Un personnage de la "haute société", chirurgien esthétique, tenancier d'une clinique de luxe, successivement conseiller d'un ministre socialiste de la santé et de laboratoires pharmaceutiques, est également un habile manipulateur d'argent.
Désirant échapper à la fiscalité de son pays, il abrite " le fruit de son travail et de son épargne" dans les coffres miséricordieux d'une banque étrangère. Vu le montant de ce fruit, il avait dû beaucoup travailler et beaucoup épargner.
Tranquille pour son avenir et soucieux de mettre au profit des citoyens l'expérience ainsi acquise, cet homme de bien devient député, puis ministre. A ce titre, il rompt des lances contre la malhonnêteté des fraudeurs et l'expatriation des capitaux. On applaudit le vertueux. Jusqu'au jour où un journal bien informé fait la lumière sur cet homme de bien. Sombrant sous un opprobre justifié, il devient le symbole de l'abomination et la vedette exclusive de le plupart des médias. Au point qu'ils font le silence sur d'autres scandales, encore plus abominables.
Le nombre des chômeurs s'accroît de mois en mois. La pauvreté extrême gagne des ménages de plus en plus nombreux. On voit des jeunes et des vieux faire les poubelles des marchés pour se nourrir. L'Assemblée nationale à majorité socialiste vote une loi inspirée par le MEDEF réduisant les salaires et les horaires de travail, facilitant les licenciements, cassant le Code du travail. Les retraités sont la cible du gouvernement. On réduit leurs pensions et on les gratifie d'une taxe spéciale. On veut faire payer au peuple une dette et des déficits dont il n'est en rien responsable.
En Italie, on compte déjà 150 suicides provoqués par la misère. L'Europe de la finance étrangle les peuples en Grèce, en Espagne, à Chypre, au Portugal . La liste n'est pas close.
Ces scandales sont liés. Entre un ministre voyou et une misère qui s'étend, il existe un dénominateur commun. Un système politique qui devient intolérable et fait le jeu de la droite et de l'extrême droite. Il faut nous réapproprier la République.
Jacques FRANCK 8 avril 2013