Aux lecteurs fidèles de Vendémiaire !
Histoire de rafraîchir les idées en ces temps de canicule, voici un petit jeu-concours de l'été, dont le gagnant sera ipso facto décoré de l'Ordre du Libéralisme à Visage Humain. Il s'agit d'une déclaration ( absolument authentique) prononcée par un homme politique célèbre dont il vous revient de trouver l'identité.
Voici d'abord le texte de cette déclaration:
" L'exigence d'une prospérité véritable de l'économie internationale, en liaison avec l'augmentation du commerce et des échanges, présuppose la remise en ordre des économies intérieures, c'est-à-dire des productions au sein des divers Etats. Mais pour faciliter l'échange de ces productions, il faut en venir à une réorganisation des marchés et à un règlement définitif des monnaies, afin de déblayer peu à peu les obstacles qui s'opposent à la liberté du commerce."
Qui a prononcé ces paroles?
Propositions de réponse: 1) Barak Obama 2) Angela Merkel 3) François Hollande 4) Mario Braghi, président de la BCE.
Chers lecteurs, donnez vous le temps de réfléchir ( les sans-opinions sont admis).
Mais pour vous permettre de bien savourer votre pastis du soir, à la fraîche, voici la réponse. Ce texte est une allocution du Chancelier Adolf Hitler, datée du 6 octobre 1939 et extraite de l'Almanach du Trait d'Union de 1941, dont une page d'ailleurs est reproduite dans les "Lettres de captivité" éd. "L'Ours blanc" , imprimé et distribué (gratuitement bien sûr) par les autorités allemandes à tous les prisonniers de guerre français détenus alors en Allemagne.
Ce "jeu" peut apparaître dans l'immédiat comme une grossière provocation - mais à tort ! Il n'est évidemment pas question un instant de suggérer la moindre analogie entre les personnages concernés ou la moindre identité entre les régimes dont ils ont ou avaient la direction: ce serait stupide. Mais ce qui est très questionnant, en l'occurence, c'est la pérennité, à 70 ans de distance, de la même phraséologie et, surtout, des intérêts des puissances économiques au pouvoir en 1939 et aujourd'hui. Etonnant, non ? ( comme l'a si souvent dit Pierre Desproges).
Vincent Ferrier
18 août 2012