On peut être surpris de la lecture paradoxale de l’histoire faite par les médias occidentaux. Ainsi cette presse, notamment française, toujours si enclin à trouver le fasciste en tout citoyen de la droite nationale et populaire se veut bien silencieuse face aux milices néo-nazies qui sévissent ouvertement en Ukraine.
La Division de la Waffen SS « Galicie »

Création de la SS-Freiwilligen –Division « Galizien »
Le 28 avril 1943, Wächter rend le projet public. La nouvelle unité est baptisée « SS-Freiwilligen-Division « Galizien », nom impropre étant donné le caractère plus ukrainien que galicien de la division.

Des Ukrainiennes rendent hommage aux dignitaires nazis et aux volontaires ukrainiens
Le recrutement commence dès le 1er mai. Les soldats doivent mesurer au moins 1,65 m et avoir de 18 à 35 ans. De nombreux volontaires se présentent. Comme toujours, on y trouve de tout : des aventuriers, des gens qui pensent échapper à leurs conditions de vie, des volontaires qui croient intégrer une nouvelle Légion Ukrainienne identique à celle (les Sichovi Striltsi) qui avait combattu contre les Russes dans l’Armée austro-hongroise au cours du premier conflit mondial et des adhérents au gouvernement en exil de l’UNR. Le 4, le professeur Volodymyr Kubiiovych s’adresse à la population ukrainienne et lui demande de fournir massivement des volontaires à la division.

Ces jeunes engagés sont principalement des étudiants et d’anciens dirigeants des formations militaires de la Première Guerre mondiale, qui s’estiment sans lien avec la Russie ou la Pologne. Tous voient en la « Galizien » une base potentielle pour la future armée ukrainienne qui, après la guerre, pourrait jouer un rôle décisif dans la formation d’un État ukrainien indépendant.

A la mi-février 1944, la grande unité reçoit l’ordre de mettre sur pied un groupement de combat de circonstance, la SS-Kampfgruppe ‘Beyersdorff’, chargé de lutter contre les partisans du secteur de Zamość, dans le sud-est de la Pologne. Deux groupes de combat sont formés.

Prise dans la tourmente de l’offensive d’été soviétique déclenchée le 22 juin 1944 et qui balaie tout sur son passage, les SS ukrainiens combattent en juillet dans la poche de Brody. Les Soviétiques concentrent leurs forces et les attaquent le 19 juillet. Les Ukrainiens opposent une résistance farouche, et la ville de Pidhirtsy change plusieurs fois de mains avant de voir les SS submergés sous le nombre. Russes et Ukrainiens ne se font pas de quartiers : les SS savent qu’ils seront exécutés s’ils tombent aux mains de l’ennemi.

La division SS est rapatriée en Allemagne, à Neuhammer (Silésie), pour y être reconstituée.

Fritz Freitag, dernier commandant des SS Ukrainiens
En 1945, au cours de la seconde quinzaine du mois de mars, la division réussit à encercler d’importantes troupes titistes dans le secteur de Kozjak, en Slovénie. Mais le 20 mars, alors que le succès semble acquis, elle reçoit l’ordre de céder ses armes et tout son équipement à la 10.Fallschirmjäger-Division qui est alors en cours de constitution ! Cet ordre émane d’Adolf Hitler qui vient de s’apercevoir que la division ukrainienne est mieux équipée et plus fournie en matériel que n’importe quelle unité allemande. Fou de rage, le Führer a décidé de désarmer les Ukrainiens. Cet ordre semble dramatique pour les SS Ukrainiens car les Russes sont à seulement 40 km des positions tenues par la division. Le 21, Fritz Freitag gagne le QG d’Heinrich Himmler à Salzburg pour tenter de faire annuler cet ordre qui condamne sa division à un anéantissement certain. Les négociations traînent en longueur. Pendant ce temps, les Soviétiques progressent dangereusement en direction de Marburg et de Graz en Autriche. La division ukrainienne est chargée de défendre Marbug coûte que coûte. Le 28, l’ordre du Führer est finalement annulé. Le 30 mars, la division est renforcée par des volontaires hongrois et se prépare à son dernier grand combat pour le Reich.


Les derniers SS de la division ukrainienne dépose les armes le 12 mai près de Radstadt. Pour éviter d’être livrés aux Soviétiques, les Ukrainiens prétendent être des Galiciens, donc des Polonais ! Ils sont alors internés au camp de Rimini, en Italie où ils reçoivent le secours de l’archevêque Ivan Buchko, prélat ukrainien au Vatican, qui va intercéder en leur faveur auprès du pape Pie XII.

Lviv 2009 - Des panneaux publicitaires rendent hommage aux vétérans de la division SS « Galicie » ayant combattu au côté de l’Allemagne hitlérienne. Ses panneaux publicitaires portent l’inscription : «Division ukrainienne Galicie. Ils ont défendus l’Ukraine. »
Une enquête est toutefois ouverte et dirigée par la commission canadienne pour les crimes de guerre. Pendant toute la durée des travaux de la commission, se manifeste une campagne active des diasporas baltes et ukrainiennes, dont les représentants exigent que ne soient pas examinées les preuves présentées par les pays occidentaux d'Europe et par l'URSS. Après avoir siégé près de 2 ans, la commission canadienne pour les crimes de guerre, accepte formellement l'absence de responsabilité collective pour les crimes de guerre de la division « Galicie ». Dans le compte-rendu officiel de la commission, les membres de la « SS Galicie » sont mentionnés comme des « réfugiés ayant été victimes de la propagande communiste » ; quant à la raison de leur entrée volontaire dans les rangs des SS, elle est renseignée comme étant une « haine à l'égard de la tyrannie communiste ».



27 avril 2013 - Lviv (Ouest de l’Ukraine)


Les adeptes de la SS galicienne, réhabilitée de nos jours en Ukraine occidentale, réclament une reconnaissance officielle de leurs « mérites ». Chaque 28 avril est désormais l’occasion de raviver la flamme de leur souvenir nostalgique. Aux Etats-Unis et au Canada, la mémoire de ces ex-combattants nazis galiciens est toujours honorée au sein de la diaspora ukrainienne. Cette dernière est notamment formée d'anciens de la division SS galicienne qui combattit « héroïquement » (sic) l’Armée rouge et les partisans communistes en Slovaquie et en Slovénie. On ne peut donc s’étonner de la complaisance, pour ne pas dire le soutien, des Etats-Unis envers les milices ukrainiennes.
(article publié par Revue Méthode https://www.revuemethode.org/sf061610.html )
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