Discours prononcé par Miguel Mario Diaz-Canel Bermudez, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République, lors de la cérémonie centrale pour le 73e anniversaire de l’attaque des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, laquelle s’est tenue dans la province de Pinar del Rio, le 26 juillet 2026, « Année du centenaire du commandant en chef Fidel Castro Ruz »
Auteur: Miguel Díaz Canel Bermudez | internet@granma.cu
31 juillet 2026 10:07:17
Photo: José Manuel Correa
Traduction de la version sténographique - Présidence de la République)
• Compañeras et compañeros de la présidence,
Chers habitants de Pinar del Rio,
Amis de la solidarité,
Aux premières heures de cette matinée, j’ai reçu un appel du général d’armée Raul Castro Ruz, leader de notre Révolution, qui m’a demandé de vous transmettre le message suivant :
« Chers habitants de Pinar del Rio, recevez en ce 26 juillet mon affection et ma reconnaissance pour avoir remporté grâce à vos efforts, à votre dévouement à la cause révolutionnaire et à votre travail créatif, le grand honneur d’accueillir la cérémonie centrale pour le 73e anniversaire de l’attaque contre les casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, Journée de la Rébellion nationale.
« Une forte accolade à tous,
Raul Castro Ruz. » (Applaudissements).
Compatriotes,
Cuba mène aujourd’hui une bataille historique : une nouvelle Moncada ! Comme la Génération du Centenaire qui se lança avec de simples fusils contre les murs de deux casernes de la dictature de Batista il y a 73 ans, les générations actuelles s’attaquent aux murs d’une politique génocidaire qui a pour but d’asphyxier le peuple tout entier afin de s’approprier le pays. Ils auront beau dire que l’assaut contre les casernes de Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, en 1953, fut un échec ; nous leur rappellerons que cette action alluma le petit moteur qui mit en marche la grande machine de la Révolution cubaine.
Ce sont les paroles de Fidel, qui nous a appris, depuis lors, à chercher la victoire, en prenant appui y compris sur les plus grands revers. Et dans son plaidoyer historique d’autodéfense, il expliqua pourquoi, en affirmant : « Il y a une raison qui nous assiste plus puissante que toutes les autres : nous sommes Cubains, et être Cubain implique un devoir, ne pas le remplir est un crime et constitue une trahison. »
C’est pourquoi nous nous battons farouchement et avec obstination pour défendre notre souveraineté et notre droit de choisir librement la manière de nous gouverner, avec la même passion avec laquelle José Marti s’efforça de conquérir toute la justice.
En mémoire de tous, je tiens à souligner que c’est le premier 26 juillet depuis le triomphe de 1959 où le commandant de la Révolution Ramiro Valdés Menéndez (Applaudissements), héros de cet exploit et de tous ceux que le peuple cubain a livrés depuis lors, ne nous accompagne pas.
Gloire éternelle au combattant de la Moncada ! (Cris de « Gloire ! »), au membre de l’expédition, à l’envahisseur, au forgeron de combattants pour la sécurité de la Patrie, au conseiller et guide, à l’homme engagé aux côtés des pauvres de la Terre, qui a travaillé jusqu’à son dernier souffle, convaincu tout comme son Commandant en chef que toute la gloire du monde tient dans un grain de maïs ! (Applaudissements.)
Compañeras et compañeros,
Nous célébrons la Journée de la Rébellion nationale sur les terres de Vuelta Abajo en raison des résultats déjà soulignés et reconnus, mais je dirais que, en des temps comme ceux que nous vivons, ce ne sont pas seulement des réussites, ce sont des preuves d’héroïsme quotidien.
Un seul chiffre suffirait à illustrer ce que je dis : le taux de mortalité infantile de 4,8 pour 1 000 naissances vivantes et le taux de zéro décès maternel, au milieu de coupures de courant et de pénuries de toutes sortes, cela s’appelle l’héroïsme !
Comme l’a reconnu le Bureau politique, Pinar del Rio affiche des résultats dans l’accomplissement des principales tâches dans les sphères politique, économique et sociale, avec le protagonisme des travailleurs de la production et des services, des paysans, des intellectuels, des jeunes et d’autres secteurs de la société.
La province accorde la priorité au respect du Programme économique et social du gouvernement, du Plan économique et du budget de l’État, avec des impacts sur les revenus en devises provenant des exportations. Il s’agit d’une province excédentaire, où le nombre d’entreprises ayant des pertes est en diminution.
Je mettrais également en avant, à titre d’exemple pour d’autres provinces, le travail constant qui lui a permis de promouvoir la production alimentaire, en étroite collaboration avec les producteurs et l’agilité dans le processus de cession des terres en usufruit, une question de priorité vitale aujourd’hui.
Il va de soi qu’il est indispensable de parler de la production de tabac, symbole du territoire et d’un produit exportable d’une valeur extraordinaire, ainsi que des productions de l’industrie alimentaire avec de nouveaux enchaînements productifs avec des entreprises de gestion non étatique.
En science et en innovation, l’Université de Pinar del Rio Hermanos Saiz Montes de Oca privilégie le développement territorial, ce qui constitue une référence pour le reste du pays.
Surmontant toutes les adversités imaginables, dans cette région aux riches traditions littéraires et artistiques, berceau de Luis et Sergio Saiz Montes de Oca, Pedro Junco et Nersys Felipe, la flamme de la culture s’est maintenue vivante et à un niveau élevé.
Le travail remarquable en faveur de la protection du patrimoine, le travail soutenu d’extension culturelle dans les communautés et les résultats obtenus l’année dernière dans l’enseignement artistique témoignent avec éloquence de l’effort conjoint des institutions et des créateurs de Pinar del Rio pour défendre leur culture, leur identité et maintenir les services culturels au peuple.
La province, avec ses municipalités et ses entités, a mis en place un système de travail qui a permis un lien plus étroit entre les structures du Parti et du Gouvernement avec les communautés, en particulier celles en situation de plus grande vulnérabilité. Nous l’avons constaté lors de nos visites répétées dans cette noble terre.
Toutes nos félicitations, Pinar del Rio, pour l’héroïsme et les résultats obtenus ! (Applaudissements.)
Nous saluons également Villa Clara et Matanzas, des provinces qui se sont distinguées, et nous reconnaissons les résultats de Guantanamo et Sancti Spiritus.
Nous les exhortons à rester à l’avant-garde et à continuer d’être un exemple de tout ce que l’on peut faire et changer pour améliorer les très difficiles conditions de vie actuelles.
Compatriotes,
Les adversaires historiques de la nation cubaine, enivrés par l’avancée de la droite et de l’extrême droite dans la région et faisant preuve d’une confiance aveugle dans le pouvoir de l’argent pour acheter des consciences et soumettre des volontés, lancent chaque jour une menace contre la Révolution et chaque semaine annoncent un nouveau châtiment pour les entreprises et les fonctionnaires cubains, y compris pour ceux qui, qu’ils soient Cubains ou étrangers, osent envoyer un navire pétrolier ou investir à Cuba.
Les dernières sanctions battent le record de l’infamie en ciblant les responsables de la Santé publique et les services médicaux cubains. Je me demande sous quel argument absurde on peut pointer du doigt des professionnels dont la performance dans des lieux reculés, face à des situations de danger, de catastrophes naturelles et de maladies contagieuses est reconnue comme d’excellence par des gouvernements aux convictions politiques les plus diverses.
Les responsables du département d’État, experts en rédaction de sanctions, élaboration de listes et invention de prétextes, sont une version moderne des rédacteurs d’édits et des bandes militaires qui se firent tellement craindre et haïr à l’époque sombre du Moyen Âge ou lors des occupations nazies pendant la Seconde Guerre mondiale. Comme si le reste du monde était leur colonie, ils ordonnent comment les choses doivent se faire sous menace de punition ou d’agression.
Ils ont déclaré une guerre mondiale contre la gauche et qualifié Cuba de capitale du communisme au 21e siècle. Selon la philosophie de ce nouveau mandat, dans le pays des prétendues libertés, il est interdit de protester contre les politiques de l’État qui appauvrissent la majorité de la population, tandis que les élites du pouvoir s’enrichissent de manière obscène.
En accusant Cuba, ils ne cherchent pas seulement un bouc émissaire, un agent extérieur, ils cherchent aussi quelqu’un à blâmer pour la protestation des secteurs les plus durement touchés par une économie qui rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres jusqu’à des limites insoutenables.
Ils criminalisent les manifestations sans en analyser les causes et, de façon opportuniste, ils cherchent une nouvelle excuse pour soutenir leur politique génocidaire contre Cuba. Une politique condamnée par le monde.
Laissez Cuba vivre en paix ! Et aussi les plus nobles des Étasuniens qui, de tout temps, ont lutté pour les droits humains des autres peuples, sans attendre de reconnaissance et en faisant face souvent à la persécution, à l’emprisonnement et à des risques pour leur vie.
Cuba n’est pas une menace, ni pour les États-Unis ni pour aucun autre pays sur terre ! Nous sommes un peuple noble, qui sauve des vies là où d’autres détruisent, qui envoie médecins et enseignants là où d’autres envoient des bombes, nous formons des professionnels hautement qualifiés issus de divers pays, dans des projets de coopération soutenus au milieu des plus grandes pénuries !
En ces jours de fin de d’année scolaire, tendus et difficiles comme seul ce peuple le sait, les universités cubaines ont diplômé 30 185 jeunes professionnels, dont 735 issus de 62 pays. Et un chiffre que nous sommes honorés de montrer : vingt-trois nouveaux médecins palestiniens et cinq Étasuniens. C’est cela qu’ils appellent terrorisme, c’est cela qu’ils appellent menace ! (Applaudissements.)
Tout ce que fait Cuba, tout ce que la Révolution cubaine peut montrer en programmes et en actes, constitue une histoire solide de 67 ans de défense infatigable de sa souveraineté, de sa solidarité et de sa coopération internationale au profit de la vie, de la santé, de l’éducation et de la science.
La seule menace pour la sécurité dans la région, la menace réelle et véritable contre la paix mondiale et contre la vie humaine, c’est la politique d’agression qui provoque la famine, l’appauvrissement, la migration désordonnée, le chaos, l’instabilité et des dizaines de milliers de morts à travers le monde.
Cuba n’est ni la première ni la dernière victime de ce type de guerre qui bloque, asphyxie et cherche l’explosion sociale dans le seul but d’imposer des gouvernements soumis aux intérêts impériaux.
C’est pourquoi, depuis cette tribune, je dénonce le fait que Cuba est victime d’un génocide froidement calculé !
Le gouvernement des États-Unis a consciemment conçu et mis en œuvre une politique d’asphyxie économique maximale contre le peuple cubain. Il a intensifié sa politique de six décennies de blocus, en imposant un siège énergétique et financier, provoquant une profonde crise dans le Système électro-énergétique, ce qui se traduit par des coupures de courant de plus d’une journée, la paralysie des industries et des affectations à des dizaines de milliers de travailleurs.
La souffrance immense des familles cubaines est confirmée par les statistiques : des décès causés par le manque de médicaments que le pays a produits et livrés gratuitement ou à des prix subventionnés pendant des décennies et qu’aujourd’hui il ne parvient pas à garantir ; plus de 100 000 interventions chirurgicales qui ne peuvent pas être planifiées ou exécutées, car il est impossible de protéger les hôpitaux des coupures de courant imprévues dues aux pannes déjà fréquentes du Système national d’électro-énergétique et au manque de carburant pour les générateurs de soutien ; plus de 118 000 patients atteints de cancer, dont 1 200 enfants ne peuvent plus recevoir des traitements de première ligne et doivent suivre des traitements alternatifs de deuxième et troisième ligne ; et ce qui est tout aussi douloureux, voire plus, c’est que le taux de mortalité infantile est passé à 9,3 pour 1 000 naissances vivantes, contre 4 ou 5 les années précédentes. Dans ces chiffres figurent les visages des enfants qui n’ont pas vu le jour, conséquence directe du blocus et de sa condition génocidaire !
Les mesures coercitives unilatérales – des « sanctions » comme les appellent les États-Unis, dont le gouvernement estime avoir le droit de sanctionner le reste de la planète – sont condamnées chaque année par l’Assemblée générale des Nations unies pour être contraires au droit international. Il est illégal et criminel de martyriser un peuple juste pour le pousser à se rebeller contre son gouvernement, cela ne peut même pas être qualifié d’outil de politique étrangère.
Le blocus est une arme de guerre qui cause des morts. Face à leur condamnation internationale et à la solidarité honorable et croissante des peuples que nous recevons, les nouveaux faucons à la tête du département d’État étasunien ont publié un rapport calomnieux sur l’influence subversive présumée de Cuba contre ce pays. Comme l’affirme la Déclaration de notre ministère des Relations extérieures, il s’agit d’un médiocre pamphlet de propagande, qui cherche, à travers la construction de légendes accusatrices, à fabriquer un consensus en vue d’une éventuelle agression militaire.
Nous dénonçons le fait que ceux qui ont conçu cette politique d’asphyxie, ceux qui la mettent en œuvre et la soutiennent, sont responsables de la souffrance du peuple cubain ! Ils sont responsables des décès causés par le manque d’accès à des biens essentiels ! Ils sont responsables de la famine qu’ils comptent imposer et l’Histoire ne leur pardonnera pas !
Nous dénonçons également ceux qui restent silencieux et qui tolèrent les excès de l’extrême droite fasciste étasunienne qui s’est enhardie, qui ment, vole, tue et prétend de se présenter comme le Dieu de toutes les destinées.
Le blocus des États ne fonctionne que grâce à la complicité de ceux qui craignent plus le pouvoir de Washington que le jugement de l’Histoire. Ceci est un nouvel appel à la conscience du monde : ne devenez pas complices d’un nouveau génocide !
Chaque fois qu’une partie du monde se tait face à l’agression contre Cuba, le droit international s’affaiblit. Chaque fois qu’un gouvernement accepte les sanctions illégitimes des États-Unis, le principe de non-intervention se détériore. Chaque fois qu’une entreprise subit des pressions pour abandonner ses investissements à Cuba et que d’autres ne décident pas à investir par crainte de représailles, la dictature économique d’une seule puissance se renforce.
Avant, ce fut Gaza, le Liban, l’Iran, aujourd’hui c’est Cuba. Demain, cela pourrait être n’importe quelle autre nation.
N’oublions pas que la solidarité qui s’est enfin levée en faveur de Gaza dans le monde est arrivée trop tard pour plus de 70 000 Palestiniens, dont environ 21 000 enfants, dont les cendres font partie des horribles montagnes de décombres de cette bande de terre martyrisée par les génocidaires sionistes.
C’est pourquoi je dis aujourd’hui que défendre Cuba contre la cruauté de ses bourreaux ne saurait attendre !
Défendre Cuba avec force et urgence, c’est couper l’avancée des idées suprémacistes, racistes, xénophobes, élitistes, excluantes, ennemies de la vraie liberté et de l’émancipation humaine !
Défendre Cuba, c’est lutter contre le colonialisme du 21e siècle, contre l’hégémonisme, contre la prétention qu’un seul pays décide de la destinée de tous ! Il n’y a pas de nations supérieures ou inférieures. Le monde divisé entre empereurs et sujets a été vaincu après des siècles de lutte et ne peut pas revenir.
Contre les intentions de ramener l’Humanité à l’obscurité la plus sombre de son passé, des forces et des voix s’élèvent dans le monde.
Cuba connaît, reconnaît et embrasse les peuples et les gouvernements, y compris les représentants de plus noble peuple étasunien, qui risquent tout pour apporter leur lot de solidarité et de soutien à l’Île.
Aux femmes et aux hommes comme ceux de la flottille Open Arms et du convoi Notre Amérique, aux mouvements sociaux d’Amérique latine et des Caraïbes qui ont maintenu leur solidarité avec Cuba malgré la pression de Washington.
Aux organisations de défense des droits humains qui dénoncent les crimes du blocus devant les forums internationaux.
Aux groupes parlementaires et aux législateurs de divers pays qui œuvrent avec ténacité pour condamner les sanctions illégitimes.
Aux organisations de la société civile européenne qui ont maintenu des liens avec Cuba malgré les menaces.
Aux mouvements sociaux, pacifistes et anti-impérialistes à travers le monde, qui comprennent que la lutte contre l’hégémonisme est la lutte pour la paix, et aux groupes de pays du Sud global qui partagent la conviction que la souveraineté est non négociable.
Un merci tout particulier à tous les gouvernements qui ont voté en faveur de la résolution cubaine contre le blocus et le siège énergétique à l’Assemblée générale des Nations Unies, malgré les pressions insultantes du gouvernement des États-Unis.
Un remerciement spécial aux groupes de solidarité avec Cuba qui nous rendent visite et qui sont présents à cette cérémonie : Pasteurs pour la Paix ; Carlota’s Warriors, de New York ; l’association de solidarité avec Cuba d’Autriche ; l’association culturelle José Marti de Miami, et le projet Pacemaker (Applaudissements). Votre présence est un témoignage vivant que nous ne sommes pas seuls.
Votre présence ici aujourd’hui est un acte de courage, car défendre Cuba en temps de pression maximale signifie prendre des risques, faire face à des critiques, mettre en évidence l’hypocrisie de ceux qui prêchent les droits humains, mais se taisent face aux crimes de génocide.
Nous vous remercions pour votre solidarité ! Nous vous remercions pour votre courage ! Nous vous remercions pour votre engagement envers la justice !
Comme lors de petit matin du 26 juillet, tous les jours, nous prenons d’assaut la dure vie quotidienne pour écrire l’histoire de cette époque.
Au milieu de difficultés aussi grandes, que faisons-nous ? Nous travaillons, nous créons, nous innovons. Dans tous les secteurs productifs, ouvriers, paysans, scientifiques, intellectuels, artistes et étudiants innovent, contribuent, modifient des technologies pour continuer à produire et apportent leur contribution pour continuer à nous éclairer, même au minimum, tandis que nos adversaires dépassent leur propre perversité en essayant de nous laisser sans lumière, sans eau, sans énergie et sans espoir.
Notre réponse à l’asphyxie est l’inventivité, la créativité et, même si cela les dérange, c’est également la joie du peuple cubain ! (Applaudissements.)
La réponse au blocus, c’est l’effort intelligent et efficient. La réponse aux tentatives, jamais abandonnées, de nous isoler et de nous diviser, c’est l’unité.
« L’unité est notre principale arme stratégique », nous a dit le général d’armée Raul Castro Ruz, à l’occasion de l’anniversaire d’une nouvelle année de la Révolution, en janvier 2024, et il nous a demandé de prendre soin d’elle plus que la prunelle de nos yeux.
L’unité ne signifie pas uniformité. Cela signifie que malgré les différences de style, de dynamiques et de manière d’affronter les défis, nous partageons tous le même objectif : que Cuba soit un pays socialiste, souverain, indépendant, digne et enfin prospère, sans laisser personne de côté. Tout ce qui irait à l’encontre de cet objectif priverait la Révolution de sens, car chaque fois que l’unité s’est fracturée dans la longue histoire des luttes en tant que peuple, la Révolution s’est perdue.
Compatriotes,
La créativité et l’effort à eux seuls, aussi héroïques soient-ils, ne suffisent pas à démanteler les structures de l’encerclement. Cette conviction fait de la mise en œuvre des transformations économiques et sociales en cours une priorité stratégique. Ce sont des changements profonds et nécessaires, qui sont proposés et débattus depuis plusieurs années.
Nous avons entrepris un processus de réorganisation macroéconomique et nous promouvons toutes les formes de gestion, en stimulant les ouvriers et les paysans, et en ouvrant des espaces pour l’investissement responsable, toujours sous le principe sacré que les changements ne peuvent pas négliger la justice sociale. C’est la bataille économique et sociale de cette génération.
La mission est très complexe et minée de risques, que nous avons la responsabilité de minimiser pour ceux qui font face à des situations de vulnérabilité.
L’audace que nous a léguée la Moncada nous oblige à ne pas craindre le changement, mais au nom de l’idéal suprême de ceux qui sont morts au combat à l’époque et de ceux qui ont tout donné au fil des années, les transformations économiques doivent être guidées par un principe fondamental : le plus haut degré de justice sociale.
Nous réaffirmons que Cuba est et sera un pays souverain, que personne, en aucune circonstance, n’a le droit de décider pour nous, que les décisions économiques, politiques et sociales sont et seront nôtres !
Cette année 2026 a une signification particulière, et pas seulement pour les Cubains, l’Année du Centenaire du Commandant en chef Fidel Castro Ruz a des résonances universelles.
Très bientôt, des amis révolutionnaires des cinq continents commenceront à arriver dans notre pays. Avec leurs propres ressources et prêts à partager les difficultés de la situation complexe et difficile que nous vivons, ils ont souhaité participer au Colloque et à d’autres événements et activités pour célébrer le centenaire de Fidel.
Ce seront des jours pour analyser et débattre des idées de son héritage extraordinaire, pour évaluer la situation internationale et nationale, ainsi que le rôle et la place de la Révolution cubaine dans l’un des moments les plus difficiles de son Histoire, et ce sera aussi l’occasion de nous tester dans l’étude et l’exercice de la pratique révolutionnaire que nous a léguée le Commandant en chef.
En l’année de son centenaire, nous, Cubains, sommes appelés à honorer sa mémoire par des mots, mais aussi par des actes : par le travail, l’unité, la dignité et la lucidité et la détermination nécessaires pour appliquer dans les plus brefs délais les transformations que le moment et la nation exigent de nous.
Je voudrais maintenant m’adresser aux jeunes Cubains d’une manière particulière. Vous êtes le présent et l’avenir. Considérez-vous comme les héritiers du courage d’Abel Santamaria, de Melba, d’Haydée et de toute cette génération : celle du Centenaire de Marti. Vous êtes les jeunes du Centenaire de Fidel ! Vous êtes appelés à diriger ce moment depuis chaque quartier et chaque recoin de cette île. Participez et transformez pour le bien de tous, comme cela si fit un jour en pensant à votre bien (Applaudissements).
José Marti, auteur intellectuel des actions que nous commémorons aujourd’hui, a déclaré : un peuple n’a besoin que d’une seule force : ne pas se méfier de sa force.
Compatriotes,
L’appel d’aujourd’hui est à l’action, à ne pas attendre, à ne pas se plaindre, à ne pas se conformer, à penser comme un pays, à chercher des alternatives avec audace et créativité, à prendre soin de chaque ressource comme si c’était la dernière, à produire, à remplacer les importations, à développer notre potentiel. À faire confiance en nos propres forces ! Que chaque Cubain, sur son lieu de travail, dans son champ, dans son atelier, dans son école, dans son quartier soit et se sente le protagoniste de la transformation que nous devons réaliser pour surmonter ce moment.
L’appel d’aujourd’hui est à l’espoir !
Comme en ce matin de la Santa Ana, nous faisons face à d’énormes défis avec la même force, le même optimisme et la conviction inébranlable de la victoire.
Nous, Cubains d’aujourd’hui, sommes aussi vainqueurs de l’impossible, et en ce 26 juillet, nous réaffirmons notre engagement envers la Patrie, envers la Révolution, envers les conquêtes du socialisme et envers la tâche de construire une économie impitoyablement meurtrie par quatre siècles de colonialisme, six décennies de néocolonialisme et six décennies supplémentaires de blocus jusqu’à devenir un plan génocidaire.
Que chaque aube nous trouve de plain-pied dans la lutte !
Vive le 26 juillet ! (Cris de « Vive ! »)
Vive la Rébellion nationale ! (Cris de « Vive ! »)
Vive Cuba, souveraine et indépendante ! (Cris de « Vive ! »)
Vive la solidarité internationale avec Cuba ! (Cris de « Vive ! »)
Le socialisme ou la mort !
Patria o muerte !
Venceremos !
(Ovations) •
source : https://fr.granma.cu/cuba/2026-07-31/que-chaque-aube-nous-trouve-de-plain-pied-dans-la-lutte
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