12 Décembre 2011 Par rené merle
Un coup d'État rampant vient d'avoir lieu. Désormais, par la grâce de deux agents du capital financier, qui se présentent en défenseurs de leurs intérêts nationaux et des intérêts de l'Europe, les élections, dans quelque pays européen qu'elles aient lieu, et donc "chez nous" (dans ce que l'on appelle encore République française), n'auront pour but que d'entériner la dictature de l'oligarchie financière, maîtresse des choix budgétaires nationaux. Et ce dans un chloroformage insensé de l'opinion : il n'est que de voir l'approbation massive par le peuple italien de la nomination par Bruxelles d'un "gouvernement de techniciens". Le coup d'État bonapartiste de 1851 avait vu courageusement se lever contre lui une partie du peuple français. Le coup d'État que nous vivons ne rencontre du côté de l'opposition institutionnelle qu'approbation, résignée ou convaincue... Les lendemains qui nous sont promis dans ces conditions ne sont pas des lendemains qui chantent. Et le jour où le peuple français se réveillera, il n'est pas sûr que ce soit cette fois sous le drapeau de la démocratie républicaine.
René Merle
Publié sur Mediapart