Il n'a pas fallu cent jours pour que bien des électeurs de François Hollande prennent la mesure de ses hésitations, de ses abandons, de ses reniements. Revalorisation ridicule du SMIC, renoncement à la promesse de blocage du prix des carburants, baisse plus que modeste de ce prix par ponction sur les revenus de l'État et non sur les pétroliers croulant sous les profits, abandon de la promesse de doublement immédiat du plafond du livret A, redoutables hésitations sur la fiscalité, le tout couvert de l'annonce d'une nécessaire et générale austérité... Le Front National et les troupes de l'ex-président n'en demandaient pas tant pour gonfler leurs muscles...
Avec en prime l'annonce d'un vote législatif du Traité budgétaire européen, vote de confiance ("on avance, on est sur la bonne voie, bon compromis") ou vote résigné ("on ne peut pas faire autrement...") qui nous ficèlera encore plus dans ce carcan d'austérité...
Répétons-le, l'avenir n'est pas vraiment rose.
René Merle