"Deux amortisseurs permettaient à la France de rouler
même en brinquebalant: d'une part l'idée que, malgré
toutes les avanies, une société continue d'exister, et
d'autres part l'espoir politique. Ils sont très abîmés. La
société comme recherche d'un bien-être commun s'est
émiettée. Quant à l'espoir politique, si on pouvait encore
dire jusqu'à une époque récente "aux prochaines élections"
on change de majorité, sûr que le nouveau gpouvernement
fera mieux!", les sociaux-démocrates ont efficacement
travaillé à sa ruine, avec François Hollande d'abord, puis
Emmanuel Macron. Les amortisseurs ayant lâché,
nous reste un pays divisé en deux camps; celui des
pauvres sous toutes les formes - des Roms aux réfugiés
en passant par les gamins des banlieues, auxquels
j'ajouterai tous ceux qui les soutiennent sans être eux-
mêmes dans une situation de pauvreté; et puis le camp
des "vainqueurs", des attentistes et des collaborateurs
enthousiastes du maintien de l'ordre existant. Il y a vingt
ans, la frontière n'était pas aussi nette, le tissu social
était plus fragmenté. Aujourd'hui, ce face-à-face explique
selon moi la violence de l'appareil d'Etat: on met des
lycéens en prison, on persécute les pauvres qui vivent
sous des tentes, on vide en pliene nuit les universités
des étudiants qui les occupent. Tout cela est sans précédent!
Dans l'arsenal comme dans les méthodes, un cap a été franchi."
Eric Hazan éditeur La Fabrique
dans Télérama n° 3576 du 25/07/18
Je me souviens des gardes à vue de Sarkozy...
Je voudrais ajouter aussi que je trouve bizarre,
et ce n'était pas le cas auparavant, il y avait même
une loi qui punissait ceux qui ne venaient pas en aide
aux autres, on pouvait être condamné pour "non
assistance à personne en danger", or aujourd'hui
non seulement l'Etat ne vient pas en aide aux plus
démunis, mais il poursuit les individus qui le font !!!
Là aussi un nouveau cap a été franchi...
Cédric Herrou a subi 6 perquisitions et 9 gardes à vue
depuis août 2016...
Détruire l'humanité dans l'homme,
c'était le but des nazis me semble-t-il...
Bonne vacances à tous !
François Lebert
Idiot du village international