Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
blog Vendémiaire

Blog d'actualité politique

Municipales 2026 : le PCF reste la troisième force politique en France

Publié le 24 Mars 2026 par Vendémiaire in France-Politique - société

Forte de ses 150 000 habitants, Nîmes devient la première ville communiste de France et deuxième ville communiste d’Europe derrière Graz en Autriche. © Gabriel BOUYS / AFP

Forte de ses 150 000 habitants, Nîmes devient la première ville communiste de France et deuxième ville communiste d’Europe derrière Graz en Autriche. © Gabriel BOUYS / AFP

La bonne nouvelle du Week-end : Paris, Lyon et Marseille n’ont pas basculé à droite ni à l’extrême droite. Malgré les ambitions de Rachida Dati, soutenue par Reconquête et le RN à Paris. Malgré la victoire présentée comme inéluctable de Jean-Michel Aulas à Lyon. Malgré l’offensive du Rassemblement national emmené par Franck Allisio à Marseille. Emmanuel Grégoire, Grégory Doucet et Benoît Payan sont réélus.

 

Et ce ne sont pas là les seules victoires de la gauche : à Pau Bayrou est défait, elle l’emporte aussi à Roubaix, Amiens, Saint-Étienne et Nîmes, où le communiste Vincent Bouget ravit la ville à la droite et barre la route au RN…
 

Cependant une série de villes moyennes parfois historiquement à gauche basculent à droite ou à l’extrême droite, à l’instar de Brest, Clermont-Ferrand, Tulle, Liévin… Mais le plus terrible, pour le camp progressiste, sera peut-être dans la bataille qui s’annonce dans ses rangs au son du clairon des « deux gauches irréconciliables ».

 

Dans les plus grandes villes, où elle résiste le mieux, la gauche a parfois gagné rassemblée (comme à Nantes ou Grenoble), parfois sans alliance (Paris ou Marseille), mais elle a aussi perdu dans l’un (Clermont-Ferrand ou Toulouse) et l’autre cas (Bordeaux ou métropole de Lyon)… difficile donc de tirer des leçons définitives, surtout en occultant les enjeux locaux pour tracer des plans sur la comète 2027.

 

Mais ne voir le verre de l’union qu’à moitié vide permet de taire certaines responsabilités, de passer sous silence la virulence d’une campagne où des forces de gauche se dézinguent en espérant rafler l’hégémonie pour la suite.

 

Les enjeux sont pourtant vitaux : la droite, version Retailleau, progresse et le RN se veut conquérant malgré ses échecs dans les grandes villes. « Les conditions du débat à gauche dans l’entre-deux tours n’ont pas aidé aux dynamiques politiques nécessaires », observe le PCF qui estime que « l’heure est à unir notre classe sociale et à amplifier la mobilisation sociale et politique pour reconstruire des majorités partout où elles font défaut et répondre aux attentes du peuple ». À écouter les échanges de plateaux télé on en viendrait presque à oublier que la vraie question est là. Les électeurs qui se sont de nouveau massivement abstenus doivent, eux, sûrement s’en rappeler. 
 

Les divisons à gauche pourraient être dévastatrices alors que le RN se frotte les mains malgré les sèches défaites qui lui ont été imposées dans les villes comme Toulon ou Marseille. Car non seulement l’extrême droite continue de s’installer, notamment en faisant tache d’huile dans le pourtour méditerranéen comme dans le bassin minier, mais sa main tendue à la droite, s’est parfois traduite dans les urnes par l'absence ou le retrait soit de liste RN ou soit de liste de droite. Tels sont les vrais accord de la honte qui font bondir d'effroi ce qu'il reste de gaullistes !

 

Le LR Retailleau ne critique que la dimension économique du programme du RN (que Jordan Bardella s’applique pourtant à rendre Medef compatible), et a réservé ses flèches à LFI pour atteindre la gauche tout entière. Un double piège qui pourrait être fatal en 2027.

 

Enfin, notons une grave entorse à la démocratie, la non invitation des représentants du PCF dans les médias publics dimanche alors que dès le 1er tour les candidats communistes avaient conquis 250 villes. Et au second, la moisson s'est élargie avec les têtes de liste PCF très souvent victorieux.

 

Principal succès : Nîmes, avec Vincent Bouget. Forte de ses 150 000 habitants, Nîmes devient la première ville communiste de France, devant Montreuil, et deuxième ville communiste d’Europe derrière Graz en Autriche. Cette victoire est d’abord le fruit d’une plus forte participation avec une hausse de 6 à 7 points par rapport au 1er tour. En banlieue parisienne, les communistes conservent, Villejuif, Ivry, Vitry-sur-Seine, Gentilly, Stains, Malakoff, Nanterre, Noisy-le-sec ou Sevran.  Amandine Demore est réélue à Echirolles. À Aubagne, le candidat soutenu par les communistes, Jean-Pierre Squillari, arrache la victoire. Gaby Charroux, maire de Martigues, est réélu ainsi qu'Edith Pugnet, dans les Pyrénnées Orientales, à la tête de Cabestany.

 

Ainsi le Parti Communiste reste le troisième parti en France en nombre d'élus-es municipaux derrière la droite et le PS. Le RN et les insoumis venant très loin derrière ! Cela est totalement ignoré des médias publics et constitue un vrai scandale. On a vraiment besoin de reconquérir le droit à l'information totalement subtilisé par les milliardaires propriétaires des chaînes et radios d'info ! 

 

 

 

https://fdgpierrebe.over-blog.com/2026/03/municipales-2026-le-pcf-reste-la-troisieme-force-politique-en-france.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Commenter cet article