Les mesures d’austérité dans le secteur hospitalier se paient cash aujourd’hui. Tant en France que dans d’autres pays. Selon les pays, cela peut aller jusqu’au point de rupture avec une incapacité d’accueillir un afflux de malades. Voire pire jusqu’au « tri » des malades.
Macron se rêve en sauveur de la Nation. Il prononce pas moins de 4 fois : « nous sommes en guerre ». Utiliser le mot « confinement » eut été plus utile. Il ne l’a pas fait.
Ses accents « churchilliens » n’y feront rien. Tout le monde garde et gardera à l’esprit que le jour d’avant le coronavirus Macron cassait l’hôpital public. Il est resté sourd aux appels des professionnels de la santé. Il a sciemment désarmé l’hôpital public et sapé les bases de notre protection sociale.
La France mène des guerres depuis des dizaines d’années dans différents pays d’Afrique. Mais, chut…ce ne sont pas des guerres, ce sont des « opérations extérieures » (OPEX).
Pas un centime de moins sur nos salaires
Le confinement oui ! Mais pourquoi ne pas fermer toutes les entreprises qui ne sont pas utiles dans la gestion de la crise ? De nombreux salariés sont encore obligés d’aller travailler à l’heure actuelle (leur activité ne permettant pas le télétravail). Quelle logique ? Notre santé ne compte-t-elle pas plus que leurs bénéfices ?
Il y a une dissymétrie dans les propos présidentiels entre les annonces en direction du patronat et celles moins nombreuses qui concernent les salariés. Que des mesures soient prises pour éviter toute faillite aujourd’hui, c’est bien. Mais pourquoi ne pas décider que les salariés confinés toucheront l’intégralité de leur salaire, ce qui n’est pas le cas avec le chômage partiel (83 % seulement) ?
La semaine dernière, Macron parlait de mesures de ruptures nécessaires… à l’avenir. Et si on commençait tout de suite ? Outre les 5 milliards pour les hôpitaux publics, pourquoi ne pas décider d’un impôt exceptionnel sur les laboratoires pharmaceutiques ? Pour la recherche publique ! « Interdire les licenciements » dit même un ministre. Très bien ! Cela ne doit pas se cantonner à un discours mais doit se traduire dans les actes. Un strict contrôle public sur les prix est également nécessaire.
Construire le rassemblement à gauche
La crise actuelle est aussi économique, financière et énergétique. Le coronavirus n’en est pas la cause, mais le déclencheur. Ce qui est en cause c’est bien l’organisation mondiale du système capitaliste. Entendre le néo-libéral Macron dire « qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché » pourrait faire sourire si la situation n’était pas aussi grave.
Une alternative au néo-libéralisme et à la financiarisation de nos économies depuis 30 ans est nécessaire. C’est plus que jamais d’actualité au 21ème siècle où le système économique dominant produit marchandisation généralisée des activités au profit des actionnaires, et saccage sans retenue la nature. C’est à la gauche de se rassembler aujourd’hui pour porter cette alternative sans aucune confiance envers Macron et ses amis.
Ils oublieront, comme Sarkozy ou Hollande après la crise de 2008 et ses suites, leurs belles paroles sitôt l’épidémie de coronavirus finie.
Pourquoi Macron parle-t-il seulement de suspension de la réforme des retraites et de celle de l’indemnité chômage ? Ce qu’il faut c’est leur retrait !
