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Blog d'actualité politique

Vagues de chaleur : la moitié des Européens exposés à un niveau dangereux d’ozone en 2026

Publié le 30 Septembre 2026 par Vendémiaire in Ecologie-Climat, Europe, International

Vue aérienne de Paris et de sa pollution, en France, le 14 juillet 2026. - © Stéphane Mouchmouche / Hans Lucas via AFP

Vue aérienne de Paris et de sa pollution, en France, le 14 juillet 2026. - © Stéphane Mouchmouche / Hans Lucas via AFP

30 septembre 2026

C’est une autre conséquence du changement climatique : la pollution de l’air à l’ozone a touché, à des niveaux dangereux, 40 % de la population mondiale en 2026. Le lien avec le climat ? L’ozone se forme lorsque certains polluants réagissent sous l’effet de la lumière du soleil combinée à une température élevée. Les multiples vagues de chaleur ont ainsi boosté la production d’ozone dit troposphérique, c’est-à-dire de basse altitude, là où nous respirons.

Ces données sont issues de la première édition de l’analyse mondiale « Atmosphere Watch », publiée le 30 septembre par le service européen de surveillance de l’atmosphère Copernicus (Cams). Sur les huit premiers mois de l’année, les données sont alarmantes : « Seuls 5 % de la population mondiale ont été exposés à des niveaux d’ozone jugés “bons”, conformément aux recommandations de l’OMS », l’Organisation mondiale de la santé, pointe le Cams.

L’ozone en surface atteint son niveau le plus élevé en Europe du Sud pendant la haute saison. Copernicus

L’ozone en surface atteint son niveau le plus élevé en Europe du Sud pendant la haute saison. Copernicus

L’Asie est le continent le plus touché, avec 60 % de la population exposée à des niveaux extrêmement élevés d’ozone depuis début 2026, suivi de l’Europe, où 50 % de la population européenne a été exposée à des niveaux d’ozone « médiocres », « très médiocres » ou « extrêmement médiocres ». Les polluants industriels, ceux liés aux transports ainsi que des sources naturelles font partie des précurseurs qui produisent cet ozone troposphérique.

Basse altitude

Cet ozone de basse altitude (à ne pas confondre avec la couche d’ozone, beaucoup plus haut dans la stratosphère, qui nous protège des UV), peut provoquer de nombreux problèmes de santé : problèmes respiratoires, déclenchement de crises d’asthme, diminution de la fonction pulmonaire et apparition de maladies respiratoires. Rien qu’en Île-de-France, 1 700 décès prématurés par an sont liés à un niveau trop élevé d’ozone, d’après Airparif.

Un autre message saillant du rapport du Cams, c’est que la pollution ne connaît pas de frontières. En plus de l’ozone troposphérique, les images satellites du service Copernicus ont identifié des pollutions aux particules fines liées aux feux de forêt et aux nuages de poussière des déserts, qui ont traversé les continents en 2026 et voyagé sur plusieurs milliers de kilomètres.

« Tout cela souligne la nécessité urgente d’une action à l’échelle mondiale, fondée sur des preuves scientifiques, pour la qualité de l’air, menée en parallèle des actions pour le climat », a commenté Laurence Rouil, directrice du Cams.

 

https://reporterre.net/Vagues-de-chaleur-la-moitie-des-Europeens-exposes-a-un-niveau-dangereux-d-ozone-en-2026

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