Le 15 février 1819, à San Tomé de Angostura (aujourd’hui Ciudad Bolívar), Simón Bolívar présentait devant le Second Congrès Constituant du Venezuela un projet audacieux de République populaire, juste et souveraine.
Face au « triple joug de l’ignorance, de la tyrannie et du vice », le Libertador proposait :
l’éducation et la morale comme piliers de l’État
l’indépendance des pouvoirs publics
l’équité par la loi
l’union de tous les secteurs sociaux
Devise centrale : “Unité, unité, unité”
Cette vision ouvrait la voie à l’union avec la Nouvelle-Grenade et à la naissance de la Grande Colombie, projet géopolitique majeur pour garantir l’indépendance et la stabilité régionales.
Deux siècles plus tard, Hugo Chávez appelait à reprendre l’héritage macropolitique, géopolitique, social et éthique du Discours d’Angostura.
Aujourd’hui, le président Nicolás Maduro s’inscrit dans cette continuité, saluant à Angostura le Bolívar « du plus haut niveau de pensée politique jamais émergé ».
Une vision toujours vivante, tournée vers l’unité, la justice et la souveraineté des peuples.