Nous avions élu des députés et des sénateurs. Je pensais qu'ils étaient seuls habilités à élaborer les lois de la République. Que chaque citoyen pouvait utiliser son droit de critique mais que nul n'avait pouvoir d'exercer une pression sur eux afin de les amener à se déjuger. Que nos lois sortaient du champ d'intervention d'un état étranger, quel qu'il soit.
Erreur. Il existe un super-citoyen, un grand législateur ; bref un Guide Suprême de la République. Monsieur François, pape au Vatican, n'aime pas certaines de nos lois démocratiquement votées, il s'arroge un droit de veto. Recevant des parlementaires français, il les met en demeure de débarrasser notre arsenal juridique de textes impies, tels que le droit des homosexuels au mariage. Il veut imposer les règles de la morale religieuse à un état dont la laïcité est un principe fondateur.
Ce chef d'état a raison : il défend ses idées. Il a tort : il piétine les nôtres, en s'immisçant grossièrement dans un domaine qui n'est pas le sien.
Monsieur François, pape au Vatican, inaugure bien mal son pontificat.
Jacques FRANCK 17 juin 2013