13 Septembre 2026
New Delhi, 12 septembre (Prensa Latina) Les dirigeants des BRICS ont approuvé aujourd'hui une déclaration historique de 140 points dans laquelle ils ont notamment exprimé la nécessité de mettre fin aux mesures économiques, commerciales et financières contre Cuba.
12 septembre 2026 | 11h29
Le texte soulignait le caractère de l'Amérique latine et des Caraïbes en tant que zone de paix, fondée sur le respect mutuel, le règlement pacifique des différends et la non-intervention.
Les plus hautes autorités et les représentants de haut rang des 11 pays émergents – Brésil, Inde, Chine, Russie, Afrique du Sud, Éthiopie, Égypte, Iran, Indonésie, Émirats arabes unis et Arabie saoudite – ont exprimé leur profonde préoccupation concernant la situation à Cuba en raison du renforcement des mesures de blocus unilatérales contre le pays et de leurs effets néfastes sur l'économie et l'approvisionnement énergétique.
De plus, ils ont jugé préoccupant l'impact humanitaire de cette situation sur le peuple cubain.
De même, ils ont réaffirmé leur engagement envers l’esprit de respect mutuel, d’égalité souveraine, de solidarité, de démocratie, d’ouverture, d’inclusion et de consensus.
Ils ont souligné les deux décennies d'existence du groupe et son expansion, s'engageant à renforcer la coopération dans les trois piliers suivants : politique et sécurité, économique et financier, et échanges culturels entre les peuples.
Ils ont réaffirmé la nécessité de réformer le système multilatéral, notamment l’ONU et son Conseil de sécurité, afin de le rendre plus démocratique, représentatif et efficace, en augmentant la participation des pays en développement (Afrique, Asie et Amérique latine).
Ils ont rejeté les mesures coercitives unilatérales, les droits de douane et le protectionnisme, tout en plaidant pour un système commercial multilatéral fondé sur des règles, avec l'Organisation mondiale du commerce en son centre.
Les dirigeants des BRICS se sont alarmés de l'augmentation des dépenses militaires mondiales et des conflits dans diverses régions.
Ils ont condamné les attaques contre les infrastructures civiles et nucléaires et ont demandé que les responsables des violations du droit international humanitaire rendent des comptes.
Ils ont également réaffirmé leur soutien à une solution à deux États au conflit israélo-palestinien, avec Jérusalem-Est comme capitale de l'État palestinien, et ont condamné les déplacements forcés de population dans les territoires occupés.
Ils ont exprimé leur inquiétude face à la situation au Liban, au Soudan et en Syrie, et ont appelé à la fin des occupations et au respect de la souveraineté.
Ils ont condamné le terrorisme sous toutes ses formes, y compris l'attaque perpétrée sur le territoire indien du Jammu-et-Cachemire le 22 avril 2025.
Ils ont réaffirmé l’importance du Programme 2030 et de l’éradication de la pauvreté, tout en soulignant la coopération dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de l’énergie, de l’industrie, de la technologie et de la finance, avec le rôle de la Nouvelle Banque de développement (NBD), les paiements transfrontaliers en monnaies locales et le mécanisme de réserve contingente.
Les représentants des 11 économies émergentes ont réaffirmé l'Accord de Paris et le principe des responsabilités communes mais différenciées, et ont soutenu la conservation de la biodiversité, des forêts tropicales et la lutte contre la désertification.
Dans le même temps, ils ont souligné la nécessité d'un financement climatique et d'une transition juste.
Ils ont également reconnu l'élargissement des BRICS et la nécessité d'une coordination plus efficace.
Ils ont remercié l'Inde pour sa présidence en 2026 et ont apporté leur plein soutien à la Chine pour sa présidence et le 19e sommet en 2027.
npg/lrd
https://www.prensa-latina.cu/2026/09/12/brics-reitera-necesidad-de-poner-fin-al-bloqueo-contra-cuba/
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