18 août 2026
On savait les personnes âgées particulièrement vulnérables aux canicules, eh bien elles le seraient davantage encore qu’on ne le pensait. Une étude publiée dans The Lancet Planetary Health montre que les plus de 60 ans atteignent leurs limites physiologiques face à la chaleur à des températures bien plus basses que les jeunes adultes. En cause : avec l’âge, le corps transpire moins efficacement, les vaisseaux sanguins se dilatent moins bien et le cœur peine davantage à évacuer la chaleur.
Résultat : dans un monde réchauffé de +1,5 °C (hypothèse très optimiste de l’étude), une personne de plus de 60 ans sur cinq (22 %) pourrait subir au moins un mois par an de chaleur dangereuse pour leur organisme, une chaleur dite « incompensable » car non évacuée par l’organisme via la transpiration.
Un risque appelé à enfler avec le vieillissement démographique : la population mondiale des plus de 60 ans devrait atteindre 2,1 milliards en 2050. Et le thermomètre, lui, ne prend pas sa retraite. L’étude plaide donc pour revoir les seuils d’alerte sanitaire, aujourd’hui mal adaptés à cette vulnérabilité particulière, alors que les fortes chaleurs affectent déjà très majoritairement les plus âgés.
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