Israël cible une centrale nucléaire iranienne...
Israël a bombardé la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, dans le sud du pays, la troisième en dix jours. « Aucun dommage sur le réacteur actif et aucune émission de radiation n’ont été signalés, et les conditions de la centrale sont normales », a écrit l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Seule centrale nucléaire opérationnelle d’Iran, Bouchehr avait déjà été attaquée les 17 et 24 mars, sans que des dégâts ne soient rapportés. Après cette deuxième frappe, la Russie avait annoncé l’évacuation de ses personnels travaillant dans cette centrale de technologie russe, entrée en service au début des années 2010 et comportant deux réacteurs.
Bouchehr a une capacité de production de 1 000 mégawatts. Avant le début du conflit, la Russie était en train de construire deux nouvelles tranches sur le site.
Plus tôt vendredi, Israël avait annoncé avoir frappé deux sites nucléaires dans le centre de l’Iran, le réacteur à eau lourde d’Arak et une usine de traitement d’uranium dans la province de Yazd. Mais pourquoi une telle folie meurtrière israélienne qui met en danger les populations civiles en Iran et au-delà ?
Attaques de missiles et de drones iraniens sur les Emirats arabes unis
« La défense aérienne et les chasseurs des Émirats arabes unis ripostent aux missiles et aux drones lancés depuis l’Iran », a écrit le ministère de la défense émirati.
L'armée israélienne n'en peut plus !
Depuis deux ans et demi l'armée israélienne est mobilisée pour faire la guerre. D'abord à Gaza, ensuite contre l'Iran et le Liban mais aussi la Syrie. Il semblerait qu'elle soit au bout du rouleau.
En effet, depuis des mois, l’armée israélienne alerte sur l’insuffisance du nombre de soldats dans ses rangs. Le débat a été brutalement relancé cette semaine. Selon plusieurs médias israéliens, le chef d’état-major, Eyal Zamir, a formulé ses inquiétudes de façon inhabituelle au cours d’une réunion avec plusieurs membres du gouvernement : « Je tire dix signaux d’alarme », a prévenu l’officier supérieur devant les ministres, à propos de la charge qui pèse sur les militaires et qui pourrait, selon lui, conduire un jour l’armée « à s’effondrer sur elle-même ».
« Les réservistes ne tiendront pas », a-t-il indiqué alors qu’une partie de ces hommes et femmes ont multiplié les opérations militaires pendant des mois, suspendant leurs activités personnelles et professionnelles.
Le contexte est particulièrement sensible en raison de la guerre en Iran et au Liban. Dès les premiers jours, le gouvernement avait mobilisé 110 000 réservistes. Un chiffre qui devrait augmenter assez vite si la guerre se prolonge et avec l’invasion en cours du Liban sud. L’armée israélienne a annoncé, jeudi, qu’une troisième division, la 162e, allait rejoindre les deux autres divisions, la 91e et la 36e, déjà engagées dans les affrontements avec le Hezbollah.
L'armée américaine s'inquiète aussi...
Les munitions stratégiques des États-Unis fondent à une vitesse sidérante. Ces coûts en viennent à inquiéter Washington. D'un côté, le Pentagone requiert une nouvelle enveloppe pour poursuivre l'opération. De l'autre, le Congrès réclame des explications.
Après quatorze jours de guerre contre l'Iran, il est toujours impossible de prédire la durée de ce conflit, mais la note est déjà salée pour l'armée américaine. Pour freiner le programme nucléaire de la République islamique, les États-Unis consomment des quantités d'armes bien plus importantes que prévu. Trois sources proches du dossier confient au Financial Time, que Washington a épuisé en moins de deux semaines l'équivalent de plusieurs années de réserves de certaines munitions clés, comme les missiles de croisière Tomahawk, déployés "massivement" contre le régime des mollahs.
"La marine subira les conséquences de ces dépenses pendant plusieurs années", affirme une de ses sources anonymes. La situation commence à inquiéter la Maison-Blanche, qui réfléchirait à l'arrêt des combats mais sans perdre la face.
La Maison-Blanche sous pression
Pour l'administration Trump, l'opération au Moyen-Orient est coûteuse à bien des égards. La hausse des prix de l'énergie accentue la pression sur le président républicain, après la quasi-fermeture du détroit d'Ormuz par les Gardiens de la Révolution et la flambée des marchés financiers. Alors qu'approchent à grands pas les élections de mi-mandat, le camp Trump appelle à la prudence, d'autant plus que la guerre est de plus en plus impopulaire auprès des électeurs américains, qui se demandent si leur chef d'État n'a pas embourbé leurs soldats dans un nouveau conflit prolongé.
En outre, le Pentagone devrait rajouter de l'huile sur le feu en soumettant dans les prochains jours une demande de financement supplémentaire de 50 milliards de dollars à la Maison-Blanche et au Congrès. La requête risque de déclencher une âpre bataille budgétaire au Capitole, certains parlementaires exigeant déjà des explications.
La sénatrice républicaine Lisa Murkowski, membre de la commission chargée d'approuver le budget fédéral, a prévenu que le Congrès ne signerait pas un chèque sans éclaircissement de la part de l'administration : "Vous devez nous fournir des informations et des justifications."
Quand un tir équivaut à plusieurs millions de dollars
Si les coûts militaires explosent en Iran, c'est à cause des types de munitions engagées. Le Pentagone révèle que les six premiers jours de frappes sur Téhéran et le reste du pays ont coûté rien qu'à eux plus de 11 milliards de dollars. Le sénateur démocrate Mark Kelly rappelle que certains missiles, comme les Patriot ou Thaad, valent plusieurs millions de dollars pièce, alors que l'Iran se tourne vers des solutions beaucoup moins chères, à l'instar des Shahed, des drones produits rapidement et pour des sommes autour de 30 000 dollars. Pour Mark Kelly, "les calculs ne tiennent pas la route".
Washington tente de rassurer civils et politiciens en affirmant disposer encore de larges réserves. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, déclare ne craindre "aucune pénurie de munitions" et réitère que leurs stocks permettent de poursuivre la campagne "aussi longtemps que nécessaire".
La Maison-Blanche insiste également en ce sens. "L'armée américaine dispose de stocks de munitions, de poudres et d'armes plus que suffisants pour atteindre les objectifs de l'opération Fureur épique définis par le président Trump, et même au-delà", répète la porte-parole Karoline Leavitt.
Quelle que soit la réalité, le remplacement des munitions essentielles ne peut que prendre du temps. Voire des années.
https://fdgpierrebe.over-blog.com/2026/03/moyen-orient-la-guerre-coute-cher-en-munitions-et-dolars.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail