-Moi, pape, j'ai toujours été et je serai toujours un ami proche des pauvres
(En clair, ça veut dire que mon prédécesseur, l'ex-pape Joseph, préférait les riches)
-Moi, pape, je n'ai que soixante-seize ans.
(L'ex-pape en a dix de plus, triste symbole de gérontocratie.)
-Moi, pape, je ne porterai pas atteinte à l'ordre établi par Dieu.
(Le CAC 40, le Dow Jones, le Nikeï et autres saintes congrégations pourront dormir tranquilles. Les marchés financiers continueront à bénéficier de notre paternelle protection).
-Moi, pape, je veillerai sur la saine gestion des modestes biens de l'Église catholique.
(La Banque du Vatican ne connaîtra pas de nouveaux scandales, le maximum étant déjà atteint, béni soit l'ex-pape)
-Moi, pape, je ne roulerai plus en automobile de luxe.
(Une Twingo Papamobile fera l'affaire.)
-Moi, pape, je règle ma chambre d'hôtel.
(Ce qui en dit long sur les pratiques de mes prédécesseurs.)
-Moi, pape, j'affirme n'avoir pas participé outre mesure aux exactions et crimes commis en Argentine de 1976 à 1981.
(Je n'ai pas fait grand-chose contre non plus.)
-Moi, pape, je maintiendrai les sains et saints préceptes de la morale chrétienne. La contraception, l'avortement, le mariage entre homosexuels et autres abominations feront l'objet de la même réprobation qu'au temps de l'ex-pape et des précédents.
(si le Seigneur le permet, nous procéderons en son temps à la canonisation de Sainte Frigide Barjot)
-Moi, pape, je suis le pontife du changement !
(A voir…)
Jacques FRANCK 16 mars 2013