Massoud Pezeshkian, le président iranien, pose les conditions de la fin de la guerre
Le président iranien écrit : « Lors d’échanges avec les dirigeants de la Russie et du Pakistan, j’ai réaffirmé l’engagement de l’Iran en faveur de la paix dans la région. La seule manière de mettre fin à cette guerre – déclenchée par le régime sioniste et les Etats-Unis – est de reconnaître les droits légitimes de l’Iran, de verser des réparations et de fournir des garanties internationales fermes contre toute future agression. »
La réponse lunaire de Trump : L’Iran est « proche de la défaite. Cela ne veut pas dire que nous allons arrêter immédiatement, mais ils le sont ». Il a également déclaré :« Nous ne voulons pas partir avant l’heure, n’est-ce pas ? Nous devons finir le boulot, non ? », sans préciser à quels objectifs il pensait.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé l’Union européenne de « complicité » dans les attaques américano-israéliennes. « L’indifférence et le consentement de l’Union européenne face à l’agression, aux brutalités et aux atrocités commises par les États-Unis et Israël ne s’apparentent à rien d’autre qu’à de la complicité », a écrit le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï.
Au Liban, Israël parie t-il sur un nouveau génocide ?
Une attaque israélienne sur le front de mer de Beyrouth a fait au moins huit morts et 21 blessés ont indiqué les autorités libanaises. « La frappe de l’ennemi israélien sur Ramlet al-Bayda, à Beyrouth, a entraîné un bilan initial de huit morts et 21 blessés », a déclaré le ministère de la Santé. Les médias locaux ont diffusé des images montrant de la fumée le long de la côte après ce bombardement sur la plage de Ramlet al-Bayda où de nombreux Libanais dorment sans abris ni toit. Il s’agit de la troisième attaque au cœur de la capitale depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, après une frappe contre un hôtel en bord de mer dimanche et un raid contre un appartement mercredi.
La guerre d'Israël contre le Liban a fait plus de 630 tués et déplacé plus de 800 000 personnes depuis le 2 mars, après l’attaque illégale d’Israël et des États-Unis sur l’Iran, selon les chiffres officiels.
L’armée israélienne a appelé à l’évacuation d’une large zone du sud du Liban, exhortant « tous les habitants au sud du fleuve Zahrani à évacuer immédiatement leurs maisons », a annoncé son porte-parole en langue arabe, Avichay Adraee.
Les attaques israéliennes doivent cesser avant « l’effondrement du Liban », a affirmé le ministre des affaires étrangères turc, Hakan Fidan. « Le gouvernement Nétanyahou est au cœur de toutes les crises de la région. Israël, poursuivant une politique expansionniste, mène sa guerre sale au Liban. (…) Les attaques israéliennes doivent cesser avant que l’État libanais ne s’effondre », a-t-il précisé à Ankara.
L’armée israélienne annonce avoir bombardé en Iran, un site utilisé pour produire des armes nucléaires selon elle. « Dans le cadre des vagues d’attaques menées ces derniers jours à Téhéran, l’armée de l’air a frappé, sous la direction précise de l’Aman, un autre site du programme nucléaire iranien, le site de ‘Talkan’, qui servait au régime à promouvoir des capacités critiques dans le développement d’armes nucléaires », rapporte l’armée génocidaire.
Israël sous les bombes...
Des explosions ont été entendues au-dessus de Jérusalem, après que l’armée a signalé des tirs de missiles iraniens, ont rapporté des journalistes de l’AFP. L’armée “a identifié des missiles lancés depuis l’Iran en direction du territoire de l’Etat d’Israël” et la défense antiaérienne serait entrée en action pour les intercepter.
L’armée iranienne a déclaré avoir bombardé des bases militaires israéliennes et le Shin Bet, l’Agence de la sécurité intérieure du pays. « Les bases aériennes de Palmachim et d’Ovda, appartenant au régime sioniste, ainsi que le quartier général du Shin Bet ont été visés par des drones de l’armée de la République islamique d’Iran », a affirmé cette dernière. On ne connait pas pour l'heure, l'ampleur des dégâts humains et matériels.
L'Iran continue à se défendre...
Plus de 3 millions de personnes ont été déplacées en Iran depuis le début de la guerre illégale lancée par les États-Unis et Israël, selon le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR), agence de l’ONU. « Entre 600 000 et 1 million de foyers iraniens sont actuellement déplacés temporairement à l’intérieur du pays en raison du conflit en cours, ce qui représente jusqu’à 3,2 millions de personnes », a précisé le HCR, estimant que « ce chiffre devrait continuer d’augmenter tant que les hostilités se poursuivent ».
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont déclaré avoir bombardé Israël ainsi que des sites états-uniens aux Émirats arabes unis, en Irak et au Koweït. « Le point de rassemblement des forces américaines sur la route Cheikh Zayed (à Dubaï, NDLR) et leur position à l’aéroport Ahmad Al-Jaber (au Koweït) ont été visés », ont indiqué les Gardiens. « La résidence des Marines américains sur la base d’Al Dhafra (aux Émirats), les bases mobiles américaines en Irak et le point de ralliement des bourreaux sionistes à Tel-Aviv ont été frappés », ont-ils ajouté.
Le ministère de l’Intérieur du Bahreïn a appelé les habitants de plusieurs localités à rester chez eux après une attaque contre des réservoirs d’hydrocarbures. Plus tôt, le ministère avait dénoncé « une attaque iranienne visant des réservoirs de carburant dans une installation du gouvernorat de Muharraq ».
Les autorités du Koweït ont fait état de dégâts après une attaque de drones sur l’aéroport de la capitale. « L’aviation civile annonce que l’aéroport international de Koweït a été visé par plusieurs drones, causant uniquement des dégâts matériels », ont-elles indiqué.
Des bombardements visant une base en Irak d’un groupe pro-iranien ont fait au moins neuf morts et dix blessés, ont indiqué à l’AFP deux responsables de la sécurité au sein du gouvernement. « La base a été détruite et les équipes de secours arrivées sur place ont également été prises pour cible », a déclaré l’un d’eux.
Une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU contre les attaques de l’Iran, sans mentionner celles d’Israël et des États-Unis
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution contre Téhéran, réclamant la « cessation immédiate » de ses attaques contre les États du Golfe et la Jordanie, sans mentionner celles d’Israël et des États-Unis contre la République islamique. Le représentant de l’Iran dans l’enceinte onusienne a dénoncé un « détournement » de l’institution par les États-Unis, qui préside le Conseil de sécurité, et ses alliés. « L’adoption d’aujourd’hui constitue un sérieux revers pour la crédibilité du Conseil et laisse une tache indélébile sur son bilan », a déploré Amir Saeid Iravani. Treize pays ont voté pour ce texte, porté par Bahreïn avec les autres membres du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) ainsi que la Jordanie, et deux se sont abstenus : la Russie et la Chine.
Le détroit d'Ormuz....
Téhéran « abandonnera toute retenue » si les États-Unis et Israël attaquent ses îles du Golfe, a averti le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. « Nous ferons couler le sang des envahisseurs » dans le Golfe, a-t-il écrit. Il n’a pas précisé de quelles îles il parlait, mais le média Axios a récemment cité des responsables américains disant qu’une attaque sur la stratégique île de Kharg, hub pétrolier de l’Iran, était désormais envisagée.
La tension dans le détroit d’Ormuz atteint son paroxysme. Alors que des tankers ont été visés par des projectiles, l’Iran aurait commencé à poser des mines le long du passage stratégique. Les États-Unis, qui n’ont toujours pas escorté de navire mais font planer ce scénario, accentuent leurs menaces sur le régime islamique.
Pourtant le ministre états-unien de l’Énergie a déclaré que l’armée n’était « pas prête » pour le moment à escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz. « Cela arrivera assez vite, mais cela ne peut pas arriver maintenant. Nous ne sommes tout simplement pas prêts », a affirmé Chris Wright sur CNBC, expliquant que tous les moyens militaires états-uniens étaient « concentrés sur la destruction des capacités offensives de l’Iran ». Il a ajouté qu’il était « probable » que ces escortes soient mises en place d’ici fin mars.
Le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a appelé à maintenir fermé le détroit d’Ormuz alors que les cours du pétrole continuent de flamber. Désigné dimanche soir, le nouveau dirigeant n’est toujours apparu en public. Dans son premier message, lu par une présentatrice de la télévision, Mojtaba Khamenei a également appelé les pays de la région à fermer les bases américaines qu’ils abritent sur leur sol, et promis de venger les victimes de la guerre – « jusqu’au bout ».
Le baril de pétrole a repassé la barre des 100 dollars
Le baril de pétrole a repassé la barre des 100 dollars, en dépit d’une une intervention des grandes puissances. « Les pays de l’AIE (l’Agence internationale de l’énergie, ndlr) vont mettre 400 millions de barils de pétrole (…) à la disposition du marché pour compenser la perte d’approvisionnement due à la fermeture effective du détroit » d’Ormuz, dans le Golfe, selon le directeur de l’agence de l’énergie de l’OCDE, Fatih Birol. Cette décision a été prise « à l’unanimité » par l’institution, dont sont membres 32 pays parmi lesquels ceux du G7 (États-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon et Canada) mais aussi l’Australie ou le Mexique. Les États-Unis, gros consommateurs et producteurs d’or noir, vont apporter à eux seuls 172 millions de barils, soit 40 % de leurs réserves.
L'Espagne ne lâche rien !
Madrid avait déjà rappelé son ambassadrice en Israël en septembre dernier après l’annonce par le gouvernement espagnol de nouvelles mesures visant à mettre un terme au génocide à Gaza. Cette fois, l’Espagne met fin officiellement à ses fonctions ; le décret royal a été publié ce mercredi 11 mars au journal officiel. « Sur proposition du ministère des Affaires étrangères (…), j’en viens à la décision de mettre fin aux fonctions de Mme Ana María Sálomon Pérez en tant qu’ambassadrice d’Espagne auprès de l’Etat d’Israël, en la remerciant pour services rendus ».
Le gouvernement espagnol de gauche de Pedro Sanchez est l’une des voix européennes les plus critiques envers le gouvernement d’extrême droite de Netanyahu depuis la guerre menée contre la bande de Gaza.
La Grèce transfère son ambassade en Iran de Téhéran vers Bakou, en Azerbaïdjan. La porte-parole du ministère, Lana Zochiou, a indiqué que cette décision avait été prise en raison de la « dégradation des conditions de sécurité » dans la capitale iranienne. La Grèce s'ajoute à l’Espagne, l’Autriche et l’Italie qui figurent déjà parmi les pays de l’Union européenne qui ont fermé temporairement leurs ambassades à Téhéran et transféré leurs services à Bakou. La Suisse a également annoncé la fermeture temporaire de son ambassade.
À Chypre, la contestation monte contre les bases britanniques têtes de pont des États-Unis dans leur guerre à l'Iran. Alors que les pays européens ont dépêché des navires de guerre autour de l’île, un débat relance la question du démantèlement des installations britanniques qui servent régulièrement de têtes de pont aux guerres des États-Unis et d’Israël au Moyen-Orient.