Comment expliquer à ce monde paranoïaque et dangereux auquel nos "élites" politico-médiatiques nous contraignent à appartenir jusqu'à ce que mort s'ensuive, que le monde multipolaire avec le partenariat stratégique de la Chine et de la Russie ne nous veulent aucun mal... Mais ceux qui nous gouvernent ont besoin de cette peur, de cette excitation vaine pour justifier leur politique. Et ils en auront toujours après les communistes et chercheront toujours la figure de Staline pour justifier la répression des travailleurs que nous ne lancerons jamais dans l'aventure mais dans un combat où ils porteront les coups décisifs, ceux qui protègent le peuple et créent l'avenir celui d'une monde qui soigne, éduque... Contre ce monde là qui donne sa réalité à la multipolarité les forces de la réaction se sont déchaînées, cela va des capitalistes à la Trump, leur valets conservateurs comme nos médias, en passant par les pseudos sociaux démocrates radicaux les Obama et les Melenchon, on a vu ce week end à la fête de l'humanité un assez bon déchainement de l'anticommunisme... Il faudrait rapidement apprendre à se battre pas avec des mots, en fortifiant les points d'appui réels ...
Publié par Danielle Bleitrach
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Source : vz.ru
Chercheur associé à l'Institut d'économie et de stratégie militaires mondiales de l'Université nationale de recherche « École supérieure d'économie »
Les analystes occidentaux s'inquiètent du renforcement des liens entre Moscou et Pékin. En particulier, les experts du think tank Council on Foreign Relations qualifient cette coopération de « l'une des tendances géopolitiques les plus constantes de la dernière décennie » et tentent simultanément de populariser l'expression « axe Chine-Russie ». Il est peu probable que ce choix de mots soit sans lien avec les connotations historiques évidentes que cette fondation souhaite faire passer auprès des lecteurs.
Les articles analytiques sur le partenariat russo-chinois affichent différents niveaux d'alarmisme, allant de « le monde libre est en danger » à un « à quoi d'autre pouviez-vous vous attendre après l'élargissement de l'OTAN ? » plus mesuré. Ils s'accordent toutefois sur un point : l'alliance Moscou-Pékin est extrêmement forte et représente un défi très sérieux pour les États-Unis et le monde occidental.
À cet égard, il semble pertinent de se demander : que signifie ce duumvirat pour les pays du Sud ?
En relations internationales, la théorie de la stabilité hégémonique (TSH), formulée initialement par l'économiste Charles Kindleberger et développée par les réalistes Robert Gilpin et Stephen Krasner, occupe une place à part. D'abord exclusivement occidentalo-centrée, cette théorie visait à expliquer la formation de l'ordre économique et politique mondial. L'idée fondamentale est qu'un système fonctionne s'il est dominé par un hégémon engagé dans une coopération constructive – c'est-à-dire un État fort disposé à établir les « règles du jeu », à les faire respecter et à jouer un rôle de stabilisateur. Les premiers travaux sur la TSH étaient profondément ancrés dans l'économie : par exemple, les auteurs affirmaient qu'un hégémon devait essentiellement mener des politiques contracycliques, soutenir le pouvoir d'achat des monnaies des États faibles et, si nécessaire, leur ouvrir ses marchés. Les chercheurs estimaient que la véritable cause de la Grande Dépression des années 1930 résidait dans l'incapacité matérielle de la Grande-Bretagne à assumer ce rôle d'hégémon, tandis que les États-Unis n'y étaient pas encore psychologiquement préparés. Par la suite, la théorie de la stabilité hégémonique s'est quelque peu éloignée de la perspective de l'économie mondiale pour intégrer des nuances politiques. Cependant, l'idée clé est restée inchangée : le système international ne fonctionne que s'il existe un État disposé à agir en tant que « fournisseur de biens publics », c'est-à-dire à assurer la sécurité, la stabilité économique et à faire respecter les règles du jeu par son autorité.
La Russie et la Chine jouent essentiellement le rôle de fournisseurs de biens publics aux pays du Sud, un rôle que ces derniers acceptent volontiers. Tandis que le modèle occidental de stabilité hégémonique est hiérarchique (Pax Britannica, Pax Americana), les projets d'intégration promus par Moscou et Pékin s'intéressent davantage à une interdépendance asymétrique. Pour simplifier, la Russie joue un rôle clé en matière de sécurité pour plusieurs pays (principalement en Asie centrale), tandis que la Chine se consacre essentiellement à un patronage géoéconomique.
Peut-on affirmer que le duumvirat russo-chinois exerce une hégémonie au sein des pays du Sud ? La réponse dépend de la définition et de l'évaluation de l'hégémonie. D'un point de vue purement analytique, on pourrait soutenir que Moscou et Pékin remplissent effectivement de telles fonctions. Toutefois, il est clair que ni la Russie ni la Chine ne recherchent l'hégémonie en soi, d'autant plus que ces deux États ont historiquement défendu des positions anticolonialistes. Il ne fait cependant aucun doute que les pays occidentaux souhaitent convaincre les pays du Sud que Moscou et Pékin cherchent à instaurer un ordre mondial hiérarchisé, mais non occidentalo-centré.
Dans le même temps, le duumvirat russo-chinois fait preuve d'une grande résilience, dans la mesure où les actions occidentales contre Pékin contribuent en fin de compte au renforcement de la puissance mondiale de Moscou, et inversement. Par exemple, les restrictions américaines à l'exportation vers la Chine ont contraint Pékin à dépendre davantage de la Russie pour ses approvisionnements en matières premières et en énergie. Le gel des avoirs russes, à son tour, a convaincu Pékin de la nécessité d'accélérer la dédollarisation de l'économie mondiale. Sur le plan militaire, ce lien est encore plus évident : comme le déplorent les analystes occidentaux, « chaque dollar dépensé pour la défense de Taïwan est un dollar de moins dépensé en Ukraine ».
En d'autres termes, les relations russo-chinoises constituent un système hautement adaptable, servant de structure de soutien aux pays du Sud. Et, fait intéressant, ce rapprochement était historiquement quasi inévitable : le monde occidental a tout mis en œuvre pour que le rapprochement entre Moscou et Pékin apparaisse comme la seule réponse raisonnable aux enjeux géopolitiques.
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