De nombreux jeunes sont contraints de chercher un emploi salarié afin d'étudier ou même, simplement, survivre. De bons apôtres, tenanciers des grandes enseignes commerciales, les engagent pour travailler le dimanche (et bientôt la nuit). Ils feront de cet acte de "générosité" une obligation statutaire pour l'ensemble de leur personnel, volontaires ou non : "Bossez un dimanche sur quatre, ou trois ou deux, ou allez voir ailleurs !" Au nom de la liberté du travail, ces bons apôtres étrangleront le droit légal au repos hebdomadaire.
Aux jeunes des familles aisées le temps de se consacrer aux études. Aux autres le soin de se débrouiller entre la fac et le magasin. Comment peut-on préparer une agrégation en vendant des balayettes chez Castorama ?
En institutionnalisant le travail des étudiants, on évite de s'attaquer aux vrais problèmes ; les droits universitaires, les logements hors de prix, la baisse constante du pouvoir d'achat.
Jacques Franck 2octobre 2013