine Sauvage

 

Bandiera rossa
BELLA CIAO
La Butte Rouge

 

 

La Carmagnole

 

 

Sur la commune / Serge Utgé Royo  

 

 

La Commune / Jean Ferrat

 

 

La Oommune est en lutte / Serge Utgé Royo 

 

 

Déserteur / Boris Vian
 

 

Cloire au 17e / Montéhus

 

 

L'Internationale / Choeur du Bolchoï

 

Sur la route / Gaston Couté

 

 

Ah ! les salauds ! / Aristide Bruant

 

 

Le temps des cerises / Jean Lumière 

10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 10:58

Le député-maire de Nice, Christian  Estrosi, a annoncé jeudi 3 mai 2012 qu’il ne souhaitait plus que l’union départementale de la CGT réintègre la Bourse du travail de la place Saint-François, dans le Vieux-Nice. 

 

L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy a fait cette déclaration lors d’une conférence de presse improvisée au cours de laquelle il a annoncé ses projets de restauration des bâtiments de la Bourse du travail, dont certains datent du moyen-âge. Un musée de l’histoire locale doit notamment y prendre place. La CGT, « locataire » des lieux depuis 1896, soit 116 ans, avait dû les quitter l’an dernier en raison de travaux de sécurité. Mais une convention la liant à la mairie permettait au syndicat d’y revenir. Or, Christian Estrosi a annoncé également qu’il comptait faire annuler cette convention par le conseil municipal. L’union départementale CGT estime que son syndicat paye ses prises de positions et son engagement. Elle envisage une action en justice.

Ce cas n’est pas isolé. Xavier Bertrand, maire de Saint Quentin dans l’Aisne a récemment contesté la présence CGT dans les locaux de la Bourse du travail.

 

Vendredi 4 mai 2012, par Sabine Ferry

source : Confédération CGT

 

http://eldiablo.over-blog.org/article-vengeance-de-classe-le-sarkozyste-estrosi-expulse-la-cgt-de-la-bourse-du-travail-de-nice-104765705.html

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Syndicalisme
commenter cet article
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 17:38


 

C’est par la presse extérieure à l’organisation que les militants sont finalement informés des désaccords sur la succession annoncée du premier responsable de la CGT !

Un nom, sur proposition du secrétaire général, devait émerger de la Commission exécutive de ce mardi 17 avril !

Faute de consensus sur cette proposition - illustration du trouble qui se manifeste dans notre organisation - , c’est au 25 mai, dans la perspective du Comité Consultatif National des 30 et 31 mai que la décision est reportée.

Démocratie syndicale 

Les difficultés rencontrées dans le débat, l’échec de cette tentative, ne résultent-ils pas de la procédure choisie elle-même et du refus de débattre sur le fond, de faire le bilan de l’action de la direction sortante et des orientations à venir de la confédération ?

A quoi sert-il en effet d’avancer des noms sans débat d’orientation si ce n’est à transformer la direction de la CGT en une écurie de prétendants au pouvoir et à la course aux places à l’instar de ce qui se passe malheureusement trop souvent dans le monde politique ?

Et ce n’est pas un hasard si une série de fédérations et d’UD (selon la presse) auraient fait le choix de ne pas faire de choix en refusant de proposer des noms et en avançant un certain nombre de critères pour la succession envisagée!

Et pourquoi le choix et le débat devrait-il être circonscrits à une consultation au seul sein de l’appareil de direction ?

Déjà lors du dernier congrès la proposition de candidature de Jean-Pierre DELANNOY avait été repoussée sans débat de fonds en évoquant le respect statutaire.

En réalité pour éviter ce débat et imposer les choix d’accompagnement du système et de sa crise. Choix concrétisés par l’adhésion à la CES réformiste et à la CSI, présentés comme irréversibles, et comme ne pouvant pas faire l’objet d’une interrogation et d’une contestation !

Pourtant, plus que jamais, le bilan de 15 ans de reculs sociaux dramatiques doit être fait !

Pourtant,plus que jamais, à l’heure d’une crise sans précédent du capitalisme et de la "guerre sociale" qui s’annonce au-delà du résultat des présidentielles, le débat sur la nécessité d’organiser la lutte des travailleurs sur la base d’orientations de lutte de classes et non de collaboration doit avoir lieu !

Pourtant, plus que jamais l’intégration de la CGT dans les institutions européennes doit faire l’objet d’une interpellation à l’heure où l’appartenance à l’Union européenne et à la zone euro sert de levier à la mise en œuvre des politiques d’austérité et à la flexibilisation mortelle du marché du travail et donc de l’emploi!

Voilà les critères qui selon le FSC doivent présider au choix du ou de la futur(e) dirigeant(e) de la CGT !

La démocratie syndicale exige que chaque syndiqué compte pour UN. Toute l’organisation doit être associée à ce débat en faisant appel aux propositions de toutes les structures de l’organisation : UD, UL, fédés, Unions, syndicats …

Les adhérents ne doivent pas rester spectateurs d’un débat de sommet dans les semaines qui viennent dans la perspective du prochain CCN (30 et 31 mai 2012) mais également dans la perspective du prochain congrès (50éme en mars 2013).

Rapidement, démocratiquement, actifs et retraités, intervenons pour que ce débat devienne incontournable et que d’autres propositions nominatives émergent en phase avec des orientations de luttes et de pratiques démocratiques !

 

Le Front Syndical de Classe

mi-avril 2012

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Syndicalisme
commenter cet article
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 17:31

vu sur le blog de Jean Lévy

A l’attention des syndicats de la CGT 

La préparation du 50ème congrès confédéral est engagée. Le processus est d’ores et déjà marqué par une crise focalisée sur le choix du prochain secrétaire général confédéral. Selon nous, cette crise est symptomatique de l’état de l’organisation, de ses dysfonctionnements.

 

Les syndicats de la CGT doivent s’emparer de ce débat car le choix du prochain secrétaire général de la Confédération ne se limite pas à élire un porte parole. Ce qui est en jeu, c’est non seulement le choix de la stratégie de la CGT mais aussi son fonctionnement démocratique.

 

Contribution du Courant Syndicaliste Révolutionnaire de la CGT

Une crise qui a des racines profondes.

 

Les structures de la CGT se trouvent dans une situation difficile où il faut choisir, dans la précipitation, une nouvelle équipe de responsables. Cette difficulté est le produit d’une profonde dérive. Rappel des faits : l’actuel secrétaire général confédéral a donné l’impression, durant des mois, de vouloir être reconduit à son mandat. La proposition n’a finalement pas été validée, le poste de secrétaire général de la CGT est alors apparu subitement vacant.

Depuis deux mois, les structures de la CGT se focalisent donc sur une attente surréaliste : le choix par l’actuel secrétaire général de son « successeur ». Une nouvelle fois, les syndicats de la CGT vont accepter de se voir imposer un choix biaisé, selon un schéma de cooptation en complète contradiction avec les statuts de la CGT. Quelles que soient les qualités des candidats annoncés, ce fonctionnement anti-démocratique ne peut durer plus longtemps.

 

En effet, ces dernières années, notre confédération a connu une dérive, marquée par le renforcement du pouvoir individuel dans les prises de décisions. Appliquée au plus haut niveau, ce « management »s’est ensuite diffusé dans de nombreuses structures. L’impact est tel que certains responsables semblent désormais se considérer comme propriétaires de leur structure syndicale, choisissant leur successeur, gérant les dossiers avec des « consultants »non élus, s’accompagnant d’adjoints souriants et dociles… Dérive telle, que lorsque TF1 utilise le terme de « patron »pour désigner certains responsables CGT, ce n’est malheureusement plus une métaphore. Aurait-on oublié que la CGT s’est créée pour combattre le patronat et amener sa disparition ?

 

Le choix des futurs CE, Bureau et secrétaire confédéraux doit être mené en respect des règles de fonctionnement de la CGT, dont le fédéralisme (article 21 des statuts confédéraux).

 

Des responsables expérimentés pour impulser l’action.

 

C’est le rôle des syndicats de définir les critères qui doivent servir à désigner les prochains responsables confédéraux. Ces critères doivent redevenir ceux qui assuraient l’efficacité de la CGT à l’époque des grandes conquêtes sociales :

0.des militants ayant eu une véritable activité professionnelle ;

0.des militants exerçant une activité syndicale réelle sur le terrain et ayant obtenu des résultats ;

0.des militants indépendants des réseaux de la bourgeoisie (franc maçonnerie, clubs de réflexion, associations caritatives,…).

 

Car il faut également prendre conscience des faiblesses de la confédération. L’objectif du million de syndiqués n’a pas été atteint, et ce malgré l’audience et la popularité de notre organisation. Cet échec s’explique donc par des raisons internes.

Ce qui manque de plus en plus dans nos rangs, c’est du savoir-faire. Ce savoir-faire ne peut émerger de réunions de travail, fonctionnant avec des« spécialistes », le plus souvent en huis clos. Notre intelligence ne peut être que le produit d’un processus collectif, fertilisé par une implantation réelle dans le salariat. Si nous voulons que les responsables syndicaux impulsent l’action et la réflexion, il faut que ces responsables ne soient pas déconnectés de la vie syndicale de terrain et du monde du travail.

 

Or beaucoup de structures CGT semblent vouloir nier le fait que le salariat a été totalement transformé ces dernières décennies. Si nous voulons adapter la CGT à la réalité sociale, si nous voulons l’implanter dans les entreprises et dans les quartiers, il faut donc confier les responsabilités à des militants imprégnés de cette réalité.

 

C’est le bilan que nous tirons de la nouvelle loi sur la représentativité, issue des « réflexions » des « spécialistes »confédéraux. Ces réflexions de la technostructure ont donné naissance à un droit syndical qui a fragilisé les campagnes d’implantation de la CGT dans les PME. Le droit syndical a été pensé selon le modèle électoral qui règne dans la fonction publique, selon les règles de la « démocratie » parlementaire.

 

Oui, mais voilà, les PME ce n’est pas la démocratie parlementaire, c’est la répression antisyndicale, le paternalisme et le harcèlement moral. Les nouvelles sections CGT s’y retrouvent donc fragilisées, sans DS et sans représentativité jusqu’aux prochaines échéances électorales.

 

C’est ce qui nous fait dire que la stratégie confédérale et l’impulsion de l’action doivent être menées par des militants en osmose avec le salariat et avec les syndicats CGT.

 

C’est donc aux syndicats de s’emparer de cette question fondamentale et de mandater leur délégué au prochain congrès confédéral. Les futurs membres de la CE confédérale doivent correspondre à ces critères d’efficacité.

 

Le débat fraternel et démocratique comme impulsion confédérale

 

L’actuel secrétaire général de la CGT se positionne comme le garant du conservatisme d’appareil. Le retranchement derrière un discours politiquement correct sert de justification à un repli frileux sur l’appareil. Les belles résolutions votées lors des derniers congrès confédéraux n’ont pas été suivis d’effet. Les décisions concernant la syndicalisation des salariés du privé, des jeunes et des précaires n’ont pas été matérialisées par une impulsion confédérale. Cela est vrai pour la restructuration des syndicats en direction de ce salariat majoritaire (syndicats de site, professionnels,…), la relance des Unions Locales ou encore la campagne de syndicalisation dans les TPE. Ces dossiers fondamentaux sont marginalisés.

Dans les bureaux de Montreuil, la priorité semble ailleurs : le secrétaire général veut imposer dans la précipitation une successeure. Nous rappelons qu’il n’a aucune légitimité pour le faire. Ce camarade n’a pas plus de droit que tout autre adhérent de la CGT. S’il veut exprimer des choix personnels c’est dans le cadre de son assemblée générale de syndicat qu’il peut le faire.

 

Tout comme les autres responsables de la Confédération, il n’est pas propriétaire de son mandat et ne peut déposséder les syndicats du choix de désigner leurs représentants.

Cette crise, limitée pour l'instant au cénacle de l'appareil confédéral, pourrait ouvrir une crise plus large, de nature à porter atteinte à l'unité de l'organisation. Une telle crise engagerait la responsabilité de ceux qui en sont à l'origine.

En fait, la direction actuelle ne mesure pas les attentes et les changements qui sont appelés par les militants en ce qui concerne le fonctionnement et les prises de décisions. L'idée d'une CGT dirigée par le haut est en contradiction avec les attentes des syndiqués. Elle est édifiante de la perte du sens des réalités.

 

Les syndicats de la CGT doivent donc s’emparer du débat et s’engager dès à présent dans la préparation de leur 50èmecongrès confédéral.

 

Front Syndical de Classe

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Syndicalisme
commenter cet article
26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 13:10

jeudi 15 mars 2012

En meeting le 31 janvier dernier, la CGT a donné la parole aux candidats de gauche à l’élection présidentielle. Dans son discours, Bernard Thibault a ciblé la politique de Sarkozy et déclaré que « peu d’entre nous vont l’aider à rempiler cinq ans ». Quant « aux députés en place, nous saurons rafraîchir la mémoire des salariés électeurs ». Ces propos du secrétaire général de la CGT reflètent le sentiment général à la base de la confédération. Pendant cinq ans, les militants ont organisé la résistance à la régression sociale imposée par la droite au pouvoir.

Ces propos de Bernard Thibault ont suscité de nombreuses réactions. Xavier Bertrand, ministre du Travail, a parlé d’une atteinte à la « tradition de neutralité syndicale ». Etant donné le bilan de son gouvernement, il préfèrerait que les syndicats ne s’intéressent pas à la campagne électorale. Mais des dirigeants syndicaux lui ont emboîté le pas. Jean-Claude Mailly (FO) a déclaré que Thibault avait dépassé la « ligne jaune » : « vous ne m’entendrez jamais dire […] qu’il ne faut pas voter pour X ou voter pour Y ». François Chérèque (CFDT) a estimé que la CGT « a rompu avec la tradition de non-partisianisme ». Ces critiques sont-elles justifiées ?

 

Indépendance et neutralité

François Chérèque et Jean-Claude Mailly confondent délibérément deux choses : l’indépendance et la neutralité. Un syndicat ouvrier doit être « indépendant » dans le sens où il doit être sous le contrôle démocratique de ses militants. Mais cette indépendance organisationnelle ne signifie pas la neutralité politique. Celle-ci n’existe pas, d’ailleurs. Ne pas prendre position sur des questions politiques qui, par définition, touchent aux intérêts des travailleurs, ce n’est pas être neutre ; c’est abandonner le terrain politique à la classe dirigeante, ses politiciens de droite, ses journalistes ou aux réformistes. Dans les faits, cette pseudo-neutralité facilite le travail de nos adversaires. Voilà pourquoi Xavier Bertrand tient tant à cette « tradition » !

Est-il permis de douter qu’un deuxième mandat de Sarkozy ouvrirait une nouvelle série d’attaques majeures contre nos droits et nos conditions de travail ? Les dirigeants de la CFDT et de FO ne savent-ils pas que le programme de l’UMP est une déclaration de guerre contre les jeunes et les salariés ? Mais s’ils n’appellent pas à chasser la droite du pouvoir, c’est qu’ils ne veulent pas reconnaître cette réalité. Ils veulent limiter la contestation sociale aux frontières de l’entreprise, sans remettre en cause les fondements de l’exploitation capitaliste. Ceci n’a rien de « neutre », car cela renforce la position de la classe capitaliste.

 

Le programme de la CGT

S’il est naturel d’appeler à rejeter le programme de Sarkozy, il serait tout aussi naturel que les programmes présentés par les candidats de gauche soient débattus dans le syndicat. Il n’y a pas de différence fondamentale entre le programme de François Hollande et celui de la droite. Le candidat socialiste se prépare à mener une politique d’austérité draconienne pour répondre aux exigences des marchés. Son élection ne règlerait aucun de nos problèmes fondamentaux. Les dirigeants de la CGT doivent l’expliquer très clairement aux travailleurs. L’alternative à François Hollande, à gauche, c’est le Front de Gauche, dont le programme est nettement plus offensif que celui du PS. Les dirigeants de la CGT doivent le dire et faire campagne pour le Front de Gauche. Ceci, bien sûr, ne devrait pas empêcher la CGT de critiquer le programme du Front de Gauche, d’en souligner les limites ou les carences. Ce serait même très positif. Mais il ne suffit pas de dire : « chasser la droite ». Il faut aider les travailleurs à distinguer et évaluer les différents programmes des partis de gauche.

Il ne faut pas élever de barrière artificielle entre syndicat et politique. Un programme politique doit prolonger les revendications « économiques » des salariés. Les militants veulent des explications sur les processus en cours, les perspectives politiques pour sortir de l’impasse. D’ailleurs, la gravité de la crise économique a poussé la direction de la CGT à proposer un programme politique, les « 10 exigences pour sortir de la crise », parmi lesquelles des mesures contre les licenciements, pour l’augmentation des salaires, le développement des services publics et une fiscalité qui taxe davantage les riches et le capital. Ce programme devrait être complété par des mesures visant à briser le contrôle des capitalistes sur l’économie. Autrement dit, la CGT devrait défendre la nécessité d’une transformation socialiste de la société.

 

La Riposte

Journal communiste : La Riposte

 

 

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Syndicalisme
commenter cet article
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 11:23

 Le mercredi 21 mars, Xavier Bertrand est venu inaugurer la nouvelle maternité de Port-Royal. La CGT Cochin et le personnel l’ont accueilli avec des huées. Les slogans fusaient : « Du personnel pour la mater ! », « Dans deux mois, la délivrance ! », « Les bébés ne sont pas une marchandise ! », « Le personnel à la peine, les bébés à la chaîne ! »….


Interpellée par le ministre mécontent de la réception qui lui était faite, notre Secrétaire Générale, Marise Dantin, a dénoncé les conditions de travail dans cette maternité.

 

Manif Bertrand 21 mars 2012 13


 

 

Devant la détermination du personnel et des militants, seule la CGT Cochin a été reçue par la Conseillère de Xavier Bertrand, par un Directeur de l’AP-HP et par l’Adjointe à la DRH de Cochin. La délégation était composée de Marise Dantin (Secrétaire Générale de la CGT Cochin), Bernard Giusti (Secrétaire Général Adjoint de la CGT Cochin), Nacera Berber (AS déléguée du personnel) et Ludovic Brun (IADE, délégué du personnel).

Au cours d’échanges parfois vifs, de nombreuses revendications concernant Cochin et l’Hôtel Dieu ont été avancées : sous-effectifs chroniques et généralisés (sous-effectif estimé sur Cochin à -30%), surcharges de travail, augmentation très sensible des conséquences psycho-sociales (stress, dépressions, suicides…), non prises des repos dus, précarité des CDD, insuffisance des logements proposés par l’AP-HP à Cochin, réduction des formations professionnelles, mise en danger des patients et des personnels… la liste était longue !

 

Manif-Bertrand-21-mars-2012-11.jpg

Comme nous nous y attendions, les réponses avancées n’ont pas été satisfaisantes : pour les sous-effectifs, ils  attendent les personnels de l’Hôtel-Dieu, qui devraient pallier aux surcharges de travail (déshabiller Pierre pour habiller Paul, avec des suppressions de postes au passage…) ; pour les risques psycho-sociaux un groupe de travail a été mis en place (la CGT Cochin /Hôtel Dieu refuse d’y participer, car il n’est pas question d’accompagner les organisations de travail mises en place par la direction) ; pour les CDD ils attendent la mise en place du décret qui permettra de les prendre en CDI…

 

Manif-Bertrand-21-mars-2012-2.jpg

Concernant la fonction publique en général, nous avons dénoncé : le gel du point d’indice, la journée de carence, l’absence de concours républicains, la fin des remboursements des frais médicaux, la privatisation rampante des hôpitaux publics, l’augmentation des cotisations sociales, la concurrence déloyale privé-public, la mise en place de la T2A et de la Loi HPST.

 

Une motion a été remise à la Conseillère de Xavier Bertrand, Elise Noguera :

 

 

REVENDICATIONS de la CGT de COCHIN/ HOTEL DIEU

à Monsieur Xavier Bertrand

Ministre de la Santé

 

La CGT de COCHIN / HOTEL DIEU exige :

 

-          L’arrêt des transferts de services de l’Hôtel Dieu à Cochin : d’ici 2013, l’Hôtel Dieu sera vidé de sa substance hospitalière afin d’y installer madame Faugère. L’Hôtel Dieu doit rester un hôpital et continuer à recevoir des patients. Il serait plus judicieux que l’AP-HP rapproche son siège de l’ARS.

-          L’arrêt des suppressions de postes et l’embauche immédiate du personnel nécessaire afin de combler les graves sous-effectifs chroniques : actuellement, ces sous-effectifs sont la cause de très graves dysfonctionnements mettant en danger les patients et le personnel, de dépressions voire de suicides parmi le personnel, de surcharges de travail génératrices de stress et d’erreurs professionnelles…

-          La suspension de la Loi HPST et des logiques comptables supplantant les logiques médicales : cette loi scélérate introduit une concurrence déloyale entre le public et le privé, induit des choix hospitaliers centrés sur la rentabilité au détriment de la sécurité sanitaire…

-          La réinstauration des formations professionnelles et des concours républicains : depuis un certain nombre d’années les candidats de Cochin et de l’Hôtel Dieu n’ont plus la possibilité d’intégrer les écoles paramédicales, ce qui était leur seule chance de promotion sociale et professionnelle

-          La mise à disposition du parc immobilier en fonction des besoins de nos agents : de plus en plus d’agents de Cochin et de l’Hôtel Dieu sont dans des situations de précarité, certains vivant depuis plusieurs années dans des logements insalubres faute de pouvoir se loger

-          L’embauche immédiate de médecins du travail : actuellement un seul médecin pour 4200 agents à Cochin, à l’heure où précisément les risques psychosociaux ont été considérablement accentués par des conditions de travail de plus en plus dégradées

 

La CGT de Cochin/Hôtel Dieu ne peut que constater depuis 5 ans la dégradation généralisée du système de la Santé en France, ainsi que de celle de tous les services publics sans exception.

La CGT de Cochin/ Hôtel Dieu considère que les services publics sont non seulement un droit inaliénable du peuple français, mais aussi les piliers de la République.

Constatant donc qu’en matière de Santé on est de plus en plus soigné en fonction de ses moyens et non en fonction de ses besoins, que l’offre de soins publique se réduit chaque année un peu plus, que les établissements de proximité sont fermés les uns après les autres, que la dimension humaine de la médecine disparaît progressivement au profit de la rentabilité, la CGT de Cochin/Hôtel Dieu dénonce l’échec évident des réformes libérales mises en œuvre.

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Syndicalisme
commenter cet article
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 11:22

Le capitalisme en crise et ses institutions attaquent brutalement tous les acquis sociaux et démocratiques depuis plus de 30 ans. Aujourd'hui, l'Union Européenne expérimente en Grèce la destruction totale des conditions de vie du peuple et se prépare à imposer la même chose dans toute l'Europe (à travers par exemple le « Mécanisme Européen de Stabilité » destiné à « sauver l’euro » en sacrifiant les peuples) .

 

Face à cette offensive sans limite, les travailleurs ont besoin pour se défendre d'organisations qui les regroupent sur la base de leurs intérêts. Mais la Confédération Européenne des Syndicats, directement financée par l'UE, se veut un « partenaire social » et a soutenu toutes les régressions et tous les projets européens imposant la « concurrence libre et non faussée » » entre les travailleurs.

En France, la CFDT est la tête de pont de ce syndicalisme jaunissant : soutien à la casse des retraites en 2003, à la constitution européenne en 2005, condamnation des grèves dures à la SNCF, dans les raffineries, dans les transports, intrigues avec Sarkozy contre le statut de la Fonction publique, manœuvres tous azimuts pour morceler les luttes et éviter qu'elles ne cristallisent dans un « tous ensemble en même temps »...

Malheureusement, les organisations majeures du mouvement syndical (CGT, FSU) ont subi peu à peu une dérive similaire de leurs directions qui ont privilégié l'ancrage dans la CES et la stratégie du syndicalisme rassemblé au sommet avec la CFDT.

 

Ce syndicalisme d'accompagnement n'a pas été capable de résister au rouleau compresseur anti-social, débouchant depuis 1995 sur des échecs et des reculs majeurs en dépit de luttes à la base de très grande ampleur (2003 ou 2010). Il ne résistera pas plus à la guerre sociale qui s'annonce.

 

Tandis que les congrès de la CGT et de la FSU sont prévus pour 2013, une question centrale se pose donc au mouvement syndical et à ses bases combatives : les travailleurs peuvent-ils faire l'économie d'organisations syndicales retournant à leurs fondamentaux de classe, exprimés pendant une longue période par les statuts confédéraux de la CGT (résistance aux empiétements quotidiens du capital et volonté de renversement du système capitaliste pour une nouvelle société dans laquelle les travailleurs s’approprieraient les moyens de production et d'échanges) ?

 

Ce qui est en jeu dans les congrès qui viennent n’est pas le remplacement de tel ou tel dirigeant par tel ou tel autre mais le type d’orientation, de militants et de dirigeants dont le mouvement syndical doit se doter pour mener victorieusement les combats qui viennent. Nous affirmons la nécessité pour nos organisations de renouer avec la lutte de classe, base de l'unité et des victoires des travailleurs, et à sortir de la fausse unité que représente le syndicalisme rassemblé pour revenir à la seule unité qui vaille : celle réalisée d’abord en bas et surtout dans la lutte !

 

C’est pourquoi nous lançons à tous les militants, à tous les syndiqués et au-delà à tous les salariés un appel pour que ce débat s’impose dans nos organisations, à tous les niveaux et pour toute la période qui vient !

 

Front Syndical de Classe

Créé par des militants CGT et FSU

Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net

 

 

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Syndicalisme
commenter cet article
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 11:20

De Gandrange à Florange en passant par la permanence du candidat président....

Par Jacques Cotta

Environ 150 salariés de l'aciérie ArcelorMittal de Florange ont fait le déplacement de la Moselle pour se rendre à Paris, jeudi 15 mars, afin de manifester devant le siège de campagne de Nicolas Sarkozy. Au cœur de leur démarche, la question du travail, thème toujours exploité par le candidat président, leur volonté d’échapper à la logique terrible du capital qui casse l’emploi, rejette au chômage, lamine les salaires et en conséquence l’ensemble des acquis sociaux, propose dans le meilleur des cas « Un CDD sinon Rien »… Les ouvriers ont été chassés par les CRS, les boucliers et le gaz lacrymogène. Un comité d’accueil qui suscite quelques questions de première importance sur l’orientation politique du candidat président…



A l’Elysée pour parler emploi…


L’intention des ouvriers qui ont fait le déplacement était claire : débattre avec le sommet de l’état de l’avenir des hauts-fourneaux de Florange à l'arrêt depuis plus de six mois.


Après Gandrange où des engagements avaient été pris par le président de la république avant d’être abandonnés, les ouvriers de la sidérurgie présents à Paris comptaient exploiter la période électorale comme un moyen de pression sur le candidat encore président.


« A froid, il s’engage, puis se dédit sans conséquence » lâchait un des sidérurgistes présents. « Vous vous souvenez de Gandrange » ajoutait un autre. « Mais là, avec la pub de la campagne électorale, si on obtient un mot, il ne pourra plus faire machine arrière, on le poussera jusqu’au bout ! », concluait un troisième… « Et quel que soit l’élu, il devra respecter les engagements pris… ».



Désillusion


Rappel des faits présents dans la mémoire sidérurgiste : Alors que les salariés demandent que le groupe s'engage à redémarrer les deux hauts-fourneaux de Florange, éteints depuis juillet et octobre, et à pérenniser ce site de 2.700 employés - plus de 4.000 en comptant intérimaires et sous-traitants, le président de la république est monté en première ligne le 1er mars pour annoncer que « Arcelor Mittal redémarrerait l'un des hauts-fourneaux de Florange d’ici le second semestre de 2012 ». Mais quelques jours plus tard, le leader mondial de l’acier précisait que rien n’était moins sûr, conditionnant tout redémarrage à la reprise économique… Dans le contexte actuel, la douche froide était glacée…


Après l’intervention des CRS ce 15 mars devant le local du candidat UMP, les ouvriers étaient fous de rage. Quelques réflexions laissaient paraître l’ampleur de la colère…


« Nous on se lève tôt le matin, et on nous reçoit comme ça ! Mais on vient juste pour pas crever, et lui il s’en fout ! » clamait un qui pour la première fois avait fait ce type de déplacement.


« Ça fait quatre semaines qu'on fait grève, on n'a agressé personne et lui il nous gaze, le candidat du peuple!", déclarait un autre…


« Il nous fait dire rendez-vous lundi… Et puis quoi ! S’il voulait répondre il aurait été là. Quelle meilleure démonstration il pouvait faire de son attachement au monde ouvrier que de nous recevoir et nous répondre… » concluait un autre.


La justification présidentielle


En déplacement à Suippes, dans la Marne, Nicolas Sarkozy a accusé la CGT, en particulier, d'avoir voulu une opération politique et a dénoncé une « petite manœuvre ». « Les gaz lacrymogènes, ce n'est jamais bien, mais je ne suis pas décidé à laisser casser qui que ce soit. Dans la République, on se comporte comme des républicains », a-t-il dit à la presse.


Mais qui voulait casser ?


Demander une entrevue pour défendre son emploi, son statut, son salaire, est-ce une démonstration de casse quelconque ?


Vouloir s’opposer à la casse du travail, de la sidérurgie notamment, parce que le groupe Mittal considère plus rentable pour lui, sa famille et ses actionnaires de fermer Gandrange en jetant des centaines d’ouvriers et leur famille dans la misère, est-ce faire preuve de violence ?


La violence qu’il faudrait combattre n’est-elle pas précisément celle qui rejette dans bataillons de travailleurs pauvres ces ouvriers qui n’ont que leur travail pour vivre ?



Salauds de pauvres, salauds de syndicalistes, salauds, salauds, salauds…


Assumant les coups portés contre les ouvriers sidérurgistes, le président candidat s’en est pris violemment aux organisations syndicales, dégageant une orientation précise.

 

·      ->   Aujourd’hui, il déclare «  vous avez le cœur du problème français. Les syndicalistes devraient défendre les intérêts de salariés, pas faire de la politique. En agissant ainsi, ils font de la politique »


Il considère donc que la volonté de débattre et de poser des questions non écrites d’avance, sur la simple question de l’emploi, c’est faire de la politique…


« Si on est inquiet pour un site industriel, on vient pour parler, on ne vient pas pour casser », a ajouté le président-candidat avant de vouloir diviser le front ouvrier en assurant « les vrais salariés de Florange, ceux qui travaillent", qu'il était à leur disposition « pour les voir quand ils le souhaitent ».


Ainsi donc, à la violence physique vient s’ajouter la violence verbale. Comment en effet les ouvriers concernés peuvent-ils comprendre une telle conclusion sinon comme la preuve d’un cynisme terriblement agressif ?

 

·         -> Mais les CRS en action contre les ouvriers et les propos présidentiels qui leur sont opposés font suite à un évènement passé inaperçu, pourtant de première importance.


Au meeting de Villepinte, pour une des toutes premières fois dans notre histoire récente, le président candidat à la tribune est parvenu à faire huer les pauvres, les smicards, les bénéficiaires de RSA qui par définition sont « responsables de leur sort » par des dizaines de milliers de ses partisans.


Le climat nous ramène quelques décennies en arrière, du temps d’un maréchal qui n’hésitait pas à faire à la fois des syndicats et des ouvriers, pour peu qu’ils aient fait preuve d’indépendance et de détermination pour la défense de leurs intérêts de classe, l’ennemi à combattre…

 

Sur le terrain politique, cela dégage une orientation qui dépasse les petites phrases, la course à l’échalote avec l’extrême droite pour de simples préoccupations électorales.


Sur le plan électoral, l’UMP compte sans doute sur le basculement à l’extrême droite de couches sociales démoralisées qui se sentent à la fois délaissées, méprisées, et trahies.


Mais sur le plan de la vie, de la lutte des classes, nul ne peut dire… Parmi les forces en présence, le Front de gauche qui a fait des usines sa cible, contre l’emprise de l’extrême droite et à travers elle de la droite sur le monde ouvrier au nom de « la valeur travail », a vu juste…


Il s’agit en réalité de la part du candidat président et des forces sociales qu’il représente d’une tentative de remodelage des relations sociales qui mérite la plus grande vigilance dés lors que prime l’attachement à la démocratie, au dialogue, au respect des valeurs sociales, dont le travail au premier titre, la défense des salaires, de la protection sociale et des acquis sociaux arrachés de longue lutte par les générations antérieures…

 

Jacques Cotta

Le 15 mars 2012

http://la-sociale.viabloga.com/news/salauds-d-ouvriers-salauds-de-pauvres-salauds-de-syndicalistes

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Syndicalisme
commenter cet article
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 11:18

Au nom de la crise (chronique, faut-il le rappeler, depuis le milieu des années 70), des « déficits » et de l'Euro, nous vivons une période marquée par une offensive terrible contre les peuples et leurs acquis sociaux, planifiée au niveau européen et déclinée nationalement, avec la mise au point par les « experts » du FMI et de l'UE de véritablesplans d'ajustement structurel expérimentés aujourd'hui en Grèce. Promettant aux travailleurs 10 ou 20 ans de « larmes et de sang » (A. Merkel), les euro-dirigeants accélèrent la mise en place d'un Mécanisme Européen de Stabilité (MES) c'est-à-dire la mise sous tutelle directe des politiques nationales par l'UE, le FMI et les grandes compagnies financières privées.

 

Dans l’Education, les contre-réformes qui se succèdent à un rythme élevé ne tiennent pas principalement à l'ignorance de tel président ou de tel ministre ancien DRH d'une grande entreprise de cosmétique dont les propriétaires se sont faits une spécialité de l'évasion fiscale : philosophie utilitariste et managériale, « socle commun de compétences », « école du socle », « réforme des lycées », autonomie et concurrence entre les établissements, attaques contre les statuts et prolétarisation des enseignants dans l'exercice même de leur métier, formation et évaluation des personnels,..., sont la traduction nationale d'une politique définie au niveau européen1, depuis les injonctions patronales de l'European Round Table en 1989 (Education et compétences en Europe) à la Stratégie Europe 2020 en passant par la Stratégie de Lisbonne (2000).

 

Pour les syndicalistes que nous sommes, lutter contre la régression sociale et contre la casse de l’École nécessite bien sûr d'analyser ce à quoi les personnels s’affrontent. Le syndicalisme pour être efficace ne peut ainsi faire l'économie d'un travail sérieux sur « l'Europe ».

Cela suppose autre chose que le discours unanime des directions syndicales autour de « l'Europe sociale » (sans doute veut-on parler « d'Union européenne sociale »). Ce qui forme une contradiction dans les termes si l'on regarde non seulement le rôle concret de l'UE mais aussi son acte de naissance, rédigé « en-haut » par les représentants des grands groupes capitalistes pour inscrire dans le marbre « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence libre et non faussée » (Traité de Rome, 1957). Le refus d'évoquer la nature et le rôle dictatorial de l'UE, la volonté de toujours contourner le débat en invoquant de façon quasi-religieuse une « Europe sociale » aussi introuvable qu'un « miracle authentique » témoigne d'une volonté d’enfermer les revendications et les combats dans le cadre du système existant. On ne s'étonne guère de retrouver Chérèque et la CFDT2 sous cette bannière. Au niveau européen, c'est à la Confédération Européenne des Syndicats (CES) qu'il revient de faire ce travail 3 de verrouillage et de maintien des luttes dans le cadre de la construction européenne.

 

Mais concernant le SNES, on est bien en peine de comprendre l’acharnement de sa direction à poursuivre dans la voie de l'adhésion à la CES ou à défendre à maintes reprises l'Euro et l'UE 4 sans faire la critique du point de vue des personnels de la construction européenne ou des organisations missionnées pour la défendre. Qu’est-ce qui fait qu’en 1992 ou en 2005, le SNES a refusé d’appeler à voter non aux traités supranationaux et libéraux «pour ne pas diviser le syndicat » et qu'aujourd'hui la direction de notre syndicat se prononce sans aucun débat à la base pour la défense à tous crins de l’Euro dont la « sauvegarde » sert de justificatif à toutes les régressions (et dont la création justifiait en son temps tous les sacrifices) ?

Il apparaît pourtant que la satisfaction de nos revendications pose immédiatement la question de l'UE et de ses politiques, anti-sociales par nature. Ce n'est d'ailleurs pas une position de principe mais la prise en compte du principe de réalité : le moindre pas en faveur du peuple, dans l'Education ou ailleurs5, est en contradiction avec les traités, directives et règlements européens et serait interdit par l'UE.

 

Raison de plus pour développer l'information indépendante des personnels sur les traités, les pactes, les rapports produits par la Commission européenne ou le Parlement européen. Pour coordonner les mobilisations à l'international avec toutes les organisations syndicales de notre secteur (en Europe, certaines appartiennent à la CES et d'autres à la Fédération Syndicale Mondiale comme en Grèce). Pour mettre en lumière les alternatives qui existent comme en Amérique Latine et préparer les alliances progressistes entre peuples et dans ce cas, pas seulement d'Europe.

 

Collectif enseignants du Front Syndical de Classe

 

1Lire à ce propos les travaux de Christian Laval, membre de l'Institut de recherches de la FSU.

2C'est par exemple la CFDT qui, à peine remise de son soutien à la casse des retraites de 2003, a proposé l’amélioration des projets éducatifs par la mise en place d'un « livret personnel de compétences ».

3En échange d'un financement généreux et de la reconnaissance du statut de « partenaire social » : soutien à la Stratégie de Lisbonne, au Traité Constitutionnel Européen, aux directives européennes sur les « services d'intérêt Général », le tout agrémenté bien sûr de l'appel à défendre « l'Europe sociale »....

4Lire par exemple le récent supplément Mag à l'US n° 714.

5Recrutement d'agents publics, politique éducative démocratique, augmentation des salaires ou des pensions, développement de la santé publique ou d'une politique de l'habitat populaire, nationalisations...

 

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Syndicalisme
commenter cet article
21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 09:35

Communiqué de presse


La CGT COCHIN est intervenue vendredi 17 février 2012 au bloc opératoire de gynécologie-obstétrique et a déposé une procédure de Danger Grave et Imminent (DGI). En effet, le personnel (Agents Hospitaliers, Aides Soignants, Infirmiers et Infirmiers de bloc opératoire) en sous-effectif aggravé ne pouvait plus assurer ses tâches sans mettre en danger les patientes et leurs bébés. Outre ses tâches habituelles, le personnel devait travailler dans les cartons, laisser des patientes sans surveillance, aménager les locaux, assurer les brancardages, etc. De plus, le programme opératoire avait été surchargé afin de « rattraper » la baisse d’activité due au déménagement : il est vrai que pour rembourser les millions d’euros investis dans ce bâtiment, il faudra bien « travailler à la chaîne » dans cette « usine à bébés », qui prévoit 6000 naissances/an avec comme objectif proche 7500 naissances/an.

Dès l’origine du projet, la CGT COCHIN a dénoncé les conditions de travail et les sous-effectifs prévus par la direction dans cette maternité supposée être « modèle ». En effet, une expertise demandée par la CGT COCHIN avait démontré que les sous-effectifs déjà existants seraient aggravés de 30% dans la nouvelle maternité, avec 20% d’activité en plus… La direction a toujours fait la sourde oreille. Depuis la loi Bachelot, les directeurs d’hôpitaux sont devenus des chefs d’entreprises, les hôpitaux des unités de production, la santé une marchandise et les patients des clients.

Déjà angoissés par la fermeture de leurs anciennes maternités, les personnels sont quasiment livrés à eux-mêmes dans de nouveaux locaux où ils doivent faire face aux sous-effectifs. Situation ubuesque : à partir de sous-effectifs initiaux, la direction avait prévu d’accentuer encore ce sous-effectif dans la nouvelle maternité, mais même ce sous-effectif prévu n’a pas été atteint ! Au lieu des -30% de personnel prévu, on atteint les -50% !

Le personnel se retrouve donc dans une situation extrêmement stressante : ce sous-effectif aggravé est en effet source d’erreurs professionnelles permanentes et d’épuisement physique. A l’hôpital, l’erreur professionnelle peut être fatale pour les patientes et leurs bébés.

A la suite du DGI déposé par la CGT COCHIN, une réunion a eu lieu entre la direction, le personnel et la CGT COCHIN. Quatre postes ont été immédiatement attribués, et un appel à l’intérim sera fait pour combler les postes non encore pourvus. Le personnel et la CGT COCHIN ont donc levé le DGI, mais restent vigilants : si aucune autre amélioration n’intervient cette semaine, d’autres mesures seront envisagées…

Que voulez-vous, messieurs les directeurs, l’hôpital ne sera jamais une entreprise de betteraves !

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Syndicalisme
commenter cet article
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 14:11

Dans un communiqué du 11 février, cinq confédérations syndicales (CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA) portent une appréciation sur la situation en Syrie qui fait porter l’entière responsabilité de la situation sur le régime syrien et réclame une intervention extérieure. Ce communiqué va complètement dans le sens des interventionnistes emmenés par l’impérialisme US et ses alliés régionaux et européens qui entendent faire subir à la Syrie le sort de l’Irak et affaiblir tout ce qui leur résiste dans la région et tout particulièrement l’Iran. Les auteurs du communiqué n’ont aucun mot pour stigmatiser les interventions étrangères en Syrie, car c’est un secret de polichinelle que la « rébellion syrienne » est financée et encadrée par la Turquie et le Qatar qui agissent comme sous-traitants locaux de l’impérialisme US. Ils ignorent l’opposition syrienne qui combat le régime en place mais veut que la crise soit réglée par les Syriens eux-mêmes dans le cadre d’un accord national.

En se mettant dans le sillage de la propagande des impérialistes, les auteurs du communiqué feignent d’ignorer les conséquences régionales et internationales d’un conflit ouvert touchant la Syrie. La lecture de la presse russe et chinoise devrait pourtant les alerter sur les dangers d’une confrontation beaucoup plus large, tandis qu’Israël de son côté attend le feu vert américain pour bombarder les sites nucléaires iraniens.

Pour notre part, nous estimons qu’il faut condamner toutes les interventions étrangères en Syrie et soutenir le peuple syrien dans sa lutte pour plus de démocratie et de réponse à ses besoins élémentaires.

 

http://www.sitecommunistes.org

 

N°235 Semaine du 13 au 19 février 2012

16 février 2012

 

Repost 0
Published by Vendémiaire - dans Syndicalisme
commenter cet article