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Blog d'actualité politique

La guerre imminente avec la Russie : la voie européenne vers la ruine

Publié le 25 Septembre 2026 par Vendémiaire in Europe, Europe Est & Centrale

La guerre imminente avec la Russie : la voie européenne vers la ruine

L'Europe étant incapable de se défendre adéquatement contre les missiles russes, les dommages causés à ses économies seraient catastrophiques. Cet article d'Asia Times qui émane d'un Amiral de la Royal Navy à la retraite témoigne de la stupéfaction avec laquelle la planète consciente regarde l'Europe sous la direction des Macron, des Ursula, des Merz eux mêmes divisés avancent vers l'apocalypse, une fois de plus l'Europe sera-t-elle le lieu d'où le capitalisme impérialiste continuera à déclencher les guerres ou la lente mais fort heureusement inexorable nouvelle issue multipolaire arrivera-t-elle à endiguer notre irresponsable lâcheté politicienne qui fait de la "démoicratie" comme le disait Brecht l'antichambre du fascisme ?

par Steve Jermy
23 septembre 2026

Publié par Danielle Bleitrach

le

Source : asiatimes.com

Les dirigeants de l'OTAN, de l'UE et des pays du groupe E3 entraînent l'Europe sur la voie d'une guerre imminente d'ici 2030. Face à cette bellicisme européen, la Russie pourrait décider de déclencher un conflit plus tôt. Dans ce cas, les États-Unis refuseraient de combattre la Russie aux côtés de l'Europe.

Incapable de se défendre contre les missiles balistiques et hypersoniques conventionnels russes, l'Europe subirait une défaite rapide et des pertes militaires considérables. Même après avoir demandé la paix, la destruction de son système énergétique la plongerait dans une crise économique profonde.

 

Les Européens devraient être invités publiquement à débattre de ces risques et à faire entendre leur voix.

1. Introduction – Comprendre la nature de la guerre

Alors que les appels des dirigeants européens à se préparer à une guerre contre la Russie d'ici 2030 se font de plus en plus pressants, nous ferions bien de prendre en considération les conseils du plus grand philosophe de la guerre, le général Carl von Clausewitz :

« Les guerres doivent varier selon la nature de leurs motivations et les situations qui les engendrent. Le premier, le suprême, le plus important acte de jugement que l’homme d’État et le commandant doivent accomplir est d’établir, par ce critère, la nature de la guerre dans laquelle ils s’engagent ; sans la confondre avec, ni tenter de la transformer en, quelque chose d’étranger à sa nature. C’est la première et la plus fondamentale de toutes les questions stratégiques. » [1]

Nous devons réfléchir sérieusement à la nature d'une guerre avec la Russie : comment les déclarations publiques de nos dirigeants sont perçues en Russie ; quand une telle guerre pourrait éclater ; comment elle pourrait se dérouler ; quelles en seraient les conséquences et le coût. Cet article propose un scénario possible.

2. Le contexte stratégique

Pour commencer, il nous faut comprendre comment nous en sommes arrivés là. Il est clair, pour quiconque est familier avec l'histoire stratégique, que les racines de la crise remontent à 1989. La chute du mur de Berlin a offert l'opportunité de bâtir une architecture de sécurité européenne durable et inclusive, qui prenne en compte les intérêts légitimes de la Russie en matière de sécurité.

Cette occasion a été gâchée. Tout au long des années 1990 et 2000, malgré les assurances initiales données à la Russie, l'OTAN a poursuivi son expansion inexorable vers l'est. Les voix clairvoyantes qui mettaient en garde – Kennan, Matlock, Burns, Kissinger, Mearsheimer – ont été ignorées ou écartées. Il en a été de même pour les avertissements explicites et répétés de la Russie concernant sa ligne rouge.

La guerre russo-ukrainienne doit être comprise dans ce contexte. L'Occident est souvent convaincu que la Russie est intervenue par ambition impériale. Or, tous les éléments crédibles suggèrent que la Russie est entrée en guerre parce qu'elle a conclu – à tort ou à raison – que l'élargissement de l'OTAN représentait une menace existentielle. À ses yeux, il s'agissait – et il s'agit encore – d'une guerre défensive de survie. [2]

Cela n'a rien de surprenant, étant donné que Kaja Kallas, haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a publiquement appelé [3] au démantèlement de la Russie. Quelles que soient les opinions que l'on porte sur les méthodes russes, il est essentiel de comprendre ses motivations pour appréhender la nature de notre future guerre contre la Russie.

3. La Russie réagit à l'escalade européenne

Malgré cette intuition fondamentale, l'intention publiquement affichée des dirigeants de l'E3 – Macron, Merz et bientôt, sans aucun doute, Burnham – est d'accroître les livraisons à l'Ukraine de drones de précision à longue portée et de missiles de croisière, tous capables de frapper profondément en territoire russe.

En réponse, l'avertissement public de Moscou est sans équivoque : si cela continue, le ciblage direct des installations de production européennes ne sera pas exclu.

Si les dirigeants de l'E3 choisissent de ne pas prendre cet avertissement au sérieux – une hypothèse logique, étant donné qu'ils ont ignoré tous les avertissements précédents de la Russie – il est fort possible, voire probable, qu'un tel conflit puisse commencer cette année, bien plus tôt que l'échéance de 2030 prévue par l'Europe. Le second semestre 2026 est donc considéré comme le point de départ de ce scénario.

En septembre 2026, face à l'indifférence de ses avertissements et à l'intensification des attaques au cœur du territoire russe, alimentée par l'augmentation des livraisons d'armes E3, la Russie passe à l'action. Des frappes de missiles balistiques conventionnels et hypersoniques détruisent des sites de production clés de drones et de missiles E3 dans les Midlands, la Ruhr et aux abords de Bordeaux, en Grande-Bretagne.

L’article 5 de l’OTAN est invoqué. Or, cet article n’impose pas d’action militaire ; il exige de chaque État membre qu’il prenne « les mesures qu’il juge nécessaires ». La fragilité de la garantie sur laquelle les dirigeants des pays E3 fondaient leurs espoirs est désormais mise en lumière.

L'Espagne et la Hongrie refusent d'engager des troupes. L'Italie, la Pologne et plusieurs pays d'Europe de l'Est restent sur une position ambiguë. Plus important encore, la Maison-Blanche, après avoir récemment semblé se rallier à des opérations contre la Russie, reconsidère désormais sa position avec urgence.

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Après avoir perdu une guerre en Iran, avec des stocks de munitions fortement réduits, sans appétit national pour des troupes américaines combattant et mourant de l'autre côté de l'Atlantique, et les élections de mi-mandat à venir, « étendre la Russie » [4] ne semble pas être une si bonne idée.

La Maison-Blanche conclut rapidement qu'il n'est pas dans l'intérêt national des États-Unis de s'engager dans une guerre contre la Russie sur le continent européen. Après avoir passé des années à parler d'autonomie stratégique sans jamais la concrétiser, les pays du groupe E3 comprennent désormais ce que cela signifie.

4. Les 3 premiers mois de la guerre

Néanmoins, pris au piège du récit politique qu'ils ont construit, les dirigeants de l'E3 et de petites nations volontaires – peut-être les Pays-Bas, les pays scandinaves et les pays baltes – réagissent.

Le seul endroit où une offensive est possible, c'est dans les airs. Mais les forces de frappe européennes découvrent à présent ce que les pilotes ukrainiens savent depuis des années.

Si une petite proportion des missiles de croisière européens atteignent leurs cibles, la majorité sont détruits par les réseaux S-400 et S-500 russes, structurés et bien rodés, qui infligent également des pertes considérables aux pilotes et aux avions européens.

Sans la suppression par les Américains des défenses aériennes ennemies – et peut-être même avec – il n’y a plus aucune perspective d’obtenir la supériorité aérienne ni de contre-attaque efficace.

En réponse aux frappes aériennes, la Russie intensifie ses attaques, déterminée à éliminer définitivement la menace qui pèse sur l'Europe, ses populations et son territoire. Elle frappe des aérodromes, des bases d'entraînement, des chantiers navals, des plateformes logistiques et des gares de triage, infligeant des milliers de pertes aux forces européennes avant même leur déploiement.

Les Européens apprennent maintenant la leçon que les États-Unis viennent d'apprendre dans le Golfe : les forces armées européennes sont très peu protégées contre les attaques balistiques conventionnelles et aucune contre les missiles hypersoniques. [5]

Ce point est cruellement renforcé par les frappes russes simultanées qui démantèlent systématiquement l'infrastructure énergétique européenne – terminaux gaziers, centrales électriques, interconnexions de réseaux, installations de stockage – avec la même précision clinique appliquée au réseau ukrainien à partir de 2022.

Extrêmement vulnérable en tant que premier importateur régional d'hydrocarbures au monde, avec 12,8 millions de barils par jour [6] , le système énergétique européen est déjà soumis à de fortes tensions – conséquence de sanctions contre-productives sur le pétrole et le gaz russes, récemment aggravées par le choc énergétique du détroit d'Ormuz. [7]

En mer, des sous-marins russes ont été déployés en mer du Nord et dans l'Atlantique, et un blocus de guerre a été décrété. La simple menace de perdre des navires marchands suffit à dissuader les assureurs maritimes de couvrir leurs opérations et à contraindre les compagnies maritimes à cesser toute activité.

Les importations d'hydrocarbures de l'Europe s'interrompent brutalement et les systèmes énergétiques commencent à dysfonctionner. Les coupures de courant s'amorcent. Plus grave encore, sans diesel, l'agriculture, la pêche et la logistique alimentaire européennes s'effondrent. Bien que le conflit n'ait débuté que depuis deux ou trois mois, la situation économique de l'Europe est déjà critique.

4. Le cessez-le-feu, ses coûts et ses conséquences

Face au choix binaire d'une escalade nucléaire ou de l'acceptation de la défaite, les dirigeants britanniques et français marquent une pause. La dissuasion nucléaire de ces deux nations vise à dissuader toute attaque nucléaire sur leur territoire, et non à entreprendre une action suicidaire pour sauver une campagne conventionnelle vouée à l'échec.

Pendant ce temps, les États-Unis, après avoir clairement affirmé leur position de neutralité et étant désormais profondément préoccupés par le risque de guerre nucléaire avec la Russie, œuvrent d'urgence avec les deux camps pour mettre fin au conflit, ce qui ne peut se faire qu'aux conditions de la Russie. Sous la pression intense des États-Unis et de petits pays européens, les dirigeants du E3, de l'OTAN et de l'UE appellent à la paix.

Trois mois seulement après le début du conflit, le bilan humain est déjà lourd. Les pertes militaires sont bien supérieures à celles des forces occidentales et de l'OTAN en 25 ans d'opérations en Irak et en Afghanistan. Mais la capitulation militaire n'est pas une fin, seulement un commencement.

Avec un système énergétique défaillant, la production industrielle européenne s'effondre et le chômage explose. Les plus grands pays d'Europe, à l'exception de l'Allemagne, affichent déjà des ratios dette/PIB supérieurs à 100 % [8] .

Les finances publiques européennes fléchissent puis s'effondrent sous le poids croissant des subventions énergétiques d'urgence, des coûts futurs de reconstruction, de l'effondrement des marchés boursiers et des paniques sur les marchés obligataires entraînant une hausse des coûts d'intérêts pour l'État et une perte de recettes fiscales.

L'effondrement de l'Ukraine témoigne de manière irréfutable de ce qui nous attend. Une contraction économique de 10 % est le critère classique d'une dépression [9] : celle de l'Ukraine dépasse les 30 %. Les États-Unis sont financièrement incapables – et le reste du monde politiquement réticent – ​​de mettre en œuvre un plan Marshall. L'Europe se retrouve donc seule face à une contraction économique plus grave encore que celle de la Grande Dépression.

Les conséquences politiques n'en sont pas moins profondes. Les coalitions qui ont déclenché la guerre s'effondrent et les dirigeants qui l'ont menée sont rapidement et impitoyablement destitués. L'OTAN et l'Union européenne, toutes deux jugées complices du déclenchement de la guerre, sont irrémédiablement divisées.

Les mouvements populistes et nationalistes prennent de l'ampleur. Les contrats sociaux entre les élites et les peuples, forgés au fil des générations dans des sociétés qui n'avaient pas connu la guerre sur leur sol depuis 1945, sont mis à rude épreuve. L'Europe, jadis un espace politique et économique cohérent, est désormais confrontée à une situation dystopique.

5. Conclusion – le choix auquel les Européens sont confrontés

Si ce scénario est plausible – même de loin –, les risques que les dirigeants de l'E3 nous invitent à prendre valent-ils la peine ? Sans aucun débat public ?

Il existe une alternative : la diplomatie. Non pas la diplomatie des ultimatums, ni les conférences de paix vides de sens dont l’un des belligérants est triomphalement exclu. Mais bien la diplomatie du dialogue sincère, où chaque partie écoute l’autre.

Les besoins sécuritaires de la Russie sont faciles à comprendre. Ils le répètent depuis 20 ans, presque à satiété, pour ceux d'entre nous qui ont bien voulu l'écouter. Une Ukraine neutre. Pas d'adhésion à l'OTAN. De véritables garanties de sécurité.

Tout cela était proposé par la Russie et accepté par l'Ukraine en mars 2022 – avant que Volodymyr Zelensky ne soit convaincu du contraire par Boris Johnson et Joe Biden.

Comme l'écrivait le général André Beaufre : « À la guerre, le perdant mérite de perdre car sa défaite résulte nécessairement d'erreurs de raisonnement, commises avant ou pendant le conflit. »

Au cours du premier quart de ce siècle , les dirigeants occidentaux en général, et les dirigeants européens en particulier, ont accumulé les erreurs de jugement, comme le prouvent sans équivoque nos échecs en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie et maintenant en Ukraine. Cette fois-ci, cependant, les enjeux sont plus importants que jamais pour les Européens.

En conclusion, avant de nous entraîner dans la guerre, nos dirigeants nous doivent deux choses. Premièrement, une évaluation honnête, publique et stratégique des risques auxquels cette ligne de conduite pourrait nous exposer.

Deuxièmement, il nous faut l'occasion de recueillir nos avis et de faire entendre nos voix. Après tout, c'est nous, et non eux, qui devrons mener cette guerre et en supporter les coûts et les conséquences.

Le choix qui s'offre à nous, Européens, est simple. Devons-nous changer de cap pour œuvrer à la paix et entamer un dialogue diplomatique difficile mais honnête avec la Russie ? Ou devons-nous laisser nos dirigeants – guidés par un discours politique qu'ils ont eux-mêmes élaboré et ignorant les risques existentiels exposés ici – continuer à nous mener vers la guerre ?

Tout comme leurs illustres prédécesseurs, il y a environ un siècle, durant l'été 1914 ?

 

Le commodore (à la retraite) Steven Jermy, de la Royal Navy, est le fondateur de Mor Gallos et l'auteur de*Strategy for Action: Using Force Wisely in the 21st Century* (2011). Il propose des services de conseil stratégique aux organisations des secteurs de l'énergie, de la défense et des risques géopolitiques. Renseignements : advisory@morgallos.co.uk

Références

1. Steven Jermy, « À l’heure actuelle, l’OTAN ne pourrait pas gagner une guerre contre la Russie », Responsible Statecraft, 29 janvier 2025. https://responsiblestatecraft.org/nato-war-with-russia/

2. Steven Jermy, « La Russie aux commandes », Brave New Europe / NATO Watch, 15 mai 2025. https://braveneweurope.com/steven-jermy-russia-is-in-the-driving-seat

3. George Kennan, « Une erreur fatale », New York Times, 5 février 1997 ; William J. Burns, « Nyet signifie nyet », télégramme de l'ambassade américaine à Moscou, 1er février 2008 (WikiLeaks) ; John J. Mearsheimer, « Pourquoi la crise ukrainienne est la faute de l'Occident », Foreign Affairs, sept./oct. 2014.

4. « Le missile Oreshnik est imparable et indétectable », The Week India, 21 décembre 2024. https://www.theweek.in/news/defence/2024/12/21/oreshnik-missile-is-unstoppable-undetectable-another-military-analyst-echoes-putins-claims.html

5. Agence internationale de l'énergie (AIE), Perspectives énergétiques mondiales 2024.

6. « Un dirigeant de Lloyd's compare une attaque au GNL à une explosion nucléaire », Resilience.org, 20 septembre 2004. https://www.resilience.org/stories/2004-09-20/lloyds-executive-likens-lng-attack-nuclear-explosion/

7. École d’économie de Kyiv / Banque mondiale, Évaluation des dommages de guerre en Ukraine, divers rapports 2023-2025.

8. Observatoire budgétaire du FMI – Dette brute des administrations publiques (% du PIB). https://www.imf.org/external/datamapper/GG_DEBT_GDP@GDD/

9. Général André Beaufre, Introduction à la stratégie

[1] Carl von Clausewitz, De la guerre , trad. Michael Howard & Peter Paret. (Princeton, 1976) p.88.

[2] George Kennan, « Une erreur fatale », New York Times, 5 février 1997 ; William J. Burns, « Nyet signifie Nyet », télégramme de l'ambassade américaine à Moscou, 1er février 2008 ; John J. Mearsheimer, « Pourquoi la crise ukrainienne est la faute de l'Occident », Foreign Affairs, sept./oct. 2014.

[3] https://fampo.no/estonias-pm-kaja-kallas-calls-for-the-breakup-of-russia/

[4] https://www.rand.org/content/dam/rand/pubs/research_reports/RR3000/RR3063/RAND_RR3063.pdf

[6] Agence internationale de l'énergie (AIE), Perspectives énergétiques mondiales 2024. La dépendance de l'Europe aux importations de pétrole s'élève à environ 12,8 millions de barils par jour.

[8] Observatoire budgétaire du FMI – Dette brute des administrations publiques (% du PIB). https://www.imf.org/external/datamapper/GG_DEBT_GDP@GDD/

[9] École d’économie de Kyiv / Banque mondiale, Évaluation des dommages de guerre en Ukraine, divers rapports 2023-2025.

Cet article a été initialement publié sur le blog Mor Gallos – Utiliser la force avec sagesse au XXIe siècle et est republié avec leur aimable autorisation. Lisez l'original ici et abonnez-vous ici .

Mor Gallos traite de géopolitique, de guerre, d'énergie, d'économie et de leurs interactions. Il est écrit par le commandant (à la retraite) Steve Jermy, infirmier diplômé, ancien PDG d'une entreprise d'énergie offshore et auteur de « Strategy for Action: Using Force Wisely in the 21st Century ».

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