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par Bruno Bertez
Le 9 juillet 2026 restera dans l’histoire comme le jour où le Parlement européen a été humilié par ses propres dirigeants.
Chat Control — ce projet de surveillance de masse qui oblige les messageries à scanner toutes les conversations privées, y compris chiffrées de bout en bout — avait été rejeté. 314 députés contre, 276 pour. Majorité claire. Le texte était mort. Il avait même expiré légalement le 3 avril.
Et pourtant, il est revenu d’entre les morts.
Comment ?
Par une manœuvre procédurale abjecte, ourdie dans l’ombre par Roberta Metsola, Manfred Weber et Ursula von der Leyen.
Ils ont déclenché une procédure d’urgence juste avant les vacances parlementaires, supprimé tout vrai débat, et surtout retourné les règles du jeu : pour rejeter le texte, il fallait désormais une majorité absolue de 361 voix sur 720. Résultat : 314 députés ont voté contre… mais ça n’a pas suffi. Les absents ont compté comme des «oui» automatiques. La démocratie a été retournée comme un gant.
C’est cela, la «démocratie à l’allemande».
C’est tout simplement du coup d’État procédural à visage découvert. La vie privée sacrifiée sur l’autel de la «protection des enfants».
On nous serine depuis des mois que Chat Control est indispensable pour lutter contre la pédopornographie. Mensonge éhonté. Ce texte permet — et c’est écrit noir sur blanc — le scannage systématique et automatisé de TOUTES les communications privées des 450 millions de citoyens européens. WhatsApp, Signal, Telegram, iMessage, Proton Mail… tout.
Briser le chiffrement de bout en bout, c’est détruire la confidentialité elle-même. C’est transformer chaque smartphone en mouchard permanent au service de Bruxelles et de ses algorithmes.
Et ne venez pas nous dire «mais seulement pour les suspects». C’est un scannage de masse préalable, comme dans les pires régimes de surveillance.
George Orwell n’aurait pas osé imaginer mieux : 1984 version 2026, made in EU.
La démocratie est vidée de toute substance, déjà on ne peut plus financer une révolte ou un résistance grâce au suivi des fonds et à la monnaie personnalisée. !
Ce qui s’est passé à Strasbourg n’est pas une «erreur procédurale». C’est la preuve éclatante que l’Union européenne n’est plus une démocratie, même formelle.
Quand une majorité de députés rejette un texte et que ce texte passe quand même grâce à un tour de passe-passe bureaucratique, on n’est plus dans la démocratie représentative. On est dans la post-démocratie autoritaire.
Ursula von der Leyen et sa clique n’ont même plus besoin de cacher leur mépris pour les peuples et pour leurs propres élus. Ils agissent au grand jour : procédure d’urgence bidon, inversion des règles de vote, passage en force avant les vacances… tout est bon pour imposer leur volonté.
Et pendant ce temps, les médias mainstream font le silence radio. Parce que critiquer Bruxelles, c’est encore plus tabou que de critiquer Washington ou Pékin.
Ce n’est que le début !
Chat Control 1.0 est passé. Il sera en vigueur jusqu’en 2028 au moins. Mais les promoteurs de la surveillance n’ont aucune intention de s’arrêter là. C’est la boiling frog. Ils ont déjà annoncé Chat Control 2.0 : obligatoire et systématique. Trois ans de calme apparent pour faire passer la pilule, puis l’étape suivante : le contrôle total des communications. Demain, ce sera les réseaux sociaux. Après-demain, les recherches internet. Après, vos conversations vocales. Le but n’est plus de «protéger les enfants». Le but est de contrôler la population.
Point.
Il est temps de dire NON
Les Suisses ont un outil que les Européens n’ont plus : le référendum. Une loi comme Chat Control y serait balayée en quelques semaines par le peuple.
En Europe, on nous a volé ce pouvoir. On nous a promis une Union «des peuples», on nous a donné une technostructure arrogante qui se moque ouvertement de nos droits fondamentaux.
La vie privée n’est pas un luxe. C’est le dernier rempart contre la tyrannie.
Quand l’État (ou l’UE) peut lire toutes vos conversations, suivre tous vos mouvements financiers ; il n’y a plus de liberté de pensée, plus de liberté d’opinion, plus de liberté d’association, plus de liberté tout court. Ce qui s’est passé à Strasbourg n’est pas un simple vote truqué. C’est une déclaration de guerre à la vie privée et à la démocratie.
L’histoire jugera sévèrement ceux qui ont permis cela. Et les peuples, un jour, leur rendront la monnaie de leur pièce.
source : Bruno Bertez
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