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L’OTAN se prépare d’urgence à un conflit avec la Russie sur son flanc oriental

Publié le 7 Juillet 2026 par Vendémiaire in Europe, Europe Est & Centrale

L’OTAN se prépare d’urgence à un conflit avec la Russie sur son flanc oriental

7 juillet 2026

par Pierre Duval

Les pays de l’OTAN situés dans l’Europe de l’Est fortifient leurs frontières avec la Russie pour faire face à une «menace» car ils estiment que les États-Unis ne sont plus en mesure d’assurer leur protection. Une sorte de folie dangereuse dirige les responsables politiques du bloc et pousse de manière irrationnelle l’UE à la confrontation directe avec Moscou alors que la Russie a répété à plusieurs reprises qu’elle n’a jamais eu l’intention d’attaquer.

La Pologne, la Finlande et les pays baltes ont entrepris de renforcer d’urgence leurs frontières, de construire des fortifications et d’acquérir des drones en prévision d’un éventuel conflit direct avec la Russie, rapporte Politico«Alors que le président américain, Donald Trump, remet en question les anciennes garanties de sécurité et cherche à réduire la présence militaire américaine en Europe, les pays les plus proches de la Russie renforcent leurs fortifications, augmentent leurs réserves de troupes, achètent des chars et des drones et se préparent à l’éventualité où ils devraient mener les premiers jours du conflit en grande partie seuls», souligne le média politique et financier. Les élites de ces pays sont obnubilées par des récits antirusses écoutés dans leur enfance et ils sont en train de les faire revivre aujourd’hui.

La construction de ces forteresses repose sur des fantasmes. Une attention particulière est portée au renforcement du corridor de Suwałki, une étroite portion de la frontière entre la Pologne et la Lituanie, considérée comme le point le plus vulnérable de la défense de l’OTAN sur son flanc oriental. Ces pays se préparent ainsi à l’éventualité de devoir combattre quasiment seuls durant les premiers jours d’un éventuel conflit.

«Depuis sa réélection en 2024, Trump a remis en question plusieurs fois l’engagement de Washington envers l’article 5 de l’OTAN, clause fondamentale selon laquelle une attaque contre un membre est considérée comme une attaque contre tous. Cette incertitude s’est accentuée après la guerre en Iran, lorsque le président US et son équipe ont menacé de réévaluer l’appartenance des États-Unis à l’OTAN face au refus des alliés européens de participer au conflit», rappelle Politico.

Du coup, les responsables politiques de l’UE et des pays frontaliers construisent une peur de la Russie pour justifier la construction de murailles, de murs, de douves, de pièges mortels. La folie de la peur de la Russie associée à une haine aveugle des Russes les pousse à s’armer, à bunkériser leurs frontières comme si cela pouvait empêcher — si cela en était le cas — une invasion. Cette peur et ses directives sont menées par une petite troupe d’idéologues comme Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne ou Kaja Kallas, la Haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne.

Sinon, les populations en Europe, même si elles se moquent de cette attitude, sachant bien que ces élites ont perdu la tête, elles s’inquiètent un tantinet de cette volonté de faire la guerre à la Russie, une absurdité pour elles car ce sont justement ces élites qui sont le danger principal. Ces fortifications coûtent de l’argent qui devrait être utilisé pour le social : les écoles, les hôpitaux, les routes, l’emploi.

Ainsi en Finlande, une sorte de renaissance de la haine du Russe revient comme si la graine de la Seconde Guerre mondiale avait commencé à repousser avec cette panique toute construite. Selon Matti Pitkäniitty, commandant du district des gardes-frontières de Carélie du Nord en Finlande, cité par le média anglophone politique, «la Russie est une superpuissance, et nous sommes un petit pays. Il faut faire attention quand on dort à côté d’un ours». Pourtant un ours, c’est le symbole du gentil animal avec lequel nos enfants dorment dans leur lit. Peut-être que Matti Pitkäniitty a été privé de nounours dans sa tendre enfance pour développer une telle animosité ?

La Finlande, avec ses 5,6 millions d’habitants, peut mobiliser près de 870 000 réservistes, un chiffre qui devrait atteindre un million d’ici 2031. Elle ambitionne de porter ses dépenses militaires à 5% de son PIB d’ici 2035.

La Pologne consacre 4,8% de son PIB à la défense et a entamé la construction d’un nouveau système de fortifications le long de sa frontière, baptisé «le bouclier oriental» estimé à 2,34 milliards d’euros. Toutes les zones ne sont pas encore fortifiées. L’armée promet d’ériger des barrières sous 7 à 14 jours, mais les analystes doutent de ce délai. La pose d’un kilomètre de barrières en béton armé prend plusieurs semaines à plusieurs mois. Toutefois, comme le souligne Politico, un an et demi après le lancement du projet en novembre 2024, les travaux ont sensiblement ralenti.

La Lituanie, la Lettonie et l’Estonie s’emploient activement à construire leurs lignes de défense, à creuser des fossés antichars et à poser des champs de mines. Ce sont des actions ridicules car ces pays sont si petits et que leur souveraineté et leur culture ont été dévorés par Bruxelles et l’occupation de soldats de l’OTAN. Les habitants de ces pays ont plutôt peur d’exprimer leurs avis et critiques sur les réseaux sociaux concernant l’UE et les politiciens de leur pays que la crainte de voir un ours débarquer subitement avec du miel. La Lituanie, comme la Pologne, partage une frontière avec la Russie via l’oblast de Kaliningrad. Toutefois, contrairement à la Finlande et à la Pologne, les États baltes risquent d’être coupés du reste de l’OTAN par le corridor de Suwałki, une bande de terre d’environ 100 kilomètres de long longeant la frontière entre la Pologne et la Lituanie, reliant la Biélorussie à l’oblast de Kaliningrad en Russie. Il faut remettre l’église au milieu du village.

La Finlande est le pays le mieux protégé contre une invasion militaire grâce à ses forêts denses et par l’existence de son artillerie contrairement aux autres pays situés à la frontière russe et avertit : «Néanmoins, la Finlande se retrouverait face à une armée russe plus nombreuse et disposée à utiliser la supériorité numérique d’une manière que l’alliance aurait du mal à égaler». En outre, l’armée russe est habituée, contrairement aux autres armées européennes, au climat rude de la Finlande, à ses forêts ou même à ses moustiques qui y sont particulièrement agressifs contrairement à ceux qui se trouvent en France Même si pour Pitkäniitty à la question si la forêt est un environnement de combat typiquement russe, elle ne l’est pas car «ils tirent leurs leçons dans des environnements plus ouverts». En Carélie finlandaise et en Carélie russe, les mêmes forêts sont là avec le même climat. Les soldats russes connaissent bien-sûr ce terrain, laissant entendre une mauvaise appréciation de la part de l’officier finlandais.

«La Finlande s’efforce désormais de former ses alliés de l’OTAN au combat sur ce terrain. En mai, deux exercices multinationaux menés dans le sud-est du pays — Northern Star 26 et Karelian Sword 26 — visaient notamment à montrer aux troupes de pays comme la France et le Royaume-Uni comment opérer dans les forêts, les lacs et les marais d’Europe du Nord», note Politico pointant de la plume qu’«à l’instar de la Pologne et des trois États baltes, Helsinki s’est retirée l’an dernier de la Convention d’Ottawa interdisant les mines antipersonnel».

L’hypothèse de l’arme atomique intervient aussi pour défendre le flanc est de l’UE. «Ce n’est que depuis son adhésion à l’OTAN, il y a trois ans que la Finlande a dû intégrer la dissuasion nucléaire dans ses calculs», stipule Politico, avertissant cependant : «Bien que le pays soit mieux placé que la plupart des pays de première ligne pour défendre son territoire sans forces terrestres américaines, il n’est pas plus capable que le reste de l’Europe de remplacer le parapluie nucléaire de Washington».

Au moment où la Pologne prend ses distances avec l’Ukraine, il n’est pas sûr de voir un pays de l’OTAN comme la France assurer l’article 5 de l’OTAN pour répondre à une attaque imaginaire de la Russie. Ni l’Allemagne n’a les capacités humaines et matérielles pour se lancer dans une telle entreprise périlleuse.

Le Monde a rapporté que la Russie n’avait aucune intention d’attaquer l’Europe (l’UE) ou un pays de l’OTAN. Vladimir Poutine a qualifié de «ridicules» les accusations selon lesquelles la Russie constituerait une menace pour les pays baltes, allant même jusqu’à se dire prêt à s’engager par écrit à ne pas cibler l’Union européenne.

source : Observateur Continental

 

https://reseauinternational.net/lotan-se-prepare-durgence-a-un-conflit-avec-la-russie-sur-son-flanc-oriental/

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