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Blog d'actualité politique

Avec Fabien Roussel empêchons Macron de pouvoir profiter d'un vote utile à gauche

Publié le 29 Octobre 2021 par Vendémiaire in France-Politique - société

Avec Fabien Roussel empêchons Macron de pouvoir profiter d'un vote utile à gauche
Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite
Avec Fabien Roussel empêchons Macron de pouvoir profiter d'un vote utile à gauche

Présidentielle 2022. À gauche, le vote utile peut-être enrayée par une bataille politique sur des contenus portant une issue à la crise aux multiples facettes. Si la gauche sociale-démocrate ne pourra pas – en l’état actuel de son projet politique – figurer au second tour de cette élection présidentielle, il en est tout autrement avec la gauche progressiste.

Aujourd’hui, tout dépend du candidat communiste Fabien Roussel qui est le seul à pouvoir porter une alternative pour sortir de ce cercle vicieux dans lequel nous enferme le Capital et son représentant Emmanuel Macron. Les temps ne sont pas à choisir entre le moindre mal mais à sortir d’une soumission au grand patronat et au capitalisme dont les crises ravagent les hommes et leur biotope qu’est la terre !

Une étude de BVA pour l'Institut Jean-Jaurès confirme bien que l’opération macronienne avec sa gestion à la « petite semaine politicienne » (bluff sur la gestion du Covid-19 et une imaginaire sortie de crise, prime à la vie chère, la supposée baisse du chômage…) porte ses fruits… Ainsi ce serait plus de la moitié des électeurs socialistes et écologistes qui pourraient voter pour lui dès le premier tour du scrutin.

En cause, la déroute idéologique de la gauche social-démocrate, la faiblesse de la gauche progressiste et révolutionnaire qu’incarne le PCF et son candidat Fabien Roussel mais aussi une certaine inquiétude face à la montée de l'extrême droite.

L'étude donne une idée du défi qui attend Fabien Roussel, le candidat communiste à l'élection présidentielle. C’est le scénario des élections régionales en Paca qui nous est servi au regard d’une note de la fondation Jean-Jaurès publiée ce jeudi, une grande part de leurs électeurs seraient prêts à voter pour Emmanuel Macron dès le premier tour du scrutin d’avril prochain.

Selon cette étude, qui s'appuie sur un sondage de l'Institut BVA (*), 57 % des électeurs potentiels de la socialiste Anne Hidalgo et 54 % de ceux prêts à donner leur voix à l'écologiste Yannick Jadot seraient ainsi tentés par un vote utile en faveur du président sortant dès le premier tour. Un chiffre qui tombe à 41 % (ce qui reste très élevé) pour les sympathisants de Jean-Luc Mélenchon.

Crise sanitaire, crise économique, crise sociale, crise écologique, nous sommes en plein dedans. La première a été à la fois le révélateur et l’accélérateur de toutes les autres. Des crises siamoises que les tours de passe-passe gouvernementaux en cette période électorale, veulent masquer.

C’est pour sortir de ce cercle vicieux, redonner espoir et confiance à nos concitoyens que le PCF mène une grande campagne pour l’emploi avec un temps fort qui se traduira par un rassemblement national à Paris le 21 novembre.

Comment en effet parler de relance sans emplois, sans emplois stables, formés, payés ? C’est-à-dire sans femmes et hommes reconnus pour les potentiels dont ils sont porteurs et leur apport irremplaçable à la construction d’une société, d’un monde, de fraternité, d’émancipation humaine et de coopérations mutuellement avantageuses au plan national comme international.

L’emploi c’est le poumon de la société. L’emploi conçu non seulement comme un travail mais comme un facteur d’évolution, redonnant dignité et sens à l’existence. C’est pourquoi les communistes en font un point nodal de leur démarche politique et c’est pourquoi leur candidat à la présidentielle y consacre beaucoup d’énergie.

L’emploi : c’est une formation -initiale et de cours de carrière- donc des qualifications.

L’emploi : c’est donc ces qualifications à reconnaitre par une rémunération, c’est-à-dire un salaire calculé sur la base d’une grille de rémunérations reconnaissant les qualifications de chacune et de chacun.

Le versant rémunération de l’emploi ne peut être un salaire à la tête du client ou au poste de travail occupé.

L’emploi c’est la base du fonctionnement des services publics mis à rude épreuve par la pandémie, particulièrement celui de la santé avec l’Hôpital en pointe. Pourtant on continue à fragiliser nos hôpitaux. Mais l’emploi public c’est aussi celui des collectivités locales que le rationnement de la dépense publique pousse à supprimer. C’est encore dans l’éducation nationale où il faut augmenter le temps scolaire, faire évoluer les méthodes et les contenus des enseignements, lutter contre les classes surchargées y compris pour juguler la pandémie.

L’emploi c’est le moteur de la transition écologique avec notamment une production d’énergie électrique décarbonée. Dans notre département, c'est un gage de cette qualité environnementale. Pour gérer les outils de l’industrie de l’électricité nucléaire et les barrages hydroélectriques, il faut des emplois de qualité capables de répondre aux défis technologiques pour ne pas avoir de mauvaises surprises comme il y a peu, à Framatome. Mais aussi pour que notre pays soit capable de passer à la nouvelle génération de réacteurs EPR et également pour reprendre en gestion publique nos barrages.

L’emploi c’est aussi celui nécessaire à une nouvelle agriculture. Développement d’une production bio qui doit voir son nombre d’agriculteurs s’agrandir afin de développer des fermes à taille humaine et des productions respectueuses des sols et de la biodiversité. Mais cela suppose des emplois formés, des agriculteurs qui puissent vivre de leur travail, des agriculteurs qui maîtrisent la qualité de leur production en même temps qu’ils aient leur mot à dire dans les processus de transformation et de conditionnement mis en œuvre dans l’industrie agro-alimentaire.

Dans l’industrie, pour son renouvellement, il faut des emplois nouveaux pour développer des activités productives localisées au plus près des populations. L’objectif est de limiter les déplacements, d’économiser du capital, de tenir compte des besoins des populations et de donnant des pouvoirs décisionnels nouveaux aux salariés pour participer aux choix de production et d’utilisation de la richesse Il s’agit ainsi d’assurer une transformation écologique réussie des productions. Mais à nouveau cela suppose des emplois formés, qualifiés, rémunérés et en nombre au lieu de toujours rechercher la rentabilité maximale des profits.

L’emploi, c’est le moyen de débloquer toute la société. Or relance ou pas, le PLF 2022 le prouve encore comme les annonces de divers groupes et entreprises, l’emploi continu à être combattu dans le public comme dans le privé avec des suppressions massives annoncées.

Les graves difficultés des services publics (hôpital, éducation nationale, collectivités locales) tiennent à un manque flagrant d’emplois et surtout d’emplois qualifiés et bien rémunérés. Même situation pour les entreprises privées qui se plaignent d’une pénurie alors que le Medef et les gouvernements le soutenant ont cassé et continuent de le faire, le service public de l’éducation nationale et la formation.

Le PCF porte un projet de Sécurité d’Emploi ou de Formation. Par ce projet nous visons une éradication du chômage en régulant le marché du travail par la formation au lieu qu’il le soit par le chômage. Il s’agit de faire du salarié un citoyen à part entière au travail et hors travail avec des pouvoirs sur l’utilisation de l’argent créé par son travail et sur celui des banques, sur les productions, sur son évolution professionnelle. Au sortir de la formation initiale, un grand service public de l’emploi et de la formation accompagnerait chacun. Avec la sécurité sociale rénovée et la SEF (Sécurité d’Emploi ou de Formation), l’ensemble des parcours de vie serait sécurisé. Il est en effet urgent d’en finir avec la peur du lendemain qui génère toutes les dérives identitaires !

La question de l’emploi est un des sujets qui préoccupe les français au plus haut point. C’est-à-dire les besoins en emplois, les besoins en formation, les perspectives d’évolution, de mutation de l’activité des entreprises privées comme du secteur public ce qui suppose des moyens de financement et leur contrôle.

Cela questionne directement les politiques du crédit donc le rôle des banques mais aussi l’utilisation des fonds publics affectés aux entreprises. Il y a de ce point de vue besoin d’une intervention et d’un contrôle démocratique des salariés et des citoyens. L’argent doit servir à soutenir l’activité réelle pour une nouvelle relance à base sociale et écologique contre la course à la rentabilité. On voit ce que produit l’utilisation des aides publiques massives déversées depuis le début de la pandémie quand elles sont utilisées pour renforcer les logiques financières : déflation sociale et inflation monétaire.  

Voilà pourquoi nous proposons la mise en place de conférences régionales et départementales permanentes. Elles rassembleraient des représentants des organisations syndicales et patronales, d’associations de réinsertion, d’administrations financières et des grands services publics, des banques, de pôle emploi, des organismes de formation, de la préfecture et des forces politiques.

Les questions d’énergie avec leur dramatique hausse des prix (gaz, électricité et carburants). Cela n’est plus possible !

Ce n’est pas un chèque-cadeau qu’il faut. Il faut s’attaquer au fond du problème, donc aux taxes sur lesquelles le gouvernement peut agir. C’est pourquoi les communistes avec leur candidat Fabien Roussel proposent : la réduction de la TVA de 20% à 5,5% sur la consommation domestique de gaz (y compris en bouteilles) et d'électricité, comme sur l'abonnement ; le retour de la CSPE à son taux d'origine pour financer la seule « précarité énergétique » et la suppression de la TVA qu’elle supporte (taxe sur une taxe) ; l’abrogation de la loi NOME pour supprimer l'ARENH (1) qui impose à EDF de fournir à bas prix l'électricité nucléaire à ses concurrents ; la relance de la construction de réacteurs nucléaires qui fournissent « tous temps » une production pilotable qui ne connait pas l'intermittence de l'éolien et du photovoltaïque ; la renationalisation totale d'EDF et la renationalisation d'ENGIE gaz ; le plafonnement de la TICPE.

Cela conduit à souligner le besoin d’une réforme fiscale en profondeur. Il faut en finir avec une fiscalité punitive fondée sur de plus en plus exclusivement sur des taxes sur les consommations pour rétablir un impôt sur le revenu progressif qui concerne tous les revenus des personnes avec une progressivité augmentée. Il faut également une nouvelle fiscalité des entreprises qui passe par un impôt local sur le capital des entreprises et une refonte de l’impôt sur les sociétés qui soit par le biais d’une progressivité et d’une modulation, un véritable levier incitateur à un autre mode de production des richesses.

C’est avec un tel projet, une telle visée, que la gauche progressiste représentée par Fabien Roussel pourra mettre en échec l’opération politicienne utile à la réélection de Macron en tant que président de la finance !

Michel Piererrottina

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