Par Aurélien Bernier, Secrétaire national du Mouvement politique d'éducation populaire (M'PEP), auteur de « Le climat, otage de la finance » (2008, Mille-et-une-nuits) et « Ne soyons pas des écologistes benêts » (A paraître).
Le 1er Mai 2010.
Article publié dans l’Humanité Dimanche du 10 avril 2010.
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Depuis le tournant ultralibéral des années 1970, les politiques environnementales suivent deux directions à première vue contradictoires : le localisme et le mondialisme. Le localisme, c'est faire croire que la planète sera sauvée par les actions de proximité qui, aussi intéressantes soient-elles, ne risquent pas de remettre en cause l'ordre économique. À l'inverse, le mondialisme consiste à enterrer les ruptures en les renvoyant à un niveau mondial. Pour pouvoir agir, il faudrait un accord international sur le climat, une Organisation mondiale de l'environnement ou une taxe globale sur les transports... Si le localisme est totalement décalé par rapport aux enjeux, le mondialisme est lui totalement illusoire. Il n'existe aucune chance de voir émerger de consensus, alors que la mondialisation consiste justement à jouer du dumping écologique et social. L'Organisation mondiale du commerce ne permettra jamais que des clauses environnementales viennent entraver les échanges. Et Nicolas Sarkozy ou d'autres peut bien faire semblant de vouloir une taxe carbone aux frontières de l'Union européenne puisque le Traité communautaire l'interdit purement et simplement.
Publié M’PEP
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