Le président Macron a affirmé « ne pas être
contre » la proposition de sa ministre de la
Santé de supprimer un jour férié au titre de
la solidarité, pour financer les risques de perte
d’autonomie. Une solidarité à sens unique qui
en dit long sur l’objectif du président…
Cela ressemble à une mauvaise blague. La hausse de la
CSG a été imposée pour compenser la suppression des
cotisations chômage et maladie prélevées sur les salaires
et permettre une augmentation de leur pouvoir d’achat.
Voilà que ce même gouvernement demande aux salariés de
travailler un jour férié sans rémunération supplémentaire,
donc gratuitement, pour aider les personnes âgées en si-
tuation de dépendance.
Solidarité des salariés
et des retraités vers… les plus riches
Dans un cas, la hausse de la CSG, comme dans l’autre,
la suppression d’un jour férié, il s’agit pour le président
Macron d’éviter de solliciter la solidarité du patronat et
des plus riches. Rappelons qu’il a supprimé l’ISF et ré-
duit l’imposition sur les revenus financiers du capital,
privant l’Etat de près de 5 milliards de recettes. De plus
les salariés contribuent déjà massivement, à leur insu,
à la « solidarité » envers les plus riches. Aujourd’hui ils
consacrent 26 journées de travail par an à la rémunéra-
tion des actionnaires, contre 10 jours dans les années 80 !
Selon le président ces « libéralités » dont ont bénéficié les
grandes fortunes favoriseraient l’investissement. En réalité
elles ont pour l’essentiel grossi les fortunes, enrichi des
actionnaires déjà très riches et alimenté la spéculation et
l’évasion fiscale, aux dépens de notre économie. [...]
Tract CGT Retraités