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Blog d'actualité politique

La crise du diesel aux États-Unis est sur le point de devenir le problème des taux d'intérêt en Asie

Publié le 2 Octobre 2026 par Vendémiaire in Asie, International

La crise du diesel aux États-Unis est sur le point de devenir le problème des taux d'intérêt en Asie

Nous ne prenons pas la mesure du suicide qu'est la politique de l'UE, celle de Macron. Malgré les récriminations apparentes contre le suzerain US, nous nous lions toujours plus sur cette politique qui poursuit dans ses fondamentaux et ne songe à redonner plus de rôle à l'Etat pour qu'il soit l'instrument du pillage, celui d'une armada partout mise en échec et celui de la population des USA, de la France, de l'UE, du japon, de tous les alliés pour que toute la richesse produite soit bien déversée dans ce gouffre de l'accumulation du capital. Si nous acceptons une telle souveraineté, un tel alignement il n'y a plus aucun espoir et aucun avenir ... la crise qui déferle sur l'Asie la zone actuellement la plus dynamique nous achèvera plus surement et ce dilemme posé aux pays asiatiques l'est à toute la planète y compris nous.

Publié par Danielle Bleitrach

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Source : asiatimes.com

Aux États-Unis, le prix du diesel a dépassé les 6,50 dollars le gallon, soit une hausse d'environ 75 % par rapport à l'année dernière, et l'Asie risque d'en subir les conséquences par le biais de taux d'intérêt plus élevés. Le prix élevé du diesel alimente l'inflation américaine, ce qui incite la Réserve fédérale à relever ses taux d'intérêt.

La hausse des taux d'intérêt américains renforce le dollar et ramène les investissements vers l'Amérique, obligeant les banques centrales asiatiques à se demander si elles doivent elles-mêmes durcir leur politique monétaire pour protéger leurs devises.

Aux États-Unis, la pénurie de carburant s'est transformée en crise politique. Les républicains des États agricoles demandent à la Maison-Blanche d'interdire les exportations de diesel avant les élections de mi-mandat de novembre, et Donald Trump a déclaré qu'il « envisageait très sérieusement » cette possibilité.

Plusieurs membres de son propre gouvernement s'opposent à cette idée, tout comme l'industrie pétrolière, et sa position reste très incertaine. Pour les économies asiatiques, sa décision a moins d'importance qu'il n'y paraît, car une grande partie des dégâts causés par l'inflation est déjà irréversible.

Le diesel alimente les camions qui approvisionnent les supermarchés et les tracteurs qui travaillent dans les exploitations agricoles américaines. Une hausse aussi brutale se répercute sur les consommateurs pendant les mois qui suivent, souvent bien après que le prix à la pompe ait disparu des médias.

La Réserve fédérale a relevé ses taux en septembre, les portant entre 3,75 % et 4 %, soit sa première hausse en trois ans. La plupart de ses responsables prévoient une nouvelle intervention avant la fin de 2026, et nous partageons leur avis.

 

Les chiffres de l'indice PCE publiés mercredi, l'indicateur d'inflation privilégié par la Fed, se sont révélés inférieurs aux prévisions, à 3,4 % sur un an jusqu'en août, l'inflation sous-jacente s'établissant à 3 %. Certains investisseurs y voient un signe que la Fed peut assouplir sa politique monétaire, mais il convient de rester prudent face à cette interprétation.

Ces chiffres ont été publiés en même temps que des modifications apportées au mode de calcul de plusieurs composantes de l'indice ; il est donc difficile de déterminer dans quelle mesure l'amélioration est réelle. Même en les prenant pour argent comptant, 3,4 % est nettement supérieur aux 2 % visés par la Fed, et la flambée des prix du diesel ne s'est pas encore pleinement répercutée sur les prix.

Une interdiction des exportations ne résoudrait pas grand-chose. Elle pourrait faire baisser les prix dans certaines régions des États-Unis, mais les autorités ont été averties qu'elle pourrait les faire augmenter dans les régions dépendantes des importations de carburant.

Cela nuirait certainement à l'Europe, où les prix du diesel ont atteint des sommets historiques et où des manifestations ont éclaté. Le gouvernement a également évoqué la possibilité de demander à la Chine d'accroître sa production de diesel. Rien de tout cela ne contribue à apaiser un marché mondial des carburants tendu depuis le début du conflit avec l'Iran il y a sept mois.

Parallèlement, le dollar se rapproche de son plus haut niveau de l'année et le rendement des obligations d'État américaines à 10 ans dépasse les 5 %. Ces deux éléments témoignent des anticipations selon lesquelles la Fed a encore du travail à accomplir.

L'Asie achète la majeure partie de son pétrole et de son carburant à l'étranger et paie la quasi-totalité de ces achats en dollars.

Un dollar plus fort renchérit ces importations au niveau local, même lorsque les prix mondiaux du pétrole restent stables. Une entreprise de transport routier en Inde ou un opérateur de pêche aux Philippines finissent par payer plus cher leur carburant, principalement à cause des décisions prises par la Réserve fédérale.

Les obligations du Trésor offrant un rendement supérieur à 5 % attirent également les investisseurs internationaux, et une partie des capitaux qui seraient autrement investis dans les obligations et actions asiatiques se dirige vers les États-Unis. Ces sorties de capitaux affaiblissent davantage les devises régionales, ce qui entraîne une nouvelle hausse du coût des importations.

Les banques centrales asiatiques disposent d'une marge de manœuvre limitée. Relever les taux pour soutenir leurs monnaies et contenir l'inflation importée risque de ralentir des économies déjà fragilisées par le coût élevé de l'énergie, tandis que le maintien de ces taux pourrait entraîner une chute des devises et une flambée des prix des carburants.

Nous nous attendons à ce que plusieurs d'entre eux optent pour un resserrement de leur politique monétaire dans les mois à venir, en particulier ceux dont les devises ont déjà subi des pressions cette année.

L'impact ne sera pas uniforme. Les exportateurs dont les recettes sont libellées en dollars bénéficieront de la faiblesse des monnaies locales, et les raffineurs asiatiques pourraient voir leur activité augmenter si les exportations de diesel américain cessaient.

Les économies les plus à risque sont les grands importateurs d'énergie fortement endettés en dollars, et les Philippines figurent en tête de liste.

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Le peso a atteint un niveau historiquement bas fin août et a perdu près de 8 % de sa valeur depuis le début de la guerre avec l'Iran en février, principalement en raison de la forte dépendance du pays aux importations de pétrole. Un dollar fort alourdit la facture énergétique et renchérit le remboursement de la dette en devises étrangères.

L'Indonésie se trouve dans une situation similaire. La roupie a chuté à un niveau historiquement bas en juin, plus faible encore qu'au plus fort de la crise financière asiatique de 1997-1998. L'Inde, l'un des plus grands importateurs de pétrole au monde, a également vu sa roupie atteindre des niveaux records cette année.

Les investisseurs exposés à la région ont de bonnes raisons d'examiner la part de leur portefeuille investie en devises asiatiques sans couverture.

Il en va de même pour les participations dans des entreprises ayant emprunté en dollars tout en réalisant leurs bénéfices en monnaie locale. Ces deux types de placements pourraient être fragilisés si la Fed poursuit son resserrement monétaire l'année prochaine.

Trump pourrait interdire ou non les exportations de diesel, et le déroulement des élections de mi-mandat sera déterminant dans les deux cas. Les pressions inflationnistes à l'origine de cette controverse ont déjà atteint la Réserve fédérale, et de là, elles se propagent vers les banques centrales asiatiques.

 

Nigel Green est le fondateur et PDG du groupe de Vere.

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