Par Martha Rios, le 30 mars 2026
Lors d'un dialogue direct et personnel, de jeunes internes en médecine de La Havane ont témoigné lundi des conséquences criminelles du blocus économique, commercial et financier américain sur leur travail quotidien, leur formation professionnelle et la vie des patients cubains.
Cette rencontre, à laquelle ont assisté Meyvis Estévez Echeverría, première secrétaire du Comité national de l'Union des jeunes communistes (UJC), et Tania Margarita Cruz Hernández, première vice-ministre de la Santé publique, s'est déroulée dans un climat de réflexion et de dénonciation, dans le cadre des célébrations du 4 avril.
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Photo : Omara García Mederos
Alejandro Pérez Fonteboa, de l'Institut national du cancer (INOR), a expliqué que la pénurie de carburant, aggravée par le renforcement du blocus, provoque des pannes de générateurs, mettant ainsi en péril des équipements de pointe tels que les appareils de radiothérapie et d'imagerie.
« Une panne de ces équipements représente des millions de dollars d'investissements », a-t-il averti, déplorant l'impossibilité d'accéder à des traitements de première génération comme les anticorps monoclonaux et l'immunothérapie, essentiels pour prolonger la survie des patients atteints de cancer.
De son côté, le Dr Marileidys Collado Martínez, interne en endocrinologie, a évoqué l'impossibilité d'acquérir des technologies comme les pompes à perfusion d'insuline en continu ou les capteurs de glucose pour les patients atteints de diabète de type 1, ce qui compromet la prévention des complications à long terme, notamment chez les enfants.
Elle a également alerté sur la pénurie d'hormones de croissance depuis novembre 2021 et le manque de médicaments antithyroïdiens, à l'origine de crises thyréotoxiques signalées chez des femmes enceintes et des enfants dans plusieurs provinces.
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Photo : Omara García Mederos
María Claudia Torres, interne en cardiologie, a détaillé l'impact du blocus sur sa spécialité et a souligné le manque de stimulateurs cardiaques, dont la pénurie prolonge les hospitalisations des patients souffrant d'arythmies malignes, ainsi que le manque de stents, qui les contraint à recourir à des interventions chirurgicales à thorax ouvert plus invasives ou à des hospitalisations prolongées.
Elle a également évoqué l'obsolescence et le manque de pièces détachées pour les scanners, essentiels au diagnostic cardiovasculaire.
Ricardo Rodríguez González, secrétaire du Comité des sciences médicales de la Ligue des jeunes communistes (UJC), a animé le dialogue et a souligné combien le blocus est devenu plus visible et plus profond, affectant même la formation des jeunes médecins, notamment en limitant leur accès aux bases de données scientifiques internationales, indispensables à leurs thèses de spécialisation.
Les jeunes ont convenu que, malgré les immenses difficultés, le personnel soignant maintient son engagement et sa compassion envers les patients.
Ils ont toutefois souligné que le blocus constitue un génocide silencieux qui coûte chaque année des milliards de dollars à Cuba, une somme qui pourrait sauver des vies et garantir des traitements pendant des années.
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Source : ACN
source : https://www.radiohc.cu/45472-2/